Alain YVER

Alain YVER

L' EXPRESSIONNISME ABSTRAIT

L'expressionnisme abstrait

Quelques toiles
http://art.and.facts.site.free.fr/Site/3principalestendancesetecoles/31lanonfiguration/312abstraction/3122abstractionlyrique/31221expressionnismeabstrait.html

http://www.idixa.net/Pixa/pagixa-0701021439.html


   
Mark Rotkho

L'expressionnisme abstrait

est un mouvement artistique qui s'est développé peu après la Seconde Guerre mondiale et qui consiste à retranscrire ses pensées et ses sentiments avec des formes abstraites et des couleurs très variées.

Le mouvement est né à New York vers 1946 et a perduré principalement aux États-Unis jusqu'à 1970. Il se divise en 5 phases : la première génération, l'abstraction gestuelle (action painting), l'abstraction chromatique (colorfield), abstraction post-picturale et abstraction géométrique. Dans l'action painting l'idée est de donner de l'importance à la texture et à la matière ainsi qu'aux gestes de l'artiste. Dans le colorfield, c'est l'unification des couleurs et des formes qui est la plus importante.



Historique

L'expressionnisme abstrait apparaît en 1946, au cours d'une exposition à New York, financée par des fonds publics[1]. Cet art qui se voulait avant-gardiste, cosmopolite et apolitique fait se déplacer le cœur de l'art moderne de Paris à New York[2]. Cependant, l'expressionnisme abstrait suscite des débats au sein de la classe politique américaine. Les Républicains attaquent violemment ce courant et l'accusent d'être communiste. Au Congrès, ils dénoncent en outre les financements fédéraux qui sont attribués aux peintres expressionnistes. Le début des années 1950 voit le renforcement de cette opposition à cause du maccarthisme : les artistes soupçonnés de sympathies communistes[3] deviennent l'objet d'enquêtes (« chasse aux sorcières »).

Pourtant, la période est aussi marquée par le soutien du MoMA de New York, lui-même financé par la fondation Rockefeller. En 1952, le musée organise même un programme international de diffusion mondiale de l'expressionnisme abstrait. L'exposition The New American Painting n'a pas d'autres buts.

Analyse

Harold Rosenberg, dans un article du magasine Art News publié en 1952, a écrit : « (...) l'un après l'autre, les peintres américains commencèrent à considérer la toile comme une arène dans laquelle agir, plutôt que comme un espace où reproduire, redessiner, analyser ou exprimer un objet, réel ou imaginaire. Ce qui naissait sur la toile n'était plus une image mais un événement. »[4]

Selon Clement Greenberg « La conscience en tant que leitmotiv est née d'une idée de soi très profonde chez ces artistes. Le temps, l'identité et la relation au monde sont des données fondamentales ». Le principe qui soutient la théorie formaliste de Greenberg est l'autoréférentialité de l'œuvre. Le tableau ne réfère plus qu'à lui-même. C'est en quelque sorte la spécificité du médium. Toujours d'après Clement Greenberg, l'arrivée de la caméra libérait la peinture des contraintes du réalisme. Le médium pouvait donc prendre une orientation moins définie, plus abstraite, qui se rapprocherait davantage de la musique. On cherchait à reproduire rythme et harmonie.

Peintres

    * Willem de Kooning (1904-1997)
    * Norris Embry (1921-1981)
    * Jane Frank (-1986) [1]
    * Oscar Gauthier
    * Arshile Gorky (1904-1948)
    * Adolph Gottlieb (1903-1974)
    * Philip Guston (1913-1980)
    * Elaine Hamilton (1920-) [2]
    * Marie Kettani (1946-)
    * Franz Kline (1910-1962)
    * Knox Martin (1923-)

    

    * Robert Motherwell (1915-1991)
    * Barnett Newman (1905-1970)
    * Jackson Pollock (1912-1956)
    * Mark Rothko (1903-1970)
    * Robert Rauschenberg (1925-)
    * Clyfford Still (1904-1980)
    * Yves Zurstrassen [3]
    * Jean-Paul Riopelle (1929-2002)
    * Antoine Mortier ( 1908-1999)

Sculpteurs

    * David Smith (1906-1965)
    * Mark di Suvero

sources wikipédia


 


     

Joan Mitchell


L'expressionnisme abstrait

est un mouvement majeur de la moitié du XXème siècle, avec lequel la scène artistique internationale s'est déplacée de Paris à New York. Il s'agit en fait d'une émulation créatrice de peintres américains dans les années 40-50, en rapport étroit avec le contexte international et culturel : émigration des peintres européens, diffusion de l'art européen, développement des musées et des collections etc.… C'est cet aspect primordial que nous étudierons dans un premier temps, avant de voir ensuite ce qui caractérise ce mouvement particulièrement : points communs aux artistes, puis singularité de chacun ; avant de passer à la postérité et la continuité de l'expressionnisme abstrait. Cet objet faisant partie du cours de synthèse de Mme Bloch depuis 4 séances, il y a des grandes idées connues de tous sur lesquelles nous n'appuierons pas volontairement notre propos.





     
Jackson Pollock




made in USA
P. Deramaix

Dans les années cinquante les américains vécurent une révolution culturelle : elle avait comme héros, Pollock, Wahrol, Motherwell, Rauschenberg, De Kooning ou Lichtenstein... un ouvrage du plus grand intérêt rend compte de ce moment captivant de l'art contemporain

Figure emblématique de l'art contemporain, Andy Warhol expose le fac-similé d'une boîte de savon... brisant les canons de la subjectivité artistique, l'artiste américain place l'objet - et plus particulièrement l'objet standardisé de la production industrielle de masse - au coeur de l'art. La démarche objectiviste de Warhol, s'apparente à celle de Frank Stella, dont l'abstraction géométrique d'alors - nous sommes en 1960 - tente d'abolir " la puanteur de l'ego de l'artiste ". Nouveau réalisme et cool art - traduisez " art froid " - réagissent à une autre révolution artistique propre à la décennie précédente. Celle de ces jeunes gens en colère, ces irascibles, qui, de Rothko à Pollock, en passant par De kooning ou Gottlieb, brisent délibérément les contraintes académiques et les conventions de l'esthétique formaliste pour se livrer à un expressionnisme abstrait sauvage.

Au terme de cette évolution, la construction disparaît sous l'aléatoire apparent du dripping pollockien : la référence au réel - et même la référence à un projet intérieur - s'abolit pour faire place à un espace pictural pur, d'une densité visuelle extrême, exprimant à l'état brut l'énergie du geste plastique. La déstructuration du réel s'opère aussi chez De Kooning, dont les portraits se chargent d'une violence gestuelle à peine contrôlée tandis qu'au bout de son parcours expressionniste abstrait, Hoffman revient à une sorte de géométrisme tempéré par la matérialité robuste de sa couleur et de son surfaçage. La révolution lyrique des années cinquante met en avant la gestualité du peintre dont l'art devient action pure, expression sans fard d'une énergie intérieure, sauvage, primitive, décharge agressive ou épanchement spontanéiste d'un ego qui, quelques années plus tard, rencontrera l'opprobre des néoréalistes pop. Expressionnisme abstrait, pop art et, à la fin des années soixante, l'hyperréalisme seront les figures majeures de l'art contemporain... Ces années-là furent décisives : New-York prenait la place de Paris sur la scène artistique internationale. C'est le triomphe de l'art américain, triomphe d'artistes sauvages qui se jouèrent allègrement autant des conventions académiques - celui d'un pictorialisme plus publicitaire qu'esthétique - que avant-gardes à la mode.

Parallèlement au pop art, qui entretenait avec la culture consumeriste des rapports ambigus, tour à tour ironiques, critiques ou ostensiblement opportunistes, d'autres remises en question s'opérèrent, toujours sous les modalités de la critique radicale et de la " mort de l'art ". Le land art, qui privilégiait les réalisations in-situ et la transformation du paysage, affirmait une dimension nouvelle, écologique, des arts plastiques... Certes il y a une dimension prométhéenne dans l'oeuvre de Heizer ou de Smithson, qui s'apparente plus aux travaux publics qu'aux " beaux-arts ", mais d'autres artistes - De Maria, Oppenheim se refusent à marquer leur empreinte dans la nature autrement que par des oeuvres périssables, soumises, comme tout être vivant, au joug de la finitude et de la désagrégation entropique, tandis que Richard Long se livre à une ascèse personnelle transposant dans l'espace muséal les traces et les signes de parcours ritualisés exercés dans un espace géographique vierge de toute urbanité : marches circulaires, sillons patiemment tracés par les allées et venues, arpentages topographiques accompagnent les constructions lithiques et les cercles muraux de boue - empreintes palmaires qui renvoient à la ritualité de l'art pariétal.

En dépit des mouvements de rupture et des attitudes avant-gardistes, on retrouve dans l'art contemporain des USA les thématiques récurrentes de la littérature américaine, qui était présente, soit dit en passant, dans l'art " classique " des USA : le rapport servile à l'objet, l'omniprésence de la culture matérielle, le mythe des frontières vierges, l'esprit d'aventure et de rébellion passionnée se retrouve dans une conscience esthétique mêlant étroitement utopie et affirmation dominatrice.

Mais à la fin des seventies, l'hégémonie avant-gardiste se dissout en de multiples tentatives, hétéroclites et fragmentées : les courants et écoles idéologiquement structurées font place à des initiatives individuelles, autoréférencielles, déconstruites, obliques et multiformes : les artistes produisent des installations temporaires, qui font appel à des matériaux diversifiés, à la signification psychologique et autobiographique délibérément ouverte. Louise Bourgeois sculpte des concepts organiques, biologiques, qui à force de féminité pulsionnelle trifouille dans notre inconscient en quête de sécurité utérine, Samaras métamorphose des objets banaux en fantasmes exubérants, exprimant un certain narcissisme, William T. Wiley utilise délibérément des matériaux bruts, grossiers, vulgaires pour exprimer plastiquement l'absurde et la dérision : l'art devient un jeu gratuit, s'apparentant à la para-culture de rue.

Des entretiens avec des artistes fournissent le matériau de base d'une trilogie consacrée à l'art américain de 1950 à 1970... cet ouvrage, richement illustré et très vivant, rend compte avec brio des changements stylistiques fondamentaux qui ont marqué l'art moderne depuis la fin de la guerre et des discours théoriques qui les justifiaient. Certes, le point de vue est américano-centriste, mais force est de reconnaître que les USA se trouvèrent, durant ces deux décennies, à l'avant-garde des arts plastiques, dominées, en Europe, par un pesant héritage surréaliste... le lecteur gardera en esprit la résonance entre Cobra et l'expressionnisme lyrique d'un Gorky ou du premier Pollock, entre l'arte povera italien, plus tardif, et certaines pratiques minimalistes de Richard Serra, entre les performances du mouvement Fluxus et l'actionnisme viennois... L'Europe a depuis lors, repris la parole en matière d'arts plastiques. Mais à vrai dire, on se rend compte que sans cette turbulence américaine, l'art contemporain des deux dernières décennies, ne serait pas ce qu'il est aujourd'hui.





           





EXPRESSIONNISME ABSTRAIT, MINIMALISME
& ACTION PANTING

Appelé Abstract Expressionnism par le critique américain Robert Coats, l'expressionnisme abstrait, appelé aussi école de New-York, est le premier mouvement authentique d'art abstrait américain. Né dans les années quarante, ce mouvement connu son heure de gloire dans les années 1950.

Les artistes expressionnistes abstraits rejettent le cubisme et le surréalisme, s'intéressant à la réalité de la vie américaine, aux problèmes sociaux et économiques générés par la crise de 1929, aux bouleversements dus à la seconde guerre mondiale, à la présence d'artistes européens influents menacés par le nazisme et réfugiés à New-York (Mondrian, Léger, Ernst, Breton, Mirõ). Cet art se développe pendant une vingtaine d'années et donne naissance à des courants analogues en Europe, au Japon et en Amérique du Sud.

L'extrême simplification de la composition, de la couleur et des formes, ainsi que l'exploration de techniques picturales inhabituelles, entraîna son succès dans un monde de l'art entiché d'originalité stylistique. Individuellement, les artistes travaillaient de manières très différentes. Les plus rigoureusement «abstraits» étaient Mark Rothko, dont les immenses toiles étaient souvent saturées d'une ou de deux couleurs intenses, ou à l'extrême d'une seule couleur comme Barnett Newman (on parle alors de minimalisme).

 ACTION PAINTING

Jackson Pollock et Willem De Kooning étaient quant à eux plus «expressionnistes», leurs techniques gestuelles soulignant le processus même de la peinture et leur valant le titre d'action painters. Le terme est utilisé la première fois en 1952 par le critique américain Harold Rosenberg. La technique, appelée dripping, et inventée en 1946-1947 par Pollock : il répartit sur sa toile de la peinture qui sort d'un fond de boîte percé de trous et y ajoute des coulures obtenues par un bâton qu'il trempe et sort d'un récipient.

Cette forme d'écriture automatique permet la mise en scène de son état psychique et physique, conscient et inconscient. Le corps en mouvement de Pollock se déplace littéralement dans la peinture et participe à l'élaboration de l'œuvre. Pollock et Kline choisissent des couleurs à dominante noire, blanche et gris-bleu, alors que De Kooning joue de couleurs vives primaires rehaussées de noir et de blanc.

 CARACTÉRISTIQUES :

Les artistes choisissent systématiquement de grands formats. Certains expriment leur perception des problèmes politiques, économiques et sociaux par des traces figuratives, d'autres les éliminent définitivement. Bien que possédant chacun une expression propre, ces peintres ont en commun le sens de la frontalité de l'espace pictural, l'absence de hiérarchisation des parties dans la toile qu'ils couvrent totalement de peinture (all over). L'aspect est aussi géométrique. La couleur posée en aplats plus ou moins étendus montre la rapidité d'exécution gestuelle.

 ARTISTES :

Mark Rothko, Willem de Kooning, Jackson Pollock, Joan Mitchell













mercredi 27 février 2008
l'art moderne en Amérique et Pollock

Willy GRIVEAU TAA 23/01/08


Après la 2nde Guerre Mondiale, les Etats-Unis et plus précisément New York va devenir centre de l'art moderne. Pollock est un des grands artistes américain, on sait qu'il s'est beaucoup inspiré de Picasso. Qui est-il et pourquoi Picasso ?


Pollock est né le 28 janvier1912 à New York. Après une vie très mouvementé (rébellions, expulsions de ses écoles d'arts, alcool…) Pollock va devenir un des plus grand peintres américain du XX°. C'est avec son frère qu'il va voir des musées et qu'il commence à apprécier les arts primitifs. Son œuvre va s'associer a l'école dite « de New York » : l'expressionnisme abstrait, comme tous les artistes de sa catégorie, il exprime dans ses œuvre que la vie doit être vécue. Après avoir vécu dans la précarité presque toute sa vie, il meurt d'un accident de voiture en 1956. Le destin a voulu que ce soit seulement après sa mort qu'une des ses œuvre « n°5 » devienne en 2006 la plus chère œuvre de tout les temps (140millions de dollars).

1913, Amory show, la plus célèbre exposition su XX° de l'art Européen en Amérique. C'est le culte de l'art Européen mais en 1920 quelques artistes comme Man Ray vont être invités par Duchamp à s'installer à Paris, c'est le début d'une reconnaissance d'un art américain. Il faut la seconde guerre mondiale et l'ouverture du musée d'art moderne de New York pour que les Etats Unis deviennent centre de l'art moderne avec leur mouvement qui va être l'expressionnisme abstrait c'est-à-dire que la contenance du tableau n'a plus de rapport direct avec son motif. Les américains vont traité de thèmes universel négligés par les européens

Jackson, sous l'influence de Picasso de part leur passion commune pour les arts primitifs, va évoluer dans le dripping (résultat d'un travail immédiat et direct avec l'espace et le temps)

En 1958 c'est l'Amérique qui expose en Europe, avec ses expressionnistes abstraits et l'Amérique à enfin trouvé sa place dans l'art moderne grace à des artistes comme Jackson Pollock.

Sources : Beaux art magazine n°182 (beaucoup de renseignement sur l'évolution de l'art en Amérique)



20/04/2008
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