Alain YVER

Alain YVER

JOSEF ALBERS

JOSEF ALBERS









http://www.albersfoundation.org/

http://www.dailymotion.com/video/xoyger_josef-albers-en-amerique-du-8-fevrier-au-30-avril-2012_creation








Josef Albers est né le 19 mars 1888 à Bottrop (Allemagne) et mort le 26 mars 1976 à New Haven. Peintre et pédagogue de l'art, Josef Albers enseigna au Bauhaus d'octobre 1923 à avril 1933. Il est considéré comme un des initiateurs de l'art optique, ou Op art.

Biographie
Josef Albers suit une formation d'instituteur de 1905 à 1908 , puis enseigne pendant huit ans. Il mène de front les obligations de son poste d'instituteur et des études à l'Académie royale des Beaux-Arts de Berlin de 1913 à 1915. Il obtient son diplôme d'éducateur artistique. À partir de 1916, il suit des études à l'Ecole des Arts décoratifs de Essen et travaille en outre comme professeur. Puis il étudie auprès de Frantz von Stuck à l'Académie de Munich en 1919 et 1920. Étudiant au Bauhaus de 1920 à octobre 1923, Josef Albers suit le cours préliminaire de Johannes Itten puis installe un atelier de peinture sur verre. Nommé compagnon en 1922, il devient Maître au Bauhaus d'octobre 1923 à avril 1933 et donne les cours de « Théorie des matériaux » et de « Théorie du travail » au premier semestre, la plus importante partie du cours préliminaire dont il devient le directeur officiel en 1928. Il est nommé Chef de l'atelier de menuiserie de mai 1928 à avril 1929. À partir d'octobre, il est chargé du cours de « dessin figuratif » pour les autres semestres. Dans l'enseignement fondamental qu'il assume au Bauhaus, Josef Albers prend pour thèmes la construction et les matériaux, leur apparence et leur représentation. Créateur d'assemblages de verre et de vitraux, ainsi que de projets de typographie, de meubles et d'objets usuels en verre et en métal.
Il quitte l'Allemagne en 1933 pour les États-Unis. Il enseigne pendant quinze ans au Black Mountain College. En 1950, il devient directeur du Departement of Design de l'Université Yale à New Haven jusqu'en 1959. Depuis les années 40, l'orientation principale de son enseignement et de sa peinture se focalise sur l'« effet optique de la couleur ». Ayant généré très probablement une impulsion pour l'avant-garde américaine des années 60 et 70, Josef Albers peut être considéré comme un précurseur de l'Op art.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Josef_Albers












Josef Albers (1888-1976), peintre américain d'origine allemande, artiste graphique, concepteur et professeur influent qui explora les relations des couleurs entre elles dans leurs abstractions géométriques.


Né à Bottrop, en Allemagne, Albers fit ses études à l'Académie royale de Berlin, puis au Bauhaus de Weimar, de 1920 à 1923.
C'est en 1933 qu'il créa sa première série, Clés de sol, représentant dix variations en noir et blanc. À partir de 1947, année où la couleur fit irruption dans son travail, Albers se mit à étudier les phénomènes d'interaction optique entre deux couleurs voisines. Il poursuivit, en la poussant à l'extrême, sa recherche sur les interactions entre les couleurs avec sa célèbre série Hommage au carré (commençée en 1953) : des formes colorées, diminuant de façon calculée, illustrent sa théorie selon laquelle les modifications de placement, de forme et de lumière produisent des changements de couleur. Interaction de couleurs, réalisée en 1963, est un exemple significatif de son travail exploratoire.

http://www.kandaki.com/CM-media.php?cat=1&aut=1







Du 8 février au 30 avril 2012, l'exposition itinérante, Josef Albers en Amérique : peintures sur papier, reflet expérimental et quadrangulaire du Maitre du Bauhaus, s'installe à la Galerie d'art graphique du Centre Pompidou.
 
L'exposition réunit un ensemble d'œuvres préparatoires et d'études, dont les annotations, le travail en série, les essais de couleurs, les vides et les pleins, débordent d'un lyrisme à la fois éthique et esthétique. Il s'agit bel et bien de saisir la démarche constructiviste de l'artiste, de prendre la mesure du caractère expérimental de cette entreprise artistique. Une entreprise artistique marquée par une approche intellectualisée de l'émotion sensible et spatiale, dont les jeunes artistes américains de l'époque, Sol LeWitt, Frank Stella ou encore Donald Judd demeureront emprunts. À l'avant-garde de l'avant-garde des années 60, entre art abstrait et conceptuel, Albers est un pilier de l'histoire de l'art du XXe siècle, et cette exposition, une main tendu vers sa compréhension.
 
La couleur - une respiration et une pulsation de l'intérieur
L'ensemble des œuvres, provenant de la Fondation Anni & Josef Albers et du Museum Quadrat à Bottrop (Allemagne), accorde une large place aux travaux préparatoires pour le célèbre cycle Hommage au Carré, qui occupera l'artiste à partir de 1950 et jusqu'à la fin de sa vie en 1976. Appuyé sur cette quadrature parfaite, l'exposition met en avant cette facette saisissante du travail de recherche conceptuel de l'artiste, fervent partisan d'une expérimentation empirique des couleurs, et donc de la forme. « Un carré, un cercle -n'importe quelle forme élémentaire - ont des qualités propres et donc une expression. Ils agissent et nous obligent à réagir… » 1 Les carrés de Josef Albers suscitent effectivement l'émotion d'une interrogation, à l'assaut d'une vision active du spectateur.  Dans la radicalité du carré s'exprime l'individualité de l'artiste, imposant la naturalité sidérale d'une œuvre vivante, qui respire la couleur. L'harmonie des couleurs, véritable langage de l'artiste,  émeut, à l'image de ses séries Variants et Adobes, limpides et éruptives, qui ouvrent l'exposition.
 1  J. Albers, cité d'après  Elaine de Kooning, « Albers Paints a Picture », dans Art News, vol. XLIX, n°7, novembre 1950, p.40-43, ici P. 41

http://www.admagazine.fr/art/articles/l-hommage-au-carre-de-josef-albers/12726







Josef Albers,
un effet maximum avec un minimum de moyens.


Quelque temps après la magnifique exposition du MOMA de New York consacrée au Bauhaus (voir critique ici), c'est au tour du musée Hirshhorn et jardin de sculpture de Washington de rendre hommage à Josef Albers, étudiant puis professeur au Bauhaus, qui a importé l'influence de cette école allemande aux Etats-Unis.
Né en Allemagne en 1888 et décédé aux Etats-Unis en 1976, Josef Albers a établi un pont entre l'art européen et américain au vingtième siècle. Après des études d'art à Berlin, Essen et Munich, il devient étudiant dans la célèbre école du Bauhaus en 1920. Mais dès 1922, il commence à enseigner le cours préliminaire obligatoire, et est promu au rang de professeur en 1925.
Lorsque l'école ferme en 1933 sous pression du pouvoir nazi, il quitte l'Allemagne pour s'installer au Etats-Unis, où il devient responsable du programme de peinture de l'université aussi célèbre qu'éphémère Black Mountain College en Caroline du Nord. En 1950, il devient responsable de l'école d'art de Yale, où il restera jusqu'à sa retraite.
Alors que Josef Albers est principalement connu pour sa série de peinture Hommage au carré, l'exposition au Musée Hirshhorn retrace l'ensemble de sa carrière. Les salles sont organisées de manière chronologique, les deux dernières étant consacrées à l'influence d'Albers sur l'art américain.
 
1. 2.
L'exposition s'ouvre donc sur les années Bauhaus, avec des dessins et des vitraux magnifiques, rétro-illuminés. Le premier vitrail est réalisé avec des tessons de bouteilles : à la suite de la première guerre mondiale, il fallait se débrouiller avec les moyens du bord. Lorsque l'économie allemande se relève au début des années 20, il commence à utiliser des moyens industriels conformément à l'idéologie du Bauhaus : allier progrès technique et art, et produire de l'art financièrement accessible au plus grand nombre.
La salle consacrée au Black Mountain College montre comment Albers a importé l'influence du Bauhaus aux Etats-Unis. Alors que l'université était en proie à des difficultés financières, il montre à ses étudiants qu'on peut réaliser de l'art avec peu de moyens, comme le montrent les œuvres Leaf Collage (collage de feuilles), réalisés à partir de feuilles mortes. Albers n'impose pas de théorie toute faite, et pense que l'enseignement de l'art est un processus d'apprentissage réciproque entre l'étudiant et le professeur.
La série Hommage au carré occupe la place principale dans l'exposition. Sérigraphies et œuvres originales à l'huile se côtoient. Les huiles sont appliquées au couteau, afin d'uniformiser le résultat. Les formes sobres des carrés et les couleurs vives ressortent très bien sur les sérigraphies, presque mieux que sur les originaux, permettant ainsi à Albers d'atteindre son objectif de produire de l'art bon marché et accessible.
Une des salles les plus intéressantes est consacrée à l'ouvrage écrit en 1963 par Albers, The Interaction of Colors (L'interaction des couleurs), une théorie quasi-scientifique des couleurs, qui résume l'aspiration de toute sa carrière : montrer que les couleurs n'ont aucune valeur intrinsèque, mais dépendent de leur interaction. S'opposant ainsi à Kandinsky, son collègue du Bauhaus, Albers a développé une sorte de théorie de la relativité des couleurs. Non, le rouge n'évoque pas la passion. Non, le vert n'est pas la couleur de l'espoir.
Pour le prouver, il propose des exercices très simples. Demandez à 50 personnes de visualiser la couleur rouge, vous aurez 50 nuances de rouge différentes. Même si vous précisez une couleur que tout le monde pense connaître, le rouge d'une bouteille de coca-cola, chacun en aura une perception différente. A titre personnel, je me suis toujours posé la question de l'influence du langage : la langue russe possède un très grand nombre de variantes de la couleur bleu : cela signifie-t-il que les Russes perçoivent plus de nuances de la couleur bleu ? Où avons-nous simplement moins de mots à appliquer sur des nuances que nous percevons ?
Albers nous propose de voir les couleurs ; voir avec un grand V, le voir de la Weltanschauung. Un des exercices les plus frappants montre qu'une même bande de couleur est interprétée différemment par l'œil selon la couleur de l'arrière-plan : Jaune pâle sur un fond violet, marron clair sur un fond jaune. Ces exercices ouvriront la voie au mouvement Op Art (art cinétique) des années 60.
L'exposition se conclut sur deux salles montrant l'influence d'Albers sur ses prestigieux élèves : Kenneth Noland, Richard Anuszkiewicz, Eva Hesse. Rauschenberg considère Albers comme le meilleur professeur qu'il n'ait jamais eu : l'influence de celui est très visible sur une des deux œuvres exposées. La dernière salle s'achève avec une œuvre en 3D, des carrés en métal doré et plastique rose de Donald Judd.
A noter, Cy Twombly, qui vient de réaliser une œuvre pour le Louvre (un plafond pour le Salon des Bronzes), était également un élève d'Albers.
Isabelle Spicer

http://isabellespicer.blog.lemonde.fr/2010/04/10/derniers-jours-de-lexposition-josef-albers-au-musee-hirshhorn-de-washington/







Josef Albers en amérique

Introduction
L'exposition que consacre le Centre Pompidou à Josef Albers célèbre le triomphe de la couleur. En réunissant plus de 80 oeuvres, dont certaines rarement exposées, l'exposition retrace le parcours artistique préfigurant la série des "Hommage au Carré". Qu'il s'agisse d'esquisses préparatoires ou de compositions abouties, toutes soulignent le rôle majeur du théoricien de la couleur dans l'histoire de l'art moderne et contemporain. "Une couleur n'est jamais vraiment perçue telle qu'elle est d'un point de vue physique. Cela a pour conséquence que la couleur est le médium le plus subjectif dans l'art." Josef Albers.

Présentation de l'exposition,
par Jonas Storsve, conservateur du cabinet d'art graphique, musée national d'art moderne, commissaire de l'exposition

Au moment où, en Allemagne, le Bauhaus est dissous en 1933 sous la pression du régime nazi – le mouvement avait dû quitter Dessau pour Berlin en 1932 après la suppression des subventions municipales –, Josef Albers et son épouse Anni deviennent professeurs au Black Mountain College en Caroline du Nord aux États- Unis. L'idée d'engager le couple d'artistes allemands pour enseigner dans cette école expérimentale qui formera les plus éminents créateurs américains de la seconde moitié du 20e siècle, revient à l'architecte Philip Johnson. Il avait visité le Bauhaus de Dessau dès 1927 en compagnie du légendaire directeur du MoMA (Museum of Modern Art, New York) Alfred H. Barr au cours d'un voyage en Europe. En tant que membre de la société des amis du Bauhaus, Johnson était informé des problèmes et des pressions politiques que subissait l'institution d'avant-garde européenne. Dès que la nouvelle de la fermeture de la célèbre école atteignit les États-Unis, il mit tout en oeuvre pour permettre à Josef et Anni Albers de quitter l'Allemagne. Le 24 novembre 1933, ils débarquèrent du paquebot Europa à New York. 

L'exposition consacrée par le Centre Pompidou à Josef Albers raconte une partie de cette histoire, autour de ses études peintes à l'huile sur papier. Ces esquisses précèdent les peintures sur toile réalisées par Albers pendant ses années américaines, dont les « Hommages au carré », que l'artiste entame en 1950 et qu'il poursuit jusqu'à son décès en 1976. Dans cette série, dont le Centre Pompidou conserve six peintures, Albers fait triompher la couleur seule. L'exposition présente quatre-vingts oeuvres. Certaines sont essentiellement des essais de couleurs, du monochrome au dégradé de couleurs sur des petits bouts de papier. D'autres sont des grandes compositions très abouties et proches de l'oeuvre définitive. Certaines portent des inscriptions qui éclairent le travail d'Albers, l'un des grands théoriciens de la couleur dans la seconde moitié du 20e siècle. 

L'importance de Josef Albers dans l'histoire de l'art contemporain est majeure. Après les années au Black Mountain College, que le couple quitte en 1949, Josef Albers est nommé chef du département de design à l'Université de Yale dans le Connecticut : il aura parmi ses étudiants Eva Hesse ou encore Ad Reinhardt. Sans son enseignement et son travail, les grands minimalistes américains, Sol LeWitt, Donald Judd ou même Dan Flavin – qui lui rend hommage avec une oeuvre lumineuse l'année suivant sa mort – n'auraient pas su investir et travailler le territoire artistique de la couleur comme ils l'ont fait. Ce lien entre l'Europe et l'Amérique, entre deux générations d'artistes, se trouve brillamment illustré dans le nouvel accrochage du Musée d'art moderne de Vienne : en face d'un lumineux « Hommage au carré » d'Albers est accrochée une sculpture murale monochrome de Donald Judd, et la filiation saute aux yeux !

http://www.franceculture.fr/evenement-josef-albers-en-amerique



28/05/2013
0 Poster un commentaire

A découvrir aussi


Ces blogs de Photo & Vidéo pourraient vous intéresser

Inscrivez-vous au blog

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 2 autres membres