Alain YVER

Alain YVER

LE TATOUAGE

LE TATOUAGE
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Citation de Pascal Tourain
Le tatouage, c’est une œuvre éternelle sur un support éphémère.

 

 

pour ce faire envie
http://www.youtube.com/watch?v=fNdnjUWy7Yw








Déjà, parlons de quelques magazines, bien fait, tous différents, donc, à chacun un plaisir particulier.


http://www.inkedmag.fr/

http://www.tatouagemagazine.fr/site/accueil.php

http://www.tattoos.fr/tatouage/tatouage-magazine/rise-magazine-une-certaine-idee-du-tatouage




 

Quelques sites


http://www.le-tatouage.com/


http://www.passion-tatouage.com/histoire-tattoo.html


http://www.inkage.fr/

http://www.e-tatouage.fr/

http://www.dmoz.org/World/Fran%C3%A7ais/Arts/Arts_appliqu%C3%A9s/Art_corporel

/Tatouage/

 

101 personnes les plus influentes du Tatouage
http://tattooroadtrip.com/101-most-influential-people-in-tattoo-50-41/

 

A la recherche du tatoueur idéal
http://www.lexpress.fr/styles/beaute/a-la-recherche-du-tatoueur-ideal_908574.html



Un site conseillé par JESS vraiment bon!!!
(Merci pour ta visite, toutes les infos, sites sont bons à prendre)
http://www.tatouage.co/

 

 

 

Infos et documentation sur le tatouage pour les tatoueurs, les étudiants et les professionnels qui effectuent des travaux sur ce thème.
http://tatouagedoc.net/index.htm

https://www.facebook.com/LesPlusBellesPhotosDeBebe






Modeles de tatouage

http://modele-tatouage.fr/modele-tatouage/tatouage-phrase

 

http://www.le-tatouage.com/galeries/photos/4/tatouages.html

 

 

 

 

 

Tatouage ethnique

 

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http://tatouage-maori.fr/

 

http://www.ethnictatouage.fr/

 

http://tattoojams.fr/tattoo-jams_galerie-ethniques.html

 

http://tatouages-polynesiens.polinesia2012.com/tatoo-maori/

 

http://www.sebastien-vigliola.com/tattoo.html

 

http://www.routard.com/mag_dossiers/id_dm/28/le_tatouage_ethnique.htm

 

http://www.tatouagetribale.com/

 

Sur le tatouage Japonais

http://wakarimasen.fr/le-tatouage/

 

66 Tatouages

http://www.tatouagesfr.com/66-tatouages-japonais

 

 

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Vidéos et télévision

42 minutes sur ARTE
http://www.youtube.com/watch?v=iK6umZkJhnY








Psychologie médecine  et dermato

http://www.psychologies.com/Beaute/Image-de-soi/Relation-au-corps/Articles-et-Dossiers/Ce-que-le-tatouage-dit-de-nous

http://www.doctissimo.fr/html/beaute/dossiers/tatouages/tatouages-tatoo.htm

http://www.pharmanatur.com/Tatouage.htm

http://www.dermagazine.fr/tatouages-quels-risques/

http://blog.surf-prevention.com/2013/01/21/dangers-tatouages/




Lire

http://culturevisuelle.org/motifs/?p=465






Tatoueurs

http://www.tin-tin-tattoos.com/

37, rue de Douai, 750009, Paris
Métro Blanche

01.40.23.07.90
Mail : tin-tin@tin-tin-tattoos.com



Tatoueurs polynésiens en métropole
http://tahitienfrance.free.fr/tatouage.htm

Les meilleurs tatoueurs de Paris
http://www.tattoos.fr/tatouage/tatoueur/les-meilleurs-tatoueurs-de-paris

 

http://www.artcorpus.fr/

49 rue Greneta 75002 Paris    01 40 13 07 34      info@artcorptattoo.com

 

Tatouage à domicile

http://www.letatouageadomicile.com/

 

 







 

Syndicat national des artistes tatoueurs


http://fr.wikipedia.org/wiki/Syndicat_national_des_artistes_tatoueurs

http://www.s-n-a-t.org/

 

 

 

 

 

Bâle Une exposition dans la peau


Le tatouage est parfois un signe d’appartenance à un groupe ethnique, social….DR

Tatouages, maquillages, scarifications et même perruques. Le musée des Cultures de Bâle propose, jusqu’en juillet 2014, une exposition sur ce que nous imposons à nos peaux.

Ceux et celles qui hésitent à passer entre les mains (et les aiguilles) d’un tatoueur ont quelques mois pour bien définir leur projet et pour faire un petit tour par le musée des Cultures à Bâle.
En effet, avant de prendre une décision quasi définitive, autant se renseigner de manière la plus complète possible sur l’histoire de ces tatouages qui reviennent en force depuis la fin des années soixante-dix.
Première révélation : nous n’avons rien inventé. Bien avant les marins et les bagnards qui utilisaient l’encre de Chine pour se graver des prénoms féminins ou des drapeaux sur les bras et les épaules, partout sur notre vieille planète on utilisait des pigments que l’on se glissait sous la peau.
L’exposition bâloise rappelle dans ce domaine historique, que certains des plus vieux tatouages ont été découverts sur la peau (un peu desséchée) d’Ötzi. Cette charmante jeune femme vivait plus de 3000 ans avant Jésus Christ dans les Alpes. Elle ne fréquentait certainement pas les boîtes à la mode ni même les conventions de tatouage. Pour autant, des études poussées de sa peau ont permis de découvrir pas moins de 57 tatouages sur elle.
Des momies égyptiennes et chiliennes plus anciennes encore portent elles aussi des traces de tatouages.
Quels étaient les motifs à cette époque si lointaine? Une recherche purement esthétique ? L’appartenance à un groupe, une tribu ? Un choix religieux, un rituel ? Les tatouages japonais, par exemple, renvoient pour certains à l’appartenance à la mafia. Très colorés, ils couvrent pratiquement tout le corps de motifs que l’on retrouve en Europe mais sans aucune signification mafieuse.
L’exposition n’avance par de réponse. En revanche, elle multiplie les exemples et les questionnements dans tous ces domaines y compris les plus extrêmes.
La chirurgie permet désormais d’aller très loin dans la modification de son corps.
Des scarifications, ces cicatrices qui peuvent aller jusqu’à recouvrir la presque totalité du corps. Les piercings très appréciés dans les « nouvelles tribus urbaines », ou, plus forts encore, les implants glissés sous la peau, avec toutes les dérives que l’on peut imaginer. Mais là aussi nous n’avons rien inventé puisque dans certains peuples, une peau lisse est considérée comme nue.
Beaucoup plus légers sont les maquillages évoqués dans l’exposition. Mais là encore les exemples et les questions posées permettent de mesurer l’importance que ces pratiques peuvent avoir en fonction du contexte culturel, religieux, politique…
Ces dames ne se regarderont plus tout à fait de la même manière en se mettant un petit coup de rouge à lèvres après une visite au musée des Cultures.


Y ALLER Museum Der Kulturen Münsterplatz 20 à Bâle jusqu’au 6 juillet 2014. Entrée 16 CHF. Site: mkb.ch
le 01/11/2013 Jean-François Sorbe

 

http://www.lalsace.fr/haut-rhin/2013/11/01/une-exposition-dans-la-peau









LES INTERVIEWS TATTOO PASSION
 
TIN-TIN, tatoueur, Paris.
Site WEB officiel

http://www.tin-tin-tattoos.com/
 
Entre deux vibrations de dermographe, TIN-TIN m'a consacré quelques minutes de son temps pour répondre aux questions que je mourrais d'impatience de lui poser... Grand prince, celui que les connaisseurs considèrent comme une légende vivante du bodyart, m'a fourni des photos exclusives de ses derniers travaux spécialement pour TATTOO-PASSION ! Encore merci à toi TIN-TIN de ta gentillesse et de ta disponibilité ;-)
 
d@ts - TATTOO PASSION TEAM
 

Malgré ta renommé qui n'es plus à faire, pourrais-tu te présenter ?
Me présenter ? Ça commence bien... Euh... Bonjour je m'appelle Tin-Tin !

De mémoire, tu dois avoir environ 36 ans, dont la moitié de ta vie consacrée au tatouage : quels ont été tes débuts ?
Difficiles, comme tout le monde à l'époque ! Déjà pour trouver une adresse pour acheter du matos tu mettais 6 mois, avec de la chance... Et après pour avoir des tuyaux t'avais intérêt à la jouer fine. Au moins le seul bon coté c'est que tu ne devenais pas tatoueur sur un coup de tête !

A l'époque où tu as commencé à piquer, le tatouage avait encore une "sale réputation", comment est-ce que tu expliques la démocratisation du tattoo de ces dernières années ?
Certainement à la qualité de certains tatoueurs qui a séduit une autre clientèle, et puis tous les magazines de tatouage qui n'existaient pas il y a 15 ans ont créée une saine émulation chez les tatoueurs et de véritables courants artistiques. Et puis il suffit de quelques chanteurs ou acteurs en vue tatoués pour que cela passe vite dans les mœurs!


Justement, de plus en plus, les "stars" exhibent fièrement leurs ornements corporels, et tu fais partie de ceux qui y ont contribué... Peux-tu nous donner quelques noms de vedettes qui sont passées sous tes aiguilles ?
Justement j'essaie d'éviter de m'en vanter car cela reste une infime partie de ma clientèle ! En plus ce n'est pas cela qui fait de moi un bon tatoueur, vu le nombre de "stars" qui exhibent des tatouages pas vraiment jolis ! A coté de ça, les gens connus contribuent grandement à la démocratisation du truc et cela fait toujours plaisir d'être choisi par l'un d'entre eux et de voir ton boulot à la télé ! >Pour info : il a notamment encré Zazie, Jean-Paul Gaultier et Clémentine Célarié <
 
Avec l'explosion du tattoo dans les années 90, les studios fleurissent partout en France, avec des gens qui s'improvisent tatoueurs du jour au lendemain... Que penses-tu de ce phénomène ?
C'est la rançon de la gloire : il y a eu plus de demande que d'offre pendant longtemps, mais après, tant qu'un tatoueur reste ouvert c'est qu'il convient à une clientèle ! Mais c'est vrai que ça fout un peu les boules d'observer quelques escrocs par l'odeur du pognon alléchés...

Sur le forum de Tattoo-Passion, de plus en plus de jeunes rêvent de devenir tatoueur, qu'est ce que tu aurais à leur dire ?
Que si ils le veulent vraiment ils y arriveront ! Si ils dessinent 8 heures par jour le plus dur est fait ! On peut apprendre beaucoup de choses tout simplement en regardant un BON tatoueur bosser, si on se fait apprécier par ce tatoueur il vous donnera peut être des combines ! Après, il vaut mieux apprendre tout seul qu'avec un mauvais, et surtout NE PAYEZ PAS UNE FORMATION ! Apprendre à tatouer ne se fait pas en un jour, et un stage payant ne servira qu'a enrichir un escroc !

Quelles sont à ton avis les qualités de base d'un bon tatoueur ?
D'être passionné, hygienique et de se gqrder en tête que l'on continue d'apprendre toute sa vie !

Sur quel genre de tattoos tu prends le plus ton pied (japonais, tribal, old school, ...) ?
Je bosse plutôt avec l'inspiration japonisante en ce moment, mais j'aime bien changer de style...
 
Avec ta renommée, tu voyages beaucoup sur les conventions internationales de tatouage : quels sont tes rapports avec les autres tatoueurs ?
Comme dans tous les microcosmes il y a des gens avec qui tu accroche plus que d'autres, rien d'exceptionnel ! Par contre je trouve qu'avec le temps, l'ambiance entre les tatoueurs d'une même ville s'améliore, et c'est bien...

Est-ce qu'il y a de la complicité entre tatoueurs : échanges de conseils et de techniques, ou bien c'est plutôt du genre "chacun pour soi" ?
Il y a toujours des deux : les tatoueurs, il y en a de toutes sortes et de toutes grosseurs ! Mais je pense qu'il ne faut pas tout garder pour soi, transmettre son savoir est important et cela te rends plus humble... .Par contre il ne faut pas transmettre à n'importe qui : ça se mérite !

Comme Filip LEU, Paul Booth, et d'autres, tu es devenu une véritable "stars" pour les amateurs de bodyart : comment est-ce que tu vis ce phénomène ?
Je ne vais pas te dire que c'est désagréable, car la notoriété ouvre bien des portes, même si elle attire quelques rancœurs et jalousies...

Star du tattoo oblige, quels sont les délais d'attente pour se faire encrer chez toi ?
Cela dépend du tatoueur que tu auras choisi (parfois ils sont plus bookés que moi). Pour ma part, selon la période, j'ai entre 2 semaines et 2 mois d'attente...

Tu viens tout juste d'ouvrir ton site WEB, pourquoi avoir attendu aussi longtemps avant de balancer tes oeuvres sur la toile ?
Cela ne m'intéressait pas trop lorsque c'etait la folie du net et qu'il FALLAIT avoir un site : j'ai préféré attendre ! Puis j'ai fait la rencontre magique de Gwen, mon actuelle webmistress, à qui j'ai laissé carte blanche et elle a été formidable! J'essaie de lui faire des tatouages aussi beaux que le site qu'elle m'a réalisé...
 
Dernière question : que penses-tu de TATTOO-PASSION ?
Et bien ça ne fait pas longtemps que je connais vu que j'arrive un peu après le train, mais c'est plutôt bien fait et surtout archi visité alors tant mieux pour le tatouage !!!



http://www.tattoo-passion.com/interview_tin_tin.html






Le copain de Doisneau


Robert Giraud (1921-1997), poète et chroniqueur de la rue parisienne, était le frère nocturne de Robert Doisneau et le copain de comptoir de Jacques Prévert. Après la publication de Monsieur Bob (Stock, 2009), la biographie qu’Olivier Bailly a consacré à ce prince de la nuit, ce blog continue d’explorer Bob Giraud et ses environs.

Tatoueur qui êtes-vous ? Rencontre avec Bruno, le plus ancien tatoueur de Paris
Publié le 25 octobre 2010



Il s'appelle Bruno. C'est facile à retenir. Bruno comment ? Bruno tout court. Les amateurs de tatouages le connaissent bien. Il s'est fait un nom avec son prénom. Bruno a ouvert sa boutique de tatouage il y a cinquante ans. C'est le plus ancien tatoueur de Paris.
Tatoueur patenté, on va dire, car bien sûr le tatouage n'a pas attendu Bruno pour exister. Mais dans sa boutique de la rue Germain-Pilon, à Montmartre, c'est un personnage qui a vu défiler des mètres carrés de peau d'hommes et de femmes, de toutes couleurs et de tous horizons, célèbres ou inconnues. Mais Bruno est un professionnel, n'attendez pas de lui des révélations sur sa clientèle.
Il y a bien longtemps que je voulais le rencontrer. Car Bruno a connu Bob Giraud, bien sûr, dont le livre Les Tatouages du milieu fait encore référence aujourd'hui. Ce qu'on sait moins c'est que le tatoueur a aussi écrit un bouquin mastard sur la question - Tatoués qui êtes-vous ? - épuisé depuis longtemps.
Un jour, passant du côté des Abbesses, je me suis décidé à descendre la rue Germain-Pilon. Bruno n'était pas là. C'est sa femme qui m'a répondu. Je lui ai expliqué que j'avais écrit un bouquin sur Robert Giraud, que Bruno l'avait connu et que j'aimerais le rencontrer. Elle m'a gentiment demandé de le rappeler dans la journée.
Il ne tatoue plus, malgré une main qui ne tremble pas, mais tient un magasin d'articles pour tatoueurs . Au téléphone, il était un peu bougon. Je connais ça. C'est comme un jeu. Il faut bien se faire désirer. Bruno, c'est quand même le roi des tatoueurs.
Un personnage historique. Et puis il m'a dit venez aujourd'hui, vers 16 heures. Combien de temps ça va durer, il m'avait demandé. Une demie-heure, mais ça dépendra de vos réponses. D'accord, une demie-heure, pas plus, j'ai du travail. C'était le 6 octobre, cinquante ans jour pour jour après l'ouverture de sa boutique.
Pour mieux le savourer, lire cet entretien avec l'accent montmartrois
Olivier Bailly : Vous avez ouvert votre boutique il y a cinquante ans...
Bruno : le 6 octobre !
OB : Jour pour jour ?
B : Pile ! Yes. Pour la saint Bruno
OB : Bruno, ce n'est pas votre nom
B : C'est mon nom commercial. Parce que j'ai toujours fait le distinguo entre la vie privée et la vie commerciale. Pour un tatoueur, il y a évidemment une certaine complicité et moi, d'abord par nature, et ensuite parce que je l'ai appris, j'ai compris qu'il fallait toujours garder les distances pour ne pas être compromis. Et donc j'ai toujours fait ce distinguo, voyez. Il y a la maison, il y a le boulot. Les choses sont bien sériées.
OB : Que voulez-vous dire par « compromis » ? C'est un métier plus risqué qu'un autre ?
B : Je crois qu'on risque dans tous les métiers si on a une nature à se laisser faire.
OB : Ce qui n'est pas votre cas, apparemment
B : Apparemment non. Je pense qu'il faut avoir les roubignolles pour tenir la route ! Evidemment il y a beaucoup de gens que je connais qui sont tombés, peut-être pas dans le stupre ni dans la fornication, comme aurait dit Brassens...[le téléphone sonne]. Oui, donc les tatoueurs... Vous recevez une clientèle très éclectique, variée, très ceci, très cela et donc vous devenez facilement complice si vous ne tenez pas les distances. Parce qu'il y en a qui vous diront « tiens j'ai pas de ronds, tu me fais un petit tatouage je te laisse ma montre ». Mais la montre a peut-être été piquée. Y' a eu toute cette époque où il y a eu de la drogue. Voyez il y a tout un tas de choses comme ça.
OB : Vous avez donc ouvert la première boutique de tatouage à Paris, et peut-être en France...

B : J'ai commencé en 1960, mais en fait j'ai ouvert le premier magasin, qui est au-dessus, dans la rue Germain Pilon, l'année d'après. J'ai commencé en Hollande pour faire ma formation avec un tatoueur en renom - Peter, à Amsterdam...
OB : Encore un prénom !
B : Toujours ! Ben oui, c'était la tradition des compagnons d'autrefois. Le compagnonnage du tatouage existait. Maintenant il y a des noms, il y en a toute une variété, mais autrefois vous aviez Warlich ou Herbert à Hambourg, Peter à Amsterdam... C'était toujours des prénoms. Et puis c'est bien passé comme ça. Mais rappelez-vous. Combien il y a d'artistes, César et tous ces gens-là...
OB : Donc Bruno fait son apprentissage chez Peter et ensuite ?
B : Ensuite il part en Allemagne avec Peter dans un camion que j'avais aménagé. On allaient dans les camps canadiens et américains. Et puis on a eu la police au cul tout le temps parce que les accords de Schengen n'existaient pas encore ! On n'avaient pas de laisser-passer. Donc c'était la course à l'échalote en permanence si bien que j'en ai eu marre. J'ai dis « moi ça m'emmerde, si je veux travailler c'est travailler dans la régularité et pas comme un malfrat. Alors on a retravaillé à Amsterdam avec Peter et de là je suis rentré sur Le Havre où j'ai rien foutu.
Je pensais que Le Havre c'était quand même un grand port, mais que les cargos ne stationnaient pas longtemps parce que les taxes de stationnement sont tellement chères en France qu'ils montent plus facilement sur Anvers où ça coûte le tiers ou le quart. Alors les marins ne descendent même pas à quai. Donc pas de boulot. Parce que les compagnies préfèrent donner une prime aux matelots qui donnent un coup de main au déchargement.
Alors ça c'est en 1960. Et c'est comme ça que je suis venu un jour sur le boulevard [de Clichy] avec mon camion et qu'à partir de là j'ai bien travaillé. Ça a bien marché. Et puis après j'ai ouvert une petite boutique parce que les flics sont montés dans le camion et m'ont dit « mais vous avez une licence ? ». Non, seulement un permis de conduire. « Non c'est pas ça, il faut une patente ».
OB : Mais le métier n'existait pas
B : Ah non, non, ça n'existait pas ! Alors je leur ai dit « écoutez moi je veux bien avoir tout ce que vous voulez, mais encore faut-il que je sache que ce que vous voulez. » Du coup comme ils ne savaient pas non plus, les flics, je suis allé boulevard du Palais et là on m'a interrogé. On m'a dit « mais qu'est-ce que vous faites ? ». Alors je leur disais « je fais du tatouage comme ci, comme ça ». Mais il faut que vous ayez une autorisation ! Parce que ça leur paraissait extrêmement curieux qu'un gars fasse du tatouage, sans casier judiciaire, avec l'irrégularité toute bête toute simple du citoyen lambda que j'étais et que je suis resté.
OB : Il faut préciser qu'en 1960 le tatouage ce n'était pas comme aujourd'hui
B : Ah c'était mal vu ! Je vous garantis que j'en ai vu rentrer dans la boutique pour me dire « c'est une abomination ce que vous faites. » Je vois pas en quoi c'est une abomination. Chacun étant libre de faire ce qu'il veut de son corps. Si j'avais un client qui voulait que je lui décore la partie la plus charnue de son individu je me demande bien ce que ça pouvait lui foutre !
OB : Qui venait se faire tatouer chez vous à cette époque-là ? Les marins, les taulards ?
B : Oui, ils venaient ! C'est que ça été long avant que ça démarre. J'ai passé des semaines sans voir un client. Et puis à deux heures du matin vous aviez un mec en goguette qui s'amenait pour se faire faire un tatouage et je faisais ma journée.
OB : Alors, qui venait ?
B : Des gars comme vous et moi. Vous savez j'ai jamais été analyste.
OB : Oui, mais enfin, vous avez bien une petite idée.
B : Non ! Pour être un mec heureux, vous occupez pas des oignons des autres. Chacun sa merde. Et à partir du moment où on se respect réciproquement tout ira toujours bien. Alors que vous soyez un malfrat, que vous soyez un matelot, que vous soyez qui que vous voulez, qu'importe. Tant qu'on se respecte c'est bon.
OB : Votre production est plus populaire que le livre de poche. Elle existe depuis cinquante ans, elle se promène partout dans le monde... Combien de gens avez-vous tatoué jusqu'à présent ?
B : J'en sais rien et puis j'ai jamais compté.

OB : A vue de nez ?
B : Je vous dirais assurément des bêtises. Parce que je pense que c'est pas un métier que l'on fait pour faire du chiffre ou du quantitatif. Il faut faire des choses qui vous plaisent. C'est en cela que peut-être des gens ont dit que j'étais artiste. Parce que je prends le temps d'aimer. Et être artiste c'est aimer faire ce que l'on fait. Et aimer les gens pour qui on le fait. Et puis respecter ceux pour qui on le fait.
OB : La question que j'aurais du vous poser dès le début c'est qu'est-ce qui vous a donné envie de pratiquer ce métier ?
B : Vous savez comme moi que les choses vous arrivent et que par le hasard d'une rencontre en Hollande j'ai rencontré, justement, le tatouage et que j'ai découvert-là un univers étonnant que je ne comprenais pas. Et j'ai voulu comprendre.
Alors je suis rentré, c'est comme ça que j'ai vu Peter, c'est comme ça que j'ai vu tout un tas de gens qui étaient comme moi, qui n'avaient pas la mine patibulaire à laquelle on s'attend. Parce que comme tout le monde j'avais des idées reçues.
Et finalement c'était des gens qui voulaient un tatouage. Mais nous avions à l'époque des mentalités différentes de celles d'aujourd'hui. A savoir que, qui que vous soyez, dans la mesure où vous me respectez, je vous respecte. Vous voyez. Vous étiez en panne quelque part on vous aurait dépanné tout de suite. Il y avait cette solidarité. Et la solidarité ça commence par le respect. Mais comme de nos jours les gens vivent tellement isolés les uns des autres et qu'ils ne se respectent plus et qu'ils n'en ont rien à foutre des autres... Aujourd'hui on ne se comprend plus !
A l'époque c'était différent. D'ailleurs à l'époque nous nous rencontrions, les tatoueurs. J'allais par exemple à Copenhague, en Suède, aux Etats-Unis, en Australie, au Japon, nous allions chez le confrère qui était le maître de la profession parce que c'était comme ça. Et puis il y avait le respect de « un par ville ».
OB : Ça a bien changé ! Combien y a t-il de tatoueurs aujourd'hui à Paris ?
B : J'en sais rien. J'en ai formé trois ou quatre cents, alors vous savez...C'est comme tout. Quand on a la chance d'exister par quelque chose ou pour quelque chose ça donne un sens à la vie. Et moi j'ai eu la chance de tomber sur ce créneau qui m'a fait exister.
OB : Qu'est-ce qu'on tatouait dans les années 60 ?
B : On tatouait des choses qui étaient bien en rapport avec les mouvements de l'âme. C'étaient d'authentiques tatouages et au sens étymologique tatouage ça veut dire « dessin spirituel ». Ça vient de ta atua qui en tahitien signifie dessin (ta) et divinité (atua). Alors la spiritualité est comprise là au sens le plus large. Pour certains le tatouage c'était l'engagement de légion. Il y avait une valeur, quelque chose de l'idée du rapprochement, de la famille. C'était presqu'incantatoire pour certains. On se faisait beaucoup de Christ à l'époque, ou beaucoup de figures religieuses, maintenant c'est terminé.
OB : Maintenant c'est quoi ?
B : Maintenant c'est de la merde ! Il y a de très beaux travaux qui sont faits. Je trouve que les jeunes font un excellent boulot.
OB : Sont-ils davantage aidés par leur matériel, plus sophistiqué que celui que vous aviez à l'époque ?
B : Non parce que c'est une autre forme de dessin. A l'époque nous c'était du symbole. C'était de l'art compartimenté. On remplissait, un peu comme dans le vitrail. C'est une évolution artistique. Maintenant c'est fini. Les gens partent dans des dégradés, dans des trucs qui sont au demeurant très jolis, mais d'une facture différente.
Il y a aussi, maintenant, et je ne sais pas si ça va tenir, le tribal. Que moi j'appelle le « troud'bal » parce que, si vous regardez bien ce sont des formes un peu simples, qui sont assez jolies, mais... Si un jour un gamin dit à son grand-père « dis papi, qu'est-ce que ça veut dire ton truc, là ? » il restera comme un con, ne saura pas dire quoique ce soit. Il dira c'est une bêtise de jeunesse, ça c'est l'éponge qui éponge tout, voyez. Mais en fait c'est pas vrai. On se fait pas un tatouage comme ça...Ou bien c'est par mimétisme ou bien c'est de l'embrigadement ou bien c'est de la connerie, mais on ne se fait pas un tatouage comme ça.
OB : Mais aujourd'hui se fait-on tatouer pour des raisons différentes que dans le passé ?
B : Absolument ! Il n'y a pas de définition maintenant. Combien vous avez de gens qui se sont fait tatouer parce que Johnny Hallyday s'est fait tatouer un aigle
OB : Vous l'avez déjà tatoué, Johnny ?
B : Ah...Je reste toujours assez discret. Renaud par exemple avait un poulbot sur le bras, j'ai fait ensuite une chiée de poulbots ! C'est la contamination.
OB : C'est une attitude très différente de celle des anciens tatoués ?
B : Les marins avaient un signe de ralliement, comme le compagnonnage. Dans les légions romaines, les hommes étaient tatoués. Les galons étaient tatoués, pour la plupart. Faut lire les livres sur le sujet.
Moi j'ai écrit un bouquin là-dessus : Tatoués qui êtes-vous ? Je lui ai filé une danse à l'éditeur. Parce qu'il m'avait piqué mon livre et il avait pas mis le nom de l'auteur. On a fait un cocktail. Je lui ai demandé pourquoi il n'y avait pas mon nom. Ah non, je ne vous connais pas, je ne veux pas vous connaître, il me répond. Ah, tu me connais pas ? Eh bien tu vas me connaître. Paf ! Je lui ai mis un marron, mais sucré ! Et devant la télé et tout hein !
Pour en revenir au livre, je pense qu'il était nécessaire, puisque j'avais une approche privilégiée des postulants au tatouage, de montrer et de dire que ce n'était pas forcément les mauvais garçons dont on parlait. Car les mauvais garçons étaient déjà soucieux à l'époque d'avoir des peaux de premières communiantes.
L'époque de Robert Giraud c'était les voyous qui étaient au chtar et qui eux affichaient directement soit une passion, soit une vengeance, soit une chose dont la matérialité était dans le pictogramme. On le voyait. C'était presque une carte d'identité. Tandis que moi, les tatouages que j'ai eu pratiqué, et les gens qui m'ont fait confiance là-dessus, c'était des gens qui ne le montraient pas. C'était leur vie, leur fond.

OB : Il y avait plus d'hommes que de femmes ?
B : Ah oui.
OB : Et ça a évolué ?
B : Maintenant il y a plus de femmes que de mecs. Il y avait 2% de femmes à l'époque. Maintenant c'est je pense au moins l'équivalent.
OB : Vous venez d'évoquer Bob Giraud. Vous vous souvenez de la première rencontre ?
B : Oui, je me rappelle qu'il est venu plusieurs fois. Il est venu une fois d'ailleurs avec le photographe, comment il s'appelle ce photographe...
OB : Doisneau ?
B : Doisneau ! Il m'a fait des photos, je ne sais pas ce que j'en ai foutues, il y en avait toute une série.
OB : Va falloir que je revienne vous voir pour que vous me les montriez !
B : Ah non ça m'emmerde, faut les chercher... Donc il était venu avec Doisneau. Un petit bonhomme gentil, Doisneau. Remarquez Giraud c'était pareil. C'était des mecs qui faisaient à peu près 1,65m.
Robert Giraud lui c'était un gars... On s'entendait bien. Je me suis bi

en entendu avec tout le monde. Quand ça allait pas on avait vite fait de se filer un marron et puis roulez jeunesse. Et donc Robert Giraud il avait déjà des idées préconçues sur le tatouage. Donc il ne venait pas au tatouage comme vous y venez. Là vous y venez avec la volonté d'entendre. Après vous en ferez ce que vous voudrez.
Robert Giraud, lui, il avait déjà des idées et disons que... On voyaient différemment. C'est pas pour autant qu'on ne s'estimaient pas. Mais pour lui c'était vraiment encore la marque d'appartenance à un milieu douteux. Il avait travaillé avec Jacques Delarue, le flic, là.
Donc ils avaient une optique bien précise et puis ils étaient partis sur les traces d'Edmond Locard, un grand bonhomme, de Lombroso, le criminaliste. Moi je trouve que Lombroso allait un peu vite dans sa manière de cataloguer. Et ce n'est pas parce que vous avez un tatouage que vous êtes forcément un criminel. D'ailleurs il parle de l'uomo criminale.
OB : Robert Giraud, dans les Tatouages du milieu, parlait d'un monde qui se terminait. Vous vous étiez dans un monde...
B : Qui commençait ! Absolument. Comme quand j'ai arrêté de tatouer il y a une dizaine d'années. Parce que j'ai eu un accident à l'œil à la suite d'une paralysie faciale. Et donc ça me gène un peu. Et quand je casse la croûte, je pleure. Alors les gens ne m'invitent plus ! Vous savez il y a des périodes.
Autrefois une génération c'était trente ans. Et tout est conditionné dans la vie par le 3 et par le 7. Donc j'ai fait mes trente ans. J'ai même fait du rab et maintenant je me suis lancé dans le matériel, à tort finalement parce que je suis plus emmerdé dans le matériel que je ne l'étais dans le tatouage. C'est devenu compliqué ce monde avec l'informatique et puis avec l'emmerdement de tous ces gens qui sont devenus des pouilleux, voyez. C'est vrai !
Vous voyez des petits mecs qui s'amènent, ils veulent faire du tatouage. Quand vous faites du tatouage il faut y aller, il faut mettre ce qu'il faut dans la sauce. C'est comme un cuistot qui... faut pas y aller à l'économie. Alors si vous n'avez pas de moyen, vous dites j'ai pas une thune ceci, cela et c'est mon rôle de vous aider. Mais si vous voyez un trou du cul qui vient ici et qui vous emmerde pendant des heures « moi je veux ceci, moi je veux cela », Oui, et tu fais du tatouage depuis combien de temps ? « Ben y'a six mois... » Tu me fais chier ! Ecoute un peu et si t'es pas mal je vais te donner un coup de main.
OB : Vous aviez quel âge quand vous avez ouvert votre boutique ?
B : J'avais vingt-deux ans. Non, vingt-trois : Et là j'en ai 73. Cinquante ans après, c'est pas compliqué. Si on a l'honnêteté de ne jamais admettre qu'on n'a jamais totalement raison on a des chances de ne pas avoir tort ! C'est une lapalissade. Confucius n'aurait pas dit mieux, je crois. Si, parce qu'il était pas con, celui-là. Quand je vois les jeunes qui font du tatouage, il y en a qui en font très bien, d'autres qui travaillent comme des salauds. Parce qu'ils vous parlent d'hygiène mais avec des machines à tricoter qui sont dégueulasses. Et ils viennent en me disant « vous pouvez pas me réparer ça ?» Je leur dis « attends, tu travailles avec ça ? »
OB : « Machines à tricoter » c'est de l'argot ?
B : Non, c'est moi ça. J'ai mon langage. C'est pour ça qu'on s'entendait bien avec Giraud parce qu'il s'y entendait au jars aussi. Vous comprenez un mec comme moi il va pas se mettre à prendre des allures de gazelle, hein ! Bon, j'ai la gueule que j'ai, j'ai fait ce boulot là, c'est un métier où j'ai eu la chance de rencontrer des gens de toutes conditions qui m'ont appris énormément. D'abord parce qu'ils étaient à poil. Il n'y avait plus ce paravent de vertu, de snobisme, de mensonge que souvent on a dans les relations modernes.
OB : C'est un peu comme chez le médecin ?
B : Et encore. Chez le médecin les mecs ils veulent toujours se mettre derrière un paravent. Tandis que là t'es à poil mon pote et puis tu me demandes de te faire ça. Et puis comme t'as les jetons t'es pas mal non plus. Voyez il y en a qui se ramènent, qui ont les bras comme mes cuisses et puis... ça amène des conditions relationnelles pures. J'ai eu la chance de rencontrer des gens dont certains étaient des souverains. C'étaient des rois. Des gens de la politique, du show business... Mais tout ce monde, plus ou moins pipeau à l'entrée, devenaient tout simple à poil. Imaginez De Gaulle aux chiottes vous allez voir, ça change tout !

OB : Le roi est nu
B : Exactement. Et il faut avoir l'honnêteté de vous dire que ce gars-là est un mec comme vous. Bon, son parcours est différent parce que la vie est ainsi et puis bon tant mieux ou tant pis pour lui.
OB : Fort de cette expérience est-ce que vous savez aujourd'hui pourquoi les gens viennent se faire tatouer ?
B : Toujours pas. Je vais vous dire pourquoi. D'abord j'ai pas voulu le savoir. Les éléments qui constituent votre vie c'est votre truc. Le fait d'essayer de gratter pour comprendre ça va te permettre de comprendre quoi, finalement ? Evidemment, quand on sait c'est mieux. Celui qui sait est libre. Mais en l'occurrence il est libre de quoi ? Autant je suis curieux pour la recherche, pour essayer de comprendre le fonctionnement de quelque chose, mais pour le reste je m'en fous. Et voyez, ça a un avantage, c'est qu'on passe partout. Si vous commencez à vous occupez de l'un de l'autre, etc., on se dit « tiens voilà l'abbé Pierre qui s'amène » !
OB : Passer partout c'est une condition pour durer ?
B : Absolument ! Et vouvoyer toujours. J'ai toujours vouvoyé. Et ça permet d'être étanche.
OB : Avec Bob Giraud vous vous vouvoyiez ?
B : Absolument.
OB : Et vous vous voyiez souvent ?
B : Ah, c'était la Butte Montmartre ! Tu passais tu t'asseyais, tu restais un quart d'heure, on disait deux, trois conneries et puis salut. C'était la vie. Montmartre c'était un village où les gens étaient moins cons que maintenant. Il y avait des gonzesses plein la rue. C'était marrant parce qu'elles avaient leur mode de vie. On se respectaient. Elles faisaient leur boulot. Elles avaient leur machine à laver, moi j'avais la mienne, chacun sa merde !
OB : Il y a un fanion de la légion dans votre boutique. C'est le votre ?
B : Non c'est un cadeau. Ah oui c'est un cadeau et il m'est cher. Parce que là j'ai rencontré des mecs, au sens noble du terme. Sans ambage. Qui étaient tous pour un. C'était du Dumas appliqué. Les légionnaires sont des gens qui finalement recherchent toujours l'affection de la camaraderie. La légion étrangère c'est vraiment la mal nommée.
Les légionnaires c'est quoi ? ce sont des cas qui sont venus de tous les horizons, qui font partie de toutes les conditions pour aller dans un endroit où ils avaient besoin de trouver la chaleur humaine. Mais ils avaient besoin aussi de sentir la sueur. De sentir la difficulté. Parce qu'ils existent à travers le champ d'honneur. Ils sont très valeureux et ils sont très proches les uns des autres. Et je dois dire que c'est quelque chose qui manque énormément à l'heure actuelle. Sur les porte-avions ou sur les bateaux, il n'y a plus cette solidarité qu'il y avait autrefois ou qu'il y a peut-être encore chez les sous-mariniers. Non...
Maintenant ce sont tous des sous-officiers, ils sortent des grandes écoles. On ne peut plus avoir des sous-mariniers et des hommes de troupe. Les armes sont devenues trop sophistiquées maintenant pour qu'on les confie à n'importe quel peigne-cul. C'est un métier. Comme dans les blindés, les cercueils roulants. Moi j'ai servi dans la cavalerie, mais j'aime beaucoup les chars d'assaut. C'est un peu con mon histoire d'aimer les chars d'assaut parce que je sais que finalement c'est très fragile un char. La moindre charge creuse il vous le fout en l'air. La légion c'est plus un souvenir de solidarité humaine qu'autre chose. Toujours l'idée du compagnonnage, voyez.
OB : On discute depuis 29 minutes et 56 secondes...
B : Ben on arrête !


http://robertgiraud.blog.lemonde.fr/2010/10/25/rencontre-bruno-ancien-tatoueur-paris-olivier-bailly/






Tatouage


Un tatouage est un dessin habituellement décoratif ou symbolique réalisé en insérant de l'encre dans la peau. Traditionnellement, il est effectué avec de l'encre de Chine ou des encres à base de charbon ou de suif, et plus récemment avec des encres contenant des pigments industriels. Les encres de tatouages existent dans de nombreuses teintes différentes et permettent de réaliser le motif de son choix. Il existe même une encre transparente qui ne réagit qu'à la lumière noire : ce type de tatouage est appelé tatouage « UV » ou « Blacklight »1. Le tatouage est indélébile, et est considéré comme un type de modification corporelle permanent.
La technique du tatouage consiste à introduire l'encre dans la peau à l'aide d'un objet pointu ou d'aiguilles. La plaie provoquée par le piquage cicatrise, et laisse apparaître le dessin par transparence de la peau. L'encre y est déposée dans un espace assez précis à la limite entre le derme et l'épiderme. La profondeur de la piqûre varie de 1 à 4 mm en fonction des types de peau et des parties du corps, les zones les plus épaisses se situant dans le dos, les coudes et les genoux.
Le tatouage est pratiqué depuis plusieurs milliers d'années dans de nombreuses régions du monde. Il peut être réalisé pour des raisons symboliques, religieuses, thérapeutiques mais aussi esthétiques. Dans plusieurs civilisations, il est même considéré comme un rite de passage à cause de la douleur endurée lors de la réalisation du motif.
C'était aussi un mode de marquage utilisé pour l'identification des esclaves, des prisonniers ou des animaux domestiques.
Étymologie
Articles détaillés : Tatouage en Polynésie et Irezumi.
Le mot vient du tahitien tatau, qui signifie marquer, dessiner ou frapper et dérive de l'expression « Ta-atouas ». La racine du mot, ta signifie « dessin » et atua signifie « esprit, dieu ». Le docteur Berchon, traducteur du deuxième voyage de Cook vers Tahiti en 1772, employa pour la première fois le mot tattoo ; le mot sera francisé en « tatouage» à la fin des années 1700. Il est d'abord introduit dans le Dictionnaire de l'Académie française en 17982, puis dans la première édition du dictionnaire de Littré en 18633.
Au Japon, le tatouage traditionnel pratiqué à la main est appelé irezumi (入れ墨 ou 入墨, irezumi?, littéralement « insertion d'encre »), le terme plus général pour désigner le tatouage est horimono (彫り物 ou 彫物, horimono?, littéralement « sculpture »).
Histoire
Le tatouage est une pratique attestée en Eurasie depuis le néolithique. « Ötzi », l'homme des glaces découvert gelé dans les Alpes italo-autrichiennes arbore des tatouages thérapeutiques4 (petits traits parallèles le long des lombaires et sur les jambes). Les analyses au carbone 14 réalisées par la communauté scientifique estiment sa mort vers 3500 av. J.-C. En Égypte, trois momies féminines tatouées sur les bras, les jambes et le torse, datant de l'an 2000 av. J.-C., ont été découvertes dans la vallée de Deir el-Bahari (près de Thèbes). Leur description évoque de nombreux tatouages représentant des lignes parallèles et des points alignés5. Tout comme en Égypte, plusieurs momies tatouées ont été découvertes dans la région de l'ancienne Nubie. En 1910, une première momie, datant de l'an 1500 av. J.-C., est découverte par le britannique Cecil M. Firth sur le site archéologique de Kubban (environ 100 km au sud d'Assouan). Elle présente des éléments de tatouage sur la région abdominale en forme de losanges pointillés entourés d'une double rangée de tirets6,7. Puis en 1961, de nombreuses momies tatouées sont découvertes par André Vila sur le site de fouilles françaises au village d'Aksha dans le nord du Soudan8. Toutes les momies dont le sexe a pu être identifié sont des femmes, à l'exception d'un homme tatoué sur le visage. Le style des tatouages est le même qu'en Égypte et sur le site de Kubban, et représente aussi des motifs géométriques, des points et des lignes. André Vila estime que ces momies datent du Ie siècle avant notre ère, voir du tout début de l'ère chrétienne8.
Dans le bassin du Tarim (Xinjiang en Chine), de nombreuses momies de type européen sont découvertes par des archéologues chinois. Une partie d'entre elles sont tatouées sur les mains, les bras ou le dos9. Encore mal connues (les seules publications accessibles en langue occidentale sont celles de Victor H. Mair et James P. Mallory10,11), certaines d'entre elles pourraient dater de la fin du 2e millénaire avant notre ère. En outre, trois momies tatouées ont été extraites du permafrost de l'Altaï dans la seconde moitié du XXe siècle (« L'Homme de Pazyryk » dans les années 1940 et « La Dame d'Ukok » et « L'Homme d'Ukok » dans les années 1990) ; elles arborent des motifs zoomorphes exécutés dans un style curviligne. « L'Homme de Pazyryk » est tatoué sur l'ensemble des bras, le dos et la poitrine12. « La Dame d'Ukok » et « L'Homme d'Ukok » portent aussi des tatouages d'un style proche de la momie de Pazyryk et qui représentent des animaux. Selon les estimations scientifiques, la datation de ces momies se situe entre le Ve et le IIe siècle av. J.-C.
Au début de notre ère, les Bretons arboraient de nombreuses marques corporelles souvent décrites comme des tatouages dans les récits de conquêtes de Jules César. Hérodien, un historien romain du IIIe siècle, écrit à leur propos : « Les Bretons se tatouent le corps de peintures variées et de figures d'animaux de toutes sortes. Voilà pourquoi ils ne s'habillent pas, pour ne pas dissimuler leurs dessins corporels »13. Servius, un grammairien du IVe siècle, est même convaincu que « les gens de Bretagne portent des tatouages » et que cette forme de marquage doit être clairement différenciée de la peinture corporelle14. Au Japon, des figurines datant de l'ère Jōmon portent des symboles ressemblant à des tatouages, mais aucune étude scientifique n'a pu mettre à jour des preuves concrètes attestant de ces pratiques. Les premières traces connues sont issues d'écrits chinois datant du IIIe et VIe siècles. Ces textes parlent de pêcheurs dont le corps est entièrement recouvert de tatouages15,16. Dans le Kojiki, écrit en 712, il est décrit deux différents types de tatouages, un considéré comme « prestigieux » pour les personnes illustres, les héros et les nobles, et un plus « vulgaire » pour les criminels et les bandits.
Au VIIIe siècle, le pape Hadrien bannit le tatouage, ainsi que toutes les marques corporelles d'inspiration païenne. En outre, le judaïsme interdit toute inscription entaillée et marquée à l’encre indélébile (Deutéronome 14.1, Lévitique chap. 19 verset 28 « Vous ne ferez point d'incisions dans votre chair pour un mort, et vous n'imprimerez point de figures sur vous. Je suis l'Éternel. »). Le tatouage serait donc mal considéré dans la culture occidentale à cause des condamnations judéo-chrétiennes dont il fait l'objet. De plus, les Normands, qui ont envahi l'Europe du Nord au XIe siècle, méprisent le tatouage. L'ensemble de ces interdictions et considérations néfastes vis-à-vis du tatouage provoquent sa « disparition » durant de nombreux siècles en occident du IXe au XVIIIe siècle ; à l’exception d’une mention par Marco Polo17.
Ce n'est qu'en 1770 que les Européens « redécouvrent » le tatouage, lors des explorations dans le Pacifique Sud avec le capitaine James Cook18. Dans la culture européenne, les marins en particulier étaient notamment identifiés avec ces marques jusqu'après la Seconde Guerre mondiale. Ces mêmes marins européens se tatouaient souvent un crucifix sur tout le dos afin de se prémunir de la flagellation en cas de punition car c'était un crime que de défigurer une image pieuse. Ce système d'identification est aussi, avant l'arrivée de la photo d'identité, un moyen sûr et efficace pour le renseignement des fiches des forces de police sur la pègre18. Les fiches de polices, jusqu'au XIXe siècle, comportaient la signalisation et la description de chaque tatouage qui permettait ainsi d'identifier sans erreur un individu19. À partir de la fin du XXe siècle, le tatouage commence à se démocratiser. De plus en plus de personnes se font tatouer, à l'image de stars du sport, de la musique et du cinéma, qui arborent publiquement leurs tatouages.

Finalité

À l'origine, ces marques sur la peau étaient des signes d'appartenance à un groupe : tribal, religieux, de pirates, d'anciens prisonniers ou de légionnaires. Mais c'était aussi une manière de marquer de manière indélébile certaines catégories de gens comme les esclaves ou les prisonniers. Mais les raisons pour lesquelles les gens choisissent d'être tatoués sont diverses : identification à un groupe, cosmétique, rituel religieux, exemple de théorie du handicap20, et utilisations magiques sont les plus fréquentes. Aussi, la sociologie du corps les tient pour un objet d'étude important.
Dans les années 1970, puis plus particulièrement dans les années 1990, un véritable engouement pour le tatouage est né. Le tatouage n'est plus alors une manière d'afficher son appartenance à un groupe, à une tribu ou à un quartier, c'est un moyen de revendiquer son originalité, de séduire, de s'embellir, de provoquer, de compenser. Certains adolescents le vivent comme un rite de passage et agissent parfois sur une impulsion qu'ils regrettent plus tard21. Un tatouage correspond souvent à un moment important de la vie, agréable ou douloureux : naissance, décès, réussite personnelle ou professionnelle sont des exemples récurrents de raisons qui amène à se faire tatouer22. De ce fait, le motif mais aussi le lieu de l'inscription (dos, torse, bras, jambes, parties intimes, etc.) a également une importante signification.
Des « tatouages » sont appliqués pour faciliter la reproductibilité de certaines thérapies médicales. En radiothérapie externe, des tracés persistants sont appliqués sur la peau (notamment à l'aide de fuchsine) tandis que les tatouages permanents se réduisent à de simples points appliqués à l'aide d'une petite aiguille trempée dans l'encre de Chine23. Le but de ces tatouages est de fixer les champs à la peau qui correspondent à la zone tumorale à irradier. Enfin, des tatouages sont aussi placés sur des animaux et servent à leur identification. Le tatouage décoratif sur des animaux est le plus souvent interdit par les lois sur la protection des animaux24.
Quelles que soient les raisons qui amènent une personne à se faire tatouer, il est très important de garder à l'esprit que le tatouage est une modification permanente et indélébile. Ce caractère définitif du tatouage est habilement souligné par Pascal Tourain dans son livre  : « mes tatouages : du définitif sur du provisoire »25. Il ne faut donc pas se lancer dans cette pratique sans y avoir correctement réfléchi auparavant.
Tatouages magiques


Sak Yant, tatouage traditionnel d'Asie du Sud-Est
En Asie du Sud-Est, le tatouage traditionnel est pratiqué par les moines bouddhistes ou les prêtres brahmanes26. Il est appelé Yantra (สักยันต), qui signifie art du tatouage magique, ou aussi Sak Yant. Sak signifie « tatouer » et Yant désigne des dessins sacrés représentant les Mantras et Katas bouddhistes26. Ces tatouages sont considérés comme « magiques » et donnent à leur porteur des pouvoirs de protection et de bénédiction27. Ils sont très fréquents au Laos, au Cambodge, en Birmanie et surtout en Thaïlande.
À l'origine, cet art est issu de la culture Khmer. Les motifs représentent un mélange de prières et psaumes bouddhiste, et d'incantation et sortilège chamanique que les guerriers Khmer et Thaï portaient pour augmenter leur puissance et les protéger pendant les combats27. Cette tradition s'est perpétuée au travers des siècles et actuellement encore beaucoup de gens se font tatouer des Yantra.
Tatouages contraints
Au regard de l'Histoire, on peut repérer de nombreuses et diverses raisons à l'acte de tatouer par la force un individu non consentant. Le plus souvent, il s'agit de punir, ou de s'assurer qu'un individu ne puisse, de son vivant, cacher certains faits à la société.
Antiquité : la marque des esclaves
Hérodote raconte qu'Histiée, tyran de Milet prisonnier à la cour du roi des Perses, rasa la tête de son esclave puis tatoua un message à transmettre sur son crâne, puis attendit la repousse des cheveux avant d'envoyer l'esclave vers son destinataire28. En réalité, dans la Grèce antique, les esclaves sont systématiquement tatoués d'une chouette ou dans certains cas d'un vaisseau de guerre sur le front, afin qu'ils restent reconnaissables en tout lieu et de façon permanente29. Les Romains héritent à leur tour de la pratique du tatouage, toujours dans une utilisation punitive. Les esclaves sont marqués par un tatouage plus discret que chez les Grecs : au lieu d'un dessin de chouette, les Romains tatouent la première lettre du nom de famille du maître entre les deux yeux des esclaves. Cette pratique atteste également d’une des rares traces de l’humour (esclavagiste) des Romains. Suétone rapporte en effet un des bons mots de l’époque : « Il n’y a pas plus lettrés que les Nubiens » (la Nubie était une source majeure d’esclaves). Les généraux romains étendront la pratique aux mercenaires, dont ils se méfient, afin de s’assurer que les déserteurs soient identifiés. C’est à Rome que le tatouage va gagner son premier nom occidental : stigma (en français, stigmate), la marque d'infamie30. C'est en remplacement de la brûlure au fer rouge que les autorités romaines vont utiliser le tatouage sur les condamnés, comme sanction définitive. Le sort des voleurs et parias de Rome ne s'améliorera qu'au IVe siècle, lorsque Constantin Ier décrète que les condamnés pourront être tatoués sur les jambes ou les mains, mais en aucun cas sur le visage, qui, créé à l’image de Dieu, doit rester vierge29.
Seconde Guerre mondiale : le IIIe Reich


Tatouage d'Auschwitz.
L'identification ka-tzetnik mis en place par les Nazis à Auschwitz pendant la Seconde Guerre mondiale, consista à tatouer, sur l'avant-bras, leur numéro matricule aux détenus du camp d'Auschwitz31,32. Les tsiganes, dans ces mêmes camps, étaient tatoués d'un Z, comme Zigeuner, tsigane en allemand33. Dans ce cadre, le tatouage contraint participait à une entreprise de déshumanisation. Après la guerre, les survivants des camps eurent des réactions différentes : si la majorité d'entre eux les conservèrent, certains se les firent effacer.
Par ailleurs, les soldats de la Waffen-SS étaient aussi tatoués ; ils faisaient écrire leur groupe sanguin (Blutgruppentätowierung) sur la face intérieure du biceps du bras gauche34,35. Ce tatouage était surnommé « Kainsmal » (« la Marque de Caïn »)Note 1 et ne comportait qu'une seule lettre. Aucune autre inscription, matricule ou unité militaire n'étaient tatoués. Après la guerre, ces marques facilitèrent l'identification de certains ex-SS.
Contemporain : le tatouage criminel
Différents groupes du crime organisé usent du tatouage de façon symbolique. C'est le cas, par exemple, des yakuzas au Japon36, des voleurs dans la loi de la mafia russe ou encore des membres des Maras au Salvador37. Ces trois organisations ont recours au tatouage forcé sur certains de leurs membres, dans certains cas pour des raisons punitives. Au Japon, un yakuza qui a manqué à son devoir ou commis une lâcheté peut s'automutiler ou subir un tatouage déshonorant36. En Russie, le tatouage par la force peut se dérouler entre prisonniers d'un même milieu carcéral, ou au sein d'une « famille ». Lorsqu'il s'agit d'une punition, l'image tatouée est souvent obscène voire pornographique, contraignant l'individu sanctionné à la honte. Mais il se peut également qu'une lâcheté ou une trahison soit inscrite de façon symbolique. C'est notamment le cas pour les membres des Maras accusés de trahison, où le nombre 187 (code de la police aux États-Unis pour notifier un meurtre) est inscrit sur la future victime. L'usage du code symbolique des tatouages par les criminels en Russie veut qu'un prisonnier soit tatoué par ses pairs selon ses antécédents et peut constituer en lui-même une contrainte, car le sujet tatoué n'a alors aucune possibilité de refuser. Il en est de même des criminels novices qui se voient attribuer des tatouages par leur hiérarchie indépendamment de leur volonté.
Élevage des animaux : le tatouage d'identification


Oreille de chien tatoué
Article détaillé : Passeport européen pour animal de compagnie.
Le tatouage est l'une des méthodes utilisée pour permettre l'identification des animaux d'élevage. En Europe, pour les carnivores domestiques ce type d'identification est remplacé par une puce électronique depuis le 4 juillet 201138.

Technique
Procédure
Selon la tradition, les cultures tribales créent les tatouages à l'aide d'outils aiguisés. Le plus souvent fabriqués avec des os, ces outils sont affûtés en forme de peigne ou de poinçon. Les pointes du peigne sont ensuite trempées dans l'encre, puis le tatoueur vient le frapper avec un petit bâton afin de faire pénétrer les pointes dans la peau et d'y insérer l'encre. Une autre méthode traditionnelle consiste à inciser la peau puis à frotter la coupure avec de l'encre, des cendres, ou d'autres pigments. Cette technique peut être un complément à la scarification. Au Japon, le tatouage traditionnel, aussi appelé Irezumi, se réalise à l'aide d'aiguilles fixées au bout d'un manche, à la manière d'un pinceau. Une fois les aiguilles imprégnées d'encre, le tatoueur les fait pénétrer dans la peau par un mouvement de va-et-vient39. De manière générale, ces techniques de tatouage sont très douloureuses car les outils utilisés sont assez grossiers.
De nos jours, la méthode la plus répandue est d'introduire l'encre dans la peau avec un dermographe. C'est un appareil composé de fines aiguilles attachées à une barre au travers d'un canon électrique. Lorsqu'il est enclenché, les pointes se déplacent rapidement de haut en bas et permet l'insertion de l'encre entre le derme et l'épiderme40. Il existe plusieurs formes d'aiguilles : on trouve notamment les aiguilles liners, qui sont utilisées pour tracer les lignes et contours d'un tatouage, et les aiguilles magnums, utilisées pour faire le remplissage. Mais il existe aussi d'autres variantes en fonctions des besoins ou du résultat recherché par l'artiste et/ou le client. Toutes ces aiguilles existent dans différentes tailles et comprennent donc un nombre variable de pointes41.
Selon le type de tatouage (noir ou couleur), la quantité et la concentration d'encre utilisée est modifiée. Une encre noire diluée permet, par exemple, d'obtenir des nuances de gris afin de réaliser des dégradés. Les encres de couleurs sont, quant à elles, plus généralement mélangées pour créer d'autres nuances.
Quelle que soit la méthode employée, la pratique du tatouage reste quelque chose qui peut être difficile à supporter. Lors de la séance, le tatoué ressent généralement des sensations allant d'une simple gêne à une douleur aiguë selon sa sensibilité et selon l'endroit tatoué. De plus, ces sensations augmentent durant la séance, ce qui rend les tatouages de grandes tailles souvent pénibles à réaliser en une fois42,43. Les tatoueurs ne dépassent que rarement des séances de quatre heures, car l'endorphine diffusée par le corps afin de calmer la douleur n'agit pas plus longtemps.
Entraînement et formation
Les tatoueurs ont plusieurs possibilités pour s'entraîner aux tatouages sans pour autant prendre le risque de rater une pièce sur un de leurs clients. Il existe des kits de peau synthétique qui se rapprochent beaucoup de la texture de la peau humaine et permet un entraînement en toute sécurité avant de réaliser de vrai tatouage44, il est aussi possible de se former sur des porcs car ceux-ci ont la peau qui se rapproche de celle de l'homme45. Cependant la véritable formation se fait avec l'expérience car le tatoueur doit s'habituer à la texture et aux réactions de la peau humaine.
Tatouages temporaires et semi-permanents
Les tatouages temporaires et semi-permanents sont réalisés de diverses manières. Ils sont dessinés, collés ou peints sur la surface de la peau dans la majorité des cas, hormis pour le tatouage semi-permanent qui est réalisé de manière similaire au tatouage permanent. Cette pratique n'est pas toujours bien acceptée par la communauté du tatouage, à cause de la contradiction entre le caractère permanent du « vrai » tatouage et celui plus éphémère du tatouage temporaire.
Tatouages au henné
Article détaillé : Tatouage au henné.
Les tatouages au henné sont faits avec du henné traditionnel ou du henné naturel, et non pas avec le henné noir qui est très dangereux pour la peau46. L'utilisation traditionnelle pratiquée dans les pays du Maghreb est nommé henné ; en Inde et au Pakistan, elle est désignée sous le nom de mehndī.
Tatouages auto-collants
À l'origine, les tatouages auto-collants ou décalcomanie sont des motifs publicitaires offerts dans des paquets de chewing-gum ou de friandises. Ils peuvent être facilement enlevés à l'eau ou en les frottant et sont rarement de bonne qualité. La qualité de ces tatouages s'est améliorée avec les années, permettant des motifs de plus en plus fins et détaillés. Actuellement, ils sont distribués dans de nombreux magasins et salons de cosmétiques et servent d'accessoires un peu à la manière d'un bijou. Depuis 2010, Chanel propose même à la vente un kit de tatouage temporaire, appelé « Les Trompes L'Œil de Chanel », dessiné pour leur défilé de mode printemps-été 2010 à Paris47. De plus, la chanteuse Beyoncé a posé pour sa ligne de prêt-à-porter en automne 2010 avec de nombreux tatouages éphémères créés par la société Temptu48.
En 2011, un nouveau type de tatouage temporaire fait son apparition, le tatouage dentaire49. Cette nouvelle mode issue du Japon consiste à fixer une petite décoration sur la dent à l'aide d'une colle séchée avec une lampe à LED et qui peut être enlevé après quelques jours.
Maquillage permanent


Maquillage permanent sur le sourcil.
Le maquillage permanent est un tatouage esthétique dit « indélébile ». Les pigments s'altèrent, en réalité, après quelques mois ou années. Le procédé est le même que pour le tatouage classique, c'est-à-dire une injection de pigments sous l'épiderme. Il est généralement effectué pour marquer le tour des yeux ou des lèvres afin de faciliter le maquillage, ou encore pour redessiner les sourcils50.
Il est déconseillé d'utiliser les pigments permanents car avec la vieillesse, les sourcils, les yeux, la bouche se déforment et glissent vers le bas. À ce stade, le maquillage devrait en général s'effectuer autrement pour masquer le glissement. Avec le maquillage permanent, ces techniques sont limitées. Par ailleurs, lors des liftings du visage ou des réfections des paupières, ces traits de maquillage seraient très souvent déformés et deviendront inesthétiques.
Le laser ne peut accéder efficacement au détatouage de l'eye-liner trop près de l'oeil. Le tatouage des lèvres s'effacent également très difficilement51.
Tatouages semi-permanents
Le tatouage semi-permanent est effectué comme les tatouages traditionnels mais l'encre est insérée seulement dans l'épiderme et s’élimine naturellement avec le renouvellement de la peau. De plus, des encres dites « biodégradables » peuvent être utilisées afin de faciliter l'élimination des pigments. Ce type de tatouage s'estompe au bout de trois à cinq ans minimum. Dans certains cas, il peut prendre beaucoup plus de temps à disparaître, ou même rester partiellement indélébile52. Peu d'études scientifiques ont été faites à ce sujet mais il apparaît sur de nombreux sites et forums que ce genre de tatouages peut laisser des marques et des cicatrices permanentes. Il est donc conseillé de bien se renseigner auprès d'un dermatologue avant de faire un tel choix.
Méthodes d'effacement
Il existe deux moyens assez efficaces de faire disparaître un tatouage : soit le faire recouvrir par un nouveau tatouage, soit le faire retirer au laser chez un dermatologue disposant de l'équipement adéquat53. Dans les deux cas, les conséquences ou séquelles peuvent être importantes et le prix de l'intervention est souvent bien supérieur à celui du tatouage d'origine.
Le recouvrement
Le recouvrement implique nécessairement l'élargissement de la zone tatouée et les pigments renouvelés seront plus visibles qu'un tatouage ancien54, qui a pu, avec le temps, s'estomper sous l'action d'une exposition régulière au soleil ou d'abrasions de l'épiderme55. Cependant le recouvrement n'est pas toujours possible, notamment dans le cas de tatouages de style tribal. Les lignes noires de ce type de tatouage sont très difficiles, voire impossible, à recouvrir et la seule solution consiste à utiliser les traits existants pour créer un nouveau motif.
Le détatouage laser
Article détaillé : Détatouage laser.
Le détatouage laser consiste à enlever le tatouage à l'aide d'un laser qui projette une lumière puissante durant un temps très court provoquant l'effet thermomécanique qui fait exploser les grains de couleur. Ce type de traitement demande des formations adéquates, faute de quoi il est possible d'endommager la peau de façon irréversible en créant des cicatrices. Le détatouage laser est la seule méthode qui permet de réellement effacer un tatouage, mais c'est une technique longue, douloureuse et coûteuse. Le résultat est parfois incomplet56.
En France, la législation réserve l'usage des lasers médicaux aux médecins formés aux lasers, les médecins morphologues et anti-âge, les dermatologues et autres ayant une formation complémentaires aux lasers médicaux. Autrement, il est considéré comme un exercice illégal de la médecine53.
Santé et hygiène


Séance de tatouage.
Le tatouage consistant à perforer la peau pour y introduire des agents colorants, chaque petite perforation crée une plaie susceptible de s’infecter et de transmettre une maladie via des bactéries ou des virus57. C’est la raison pour laquelle certaines règles essentielles d’hygiène sont nécessaires avant, pendant et après cette opération.
Précautions préalables
Il est conseillé de ne pas consommer d'aspirine ou d'alcool durant les 24 heures précédant le tatouage. Ces produits fluidifient le sang et risquent d'augmenter les saignements lors du tatouage, ce qui peut gêner le tatoueur. De plus, certains groupes à risque doivent éviter de se tatouer55. Notamment les personnes sous traitements médicaux, alcooliques, toxicomanes, femmes enceintes, personnes atteintes d’hémophilie, du sida, d’hépatite B et C, de maladies cardiovasculaires, les personnes avec un stimulateur cardiaque (car il y a un risque d’interférence avec les ondes magnétiques du dermographe).
Précautions d'hygiène
Outre les indispensables lavages et désinfection des mains, le tatoueur doit nettoyer et stériliser consciencieusement le matériel à chaque utilisation, nettoyer et désinfecter les outils non stérilisables et le plan de travail58. Il doit également analyser la texture de l'épiderme du futur tatoué et la désinfecter minutieusement avant son acte.
Après l'intervention
Une fois l’intervention terminée, le tatoueur désinfecte la zone concernée à l’aide d’une solution antiseptique et applique de la pommade et un pansement pour protéger l'épiderme et favoriser la cicatrisation. Il doit ensuite expliquer clairement au tatoué comment il doit continuer à nettoyer sa peau et entretenir son tatouage minutieusement pour éviter les infectionsNote 2.
La peau doit rester propre en permanence et grasse pendant la phase de cicatrisation qui dure environ quinze jours. Il faut rester vigilant en ne laissant aucun agent infectieux être en contact avec la plaie. Le nettoyage doit se faire au moyen d’eau tiède et de savon doux ou d’une solution antiseptique sans alcool. Une fois que la zone tatouée est propre, il faut appliquer une pommade cicatrisante afin de faciliter la cicatrisation. Il faut bien se renseigner sur la pommade à utiliser, certaines peuvent être contre-indiquées pour ce type de plaie. Il est conseillé de porter des vêtements en coton pendant la durée de la cicatrisation. Les bains, la piscine ou la mer sont à proscrire pendant 2 à 3 semaines, ainsi que le soleil ou les rayons UV pendant au moins un mois59. De nombreux tatoueurs déconseillent même d'exposer le tatouage au soleil durant la première année.
Styles et pratiques
Outre la possibilité de réaliser des tatouages en noir et blanc ou en couleurs, il existe de nombreux styles et pratiques différents.
Les styles
Cette liste n'est pas exhaustive. L'art du tatouage est en perpétuelle évolution et de nouveaux styles font régulièrement leur apparition.
    •    Tribal : le tatouage de style tribal propose un graphisme en lignes épaisses, le plus souvent en noir ou plus rarement en dégradés de gris. Les motifs sont inspirés de symboles rituels primitifs ou représentent plus simplement des motifs abstraits. Ce style de tatouage est souvent réalisé sur l'épaule ou en bracelet autour du bras chez les hommes et dans le bas du dos chez les femmes.
    •    Pointilliste ou Art du point (dot-art ou dot-work pour les Anglophones) : le graphisme du tatouage est réalisé partiellement ou intégralement à base de points, donnant ainsi des effets de matières inédites en tatouage. Ce style est largement inspiré du pointillisme utilisé dans la peinture impressionniste.
    •    Réaliste : le style réaliste consiste à exécuter des motifs de la manière la plus réaliste qui soit, les plus réussis donnent même l'impression de voir de véritables photos. Les tatouages réalistes les plus courants sont les portraits.
    •    Asiatique : le style asiatique s'inspire de l'art asiatique et utilise souvent des représentations de dragons, de poissons (plus particulièrement la carpe koï), de Bouddha, ou encore de kanjis. Le style de dessin est très proche des anciens dessins et estampes chinoises et japonaises. Par ailleurs, il faut différencier le style asiatique de l'Irezumi, ce dernier ne concerne que les tatouages de grande taille réalisés de manière traditionnelle.
    •    Celtique : le tatouage celtique est constitué de motifs inspirés de l’art celtique (entrelacs et croix celtiques, créatures mythologiques, etc.). Il est le plus souvent en noir.
    •    Polynésien : le tatouage de style polynésien est caractérisé par des motifs traditionnels issus de la culture polynésienne. Le tatouage est réalisé uniquement à l'encre noire et est composé de lignes courbes ou de représentations stylisées d'animaux (requin, tortue, lézard, etc.).
    •    Old school ou « traditionnel » : les motifs old school sont exécutés selon les principes traditionnels occidentaux. Il est réalisé avec des contours épais, de fortes ombres noires et utilise des couleurs primaires vives. Les dessins sont souvent d'inspiration rock 'n' roll et reprennent de thèmes des années 50 et 60. Des dessins de pin-up, de rose, de tigre, de cartes à jouer, ou encore des symboles militaires ou maritimes sont des exemples très répandus de ce style de tatouage.
    •    New school : le style new school est une version modernisée du style old school. Les motifs sont toujours très colorés mais contiennent plus de dégradés, et sont d'inspiration plus moderne. Les lignes sont larges et marquées, et on y retrouve une inspiration proche de la bande-dessinées, des comics ou du manga.
    •    Biomécanique : le tatouage de style biomécanique incorpore des composants mécaniques, organiques et biologiques. Il peut être réalisé de manière à donner l'impression que le motif se trouve sous la peau ou la déchire. C'est un style de tatouage largement présent dans la communauté cyberpunk et s'inspire largement de l'univers de la science-fiction.
    •    Gothique : les motifs de style gothique sont d'inspiration gothique, macabre ou gore, ils sont très souvent réalisés en noir et dégradés de gris. On y retrouve beaucoup de représentations de monstres ou de créatures fantastiques, mais encore des démons, des crânes ou la faucheuse.
    •    Abstrait : le tatouage abstrait n'est pas un style à proprement dit, il s'agit de motifs abstraits pouvant être réalisés dans n'importe quels styles. Par exemple de nombreux tatouages tribaux ou polynésiens sont des motifs abstraits.
    •    
Les pratiques
    •    Flash : le tatouage flash consiste à réaliser un motif déjà dessiné par le tatoueur et présenté dans son artbooks ou dans un magazine sur le tatouage. En quelque sorte, il s'agit de tatouer un motif tel quel, sans modification du tatoueur.
    •    Personnalisé ou « Custom » : le tatouage personnalisé est un tatouage sur-mesure. Le motif peut être conçu par le client ou en collaboration avec un artiste pour créer un tatouage unique et peut être réalisés dans n'importe quel style. C'est un style de tatouage très apprécié par les tatoueurs, car il permet un plus grand travail artistique et plus de liberté.
    •    Tatouage UV ou « Blacklight » : cette pratique du tatouage consiste à insérer de l'encre réagissant à la lumière noire1. Il est conseillé de bien se renseigner sur les encres utilisées pour ce type de tatouage, car certaines ne respectent pas les réglementations en vigueur et peuvent causer des réactions allergiques.

Réglementation
Quelques pays européens commencent à disposer d'une réglementation dédiée au tatouage. En l'absence de réglementation, la clientèle doit le plus souvent s'en remettre au sérieux et à l'éthique de chaque professionnel, et/ou à l'affiliation de certains tatoueurs à des associations professionnelles, par exemple : L'United European Tattoo Artists60, le Syndicat national des artistes tatoueurs en France, l'Association suisse des tatoueurs professionnels en Suisse61 ou l'Association des Tatoueurs et Pierceurs Professionnels Wallons en Belgique62
La France dispose d'une réglementation sanitaire depuis 2008, définie par le décret n° 2008-149 du 19 février 2008 qui fixe les conditions d'hygiène et de salubrité relatives aux pratiques du tatouage avec effraction cutanée et du perçage63, et modifie le code de la santé publique (dispositions réglementaires). Le décret impose que les activités de tatouage et « perçage corporel » soient déclarées en Préfecture64 et réalisées par des personnes ayant suivi une formation obligatoire à l'hygiène65.
Le matériel pénétrant la barrière cutanée ou entrant en contact avec la peau ou la muqueuse du client et les supports directs de ce matériel doivent être soit à usage unique et stériles, soit stérilisés avant chaque utilisation63. Le matériel jeté ainsi que les déchets produits sont assimilés aux DASRI (déchets d'activités de soins à risques infectieux) et doivent être éliminés selon les mêmes dispositions66. Les produits de tatouage sont clairement définis67 et doivent respecter des règles précises, définies par le décret n° 2008-210 du 3 mars 2008 qui fixe les règles de fabrication, de conditionnement et d'importation des produits de tatouage68, et institue un système national de vigilance et modifiant le code de la santé publique (dispositions réglementaires). De plus, les locaux doivent comprendre une salle exclusivement réservée à la réalisation de ces techniques69.
Les tatoueurs et perceurs doivent informer leurs clients, avant l'acte, des risques auxquels ils s'exposent et, après la réalisation de ces techniques, des précautions à respecter. Cette information doit également être affichée de manière visible dans les studios70. Ils doivent aussi vérifier que leurs clients soient majeurs, car les tatouages et piercings sont interdits sur une personne mineure sans le consentement écrit d'un parent ou tuteur légal70.
Les professionnels qui ne respectent pas les différentes mesures exigées s'exposent à des contraventions de 5e classe, soit des amendes pouvant aller jusqu'à 1 500 euros63.
Popularité


Panneau interdisant les tatouages dans les bains publics (Sentō).
Dans de nombreux pays, le tatouage est longtemps resté impopulaire, notamment à cause des catégories d'individu se faisant tatouer. Marie Cipriani-Crauste, psychologue au Centre d'ethnologie français, explique à propos des personnes réticentes : « Les images négatives prédominent. Elles associent ces types de parures à la délinquance et au refus de se plier aux normes d'une société71. » Ainsi, au Japon, le tatouage est assez mal vu. En effet, il est pratiqué par les yakuzas et il est encore souvent interdit dans les bains publics, les sources d'eau chaude72, certaines entreprises et même les salles de sportNote 3. Dans de nombreux pays, la population criminelle et carcérale se fait largement tatouer et de ce fait le tatouage a depuis longtemps une mauvaise connotation.
Cependant l'engouement pour le tatouage reprend depuis les années 1990-2000 et de nombreuses personnalités de la musique, du sport et des médias se font tatouer de plus en plus ouvertement73, ce qui se voit. Il y a une majorité des artistes de musique rock, heavy metal, hip-hop ou encore R'n'B qui portent des tatouages. De plus, l'effet de mode a tendance à se mondialiser et de nombreux jeunes changent les vieilles idées. En 2003, 31 % des Français de 11 à 19 ans se disent tentés par un tatouage74. Ce qui fait que de plus en plus de personnes se font tatouer ou acceptent mieux le tatouage75. Le tatouage est plus répandu aux États-Unis qu'en France  : d'après un sondage de l'institut Harris Polls, en 2008, 40 millions d'Américains seraient tatoués, ce qui représente 16 % de la population76 contre « seulement » 10 % des Français selon l'institut IFOP77. Depuis, les chiffres ont considérablement augmenté : l'institut Harris publie en 2012 un nouveau sondage sur les États-Unis  : 21 % de la population américaine possède un ou plusieurs tatouages, soit une augmentation de cinq points par rapport à l'étude de 200878.
Bibliographie
Livres
 : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article
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    •    Armand Cabasson, Le Poisson Bleu Nuit, Édition Nuit d'Avril, 2007, 203 p. (ISBN 2350720349 et 978-2350720340, OCLC 159954942)
Magazines
    •    (en) Tattoo Magazine, Paisano Publications (ISSN 1041-3146)
    •    Tatouage Magazine, Éditions Larivière (ISSN 1289-5369)
    •    
Notes et références
Notes
    1.    ↑ Ceci fait allusion à la marque que Dieu apposa sur Caïn afin de l'empêcher d'être tué et de fuir à jamais
    2.    ↑ L'entretien du tatouage et de la peau est sous la responsabilité de la personne tatouée et non du tatoueur.
    3.    ↑ L'interdiction des tatouages dans les bains publics et les sources d'eau chaudes peut varier d'un établissement à l'autre, et bien que de nombreux forums conseillent de ne rien dire et de voir les réactions, il est conseillé de se renseigner avant d'aller dans de tels lieux.
Références
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    62.    ↑ Site officiel de l'Association des Tatoueurs et Pierceurs Professionnels Wallons [archive]. Consulté le 9 mars 2011
    63.    ↑ a, b et c Décret n° 2008-149 du 19 février 2008 [archive] sur Légifrance. Mis en ligne le 21 février 2008, consulté le 9 mars 2011
    64.    ↑ Arrêté du 23 décembre 2008 [archive] sur Légifrance. Mis en ligne le 9 janvier 2009, consulté le 9 mars 2011
    65.    ↑ Arrêté du 12 décembre 2008 [archive] sur Légifrance. Mis en ligne le 12 décembre 2008, consulté le 9 mars 2011
    66.    ↑ Réglementation sur les déchets d'activités de soins (DASRI) [archive] sur http://tatouagedoc.net/ [archive]. Mis en ligne le 15 décembre 2002, consulté le 9 mars 2011
    67.    ↑ Arrêté du 15 septembre 2010 [archive] sur Légifrance. Mis en ligne le 15 octobre 2010, consulté le 15 mars 2011
    68.    ↑ Décret n° 2008-210 du 3 mars 2008 [archive] sur Légifrance. Mis en ligne le 6 mars 2008, consulté le 9 mars 2011
    69.    ↑ Arrêté du 11 mars 2009 [archive] sur Légifrance. Mis en ligne le 21 mars 2009, consulté le 15 mars 2011
    70.    ↑ a et b Arrêté du 3 décembre 2008 [archive] sur Légifrance. Mis en ligne le 3 décembre 2008, consulté le 9 mars 2011
    71.    ↑ « La peau, un langage social », CNRS, le journal, no 173, juin 2004 (lire en ligne [archive])
    72.    ↑ Présentation de sources thermales : Ooedo-Onsen-Monogatari [archive]. Consulté le 16 mars 2011
    73.    ↑ Marie Vaton, « Les filles aux bras tatoués », Le Nouvel Observateur, no 2477, 26 avril 2012, p. 136 (ISSN 0029-4713)
    74.    ↑ « Comment s'amusent les jeunes », NouvelObs.com, 10 avril 2003 (lire en ligne [archive])
    75.    ↑ Véronique Mougin, « Tribus des tatoués », L'Express, 14 févrirer 2005 (ISSN 0014-5270, lire en ligne [archive])
    76.    ↑ Tattoox, « Pourcentage de la population américaine tatouées » [archive]. Mis en ligne le 29 janvier 2011, consulté le 14 mars 2011
    77.    ↑ Jérôme Fourquet, « Sondage : Les Français et le tatouage » [archive] sur http://www.ifop.com/ [archive], 25 juillet 2010. Consulté le 16 mars 2011
    78.    ↑ (en) One in Five U.S. Adults Now Has a Tattoo [archive] sur www.harrisinteractive.com. Mis en ligne le 23 février 2012, consulté le 9 juin 2012

http://fr.wikipedia.org/wiki/Tatouage

 

 

 

 

 

Routard.com

Dossier réalisé par Ellonore Bush


Le mot " tatouage " nous vient directement de ces lointaines îles du Pacifique que Bougainville - à Tahiti en 1768 - baptisa Nouvelle Cythère… le paradis terrestre. Le tatau, pratique rituelle, marquait la peau de quasiment tous ces peuples aux mœurs fascinantes et bardées de tabous.

Les colons envoyèrent leurs missionnaires à Tahiti et bannirent les pratiques tribales, dont le tatouage. Ils effacèrent ainsi un passé millénaire aux origines situées en Asie du Sud-Est. On retrouve d'ailleurs, et encore de nos jours, des traditions de tatouage chez un grand nombre d'ethnies asiatiques. Le tatouage aurait-il alors vu le jour en Asie pour rejoindre l'Occident à bord des navires explorateurs du XVIIIe siècle ? NON !
D'après Darwin, aucune société n'aurait été étrangère au tatouage, et bon nombre d'évidences archéologiques et anthropologiques le prouvent. Sur toute la planète et depuis toujours, les hommes se sont tatoués. Parfois, les inscriptions sous-cutanées tenaient lieu de pratique thérapeutique, parfois elles témoignaient du prestige d'un individu au sein de sa société, ou encore de son origine géographique. Souvent lié aux rites de passage à l'âge adulte, le tatouage symbolise l'endurance, le courage et les étapes de la vie. Magique, il protège comme un talisman.
Adopté par les marins et les prostituées au XVIIIe siècle, puis par les taulards et motards occidentaux au XXe siècle, il sera considéré comme une marque de décadence. Alors que le tatouage représentait autrefois l'appartenance fondamentale à une société et à une culture, il a sombré jusqu'à devenir un des attributs type de l'anti-social. Étrange destin d'une tradition millénaire et universelle qui ne voit son blason redoré que depuis une dizaine d'années…

http://www.routard.com/mag_dossiers/id_dm/28/le_tatouage_ethnique.htm

 

 

 

 

 

 

 

Un tatouage (ou tatoo) est un dessin à l’encre ou quelque autre pigment, habituellement décoratif ou symbolique, indélébile, sous la peau. C’est un type de modification corporelle.

LE TATOUAGE D’ HIER A AUJOURD’HUI


Passionnée depuis longtemps par le tatouage, j’ai menée quelques recherches à ce sujet et j’aimerais ici vous faire partager le résultat de mes investigations !!!


DEFINITION:


Le mot »tatoo », terme anglais dont le mot tatouage est dérivé, a des racines polynésiennes. Deux expressions sont supposées être à ses origines. La première, « tatou » (prononcé « tatahou ») est dérivé de la racine « ta » et signifie approximativement « dessin dans la peau». La seconde « tatau » signifie « frapper ».
On lui donne aussi des origines antérieures à l’apparition des tatouages dans le monde occidental. Le mot « tatoo » décrivait n effet le battement d’un tambour militaire. Les deux mots ayant des racines latines communes signifiant frapper ou battre se sont donc confondus en un seul !
Le mot français fait officiellement son apparition dans le dictionnaire de Littré en 1858.


HISTORIQUE DU TATOUAGE:

 

Au début des années 1990, un home est retrouvé dans un cercueil de glace, en Italie, près de la frontière Autrichienne. Des recherches en particulier la datation au carbone 14, suggèrent qu’il est âgé d’au moins 5300 ans. La preuve du tatouage daterait donc de 4 000 ans AVJC environ.
Surnommé depuis « Ötzi, l’homme de glace », le corps porte une croix derrière un des genoux et une série de ligne au dessus des reins; en tout 57 zones de son corps sont tatouées. Ces marques semblent avoir une fonction médicale plus qu’ornementale! (Trajet de point d’acupuncture, traitement contre l’arthrite)
[Le corps de l'homme de glace, magnifiquement bien conservé est visible au musée Tyrol d'archéologie de Bolzano en Italie]
Après Ötzi, ls plus anciens tatouages sont attribués à la civilisation égyptienne.
Retrouvée à Thèbes, la femme d’Amunet était une prêtresse de Hathor (déesse de l’amour dans la mythologie égyptienne). Les experts estime qu’Amunet vécut entre 2160 et 1994 AVJC. Sur des fragments de peau de cette momie, on peut distinguer des lignes et des points tatoués, localisés au niveau des bras, des jambes et au dessus du nombril. Une seconde momie, identifiée comme une danseuse de la même période, est tatouée de motifs n forme de losanges sur les avant bras et la poitrine. Encore une fois, on peut supposer que les tatouages n’ont pas qu’une fonction esthétique: leur position sur le bas ventre et leur présence uniquement sur le corps des femmes laissent penser à un rapport avec la fertilité.
Lorsque les égyptiens étendent leur empire, la fièvre du tatouage s’empare du reste du monde. Les civilisations grecques, persiennes et arabes sont rapidement conquises par ce nouvel art. Quelques centaines d’années plus tard, vers 2000 AVJC, le tatouage s’est répandu le long de la route de la soie, en partant du sud de la chine.


LE TATOUAGE DANS LE MONDE:


Les grecs utilisent le tatouage pour communiquer entre espions. Les marques identifient les espions et marquent une hiérarchie.
Les romains l’emploient pour marquer les criminels et les esclaves.
Le peuple Aïnu (nomades d’Asie occidentale) s’en serve en indication d’un statu social, avec une connotation religieuse. Une jeune femme en âge de se marier est tatouée, de même qu’une femme mariée. C’est cette peuplade qui introduisit le tatouage au japon au cours de leurs voyages.
Les japonais rejettent toutefois la signification religieuse des tatouages pour n’en garder que le côté graphique et artistique. Le style et la technique japonaise restent encore aujourd’hui une référence dans le monde du tatouage mais aussi dans le domaine du design et de l’art en général.
Du Japon, les tatouages se répandent rapidement aux philippines et aux îles du pacifique. A Bornéo, la tradition veut que se soit les femmes qui tatouent . Les motifs réalisés indiquent le rang social et la tribu d’appartenance. Les femmes Kayan ont de délicats tatouages dessinés sur les avant bras ressemblant à des bijoux tandis que les guerriers Dayak victorieux se font tatouer les mains . Le tatouage constitue alors une marque de respect.
C’est probablement grâce aux polynésiens, qui propagent la culture du tatouage lors de leurs voyages vers les îles du pacifique et la nouvelle Zélande que sa pratique connaît son plus grand essor. Les polynésiens développent le tatouage pour marquer l’appartenance à une communauté tribale, une famille ou un rang social.
En Nouvelle-Zélande, ils créent un nouveau style de tatouage sur le visage appelé « moko » et toujours utilisé de nos jours au sein des peuples Maoris et de certains habitants des îles du pacifique où des règles et des cérémonies strictes accompagnent la procédure. Les polynésiens contribuent grandement à l’expansion géographique du tatouage grâce à leurs voyages.
Le tatouage migre vers l’Amérique suivant l’exode massif des peuples polynésiens, mais aussi celui des tribu de Sibérie, qui ont elles aussi appris le tatouage des Aïnus. On sait aujourd’hui avec certitude que les Mayas, Incas et Aztèques accordaient un rôle important aux tatouages dans leurs rituels religieux.
Dans le monde occidental, les premiers peuples britanniques utilisent le tatouage lors de cérémonies. Les familles royales se font inscrire leur blason sur le corps au Danemark et en Suède, coutume toujours d’actualité.
Au 8ème siècle, invoquant la bible (« vous ne ferez pas d’incision sur votre chair »Lévitique, ch. XIX) le Pape Hadrien bannit le tatouage, ainsi d’ailleurs qu toutes marques corporelles, signe des peuples dits non civilisés. Le tatouage continue toutefois à se développer dans les royaumes britanniques jusqu’à l’invasion des normands en 1066. Ceux ci méprisaient les tatouages et l’on assista à sa disparition de la culture occidentale du 12 au 16ème siècle environ.
Alors qu’il disparaît en occident, il se développe au Japon. Il est au départ utilisé pour marquer les criminels. Les récidivistes sont marqués de l’idéogramme signifiant « chien ou « diable ».
Avec le temps, les japonais hissent le tatouage à la hauteur d’une forme d’art.
C’est en fait à partir du 18ème siècle que l’approche japonaise évolue de manière définitive vers l’art traditionnel tel qu’il est toujours pratiqué.
William Dampher, explorateur des mers du sud est celui grâce à qui le tatouage fut réhabilité au sein du monde occidental. Lorsqu’il revint en 1691 à Londres accompagné d’un polynésien très largement tatoué, le prince Giolo, ce dernier fut exhibé dans les foires où il devint vite une attraction lucrative et la nouvelle coqueluche de Londres. L e prince mourut peu après à la suite de la variole, laissant aux anglait un sentiment de peur et de curiosité malsaine.
Quelques années plus tard, le Capitaine Cook les réconciliera avec le tatouage par le biais de légendes et autres œuvres d’art rapportés de ses multiples voyages dans le pacifique sud.
Omai (parfois aussi appelé Omi), le premier tahitien q’il ramène en occident devient rapidement célèbre. Il contribuera rapidement à l’intérêt de l’occident pour cette nouvelle forme d’art en exhibant ses tatouages dans divers salon à la mode.
Le tatouage devient alors n phénomène à la mode et se répand dans la quasi totalité des couches sociales, y compris dans la haute société. Edouard VII et le Tsar Nicolas se firent même tatouer. De plus de nombreux marins qui accompagnèrent dans ses multiples expéditions dans le pacifique se firent également tatouer au fur et à mesure des escales, amorçant en Europe la tradition du marin tatoué.


LES TECHNIQUES DE JADIS ET D’AUJOURD’HUI


Pour introduire les pigments de couleurs sous la peau, à chaque peuple sa technique. Un seul vecteur commun à l’ensemble de ces techniques reste le douleur du tatoué, bien que dans certaines peuplades cela fait parfois partie intégrante du rituel.
Dans le pacifique : Le tatouage s’effectue à l’aide un « râteau »aux dents constituées d’aiguilles ou de pointes d’os. Il est posé sur la peau et frappé avec une sorte de maillet.
Au Japon, c’est une série de baguettes munies d’un faisceau d’aiguille qui est utilisée
Les Inuits utilisaient un fil enduit de noir de fumée et une aiguille pour « coudre » le motif voulu. Les pigments provenaient soit de suie, de charbon de bois réduit en poudre, d’os calcinés, de suc de plantes, du henné, du khôl, de l’indigo, de safran, ou de poudre d’antimoine.
L’invention de la machine à tatouer électrique par l’anglais Samuel O’Reilly en 1891 révolutionne l’art du tatouage. On entre alors dans l’ère du tatouage moderne.
Le principe est simple : des aiguilles reliée à une buse et dont on peut régler la profondeur (environ 1 mm) qui entre dans la peau. Les risques d’infection sont ainsi réduits (à la condition que le tatoueur procède à la stérilisation de ses outils).
Les colorants industriels indélébiles font leurs premières apparitions. La machine de O’Reillly permet encore aujourd’hui à n’importe qui de se faire tatouer à prix raisonnable en subissant une douleur moindre voire très supportable.


L’IMAGE VEHICULEE PAR LE TATOUAGE


Au XXème siècle, le tatouage perd de sa notoriété car les ateliers se situent pour la plus part dans des quartiers malfamés. La pratique est si mal vue qu’elle en devient clandestine, toute fois elle continue à se développer dans certains milieux (militaires, délinquants juvéniles, motards…) Les années 1960 marquent un tournant fatal pour le tatouage aux Etats-Unis car suite à une épidémie d’hépatite, les studios de tatouage sont pointés du doigt et nombreux sont ceux qui fermeront boutique pour manquement aux règles d’hygiène. A New York, il devient même illégal de se faire tatouer et ce pendant plusieurs années. Qu’importe, faute de leur réputation, les tatouages n’attirent guère du monde !!
Paradoxalement c’est à cette même période que le premier studio parisien ouvre ses portes, tenu par le célèbre Bruno à Pigalle. C’est en 1963.
A la fin des années 60, Lyle Tuttle réussit le pari insensé d’effacer la piètre réputation du tatouage en tatouant des vedettes, surtout des femmes, dont Janis Joplin et devient un véritable ambassadeur dans l’art du tatouage.
Aujourd’hui l’engouement du tatouage connaît son apogée .Aussi la société accepte mieux cette forme d’art ! se faire tatouer est devenu presque banal . Les tatoueurs sont de vrais artistes et respectés comme tels. Le tatouage est un mode d’expression personnelle avant tout , une signature ou une marque de reconnaissance ( ex Anastacia –la pochette d’un de ses albums est une photo de son tatouage-) !
Kustomtattoo tatouage paris


http://www.kustomtattoo.com/tatouage-paris-tatoo-hier/







Tatoue-moi!


Autrefois, le tatouage était un signe d’appartenance à un groupe : tribal, religieux, d’anciens prisonniers ou de légionnaires. Mais c’était aussi une manière de marquer de manière indélébile certaines catégories de gens comme les esclaves ou les prisonniers. Mais les raisons pour lesquelles les gens choisissent d’être tatoués sont diverses : identification à un groupe, cosmétique, rituel religieux, et utilisations magiques sont les plus fréquentes.
Au XXème siècle, le tatouage perd de sa notoriété car les ateliers se situent pour la plus part dans des quartiers malfamés. La pratique est si mal vue qu’elle en devient clandestine, toute fois elle continue à se développer dans certains milieux (militaires, délinquants juvéniles, motards…)
Les années 1960 marquent un tournant fatal pour le tatouage aux Etats-Unis car suite à une épidémie d’hépatite, les studios de tatouage sont pointés du doigt et nombreux sont ceux qui fermeront boutique pour manquement aux règles d’hygiène. A New York, il devient même illégal de se faire tatouer et ce pendant plusieurs années.
Paradoxalement c’est à cette même période que le premier studio parisien ouvre ses portes, tenu par le célèbre Bruno à Pigalle. C’est en 1963.
A la fin des années 60, Lyle Tuttle réussit le pari insensé d’effacer la piètre réputation du tatouage en tatouant des vedettes, surtout des femmes, dont Janis Joplin et devient un véritable ambassadeur dans l’art du tatouage.
Dans les années 1970, puis plus particulièrement dans les années 1990, un véritable engouement pour le tatouage est né. Le tatouage n’est plus alors une manière d’afficher son appartenance à un groupe, à une tribu ou à un quartier, c’est un moyen de revendiquer son originalité, de séduire, de s’embellir, de provoquer. Un tatouage correspond souvent à un moment important de la vie, agréable ou douloureux : naissance, décès, réussite personnelle ou professionnelle sont des exemples récurrents de raisons qui amène à se faire tatouer. De ce fait, le motif mais aussi le lieu de l’inscription (dos, torse, bras, jambes, parties intimes, etc.) a également une importante signification.
Aujourd’hui l’engouement du tatouage connaît son apogée .Aussi la société accepte mieux cette forme d’art ! se faire tatouer est devenu presque banal . Les tatoueurs sont de vrais artistes et respectés comme tels. Le tatouage est un mode d’expression personnelle avant tout , une signature ou une marque de reconnaissance !


http://princessbobo.unblog.fr/page/2/







« Tous Tatoués! » Reportage sur le tatouage.

En dessinant les contours d’un milieu artistique toujours en pleine mutation,  » Tous tatoués ! » nous emmène à la rencontre des acteurs phares de l’univers du tatouage, et propose une réflexion sur une pratique à la frontière du rituel, de l’oeuvre d’art et du phénomène de société.
Le ton est donné et on ne peux que vous conseillez de regarder ce reportage qui sera diffusé ce samedi soir, 16 novembre, à 23h15 sur Arte.
Réalisé par Marc-Aurèle Vecchione, « Tous Tatoués » lève le voile sur cette pratique aujourd’hui très répandue, le tatouage. Alternant entre films d’archives et entrevues récentes, TOUS TATOUÉS! dresse un portrait saisissant de cet art très apprécié aujourd’hui.
Les tatoueurs « cultes », ceux là même qui repoussent sans cesse les limites du dessin corporel en innovant et en mélangeant les techniques, vous guideront dans l’exploration de cet univers pictural contemporain qui symbolise le mélange des cultures graphiques et traditionnelles du monde entier. Vous retrouvez dans ce reportage, les témoignages de célèbres tatoueurs tel que Scott Campbell, TIN-TIN, Lyle Tuttle, Mark Mahoney, Jack Rudy, Filip Leu, Paul Booth, Shige, FUZI, Mr Kaves, Norm,  Jose Lopez, Duke Riley, Benji …
Tous les ingrédients sont réunis pour nous promettre un reportage de qualité sur le tatouage. Rendez-vous pris, samedi soir sur Arte!


Sur le site hommage à Arnaud Coyot, l'ancien pro et ami du “Grand“, Jimmy Casper, a rendu un vibant hommage à son pote décédé dimanche.

Décès d'Arnaud Coyot : le vibrant hommage de Jimmy Casper

 

Alors que la grande famille du cyclisme s'apprête à rendre un ultime hommage, vendredi, à Arnaud Coyot, décédé dimanche après un accident,  l'ancien pro Jimmy Casper a laissé un vibrant témoignage sur le site Arnaud-souvenirs.com  A lire ci-dessous et sur internet. 
 
«Je ne sais par où commencer et quoi dire ?
Peut-être simplement en racontant notre rencontre ou quelques anecdotes !!
on s'est croisé pour la première fois au chpt du monde de Zolder en Belgique 2002
tu étais espoir et moi déjà pro !
Il y avait un grand qui faisait un numéro à la TV et je me demandais qui c’était ? Et là,  on m’a dit que c’était toi, Coyot. 
Je savais même pas à quoi tu ressemblais et je t'ai vu le soir même et je t'ai félicité pour ton numéro qui n’avait pas été récompensé mais remarqué.
Et tu nous as rejoint chez les pros, l’année d’après. On se côtoyait mais sans plus et en 2004, j’ai rejoint Cofidis et l’on peut dire que notre amitié a commencé
progressivement. J’ai l’impression que tu as mis du temps à me connaître et à me faire confiance,
quasiment une année et en 2005, nous faisions de plus en plus chambre ensemble. J’ai ressenti une grande confiance, quand tu t'as mis à me parler un soir
Tu as commencé à me dire que tu avais perdu un grand frère quand tu était plus jeune,
et j’ai senti que ton cœur s’ouvrait à moi et que tu m’avais donné ta confiance,
une confiance que j’avais aussi en toi.
Tu étais quelqu’un de fidèle en amour et en amitié.
Fidèle en amour avec ta nénette (Marie-laure que j’adore aussi) car l’on peut dire que les personnes qui se ressemblent s’assemblent.
Et fidèle en amitié, je me souviens que tu m’avais soutenu en 2008 quand j’avais eu mes problèmes, jusqu’à vouloir m’aider financièrement si besoin. 
Tu avais toujours cette attention, le petit truc pour rassurer et simplement écouter tes amis. Que de belle année nous avons partager ensemble à la Cof 2004/2005 et 2006
Là ou cette victoire sur le Tour en 2006 nous a liés pour toujours, l’amitié était devenu éternelle
entre nous, au point de s’expatrier ensemble chez Unibet en 2007,  les 2 seuls Français chez les Belges.
comble du sort je tombe a Wevelgem et me casse le poignet gauche (la le soir tu étais venu a mon chevet pour me soutenir et m’aider avec ma voiture mes affaires rassuré ma femme ) et toi la semaine après le poignet droit au Gp de Denain.
La semaine suivante, Sacha venait au monde et quand je suis venu voir Nenette à la maternité
pour remporter tous les cadeaux, moi avec mon bras gauche dans le plâtre et toi le droit, on faisait
encore équipe pour porter un gros sac chacun d’un coté .
Et puis, suite à l’arrêt d’Unibet, on a dû se séparer,  toi vers la Caisse d’Epargne et moi à  Agritubel.
on se retrouve en 2011 chez saur enfin 2 ans que je parlais de toi a Stéphane et encore une fois tu as étais appréciée pour tes qualités humaines et physiques même si tu as étais emmerdé par ton genoux
Tu m'as toujours impressionné par ton sérieux quand ils nous arrivaient parfois de faire en novembre/décembre
des petites virées nocturnes, tu ne venais jamais ou exceptionnellement environ 2 fois en 5 ans en équipe, ensemble.
Tu était capable de faire le job sur la bouf comme peut de mec on cet force de caractère .
Tu me donnais toujours plein de conseils sur la bouffe que j’arrivais a peine à faire à 50%.
On passait beaucoup de temps à parler de nos enfants, on essayé de s’échanger des conseils,
pour essayer d’être les meilleurs papas. C’était très important pour nous.
Tu me manqueras grand
Je garderais toujours cet image quand tu m’as porté sur ton dos pendant le tour d’honneur sur les Champs Élysée a la fin du tour 2006 (photo ci-desssus)
Ca te représentait bien comme équipier mais surtout comme l’homme que tu étais,  toujours là pour
nous aider»
les copains c’était très important pour toi
tu etais avec 2 de nos copains quand tu es parti et je vais essayer de les aidé comme tu l’aurais
fait j’en suis sur
tes coups de fil vont me manquer ton salut gros et moi toujours salut grand et ton au revoir champion vont me manquer.
je tombe en pleure a l’idée que je n’entendrais plus jamais ses phrases de ta bouche
j’essaierais d’être la pour nénette Sacha et Oscar
et il pourront venir me voir pour parler de toi ma porte et mon cœur seront toujours ouvert
mais aussi jean louis chantale caroline et sophie
AU REVOIR CHAMPION
du gros pour toi mon grand
jimmy
- See more at: http://www.lobservateurdebeauvais.fr/article/29/11/2013/deces-darnaud-coyot--le-vibrant-hommage-de-jimmy-casper/7373#sthash.d01d8bHV.dpuf

Sur le site hommage à Arnaud Coyot, l'ancien pro et ami du “Grand“, Jimmy Casper, a rendu un vibant hommage à son pote décédé dimanche.

Décès d'Arnaud Coyot : le vibrant hommage de Jimmy Casper

 

Alors que la grande famille du cyclisme s'apprête à rendre un ultime hommage, vendredi, à Arnaud Coyot, décédé dimanche après un accident,  l'ancien pro Jimmy Casper a laissé un vibrant témoignage sur le site Arnaud-souvenirs.com  A lire ci-dessous et sur internet. 
 
«Je ne sais par où commencer et quoi dire ?
Peut-être simplement en racontant notre rencontre ou quelques anecdotes !!
on s'est croisé pour la première fois au chpt du monde de Zolder en Belgique 2002
tu étais espoir et moi déjà pro !
Il y avait un grand qui faisait un numéro à la TV et je me demandais qui c’était ? Et là,  on m’a dit que c’était toi, Coyot. 
Je savais même pas à quoi tu ressemblais et je t'ai vu le soir même et je t'ai félicité pour ton numéro qui n’avait pas été récompensé mais remarqué.
Et tu nous as rejoint chez les pros, l’année d’après. On se côtoyait mais sans plus et en 2004, j’ai rejoint Cofidis et l’on peut dire que notre amitié a commencé
progressivement. J’ai l’impression que tu as mis du temps à me connaître et à me faire confiance,
quasiment une année et en 2005, nous faisions de plus en plus chambre ensemble. J’ai ressenti une grande confiance, quand tu t'as mis à me parler un soir
Tu as commencé à me dire que tu avais perdu un grand frère quand tu était plus jeune,
et j’ai senti que ton cœur s’ouvrait à moi et que tu m’avais donné ta confiance,
une confiance que j’avais aussi en toi.
Tu étais quelqu’un de fidèle en amour et en amitié.
Fidèle en amour avec ta nénette (Marie-laure que j’adore aussi) car l’on peut dire que les personnes qui se ressemblent s’assemblent.
Et fidèle en amitié, je me souviens que tu m’avais soutenu en 2008 quand j’avais eu mes problèmes, jusqu’à vouloir m’aider financièrement si besoin. 
Tu avais toujours cette attention, le petit truc pour rassurer et simplement écouter tes amis. Que de belle année nous avons partager ensemble à la Cof 2004/2005 et 2006
Là ou cette victoire sur le Tour en 2006 nous a liés pour toujours, l’amitié était devenu éternelle
entre nous, au point de s’expatrier ensemble chez Unibet en 2007,  les 2 seuls Français chez les Belges.
comble du sort je tombe a Wevelgem et me casse le poignet gauche (la le soir tu étais venu a mon chevet pour me soutenir et m’aider avec ma voiture mes affaires rassuré ma femme ) et toi la semaine après le poignet droit au Gp de Denain.
La semaine suivante, Sacha venait au monde et quand je suis venu voir Nenette à la maternité
pour remporter tous les cadeaux, moi avec mon bras gauche dans le plâtre et toi le droit, on faisait
encore équipe pour porter un gros sac chacun d’un coté .
Et puis, suite à l’arrêt d’Unibet, on a dû se séparer,  toi vers la Caisse d’Epargne et moi à  Agritubel.
on se retrouve en 2011 chez saur enfin 2 ans que je parlais de toi a Stéphane et encore une fois tu as étais appréciée pour tes qualités humaines et physiques même si tu as étais emmerdé par ton genoux
Tu m'as toujours impressionné par ton sérieux quand ils nous arrivaient parfois de faire en novembre/décembre
des petites virées nocturnes, tu ne venais jamais ou exceptionnellement environ 2 fois en 5 ans en équipe, ensemble.
Tu était capable de faire le job sur la bouf comme peut de mec on cet force de caractère .
Tu me donnais toujours plein de conseils sur la bouffe que j’arrivais a peine à faire à 50%.
On passait beaucoup de temps à parler de nos enfants, on essayé de s’échanger des conseils,
pour essayer d’être les meilleurs papas. C’était très important pour nous.
Tu me manqueras grand
Je garderais toujours cet image quand tu m’as porté sur ton dos pendant le tour d’honneur sur les Champs Élysée a la fin du tour 2006 (photo ci-desssus)
Ca te représentait bien comme équipier mais surtout comme l’homme que tu étais,  toujours là pour
nous aider»
les copains c’était très important pour toi
tu etais avec 2 de nos copains quand tu es parti et je vais essayer de les aidé comme tu l’aurais
fait j’en suis sur
tes coups de fil vont me manquer ton salut gros et moi toujours salut grand et ton au revoir champion vont me manquer.
je tombe en pleure a l’idée que je n’entendrais plus jamais ses phrases de ta bouche
j’essaierais d’être la pour nénette Sacha et Oscar
et il pourront venir me voir pour parler de toi ma porte et mon cœur seront toujours ouvert
mais aussi jean louis chantale caroline et sophie
AU REVOIR CHAMPION
du gros pour toi mon grand
jimmy
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29/11/2013
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