Alain YVER

Alain YVER

JR

JR






ses sites

http://jr-art.net/

http://www.jr-art.net/home/

http://www.28millimetres.com/


JR

JR photographie, agrandit et colle les portraits de gens ici et là dans le monde. Son œuvre n'est pas plus la photo que la colle, elle est ce qui se produit avec les habitants des lieux où il colle ses images. Et ce qui se produit est extraordinaire. Favella de Rio, train et bidonville de Kibera, mur Palestine-Israël... En octobre 2009, la mairie de Paris lui a donné à "coller" l'île Saint-Louis.

JR autofinance entièrement ses installations. Les collectionneurs peuvent en effet acquérir les photos de ses photos, à la manière de Christo, et il est aujourd'hui l'un des artistes français les plus cotés internationalement. Dans le cadre de La Recherche de l'Œuvre, Louis Roederer présente la vidéo de l'exposition sur son site.





http://fr.wikipedia.org/wiki/JR_(artiste)

JR, né le 22 février 1983[1], est un artiste contemporain français. Il expose ses photographies en noir et blanc dans la rue, qu'il qualifie de « plus grande galerie d'art au monde »[2].« Artiviste urbain », comme il se qualifie lui-même, JR tend à amener l'art là où une confrontation brute, sans références, est encore possible[3]. Son travail mêle l’art, l’action, traite d’engagement, de liberté, d’identité et de limites[4].

Biographie

Après avoir trouvé un appareil photo dans le métro parisien, il parcourt l'Europe à la rencontre de ceux qui s'expriment sur les murs[5]. Puis il s'interroge sur les limites verticales, les murs et les façades qui structurent les villes[4]. Observant les gens qu'il rencontre et écoutant leur message, il colle leurs portraits dans les rues, les sous-sols et sur les toits de Paris.

Entre 2004 et 2006, il réalise Portrait d’une génération, des portraits de jeunes de banlieue qu’il expose, en très grand format. Ce projet illégal devient officiel lorsque la mairie de Paris affiche les photos de JR sur ses bâtiments[6]. Dès ces premiers projets, l'artiste affirme vouloir amener l'art dans la rue : « Dans la rue, je touche des gens qui ne vont jamais au musée. »[7]

Il participe en 2005 au long-métrage de Kim Chapiron (Kourtrajmé) Sheitan avec Vincent Cassel, en tant que photographe officiel du film[8]. Période où il rencontre Shepard Fairey, Blu, Zevs, Blek le Rat, Influenza, The London Police en autres, pour réaliser un reportage sur les activistes urbains internationaux[9].

En 2007, avec Marco[10] il réalise Face 2 Face, « la plus grande expo photo illégale jamais créée »[11]. JR affiche d’immenses portraits d’Israéliens et de Palestiniens face à face dans huit villes palestiniennes et israéliennes et de part et d’autre de la barrière de sécurité. Dès son retour à Paris il colle de nouveau ces portraits dans la capitale. Pour l'artiste; cette action artistique est avant tout un projet humain : « Les héros du projet sont tous ceux qui, des deux côtés du mur, m'ont autorisé à coller sur leur maison »[12].

En 2008, JR part pour un périple international à l'occasion de Women are Heroes, un projet dans lequel il souligne la dignité des femmes qui sont souvent les cibles de conflits[13].

JR se définit comme un « artiviste urbain »[14], il crée un art infiltrant qui s’affiche sur les immeubles des banlieues parisiennes, sur les murs du Moyen-Orient, sur les ponts brisés d’Afrique ou dans les favelas au Brésil et actuellement à Shanghaï sur des bâtiments voués à la destruction, dans le cadre de son projet "Les Sillons de la ville". En septembre 2010, sur invitation du Festival Images (Vevey - Suisse), JR marque un tournant; pour le projet UNFRAMED, pour la première fois de son parcours artistique, JR n'utilise pas ses propres photographies mais celles de la grande histoire de la photographie. Lors des actions de collage, les communautés participent au processus artistique. Au Brésil par exemple, des enfants se transforment en artistes pour une semaine[15]. Dans ces actions artistiques, aucune scène ne sépare les acteurs des spectateurs[16].

Après avoir été exposées dans les villes mêmes dont sont originaires les sujets de JR, les images voyagent de New York à Berlin, d'Amsterdam à Paris[17] et chacun peut les interpréter à la lumière de ses propres expériences[4]. L'anonymat de JR, et l'absence d'explication accompagnant ses immenses portraits grimaçants, lui permet de laisser un espace libre pour une rencontre entre un sujet/acteur et un passant/interprète, ce qui constitue l'essence de son œuvre[18].

Le 20 octobre 2010, JR se voit décerner le prix TED pour l'année 2011 pour lequel il reçoit une bourse de 100 000 dollars assortie de « Vœux pour changer le monde ».

Réception critique

Le 15 juillet 2010, lors d'une émission de Radio à San Diego en Californie, l'artiste Shepard Fairey affirme : « JR est actuellement l'artiste de rue le plus ambitieux »[19].

Le journal Le Monde décrit son travail comme « révélateur d'humanité »[20].

Fabrice Bousteau le présente comme « celui que l'on nomme déjà le Cartier-Bresson du XXIe siècle »[21].
Projets - 28 Millimètres[modifier]

JR ne se considère « ni comme street artiste, ni comme photographe »[21]. Pour faire ses projets, il utilise la photo mais aussi la vidéo, l’impression sur papier ou sur bâche, les espaces urbains, l'édition et surtout le lien social[22]. « J’aimerais amener l’art dans des endroits improbables, créer avec les communautés des projets tellement grands qu’ils forcent le questionnement. Tenter dans les zones de tensions comme le Moyen Orient ou le Brésil qui sont fortement médiatisées, de créer des images qui offrent d’autres points de vue que celles, réductrices, des médias globalisés. »[21]
Portrait d'une génération[modifier]

Le projet Portrait d'une génération constitue la première étape du projet 28 Millimètres. Suite à une première exposition sauvage sur les murs de la Cité des Bosquets, JR s'installe en plein cœur de ce quartier et de la cité voisine de la Forestière à Clichy-sous-Bois[23], épicentres des émeutes de 2005 dans les banlieues françaises. Rapidement les premiers portraits sont exposés sur les murs des derniers quartiers populaires de la capitale, dans l'est parisien. Ces images provoquent le passant, dans le sens où elles questionnent la représentation sociale et médiatique d'une génération que l'on ne saurait voir qu'aux portes de Paris[23],[24].

Face2Face

Le projet Face2Face[25] tente de montrer qu'au-delà de ce qui les sépare, Israéliens et Palestiniens se ressemblent suffisamment pour pouvoir se comprendre. JR — à la photo — et Marco — à la plume — entreprennent de réaliser, sans autorisation[26] un projet artistique participatif pour dépasser les clichés et les préjugés. Des hommes et des femmes Israéliens et Palestiniens, exerçant le même métier, acceptent ainsi de pleurer de rire, de crier ou de grimacer devant l'objectif de JR. Les portraits réalisés sont collés face à face, dans des formats monumentaux des deux côtés du mur de séparation et dans plusieurs villes alentours.

Ce projet se veut une démonstration en images que l'art et le rire peuvent ensemble faire reculer les préjugés[11].

Le film Faces réalisé par Gérard Maximin sur l’action menée au Moyen Orient par JR et Marco obtient par la suite de nombreux prix.

Women are Heroes

Pour ce projet, JR s'introduit dans des lieux fantasmatiques, ceux qui sont présentés à la télévision lorsqu'il s'y produit des événements violents, dont on s'approche parfois mais qui ne font partie d'aucun circuit touristique[4]. Women are Heroes présente des femmes qui côtoient parfois la mort, qui passent du rire aux larmes, des femmes généreuses qui n'ont rien et qui le partagent, qui portent un passé douloureux et l'envie de construire un avenir heureux. En cherchant ce qui est commun dans leur regard, JR tente de se rapprocher de ce qui est universel : l’humain[4]. Ce projet lui permet de tenir la promesse qu'il a faite à ces femmes : faire voyager leur histoire[4],[27].

Los Surcos de la Ciudad

Le Projet Los Surcos de la Ciudad (Les sillons de la ville) constitue le témoignage de la rencontre entre JR, la ville de Carthagène et ses habitants les plus âgés, qui incarnent la mémoire de la ville, marquée par les cicatrices de l'histoire, son expansion économique et les mutations socioculturelles. En rencontrant et en photographiant « les anciens » pour coller leurs portraits sur les murs, JR a imaginé leurs rides, les sillons sur leurs visages, comme les marques du temps, des traces de la vie qui se confondent avec l'histoire de la ville[28].

Ces personnes âgées sont pour lui le témoignage vivant d'une ville qui change plus vite qu’ils ne vieillissent eux-mêmes. Chacune de leurs rides et chaque jour passé sont, selon lui, inscrits dans les immeubles, dans les rues, dans les visages de ce vieux Carthagène qui offre une architecture hétéroclite et divisée[28].

En 2010-2011, le projet « The Wrinkles of the city » (Les sillons de la ville) s'étend à Shanghaï, en Chine, dans le cadre de la Biennale d'art contemporain au Musée des Beaux Arts. Puis à Los Angeles, aux Etats-Unis, dans le cadre de la conférence TED à Long Beach.

Unframed

En septembre 2010, sur invitation du festival Images de Vevey en Suisse, JR se confronte à l'histoire de la photographie. Pour la première fois de son parcours artistique, JR n'utilise pas ses propres photographies mais des séries tirées des collections du musée de l'Elysée de Lausanne. Après avoir obtenu les droits des différents ayant-droit, JR agrandit des photos de Robert Capa, Man Ray, Gilles Caron ou Helen Levitt et les applique sur des façades de bâtiments de la ville. La démarche mêle réinterpretation et recontextualisation d'icônes de l'histoire de la photographie. La pièce maîtresse de ce nouveau projet urbain de JR reste un minaret de quelques 50 mètres de haut, révélé à la population suisse exactement une année après une votation populaire ayant mené à l'interdiction de construction de minaret sur le territoire du pays. Le festival Images est spécialisé dans la photographie monumentale en plein air.
Inside Out[modifier]

Le 2 Mars 2011, JR fait son discours à Long Beach à la conférence du TED Prize dont il a reçu "Un voeu pour changer le monde", qui lui donne la possibilité d'imaginer et de mettre en place un projet artistique à grande échelle[29]: « Inside Out est un projet artistique participatif à grande échelle qui transforme les messages sur l’identité personnelle des gens en une œuvre artistique. En utilisant des portraits photos en noir et blanc, chacun peut faire découvrir, révéler et faire partager les histoires tues et les images de gens à travers le monde. Les photographies numériques mises en ligne sur le site insideout, seront imprimées en format affiche et renvoyées aux participants de ce projet pour qu’ils les collent et les exposent dans leur propre communauté. Tout le monde peut participer, que vous soyez seul ou en groupe ; les affiches peuvent être collées n’importe où, d’une image isolée à la fenêtre de votre bureau jusqu’au mur rempli de portraits d’un bâtiment abandonné ou d’un stade. Ces expositions seront documentées, archivées et consultables en ligne. Je vous souhaite de défendre ce qui est important pour vous en participant à un projet d’art global, et ensemble, nous retournerons le monde…inside out. » JR, Long Beach, Californie, USA, 2011[30].

Long métrage

JR oriente le projet Women are Heroes vers le cinéma en réalisant un long métrage[31] constitué d’images de la mise en œuvre des photos. À travers ce film documentaire, l'artiste montre l'installation de ces portraits de femmes dans les espaces urbains et la réaction des habitants.

Il explique que « ce film rassemble les images et les paroles des femmes rencontrées, des flux de vies et d’expériences pour créer par le biais de l’art une autre réalité que celles des médias »[21].

Ce premier long métrage est co-sélectionné avec la sélection officielle du Festival de Cannes 2010[32]. Il est représenté au cours de la Semaine de la critique, en compétition pour la Caméra d’Or[33].



NOTES

   1. Å™ Notice d'autorité [archive] de la Bibliothèque nationale de France.
   2. Å™ La plus grande galerie d'art au monde, propos extraits d'une interview de l'artiste diffusée sur France 2 au journal de 13H00, le 20 juillet 2009 (interview complète [archive]).
   3. Å™ Propos extraits du livre Design&Designer sorti en 2010 aux éditions Alternatives, préfacé par François Hébel
   4. Å™ a, b, c, d, e et f Propos extraits de l'ouvrage Women are Heroes publié aux éditions Alternatives en 2009 (ISBN 9782862276137).
   5. Å™ Propos extraits de l'ouvrage Carnet de rue, publié aux éditions Free Presse, 2005 (ISBN 2915573018).
   6. Å™ Propos extraits d'une interview de l'artiste sur France 2 au journal de 13H00 le 6 aout 2007 (vidéo complète [archive]).
   7. Å™ Propos extraits de l'article Déclic Urbain publié dans L'Express, semaine du 17 au 23 novembre 2005, n°2837
   8. Å™ http://www.sheitan-lefilm.com [archive]
   9. Å™ www.jr-art.net
  10. Å™ Marc Berrebi dit Marco contribue en collaboration avec JR, à la réalisation du projet Face2Face au Moyen Orient (Entretien avec Marco [archive]).
  11. Å™ a et b Propos extraits de l'ouvrage Face2Face publié aux éditions Alternatives en 2007 (ISBN 9782862275277).
  12. Å™ Propos extraits de l'article JR s'affiche à Paris publié dans L'Express le 15 novembre 2007 Article complet. [archive]
  13. Å™ Propos extraits d'un reportage fait au sujet du travail de l'artiste dans la favela Moro da Providencia à Rio de Janeiro au Brésil. Diffusée sur TV5, le 25 septembre 2008 (Reportage complet [archive]).
  14. Å™ Propos extraits de l'essai Avis à la population ! rédigé par Christian Caujolle et publié dans l'ouvrage Women are Heroes paru aux éditions Alternatives en 2009 (ISBN 9782862276137).
  15. Å™ Propos extraits d'une interview de l'artiste diffusée sur TV5 le 20 juillet 2009 (Interview complète [archive]).
  16. Å™ Propos extraits de l'essai Art Participatif rédigé par Christian Caujolle et publié dans l'ouvrage Women are Heroes paru aux éditions Alternatives en 2009 (ISBN 9782862276137).
  17. Å™ Article « L'île saint-louis nous regarde » publié dans Libération le 24 octobre 2009 (Article complet [archive]).
  18. Å™ Propos expliqués lors d'une interview de l'artiste au journal de 13H00 sur France 2, le 6 août 2007 (Interview complète [archive]).
  19. Å™ « I think at this point JR is the most ambitious street artist working » Propos extrait d'une interview sur KPBS [archive], la radio de San Diego avec JR, Shepard Fairey et Pedro Alonzo pour l'exposition du Musée d'art Contemporain de San Diego (MCASD [archive]interview complète [archive]), le 15 juillet 2010).
  20. Å™ Propos extraits de l'article « JR : les femmes vues du ciel », publié dans Le Monde, le 1er octobre 2009 (article complet [archive]).
  21. Å™ a, b, c et d Fabrice Bousteau, « Entretien avec JR », dans Beaux Arts Magazine, octobre 2009 (ISBN 07572271)
  22. Å™ Propos extraits de l'essai Dans la tradition du portrait, rédigé par Françoise Docquiert et publié dans l'ouvrage Women are Heroes, paru aux éditions Alternatives en 2009 (ISBN 9782862276137).
  23. Å™ a et b Propos extraits de l'ouvrage Portrait d'une génération publié en 2006 aux éditions Alternatives (ISBN 2862275026).
  24. Å™ 28 millimètres – Portraits d’une Génération (2006) [archive].
  25. Å™ 28 millimètres – Face2Face, Israelis and Palestinians – Portraits of twins brothers (2007) [archive].
  26. Å™ Affichage sauvage, propos extraits de l'article « Photo-Sniper » paru dans le numéro Spécial à coller de Libération le samedi 17 novembre 2007 (n° 8252) (article complet [archive])
  27. Å™ 28 millimètres – Women are Heroes (2008) [archive].
  28. Å™ a et b Propos extrait d'une interview des habitants de Carthagène ayant participé au projet Los surcos de la ciudad en 2008 (vidéo du projet [archive]).
  29. Å™ http://www.tedprize.org/jr-2011-ted-prize-winner/ [archive]
  30. Å™ texte provenant de la conférence du TED Prize le 2 Mars 2011 à Long Beach, Los Angeles, USA, http://www.clarkmagazine.com/news/ted-prize-le-voeu-de-jr/ [archive]
  31. Å™ Extrait du film Women are Heroes (2010) [archive].
  32. Å™ Liste des Longs métrages en compétition pour la Caméra d'Or (Cannes 2010 [archive]).
  33. Å™ Première mondiale du film Women are Heroes (Semaine de la critique, Cannes 2010 [archive]).




01/12/2011
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