Alain YVER

Alain YVER

JOEY STARR

JOEY STARR





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2010
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JoeyStarr

nom de scène de Didier Morville — est un rappeur français, également compositeur et acteur, né le 27 octobre 1967 à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis). Il possède plusieurs autres surnoms qu'il s'est attribués dans ses chansons : « Jaguarr Gorgone », « Double R », « L'Expert de la Maison Mère », « le BOSS » ou « La grosse caisse » (sa voix grave et éraillée appuie le flow des graves, par comparaison avec Kool Shen, la « caisse-claire », qui a un timbre plus haut)2.
JoeyStarr, en duo avec Kool Shen, a fait partie du groupe Suprême NTM, qui a marqué l'histoire du rap et du rap hardcore français durant les années 1990. Le groupe s'est arrêté en 1998 puis a été reformé dix ans plus tard en 2008. Personnage ambivalent, rappeur à la personnalité instable, parfois violente, Joey le Bad Boy est devenu une figure connue du grand public au fil de ses démêlés avec la justice. Malgré cela, son manager Sébastien Farran lui reconnaît une qualité première, celle de l'authenticité qui se reflète dans ses textes : Joey la Starr est un personnage entier3.
Biographie
Enfance et formation (1967–1988)
Né en Seine-Saint-Denis au sein d'une famille originaire de la Martinique, JoeyStarr a connu une jeunesse difficile, dominé par un père violent, ultra-autoritaire et incapable d'affection, qui l'expulsera du domicile familial à sa majorité, en 1985. Tout jeune encore, il est retiré arbitrairement à sa mère dès l'âge de cinq ans (il ne la reverra que dix-huit ans plus tard), frappé et harcelé par un père aigri par son passé. Un jour, son père tue violemment (par trente-deux coups de planches) l'animal préféré du petit Didier, un lapin, le met dans une casserole, puis le lui fait manger4. De lui, il dira plus tard à la sortie de sa biographie : « Il a des circonstances atténuantes. Aux Antilles, il a dû se battre pour aller à l'école. On lui demandait de ramener de l'argent à la maison, pas des devoirs. Avec moi, pas de dialogue, il avait viré ma mère »5.
Vivant dans un deux-pièces de la Cité Allende de Saint-Denis, elle-même classée en ZUS6, son père le rudoie régulièrement depuis des années : « T'arriveras à rien, t'es qu'une merde ». Forcément, cela en devient une doctrine pour Joey. Plus tard, il s'imagine comme le personnage de Tony Baretta « Flic et gangster. Drogué dans une chambre de bonne ». Pourtant, il sait lire et écrire malgré les fautes d'orthographe. Il aime bien l'explication de texte et la rédaction : bref, raconter une histoire… JoeyStarr, entre l'âge de huit et quinze ans, passe ses vacances dans sa famille des Antilles où il s'ennuie le plus clair de son temps, ne parlant pas créole. Dès l'âge de douze ans, il devient voleur et décroche scolairement pour redoubler sa sixième et sa cinquième. Il ne dépassera jamais la classe de troisième et aboutit alors au pensionnat privé de Clamart puis de Joinville pour un temps. Son premier contact avec les drogues a lieu avec la colle à rustine, puis avec son premier joint, en 1980. Il écoute alors de la musique funk, jazz rock, mais aussi Kraftwerk dont il achète l'album7 et danse dans la cité, faute de pouvoir entrer en boîte de nuit.
En 1985, il effectue son service militaire en Allemagne à Baden-Baden, plus précisément dans la garnison de Saint-Wendel,au 1er Régiment Cuirassiers où il passe « dix-neuf mois d'enfer » et se retrouve plusieurs fois en cellule8. Il en retire un sentiment de révolte que l'on peut lire dans les paroles de Quelle gratitude de l'album Authentik9. De 1985 à presque 1987, durant un an et demi, il est alors « sans domicile fixe » et à l'âge de dix-neuf ans, ayant quitté son père définitivement, il passe son temps dans les couloirs du métro et dans les catacombes. Il évoque alors la violence et la découverte des drogues dures qui ont marqué cette période. Selon ses termes, il « prend tout ce qui traîne »10. Heureusement cela ne dure pas, c'est pour lui l'heure de la révélation du hip-hop et de l'Electric Boogie : « la danse est arrivée et ma vie a changé ».
Les années NTM (1983 - 2001)
Article détaillé : Suprême NTM.
C'est à l'âge de seize ans, en 1983, que Joey fait, par l'intermédiaire de son meilleur pote du moment, la rencontre avec un type qui habite la résidence d'à côté de la cité : Bruno Lopes qui ne s'appelle pas encore Kool Shen. Il possède un poste radio de type boom box « mortel » qui intéresse Joey. Mais c'est durant cet été-là, durant le mois de juillet, avec son nouvel ami et d'autres, qu'il voit évoluer sur le parvis du Trocadéro des américains break danceurs qui lui offrent sa première vocation : danseur de Hip Hop ou smurfeur. Ou comment sublimer sa révolte ou sa rage de survivre au travers de la danse. Bruno dénichera finalement un grand bout de linoléum pour breaker avec Joey et faire des prestations publiques.
Plus tard, il devient graffeur et impose partout au sein de Paris, sa marque : NTM. Avant de se consacrer au rap, les deux compères font une rencontre décisive avec Johnny Go, premier producteur d'un disque maxi-tour français de rap, qui pique l'égo de Joey (et celui de Bruno au passage) en lui confiant : « le rap est réservé à une élite ». Dès lors, il compose avec Bruno ses premiers textes, pour aboutir à des premiers concerts dans des MJC, où leurs premiers fans faisaient partie de leur entourage de quartier.
En 1988, après plusieurs essais de noms successifs dont 93 NTM, le groupe NTM est créé avec Kool Shen. Lors de la sortie du premier titre en 1989, Joey ne pourra pas encaisser son premier chèque, faute de banque et d'adresse fixe. Pour lui, NTM n'est pas « une joie de vivre mais une joie de survivre à travers un paysage super gris ». Après quatre albums réalisés en studio, de nombreux singles, lives, remix, plus de cinq cent concerts à mouiller le maillot et une reconnaissance du public, le groupe se dissout durant les années 1998 - 2001. Cela est vécu comme une véritable déchirure pour Joey. Pour lui, c'est pire qu'une séparation de couple : « On a vécu une aventure ensemble. Tu étais ma famille ». Dix ans plus tard, le 13 mars 2008, il décide d'un commun accord avec Kool Shen, de le reformer pour une série de concerts à Bercy et une tournée nationale.
Le label B.O.S.S. (1998 - 2007)
Article détaillé : B.O.S.S..

Le logo B.O.S.S.
Joey se consacre dès lors à son label créé en 1998 : B.O.S.S. ou Boss Of Scandalz Strategyz, avec DJ Spank, DJ Naughty J, DJ James et Terror Seb, surnom donné à son manager. Pour Kool Shen, ce sera un autre label : IV My People. Dès lors, les deux rappeurs ne se parlent plus. Une poignée de main serrée sans un mot scellera la fin de l'amitié, lors de l'enterrement de Lady V, l'ancienne compagne de Kool Shen.
Avec cette boîte de production, il sort dans les années 1999, 2000 et 2004, des maxis (singles vinyles) et trois compilations, qui regroupent une quinzaine de rappeurs au sein de son label, comme Lord Kossity et Sniper qui quitteront assez rapidement le groupe pour voler de leurs propres ailes. Un disque DVD sort également : « Who's The B.O.S.S. », qui suit en vidéo toutes les pérégrinations du collectif en tournée et en studio.
Joey, avec le concours de DJ Spank, a par ailleurs produit, en 2006, d'autres artistes : l'album d'Iron Sy (Irony), ainsi que le single de Nathy (Jump Up), et un album de D. Dy. Finalement, en 2007 le label se restreint après le départ de Naja et de la Vip-R. DJ Spank le quitte alors à son tour pour animer, en direct de New York, l'émission de Radio FBI Show, qui passe sur Skyrock. Pour entériner la fin du label, le groupe allemand Hugo Boss fait interdire l'utilisation de la marque.
Les émissions sur Skyrock (Sky B.O.S.S) (1998 - 2004)
Durant cinq saisons, de 1998 à 2004, Joey et ses DJs du B.O.S.S. ont leur propre émission de radio sur Skyrock (Sky.B.O.S.S.), à l'antenne deux fois par semaine les trois premières années (le jeudi à minuit et le samedi à vingt heures), puis une fois par semaine la dernière année. Chaque émission commençait par la phrase choc « Jeudi, jour de Sodomie » ou « Samedi, mets ta femme à l'abri ». Dès la première émission, les responsables de Skyrock sont emballés et offrent l'antenne libre jusqu'à six heures du matin. L'émission offrira à cette radio ses plus belles audiences depuis sa création.
Sky.B.O.S.S. permettait d'entendre des titres venus tout droit des USA et de la Jamaïque, mais également de découvrir de jeunes rappeurs français non médiatisés qui venaient présenter leurs albums et montrer l'étendue de leur talent en posant des freestyles de qualité : Joey recevait de nombreuses mixtapes qu'il triait sur le volet. Condition voulue par Joey, l'antenne était tenue plusieurs heures par nuit depuis la cave de sa maison de banlieue, un pavillon de Saint-Ouen en Seine-Saint-Denis. De nombreux rappeurs venus de toute la France s'invitaient chez lui, voire débordaient dans la rue d'à côté quand il n'y avait plus de place, témoignant du succès de l'émission.
Période d'engagements (2005 - 2007)

Mai 2005, JoeyStarr co-fonde le collectif Devoirs de Mémoires avec Leïla Dixmier qui préside l'association. Elle deviendra sa compagne dont il aura deux enfants avant qu'ils ne se séparent, suite à des violences conjugales. Avec le collectif, il participe avec Jamel Debbouze et Jean-Pierre Bacri à une campagne visant à inciter les jeunes des cités à s'inscrire sur les listes électorales, durant la journée du 20 décembre 200511,12. Toutefois, ses multiples démêlés avec la justice tendent à le discréditer sur le terrain politique. Il lui est aussi souvent reproché de parler de la jeunesse alors qu'il est âgé maintenant de quarante ans. En outre, l'engagement anti-raciste et à l'extrême gauche de JoeyStarr lui vaut des déboires avec des supporters du Paris Saint Germain, son club de cœur, puisque le 13 septembre 2006 des supporters du Kop de Boulogne lui crachent dessus, cassent sa voiture et l'obligent à fuir le Parc des Princes13.
JoeyStarr critique, en 2005, la proposition de loi de licence globale pour les sites de Peer to Peer[réf. nécessaire].
En 2006, Joey réunit sur une compilation My Playlist: By JoeyStarr publiée chez Wagram music, dix-huit titres parmi ses préférés : des Beastie Boys au funk, de KRS-One à la soul en passant par IAM. Il co-écrit par ailleurs, avec Philippe Manœuvre une biographie, publiée en mai 2006 : Mauvaise réputation. Pour lui, l'écrivain Antonin Artaud était un génie caustique, illuminé, inventif, dont il admire les écrits de Van Gogh, le suicidé de la société au point de se réapproprier une édition originale14.
Le 16 octobre 2006, JoeyStarr sort son premier album solo intitulé Gare Au Jaguarr (Jive/Epic) et pour la promotion joue avec David Gitlis et John Gitlis du groupe Enhancer qui ont participé au titre J'arrive sous leur entité de compositeur Le son des Anges. En plus de titres originaux, il y reprend Gare au gorille de Georges Brassens, ainsi que la chanson Le Métèque de Georges Moustaki. Le premier single est : Pose ton gun II dont le clip montre une partie de Chat perché avec la police. Le deuxième single est : Métèque, qui reprend une partie du refrain de la chanson Le métèque de Georges Moustaki, le clip met en scène JoeyStarr qui adopte un jeu de scène « de style Jacques Brel ».
La chanson Sarkozy, où le rappeur s'adresse au futur président de la république, Nicolas Sarkozy, avec le leitmotiv : « Tiens ta femme et tu tiendras la France », ne figure pas sur l'album mais circule librement sur le net. JoeyStarr fera alors une tournée en France pour finir le 17 et 18 février 2007 à l'Olympia de Paris. Le Jaguarr s'est accompagné d'artistes pour quelques duos sur son disque : Dadoo (qui produit aussi plus de la moitié de l'album), Fat Cap, Nathy. Finalement, à cause de sa reprise de Gare au gorille, il est accusé de plagiat par la détentrice des droits du titre. Son album est alors retiré des ventes deux semaines après sa sortie. Une nouvelle édition a donc été élaborée et mise sur le marché.
Depuis 2006, il a aussi abandonné son bridge en or, qui était une marque de distinction et de discussion parmi les fans et était associé à son caractère, ce qui a adouci son portrait et sa représentation physique15.
Il est passé à la saison 6 de la Star Academy le 15 décembre 2006, chantant le Métèque (une reprise de la célèbre chanson Le Métèque de Georges Moustaki) avec Marina et Laisse pas trainer ton fils avec Dominique.
Engagé politiquement à l'extrême gauche, il est ami avec Olivier Besancenot16. Le 31 mai 2007, il soutient avec le porte-parole de la LCR seize familles de sans-logis qui campent à Poissy pour réclamer la réquisition de logements inoccupés. JoeyStarr a estimé que cette visite « faisait partie de son rôle de citoyen. Quand on ne se préoccupe pas des autres, ça finit toujours par nous retomber dessus. Je suis là pour apporter mon soutien à des gens que l’on traite comme des délinquants », a-t-il expliqué à l’AFP17.
La reformation ou le retour du Suprême NTM (2008)
Le 13 mars 2008, il fait l'annonce avec Kool Shen de la reformation de leur groupe Suprême NTM qui a marqué le rap français, pour une série de concerts à Bercy. Devant le succès des premières réservations — les 75 000 places des cinq soirées à Bercy : 18, 19, 20, 22 et 23 septembre 2008, se sont vendues en quelques heures18, les trois premières dates affichent « complet »19 — une tournée nationale est montée avec des concerts en Belgique et Suisse. Le 23 juin 2008, un simple « tour de chauffe » avant Bercy : un concert privé à l'Olympia. Finalement, la tournée nationale est un succès et remporte même une nomination aux Victoires de la musique 2009, dans la catégorie « meilleur spectacle musical »20. Il s'entoure de son ami l'ex champion de kick boxing Fabrice Allouche, préparateur physique talentueux, pour le coacher physiquement pour son retour sur scène avec NTM.
2008 à 2012 : davantage de cinéma et un nouvel album
Dès 2008, il apparaît dans la série télévisée Mafiosa puis dans de petits rôles dans divers films, Passe-passe, La Personne aux deux personnes, puis en 2009 Le Bal des actrices de Maïwenn, qui lui vaut sa première nomination au César du meilleur acteur dans un second rôle. En 2010, il est à l'affiche de L'Immortel de Richard Berry puis enchaîne avec le succès de Polisse, toujours de Maïwenn, et qui lui apporte à nouveau une nomination au César du meilleur acteur dans un second rôle en 2012.
En parallèle, il sort un 2e album solo en octobre 2011, intitulé Egomaniac, sur lequel il collabore notamment avec Nicoletta.
Le 11 juin 2012, Joey Starr reçoit le prix Patrick-Dewaere pour sa prestation dans le film Polisse.
Vie privée
Il est sorti avec l'actrice Béatrice Dalle pendant plusieurs années ; ils ont d'ailleurs fait ensemble ou séparément quelques apparitions remarquées dans l'émission de Thierry Ardisson, Tout le monde en parle. Béatrice Dalle épousera finalement un détenu en 2005. D'elle, il déclarera : « Cela a été un honneur de la rencontrer. Ensemble, on a fait les quatre cents coups. »
Entre 1994 et 1999, il aurait eu une autre longue relation avec une jeune femme. Une relation violente faite « d'enfermement hystérique, de comportements sado-maso », selon l'avocat du procès qui aura lieu plus tard, qui se terminera par une tentative de suicide de la part des deux parties, et un procès tumultueux avec accusation de coups et blessures volontaires sur son ex-compagne, appuyée par plusieurs certificats médicaux. Une expertise psychiatrique ne décèlera aucune pathologie mentale chez Joey qui, selon le psychiatre, « trouve via la musique un moyen de se dégager de la violence qu'il porte en lui »21.
JoeyStarr a aujourd'hui deux fils : Mathis (7 septembre 2005) et Kalil (5 octobre 2007), de sa compagne Leïla Dixmier. Malgré sa déclaration dans sa biographie : « Mon fils m'a conscientisé et responsabilisé […] L'anarchie ne m'intéresse pas du tout, et pourtant je reste un électron libre. Je n'aime pas les règles, mais je suis obligé de faire avec »22, ils finissent par se séparer en 2008 et Joey est condamné en 2009 à une peine de prison après des violences conjugales.
JoeyStarr devient ensuite le compagnon de l'actrice et réalisatrice Maïwenn23. Ils se séparent après le tournage du film Polisse.
En 2012 lorsqu'il reçoit le prix Patrick Dewaere, il est accompagné de son amie, l'actrice Karole Rocher, rencontrée sur le tournage de Polisse.
Casier judiciaire
JoeyStarr a connu plusieurs démêlés judiciaires pour violences ou incitation à la violence.
    •    En novembre 1996, le groupe NTM est condamné par le Tribunal correctionnel de Toulon à 6 mois de prison, dont 3 mois avec sursis, avec interdiction « d'exercer la profession de chanteur de variétés » pendant 6 mois, pour « propos outrageants » envers les forces de l'ordre lors du concert de la La Seyne-sur-Mer qui a eu lieu le 14 juillet 1995. NTM fait appel et, en juin 1997, la Cour d'appel d'Aix-en-Provence allège le jugement du Tribunal de Toulon et condamne Kool Shen et JoeyStarr à 50 000 Francs d'amende et deux mois d'emprisonnement avec sursis24,25.
    •    Le 24 février 1999, JoeyStarr est condamné à 2 mois de prison ferme pour l’agression d’une hôtesse de l’air, à Montpellier26.
    •    Le 16 juin 1999, il est condamné à 6 mois de prison ferme pour coups et blessures volontaires sur son ex-compagne, à Bobigny27.
    •    En février 2000, il est condamné à verser une amende de 1 000 euros pour la détention d'un chien pitbull non stérilisé, Storm, qui avait tenté de dévorer le chien d'une passante à Saint-Ouen28.
    •    En mai 2000, il est condamné à verser une amende de 12 000 francs pour avoir agressé un passant le 4 juin 199828.
    •    En février 2001, il est arrêté dans le cadre d'une affaire de trafic de cocaïne : lors de l'intervention, les policiers découvrent à son domicile de la cocaïne, du haschisch et un pistolet automatique de calibre 6,35 mm. Le lendemain JoeyStarr est condamné à un mois de prison ferme et immédiatement incarcéré pour détention d'arme de première catégorie et à payer une amende de 100 000 francs (15 000 euros), par le tribunal correctionnel de Bobigny29.
    •    En 2002, il frappe violemment un singe devant des caméras, ce qui lui vaut une condamnation pour « mauvais traitement »30.
    •    En 2003, il est condamné à quatre mois de prison ferme pour avoir craché sur des gendarmes mobiles31.
    •    En 2005, il est mis en examen pour « usurpation d'identité et faux et usage de faux » : il aurait fait payer à un homonyme demeurant à Nancy plusieurs infractions au code de la route commises avec un faux permis de conduire32.

JoeyStarr au déjeuner des nommés des César du cinéma.
    •    En février 2009, il est condamné à 3 mois de prison ferme et 2 000 euros d’amende pour violences conjugales, à la suite d'une main courante déposée par son ex-compagne le 23 août 2008. Il avait été gardé à vue et placé sous contrôle judiciaire à cette occasion33,34.
    •    Le 12 juin 2009, il écope d'une peine de 2 ans de prison dont 6 mois ferme pour des violences volontaires à coups de hachoir portés sur une voiture lors d'une bagarre à Paris. Il est immédiatement placé sous mandat de dépôt35.

source & suite
//fr.wikipedia.org/wiki/JoeyStarr






Sexion d'Assaut clashe Joey Starr, fallait pas commencer !

Sexion d'Assaut et plus particulièrement Maitre Gims a mis Joey Starr à l'amende sur son compte Twitter. Selon lui, l'ex NTM est un vieux aigri et plus dans le coup. Dur !
Quand on s'appelle Joey Starr, qu'on a 20 ans de carrière derrière soi, qu'on a été la moitié de NTM, l'un des plus grands groupes de rap français, on ne s'en laisse pas compter par de jeunes freluquets qui portaient encore des couches quand lui écrivait l'histoire du RAP.
C'est la leçon qu'a tenté d'inculquer Joey Starr aux jeunes gens de Sexion d'Assaut, qui n'ont pas apprécier de se faire taper sur les doigts par un "vieux". Tout a commencé lors du concert de Joey Starr à  Solidays, le 24 juin dernier. Sentant son public pas très motivé, le rappeur aurait balancé : "On dirait un concert de Sexion d'Assaut".
Les garçons dans le vent, qui rappelons-le, cartonnent avec leur dernier album L'Apogée, sorti le 5 mars 2012, auront mis le temps pour répondre, mais sur Twitter,  Maitre Gims, le "chanteur" du groupe s'est lâché contre son aîné dans le rap game.
Il déclare le 2 juillet :
"Joey Starr est un vieillard frustré qui vit encore dans le passé,on est bientôt en 2013 ça se passe sur iTune et j'le vois pas dans le top concentre toi sur ta carrière d'acteur ça peu l'faire...niveau zik te plus dans l'coup imbécile T façon le meilleur des 2 sa à tjrs été kool Shen lol ... Bref ! Fin de twit #fuckjoeystarr".
Ce n'est pas une façon de parler de quelqu'un qui pour beaucoup est une icône dans le milieu. On ne comprend pas trop l'embrouille car en juin 2010, le groupe Sexion d'Assaut avait fait la première partie de NTM au Parc des Princes... sous moults huées de la part des fans purs et durs.
Avec une telle diatribe envers Joey Starr, on peut se demander si certains membres de la Sexion n'auraient pas pris la grosse tête. Si ça continue, ils ne pourront plus porter leur casquettes Wati B...






Joey Starr:
Dans le rap comme au cinéma on est là pour raconter des histoires

"Publié le jeudi 23 août 2012
Le chanteur et acteur Joey Starr a donné mardi soir un show survolté à L'Acapulco à Calvi. Le rappeur rugissant et bondissant était pour l'occasion entouré de son équipe du collectif hip-hop B.O.S.S. Le chanteur Nathy, et les DJ Naughty J. et Moody Mike. Toujours aussi réfractaire à rentrer dans le rang, celui que l'on surnomme le « Double R » a comme à son habitude livré une performance torride et sulfureuse.
Toute la panoplie y est passée. Du ragga au dance-hall en passant par l'électro. Sans oublier quelques hommages aux grands classiques du groupe Suprême NTM, qui l'a fait connaître du public dans les années 90. Juste avant de monter sur scène, JoeyStarr nous a accordés quelques minutes. Un verre à la main et toujours aussi insaisissable.
La scène est votre élément. Quel est le sentiment à y remonter après vous en être quelque peu écarté pour débuter une carrière dans le cinéma ?
J'ai toujours été un fou de scène. J'adore ça. Pendant tout l'été, on a tourné en France dans des festivals et dans les clubs. L'idée de ces soirées c'est de faire des « Sound system » itinérants. C'est-à-dire qu'on prend d'assaut la salle avec l'équipe. Deux platines, deux micros et c'est parti !
Pourquoi cette escale corse ?
J'étais déjà venu ici même à L'Acapulco en juillet dernier en compagnie du basketteur Tony Parker. C'était à l'occasion d'une soirée où jouaient DJ Cut Killer et DJ Naughty J. Sinon, la Corse j'y ai mis les pieds pour la première fois il y a vingt piges. Je m'en souviens. J'avais débarqué à L'Ile-Rousse pour des vacances. Sans oublier que je suis venu ici à plusieurs reprises pour le tournage de la série préférée des Corses… (rires) Mafiosa ! J'ai pris beaucoup de plaisir à y jouer.
Le cinéma justement. On vous a vu crever l'écran dans le film Polisse de la réalisatrice Maïwenn. Comment passe-t-on d'une carrière de chanteur à celle d'acteur ?
Je ne sais pas. Simplement, les similitudes sont nombreuses. De la même manière, que ce soit en musique ou au cinéma, on est là pour raconter des histoires. Mon expérience dans le hip-hop m'a beaucoup servi pour être acteur. La scène notamment. Le cinéma comme la chanson sont avant tout des arts d'expression corporelle. Mes années de smurf (danse hip-hop, ndlr) m'ont bien aidé à ce titre-là ! (rires) Après, derrière le texte, il faut l'apprendre bien entendu. Et croyez-moi c'est beaucoup plus compliqué au cinéma !
Vous êtes à l'affiche de plusieurs films qui vont sortir prochainement !
Oui, j'ai la chance qu'on me propose de travailler sur des choses intéressantes. Je joue dansLes Seigneurs, le dernier film d'Olivier Dahan qui sortira fin septembre. C'est une comédie sur le football avec José Garcia, Franck Dubosc, Gad Elmaleh et Jean-Pierre Marielle entre autres. Il y a également Misirere, un film de Sylvain White, l'adaptation du roman de Jean-Christophe Grangé, qui sortira en salle en 2013. Un tournage aux côtés de Gérard Depardieu, c'est la classe quand même, non ?
Avant que vous n'entriez en scène, dans quelle forme êtes-vous ce soir (NDLR : mardi soir) ?
Bah, en fait j'ai pris un peu trop le soleil et abusé du sirop cet après-midi à la plage. On est des types de la ville, nous, on n'est pas habitués. Le soleil ça nous tape sur la gueule ! Mais de toute façon lorsque je suis sur scène, plus rien ne peut m'arrêter.
Propos recueillis par Gaylord Massian







Joey Starr: l'interview sans concession!
Joey starr dans Marie Claire ? La bombe était lâchée. On a pris le pari, il l'a relevé. Avant d'embraser le Parc de Princes avec NTM, le roi du rap nous dit tout : la honte de ses coups donnés aux femmes, ceux reçus par son père, l'amour pour ses enfants... Interview sans concession
Joey starr a mis le feu à la rédaction. A sa seule évocation, un débat incandescent, des empoignades, des convictions scandées, argumentées, débattues, réaffirmées. La question : Joey starr doit-il ou non être dans Marie Claire ? D'un côté, les partisanes du « non » : parce qu'il a levé la main sur des femmes, il n'a rien à faire dans nos pages. De l'autre, l'envie de ne pas enterrer d'avance un artiste sans l'avoir écouté, lui laisser la possibilité de se présenter, de s'expliquer. Quel regard Joey starr porte-t-il sur ses actes passés ? Veut-il changer ? A-t-il changé ?
Rendez-vous est pris au Costes, mercredi, 15 heures. Il commande un lait à la fraise. Derrière ses lunettes noires, essayer de voir ses yeux. Pendant une heure et demie, il a répondu, avec calme et franchise, à toutes nos questions. Toutes. Le 19 juin, il sera avec NTM au Parc des Princes. Puis sortira son album « Egomaniaque », écrit seul et en prison.

Joey Starr: "Mes deux nains ont l'air heureux. Ça me rassure et ça m'apaise."
MC: Si je vous demandais de vous présenter ?
Joey Starr: J'ai très mal dormi donc je suis de très mauvaise humeur. Je la pratique un peu comme un sport. Je me considère avant tout comme un musicien. Je crois que je fais un peu peur à tout le monde car je vis à l'humeur. Je ne me force à rien, et parfois, ça m'emmène dans des sentiers un peu sinueux.
MC: Dans votre autobiographie « Mauvaise réputation », vous racontez votre enfance avec un père qui vous battait.
Joey Starr: Je ne suis pas ce qu'on appelle un enfant du placard. Mon père était assez dur. Il a reproduit ce qu'il a vécu. Il faut comprendre : on l'obligeait à travailler, mais lui voulait absolument aller à l'école, et quand on l'attrapait, il se faisait rosser. Il a fait avec ses outils.
MC: Je vous trouve d'une grande mansuétude à son égard.
Joey Starr: Parce que j'ai grandi avec lui tout seul. Vers qui me tourner ? C'est un peu le syndrome de Stockholm.
MC: Vous ne vous êtes jamais révolté ?
Joey Starr: Jamais. Le seul jour où je l'ai fait, je suis parti. J'habitais dans une cité et je voyais des jeunes taper sur leurs parents devant tout le monde. Je m'étais promis de ne jamais le faire.
MC: Comment faire pour échapper à la reproduction ?
Joey Starr: Je ne sais pas. C'est un peu mal barré puisque je suis déjà séparé de la mère de mes enfants. C'est l'un des plus grands échecs de ma vie, mes petits n'ont que 2 et 4 ans. Contrairement à mon père, qui n'avait pas cette patience, j'ai bien assimilé qu'un gosse a tous les droits car il n'est pas accompli, pas fini. Moi, à l'âge de mon plus petit, j'avais déjà pris des roustes. Lui n'en a jamais reçu et ça se voit : il est curieux, il parle. Moi je ne parlais que lorsqu'on me le disait. Je n'étais pas très souriant quand j'étais jeune. Mes deux nains ont l'air heureux. Ça me rassure et ça m'apaise.

Joey Starr: "J'ai un sac à dos rempli de pierres"
MC: Quand avez-vous compris que les coups, ce n'était pas normal ?
Joey Starr: Tout jeune. Surtout quand tu as un père qui te dit : « Mets-toi en slip », et qu'il envoie. (Silence.) Je ne me vois pas du tout faire ça à mes enfants. Je serais désarmé... Comme j'ai pu l'être quand j'ai eu des heurts avec les femmes avec qui j'ai vécu. La violence me désarme complètement.
MC: C'est-à-dire ?
Joey Starr: Je ne suis pas le genre de mec qui rentre chez lui et bat sa femme. Ce qui se passe est passionnel. Je n'ai jamais eu de velléité de cogner pour avoir raison ou pour avoir le dernier mot, comme ce que j'ai pu subir. Ça n'a jamais été ça. Je pense m'exprimer assez bien pour essayer de prendre des sentiers qui détournent la violence. Mais je choisis des femmes comme moi, des personnes à problèmes, des écorchées.
MC: Vous avez dit : « Je ne battais pas les femmes, on se battait. » C'est ainsi que vous l'expliquez ?
Joey Starr: Oui. Vous voyez ces cicatrices, là ? (Il montre son cou, ndlr.) C'est la première fille avec qui je suis allé au tribunal qui me les a faites : elle a cassé une coupe de champagne et me l'a enfoncée là et là. Avec la mère de mes enfants, nous sommes aussi allés au tribunal. Il faut lire le procès-verbal. Quand on lui a demandé : « Est-ce lui qui vous a frappée le premier ? », elle a répondu : « Non, j'étais énervée, c'est moi. » Ça ne justifie rien, je veux juste expliquer de quelle manière se font les choses. La mère de mes enfants est sortie première de Penninghen, à bac+5, est quelqu'un d'assez réfléchi. Mais elle a aussi eu une enfance très dure. Je pense qu'on se retrouve. A un moment on s'est dit : « On arrête, on ne peut plus. On n'arrive plus à se parler. » On sentait que ça pouvait partir n'importe quand.
MC: Vous pensez que la responsabilité est égale entre vous ?
Joey Starr: J'estime que c'est moi le plus vieux, donc c'est de ma faute. Je suis l'homme aussi, je me dois d'être responsable. Ça, c'est un peu de machisme.
MC: Quand vous faites le geste de frapper, ne vous dites-vous pas : « Je fais comme mon père » ?
Joey Starr: Mais bien sûr. Je n'ai pas cette pensée immédiate à ce moment-là, mais j'ai ensuite toujours cette distance. Je suis marqué au fer rouge. Cette impression de déjà-vu, c'est pire que tout. J'écris, je réfléchis. J'ai un sac à dos rempli de pierres.

Joey Starr: "L'amour crétinise, tant que tu es crétin c'est beau"
MC: La prison force-t-elle encore plus à regarder les choses en face ?
Joey Starr: Je n'ai pas besoin d'être en prison pour y penser. Sinon, c'est que tu es une bête. Et ce n'est pas en prison qu'il faut te mettre, c'est dans une niche.
MC: Quand on aime une femme et qu'on est passé par la violence, qu'est-ce que ça change ?
Joey Starr: Tout. Ça éteint plein de choses. L'amour crétinise, tant que tu es crétin c'est beau. La violence altère la confiance. On ne se regarde plus de la même manière, on s'épie. Moi je suis très casanier, je fais à manger, je m'occupe de mon chez moi. J'en ai besoin pour affronter le dehors. A partir du moment où notre relation se dégrade, cela devient très difficile.
MC: Avez-vous pu un jour en parler franchement avec la femme avec qui vous viviez ?
Joey Starr: A chaque fois.
MC: Avez-vous déjà ressenti de la honte à avoir frappé ?
Joey Starr: Oui, bien sûr. Complètement. Et ma honte est acide. Elle brûle. Mais je n'ai pas besoin de l'œil de l'autre pour ça. J'ai appris à vivre pour moi et ce que pense l'autre, ce n'est pas ce qui remplit mon frigo. Moi et moi-même on ne se sent pas bien dans mon slip. J'ai honte par rapport aux femmes avec qui c'est arrivé. Je suis très enclin aux remords. Sinon tu es une bête. Je ne suis pas une bête.
MC: Peut-on guérir de sa violence ?
Joey Starr: L'âge aidant, oui. Tout est histoire de climat que tu installes. La mère de mes enfants et moi, on a fait un gosse la première fois qu'on a copulé. On s'est retrouvés comme deux gamins avec deux petits gniards, on a appris à se connaître. Mais je suis content, car même si je n'ai pas trouvé la femme qu'il me fallait, j'ai au moins trouvé la bonne mère pour mes enfants. Je crois l'avoir entendue dire la même chose de moi.

Joey Starr: "J'ai horreur de me faire draguer"
MC: Comment grandit-on sans mère ?
Joey Starr: Comme on peut. Mon père a fait office de tout. C'est aussi pour ça que je ne peux pas le détester. Dès que je regardais vers lui, je voyais tout.
MC: Vous pensez que ça a eu quelles conséquences dans vos rapports avec les femmes ?
Joey Starr: Je ne sais pas. Mais avoir vu beaucoup de passage quand j'étais jeune ne m'aide pas à rester un homme d'une fidélité indéboulonnable. Déjà je suis antillais, chanteur... J'ai eu beaucoup de mal à rester fidèle. Ce besoin de savoir si tu plais encore me vient de mon père. J'ai besoin de charmer.
MC: Vous êtes un séducteur ?
Joey Starr: Oui, mais malgré moi. Je me retrouve dans des situations et je me dis : « Mais qu'est-ce que t'es en train de faire là ? » En revanche, j'ai horreur de me faire draguer.
MC: Pourquoi ? C'est intéressant ça...
Joey Starr: Ça casse quelque chose. Moi, j'ai besoin de lutter, j'ai besoin qu'on me dise « non » pendant des lustres. Je reste tapi dans l'ombre et j'attends le bon moment. J'insiste. N'étant pas sûr de moi, me répondre « non » est une étape normale. On me met en position de challenge et j'adore ça, forcément.
MC: Vous avez retrouvé votre mère à 23 ans. Quelle relation avez-vous aujourd'hui avec elle ?
Joey Starr: Je suis très amoureux de ma mère. Je la respecte. Elle en a beaucoup bavé, la pauvre. Elle est très chrétienne, mais pas comme les grosses familles cathos qui votent FN. Elle est dans la compassion et passe son temps à prier pour les autres devant sa petite vierge en plastique. En ce moment, j'ai une fiancée et à chaque fois qu'elle nous voit, elle dit : « Je n'arrête pas de prier pour vous. » C'en est gênant.
Joey Starr: "L'amour crétinise, tant que tu es crétin c'est beau"
Joey Starr: "Didier Morville voit un peu plus la vie en rose que Joey Starr"
MC: Pensez-vous que vous vous marierez un jour ?
Joey Starr: Je crois qu'il va falloir. Pour rassurer, plus que pour moi.
 MC: Vous en pensez quoi, vous, du mariage ?
Joey Starr: Rien de bien. On sacralise quelque chose qui fait partie de la vie : rencontrer quelqu'un et vivre avec. Devoir apposer sa signature pour ça... Mais je le ferai pour faire plaisir.
 MC: C'est gentil.
Joey Starr: Non, « gentil » ce n'est pas le mot. Ça ne m'intéresse pas.
 MC: C'était un vrai désir pour vous d'avoir des enfants ?
Joey Starr: Oui. Vers 35 ans, ça marchait grave professionnellement, mais lorsque je rentrais le soir, je tournais en rond. C'est bien beau de s'envoyer en l'air avec des copines, mais à un moment, tu as envie de briller pour quelqu'un, avoir des yeux qui te renvoient quelque chose sur ce que tu es, sur ce que tu donnes. Du coup, j'embrassais le cul de Dieu. Ma mère a horreur que je dise ça. Elle, elle dit : « Se droguer. »
MC: Quel père vous voudriez être ?
Joey Starr: Ecoute, à chaque fois que j'ai dit : « Je ne ferai pas ça », j'ai fini par le faire. L'important, c'est d'être attentif. Kool Shen a écrit une phrase super-belle : « Ne le laisse pas chercher ailleurs l'amour qu'il devrait y avoir dans tes yeux. » J'aimerais bien l'appliquer. Parce que ça m'a beaucoup manqué.
MC: Avez-vous beaucoup d'amies femmes ?
Joey Starr: Oui, mais pour moi, c'est comme les cordes d'une guitare : je me fous de la question du sexe. Vous avez vu : j'appelle mes deux attachées de presse « les gars ».
MC: Qui est Joey Starr ?
Joey Starr est un haut-parleur, musicien de surcroît, qui a une assez bonne lecture de son époque, mais qui n'est pas toujours au contrôle du vaisseau.
MC: Et qui est Didier Morville (son vrai nom, ndlr) ?
Joey Starr: Il s'efforce d'être un père de famille, épicurien, ça serait bien. C'est mon garde-fou. Didier Morville voit un peu plus la vie en rose que Joey Starr. C'est le petit lutin amoureux qui se balade en Joey Starr de temps en temps.
//www.marieclaire.fr/,joey-starr,20178,48219.asp#?slide=6








Joey Starr au Val-de-Grâce

Par Eric Martin le 26 oct, 2012
Tribune libre de Gabrielle Cluzel

Le chanteur de rap et acteur Joey Starr vient d’entrer à l’hôpital militaire du Val-de-Grâce à la suite d’un malaise lié semble-t-il à une consommation excessive d’alcool et/ou de drogue.
Allez Joey, on rigole un peu ? On montre à ton médecin, au personnel qui t’a pris en charge, à tous les pauvres bidasses qui ont dû se pousser pour que tu rentres en urgence dans le quartier VIP,  la jolie petite chanson que tu leur a dédiée après ton service militaire, (« dix-neuf mois d’enfer », as-tu dit), et toutes les gentilles choses que tu penses d’eux ? Par exemple, par « les couilles dans le béret ? » tu voulais dire quoi exactement, je ne vois pas trop l’image ? Note que « pédés de militaires », c’était peut-être un compliment, de nos jours on ne sait plus.
Mais enfin, ça PEUT  les mettre en forme.
Sans rancune Joey, quand la santé est en jeu… On ne voudrait pas quand même que t’ailles te faire soigner comme le prolo moyen à l’hôpital Lariboisière ?
Quelle gratitude devrais-je avoir pour la France ?
moi Joey Starr qu’on considère comme un barbare
donc j’encule tous ces moutons de fonctionnaires
tous ces pédés de militaires
qui pendant oui presque plus d’une année
m’ont séquestré, malmené
sous prétexte de faire de moi
un homme, un vrai
avec les couilles dans le béret,
avec le cerveau dans le paletot
et à la place du cœur
une saloperie de drapeau.
Quelle gratitude devrais-je avoir pour la France ?
me demandant ma vie
en cas de conflit
alors qu’aucunement je ne partage
leurs idéologies
qui ont fait de moi
qu’un jeune aigri paranoïaque
donc pour tous ces désirs
inassouvis pour chacun d’eux
pas un bras assez ingrat
je ne donnerais
pas une goutte de mon sang
ne sera versée pour rejoindre leurs rangs
car au-dessus de leurs lois
j’ai bâti mon toit
a mon crew 93 NICK TA MERE
j’ai donné ma foi
fraternité dans laquelle
tout le monde est roi
fraternité dans laquelle
les business illicites
sont habituels et nécessaires
car nos lois de survie
ne sont pas les mêmes
et perpétuel est l’appui
que nous apporte la flicaille
dans notre haine
 
(Refrain:)
Quelle gratitude devrais-je avoir pour la France ?
encore moi, Joey Starr,
révolté, renégat de cette enculerie
qu’on appelle le système
pour lequel je n’ai aucune gratitude
et pourtant de temps en temps
je retourne dans leur troupeau
mais fonctionnaires et prolétaire
me ramènent vite fait sur terre
voilà pourquoi NICK TA MERE
voilà pourquoi cette pluie de mots
adressée à ma nation e veut forte
car je n’oublie pas tous ces gens
qui un jour ont pu fermer leur porte
jugeant mes capacités
sur ma couleur et mon ethnie
voilà pourquoi mon entourage
vit dans l’ennui et a choisi le mépris
Paroles de « Quelle gratitude ? » (Joey Star)
*Gabrielle Cluzel est journaliste à Monde et Vie et anime un blog.








Joey Starr : Un cocktail d’alcool et de drogue explosif

par Jennifer Larcher

Joey Starr a été hospitalisé à la suite d’un malaise. Le jeune homme a selon les dernières informations eu la mauvaise idée de consommer à outrance de la drogue et de l’alcool. Ce cocktail explosif est donc la cause de son mal-être.
Joey Starr est rentré à l’hôpital ce lundi après avoir été retrouvé à son domicile dans un état inquiétant. Très peu d’informations ont filtré sur son état de santé, c’est une situation voulue puisque l’hôpital du Val de Grâce est réputé pour une grande discrétion lors de l’admission des patients. Des signes laissaient présager que l’acteur et chanteur n’était pas au mieux de sa forme depuis le mois de septembre. En effet, Didier Morville alias Joey Starr a perdu son sang-froid lors d’une émission. Il se trouvait en pleine promotion de son dernier film Les Seigneurs lorsqu’il dérape et fait preuve d’agressivité. Pendant une émission belge, le présentateur avait donc déclaré que Joey Starr n’était pas au mieux de sa forme, il aurait consommé de la drogue et de l’alcool. Ce mélange serait donc la cause de son comportement.
Joey Starr alcoolisé sur le plateau
Le présentateur Michel de Maegd avait déclaré à la radio RTL « J'ai appris après le journal qu'on l'avait vu se balader dans les couloirs de RTL avec une bonne bouteille de rhum. Il la buvait directement au goulot. C’est vrai que, dans la première partie, on voit qu'il a une gesticulation nerveuse. J'imagine qu'il était sous l'influence de quelque chose ». Le rappeur et ancien membre du groupe NTM a donc renoué avec ses anciens démons. Lundi dernier, il a réalisé le cocktail de trop qui a causé un malaise

Sur la vidéo ci-dessous, il est possible de voir que Joey Starr ne tient pas en place et part au quart de tour lorsque le présentateur fait une remarque. Ce dernier ne perd pas son sang-froid et reste calme et serein face à la nervosité du rappeur. Joey Starr est tendu et son discours est hésitant, il a du mal à s’exprimer. Gad Elmaleh tente de gérer l’explosivité de son ami qui devient ingérable vers la fin de la vidéo. Il terminera également cette interview en déclarant « Je ne vous remercie pas de m’avoir dit chut
//www.24matins.fr/joey-starr-un-cocktail-dalcool-et-de-drogue-explosif-28081








Figure incontournable de la scène hip hop française, JoeyStarr est aussi l’un des rappeurs les plus controversés du paysage musical hexagonal.
 
Adoré ou détesté, cet "artiste maudit", moitié du mythique NTM, est un écorché vif qui a trouvé dans le rap et la musique un véritable exutoire.
Didier Morville, alias JoeyStarr, dit Jaguarr Gorgone, dit l’expert de la maison mère, dit Double R, est né le 27 octobre 1967 à Saint-Denis, en banlieue parisienne. D’origine martiniquaise, le petit Didier grandit entre les barres de béton d’une cité de Seine-Saint-Denis, élevé par un père violent qui le sépare de force de sa mère dès l’âge de cinq ans ; il ne la reverra que dix-huit ans plus tard.
Enfant battu et maltraité, il n’a qu’une seule idée en tête : s’échapper de ce carcan autoritaire. Une opportunité qui se présente bien malgré lui à sa majorité en 1985, lorsque son père décide de le mettre à la porte de leur appartement. Sans domicile durant un an et demi, Joey passe ses journées à arpenter les couloirs du métro parisien ou le dédale des catacombes, et sombre peu à peu dans les drogues dures et la violence.
C’est à cette époque qu’il rencontre Bruno Lopes, alias Kool Shen. Ensemble, ils se lancent à fond dans le hip hop, via la danse tout d’abord où Joey excelle, puis le graffiti. C’est donc naturellement qu’ils se mettent à écrire leurs premiers textes à la fin des années 1980, lorsqu’il découvre ce nouveau mode d’expression issu du mouvement hip hop : le rap. Le début de l’aventure NTM peut alors commencer…
Le succès de NTM
En dix ans de carrière et quatre albums, NTM s’impose comme l’un des plus grands groupes de l’histoire du rap français. Une histoire tumultueuse marquée par un incroyable succès et la forte personnalité de JoeyStarr. Le rappeur à la voix d’ogre hors du commun fait régulièrement la une de la rubrique fait divers, les médias relatant consciencieusement ses moindres démêlés avec la justice. Malgré les disques d’or, l’image du rappeur se ternit à chaque nouveau faux-pas, qui l’entraîne parfois jusqu’à la case prison. Puis au cours de l’année 1999-2000, c’est la rupture : les rapports entre les deux ex-meilleurs amis devenant de plus en plus tendus, ils décident se séparer et de poursuivre leur route en solo.
JoeyStarr en solo
Joey choisit alors de se consacrer à la production de nouveaux artistes via son label créé en 1999, Boss Of Scandalz Strategyz (B.O.S.S.). Entre 1999 et 2004, il publie de nombreux maxis ainsi que trois compilations sur lesquels on retrouve les différents membres du collectif.
En parallèle, Joey et les DJs du B.O.S.S. animent chaque semaine leur propre émission de radio sur une radio FM Skyrock (Sky B.O.), en direct du sous-sol de la maison du rappeur : un carton d’audience ! Apparemment, JoeyStarr n’est pas pressé de retourner seul en studio. Et lorsqu’il reprend le micro, c’est pour enregistrer "Gaz-L" en 2002, un simple sirupeux bien loin de l’esprit frondeur de l’ancien NTM qui laissent ses fans perplexes. Une tentative peu convaincante dans laquelle certains voient déjà la fin de ce pionnier du rap français.
Mais alors que le rappeur est en pleine préparation de son album, il est interpellé dans le cadre d’une enquête sur un trafic de cocaïne, et se voit confisquer par la police le cahier dans lequel se trouvaient tous ses textes. Face à ce coup du sort, JoeyStarr décide de repartir de zéro et prend le parti de repenser entièrement son premier opus.
Un retour attendu
Devenu père d’un petit garçon en septembre 2005, le Jaguarr semble se responsabiliser et s’assagir. Exit donc les dents en or. Engagé au sein du collectif Devoir de mémoires, il incite désormais les jeunes à s’inscrire sur les listes électorales en vue de la prochaine élection présidentielle. En attendant son album, il sort en 2006 une compilation regroupant les morceaux qui l’ont influencé ou qu’il apprécie, "My Playlist : By Joey Starr", puis publie avec l’aide du rédacteur en chef de "Rock & Folk" Philippe Manœuvre, une autobiographie au titre évocateur : "Mauvaise réputation".
Il faut donc attendre novembre 2006 pour découvrir enfin le premier album solo du rappeur : "Gare au jaguarr". Un titre en hommage au "Gorille" de Georges Brassens qu’il s’amuse d’ailleurs à revisiter, tout comme "Le métèque" de Moustaki. Une reprise non autorisée par les ayant droits de Brassens qui s’empressent de faire retirer le CD des ventes deux semaines après sa sortie, alors que 20000 exemplaires ont déjà été vendus. Une nouvelle version de l’album, amputée du titre en question, est rapidement mise sur le marché.
A presque 40 ans, Joey Starr démontre qu’il n’a rien perdu de son énergie mais a gagné en réflexion, et nous livre un disque explosif taillé pour la scène. Car s’il n’est pas fana des séances d’enregistrement en studio, les concerts sont pour lui un véritable exutoire. Il l’a prouvé avec NTM lors de shows mémorables et il le prouve à nouveau aujourd’hui, en solo. Une semaine après la sortie de son album, on le retrouve déjà en train de "mouiller le maillot" en live à l’Olympia. Un retour sur scène fracassant qui confirme que le Jaguarr n’a rien perdu de son mordant.
Joey Starr revient à son activité initiale en remettant sur pied avec son alter ego Kool Shen, le groupe NTM. Après la publication d'un best of, le duo revient sur scène à l'automne 2008 donnant notamment deux concerts au Palais Omnisport de Paris-Bercy.
2009 : déboires judiciaires
En février 2009, Joey Starr est rattrapé par une affaire de violence conjugale. Alors qu’il est à l’écran dans "Le bal des actrices" de Maïwenn Le Besco, le rappeur est condamné à trois mois de prison ferme et 2000 euros d’amende par le tribunal correctionnel de Paris.
En juin, il est à nouveau condamné à deux ans d'emprisonnement dont 6 mois ferme et placé sous mandat de dépôt pour "violences volontaires avec menace d'une arme et destruction de bien privé". Sous l'emprise de stupéfiants, il s'en serait pris à un groupe de 4 ou 5 personnes installées dans une voiture. Le 30 octobre, il bénéficie d'un régime de semi liberté.
Son séjour en prison lui permet alors de travailler sur un nouvel album.
A sa sortie, il travaille comme acteur sur le nouveau film de Maïwenn, dans lequel il campe le personnage d'un policier de la Brigade de protection des mineurs. Un rôle salué par la critique et que le public plébiscite. Le film "Polisse" sorti à l'automne 2011, rencontrera un grand succès.   
Le 19 juin 2010, Joey Starr rejoint Kool Shen sur la scène du Parc des Princes à Paris pour un concert de NTM mémorable.
2011 : "Egomaniac"
Pendant son incarcération, JoeyStarr (il faut dorénavant coller les deux noms) commence à imaginer et écrire de nouveaux morceaux. Il écrit donc sa réalité, comme avec le titre "Jour de sortie" en référence bien sûr à la sortie de prison. Il évoque aussi dans cet album intitulé "Egomaniac", sorti en octobre 2011, la politique et s'en prend au président de la République Nicolas Sarkozy, dans "On te voit". Le rappeur que l'on dit assagi, rend hommage à toutes les mères avec le titre "Mamy", adaptation de la chanson "Mamy Blue" de Nicoletta sur laquelle celle-ci vient d'ailleurs donner de la voix. Oxmo Puccino vient lui aussi apporter sa contribution ("Mon rôle") ainsi que le responsable politique, Olivier Besancenot.
Le 12 décembre, JoeyStarr, en grande forme, se produit à Paris au Bataclan pour le plus grand plaisir des aficionados.
Janvier 2012 RFI Musique







Egomaniac



écouter
//www.beezik.com/egomaniac-p455396

Tour à tour agitateur, potache, provocateur, Joeystarr garde le cap. Une furie jouissive.

A l'heure où le grand public découvre un naturel d'acteur qui a fait l'unanimité lors du der­-nier festival de Cannes, Joey­starr continue d'incendier les planches de son théâtre rap avec une furia et une jubilation que rien n'entame, surtout pas l'âge. Sur le terrain qui est le sien depuis l'avènement de NTM, la stratégie est simple et les mots d'ordre ne changent pas : garder le cap « sans repos, ni relâche » et battre le fer tant qu'il est « show ». Pas question de baisser le ton ni la garde. Le hip-hop, selon Joeystarr, est « une guerre » autant qu'un cirque, un défi physique et rythmique, un assaut de gouaille et de virulence, un combat de rue dont il faut savoir attiser le feu pour rester au sommet. Autant dire que ceux dont le poil se hérisse à la simple évocation du rappeur et de ses funestes ­accès d'humeur ne se sentiront pas les bienvenus dans le petit monde chauffé à blanc de cet Egomaniac qui ne prend pas de gants (mais plutôt un porte-voix) pour célébrer son propre personnage dopé à l'outrance.
Dès le préambule, toutes les aiguilles basculent dans le rouge. En partie inspirés par les ambiances débraillées et les cadences folles du rap du Sud des Etats-Unis, les arrangements sont tendus d'un mitraillage de rythmes lourds et de synthés crépitant comme des sirènes. Le hurleur hurle à s'en faire péter les membranes, change de peau et de registre avec l'énergie d'un bateleur sous amphétamines. Dans cette ambiance de foire, les masques valsent d'un morceau à l'autre. Il y a l'agitateur, grinçant, énervé, qui fracasse les syllabes pour défier Sarkozy (On te voit) ou sonder le « complexe du banlieusard », le potache allumé, le provocateur en virée, ivre de fêtes et de sexe (On N On) et l'artificier d'un blues moderne qui passe au tamis les échecs d'une vie où s'enchaînent la prison et les ruptures (Mamy feat Nicoletta).
On imagine sans mal ce que Kool Shen, le complice stratège de NTM, aurait coupé : les divagations de Grand-Guignol, les répétitions, les mauvaises blagues. On voit comment il aurait équilibré l'édifice. Mais l'école de Joeystarr n'est pas celle de la rigueur. Au contraire, tout pour la dépense. Par les temps qui courent, on ne s'en plaindra pas.
le 07/11/2011
Laurent Rigoulet


















Maïwenn aborde sa relation avec JoeyStarr :
''J'étais amoureuse de lui"
Le Jeudi 6 Octobre 2011

Au fil de ses interviews pour le marathon promotionnel de son film Polisse, Maïwenn semble se livrer corps et âme. Evoquant son enfance douloureuse ou encore ses relations compliquées en amour, l'actrice et réalisatrice ne se censure pas. Pour le magazine Biba, elle montre encore une fois sa liberté, en revenant cette fois plus précisément sur sa relation avec Didier Morville, alias JoeyStarr...

C'est en revenant sur la genèse de son film, Polisse, prix du jury au festival de Cannes, que Maïwenn évoque le sujet "JoeyStarr" : "Je voulais adapter Rien de grave, le livre de Justine Lévy. Puis, il y a eu des rebondissements qui ont rendu difficile l'obtention des droits et mon désir s'est étiolé." Elle a alors choisi de faire un film d'action, un film de police, histoire de hisser le challenge très haut.

Pour ce projet ambitieux, l'artite avait déjà un ingrédient : "Je voulais faire un film pour Didier [JoeyStarr]. C'était le moment où il est parti en prison et je l'ai très mal vécu. On n'était plus ensemble et je ne l'avais pas revu depuis six mois, mais je voulais qu'il ait quelque chose en sortant de prison." Le casier judiciaire du chanteur-acteur a été rempli à plusieurs reprises, et les faits dont parle Maïween sont de juin 2009. Il a écopé d'une peine de 2 ans de prison dont 6 mois ferme pour des violences volontaires à coups de hachoir portés sur une voiture lors d'une bagarre à Paris.
La relation entre Maïwenn et JoeyStarr n'a jamais été, sur le plan public, très claire. On connaissait l'immense complicité qui liait la cinéaste à l'acteur qui a obtenu, grâce à sa performance dans le film de Maïwenn, Le Bal des actrices, une nomination aux César. A présent, elle met les mots sur leur idylle : "Sur Le Bal des actrices, j'étais amoureuse de lui et j'étais assez frustrée de son rôle pas assez grand. J'avais envie de le filmer. C'est le plus bel acteur que j'aie jamais vu, il a les mêmes qualités, la même délicatesse que Philippe Léotard."
Interrogée dans les locaux d'Europe 1 - où s'est d'ailleurs organisée une avant-première du film - pour la matinale du 6 octobre, au micro de Nikos Aliagas, elle n'en finissait plus d'éloges envers le rappeur de NTM : "Je voulais montrer sa part de fragilité, son charisme." Généreuse en compliments, elle s'en autorise un quand elle rapporte ce que Robert de Niro, président du jury du festival de Cannes, lui dit lors d'un dîner de la Croisette : "Vous êtes un ange." De tels mots de la part d'un tel monstre du cinéma, voilà qui doit donner des ailes !

De manière générale, Maïwenn se définit comme une grande amoureuse dans la revue Biba : "Je ne vis que pour ça... et j'ai trouvé mon métier à force d'être malheureuse en amour. [...] J'ai vécu de très belles histoires, mais je n'ai jamais connu de relation épanouissante et apaisante. [...] En dehors de Luc [Besson], mes histoires ont toujours été passionnelles." Elle finit par conclure : "Pour l'instant, je suis bien toute seule, je n'attends rien." Des paroles qu'on complète de celles qu'elle a livrées pour le magazine Psychologies : "L'amour, c'est tout ce qui me manque."

Polisse raconte le quotidien de la brigade de protection des mineurs de Paris. Maïwenn incarne une photographe chargée de dresser le portrait des policiers qui travaillent dans ce service, interprétés par Karin Viard, JoeyStarr, Nicolas Duvauchelle, Marina Foïs et bien d'autres encore. Le film vient d'ailleurs de remporter le premier Grand Prix Cinéma créé par le magazine Elle et attribué par ses lectrices. Sortie en salles le 19 octobre.

Retrouvez l'intégralité de l'entretien de Maïwenn dans le magazine Biba de novembre 2011







Dans la nuit de lundi à mardi, Joey Starr a été admis au Val de Grâce dans un état inquiétant suite à un malaise.

Que s’est-il passé dans la nuit de Joey Starr pour qu’elle vire au drame? Le rappeur que l’on pensait assagi semble avoir replongé dans ses pires tourments. France Info a révélé ce matin sur son site internet que l’ancien leader du groupe NTM avait été découvert chez lui dans la nuit de lundi à mardi, victime d’un malaise.
La police et les secours sont arrivés au domicile parisien de Joey Starr à temps. A en croire les premiers éléments, le rappeur et acteur aurait abusé «d’alcool et peut-être de stupéfiants». Un cocktail explosif qui a visiblement entraîné l’artiste dans un léger malaise. Le Val de Grâce qui a reçu l’interprète de Ma Benz, entre ses murs, a seulement fait savoir qu’il se trouvait dans un état stationnaire. L’établissement de santé, réputé pour sa discrétion ne devrait pas en dire plus quant aux raisons de l’admission de ce célèbre patient.
Après une longue période de promotion pour le film Les seigneurs, dans lequel il tient l’un des rôles principaux, Joey Starr a peut-être eu envie de se détendre. A la fin du mois de septembre, l’ex-acolyte de Kool Shen avait montré des premiers signes de faiblesses. Lors d’une interview à la télévision belge, le gradé de Polisse de Maïwenn, avait laissé entrevoir tantôt de l’agressivité face au journaliste qui l’interviewait et tantôt une lassitude dérangeante, difficilement rattrapable par Gad Elmaleh à ses côtés à ce moment-ci.
//www.gala.fr/l_actu/news_de_stars/joeystarr_a_base_de_trop-trop-trop_274088








Joeystarr: "Je ne travaille pas mon capital sympathie"
Par Gilles Médioni (L'Express), publié le 18/06/2010

Prononcez le nom de Joeystarr et les esprits s'échauffent. Le bad boy du rap français est de retour. Le 19 juin, il se produira au Parc des Princes avec son compère du groupe NTM, Kool Shen. Mais pour l'heure, l'homme et artiste Joeystarr se dévoile. Les deux personnages sont uniques

Vous êtes le chanteur préféré de Mazarine Pingeot. Clotilde Courau, Alain Chabat et Olivier Besancenot se pressent à vos concerts. Un public de 15 à 55 ans vous a applaudi cinq soirs à Bercy, en 2008. On va voir NTM comme on va voir Johnny : pour le mythe. Avez-vous conscience de ce que le groupe a représenté dans la vie des gens ?
Bien sûr. D'autant que, à 42 ans, j'ai davantage de recul sur cette aventure devenue énorme à notre insu. Le rap est arrivé par accident dans ma vie, vers 22-23 ans. Je n'attendais rien. Alors, que demande le peuple ? J'ajouterai : "Pas d'opulence sans acte de souffrance." [Il cite un extrait du titre de NTM, C'est arrivé près de chez toi.] Je me souviens de la première fois où je suis monté sur scène. J'étais sous acide depuis soixante-douze heures et on avait pondu un morceau la veille. C'était l'école du challenge, de l'urgence, des défis à relever. Notre approche du monde de la musique s'est faite ainsi. Kool Shen et moi n'existions que pour en mettre plein la gueule à tous. Le message était direct : "Regardez-nous, on arrive !" Du coup, on nous a vite classés dans la catégorie punk-funk. NTM a même été programmé dans les festivals de rock, puisque nous avons été les premiers rappeurs à faire la route avec des rockeurs. Ils nous ont très mal reçus, d'ailleurs, parce que nous n'étions pas musiciens. Et que l'on protégeait nos baskets de la boue avec des sachets en plastique. Se produire en territoire hostile était un sacré moteur.
Et NTM a enflammé la France avec C'est clair, Qu'est-ce qu'on attend (pour foutre le feu), Tout n'est pas si facile, Popopop, La Fièvre...
BIO - Joeystarr
27 octobre 1967 Naissance de Didier Morville à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis).
1983 Rencontre avec Kool Shen.
1988 Création de Suprême NTM.
1990 Premier tube : Le Monde de demain. Le groupe refuse d'être classé au Top 50.
1995 Paris sous les bombes. 500 000 albums vendus.
15 novembre 1995 Six mois d'interdiction de concert pour "propos outrageants" envers la police. La sanction provoque une polémique.
1998 Quatrième et dernier album studio du groupe, qui se sépare.
1999 Six mois de prison ferme pour coups et blessures sur son ex-compagne.
2006 Premier album solo, Gare au jaguarr. Publie son autobiographie, Mauvaise Réputation.
2009 NTM en tournée. Joeystarr est nominé aux Césars pour Le Bal des actrices, de Maïwenn.
2010 Tournages de Polisse, de Maïwenn et du Coupeur d'eau, de Jacques Weber, d'après Marguerite Duras.
L'écho a été immédiat. Nous étions dans une période de variété festive, ludique, propre. Dix ans auparavant, on entendait encore la voix de Trust ou de Daniel Balavoine... Et puis, rien. Plus aucune chanson contestataire. Quand on a balancé Le Monde de demain, on n'était pas si nombreux sur le créneau. Du coup, tout a pris de l'amplitude.
Lorsqu'on discute avec les rappeurs de votre génération, ils citent volontiers comme influence le patrimoine de la chanson française. Vous-même avez repris Gare au gorille, de Brassens, et Le Mé- tèque, de Moustaki. Pourquoi ?
Quand on est jeune, les paroles s'incrustent malgré soi. Ces chansons à texte et les autres qui passaient dans les émissions de Maritie et Gilbert Carpentier ont influencé ma manière d'écrire. Laisse pas traîner ton fils, c'est une référence au Pénitencier [de Johnny Hallyday]. Et puis, j'ai été victime des goûts musicaux de mon père. Une vraie épuisette. Il écoutait tout sans complexe, la soul comme Eddy Mitchell ou Daniel Guichard, et jouait les DJ à l'occasion, pour les mariages, les baptêmes ou les fêtes de famille.
Les chansons de NTM étaient quand même plus virulentes que celles de Ferrat ou de Le Forestier !
Quand tu as un constat à faire, tu n'arrives pas en pantoufles. Tu tapes du poing pour être entendu. Il fallait que les gens tournent la tête. Sans que l'on soit moralisateur. Sans se prendre pour rien d'autre que des petits culs-terreux des quartiers. Et surtout pas pour des grands frères - un mot que je déteste. On ne se disait pas les représentants de toute la banlieue, on donnait juste notre point de vue. On était dans la dénonciation plus que dans la provocation. Le fameux "Nique la police" qui nous a amené au tribunal [NTM avait insulté la police à un concert à La Seyne-sur-Mer, en 1995] signifiait juste "nique l'injustice". Aujourd'hui, quand j'écoute Skyrock, comment ils parlent mal, les jeunes !
NTM a été perçu d'emblée comme le haut-parleur de la banlieue des années 1990. Car votre premier disque a coïncidé avec les émeutes de Vaulx-en-Velin. Que s'est-il passé à l'époque ?
Le Monde de demain est sorti dix jours après ces événements. On nous a donc pris pour des agitateurs. NTM a toujours fait peur à pas mal de gens. Mais qu'est-ce qui faisait peur ? L'avenir ? Ce que l'on scandait dans Le Monde de demain,nous le savions déjà et les politiques également : dans les cités, des feux s'allument régulièrement tous les dix ou quinze ans. On a écrit ce texte, ça a pété, ça pète encore. Cela dit, on ne s'est jamais considéré comme de grands orateurs. Notre fonds de commerce, ce sont les news du ghetto. Le rap, c'est le média des quartiers. Il n'y a rien de plus simple que de raconter l'actualité. Et de le dire fort. Quand il nous est arrivé de faire des émissions de télé face à des syndicats de police, à Eric Raoult ou à Michèle Alliot-Marie, alors ministre de la Jeunesse et des Sports, et d'en moucher quelques-uns, cela a rassuré les gens. Un peu comme Coluche en son temps.
Vous parliez de "Nique la police". Les nouvelles générations de policiers aiment aussi le rap. Certains ont même dû grandir en écoutant NTM.
Il y en a plein. Maintenant, ils nous prennent moins pour des gamins prépubères. Ils mettent les formes et disent "Monsieur Joeystarr". Tac tac.
On vous demande des autographes, dans les commissariats ?
C'est arrivé. Je n'en ai jamais eu après un individu mais après un système. Après, y'a des connards partout. J'en suis la preuve vivante. Et puis, moi aussi, j'aurais pu être flic. Mon père m'a fait passer tous les concours de fonctionnaires, y compris celui de la police.
Quels sont les malentendus sur NTM ?
Les gens se sont trompés sur la nature de notre message. Sur notre comportement. Pas la peine d'être un gangster pour écrire ce que je ressentais ou pour me situer dans l'existence. La vie que j'ai eue - ou que j'ai - me suffit amplement.
On vous provoque souvent et vous vous laissez emporter. L'année dernière, vous avez agressé des gens avec un hachoir, ce qui vous a valu six mois de prison ferme.
Je fonctionne à l'humeur. Certains jours, je n'ai envie de parler à personne. Je descends dans la rue, j'ai l'impression d'évoluer dans la pub pour la lessive "(Rue) Gamma". J'habite près de la Bastille, mais je refuse d'aller me planquer dans une banlieue friquée. J'ai toujours été trop fainéant pour me forcer. Je ne peux pas composer.
Cela veut dire que vous pouvez recommencer?
Mais je t'emmerde ! Je ne suis pas un animal. Je m'en veux d'avoir fait certaines choses et d'avoir cédé à des pulsions. Si ce n'était pas le cas, je serais une bête. J'ai des enfants, j'ai mon métier. Il y a les gens avec qui je travaille, qui sont aussi mes amis. L'an passé, j'ai mis tout le monde dans la merde. Voir ma mère dans le parloir, ça me casse les couilles. Mon frère était tellement effondré, on aurait cru que c'était lui qui était enfermé.
Vous avez accordé récemment une série d'interviews à la presse féminine, Marie-Claire, Elle, Envy... Comment jugez-vous, avec la distance, les violences conjugales que vous avez commises ?
Je vis des relations passionnelles. On se bat, et comme je ne suis pas une petite bête... J'ai le chic pour trouver des filles aussi écorchées que moi. Ces histoires me blessent, me désorientent, me perturbent. La dernière personne à qui c'est arrivé, c'est la mère de mes enfants. Je n'en tire que du mal. J'ai deux mômes en bas âge, je les vois à l'occasion, et j'en souffre. Je ne me pose pas en victime. Mais il faut être deux, comme pour le tango.
Répliquez-vous des situations que vous avez vécues dans votre enfance ? Votre biographie, Mauvaise Réputation,écrite en collaboration avec Philippe Manoeuvre, révélait votre passé d'enfant battu.
Je ne travaille pas mon capital sympathie. J'en ai rien à foutre. Je n'ai pas envie de faire miauler dans les chaumières. Je suis bien trop fier pour me mettre dans une posture victimaire. A chaque fois que je racontais des épisodes de ma vie à Seb [Farran, son manager], il en soulignait les côtés épiques. Alors, pour ce livre, j'y suis allé à fond. Ce devait être un témoignage honnête et sincère, sans règlements de comptes. Je me suis retrouvé à chialer, à confier des choses que je n'avais dites à personne.
Notamment cette éducation à la dure d'un père "intransigeant, manuel, impatient" qui vous a élevé seul ?
Cette éducation m'a appris au moins à aller au bout des choses. Je ne sais même plus si j'en veux à mon père ou pas. Lui-même a été élevé ainsi. A 4 ans, l'âge du plus grand de mes fils, j'avais déjà été roué de coups. Je n'ai jamais su ce qu'était la tendresse. Alors, quand mes petits se font des bobos et courent vers moi en ouvrant les bras...
Et votre mère ?
Je ne l'ai pas vue pendant presque vingt ans. J'ai grandi comme un enfant unique. Mais j'ai trois frères et je l'ignorais. Ma mère est fière de m'avoir retrouvé. Si je l'écoutais, elle monterait sur scène avec moi ! Elle me dit : "Toi, si je t'avais rencontré quand j'étais jeune, je ne sais pas jusqu'où je serais allée." Ma mère, c'est l'incarnation du matriarcat. Chez les femmes avec qui je me mets en ménage, je recherche peut-être ce que je n'ai pas eu. Mon père a obtenu ma garde d'une manière pas très élégante. Il a fait avec ses outils. Je comprends. Il n'était même pas bourré quand il me tapait dessus. Il voulait faire de moi quelqu'un de bien, d'intégré. Mais, pour lui, ces mots restaient très approximatifs.
Dans ce livre, vous racontez votre passion, petit, pour les superhéros des Marvel Comics. D'une certaine façon, vous êtes devenu vous-même un personnage double.
Ma fiancée me dit qu'il y a deux personnes en moi, dont une qu'elle n'aime pas. La grande force d'un gamin qui passe par ce que j'ai vécu, c'est de se sauver par l'imaginaire. J'habitais au rez-de-chaussée, je n'avais pas le droit d'aller jouer dehors, alors je sortais et je rentrais par la fenêtre. Eh oui, je me prenais pour un superhéros ! Pour... non, je n'ai pas envie de le dire. Tu me fais chier.
Beaucoup ignorent qu'à 17 ans vous avez enseigné le hip-hop dans une grande école de danse contemporaine, à Milan...
Vous imaginez un peu l'histoire ! Je n'étais jamais sorti de France sans mon père. Au début des années 1980, je quitte l'univers étriqué de ma cité de Seine-Saint-Denis. A l'époque, nous ne subissions pas le racisme de la couleur de peau que connaissent les jeunes d'aujourd'hui, mais le racisme social. On était jugé sur sa façon de parler, son attitude, son look. Soudain, j'ai découvert non seulement que le monde était vaste, mais aussi qu'on pouvait me regarder comme une personne. En Italie, j'étais mis sur un piédestal. A 17 ans, je donnais des cours, je me produisais dans des émissions de télévision, je signais des autographes... Dès mon retour en France, je suis retombé dans un bon anonymat bien gras. J'ai fait l'armée et il y a eu NTM.
Dans Le Bal des actrices, de Maïwenn (Le Besco), on a découvert un acteur. Et aussi un autre Joeystarr : Didier Morville [son vrai nom], un gars tranquille s'occupant de son fils.
Maïwenn m'avait vu avec mon gosse. J'ai ce côté Didier, casanier, qui fait les courses et la cuisine. Elle m'a demandé de le jouer dans son film. Cela m'a amené aux Césars. Quand j'y suis allé, je sortais juste du placard. Le film de Maïwenn m'a ouvert des horizons.
Mais le cinéma a finalement toujours gardé un oeil sur vous ?
Oui. Je devais être en classe de quatrième quand Dominique Besnehard m'a branché dans la rue pour passer le casting de Hors-la-loi,le film de Robin Davis [il n'a pas été pris]. Plus tard, j'ai joué un petit rôle dans Taggers, de Cyril Collard. Comédien, c'est un vrai métier. J'ai une estime indéboulonnable pour Gabin, Belmondo, Marielle, Jean Yanne, Lino Ventura, Bourvil... Le bagout de ces grands acteurs français qu'on voyait à la télé m'a poussé à écrire.
Votre deuxième album solo, Egomaniaque(encore inédit) a été entièrement écrit à Fleury-Mérogis. Comment s'est déroulée cette "expérience" ?
Ecrire en prison suspend le temps. J'ai beaucoup travaillé. Une de mes chansons, Jour de sortie, parle du jour d'après ma libération. On te voitest inspiré de ce prof de philo qui a fini au tribunal pour avoir crié : "Sarkozy, je te vois !" C'est un constat de la situation actuelle : le remaniement de la justice, le bouclier fiscal, les traders et cette colère contre le système qui menace l'individu. Je ne crois pas que ma lecture du système ait changé. Sauf qu'avant il fallait claquer dans la gueule. Aujourd'hui, seul le cynisme est payant. Dans un autre titre, Affamé,je raconte que je quitte la piste et m'élève au rang de Dieu : "Mangez ma chair, je suis un guide suprême." Ce genre de textes, faut être enfermé pour les sortir. ça écarte les murs. Quel exutoire ! L'Education nationale devrait inciter les jeunes à tenir leur journal intime.
Antonin Artaud est-il toujours important pour vous ?
Toujours. C'est l'artiste par excellence. Universel. Précurseur. Le premier livre que j'ai lu de lui était Van Gogh, le suicidé de la société. Maria Casarès expliquait qu'elle était avec lui quand il a visité l'exposition Van Gogh : dix minutes montre en main. Après, il s'est enfermé et a écrit ce livre en deux semaines. Pour comprendre l'animal, il suffit de voir le manuscrit de Pour en finir avec le jugement de Dieu : il est couvert de coups de marteau. Dix ans d'hôpital psychiatrique, soigné aux électrochocs, quand même. Ce n'était pas seulement un écorché, il y a une réelle puissance en lui.
Les écorchés paient toujours.
Oui, je suis au courant.
Vous en êtes un ?
Je ne sais pas. C'est normal de donner de sa personne. Sinon, on ne va pas au bout de soi-même.
Vous avez attiré beaucoup d'écorchés dans votre entourage : Françoise Sagan, Guillaume Depardieu, Béatrice Dalle, avec qui vous avez vécu une grande histoire d'amour ?
Des écorchés précieux... Béatrice, c'est un camion. On a fait les 400 coups, on s'est bien amusé, on est allé loin. Mais quand tu essaies de palper l'infini du bout des doigts, il te revient dans la gueule. Enfin, on ne vit qu'une fois...  
Quelle est la signification de ce pseudonyme, Joeystarr ?
A l'époque de l'esclavage, on appelait "Joey" le nègre qui avait le droit de rentrer dans la maison du maître, contrairement au nègre des champs.
Et starr ?
J'ai cohabité avec le graffeur JonOne. Il s'amusait avec ce nom de Joey et rajoutait des superlatifs : Joeytissime, Joeyisme, Joeyssimo. Il a trouvé Joeystar. ça m'a plu. J'ai rajouté un deuxième r.
Pourquoi ?
Pour ringard récidiviste. Regarde le Renoi. Ou... Rrrrrrrrr.






JOEY STARR: APRÈS L'HÔPITAL, LA GARDE À VUE
Le rappeur s'explique sur son affaire de hache

Joey Starr a quitté la chambre pour le poste... de police. Le rappeur de NTM est en effet sorti de l'hopital et s'est rendu au commissariat pour y être placé en garde à vue dans le cadre d'une affaire de violences à la hache.
Joey Starr des prétoires? La vie n'est en effet qu'une lancinante suite d'ennuis, ces temps derniers en particulier, pour le rappeur rendu célèbre par son flow ravageur au sein du goupe NTM. Car, s'il n'est pas encore devant le tribunal le rappeur Joey Starr a, selon nos confrères de RTL, été placé en garde à vue ce jeudi matin à Paris. Il est soupçonné d'être l'auteur de violences, commises juste avant une hospitalisation express, début juin.
Cette soudaine admission en établissement hospitalier avait retardé le placement en garde à vue de Joey Starr. Lequel est donc finalement entendu pour une incroyable affaire d 'agression. Selon ses "victimes", Didier Morville, alias Joey Starr les aurait carrément assaillis à coups de hache! Ces cinq personnes n'auraient dû leur salut qu'à la carrosserie de la voiture dans laquelle elles avaient trouvé refuge. Le seul bouclier qu'elles avaient alors déniché pour se dérober aux prétendues fureurs de Joey Starr après une altercation à proximité d'une boîte de nuit du quartier de la Bastille.
Trouvant l'attitude du rappeur un peu trop tranchante, le quintet de rescapés avait déposé plainte dans la foulée au commissariat du 11e arrondissement de Paris. Pourtant, lorsque les policiiers s'étaient présentés au domicile de Joey Starr, c'était pour apprendre qu'il était déjà reparti, cette fois pour l'hôpital. Les enquêteurs l'ont donc convoqué. Et Joey Starr a obtempéré ce jour en poussant la porte du commissariat ce jeudi pour être placé en garde à vue.
S'il s'avère coupable dans cet énième épisode, Joey Starr enchaînera la série de pétages de plombs qui lui colle à la peau: le 13 février dernier, encore, Joey Starr était condamné à trois mois de prison ferme et 2 000 euros d'amende par le tribunal correctionnel de Paris pour des coups portés à son ancienne compagne. Il a 41 ans, tout de même, ce garçon. Là, il serait temps qu'il fasse une pause, non?
Jeudi 11 juin 2009
//www.gala.fr/l_actu/news_de_stars/joey_starr_apres_l_hopital_la_garde_a_vue_181337







Joey Starr en demie-teinte
24/10/2006

Pas si facile lorsqu'on est un petit blanc comme moi (pas vraiment né en banlieue) de porter un jugement sur un album qui, quoi qu'on y fasse, témoigne d'un "ici et maintenant" toujours exotique. Après l'album solo de Kool Shen (à tort ou à raison la part "raisonnable" du NTM), on attendait de la sortie solo de Joey Starr un déluge de basses et de lyrics éraillés digne d'un album des Sex Pistols écouté au saut du lit. Gare au Jaguarr nous donne raison sur son premier tiers avant de ralentir le rythme et de donner une impression mitigée sur la direction prise par le rugueux Joey. Le départ du Jaguarr (surnom du chanteur) se fait en fanfare avec un "J'arrive" monumental (chargé de basses et d'énergie). Suit un interlude présentant Joey Starr comme un boxeur (la mythologie active : Shen avait appelé son album Dernier Round). Enchaînement parfait : reprise du "Métèque" de Georges Moustaki, qui loin d'être un gimmick marketing est une re-création de génie, ample, magistralement écrite et chantée. Le meilleur titre du disque. Interlude puis "Bad Boy", la chanson qui assassine le pauvre Kool Shen dans une battle d'insultes et de griefs brillante. Comme son ex-comparse, Starr s'y livre d'une manière poignante et sensible tout en gardant sa posture de résistant ultime : c'est beau, ça percute et ça frappe où il faut. A ce sport, son punch et sa voix le laissent sans concurrent français. La production est dynamique, le son puissant et Joey Starr chante comme on l'aime, avec les tripes dans la bouche.  Puis le jaguarr s'égare ou change de registre. Un titre en demie-teinte, un interlude politiquement branlant (et anti-police) assuré pendant 1 minute 20 par le Olivier Besancenot de la LCR, puis une suite de chansons presque expérimentales par rapport à ce que l'on connaissait jusqu'ici de la moitié du NTM. Les titres qui suivent sont plus laborieux même si Starr a le mérite d'explorer des voies originales et de faire une vraie recherche sur la mise en place (basses, séquences rythmiques, petits sons électro, ruptures de rythme, doubles voix...).

La production léchée et le travail sur les chansons ne transcendent pas des titres plus faibles qui sonnent comme des cours d'Education Civique de 6ème (des rimes étranges où l'on mélange légitimité, républicaine, droits et autres notions chères aux néo-rappeurs citoyens). Séquences chiantes et qui auraient mérité un travail d'écriture plus poussé (l'album a été saisi très vite). Quelques vers font mouche mais ce n'est pas suffisant et le propos se dilue. "Chaque seconde" et son message d'espoir ne fonctionnent pas du tout. Starr réussit en bout de piste quelques titres enlevés et inattendus (comme Kool Shen avait fait le retour du baptoo) avec un "Carnival" hilarant, entre les Pogues et un rap de Patrick Sebastien, ou l'excellent "Gare au Jaguarr", décalqué du gorille de Brassens (interdit, si j'ai bien compris). Le chanteur dérape complètement sur "Cigarette piégée" (problème de respiration en essayant de rapper cool), et conclut avec un très bon, lucide et ironique "93 déboule" (je laisse de côté le dernier titre raté).En définitive, Gare au Jaguarr est plus surprenant que réussi. Joey Starr y élargit clairement sa gamme de chanteur et d'auteur, concurrençant par la qualité de son travail sur les sons le meilleur du rap américain (j'ai toujours trouvé que le rap français avait un train de retard dans ce domaine) mais reste plus efficace dans son registre de puncheur du ex-NTM : toutes griffes dehors et la revanche aux lèvres. C'est sur les titres où "il a la dalle", comme il le chante, que Joey Starr est le plus convaincant. Dans ce registre, les six premières plages d'un disque qui en compte 16 forment le meilleur "extended single" de rap français sorti ces 10 dernières années. C'est déjà pas mal.MàJ : complot, rétro-complot ? Joey Starr opressé et ignorant sur les forums de Flu.
Par Benjamin Berton
















09/12/2012
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