Alain YVER

Alain YVER

JULIEN GUIOMAR

JULIEN GUIOMAR





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Julien Guiomar est un acteur français, né le 3 mai 1928 à Morlaix, dans le Finistère.

Après avoir envisagé de suivre une carrière de dentiste comme son père, il opte pour des cours de comédie avec Pierre Renoir, puis René Simon rue Blanche. Il participe à l'aventure du TNP avec Jean Vilar pendant cinq années. Il tourne plusieurs films avec Philippe de Broca qui sait bien utiliser son côté extravagant. Son colonel grec de Z est remarquable de brutalité, de même que ses personnages de La voie lactée et La fiancée du pirate. Ses rôles comiques vont de la pantalonnade (La moutarde me monte au nez, Les Ringards, L'Aile ou la Cuisse, où il incarne l'inoubliable Jacques Tricatel), aux rôles plus élaborés (L'incorrigible).

Son activité théâtrale exigeante a toujours été menée en parallèle avec les tournages.









Julien Guiomar quitte la Bretagne pour suivre des études à Paris.

Il envisage un court moment de devenir dentiste comme son père, mais s'inscrit finalement au cours de Pierre Renoir, à l'école de la rue Blanche, puis au cours de René Simon. Il apprend le métier d'acteur au théâtre, notamment au Théâtre National Populaire, où il joue une trentaine de pièces en cinq ans, sous la direction de Jean Vilar.
Carrière au cinéma

Julien Guiomar incarne généralement des rôles qui font appel à son physique imposant et à sa voix de ténor. Ni vedette ni second rôle, il est particulièrement efficace dans les emplois de salaud. Il débute sa carrière cinématographique tardivement avec Le Chevalier de Maison-Rouge (1963) de Claude Barma. Il poursuit en 1966 avec Toutes folles de lui de Norbert Carbonnaux et tourne plusieurs films par an. Ses premiers longs métrages ne sont pas plébiscités par le public. Le Roi de coeur (1966) de Philippe de Broca et Ballade pour un chien (1967) de Gérard Vergez et René Allio n'attirent que peu d'amateurs. En 1968, il participe à son premier grand film. Costa-Gavras lui offre un rôle majeur dans Z où, au côté d'Yves Montand, il incarne un assassin. Le cinéma lui donne à plusieurs reprises ce type de personnage. Son talent s'affine dans La Voie lactée (1968) de Luis Buñuel et dans La Fiancée du pirate (1969) de Nelly Kaplan. Il commence à être reconnu du public. Claude Zidi le dirige dans des films comiques à succès (La Moutarde me monte au nez, 1974 ; L'Aile ou la cuisse (1976). Julien Guiomar se distingue aussi dans des longs métrages plus difficiles, et notamment dans Décembre (1972) de Mohamed Lakhdar-Hamina.
Autres activités

Julien Guiomar n'a jamais cessé de jouer au théâtre, en France et dans les pays de l'Est. En 1963, il interprète Quatre-vingt-treize, une pièce mise en scène par Alain Boudet, diffusée également à la télévision. En 1976, il nous offre une prestation inoubliable dans Le roi des cons de Wolinski.
Ouvrages








Julien Guiomar, une "crapule sympathique"

On  l'a vu passer dans plus de 80 films au cinéma et dans de nombreux téléfilms avec son air de "sale type". Oh, vous devez le reconnaître: Julien Guiomar, acteur d'origine bretonne né en 1928 et dont la présence sur les écrans me manque de plus en plus. Faut-il dire que son âge d'or se situe dans les années 70 et 80? On se souvient de lui dans " La Horse" en flic désabusé ou dans la peau d'un escroc emmerdant avec "Les deux crocodiles" mais les spectateurs se souviennent surtout de Jacques Tricatel face à Charles Duchemin dans "L'aile ou la cuisse". Un emploi de personnage ignoble qui lui allait comme un gant un an avant le rôle du médecin épris d'Annie Girardot au milieu de "La zizanie". Julien Guiomar a marqué des générations de cinéphiles avec ses compositions inquiètantes. Sa tête alliée surtout avec son talent lui permettent de se rendre très vite antipathique au bout de quelques minutes de projection. Je me souviens aussi de ce rôle de commissaire dégueulasse qui fait tabasser le pauvre Coluche par ses acolytes. C'était pour "Inspecteur la bavure". Il y a eu aussi "Les ripoux" qu'il n'a pas voulu rejouer laissant la place à Michel Aumont. Julien Guiomar a joué de nombreuses fois ces dernières années pour la télévision. Sur les planches où il a pourtant débuté, on ne le voit plus guère. Dommage car c'est un excellent "second couteau" à qui il faudrait donner un premier rôle dans une belle distribution. Il serait temps!









Julien Guiomar: un Breton amarré en terres agenaises.

Notre région devient la terre de prédilection d'artistes vivant hors des sentiers battus. Celui-ci vit ses vacances dans les environs de Villeréal, dans le Lot-et-Garonne, où il a restauré une vieille maison de pierre. La lecture, la marche, la musique occupent son temps de loisirs.

Il a une voix qui porte loin. Une voix à faire résonner des textes tragiques dans une arène. « Que voulez-vous? D'autres ont une belle petite gueule, moi j'ai une voix. »

De la gueule pourtant, il en a, Julien Guiomar. De la prestance aussi et un franc parler. Ce diable d'homme aura tourné avec tout ce que le cinéma français compte de cinéastes à succès: Louis Malle dès son deuxième film « Le Voleur » où il incarne un curé, un rôle qui va lui coller à la peau. Et puis sont venus De Broca, Deray, Zidi, Companeez, Téchiné, Lautner, Chabrol, Poiré, Arcady et même Gainsbourg, enfin le grand Bunuel qui lui donna pour « La voie lactée » un autre rôle de curé. Mais pouvait-il refuser? Les curés incarnés par Guiomar ont d'ailleurs toujours des allures d'archevêque. Comment n'auraient-ils pas eu l'aval d'un esprit aussi sacrilège que celui de Bunuel?

Si Julien Guiomar a dans la vie l'allure et le geste du théâtre, il le doit précisément à ses tournées, pendant cinq ans, du TNP de Jean Vilar. En route et au terme de trente ans de bons et loyaux services scéniques, il n'aura ni usé ses cordes vocales, ni sa faconde, ni son pouvoir d'indignation.

« C'est vrai que si j'avais moins dit ce que je pensais... ».

Il laisse deviner la suite. Et le comédien de talent qui a marqué tous ses personnages, même secondaires, de sa forte personnalité, de son inimitable pouvoir de caricature et d'ironie, laisse affleurer quelque nostalgie. L'été venu, la haute et rassurante silhouette de Julien Guiomar hante les environs de Villeréal, en Lot et Garonne. La maison, « sa » maison, est comme lui: elle est ample et elle a de secrètes beautés.

Ce fin goûteur et diseur de textes aime relire et Céline et Balzac. Mais dans sa bibliothèque, au deuxième étage, on trouve aussi bien les livres de Boudard, de John Fante que de William Boyd.
Très mauvais au collège

C'est presque vingt ans après ses premiers films que le succès est venu pour lui, avec « Les Ripoux » de Claude Zidi un metteur en scène « que les intellos ont d'abord snobé » et qui lui avait donné un rôle de méchant dans « L'aile ou la cuisse. »

Les souvenirs de plateau de Julien Guiomar sont - on le devine -, nombreux, mais ce Breton à l'apparence imposante, et à la verve sardonique, est en fait un homme discret.

Fils de dentiste « monté » à Paris de son Finistère natal - « la partie la plus rude de la Bretagne » dit-il non sans fierté - pour étudier la comédie au cours Simon, son expérience du métier se limitait alors aux comédies jouées au collège. « Nous étions très mauvais. » La flatterie n'est pas son fort.

Mais on sait, pour peu qu'on soit cinéphile, que Julien Guiomar est, depuis, devenu un comédien d'envergure qui, sans tomber dans l'outrance, sait donner le ton juste de la caricature.

On ne s'étonnera pas qu'il se soit bien entendu et avec Louis Malle - « un homme qui avait l'élégance de savoir faire oublier sa fortune familiale » - et avec Bunuel, l'Aragonais, un homme courtois mais déterminé à n'en faire qu'à sa tête: « C'était un auteur, donc tout devait aller dans le sens qu'il souhaitait. A quelques minutes du tournage, je l'ai entendu faire refaire tout le travail de son chef éclairagiste, sans hausser le ton. En revanche, c'était un économe de la pellicule. Avec lui, la part d'improvisation était réduite. »

Comment Julien Guiomar a t-il amarré sa barque au Lot-et- Garonne? « Ma première rencontre avec le pays s'est faite à Sarlat, en Dordogne où je venais jouer Falstaff, sur cette place magique qui était fermée à la circulation et vouée entièrement au théâtre... Et puis je suis venu tourner dans la région avec des Canadiens. Ma femme et moi avons été séduits par le paysage, les gens, le climat. A l'époque, les mois de juillet étaient de vrais mois de juillet. Nous avons sympathisé avec la propriétaire d'une agence immobilière de Villeréal, Françoise Valladié, que nous avons chargée de nous trouver un lieu à retaper qui soit dans nos moyens. »
Son propre maître d'oeuvre

Aujourd'dui, la maison campagnarde de Julien Guiomar témoigne d'un long et intelligent travail de restauration. Pas d'architecte? « Non, grand Dieu pourquoi faire? Nous avons demandé des conseils de ci, de là... à des gens du bâtiment. » Devenu son propre maître d'oeuvre, Julien Guiomar a préservé la rusticité de la demeure, les poutres bien sûr, l'épaisseur des murs de pierre, la fenêtre à meneaux, la niche de pierre en ogive, les planchers en bois de l'étage, et il a fait de cette maison en ruines une gentilhommière de bon goût. L'espace sobre et bien ordonné est ponctué des statues africaines achetées non loin, à Lauzun, à des antiquaires qui sont partis depuis... L'Afrique est ainsi venue à Julien Guiomar, qui l'a accueillie avec amitié et chaleur.

Ici, Julien Guiomar lit, voyage tout autour, se promène, à pied sur un circuit de sept kilomètres, toujours le même, et écoute de la musique, sa vraie passion, capable de lui mettre les larmes aux yeux quand Furtwengler dirige une sonate de Beethoven avec Yehudi Menuhin au violon pour un concert de la réconciliation.

Quand on écoute Julien Guiomar, on songe qu'il eût fait au théâtre un formidable « Misanthrope » ce très sympathique héros de Molière qui ne morigène le genre humain que pour en avoir attendu monts et merveilles.

Cette façade tempétueuse, donne-t-elle le change? Dans un milieu qu'il qualifie lui- même de menteur et d'hypocrite, Julien Guiomar apporte dans ses interprétations et ses conversations la sincérité sans apprêt d'une rare qualité humaine.

Marie-Louise ROUBAUD



03/11/2010
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