Alain YVER

Alain YVER

MADRUGADA

MADRUGADA






//emi.no/artists/madrugada/

https://www.facebook.com/madrugada

//www.myspace.com/wearemadrugada


//www.youtube.com/watch?v=7WFk23_6yos

//www.youtube.com/watch?v=pSWlTlJa3QU

//www.youtube.com/watch?v=vZB_7bmXjbE

//www.youtube.com/watch?v=yWkr9Ni0bsA





Madrugada, malgré son nom espagnol et portugais (aube), est un groupe de rock norvégien.

Le quatuor est composé de Sivert Høyem (chant), Frode Jacobsen (basse), Jon Lauvland Pettersen (batterie) et Robert S. Burås (guitare).
Leur musique, sorte de rock fiévreux et hanté, évoque le Velvet Underground, les Stooges, Nick Cave mais aussi R.E.M., Nick Drake et Léonard Cohen.
Biographie
Formé en 1995, Madrugada fait parler de lui en 1998 avec deux mini albums, Madrugada et, l'année suivante, New Depression. Dès leur premier album, en 1999, le mélancolique Industrial Silence, Madrugada se hisse au sommet des charts norvégiens et permet au groupe de sillonner l'Europe, notamment grâce au single Vocals. En mars 2001, le groupe sort un second opus The Nightly Disease, puis l'album Grit en 2002. ll faut attendre trois ans pour voir Madrugada revenir avec un quatrième album, (2005) qui caracole en tête des ventes en Scandinavie... et en Grèce. Fin 2005, le groupe sort son premier album en public, Live At Tralfamadore, enregistré pour l'essentiel en Norvège. Le 12 juillet 2007, le guitariste Robert S. Burås décède à l'âge de 31 ans, alors que le groupe enregistrait un nouvel album. Celui-ci sort finalement en janvier 2008. Il s'intitule sobrement "Madrugada" et pourrait être l'ultime production du groupe.
Discographie


Sivert Høyem.
    •    Industrial Silence, (1999)
    •    The Nightly Disease, (2001)
    •    Grit, (2002)
    •    The Deep End, (2005)
    •    Live At Tralfamadore, live édition limitée (2005)
    •    Madrugada, (2008)
Remix & best of
    •    Industrial silence REMASTERED DE LUXE ED, (2010)
    •    THE BEST OF MADRUGADA, (2010)
    •    The NIGHTLY DISEASE DELUX ED, (2011)
La Madrugada
Sur les autres projets Wikimedia :
    •    madrugada, sur le Wiktionnaire
    •    Il est à noter qu'en castillan, Madrugada provient du verbe madrugar (se lever tôt) et qui signifie l'aube.
    •    
    •    //fr.wikipedia.org/wiki/Madrugada






Décès de Robert Buras (Madrugada)
 parakeetia le Sam 21 Juil

Je vois que vous n'en avez pas parlé sur le forum.
Robert Buras, guitariste du groupe de rock norvégien Madrugada (que ceux qui ne connaissent pas soient lapidés en place publique) est décédé le 12 juillet. Il a été retrouvé mort dans son appartement, sa guitare fender jazzmaster près de lui.
Il avait 31 ans.

Voici le communiqué du groupe :

Robert dedicated his life to music. He was a vital part of Madrugada as a guitar player and songwriter for 12 years. This last year was spent working with his side project My Midnight Creeps, as well as recording a new album for Madrugada. Robert died at a time when he was at his most creative. His recorded work as well as live appearances in Norway and abroad comprise an everlasting contribution to the legacy of Norwegian rock.

All who knew Robert and who worked with him will remember him as a genuinely warm and generous person who lived for music. We are many who love him. Today is a terrible day for all of us. Robert will always be a part of us, and he will always be deeply missed. Our thoughts now go to his closest family.

We ask that Robert’s family and friends will be given time to grieve

Sivert and Frode
Per, Arne and Steve

//crossroads-brazil.forumactif.com/t1841-deces-de-robert-buras-madrugada






Biographie de Madrugada

Madrugada, malgré son nom espagnol et portugais (aube), est un groupe de rock norvégien.
Le quatuor est composé de Sivert Høyem (chant), Frode Jacobsen (basse), Jon Lauvland Pettersen (batterie) et Robert S. Burås (guitare).
Leur musique, sorte de rock fiévreux et hanté, évoque le Velvet Underground, les Stooges, Nick Cave mais aussi R.E.M., Nick Drake et Léonard Cohen.

Biographie

Formé en 1995, Madrugada fait parler de lui en 1998 avec deux mini albums, Madrugada et, l'année suivante, New Depression. Dès leur premier album, en 1999, le mélancolique Industrial Silence, Madrugada se hisse au sommet des charts norvégiens et permet au groupe de sillonner l'Europe, notamment grâce au single Vocals. En mars 2001, le groupe sort un second opus The Nightly Disease, puis l'album Grit en 2002. ll faut attendre trois ans pour voir Madrugada revenir avec un quatrième album, (2005) qui caracole en tête des ventes en Scandinavie... et en Grèce. Fin 2005, le groupe sort son premier album en public, Live At Tralfamadore, enregistré pour l'essentiel en Norvège.
Le 12 juillet 2007, le guitariste Robert S. Burås décède à l'âge de 31 ans, alors que le groupe enregistrait un nouvel album. Celui-ci sort finalement en janvier 2008. Il s'intitule sobrement "Madrugada" et pourrait être l'ultime production du groupe.

//www.musicme.com/Madrugada/biographie/






Chronique
( EMI ) - 2008
le 26.09.2008  · par Eric F.

La fonction shuffle d'Itunes révèle parfois des bonnes surprises. A la diffusion de What's On Your Mind ?, on se dit que le nouvel album des Tindersticks pourrait facilement nous convaincre après une première écoute une nouvelle fois infructueuse. Tant pis pour la bande à Stuart Staples, il s'agissait des Norvégiens de Madrugada, qui auront démontré en un seul morceau que l'élève a dépassé le maître vieillissant avec brio.
Ce disque a le malheur d'être entaché par la disparition du guitariste Robert S. Buras, décédé après l'enregistrement (le dernier titre, chanté par ses soins fait froid dans le dos : My Time Won't Live That Long). D'où la très forte possibilité que cet album ne mette un point final à la carrière du groupe. Dans un entrain insensé, Madrugada se venge de ce mauvais coup du sort sur Nick Cave le temps de Whatever Happened To You ? avec des guitares convaincues et une voix impressionnante de maîtrise. D'ores et déjà deux raisons de donner le feu vert à cet album.
Voilà une bien bonne surprise, malgré les conditions, de la part de ce groupe qu'on avait quelque peu oublié de suivre suite à son excellent The Nightly Disease. Totalement intenables, les Norvégiens remettent une salve de coups à Nick Cave sur le titre suivant. Comme quoi le respect est loin d'être l'arme la plus puissante en musique. Le père Cave en prendra finalement pour son grade sur la plupart des titres du disque et on remercie le ciel qu'il ait sorti son Dig, Lazarus, Dig !!! Histoire que Madrugada évite de l'envoyer rejoindre les Tindersticks sur le bûcher.
Sans réel refrain accrocheur ni gimmick grossier, Madrugada réussit ce que bien peu de groupes arrivent toujours à accomplir, après plusieurs disques : garder une identité propre tout en réussissant à la dynamiter. Même les titres acoustiques semblent portés par cette énergie, la voix de Sivert Høyem réussissant à faire presque tout le boulot à elle seule (même si l'orage électrique sur Look Away Lucifer est un sacré beau coup de main).
Impeccable sur toute la longueur, Madrugada finit même par nous faire oublier que ses influences se font déborder pour mieux nous faire voir à quel point ce disque tient sur ses pattes à merveille et sans l'aide de quiconque. Une telle évidence mélodique se dégage qu'il ne reste qu'une chose à faire une fois cette météorite passée : hocher la tête et appuyer sur la touche repeat.

//www.mille-feuille.fr/Modules/Chroniques/Fiche/?c_id=1266







Madrugada est un groupe, classé dans la rubrique Rock. Madrugada était composé de Sivert Høyem et Robert Burås. La carrière du groupe s'est terminée par la séparation de ses membres en 2008. Les disques du groupe sont gérés par Virgin.


Madrugada a commencé sa carrière dans le milieu des années 90 et a sorti son premier album "Industrial Silence" en 1999. Le dernier album du groupe, un album éponyme, est sorti en 2008. 6 albums du groupe ont été publiés au cours de ses 13 ans de carrière dont notamment Grit, The Deep End et The Nightly Disease. Les titres les plus connus du groupe sont Majesty, The Kids Are on High Street et Lift Me.
Madrugada jouit d'une popularité grandissante avec déjà des dizaines de milliers de fans. Madrugada possèd'aussi une page facebook pour les fans. Si vous souhaitez en apprendre plus à propos du groupe, rendez-vous sur le site officiel.

//www.clipvideohd.com/madrugada







MADRUGADA

Voilà donc le chant du cygne de Madrugada. Mais comment cela pouvait-il être autrement ? Après le brusque décès de Robert S. Buras l'été dernier, le groupe ne pouvait survivre. Car Madrugada a toujours été l'association de trois forces vives : un chanteur baryton-basse majestueux (certainement l'un des meilleurs de sa génération), un bassiste au groove démoniaque, et enfin ce putain de guitariste, le fameux Buras.

Ce mec plaquait ses accords majeurs ou mineurs comme autant de coups de fouet, avec une classe hallucinante ; il vous balançait des soli furieux, chauds et techniques, carrément envoûtants, en vous laissant sur le cul.
Et enfin, ce mec brillait de mille feux sur scène. Arpèges voluptueux, riffs ultra rock'n roll, peu importait, il était là et imposait sa présence de guitariste génial, peu communicatif mais résolument attachant.

Madrugada est un album posthume, mais où Buras joue du début à la fin. A vrai dire, on jurerait qu'il est là, partout. Dans le feu brûlant de "Whatever Happened To You ?" ou de "Highway Of Light", dans les prouesses techniques ébouriffantes de "The Hour Of The Wolf".
Fantôme à la beauté mélancolique dans "Honey Bee" et "Valley Of Deception", ou vénéneux dans le superbe single "Look Away Lucifer", Buras plane sur les performances pourtant déjà inspirées de ses deux anciens amis.

Un parfum de tristesse emballe donc ce testament en forme d'hommage, qui se clôt d'ailleurs sur la voix du mort (rock'n roll, superbe), s'accompagnant d'une guitare sèche : "Our Time Won't Live That Long"... Troublant, surtout quand on sait qu'elle n'apparait sur aucun autre album des nordiques !

Enfin (soupir). Ceux qui ne connaissent pas le groupe seront immédiatement séduits par ces chansons indémodables, captivantes ; les autres ne pourront que déplorer le décès d'un grand monsieur du rock, disparu à seulement 31 ans, tout en partageant la joie de découvrir le dernier et néanmoins excellent disque de ce groupe majeur des années 2000. Amen.

//www.xsilence.net/disque-5902.htm








Madrugada, un nom étrange pour un groupe sombre qui vient du froid…

Leur nom est en réalité un des nombreux paradoxes du groupe: un nom et des paroles étrangers à leur origine, un ensemble d'ambiances et de descriptions presque apocalyptiques plutôt lointaines de ce qu'on imagine de la Norvège. Un petit éclaircissement sur leur musique certes relativement peu inventive mais pourtant étonnamment prenante, avec Sivert Høyem, chanteur charismatique, et Jon Lauvland Pettersen, batteur.

On ne connaît pas encore grand-chose sur vous ici en France… vous pouvez nous parler de vos débuts, en particulier de vos deux premiers disques?
Jon Lauvland Pettersen: C'est vrai, on n'est pas encore connus en France, pas encore, en tous cas (rires…). Oui, on a sorti notre album en Norvège en septembre 99, et il a eu beaucoup de succès. On essaie maintenant de travailler pour qu'il ait du succès dans le reste de l'Europe. La sortie de l'album dans dix pays en fait partie; on verra comment ça évolue… On fera cinq ou six concerts en octobre/novembre en France.
Sivert Høyem: Ce disque (Industrial Silence) est notre premier album. Nous avons aussi sorti deux EPs. Peut-être pas en France, je ne sais plus…
C'étaient des titres qui étaient musicalement proches de ce que vous faites maintenant?
Sivert: Oui, plus ou moins…
Jon: Ce sont des titres qui font partie de la même session d'enregistrement. Les chansons sorties sur ces EPs sont en fait des sortes de chutes de studio.
"Madrugada" signifie "aurore" en espagnol. Vous avez choisi ce nom à cause de l'ambiance, de l'atmosphère qui se dégage de votre musique? 
Jon: C'est surtout parce qu'on aimait la poésie du mot en soi. Il convient aussi très bien à l'humeur de notre musique, donc c'est un nom qui nous va très bien, je crois.

J'ai une fois lu que votre musique faisait penser aux Tindersticks. Je pense plutôt à Nick Cave, pour la noirceur… Vous vous sentez plutôt proches de qui?
Jon: En fait, on aime beaucoup les deux… Ce ne sont pas nos principales influences, mais on écoute leur musique avec plaisir, et ça nous fait très plaisir d'être comparés à eux…
Quel genre d'émotions essayez-vous de provoquer chez l'auditeur? 
Sivert: La confusion, le désespoir… mais on veut tout de même que nos chansons dégagent une atmosphère amicale, très humaine. On veut que l'auditeur se sente finalement à l'aise, confortable, malgré le chaos de certaines chansons. 
Jon: C'est notre premier album, et les chansons ont été écrites sur une longue période: la première en 1996 et la dernière en 1999… Pendant une si longue période, beaucoup de choses se passent et beaucoup d'influences ont le temps de te toucher. C'est un peu schizophrénique, dans le sens où les atmosphères sont très différentes selon l'époque où les morceaux ont été composés.
Beaucoup de vos chansons me font penser à une certaine décadence urbaine, et à vrai dire, quand en France on pense "Norvège", on pense tout sauf "décadence urbaine"… Ce paradoxe est voulu? D'où vous viennent tous ces sentiments? 
Sivert: La plupart des chansons de cet album ont été écrites alors que nous vivions tous à Oslo. On est tous plus ou moins de la campagne, donc ces chansons décrivent en fait notre rencontre avec la ville. On a une immense fascination pour les villes, leur vie, le mode de vie urbain. Certaines villes, même en Norvège, ont quelque chose d'effrayant, et Oslo fait partie de ces villes-là. C'est une ville ennuyeuse et oppressante. 
Jon: Il y a beaucoup de ciment de béton, et très peu d'espaces verts, de terre… Pour nous, ce n'est pas une ville accueillante et agréable. Donc je suppose que ce sentiment a dû transpirer sur le disque.
Pourquoi chanter en anglais, et pas en norvégien? 
Jon: C'est très courant, pour les groupes norvégiens, de chanter en anglais… La radio nationale a récemment fait une étude là dessus, et seulement 8 ou 9% des groupes chantent en norvégien… C'est une vieille tradition chez nous… En plus, les gens n'écoutent pratiquement que des groupes anglo-saxons. C'est presque une tradition nationale, de chanter en anglais…
Votre nom est espagnol, vous chantez en anglais, on dirait que vous refusez d'être norvégiens… 
Jon: C'est une totale confusion, absolument! (rires…) 
C'est une sorte de provocation? 
Jon: Oh non, pas du tout! On trouve naturel de chanter en anglais puisqu'on est influencé par des groupes anglo-saxons, et on a choisi ce nom parce qu'on le trouvait très beau… c'est aussi simple que cela.
Vous prévoyez de recommencer à faire des enregistrements, incessamment? 
Sivert: Oui. D'ailleurs, on ira à New York pour enregistrer notre second album. En suite, suivra une tournée européenne d'une trentaine de dates. On a assez écrit pour pouvoir enregistrer un album entier. 
Jon: On a déjà enregistré des démos d'environ 27 chansons, donc on peut vraiment dire que le nouvel album est déjà pas mal avancé.

Votre état d'esprit a beaucoup changé entre l'époque des premiers enregistrements et maintenant?Jon: Oui, pas mal. Comme je l'ai dit, la période d'écriture pour le premier album a été très longue, 4 ans environ, et à cause de ça, notre album reflète pas mal d'influence, il est assez transparent face à elles. Je pense que ce second album sera une sorte d'album conceptuel. Je pense que celui-ci reflétera le sentiment, ou le fait que ces chansons ont été écrites dans un laps de temps très court, et très peu de temps avant leur enregistrement. Je pense qu'elles auront une grande cohérence.
Pourquoi choisir New York pour l'enregistrement? 
Jon: New York dégage un sentiment de tension urbaine très forte, qui nous plaît beaucoup. Les sentiments y sont si forts et il s'y passe tellement de choses que nos enregistrements seront forcément marqués par cette ville. De plus, beaucoup de nos nouvelles chansons vont très bien avec l'ambiance new-yorkaise. Ca a peut-être l'air d'être un cliché, mais cet album doit vraiment être enregistré à New York. 
Sivert: On était déjà allé à New York pour l'enregistrement du premier album, et la ville nous avait vraiment beaucoup plu. Il y a un endroit, près de New York, dans le New Jersey, qui s'appelle Hoboken. C'est un endroit très joli et assez calme, dans une ambiance italienne, portoricaine, et il y a un très bon studio là bas; on espère vraiment pouvoir y aller. On est en négociations avec le producteur, l'ingénieur du son, et la maison de disques… ils ne veulent pas dépenser tout leur argent avec nous…
Votre producteur est quelqu'un de votre entourage musical ou personnel? 
Jon: On aime bien être notre propre producteur. On espère obtenir l'aide de la personne qui avait produit le premier album, et on aimerait qu'il soit notre ingénieur du son sur le second. Il a travaillé avec Dinosaur Jr, Bob Dylan, c'est quelqu'un de très bien et de très talentueux. Je crois que c'est l'homme de la situation. 
Pourquoi Hoboken? A cause de Yo La Tengo? 
Jon: C'est surtout parce que c'est un bon studio, et que l'ingénieur du son qu'on espère avoir a de très bon contacts avec ce studio. De plus, on a déjà travaillé dans ce studio, donc ce serait un choix sûr. 
Sivert: Yo La Tengo a au moins utilisé ce studio pour Fakebook et Painful. Ils y ont enregistré au moins trois ou quatre albums.
Vous préférez travailler en studio ou sur scène? 
Jon: On a dû faire 60 concerts en Norvège, et c'est beaucoup trop pour un seul pays, mais notre son a été créé pendant nos sessions d'enregistrements, et la majeure partie du travail créatif s'est déroulée en studio. Je pense donc qu'on préfère le studio. 
Sivert: Quand on a passé un gros moment en studio, on a envie d'être sur la route, quelques jours, puis de reprendre de travail en studio… 
Jon: Ca s'est très bien équilibré pendant l'enregistrement d'Industrial Silence: deux semaines en studio, une semaine de concerts, c'était parfait.
Vous comptez rester à la formation guitare-basse-batterie, ou vous compter essayer d'autres instruments? 
Jon: Sivert a déjà utilisé l'euphonium, les cuivres. On a déjà essayé des mandolines, et des orgues à vent. On aime bien ajouter des choses un peu "rares". Ah, et j'ai acheté une Steel-drum à Paris hier… j'aimerais beaucoup l'utiliser, j'ai hâte. 
Sivert: Quand on fait certaines tentatives sur scène, ça plaît généralement beaucoup au public. Il nous est arrivé de faire des soli à deux instruments: mandoline et tuba, j'ai trouvé ça très bien. Ca créait une sorte d'ambiance créole, new-orleans…Vous pensez que le nouvel album sera plus expérimental que le premier? 
Jon: Oui, complètement. Du moins, c'est ce que je crois. 
Vous savez dans quelle direction vous allez orienter vos expérimentations? 
Jon: Dans tous les cas, dans une direction différente de celle du premier album. Paradoxalement, je pense que les arrangements seront plus simples: moins de delays, d'echos, moins d'effets, moins de gros son. Notre son sera plus sec, je pense. On a des idées avec une batterie électronique, et des overdubs assez intéressants… 
Sivert: Il sera aussi beaucoup plus "groovy". Notre premier album était très marqué "blanc". Je pense que le second reflétera beaucoup plus certaines de nos influences en musique dite "noire". 
Jon: Le jazz nous a aussi beaucoup inspirés pour l'écriture du second album. A l'écoute, on l'entend très bien, on peut même entendre du bee-bop! C'est certain, notre prochain album sera beaucoup plus expérimental.

//ratapop.free.fr/itws/itw_madrugada.htm






Live At Tralfamadore
Label :     EMI 
 Sortie :    jeudi 15 décembre 2005 
 Format :  Live / CD  

Madrugada, voilà bien un groupe qui n'avait plus besoin de nous prouver son talent. C'est pourtant l'objet principal de ce live de grande qualité enregistré en décembre 2005 (je ne vous en dit pas plus, le livret explique très bien et de manière très intéressante ce qu'est Trafalmadore et ce qu'il représente pour le groupe -si toutefois cela vous intéresse, cherchez l'anagramme et des sources littéraires-). Le live est vendu en édition 1 ou 2 CD. Ayant sauté sur le prix attractif de la version la plus simple, je ne saurais vous commenter le contenu du deuxième disque de 4 pistes proposé en édition double.

Pas trop d'excentricités pour le groupe norvégien dans ce Live At Trafalmadore mais énormément de rigueur. C'est le principal reproche que je ferais à ce live. Par rapport aux somptueux arrangements qui accompagnent leurs albums et aux mix surprenants de densité sonore, ce live ne rend pas vraiment justice à leurs talents de compositeurs. On assiste ici à un live rock assez classique, simplement mieux exécuté qu'à l'accoutumée.

12 titres sont proposés et les débuts sont simplement exceptionnels, avec des versions très abouties de "Hard To Come Back" (tiré de leur meilleur album à ce jour The Deep End) et "Majesty" (tiré de Grit). Les 8'000 spectateurs se font entendre sans jamais couvrir l'excellent son du concert, ce qui est une agréable surprise tant les derniers albums live proposés par les majors ont eu tendance, ces dernières années, à surjouer 'l'effet public' (écoutez par exemple le Live From Mars de Ben Harper : une véritable calamité sonore). "On Your Side" et "The Kids Are On High Street" reprennent sur les pistes 5 et 6 une grande qualité après un petit temps faible sur "You Better Leave" et "Strange Color Blue". Le reste de ce live restera dans ce principe, alternant avec force temps forts et temps faibles, sans perdre trop de consistance en route.

On observera tout au long de Live At Trafaldomore pourquoi Madrugada a su s'exporter en dehors de sa Norvège natale : une voix toujours parfaitement placée, sachant se caler sur une rythmique parfaite au niveau de la justesse. Le groupe apparaît comme un combo de virtuoses, maîtrisant chacun son instrument à la perfection, au point que des enregistrements en one-take apparaissent tout à fait réalistes pour eux, ce qui est très rare pour le 'genre rock'.

Mais puisque trop de virtuosité tue parfois l'énergie que peut envoyer un concert de rock, on regrettera un live trop produit, trop propre, manquant parfois de spontanéité. On sent que tout est écrit et que, malgré leur talent de musiciens, les Madrugada ne se sont pas laissé aller à la petite touche d'improvisation qui permet parfois à un album live d'atteindre les sommets. Ici, on assiste à une représentation banale d'un groupe de très grande qualité, ce qui n'est déjà pas mal. Mais on était en droit d'attendre un tout petit plus d'eux.

//www.xsilence.net/disque-3672.htm






Madrugada
Grit
Label :     Virgin 
 Sortie :    mardi 22 octobre 2002 
 Format :  Album / CD  

A l'heure où moultes groupes s'évertuent à sortir le "nouveau disque rock de référence" en puisant allégrement dans les poubelles des seventies pour un résultat très souvent néfaste, c'est un groupe nordique qui tire son épingle du jeu...quelle ironie! Et pas n'importe quel groupe: Madrugada, collectif norvégien, sort alors son troisième album, après deux perles romantico-poétiques. Inutile de vous dire qu'on s'attend alors à tout sauf à du rock pur et crade. C'est pourtant ce que nous lancent les nordiques: une sacrée claque, en vérité! Un son brut et sale, (Ready, Seven Seconds, Come Back Billy Pilgrim, Get Back In Line...) aiguisé comme des lames de rasoir, des riffs acérés, une section rythmique déchainée (Madrugada), tout est là pour ravir l'auditeur avide du VRAI esprit rock! A ce titre, Madrugada n'oublie pas non plus les ballades vénéneuses (I don't Fit, Majesty, Proxy, Got You...), et finit par véritablement nous ensorceler...C'est bien simple, en 53 minutes et 11 secondes, Madrugada humilie le nouveau mouvement revival tout en gardant son identité: un véritable tour de force! Une derniére précision: Rob Ellis est présent sur quelques titres...un hasard? Probablement pas, quand on connait le poids du monsieur dans le grand monde du rock (indé)...

//www.xsilence.net/disque-790.htm






A l’aube de Madrugada
mercredi 30 mars 2005, par Laurent Bianchi

C’est dans les officines flambant neuves d’EMI que j’ai rendez-vous avec les deux têtes pensantes de Madrugada, groupe norvégien qui s’impose petit à petit comme un des grands noms du rock indépendant. The genuine one comme dirait l’autre.
Après deux-trois questions diplomatiques sur Bruxelles et ses charmes, le temps qu’il y fait (beau aujourd’hui), la promo de leur dernier né, The Deep End, et patati et patata, nous attaquons cet entretien.
Sivert Høyem, le chanteur, est un grand chauve, au regard inquisiteur, intelligent, réfléchi. Il étonne par sa grosse voix de baryton-charmeur. Robert Burås, le guitariste, a la "gueule de l’emploi", avec sa chevelure hirsute rousse, son sourire carnassier et sa bonne humeur contagieuse, diffusée par des rires tonitruands. 
 Pinkushion : Etes-vous à 100% contents du résultat de The deep end ?
Les deux : Oui nous le sommes !
  Pourquoi s’appelle-t-il The deep end ?
Robert : Pour prendre une référence directe, c’est comme le fond d’une piscine. Mais on peut penser à beaucoup de choses avec ce titre. C’est cette impression parfois que l’on ne contrôle plus rien. Sur le fait que c’est comme ça que les choses sont dans la vie, particulièrement pour nous d’ailleurs.
 J’ai compris ce titre comme étant votre véritable essence. Plus vous faites d’albums, plus vous arrivez au fond de vous-mêmes...
Sivert : Oui, c’est très bien vu. C’est ce qui est bien avec un titre comme ça. C’est bon pour nous aussi, lorsqu’on fait des interviews. On va mentionner ce que tu viens de dire, c’est bon ça ! (rires)
Robert : Quelqu’un nous a demandé l’autre jour si c’était la fin de Madrugada (rires).
 Comment était-ce de travailler avec le producteur George Drakoulias (Tom Petty, The Black Crowes, The Jayhawks, Ride, Primal Scream) & l’ingénieur du son Dave Bianco (U2, Throwing Muses, Johnny Cash, Mick Jagger) à LA ?
Sivert : C’était une bonne expérience, une des sessions studio les plus relax et confortables qu’on ait eues. C’était assez dur aussi, car nous avions tous pas mal d’idées. C’était bien de se focaliser sur la musique et de jouer ensemble, avec cette concentration et cet état d’esprit paisible.
Robert : Oui, sans ce côté on boit comme des trous et tout ça...
 Ne craigniez-vous pas en travaillant avec de tels producteurs connus qu’ils deviennent trop directifs ?
Sivert : Et bien oui, mais nous étions très bien préparés avant d’entrer en studio, il n’y avait donc pas grand-chose qu’ils pouvaient changer. Pour être franc, nous avons travaillé avec Drakoulias pour avoir un peu de ce son qu’il produit. Nous pensions que c’est ce qu’il nous fallait sur cet album. Nous étions très bien préparés, on avait répété à fond avant d’aller là-bas. Le peu qu’il nous a aidé a été pour le mieux. C’était surtout des conseils sur des trucs rythmiques. Il a beaucouyp travaillé sur cet aspect-là en fait. Il n’y avait pas vraiment beaucoup d’autres trucs en fait. Il nous a aidé à rendre le groove plus simple et précis.
Robert : Et sur la performance bien sûr. Pour moi, les sons de guitare sont excellents. J’adore les guitares... Il y avait tous ces amplis partout, de vieux amplis....
Sivert : Les watkins...
Robert : Oui, les watkins sont fantastiques. J’aime bien essayer chaque guitare. Et Drakoulias savait quelle guitare était celle qui me correspondait le mieux, laquelle était la mieux pour chaque morceau. Et au niveau du jeu, il nous disait "refaites-la, je pense que vous pouvez faire mieux" etc.... C’était ce qu’il nous fallait. J’étais très déprimé certains jours car il nous poussait parfois à bout, et je m’investissais à fond la caisse.
 Je dois dire, Robert, que je trouve que tu n’as jamais été aussi présent sur un album de Madrugada. Je pense même à des groupes comme U2 ou Led Zep au niveau de cette complicité entre le chanteur et le guitariste, cette complémentarité...
Sivert : C’est un compliment merci.
Robert : Nous écoutions beaucoup The Clash, London Calling. Un album impressionnant vraiment.
Jusqu’ici, c’est vrai, on pensait plus à des groupes comme REM, mais The Deep end me fait vraiment penser à Rattle & hum de U2. C’est en tout cas à côté de celui-ci que j’ai envie de le ranger.
Sivert : J’adore cet album. Il y a en effet une trace des racines de la musique.
Robert : Nous savons d’où nous venons. (rires)
Sivert : Oui, la tradition du gospel noir, la country aussi, mais aussi la musique soul. C’est la couleur que nous avons. Elle vient je pense déjà dans la manière dont on écrit nos chansons, assez proche de la tradition folk, avec des accords mineurs. On a toujours écrit nos chansons mais c’est plus clair cette fois-ci il me semble.
 Oui, il y aussi ce côté tendu, crade sur The Deep End.
Robert : Oui, tu peux produire autant que tu veux un album, il est important de garder ce côté brut. Ne pas trop polir, c’est très important.

- La pochette est superbe. Pouvez-vous me raconter comme vous l’avez choisie ?
Robert : On avait fait une journée de session photo avec Ollen, une photographe vraiment sympa. Elle m’a amené à une expo, où j’avais vu des trucs vraiment intéressants. Je n’y pensais pas plus que ça. Lorsqu’on travaillait sur la pochette, on avait pas mal d’idées - ce qui a pris du retard d’ailleurs - et un jour elle m’a envoyé un mail où elle me demandait si je me rappelais de cette expo. Elle me disait qu’elle pensait y avoir trouvé quelque chose qui serait parfait. Elle avait raison.
Sivert : C’est une photo qui a été prise sous l’eau. On dirait un tableau de peinture. ça correspond bien au titre de l’album, avec l’eau et tout ça (rires). Nous avons pensé que cette pochette était celle qu’il nous fallait.
 Venons-en aux paroles de vos chansons si vous le voulez bien. Est-ce qu’on peut dire que votre philosophie de la vie est écrite, voire sous-titrée dans vos chansons ?
Sivert : Je n’ai pas vraiment de philosophie. Les chansons sont notre manière d’expression, alors c’est très personnel, quelques-uns de nos proches se retrouvent dans nos textes... Je ne pense pas pour autant qu’il y ait une quelconque philosophie. Je ne vois d’ailleurs personne qui ait une philosophie de la vie.
 Sivert, tu écris toutes les paroles ?
Sivert : Oui. Mais pas toujours d’une traite. Je peux tout à coup penser au refrain, puis au corps de la chanson etc... Je remplis les cases vides. Quant à mon inspiration, c’est la vie de tous les jours. Ce sont d’autres musiques, des discussions, des livres... Dernièrement j’ai beaucoup lu cet écrivain russe, Vladimir Majakovskij. C’est un poète ’futuriste’. Je pense que c’est le plus grand poète de tous les temps en fait. Avec Rimbaud. Il y a ce je ne sais quoi des prémices de la beat poetry. C’était 40/50 ans avant en fait.
 Qu’est-ce que vous écoutiez comme musique pendant les sessions d’enregistrement ?
Robert : London calling, parce qu’ils venaient de le ressortir.
Sivert : Beaucoup de Van Morrison sinon.
Robert : Oui, et George aussi avait amené toute sa librairie musicale au studio. Il est à fond dans la musique soul. Il pense - et il a raison - que la performance et les enregistrements soul sont ce qui s’est fait de mieux. Des gens comme Wilson Picket par exemple. Après les sessions nous écoutions tout ça, avec une bonne bouteille de vin... Très très fort, puis nous faisions une petite fête. On a écouté beaucoup de musique.
 "Sail away" est une superbe ballade. De quoi parle-t-elle ?
Sivert : Cela a beaucoup à voir avec le titre de l’album en fait. C’est une de ces occasions où Robert collabore aux paroles, amenant tout le refrain. J’ai écrit la chanson, il a écrit le refrain (il chantonne) "I just want to sail away". On a fait cette chanson ensemble. C’est sur le fait d’être coincé dans une relation de couple, et sur le fait que l’on veut s’en aller...
Robert : C’est très personnel. Mais à un certain moment de la vie, chacun peut se reconnaître dans ça.
Silvert : Je me rappelle que j’enregistrais la démo, et puis que je la jouais à ma copine... Elle était comme "Je sais ce que tu ressens" (rires).
Sur la chanson "Hard to come back", c’est la première fois que vous utilisez des paroles en espagnol, rejoignant du coup votre appellation de groupe, en espagnol (madrugada signifie l’aube en espagnol). D’où vient le fait que vous portiez un nom espagnol au fait ?
Sivert : C’était un de nos amis, une sorte de poète norvégien bohème qui était venu avec ce nom pour nous. Nous sortions beaucoup avec lui dans les bars il y a six ou sept ans. Les choses commençaient à bouger pour le groupe, on changeait un peu. Nous écoutions de plus en plus de musique folk, de country aussi.
Robert : Nous commencions à écrire nos propres chansons aussi.
Sivert : Oui, tout à fait. Jusque-là, nous n’avions pas écrit de bonne(s) chanson(s). Nous pensions qu’il était temps que cela change. Nous avions d’autres ambitions dans la musique. Cet ami nous a alors juste suggéré ce nom. Je pense qu’il a du le lire dans un bouquin. Il lisait beaucoup Llorca, Neruda et ce genre de littérature. Moi aussi, j’adore lire ces bouquins bilingues - tu sais, où tu as la page de gauche en VO et la droite dans ta langue - et y voyais souvent "madrugada, madrugada". je pense que c’est comme ça qu’il a eu cette idée pour nous.
Robert : C’est un mot sympa. En imprimé c’est pas mal aussi. Et puis il y a ce petit côté psychédélique aussi. Ce moment de la journée est vraiment spécial.
 Comment est venue cette idée de paroles en espagnol alors ?
Robert : On a toujours aimé les histoires sur les chansons de rue, la tradition flamenco. Et avec notre nom, on a pensé qu’il serait cool de faire un truc espagnol. La manière dont les paroles en espagnol s’impliquent dans la rythmique, c’est presque du rock punk.
Sivert : Il y a ce côté mexicain-espagnol...
Robert : Notre ingénieur était mexicain.
Sivert : Oui, Rafael nous a donné la traduction littérale de "it’s hard to come back" : "es duro regressar". A l’origine, c’était du portugais en fait. Cela venait de notre batteur précédent, Simon, qui avait vécu deux ans au Brésil. Il avait même été à une école de samba. C’était différent alors. On l’a changé en espagnol, grâce à Rafael.
 Cela ne vous donne-t-il pas envie d’aller encore plus loin dans cette voie latino ?
Les deux : oui, tout à fait !
 Avec des trompettes ?
Sivert : non, pas de trompettes.
Robert : Non, pas de trip à la Calexico.
Sivert : Non, pas dans le style mariachi. Pas ce tex-mex bazar. J’aime plutôt ce genre de truc noir, pirate, gitan.
Robert : Oui, plus espagnol, plus ’bâtard’.
Sivert : Oui, quelque chose dans la veine de "Spanish Caravan" des Doors.
Robert : Oui, avec un saxophone. Un alto saxophone.
Sivert : Un truc dans la mouvance balkanique. Avec des violons aussi. On aime bien le côté gitan.
 Votre musique a toujours été très cinématique. Sur cet album, vous avez eu la chance de collaborer avec Angelo Badalamenti (ndlr : Musiques de Twin Peaks, Mulholland drive...). Allez-vous - enfin - travailler sur une bande-son de film ?
Sivert : Nous ne l’avons pas rencontré en fait...
Robert : Non, mais il nous a dit qu’il appréciait vraiment ce que nous faisions.
Sivert : J’espère en effet dans le futur pouvoir faire quelque chose pour un film.
 Pour David Lynch ?
Sivert : Ouais... On est fans mais on est surtout à mille lieues d’espérer bosser pour lui (rires). Mais on adorerait oui. (rires).
 Que penseriez-vous de faire la bande-son d’un film existant, à la manière d’Asian Dub Foundation pour La Haine ?
Sivert : C’est une idée géniale.

 Quel film choisiriez-vous ?
Robert : Il y en a tant.... Il y a ce film appelé The escape, un film français (j’ai trouvé L’évasion, un film muet de 1922, de Georges Champavert). Tout le film est très silencieux. C’est l’histoire d’un type qui s’évade. A la fin, il saute par dessus un mur et on le voit qui s’éloigne. Je ne pense pas qu’il y ait de bande-son. C’est un vieux film, en noir et blanc.
Sivert : J’adore les films de gangster des années 60 et 70. Dillinger par exemple est extraordinaire. Bonnie and Clyde aussi est un de mes films préférés mais je choisirais, je pense, quelque chose de plus psychédélique. En plus, Dillinger a déjà une très bonne bande-son.
 Dans une interview pour la promotion de votre premier album, Industrial silence, vous disiez que votre plus grand souhait dans 20 ans serait d’être cité par d’autres groupes. Est-ce toujours votre plus grand souhait ?
Sivert : Oui, être une influence pour les autres groupes, oui. C’est une autre façon de dire qu’on a eu un certain impact sur des gens et surtout sur d’autres musiciens. C’est un grand compliment pour un groupe je pense. ça signifie que l’on a fait quelque chose. C’est beaucoup. On essaie d’écrire un album avec de grandes chansons. Je pense qu’on a développé notre musique au fil des ans et des albums, et que l’on devient meilleurs. Nous nous approchons en quelque sorte de la vérité.
 Comment sera votre prochain album ?
Sivert : Plus vrai. Pas dans le mauvais sens du terme. Vrai.
Robert : Brut.
Sivert : Brut et vrai. Comme Charles Bukowski.
Robert : Oui, comme la façon dont il écrit. On aime beaucoup Bukowski.
 Ok, dernière question : quels sont vos 5 meilleurs albums de tous les temps ?
Robert : Un qui a eu un sacré impact sur moi c’est Exile on main street des Rolling Stones. Raw Power d’Iggy & the Stooges. Astral Weeks de Van Morrison. If I could only remember my name de David Crosby. J’aime beaucoup, il y a une ambiance incroyable. N’importe quoi de Muddy Waters, en particulier entre 1947 et 1955, les enregistrements Chess. Il y a aussi plein de trucs que je n’ai pas encore écouté. L’autre jour on était à Berlin et on nous a fait écouter des trucs que j’avais jamais entendus. Des trucs très obscures. Ce que j’écoute le plus je pense c’est du blues et du garage rock.
Sivert : Blonde on blonde de Bob Dylan est mon favori toutes catégories. Astral weeks de Van Morrison. Le premier album des Velvet Underground aussi.
Robert : Oh oui !
Sivert : J’ai oublié une fois de le mettre dans mon top 20 (rires). Alors maintenant je le mentionne toujours car sans eux beaucoup de groupes comme nous n’existeraient même pas.
Robert : Sans les Doors non plus. Ce groupe a une signification particulière pour Madrugada.
Sivert : Peut-être Sketches of spain de Miles Davis. Le dernier serait It don’t bother me de Bert Jansch.
 Personne de plus... actuel. Rien en 2004/2005 ?
Sivert : Non désolé.
Robert : Moi j’ai bien aimé l’année dernière The Icarus Line, de LA. Ils sont vraiment bons.
Sivert : Oui, c’est vrai. Ou les trucs noisy comme Queens of the stone age.
 Après le premier, je dois avouer que QOTSA me déçoit.
Robert : Oui, comme beaucoup, mais j’ai entendu des morceaux du dernier. Il me semble plus noir et introverti. Moins pop, sans compromis. Il me semble bon celui-ci.
Sivert : J’aimais bien Kyuss...
Robert : Et bien sûr Nick Cave. Le dernier album est grandiose.
 On mentionne souvent Nick Cave à votre égard...
Sivert : C’est plutôt bien. Il est brillant ce type.
Merci beaucoup.

//www.pinkushion.com/A-l-aube-de-Madrugada







Madrugada

The Deep End
( 29/03/2005 - EMI - Genre : Soul Rock - Producteurs : George Drakoulias )


1- The Kids Are In High Street / 2- On Your Side / 3- Hold On To You / 4- Stories From The Streets / 5- Running Out Of Time / 6- The Lost Gospel / 7- Electro / 8- Subterranean Sunlight / 9- Hard To Come Back / 10- Ramona / 11- Slow Builder / 12- Sail Away

Auteur : Charly
(Publié le 06/09/2005)

Madrugada est un groupe de rock norvégien qui commence à acquérir une certaine renommée sur la scène européenne. Ils sortent en 2005 leur troisième album : The Deep End. Ce groupe nordique revendique des influences comme le Velvet Underground, Neil Young ou encore The Stooges. Après un album révélation en 2000 : Industrial Silence, le quatuor remet le couvert et nous plonge ici dans une musique complexe, fascinante, à multiples facettes.

Au premier abord, on a du mal à accrocher à cet album qui s’avère assez lisse en surface, très politiquement correct, sans accélération rythmique agressive et riffs de guitare accrocheurs. C’est déjà là où le bas blesse, le groupe se positionne en groupe de rock sans en être vraiment un. On constate une certaine timidité à se laisser aller au niveau de la guitare tout particulièrement. Tout est fait en retenue et n’est peut-être pas assez explosif, assez fou pour être totalement représentatif d’un album rock. Les chansons se suivent agréables, en soit, très posés, calmes, on a le temps de se reposer, d’apprécier la qualité indéniable de la voix de Sivert Hoyem.
Passé ce constat, on se complait à écouter l’album en boucle, lui trouvant à chaque passage, un nouvel attrait qui n’est sans aucun doute pas dans l’inventivité, dans l’originalité mais plus sur un ensemble parfaitement maîtrisé et dont on peut toutefois dégager quelques perles.

On peut évoquer notamment un morceau splendide qui a lui seul mérite le détour : "Running out of time", une musique de film, un rythme lent, superbement relevé par la voix de crooner du chanteur, la guitare fait ici plus d’effet que sur le reste des morceaux (coïncidence ?), créant sans conteste un écho à la voix du chanteur et une relève aux chœurs souls qui s’élèvent de plus en plus fort. Le morceau va crescendo dans l’intensité tout en gardant une rythmique assez basse qui nous permet de savourer, d’apprécier chaque note. Le morceau parvient à son apogée sur un solo de guitare tout à fait d’à propos qui nous permet d’apprécier la maîtrise du guitariste et nous fait regretter de plus en plus la timidité de ces interventions sur les autres morceaux. Six minutes de bonheur total : un pur joyau.

"Hard to come back" marque quand à lui le retour de la guitare dans le fil conducteur du morceau avec une partition un peu plus fournie, on sent tout de suite plus de puissance dans le titre. L’auditeur s’éveille, se remet de la torpeur (agréable) dans laquelle il végétait jusque là pour s’animer avec la mélodie.

La dernière chanson officielle de l’album (avant les bonus track) vaut aussi le détour sans hésiter. "Sail away" se débarrasse là de tout remord rock’n’roll pour se lancer très nettement dans le jazz. La voix, très proche de celle de Seal, domine ce morceau, que dis-je, l’écrase. Elle est pure, limpide, on n’entend qu’elle, le rythme la suit ou la précède, la sert en tout cas.

Madrugada ne marquera sans doute pas les amateurs de rock, les adeptes du rock classique, british mais trouvera sans doute un public plus éclectique. A travers cet album, on peut apprécier une diversité intéressante. Certains pourront voir ça comme une difficulté à trouver un style, on appréciera quand même certains morceaux magiques qui nous restent dans la tête et nous donnent envie de les écouter encore et encore aux détriments d’autres titres plus banals.

//www.albumrock.net/critiquesalbums/the-deep-end-1602.html

 
 



  
  





18/06/2013
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