Alain YVER

Alain YVER

KISHIN SHINOYAMA

KISHIN SHINOYAMA






son site
//www.photography-now.com/artists/K11889.html

J' ai découvert Kishin Shinoyama chez  "bulllesdejapon " à voir absolument ici
//bullesdejapon.fr/tag/kishin-shinoyama/

Photos
//www.jousse-entreprise.com/kishin-shinoyama

//bibliotheque-gay.blogspot.com/2010/03/white-room-kishin-shinoyama-masahiro.html

ses livres
//www.ajapanesebook.com/2009/02/shinoyama-kishin.html



Kishin Shinoyama est un photographe japonais né le 3 décembre 1940 dans le quartier de Shinjuku, à Tokyo.

Biographie

Fils d'un moine bouddhiste et originellement destiné à suivre les pas de son père, il change de voie et étudie la photographie à l'Université Nihon de Tokyo de 1961 à 1963. Entre 1961 et 1968, il travaille pour l'agence de communication tokyoïte Light-House. Il devient photographe indépendant dès 1968[1], travaillant dans le domaine de la mode, du sport, de la presse et continuant à faire de la publicité. Il est élu en 1970 photographe de l'année par l'Union des photographes japonais. De manière plus générale il est considéré comme un des photographes japonais les plus importants de sa génération[1]. Il doit également sa célébrité à la fameuse photo du baiser de John Lennon et Yoko Ono, photo qui figure sur la pochette de leur album Double Fantasy[3]. En 1991, le photobook Santa Fé consacré à l'actrice et chanteuse Rie Miyazawa est un des plus grands succès de librairie de l'année avec 1.5 million d'exemplaires.

Il est marié à l'actrice Saori Minami, avec laquelle il a eu un fils, acteur également: Akinobu Shinoyama.

Style

Il est surtout connu comme photographe de nu. Ses nus sont généralement considérés comme marquant une rupture avec un certain académisme[1], ce à cause d'une forte stylisation des corps: Shinoyama appréhende la photographie de nu comme un exercice de modelage, presque à la manière d'un sculpteur[1]. Il en résulte que ses nus apparaissent parfois comme des formes abstraites, particulièrement dans la série Shinorama.

Séries
Kishin Shinoyama et deux modèles en 1975.

Il est très connu pour sa série de photographies sur la maison de tatouages de Yokohama, faite en 1974, et qui fit parler de lui dans le monde entier[1]. Dans la série Tanjo (La naissance), il continue son étude du corps humain en photographiant des nus sur une plage de Tokunishima[2]. Rompant temporairement avec le nu, il fit une série de photographies sur les maisons et les jardins japonais, qui plongeait dans l'intimité du mode de vie japonais[1]. En 1985 il publie Shinorama, une série dans laquelle il photographie des danseurs nus à l'aide de neuf appareils actionnés simultanément, ce qui crée des images elles aussi composées de neuf parties[1]. En 1990 dans sa série Nu de Tokyo, il s'essaie au grand format. Dans cette série, il photographie des nus dans des vues panoramiques; cette série, grâce à ces vues panoramiques, à l'agencement particulier des corps, et à l'éclairage artificiel, crée une sorte d'univers surréel à l'atmosphère étrange[1]. Concernant cette apparente passion pour le thème du corps humain, Shinoyama a déclaré que: « Mon thème préféré est l'homme et je m'efforce de photographier tous les aspects de son corps et aussi tout ce qu'il ressent, sans oublier de dépeindre l'élément temps de l'action. Cette notion de temps est inséparable de chacun de ses mouvements, de chacun de ses gestes. »






Kishin Shinoyama

Message  Anja le Mar 12 Avr 2011 - 18:24
Depuis quatre décennies, Kishin Shinoyama dresse son regard, insuffle ses fondements, dompte l'évolution du temps. L'oeil du monstre sacré se nourrit de l'énergie de sa capitale, Tokyo. L'oeil du maître capte la construction et la déconstruction. Dénude son temps.
En 1969, Shinoyama photopgraphie ses nus sur sa propre lune : Death Valley. Dans l'univers argentique, un pionnier est né. The Birth, Twin et autres séries de nus seront édités dans son premier Opus, « Nude ».

Dans les années 80 et 90, la bulle économique crée un séisme. L'argent coule à flot. Les bâtiments sont détruits et reconstruits, Tokyo est au sommet de son breakdown. Shinyama capte le point de saturation du post modernisme. Il « pose » ses femmes nues dans ce paysage urbain. Femmes doubles de la ville et de son chaos... Des mannequins lisses et vides. Sans même une ombre, indifférentes à tout.

Shonoyama invente en parallèle, le « Shinorama ». Empreinte panoramique d'une culture et de ses habitants. Plusieurs clichés pris simultanément de différents objectifs. Kishin Shinoyama ne cesse d'inventer, de mettre à nu en Capitale.
Artiste protéiforme, à chaque époque, il crée une vague photographique. Auteur d'images cultes, notamment du baiser de John Lennon et de Yoko Ono (l'album Double Fantasy), il peut éditer deux livres par mois, tant son travail est riche. Son livre « Water fruits » est le livre de photographies le plus vendu au Japon. Super star dans son propre pays, il est nommé par ses contemporains, « le monstre sacré », « l'immortel ».
                                                                                                                                            Anja
    





Kishin Shinoyama
Tokyo Nude


Ne regardez pas le premier plan, il n'est qu'alibi.
Un alibi pour ouvrir le regard.
Sur notre temps.

Depuis cinq décennies, Kishin Shinoyama capture l'époque et crée la controverse. En tout temps, les nus de Kishin ont provoqué un séisme. Né à Tokyo et Tokyoïte jusqu'à la lueur de son regard, Shinoyama poursuit sa quête. Il sonde, il fouille. Se fait miroir de sa propre mégapole. Traduisant sa transformation, sa mutation.

«Pour exprimer Tokyo, sa contemporanéité, il faut y poser une femme nue. Ici, le modèle au premier plan est inorganique. On ne sait pas si c'est un humain ou un répliquant. En posant un sujet improbable dans un lieu précis, on provoque une permutation qui permet de discerner l'évidence que l'on ne discernait pas jusque-là. On saisit le coeur de cette ville que l'on côtoie de trop près chaque jour.».

Shinoyama vient de publier un nouvel opus. «Nude by Kishin», 500 pages de photographies de nus, 50 années de travail. On y découvre ses premiers clichés pris quand il était étudiant jusqu'à sa toute dernière série. Une palette fulgurante de nus dans un ordre aléatoire. Une explosion. En avant première, la Galerie Jousse Entreprise présente «Tokyo Nude».

«Cette exposition, ainsi que le livre n'ont rien d'une rétrospective, ni d'une nostalgie par rapport à un travail passé. Ici, le nu n'est plus nu». Vulgarité, humidité, pureté et sophistication se conjuguent. Ce cumul démesuré outrepasse le sujet du nu. «C'est pour cela que j'appelle ma nouvelle série «No Nude»». Rare et singulier climat d'intensité. Un challenge à la définition traditionnelle du nu. Shinoyama utilise un miroir transcendant, le nu, pour fixer les désirs d'une société et d'une époque. L'objectif est plus véloce que la parole.

Commissaire de l'exposition: Eko Sato.







Christophe Gallois
Kishin Shinoyama

08 sept.-13 oct. 2007
Paris 3e. Galerie Jousse entreprise
Pour son exposition de rentrée, la galerie Jousse Entreprise invite dans ses deux espaces de la rue Louise Weiss le photographe japonais Kishin Shinoyama, représentant majeur du renouveau nippon du médium photographique depuis les années 1960.

Par Magali Lesauvage

A l'origine photographe publicitaire, le Japonais Kishin Shinoyama a vu son travail suivre une évolution esthétique importante, de la pureté des premiers portraits en noir et blanc (le fameux baiser de Yoko Ono et John Lennon), à l'utilisation audacieuse de la couleur dans des vues panoramiques du Tokyo contemporain.

Deux ensembles d'œuvres fort différents sont présentés dans chacun des espaces de la galerie. Au 34 de la rue Louise Weiss, sont exposées plusieurs séries de nus de la fin des années 1960, à l'esthétique «Pop» très marquée. Les photos en noir et blanc, regroupées sous le nom de The Birth (1968), Death Valley et Twin (1969), montrent des nus ondulants, dans des mises en scène artificiellement complexes où se combinent les vues en plongée et contre-plongée, champs et contre-champs, etc.
Les images de la Death Valley voient se déployer les jeunes modèles dans des espaces désertiques arides où le corps féminin, prolongé par la chevelure et les ombres portées, vient épouser la dure rugosité du paysage. La série The Birth identifie les jeunes dryades à des êtres surnaturels, symbolisant d'une manière assez naïve et trop évidente la naissance ou la genèse. Certaines photographies de la célèbre suite Twin exploitent un érotisme saphique aujourd'hui largement balisé par la photographie de mode publicitaire. Dans d'autres images, Kishin Shinoyama utilise le corps féminin comme élément formel pur, et, le dédoublant, en souligne la capacité plastique.

Au numéro 24 de la même rue est présentée une série plus récente de l'artiste, intitulée Shinorama. Abandonnant le noir et blanc, Kishin Shinoyama réalise dans les années 1980 de larges panoramas sur diasec, vivement colorés, où il retranscrit la vie tokyoïte, dans ses aspects tant traditionnels, comme le tatouage rituel (Shinorama Tokyo. Tatoo, 1988), populaires (scène de piscine publique bondée dans Shinorama Tokyo. Pool, 1986) que désenchantés (amas d'ordures de Shinorama Tokyo. Yumenoshima, 1986).
La technique utilisée (plusieurs appareils prennent simultanément un cliché pour former le panorama) confère à l'image une grande efficacité, assez proche de cette esthétique publicitaire dont Kishin Shinoyama ne se défait pas. Les effets de foule (Shinorama Tokyo. Playground, 1986), l'horizon élevé, voire absent (Shinorama Tokyo. Sanja Matsuri, 1988), et la forte géométrisation des compositions rapprochent ces images de l'esthétique picturale japonaise traditionnelle, où le tout englobe chaque partie, et où le peintre guide à travers la composition le regard du spectateur par des modes de translation spécifiques. Quittant la référence à la photographie occidentale, sensible dans les Nudes des années 1960, Kishin Shinoyama semble ici trouver une expression plus personnelle, à la fois traditionnelle et très moderne.



05/03/2012
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