Alain YVER

Alain YVER

JOSEPH SUDEK

JOSEPH SUDEK




//www.photography-now.net/josef_sudek/portfolio1.html

//www.photoliens.eu/Liens/Photographie/Histoire/histoire-1.php

//www.galeriebasiaembiricos.com/basia-86-156-Joseph_Sudel

//www.andrewsmithgallery.com/exhibitions/josefsudek/


Josef Sudek est un photographe tchèque (du temps de la Tchécoslovaquie), né le 17 mars 1896 à Kolín, en Bohême (alors intégrée à l'Autriche-Hongrie), et décédé le 15 septembre 1976, à Prague.


Biographie

Son père (peintre en bâtiment) meurt alors que le futur photographe a trois ans. A l'âge de quatorze ans, il part à Prague pour un apprentissage où il apprend la reliure. Il photographie en amateur dès 1913. Il accomplit son service militaire à Kada®æ (Kadan) en 1915 et part ensuite pour le front italien armé de son appareil photographique. Il revient amputé du bras droit à cause d'une grenade, il devient alors photographe après avoir étudié la photographie pendant deux à Prague à l'école des arts graphiques de 1922 à 1923 avec Jaromir Funke. Sa pension d'invalidité lui laisse la possibilité de se consacrer à la photographie d'art et dans les années 1920 il travaille dans un style pictorialiste. En 1924, poussé par un club de photographie local, il devient le co-créateur de la Société Photographique de Prague (PraÏskou fotografickou spoleãnost). En 1927 il lance son propre studio[1]. Il photographie les mutilés de guerre, la restauration de la Cathédrale Saint-Guy de Prague et voyage deux mois en Italie.

De 1927 à 1936, il réalise des portraits, des reportages et des paysages pour la maison d'édition dp (DruÏstevní práce) dans les locaux de laquelle il organise sa première exposition personnelle en 1932. Il expose ensuite à plusieurs reprises à Prague. En 1933, il prend part à l'exposition La photographie sociale.

Durant la seconde guerre mondiale et après, Sudek créa des paysages de nuit de Prague, photographia les paysages boisés de Bohème et la fenêtre en verre qui menait à son jardin (les fameuses séries La fenêtre de mon Atelier). Il poursuivit en photographiant l'intérieur encombré de son studio (les séries Labyrinths).

A partir de 1940, il adopte l'appareil grand format (30x40 cm), utilise la caméra panoramique Kodak (1894, 10 x 30 cm). En 1954, il obtient le Prix de la ville de Prague et en 1961, le titre d'artiste émérite par le gouvernement tchèque.

Il sera exposé à l'Ouest, pour la première fois, en 1974, à la George Eastman House, et publiera 16 ouvrages au cours de sa vie. Appelé le "poète de Prague", Sudek resta célibataire et fut une personne timide et solitaire : il n'apparut jamais aux vernissages de ses expositions et peu de gens figurent dans ses photos[2]. En dépit des privations de la guerre et du communisme, il constitua une collection renommée d'enregistrements de musique classique.

Plus de 130 de ses œuvres sont passées en vente publique au cours des 20 dernières années pour des prix allant de quelques centaines d'euros[3] jusqu'à plus de 85 000 € lors d'une vente aux enchères chez Sotheby's en avril 2007[4]. Sotheby’s a obtenu un record mondial pour cet artiste en novembre 2010 à Paris avec le tirage pigmentaire d'époque Sans titre (Etude de nature-morte), 1952, vendu 300 750 €.








L’œuvre de Joseph SUDEK est tout aussi singulière. Condamné par les rigueurs de l’occupation allemande à l’intimisme, il redécouvre la photo pure qui exige, comme le réclamait déjà Stieglitz en 1921 « un maximum de détails pour un maximum de simplification ». Il continuera de pratiquer durant près de trente ans, dans les conditions les plus difficiles une photographie pure qui, mieux qu’aucune autre, témoigne du passage des saisons dans les jardins de Prague et de l’accumulation des objets dans l’atelier du photographe. Photographie sans retouche et sans agrandissement dont l’homme est quasiment absent et dont le sujet n’est pas l’objet photographié mais la lumière, l’ambiance, l’instant un moment arrêté. Fenêtres qui s’ouvrent non sur la ville ou sur un paysage, mais deviennent le filtre de l’imagination poétique.

A travers ces multiples cheminements s’inscrit la vitalité et l’originalité de la création tchèque. Le choix que nous avons pu faire très librement dans les riches collections du Musée des Arts Décoratifs de Prague et de la Galerie Morave de Brno, ne constitue qu’une première étape vers une meilleure connaissance de cette « face cachée » de l’Europe qui un jour peut-être se révélera.


19/10/2011
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