Alain YVER

Alain YVER

KHEOPS

KHEOPS (DJ)





http://fr.myspace.com/djkheops

http://www.facebook.com/pages/Dj-Kheops/281348654670?sk=info

Kheops - Les jours sont trop longs

http://www.youtube.com/watch?v=IgvtUBa4Ejs

http://www.wat.tv/video/sentenza-kheops-pousse-milieu-147vz_2f1q1_.html

http://clubfrance.franceolympique.com/londrescf/actus/1611-dj-khops.html






Kheops, de son vrai nom Éric Mazel, est un DJ français membre du groupe de rap IAM, né le 4 mai 1966.
En 1997, il crée son label "Sad Hill Records" sur lequel sont signés Def Bond, Yak, Tony et Paco.
La même année, il sort son 1er album solo intitulé « Sad Hill », qui est un album concept où il invite des rappeurs et produit tous leurs titres. L'album ressort en 1998 avec un titre inédit.
Il anime également durant plusieurs saisons son émission de radio sur Skyrock, tous les lundis de 00h à 05h, co-présenté avec Def Bond. En 1999, il sort sur son label le 1er album solo de son ami Def Bond, intitulé « Le Thème ». En 2000, sort son 2e album solo « Sad Hill Impact ». En 2001, il sort un mini album, « Sad Street ». DJ Khéops est également connu pour être un grand collectionneur de disques vinyles : sa collection compte plus de 20 000 pièces.
Il se découvre, en 2000, une passion pour la bête du Gévaudan. En 9 ans, il rassemble une bibliographie de plus de 1 000 ouvrages sur ce mystère. En 2009, il publie avec la collaboration de Pierre-Yves Garcin un livre dédié à cet épisode : « La bête du Gévaudan à travers 250 ans d'images », paru aux Editions Gaussen.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Kheops_%28DJ%29







Influences musicales
    •    
Cut Killer
    •    
Dee Nasty

Biographie
    •    Eric Mazel est né le 4 mai 1966. Très vite à l'écoute du rap tendance East-coast, DJ Kheops commence à mettre en pratique sa technique aux platines avec Philippe Fragione dit Akhenaton dans Lively Crew. Le duo se forme en 1984, avant de devenir B Boys Stance en 1988, et enfin IAM en 1989. Le parcours exemplaire du groupe de Marseille (Bouches-du-Rhône), n'empêche pas DJ Kheops d'assouvir sa passion du mix dans différents projets.

Sad Hill, du nom de son label, propose en 1998, une rencontre entre les nombreux amis de DJ Kheops. Il n'est pas surprenant de n'y trouver que du beau monde, Freeman, Stomy Bugsy et Oxmo Puccino en tête. Le même concept est appliqué à Sad Hill Impact en 2000, pour une même brillante revue d'effectifs.

DJ Kheops est également un des plus importants collectionneurs de vinyles en France. Collection qu'il met à profit pour offrir des perles aux auditeurs de son émission Total Kheops, sur Fun Radio puis sur Skyrock. Naissent de l'émission les compilations Total Prélude (2001) et Total Kheops - Classic Rap, Vol1 (2009). Sa collaboration en 2007 avec Cut Killer, donne lieu à l'album Official Mixtape qui a les honneurs du top album.

La série Opération Funk, initiée en 2002, connaît un succès qui ne se dément pas en huit ans. Opéation Funk 6 sort en février 2010 et est la preuve vivante de l'attachement du public aux joyaux du funk mixés par un des plus habiles DJs français dans son domaine.


François Alvarez







La biographie de Kheops
Khéops est le DJ aux mains d'argent du groupe IAM. Khéops rencontre Akhénaton, un des gros rappeurs marseillais en 86. Depuis le début des années 80, Khéops est un fou branché de hip hop, avec un oeil toujours rivé vers New York où, tout se crée en matière de rap.Khéops commence par animer une émission sur Fréquence Plus, une radio marseillaise.Ensuite, il devient le DJ de Lively Crew, l'ancêtre d'IAM. Il ne quittera plus jamais les platines. L'aventure d'IAM commence en 91, avec De la planète Mars jusqu'en 97, avec le fabuleux L'école du micro d'argent.Comblé par IAM et sérieusement tenté par la production, Khéops s'offre un aparté en 97.Sad Hill est un projet regroupant la fine fleur du rap marseillais, un double opus incluant vingt titres de pur hip hop.Trente mois plus tard, en mai 2000, Khéops repart en compagne avec Sad hill impact, une nouvelle édition qui déchire.Dix-neuf titres et une vingtaine d'artistes originaires de Marseille, Paris, New York et d'ailleurs. Toujours très créatif, le dj marseillais revient à la charge avec l'album Sad Street paru en juin 2001. Trois mois plus tard, il sort Total Prélude une compilation de ses titres favoris de funk des années 80. Dans la même veine paraît Opération Funk à l'été 2002.
La boutique Kheops
http://www.premiere.fr/Star/Kheops-2107750






Khéops

Peu de gens connaissent le véritable KHEOPS. Son poste de DJ et sa position de retrait dans le groupe IAM l'ont souvent protégé des médias. KHEOPS est pourtant au cœur de l'histoire d'IAM. Sa rencontre avec Chill (AKHENATON) remonte à 1986. A cette époque, KHEOPS est déjà un fou de vinyls. Ils lui ont fait découvrir tout ce que New-York a produit en rap depuis 1980. Sa première mixette, il l'a reçue à 12 ans, et, quand il rencontre Chill, il anime déjà une émission radio sur Fréquence Plus à Marseille.

La rencontre d'où naquit l'existence d'IAM s'est produite dans les studios d'une autre radio marseillaise : Vibration. Ce qui les rassemble, c'est la musique, cette passion pour le rap et les productions new-yorkaises. Dès le début, KHEOPS est le DJ de LIVELY CREW, l'ancêtre d'IAM. Et il ne quittera plus les platines. Ses scratches feront partie intégrante de l'histoire du groupe. Le premier album ("De La Planète Mars" 1991 – 150.000 exemplaires vendus), le succès du second ("Ombre est Lumière" 1993 – 450.000 exemplaires vendus), le phénomène "Mia" ("Je danse le Mia" 1994 – 500.000 exemplaires vendus), cette tournée gigantesque de 1993, toutes ces tranches de vie KHEOPS les a assimilées.

Au cœur de ce parcours, il y a cette passion pour le vinyl et une culture musicale qui dépasse le noyau dur des productions hip-hop américaines. C'est lui, par exemple, qui coordonne le projet des "Années Mia", véritable compilation dance floor, grille de lecture de ce que racontait le "Mia".

Cette passion devait inéluctablement le conduire à la production. Déjà, sur "L'Ecole du Micro d'Argent" (1997 – 3ème opus du groupe IAM vendu à un million d'exemplaires), il s'essaye à merveille à cet exercice (le formidable "L'Enfer"). L'impact de KHEOPS devient alors évident avec son double album : "Sad Hill" (1997 – 150.000 exemplaires vendus) ou encore la révélation d'un producteur talentueux. Un album concept, bourré d'idées, de samples bien calculés, de références cinématographiques et télévisées. Pas besoin de producteur extérieur pour élaborer le projet.

Dès le début, KHEOPS sait exactement ce qu'il veut et où il veut aller. Après quelques mois de pré-production dans son home studio, le bien nommé "Sad Hill", KHEOPS livre une trentaine d'instrus. La majorité des rappeurs invités répondront présents. Le reste, c'est une histoire de style. Chaque rappeur apportera son lot d'idées. KHEOPS s'est réconcilié avec le rap français. Car, culturellement, il s'en est longtemps senti très éloigné. Peu de groupes l'intéressaient et il se concentrait en priorité sur cette production marseillaise naissante, encouragée par le succès d'IAM : DEF BOND, FAF LARAGE, etc.

En prélude au prochain IAM, son second opus solo, "Sad Hill Impact", va en surprendre beaucoup. Loin des compilations fourre tout, il se présente comme un objet de producteur dont la différence est à l'image du concepteur : solide et original. DJ reconnu (KHEOPS a notamment été élu meilleur DJ français par les lecteurs du magazine hip-hop Groove derrière son ami CUT KILLER), producteur remarquable, KHEOPS est avant tout "Blondin de Marseille" : n'a-t-il pas signé l'habillage musical de la chaîne de télévision OMTV ainsi que la bande originale du film "TAXI" ?
















Interview d’IAM
Publié le 15 décembre, 2011 par rapandco

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RapAndCo a eu la chance de rencontrer IAM, à l’occasion de leur venue le 12 Novembre à Mulhouse pour un concert dans le cadre du festival Cité Jeunes. IAM avec NTM est sûrement le groupe de rap qui parle le plus à toutes les générations. Il serait très difficile de résumer ces 20 ans de carrière en deux lignes. IAM a une histoire aussi longue que le bras, avec cinq albums au compteur, des centaines de milliers de copies vendues, des singles comme Danse le Mia en passant par Noble Art et Offishall. Bref, IAM est un mastodonte du rap hexagonal. Et n’en déplaise à leurs détracteurs, IAM revient sur le devant de la scène en 2012 avec un nouvel album.

À l’arrivée dans les backstages, nous avons le compteur stress chargé à bloc mais également de l’émotion à l’idée de rencontrer ce groupe qui est d’ores et déjà mythique. Première prise de contact avec le manager du groupe qui nous met tout de suite à l’aise et nous fait voyager avec son accent chantant. Bref, on nous présente à Shurik’n : « Enchanté, Geoffrey », sympathique et chaleureux. Puis arrive Khéops : «  Et les gars on va chez Heavy D ? ». En deux minutes, nous comprenons déjà quelque chose d’indispensable : IAM est là pour s’amuser, se faire plaisir et contrairement à beaucoup d’artistes en promo, ils sont heureux d’être là. On en oublierait presque que ce sont eux qui ont fait une partie de l’histoire du rap hexagonal. Le groupe n’est malheureusement pas au complet puisqu’il se partage les interviews, nous suivons donc Shurik’n, Khéops et Képhren pour une entrevue sans langue de bois et en toute simplicité.
RapAndCo : Vous êtes un des groupes qui tournez le plus en France. Est-ce important de toujours rencontrer votre public, même quand vous n’êtes pas en période de promo ?
Shurik’n : Oui, parce que comme tu le sais, on ne recherche pas la médiatisation si elle n’est pas musicale, on ne se montre pas trop dans les endroits où il faut être vu pour rester dans l’actu, même sans musique. Donc oui si nous ne sommes pas en studio, nous sommes sur la route. Après chacun vaque à ses occupations, ses projets, on a tous une vie, une famille. Mais simplement le fait de vivre ça nous met au contact des gens. On est tous à Marseille, on rencontre notre public tous les jours que ce soit au casino, dans la rue, dans un bar-tabac, à un feu rouge, quand on fait nos courses, parce que personne ne le fait pour nous…
Kheops : Oui, parce qu’on mange comme tout le monde. (rires)
 Shurik’n : Donc c’est normal de rencontrer les gens. Rencontrer notre public quand on est en tournée c’est la fonction première du rap, l’essence de cette musique c’est avant tout d’aller sur scène et qu’il y ait un échange avec le public.
 
RapAndCo : Le dernier album d’IAM, Saison 5, date de 2007, un album est prévu pour 2012 ?
 Khéops : (il coupe) : Ahhh, ça c’est la question, quand il va sortir, comment il va s’appeler… et bien on ne répondra pas (rires). (l’interview a été réalisée le 12 Novembre, depuis le titre de l’album a été dévoilé, il s’agira d’IAM Morricone, une collaboration avec le célèbre compositeur)
Shurk’n : On ne peut pas te donner des infos que nous même nous n’avons pas. La date ce n’est pas une surprise, on en a déjà parlé…
Khéops : Je pense que c’est pour octobre 2014…
Shurik’n : Oui, donc octobre 2014…non, 2012.
 Khéops : Pour la Coupe du Monde au Brésil. (rires)
Képhren : Comme ça on fera la promotion là-bas…
 Shurik’n : Ce sera un retour aux fondamentaux ! Mais en 2012, le rap a évolué et peu importe depuis combien de temps tu pratiques, tu dois être au niveau en terme de qualité et d’actualité. Tu n’es pas jugé sur ton bac blanc, ça n’existe pas dans le rap.
 Khéops : Donc là, c’est un retour en studio quoi qu’il arrive.
RapAndCo : Pourquoi avoir attendu autant de temps pour planifier un nouvel album ?
Shurik’n : Saison 5, 2007..tu sais on est chaque année, quatre à cinq mois sur la route.
Khéops : Si on faisait la liste des dates que l’on a faites depuis cinq ans, on ne verrait plus le papier.
Shurik’n : On n’a jamais arrêté. Ça faisait longtemps que l’on voulait passer dans cette formule « en continu ». C’est-à-dire qu’à la place de faire un album et une tournée promotionnelle, on tourne en permanence. Parce qu’on aime bien le contact avec les gens. Nous on s’épanouit vraiment sur scène, même si le studio reste quelque chose de nécessaire à cet épanouissement. Mais on n’avait pas envie de faire de coupure. Encore plus aujourd’hui, vu la conjoncture et l’état des ventes de disques. Ça a été un mal pour un bien, puisque ça a obligé les artistes à retourner sur scène. Une petite sélection naturelle s’est faite.
RapAndCo : Comment se déroule la construction d’un album d’IAM ? Il y a un planning où c’est l’envie qui vous fait avancer ?
Shurik’n : Oui, c’est cette envie qui nous anime et qui explique aussi ce grand laps de temps entre deux albums. On n’a jamais calculé : « les gars on en fait un en tant de temps.. ».
On travaille beaucoup à l’envie, ce qui explique aussi pourquoi on est encore là. On est des passionnés. On dit toujours que chaque album est une photographie de l’instant, du moment où on le fait. Nous on est sur la route, à part quand l’envie commune se fait ressentir, on accumule les idées, l’expérience et quand tout le monde est prêt, là on rentre en studio et en écriture. Mais entre chaque projet d’IAM il y a une multitude d’autres projets donc ce n’est pas une mise en sommeil du groupe.
On pratique notre art tous les jours, sauf peut-être le week end et encore. Mais maintenant l’envie se fait ressentir et on est obligés de dire on se calme sur les concerts pour pouvoir retourner en studio.
RapAndCo : Vous aborderez les mêmes thèmes que dans vos précédents albums, la question sociale aura toujours une grande place dans vos lyrics ?
Shurik’n : Les thèmes seront très variés, comme d’habitude. On n’a pas encore commencé l’écriture, donc c’est un peu difficile d’en parler. C’est la musique qui va beaucoup indiquer les thèmes.
Képhren : On ne peut pas te dire le pourcentage de morceaux qui seront sur la question sociale, des morceaux plus délires. On ne sait même pas combien de morceaux il y aura sur l’album.
Shurik’n : On est encore aux étapes du début. On n’est pas si avancés que cela.
RapAndCo : Le départ de Freeman a-t-il changé quelque chose dans le fonctionnement du groupe ? Vous avez dû travailler autrement ?
 Shurik’n : On travaille exactement de la même façon, ça n’a absolument rien changé dans notre formule de travail.
Khéops : Il y a eu des périodes avec Freeman, il y a eu des périodes avant Freeman et donc on revient à la période qu’il y avait avant. C’est comme s’il y avait eu des featurings. Qu’il y ait trois ou quatre personnes qui rappent, ça ne change absolument rien.
Shurik’n : C’est vrai quand tu es trois rappeurs, ça ne change rien. Si ça avait été le programmateur ou le Dj ça aurait été plus problématique pour nous.
« On est avant tout des passionnés, c’est ce qui nous faits tenir! », Shurik’n.

RapAndCo : Vous avez plus de vingt ans de carrière et quand on entend un titre d’IAM on ressent toujours cette envie qui anime souvent les nouveaux dans le circuit. Cette niaque que beaucoup perdent en cours de route. Qu’est qui vous permet de rester motivés ?
Képhren : Je pense que c’est normal qu’il y ait une évolution. Tout être humain est destiné à évoluer. Si tu sors un album à 18 ans et ton cinquième à 35-40, si tu as la même gamberge qu’à 18 ans c’est qu’il y a un problème.
Shurik’n : Je suis d’accord. Moi, j’ai plus de problème avec des gens qui ont entre 30 et 35 ans et qui ont un discours qui s’adresse à des jeunes de 16-17. Là, ça pose un problème de véracité, de crédibilité. A 35 ans, tu as d’autres préoccupations.
Képhren : Il y a une évolution, que ce soit en bien ou en mal.
Shurik’n : Nous, ça fait 20 ans mais si pendant tout ce temps on avait le même flow qu’au début, jamais on n’aurait duré. Après, on a toujours eu ce truc, au-delà de tout, pour nous il y a toujours eu un seul leitmotiv : c’est quand on écoute l’instru, il faut que la tête bouge toute seule et quand on a trouvé un thème c’est flow et fond, on a toujours été comme ça.
Képhren : Moi je crois que c’est aussi parce que pour notre génération, c’est avant tout, le hip-hop. C’est l’élévation, c’est une compétition. Automatiquement, tu veux toujours faire mieux que ce que tu as déjà fait. C’est pour cela qu’on évolue, même si comme tout le monde on peut se manquer. Mais c’est la vie.
RapAndCo : Depuis que vous êtes en activité, le rap a beaucoup évolué que pensez-vous de ce qu’est devenu le rap français aujourd’hui ?
 Khéops : Quand on parle d’actualité, on parle de rap américain pas de rap français. Nous, on essaie pas d’être à la page du rap français.
Shurik’n : Nous, nos références ont toujours été américaines, depuis le début. Il y a François qui s’intéresse beaucoup au rap français, on s’y intéresse parce qu’on est dedans. Mais dans ma voiture, il n’y a que du rap américain parce que j’en ai toujours écouté, ça ma toujours influencé dans mes flows, dans mes programmations et pleins d’autres choses.
RapAndCo : La scène marseillaise reste-elle toujours compétitive ?
Shurik’n : La scène marseillaise est devenue vaste. On ne peut même pas dire qu’on les connaît tous. Même à travers des featuring, j’en découvre encore pleins.
RapAndCo : Shurik’n tu sors un deuxième album solo en 2012, l’album a été reporté au 26 mars 2012, je crois. Pourquoi ce retard ?
Khéops : Les jeux olympiques !
Shurik’n : Le travail et surtout les moyens, puisque que je suis quasi en indépendant.
Khéops : Oui, parce qu’on veut le sortir en indé, mais le sortir bien…
Shurik’n : On veut le sortir dans de bonnes conditions, avec une bonne exposition et pas simplement comme une mixtape sur le net. Ce n’est pas le même format, ni le même travail…
Képhren : Ce n’est surtout pas le même objectif !
RapAndCo : Tu prépares également un projet avec Médine Nord-Sud, quelles sont les bases de cette collaboration ?
Shurik’n : Ce n’est pas un projet, c’est un morceau qui a déjà été enregistré pour la compilation Nord-Sud. Nous ne sommes qu’invités sur le projet. Ça été une très bonne rencontre, parce qu’en terme de discours, je suis plus à l’aise pour rapper avec un emcee tel que Médine.  
RapAndCo : Le titre n’est pas encore sorti ?
 Shurik’n : Non, il sortira sur la compilation.
Khéops : Il n’est pas encore téléchargeable. (rires)
RapAndCo : Après 20 ans de carrière, où vous avez marqué le rap français, qu’est-ce qu’on peut vous souhaiter pour 2012 ?
Shurik’n : Encore beaucoup de musique et de bons moments. Parce que sur scène on a eu de très bons souvenirs, on a fait de belles scènes, on a toujours été bien accueillis et au final c’est tout ce qui restera.
Képhren : Que le hip-hop français ait enfin sa reconnaissance, la place qu’il devrait occuper.
 
    L’entretien s’achève, Shurik’n avant de passer la porte nous offre la conclusion : « Finalement, on a toujours pris des risques même beaucoup de risques pour notre musique. On la prend très au sérieux mais finalement on ne s’est jamais pris au sérieux. J’aime bien nous résumer comme ça. ».







DJ KHÉOPS : IAM mordu de la bête du Gévaudan
Balade au pays de… La Bête du Gévaudan


Plus connu du public sous le nom de DJ Khéops (du groupe de rap IAM), Éric Mazel est aussi un passionné de la Bête du Gévaudan, ce monstre improbable qui tua, entre 1764 et 1766, 108 victimes en Gévaudan *.
 
Depuis 2000, il collectionne tout ce qui a rapport avec le mythe : gravures, livres anciens, vignettes publicitaires, journaux illustrés, documents d’archives…
 
Éric Mazel a réuni l’iconographie la plus complète jamais rassemblée autour de la Bête en un livre, La bête du Gévaudan à travers 250 ans d’images (édité en 2008-2009).
 
C’est la première anthologie consacrée au mythe. Le rappeur s’exprime, en spécialiste.
 
Comment est née votre passion pour la Bête du Gévaudan ?
 
DJ Khéops : Je connais cette histoire depuis l’enfance. Mais je suis tombé dedans par hasard, il y a dix ans. Un de mes amis lisait un bouquin sur la bête du Gévaudan. Le livre m’a captivé, rapidement le virus du collectionneur a pris le dessus. Je me suis mis à lire, à me passionner, à collectionner, en frappant la porte des bouquinistes, par Internet aussi. J’ai accumulé comme ça plus de mille références sur la Bête. Puis j’ai eu envie d’éditer une anthologie. Il s’agit d’un livre pour tous les publics, où les écrivains, les novices, les spécialistes se retrouvent, parce qu’ils y découvrent certaine référence de livre qu’ils ne possèdent pas encore. C’est une introduction complète au mythe du Gévaudan. C’est aussi un guide de l’acheteur, du collectionneur, sérieux et sans prétention.
 
Qu’est ce qui vous passionne dans ce mythe ?

DJ Khéops : Le mystère qui plane autour de la Bête, bien sûr. Et puis c’est un mythe des campagnes, qui m’a ouvert à la nature. C’était fascinant, pour moi qui suis un pur citadin. Ça m’a changé de Marseille et du Vieux Port ! J’ai fait mon premier voyage en Lozère il y a dix ans, j’y suis retourné depuis un nombre incalculable de fois, calquant mon pas sur les pas de la Bête, revenant sur toutes les scènes de crime, comme le font les passionnés.
 
* Le Gévaudan (aujourd’hui département de la Lozère) désigne une province française qui a existé jusqu’à la Révolution. 

Texte : Idelette Fritsch






































30/11/2012
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