Alain YVER

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KEN KITANO

KEN KITANO





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Les photographies hallucinantes de Ken Kitano !
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À quoi ressemble le visage de notre génération ?

Voilà la question que Ken Kitano se pose depuis plus de dix ans. Et à laquelle il donne non pas une mais une multitude de réponses. Commencé au Japon en 1999, son projet Our Face se décline en effet en une série de portraits représentatifs des différentes facettes de notre époque. Pour la première fois en France, ce travail colossal était visible à la galerie Ilan Engel, en 2011.
 
Inauguré au Japon, donc, puis plus récemment au Moyen-Orient et en Asie Orientale, le photographe japonais regroupe ces diverses populations en fonction de leurs métiers, tranches d’âge ou occupations. Geishas, touristes de passage ou pom-pom girls. À la manière du portraitiste August Sanders, Ken Kitano réunit ainsi travail artistique et documentaire pour dresser une typologie de notre temps. Mais à la différence du photographe allemand, Kitano surimpose les différents visages de chacune des catégories pour former un portrait type. Le résultat est une image aux contours plus ou moins flous et aux traits ambigus : cadrée sur les yeux, le regard seul de ces individus multiples vous fixe de manière à la fois « personnelle mais aussi très impersonnelle », pour reprendre les mots d’Ilan Engel. D’après le galeriste, il y aurait ainsi, au final, « création d’un personnage multi facettes qui aboutit à un unique personnage ».
 
Cette technique de surimpression tenue secrète par Kitano est donc en cela tout autant esthétique que conceptuelle : par ce jeu ambigu de multiplication, l’artiste distingue des groupes homogènes dans une société hétérogène, il désigne ce qu’il nomme des « cercles sans centre ». En pleine mondialisation, cet homme d’une quarantaine d’années ouvre une toute nouvelle voie à la réflexion que l’on porte depuis les années 80 sur l’expansion des échanges commerciaux et économiques internationaux. D'après le photographe, cette expansion aurait ainsi résumé le monde à un « centre », qui pourrait être New York ou Tokyo, et de ce fait ignoré ceux qui pourraient se situer « en dehors ou à la périphérie de ce « cercle» » ainsi créé. Pour Kitano, créer ces catégories permet de « reformuler le sens du mot « mondialisation », en tant qu'accumulation d’individus et de lieux ».

C’est là que la technique de surimposition qu’il utilise prend tout son sens. Serait-elle politique ? Les classifications du photographe se veulent « horizontales » : à l’intérieur d’une même profession, la hiérarchie n’est pas respectée, les « castes » se confondent tout comme les catégories entre elles, d’une certaine façon. Les avocats, les athlètes et les tireurs de rickshaw sont traités avec la même technique, pour un rendu qui diffère simplement selon le nombre d’individus entremêlés à l’intérieur de l’unique portrait.

Mais plus que politique, Ilan Engel préfère parler « d’un travail social, sur les groupes sociaux. Kitano parvient à mélanger les individus, de plusieurs personnes d’un même métier, d’une même caste, d’une même famille ». Si le travail de l’artiste traite bien d’une « autre mondialisation », Our Face est une œuvre documentaire, dans le monde, qui demeure avant tout une œuvre d’art. Par la définition que Kitano propose, de « cercles sans centre », il ouvre plus encore une réflexion esthétique sur la notion de territoire.
 
La galerie Ilan Engel présente en effet en plus de sa série de portraits, deux autres projets, l’un intitulé One Day, poses fixes de paysages urbains arrêtés de l’aube jusqu’au crépuscule, et Flow and Fusion, images en noir et blanc de scènes de rue au Japon, captées par des expositions longues. Si la technique diffère à chaque fois, il se dégage de l’œuvre générale de Kitano une impression d’espace consciencieusement défini. De Paris à Tokyo, un territoire, qu’il soit humain ou géographique, se définit pas ses frontières, que le photographe choisit donc lui-même, avec une grande liberté mais aussi beaucoup de rigueur.

Si cette réflexion sur les limites d’un espace social n’est en soit pas politique, elle trouve un étonnant écho avec l’actualité. Depuis deux semaines, un conflit datant de la fin de la Seconde Guerre Mondiale a en effet refait surface en Russie et au Japon. Suite à la visite du président Medvedev dans les îles Kouriles, ce territoire russe autrefois japonais se retrouve à nouveau au centre des débats. D’après le journal Ria Novosti,  « le thème des îles est devenu une question de prestige national, or c’est le pire obstacle au moindre progrès ».
 
Et cette question de prestige a effectivement pris le 15 février 2011 une tournure toute militaire. Le gouvernement russe a pris la décision de déployer une brigade de missiles sol-air, afin « d’assurer (leur) sécurité». En pleine mondialisation, les territoires existent toujours bel et bien. Leurs limites sont un sujet de discorde, mais posent également la question de l’identité qu’on peut leur attribuer, qu’elle soient nationale ou plus personnelle. Pour qualifier ses portraits, Ken Kitano dit qu’ils sont « ceux de nous-mêmes et de tous à la fois ». Quoi de plus éloquent.
 
 Texte : Lucille Dupré
 
 Ken Kitano à la Galerie Ilan Engel
Du 9 février au 3 avril 2011
77 rue des Archives 75003 Paris
www.ilanengelgallery.com/

A travers son œuvre, le photographe japonais Ken Kitano questionne nos ressemblances et dissemblances. Les différents visages de notre temps seraient-ils semblables à des territoires ?

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Archive du tag 'Ken Kitano'


La nouvelle exposition « Nippon-ismes » à la Galerie Da-End
Paris, le 26 octobre 2012, Art Media Agency (AMA).

La Galerie Da-End, basée à Paris, présentera à partir du 10 novembre jusqu’au 28 décembre 2012 une nouvelle exposition collective intitulée « Nippon-ismes ». Elle regroupera sept photographes japonais : Ken Kitano, Daido Moriyama, Sakiko Nomura, Toshio Shibata, Satoshi Saikusa, Kyoichi Tsuzuki et Kimiko Yoshida.
Comme l’indique le communiqué de presse de la galerie, bien que de générations différentes, ces photographes interrogent pourtant tous la culture et l’identité nippone contemporaine. Tout d’abord c’est autour du thème de la ville, du milieu urbain que Daido Moriyama, Toshio Shibata et Kyochi Tsuzuki bâtissent leurs photographies. Moriyama s’intéresse au milieu urbain tokyoïte et plus particulièrement au quartier de Shinjuku où il vit depuis près de 40 ans. Ses photographies exposent la réalité du quartier le plus animé de la capitale japonaise et immortalisent les instants de vie des habitants. Shibata, lui, s’intéresse aussi bien aux paysages ruraux qu’urbains. Il cherche à capturer la beauté des infrastructures modernes, comme les barrages. Quant à Tsuzuki, journaliste de formation, il a pris le parti de photographier « à la manière des paysages les intérieurs des classes urbaines ». Ainsi, il explore « l’aliénation d’une jeunesse désenchantée dans le consumérisme ou bien la misère sexuelle des soshoku danshi » (ceux qui sont abstinents). Ses photos sont souvent assez troublantes, voire choquantes, avec, notamment, en premier plan des poupées gonflables.
Quant à Ken Kitano, il cherche à travers ses réalisations – où il superpose plusieurs portraits de Geisha, par exemple – à dégager ce qui fait l’individualité, le « moi ». Saikusa et Yoshida vont quant à eux s’attarder sur le thème de la femme. Le premier revisite le mythe de la Geisha en photographiant des artistes nippones, la deuxième se met en scène en « mariée célibataire » et décline de multiples identités. Enfin, Nomura révèle des photographies empreintes de fragilité, de tendresse et de douceur presque enfantine.

//www.artmediaagency.com/tag/ken-kitano/






Les métaportraits de Ken Kitano.

Cet photographe superpose et fusionne des dizaines de portraits de personnes ayant en commun le métier ou la fonction sociale, permettant d’obtenir une sorte de “moyenne”. Également auteur d’une intéressante série de clichés réalisés grâce à une très longue exposition, il s’impose comme l’un des grands photographes japonais contemporains.

//fredbeck.fr/post/36356323513/les-metaportraits-de-ken-kitano-cet-photographe






Ken Kitano, Flow and Fusion

 2009, Ken Kitano / Hisako Motoo / MEM Inc.

Dernier livre de KEN KITANO (né en 1968 à Tokyo), Flow and Fusion, vient de paraître. Le photographe japonais était présent à Paris Photo 2009, les 20 et 21 novembre, pour une séance de signature avec la galerie qui le représente, la MEM Gallery d’Osaka.
Ce livre rassemble 90 photographies en noir et blanc prises avec une obsturation lente (et un trépied) qui explique le titre de l'ouvrage du fait du rendu que produit une longue exposition. Ainsi la photo ci-dessus - que je n'ose reproduire en plus grand pour des raisons de copyright - on "voit" une foule, un flux humain, circulant sur un grand escalier urbain (*). De prime abord, sans réfléchir, la photo, vue en petite dimension ou de loin, peut donner l'impression d'une rivière photographiée en pose de longue durée (ou alors c'est le fruit d'un association d'idées liée au titre anglais : flow - flot). Cette photo illustre également parfaitement le titre de l'ouvrage dans la mesure où cette marée humaine, ainsi photographiée, donne l'image d'une fusion entre les individus. Ce que l’on voit donc surtout c’est combien la photographie nous éloigne ici de la réalité puisque cette image d'une fusion va à l'opposé de ce qui est vécu par ces hommes et ces femmes en mouvement, cherchant à tenir leur place (et sans doute, plus simplement, à tenir debout), à se frayer un chemin dans ce qui peut plus rapidement devenir une grande bousculade qu'une bonne grosse embrassade entre personne d'une même communauté fusionnelle. C'est l'une des deux photos parmi lesquels les acquéreurs de l'édition limitée à 100 exemplaires peuvent choisir. L'autre photo représente une scène de feu d'artifice avec, en contrebas, la ville. La première photo date de 1991, la seconde de 1997. La série de photos présentée dans l'ouvrage a été prise sur plusieurs années et a pour cadre la ville. En l’occurrence Tokyo où Ken Kitano est né et habite, ou sa banlieue.
Le nom complet de cette série de photos est "City Flow and Fusion". Ken Kitano a commencé à y travailler en 1989. En 1994 a lieu la première exposition qui s'intitule bien "City Flow and Fusion" et non pas seulement "Flow and Fusion". Cela est sans doute secondaire mais je le note juste dans la mesure où le véritable intitulé rend bien mieux compte du travail rassemblé dans le livre que le titre raccourcit. Pour information, l'exposition de 1994 a lieu à Tokyo à l'ICAC Weston Gallery.
Le tirage total est limité à 500 exemplaires avec :
Une édition limitée à 400 exemplaires numérotés et signés. Prix : 180 € - ¥ 18,900.
Une édition limitée et spéciale  de 100 exemplaires numérotés et signés par Ken Kitano, avec une photographie originale de 8x10 pouces (format d'origine). Prix : 480 € - ¥ 50,400.

(*) Pour ceux et celles qui veulent voir ou revoir les photographies de Ken Kitano et notamment des photos parmi celles figurant dans ce livre, le mieux est de vous rendre sur son site :
www.ourface.com
Dans le menu en allant sur “Works” et ensuite sur “City Flow and Fusion”, vous avez accès au texte rédigé par Ken Kitano à l’occasion de la première exposition de cette série ainsi qu’à un diaporama. La photo qui apparaît ci-dessus est la première du diaporama. La seconde pouvant être acquise avec le livre est la cinquième photo du diaporama.

FLOW AND FUSION
KEN KITANO PHOTOGRAPHS
Photographies de Ken Kitano Directeur artistique : Satoshi Machiguchi Edité par Hisako Motoo avec la participation de la MEM Gallery Octobre 2009 Couverture rigide - 108 pages - 330x360mm

//wanafoto.blogspot.fr/2009/12/ken-kitano-flow-and-fusion.html





















29/03/2013
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