Alain YVER

Alain YVER

MARK LANEGAN

MARK LANEGAN








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Mark Lanegan & Duke Garwood, grâce et paix
 
Mark Lanegan & Duke Garwood - Black Pudding
Cooperative, Heavenly - Pias

Moment de grâce et de paix pour la voix burinée de l’Américain : critique et écoute.

Les anciennes gloires du grunge rêveraient-elles d’une fuite organisée vers les rivages baignés par la sérénité du son acoustique après la tempête des années électriques, comme une quête quasi bouddhique de dénuement après les accès d’ego et les excès rock ?
Eddie Vedder de Pearl Jam sortait voici un an un album où il s’accompagnait d’un seul ukulélé, y professant l’art de la transformation intérieure. Aujourd’hui, c’est au tour de l’ex-Screaming Trees et Queens Of The Stone Age Mark Lanegan de débotter sous pochette immaculée une collection de douze chansons coécrites par le guitariste orfèvre anglais Duke Garwood, émule du folk-master Bert Jansch.
Une union qui s’avère des plus heureuse. Peut-être même plus épanouie que ne le fut l’alliance morganatique contractée jadis avec Isobel Campbell. Le baryton caverneux de Lanegan, aussi testostéroné que celui de Johnny Cash, aussi buriné que celui de Tom Waits, s’acclimate idéalement de l’ambient folk, ponctué de gadgets electro. Un disque qui, sous apparence austère, peut devenir comme par enchantement un fidèle compagnon avec sa sombre sérénité et son désespoir courtois.

par Francis Dordor
le 19 juillet 2013

http://www.lesinrocks.com/musique/critique-album/mark-lanegan-duke-garwood-grace-et-paix/






Mark Lanegan & Duke Garwood
Auteur : Marc
(Publié le 19/06/2013)

Sous ses airs d'ours mal léché Mark Lanegan ne sait pourtant pas ce qu'est hiberner. A peine remis d'une tournée célébrant son Blues Funeral, meilleur album de l'année 2012 pour la rédaction d'Albumrock, l'envoûtant Lanegan est déjà de retour. Pour cette énième collaboration, Isobel Campbell, les Soulsavers ou Greg Dulli ne sont pas à ses côtés, c'est au tour du multi-instrumentiste et bluesman londonien Duke Garwood de bénéficier de ses préférences. En plus d'être l'un de ses guitaristes favoris, il partage avec lui une certaine idée de l'ombre et des quelques lumières qui peuvent les traverser. D'où cette idée de faire un album ensemble.

Et c'est en commençant par un simple échange de mails, Duke Garwood pour la musique, Mark Lanegan pour les paroles, que la recette de ce Black Pudding a été mise à jour. Si ce dessert typiquement anglais peut s'avérer bien roboratif et presque pesant, il n'en va pas de même avec cet opus. Au final, le duo s'est retrouvé pour enregistrer en studio avec une production minimaliste, quasiment rugueuse, où l'on entend distinctement les doigts de Duke glisser sur les cordes et les maracas qui crépitent. Les paysages sonores véhiculés par Duke Garwood sont divers (il joue de tous les instruments excepté quelques parties de guitares et de claviers exécutées par le producteur Alain Johannes) et leurs apparentes simplicités sont souvent trompeuses. 

La guitare acoustique y est omniprésente. C'est le cas sur le morceau instrumental d'ouverture, entre classique et western spaghetti, saupoudré de quelques fioritures hispanisantes. La voix reconnaissable entre toutes et les mots singuliers de Mark Lanegan viennent ensuite apporter toute leur consistance à un blues qui embrasse une lente et aride exploration, où la religion ("Pentecostal" et "Shade of The Sun"), la mort d'un soldat ("War Memorial" nimbée d'une clarinette homérique) et l'errance sont abordées. Les percussions synthétiques de "Mescalito" remuent la poussière du désert mexicain, celles de la sexy "Cold Molly" nous feraient presque danser. La voix évaporée de Mark dans "Sphinx", le piano destructuré de "Last Rung" ou les cordes grinçantes de "Thank You", donnent aux morceaux des allures de mirage, à l'image de l'instrumentale "Manchester Special". Chaque titre de ce Black Pudding a une saveur bien particulière et recèle une pensée méditative, hypnotique, où rien n'est explicite, où tout est affaire de ressenti, où rien n'est résolu. 

Cette communication en duo avec l'au-delà peut apparaître ardue de prime abord mais la puissance vocale de Mark Lanegan a la capacité immédiate de s'adresser à notre âme. Et peu importe si le minimalisme de Black Pudding risque de condamner cet album à rester quelque peu dans l'ombre à l'approche de l'été. Le résultat est là, leur collaboration est digne d'intérêt, voire plus. Il est même quasiment certain que Duke Garwood participera au prochain album du Mark Lanegan Band. En attendant, ce dernier vient également d'annoncer un album solo façon crooner pour cet automne. Miam, avec lui, en toute saison, nous n'avons pas fini de déguster.

http://www.albumrock.net/critiquesalbums/mark-lanegan-&-duke-garwood-black-pudding-5772.html





Duke Garwood
Black Pudding
publié le 10 mai 2013 par Mattooh

Après un retour en solo réussi l’an dernier via le beau Blues Funeral, Mark Lanegan revient déjà nous murmurer rauque à l’oreille avec ce discret projet, fruit d’une énième fructueuse collaboration.
Composé en compagnie du multi-instrumentiste britannique Duke Garwood, enregistré en Californie et mixé par le fidèle Alain Johannes – producteur et collaborateur de tout ce qui remue à l’intérieur de la galaxie de Josh Homme, Dave Grohl et Mark Lanegan – Black Pudding paraît simultanément chez les labels Ipecac et Heavenly. Plutôt classe mine de rien, pour un projet à portée relativement confidentielle, mais conforme aux standards qualitatifs du sieur Lanegan.
Black Pudding est composé de 12 chansons blues-folk, quasi-uniquement habitées de la voix de Markou et du jeu de guitare très fin de Garwood, entre arpèges délicats et fingerpicking. Le genre de gars aux ongles longs, un peu virtuose, qu’on écoute volontiers au coin du feu, à plat ventre sur une peau de bête et perdu dans ses propres pensées en appréciant chaque seconde – jusqu’à se faire un peu chier, certes.
Sur ce disque, Mark Lanegan ne révolutionne pas son monde et applique ses bonnes vieilles recettes de songwriter le plus classe du monde post-grunge. Tel un Johnny Cash frappé d’austérité ou un Nick Cave placé dans le plus total dénuement instrumental, Mark Lanegan compose en compagnie de Garwood les belles chansons ténébreuses qu’on peut attendre de lui. Avec plus de nuances que dans les atmosphères rock crasseuses de ses disques les plus produits, au point de parfois titiller le point G émotionnel de l’auditeur sensible (Sphinx, Pentecostal, …). Lanegan prouve donc une nouvelle fois qu’il sait superbement s’entourer, tant Garwood semble l’homme de la situation pour tisser de beaux cocons folk autour de la voix si grave et épaisse de son nouveau copain. Se limitant essentiellement à l’éprouvé duo guitare/voix, Garwood parvient aussi à diversifier son jeu et ses manières, nous évitant l’ennui : arrangements de cordes inquiétants (Thank You), claviers (Shade Of The Sun), boîte à rythme, bricolages de cuivres ou tout cela à la fois (Cold Moly), les recettes sont rudimentaires mais la réussite toujours garantie.

Black Pudding reste cependant un disque un peu paresseux dans ses ambitions, un disque de crooners folk presque sans rythmique et dépourvu de mélodies marquantes. Une collection d’humeurs délicatement mises en musique par deux gars taciturnes. Comme si Mark Lanegan, entre deux projets plus consistants, avait besoin de ce genre de soupir musical dénué de projet de tournée concomitante, de plan promo et d’intention commerciale significative. Il est peu probable par exemple qu’on entende parler de ce projet autant que de celui qui lui ressemble le plus, c'est-à-dire le trio de disques enregistrés en compagnie d’Isobel Campbell. Tout cela relève probablement d’un processus inconscient, dans la mesure où Lanegan a pris l’habitude, depuis la fin des Screaming Trees, de butiner de collaboration en collaboration sans autre arrière-pensée que de se retrouver en studio avec qui il le veut, quand il le veut.
Un disque beau et humble donc, à l’imagine de ce vieux loup de rock qui parvient à rester créatif et mettre en avant des musiciens talentueux, loin des modes et des rockeurs à la petite semaine. Un modèle de longévité et de pertinence, dont la carrière semble ne jamais devoir s’essouffler. Comme un phare d’intégrité dans l’océan de médiocrité rock recouvrant la surface médiatique, guidant d’éventuels successeurs quand même un peu longs à se déclarer.

http://www.swqw.fr/chroniques/rock-folk/mark-lanegan-et-duke-garwood-%E2%80%93-black-pudding.html





Black Pudding de Mark Lanegan & Duke Garwood



Mark Lanegan a déclaré que son partenaire Duke Garwood est l’un de ses musiciens favoris de tous les temps. De la part d’un gars qui admire Hank Williams, Jeff Lee Pierce ou Tim Hardin et qu’on compare souvent à Lee Hazlewood et Tom Waits, l’intéressé a dû gouter le compliment. Les albums solo blues rock de ce multi-instrumentiste anglais demeurant plutôt confidentiels, on l’aura plus probablement entendu sur les disques de Josh T. Pearson, Wooden Hand, Seasick Steve ou même The Orb – sa première pige fut de jouer les guitares de Perpetual Dawn (1991). L’ex-Screaming Trees, quant à lui, l’a rencontré lors des sessions de Saturnalia (2008) de The Gutter Twins et l’a embauché par la suite pour son excellent Blues Funeral (2012). On imagine a posteriori que la grâce et la profondeur de ce disque doivent donc un peu aux guitares de Duke Garwood. En tout cas, il règne sur Black Pudding une ambiance assez similaire à ce prédécesseur. On pourrait presque imaginer qu’il s’agit des mêmes sessions. C’est encore Alain Johannes qui signe la mise en son. En revanche, les arrangements sont beaucoup plus dépouillés et ils laissent beaucoup d’espace à la voix de Lanegan qui se pose simplement sur une guitare ou un clavier. Parfois un rythme synthétique décharné vient appuyer le riff principal (Cold Molly, Mescalito), mais le plus souvent, les deux musiciens préfèrent tutoyer le silence et jouer de la réverb’. Attention cependant à ne pas mésestimer Black Pudding, c’est tout sauf un petit disque inconséquent. Entre deux mélopées instrumentales minimalistes et derrière le blues simpliste, hypnotique et lancinant de Death Rides A White Horse ou les harmonies de Shade Of The Sun, on retrouve tout le talent de songwriter de Lanegan ainsi que son obsession pour le folk pernicieux d’une Amérique de losers magnifiques.

http://www.magicrpm.com/a-lire/chronique/mark-lanegan-duke-garwood/black-pudding





Mark Lanegan

S’il a rarement occupé le devant de la scène, Mark Lanegan est un personnage omniprésent dans le panorama du rock alternatif américain de ces 25 dernières années. Pilier des Screaming Trees, groupe culte de l’agglomérat plus ou moins pertinemment regroupé sous l’étiquette grunge, proche de Kurt Cobain, collaborateurs de Queens Of The Stone Age, actif sur divers side-project où il a côtoyé Layne Staley (Alice In Chains), Pj Harvey ou Greg Dulli (Afghan Whigs), le CV de Mark Lanegan ressemble à un hall of fame exigeant et rigoureux. Au fur et à mesure que sa voix s’est durcie et a gagné en profondeur, son rock s’est enfoncé sur les routes hantées d’un blues aride et brulant. Les mêmes empruntées auparavant par Jeffrey Lee Pierce. On aurait vu les 2 hommes se fréquenter un peu du temps que JLP était encore en vie. On ne s’en étonnera pas.

ARTE






MARK LANEGAN


Mark Lanegan est sans doute l'un des musiciens rock les plus importants de sa génération, c'est pourquoi nous l'avons naturellement invité à Musilac ! Son parcours musical force le respect : chanteur de Queen of The Stone Age, collaborateur de Pj Harvey, Kurt Cobain... Aujourd'hui en solo, il sillonne les salles pour présenter son nouvel album "Blues Funeral". What else ?

http://www.musilac.com/prog/mark_lanegan/index.html








Vagrant/PIAS/2013

On a vu Mark Lanegan sur tous les fronts depuis la sortie de Blues Funeral (B.O de Lawless, Black Pudding avec Duke Garwood ou encore sur la réédition d'Above de Mad Season). Levant le pied dans cette hyperactivité, le leader des Screaming Trees s'adonne à l'exercice de l'album de reprises.
C'est souvent le même pitch avec ce genre de disque. On reprend les titres que les parents passaient à la maison et qui ont marqué notre enfance et construit notre éducation musicale. C'est donc là le point de départ de Imitations, mais Lanegan va aussi plus loin en reprenant ses contemporains.
Bien câlé au fond de son fauteuil club, un bourbon à la main, on se laisse emporter par Imitations. De sa voix rocailleuse, Mark Lanegan transforme l'expérience en un album de folk sombre, teinté de blues, respectant les titres originaux mais en les imprégnant de sa patte. De la famille Sinatra (magnifique You Only Live Twice de Nancy et Pretty Colors de papa) à Nick Cave & The Bad Seeds (The Boatman's Call, concentré de noirceur), l'Américain joue juste , en allant parfois jusqu'à la limite du mauvais goût (en cela, I'm Not The Loving Kind de John Cale est un peu trop grandiloquent avec ses violons). On découvre aussi de nombreux titres d'Andy Williams, inconnu chez nous mais qui semble jouer dans la même cours que Barry Manilow. Et même si énoncé ainsi, tout cela semble kitch, on s'incline devant l'interprétation de Solitaire. Finissant sur une note francophone (Elegie Funèbre de Manset et en français de la texte, pas trop maitrisé mais bon...), la conclusion se fait avec Autumn Leaves, version élégiaque des Feuilles Mortes de Prévert.
Avec cette récréation, Mark Lanegan dévoile une nouvelle face de sa personnalité et ajoute encore un album essentiel à une discographie déjà bien fournie.

http://www.sensationrock.net/article-mark-lanegan-imitations-120019613.html






Mark Lanegan – Imitations

Mark Lanegan ne cesse de nous surprendre par la variété de ses projets et n’aura jamais été aussi productif. En moins de deux ans, il aura collaboré avec Duke Garwood, produit son album Blues Funeral et un album de reprises, en solo, intitulé Imitations. Loin d’être de pâles copies de chansons somptueuses, ce recueil sublime les compositions d’artistes qui ont marqué le songwriter américain ces dernières années. Chelsea Wolfe, son compagnon d’armes Greg Dulli, Nick Cave, John Cale ou encore son mentor français, Gérard Manset, voient certains de leurs titres phares réinterprétés sous leurs plus simples apparats, agrémentés d’un simple piano ou d’une guitare acoustique. Voici une compilation aux allures de recueil introspectif, un peu comme si Mark Lanegan, décidait de nous révéler les chansons qui trainent dans son iPod et dont il ne se sépare jamais…
L’album débute avec une surprenante reprise de « Flatlands » de Chelsea Wolfe dans une configuration chant / guitare qui donne un visage plus masculin à la chanson originale. Mark Lanegan excelle dans cette interprétation avant de s’attaquer à un classique du blues des 70’s, avec « She’s Gone » de Hall & Oates. C’est pourtant la puissance de « Deepest Shade », titre composé par Greg Dulli alors qu’il opérait au sein de The Twilight singers, qui va nous convaincre de la qualité de cet album. Longue complainte assurée d’un piano low tempo et généreux dans sa mélodie, il s’agit probablement du meilleur morceau de l’album.

Puis, Mark Lanegan offre un hommage à la famille Sinatra, qui marqua sa jeunesse, père et fille, les œuvres de Franck et Nancy sont revisitées comme une chanson poussée au bord de la cheminée un soir d’hiver (« You only live twice », « Pretty Colors »). Profond et torturé, le songwriter à la voix de bariton s’amuse de cette facette peu engageante en poussant le vice jusqu’à reprendre « Brompton Oratory » de Nick Cave puis « I’m not the loving Kind » de John Cale avec une orchestration quasi-symphonique. On revient rapidement à une ambiance plus minimaliste et un tantinet kitschoune avec « Lonely Street », d’Andy Williams, célébrité américaine transgénérationnelle des 50’s aux 70’s, dont Mark Lanegan s’offre trois reprises dans cet album. La triste déception de cet album vient de la reprise de Gérard Manset, « Elégie Funèbre », qui, malgré une interprétation très solennelle, peine à faire mouche avec ce terrible accent venant saccager l’œuvre du poète français. Mark Lanegan s’était déjà essayé au chant dans notre langue natale mais on ne peut pas dire que ça lui réussisse vraiment… C’est charmant mais pas franchement divin. Dommage…
Au final, Imitations est un album qui ne travesti ni ses compositeurs, ni son interprète. Il s’agit assurément de l’un des meilleurs albums de cette rentrée et l’on s’impatiente déjà de retrouver Mark Lanegan & Duke Garwood à l’Alhambra au mois de novembre.

http://www.vacarm.net/mark-lanegan-imitations/






Mark Lanegan

est un songwriter américain de la scène indé, qui compose un mélange de blues, de stoner, de rock et de grunge depuis le début des 90's. Il a commencé sa carrière au sein de Screaming Trees, un des nombreux groupes de la scène grunge de Seattle à s'être engouffrés dans la brêche ouverte par Nirvana. Le monsieur a un CV des plus impressionants. Il a travaillé entre autres avec Kurt Cobain, avec qui il a travaillé sur Where Did You Sleep Last Night (MTV Unplugged), et Cobain jouera en retour de la guitare sur son premier album solo. Il a également fait partie de Queens of the Stone Age, a composé pour Melissa Auf Der Maur, Mondo Generator et plusieurs Desert Sessions. Il devrait dès cet été tourner avec le MC5, en remplacement de leur chanteur.

Chroniques
Blues Funeral

Mark Lanegan est un musicien rare. On peut chercher du côté de Screaming Trees, des collaborations avec Queens Of The Stone Age et de son dernier projet en date, The Gutter Twins en duo avec Greg Dulli de The Afgan Whigs, Mark Lanegan enchaine les sorties remarquables. Un CV long comme le bras et pas une faute de goût. Avec Blues Funeral, le chanteur à la voix rocailleuse revient huit ans après son dernier effort en solo, toujours enveloppé d'une noirceur envoutante.

Mark Lanegan c'est d'abord une voix unique. Le genre de voix grave à coller les frissons d'un simple chuchotement, d'une simple phrase. Comme Tom Waits dans un registre similaire, quelques secondes d'un morceau suffisent pour qu'on reconnaisse son timbre particulier. Un chant toujours aussi profond, suave, sensuel, patiné au charbon, la braise et l'alcool, qui se montre rassurant parfois, mais avec ses failles, ses faiblesses et ses douleurs. Mark Lanegan en Arthur Rimbaud des temps moderne est guidé par sa mélancolie (« It's a deep black vanishing train, Upon a very long track, Standing on a sidewalk in the rain, Hands behind my back ») et les questionnements sur la foi (« here i am earthly bound, said hallelujah i'm going, down and the river jordan is deep and wide, I think i see forever across on the other side ») en allant jusqu'à mettre un refrain en français sur The Gravedigger's Song (« Tout est noir mon amour, Tout est blanc, Je t'aime, mon amour, Comme j'aime la nuit »).

Mais Mark Lanegan c'est aussi un musicien en constante progression, à la trajectoire jamais clairement identifiable. Si au départ The Gravedigger's Song annonçait un Blues-Rock décadent et lugubre, on est rapidement surpris avec l'entame electro de Ode To Sad Disco. L'artiste aime les grands écarts et prend des risques en nous amenant là où l'on ne pensait pas le trouver. Il avoue de lui même, Kraftwerk ou Can font parti de ses références et cela s'entend tout au long de l'album ou le spectre des années 80's est indéniablement présent. Entre les ambiances intimistes et poétiques de Phantasmagoria Blues, le lancinant et sombre Bleeding Muddy Water et les plus étonnants Gray Goes Black ou Harborview Hospital (comment faire du U2 en vingt fois meilleur) avec ses boites à rythmes typées new wave, Mark Lanegan ne manque pas d'aplomb, mais surtout, il nous livre un album cohérent et d'une classe folle. Par ailleurs, le monsieur sait toujours aussi bien s'entourer de musiciens talentueux. Nommons pour les plus connus le multi-instrumentaliste et producteur Alain Johannes (QOTSA, Puscifer, Nosfell...), Jack Irons (Red Hot Chili Peppers, Pearl Jam) derrière les fûts et les apparitions entres autres de Josh Homme (QOTSA, Eagles Of Death Metal) aux riffs imparables de Riot In My House, Chris Goss (Masters Of Reality et producteur de disque Stoner incontournable) sur Leviathan ou Greg Dulli (The Gutter Twins) sur les ambiances arides et désertiques de St Louis Elegy. Plus qu'une liste de guest sans intérêt, chaque artiste apporte sa pièce à l'édifice, cisèlent la tombe de ce Blues Funeral.

Pourtant, avec ce disque, Mark Lanegan ne célèbre pas les funérailles du Blues, au contraire même, il élève le genre. Prenez Blues Funeral comme un entre deux, quelque part entre tradition et modernité, où les doutes et les souffrances de son auteur s'offrent parfois une rédemption rayonnante. « Et les étoiles à leur tour, comme torches funèbres, font les funérailles du jour. » disait Racine.
Pentacle

Chroniques
Here Comes that Weird Chill ( 2003 )

Après un I'll Take Care of You mémorable en 1999 où l'ancien chanteur des Screaming Trees reprenait des textes du Gun Club ou de Tim Hardin entre autres, Mark Lanegan nous revient cette fois avec un album plus rock. Ce (léger) changement de direction est notamment dû à la présence sur le disque de Josh Homme et Nick Olivieri (ex-Kyuss, ex-QOTSA).

Autre changement, Mark Lanegan est désormais signé chez Beggar's Banquet, et non plus sur Sub Pop, label qui l'hébergeait depuis ses débuts avec Screaming Trees (ainsi que l'essentiel de la scène grunge de Seattle, Nirvana en tête).
La voix de Mark est ici encore plus grave que sur ses précédents opus, et sonne comme la bande son parfaite pour quiconque se trouve au volant d'un pickup, sur la '66, une bouteille de bourbon à portée de main, les yeux fixés sur le soleil couchant, en méditant sur son passé.
L'album commence sur Methamphetamine Blues (sous titre de l'album), un morceau qui comme son nom l'indique évoque la dépendance au crystal cher aux stoners (d'ailleurs à ce sujet Spun est un excellent film), sur fond de sirènes de police et de voix féminines. On enchaîne avec On the Steps of the Cathedral, ballade blues où Mark Lanegan prouve une fois de plus qu'il a une des voix les plus charismatiques au monde. S'ensuit Clear Spot, le morceau le plus rythmé de l'album, avec Message to Mine. La seconde moitié de l'album, emmenée par Lexington Slowdown, est selon moi la plus intéressante, tant au niveau des mélodies que des paroles. Les rythmes sont plus lents, la voix plus grave et assurée. Les derniers morceaux sont de pures merveilles, avec notamment Skeletal History et surtout Wish you Well, épique.
Les thèmes abordés restent plus ou moins toujours les mêmes, à savoir la drogue, l'alcoolisme, l'amour... Cet album est empreint d'ambiances américaines, et plaira à tous ceux qui aiment au choix le stoner, le blues, le jazz, le rock, le grunge ou le folk.
Reuno

http://www.metalorgie.com/groupe/Mark-Lanegan#221





Mark Lanegan : sombre et sublime
Mark Lanegan - Blues Funeral

Cabossé, tatoué, mal coiffé, mal luné :
le rock hirsute de l’Américain Mark Lanegan,
rescapé du grunge, est sublime.

Quelque chose a changé chez Mark Lanegan. Et pas qu’un peu. La mutation est en fait si flagrante et, posons le d’emblée, réjouissante, qu’on soupçonne ce bad ass mother fucker à la barbichette roussie de suivre un régime Special K. Flash-back : la dernière fois qu’a tonné sa voix de crooner bouffeur de caillasses, c’était en 2004. L’album, le sixième en son nom, s’appelait Bubblegum, et Lanegan y semblait condamné à un destin d’icône pour chapelles grunge et stoner, avec tout ce que cela comporte d’excellence, mais aussi de rigidité.
La faute à sa jeunesse à la tête des Screaming Trees ou, auparavant, aux covers de Leadbelly bricolées avec de Kurt Cobain. La faute, également, à son mi-temps au sein des Queens Of The Stone Age période Rated R / Songs for the Deaf (la plus excitante) et au contrat de mercenariat qui le lie depuis à Josh Homme. La faute, enfin, aux gardiens du temple americana, qui n’entendirent dans le reste de sa pourtant terrassante discographie que l’oeuvre d’un Nick Cave loqueteux ou d’un Tom Waits à peu près sain d’esprit.
Suivirent sept longues années de rumeurs, grondantes, d’un retour en forme de renaissance. Certains jurèrent leurs grands dieux l’avoir deviné, tapi comme une bête, dans la chevelure flavescente de la belle Isobel Campbell, chanteuse des Ecossais Belle And Sebastian : trois équipées sauvages et glamour plus tard, même les incrédules leur ont réservé un caveau au panthéon des couples à charges opposées, pile entre ceux de Lee Hazlewood et Nancy Sinatra et de Bonnie Parker et Clyde Barrow.
D’autres clamèrent l’avoir vu multiplier les décibels avec la complicité de Greg Dulli d’Afghan Whigs : le mysticisme graveleux de Saturnalia, leur excellente et unique sortie en tant que Gutter Twins, a suffi à convaincre les mécréants aussi sûrement qu’un buisson ardent. On témoigna également de sa présence (et quelle présence !) aux côtés du duo de producteurs catho-friendly Soulsavers, de UNKLE, de Bomb The Bass, des Breeders de la Pixies Kim Deal… On lui prêta même, au générique de Very Bad Trip 2, une reprise aux airs d’aveu autobiographique de The Beast in Me de Johnny Cash.
Reste que, malgré les signes, personne n’a su et n’aurait pu prédire Blues Funeral, sans-faute pascal où, avec la sérénité d’un réconciliateur revenu des limbes, une sangle en cuir en guise de Saint-Suaire et des étoiles sur les phalanges pour stigmates, il renforce son aura de songwriter ténébreux (Leviathan, véritable desert waltz, The Gravedigger’s Song, où il écrase la pédale fuzz et versifie dans la langue de son chouchou Gérard Manset, le blues en fusion de Riot in My House, Deep Black Vanishing Train, modèle de ballade spleenétique) tout en atteignant d’inédits niveaux de conscience (Gray Goes Black et sa pulsation krautrock, le feeling velvetien de Quiver Syndrome, Harborview Hospital, drapé d’un magnifique delay à la U2, Ode to Sad Disco, ses beats mi-mous et ses slides à la masse volumique de coulées de larmes).
Mark Lanegan a expliqué à divers confrères qu’au seuil du studio son ambition était de s’amuser, de quitter sa (twilight) zone de confort pour tendre vers une harmonie jusqu’alors uniquement effleurée dans le cadre des collaborations sus-listées. Le respect de cette direction (il confie avoir composé nombre de morceaux à partir de boîtes à rythmes et de claviers plutôt qu’avec sa traditionnelle guitare), le hasard (des bandes démagnétisées qui l’ont obligé à composer in situ), un rythme de travail digne d’une publicité Tropico (deux jours par semaine, quatre heures par jour, tranquille Mimile), une écoute rétrospective de la discographie de Kraftwerk, une passion pour la techno dogmatique du label anglais Sandwell District et le producteur Alain Johannes, responsable d’après Mark de 50 % des arrangements, ont ensuite transformé ce qui ne devait être qu’un bel office en petit miracle.
En attendant le grand fracas tectonique du 21 décembre (que Lanegan, tel Néron vocalisant sur les cendres de Rome, utilisera sans aucun doute comme diapason), 2012 démarre en grande pompe (funèbre).

par Benjamin Mialot
le 13 février 2012

http://www.lesinrocks.com/musique/critique-album/mark-lanegan-sombre-et-sublime/






 Mark Lanegan

Nom
Mark William Lanegan
Naissance
25 novembre 1964
Ellensburg, États-Unis
Genre musical
Rock alternatif, grunge
Instruments
Guitare
Années actives
Depuis 1985
Site officiel
marklanegan.com

Mark William Lanegan (né le 25 novembre 1964, à Ellensburg) est un chanteur américain, connu pour son timbre rauque, successivement membre de The Jury, Screaming Trees, Mad Season, Queens of the Stone Age et The Gutter Twins.
Tout droit venu de Seattle, il a travaillé avec des musiciens tels que Kurt Cobain, Layne Staley (au sein de Mad Season), Isobel Campbell, Twilight Singers (dont le leader Greg Dulli est l'autre membre des Gutter Twins), Mondo Generator, Melissa Auf Der Maur, Jeffrey Lee Pierce du Gun Club, Martina Topley-Bird, Masters of Reality, The Desert Sessions, Mike Watt.
Sommaire
    •    1 The Jury (198?)
    •    2 The Screaming Trees (1986-1997)
    •    3 Carrière Solo (1990-aujourd'hui)
    •    4 Mad Season (1995)
    •    5 Queens of the Stone Age (2001-2013)
    •    6 The Gutter Twins (2003-aujourd'hui)
    •    7 Discographie avec Screaming Trees
    •    8 Discographie Solo
    •    9 Contributions, projets parallèles
    •    10 Sites

The Jury (198?)
The Jury, quatuor formé par Mark Lanegan et Kurt Cobain (avec Mark Picquerel des Screaming Trees à la batterie et Krist Novoselic de Nirvana à la basse), naquit à la fin des années 1980, et reposait sur l'amour des 2 musiciens pour les chansons du bluesman Leadbelly. Mais le projet n'a jamais abouti à un disque, et on ne retrouve que Where Did You Sleep Last Night sur l'album de Mark Lanegan, The Winding Sheet (où l'on reconnait la voix de Kurt Cobain) (chanson reprise en 1993 lors de l'Unplugged de Nirvana), trois autres titres (Ain't it a shame, They hung him on a cross et Grey Goose) figurant sur le coffret de Nirvana With the Lights Out, Mark Lanegan n'officiant sur ceux ci qu'à la guitare.
The Screaming Trees (1986-1997)
Mark débute sa carrière en tant que chanteur dans les Screaming Trees. Ils enregistreront sept albums durant leurs onze années d'activité. Le groupe faisait partie des pionniers du grunge, mais n'a pas connu la popularité de Nirvana ou de Pearl Jam.
Carrière Solo (1990-aujourd'hui)
En parallèle des Screaming Trees, Mark débute sa carrière solo en 1990 avec « The Winding Sheet », publié sur le label Sup-Pop. Kurt Cobain est présent sur cet album, au chant sur Down in the dark, et à la guitare (accompagné de Krist Novoselic à la basse) sur Where did you sleep last night. Les deux albums suivants, Whiskey For The Holy Ghost en 1994 et Scraps At Midnight en 1998 connaissent un franc succès auprès de la critique mais restent confidentiels. Mark Lanegan sort ensuite un album de reprises en 1999, I'll Take care Of You comprenant des covers du Gun Club, Fred Neil, Leaving Trains ou encore Buck Owens. Il clot sa période blues et folk à travers le très bel album Field Songs marquant l'arrêt de sa longue collaboration avec Mike Johnson (ancien bassiste de Dinosaur Jr).
Quittant le label Sub Pop pour un nouveau contrat chez Beggars Banquet, désormais marqué de l'empreinte des Queens of the Stone Age, les futures productions en solo de Lanegan sont nettement plus rock et expérimentales. Ce virage s'amorce avec la sortie d'un EP ovni, Here Comes That Weird Chill en 2003, puis avec l'album Bubblegum sorti en 2004, premier véritable succès commercial de Mark en solo. Si on retrouve parfois les ambiances folk et bluesy des débuts dans ces deux albums, c'est surtout le virage rock et heavy que l'on remarque à leur écoute. Des morceaux comme Skeletal History, Methamphetamine Blues, Driving Death Valley Blues ou le stoogien Sideways In Reverse illustrent toute l'influence des Queens of the Stone Age sur la carrière solo de Lanegan. L'Anglaise PJ Harvey, Josh Homme et Nick Oliveri évidemment, Chris Goss ou encore Greg Dulli collaborent à ses dernières livraisons. Fait nouveau également, Mark tourne de façon beaucoup plus régulière et un peu partout dans le monde. Il donne d'ailleurs son premier concert parisien en septembre 2004 au Nouveau Casino.
À la suite de son départ des Queens of the Stone Age en 2005, il met sa carrière solo entre parenthèses et entre dans une démarche collaborative. Il joint l'ex-membre de Belle and Sebastian, Isobel Campbell, pour enregistrer Ballad Of The Broken Seas, dans une sorte de remake de ce qu'avaient déjà pu faire Lee Hazlewood et Nancy Sinatra. Il part ensuite en tournée avec Greg Dulli et son nouveau projet, The Twilight Singers, prolongement atmosphérique d'Afghan Whigs, avec qui il monte aussi un projet très attendu par les fans : The Gutter Twins.
Dernière livraison en date, et sans doute une des plus étonnantes, sa participation sur 8 titres du deuxième album des Soulsavers, en réalité deux DJs et producteurs anglais. L'album, It's Not How Far You Fall, It's The Way You Land sorti chez V2 en avril 2007, est un recueil de chansons mêlant electro, hip-hop, gospel, country et des ambiances lourdes à la Tom Waits. Ce curieux mélange s'avère pourtant très judicieux et la désormais célèbre voix rauque de Lanegan colle parfaitement à l'ambiance musicale concoctée par les deux anglais. Le titre phare Revival semble avoir conquis les radios indies et des titres comme Ghost Of Me, Paper Money, ou encore les reprises des Rolling Stones et de Neil Young respectivement No Expectation et Through The Sails donnent à l'album une saveur particulière.
Mad Season (1995)
Mark Lanegan prête sa voix à deux chansons de l'album Above, sorti en 95. Mad Season est alors composé de Layne Staley (Alice In Chains) Mike McCready (Pearl Jam), Barrett Martin (Screaming Trees), John Baker Saunders. Après une longue attente, le projet d'un deuxième album ne verra finalement pas le jour.
Queens of the Stone Age (2001-2013)
Mark Lanegan devient le troisième chanteur, à plein temps, de Queens of the Stone Age en 2001. Il rejoint ainsi son ami Josh Homme, le leader du groupe, qui avait participé à une tournée des Screaming Trees en 1996 en tant que guitariste rythmique. Il coécrira et posera sa voix sur plusieurs chansons de Rated R (2000) Songs for the Deaf (2002) et Lullabies to Paralyze (2005). Son départ du groupe en 2005, au même moment que Nick Oliveri, intervient dans des conditions obscures. S'il ne tourne plus avec le groupe pendant la tournée suivante Lullabies to Paralyze, il est pourtant crédité sur le l'album, Era Vulgaris, publié le 12 juin 2007, il y interprète les chœurs sur le refrain de River in the Road. Il contribue à l'album ...Like Clockwork en 2013 en tant que choriste sur If I had a Tail et Fairweather Friends, et contribue également à l'écriture de cette dernière.
The Gutter Twins (2003-aujourd'hui)
Ce duo fut formé en 2003 par Mark Lanegan et Greg Dulli des Afghan Whigs et Twilight Singers. Leur 1er album intitulé Saturnalia est sorti le 4 mars 2008 sous le label Sub Pop. On y entend notamment les participations de Joseph Arthur, Martina Topley-Bird ainsi que de Troy Van Leeuwen. Un EP nommé Adorata est sorti en septembre 2008, uniquement téléchargeable sur Itunes. Il est composé de sept reprises et de 2 inédits. Plusieurs titres sont disponibles sur leur MySpace
Discographie avec Screaming Trees
    •    1986 : Clairvoyance (Velvetone)
    •    1987 : Even If and Especially When (SST)
    •    1988 : Invisible Lantern (SST)
    •    1989 : Buzz Factory (SST)
    •    1991 : Uncle Anesthesia (Epic)
    •    1992 : Sweet Oblivion (Epic)
    •    1996 : Dust (Epic)
Discographie Solo
    •    (1990) The Winding Sheet (SubPop)
    •    (1994) Whiskey For The Holy Ghost (SubPop)
    •    (1998) Scraps At Midnight (SubPop) (avec Queens of the Stone Age)
    •    (1999) I'll Take Care of You (SubPop) (Album de reprises)
    •    (2001) Field Songs (SubPop)
    •    (2003) Here Comes That Weird Chill (Beggars Banquet)
    •    (2004) Bubblegum (Beggars Banquet)
    •    (2012) Blues Funeral (4AD)
    •    (2013) Imitations (Vagrant Records) (Album de reprises)
Contributions, projets parallèles
    •    (1987) 448 Deathless Days (Steve Fisk)
    •    (1990) Harmony in Defeat (King Krab)
    •    (1992) Jamboree (Beat Happening)
    •    (1993) Satisfied Mind (The Walkabouts)
    •    (1994) Volume 9 (Various Artists)
    •    (1995) Ball-Hog or Tugboat (Mike Watt)
    •    (1995) Over and Thru the Night (Steve Fisk)
    •    (1995) Above (Mad Season)
    •    (1996) Twisted Willie (Various Artists)
    •    (1999) More Oar: A Tribute to the Skip Spence Album (Various Artists)
    •    (2000) Rated R (Queens of the Stone Age)
    •    (2001) Human Beans (earthlings?)
    •    (2001) Sing a Song For You (Various Artists)
    •    (2001) Free the West Memphis Three (Various Artists)
    •    (2001) Desert Sessions 7 & 8 (Various Artists)
    •    (2001) Deep in the Hole (Masters of Reality)
    •    (2001) Give the People What We Want (Various Artists)
    •    (2002) Songs for the Deaf (Queens of the Stone Age)
    •    (2003) Quixotic (Martina Topley-Bird)
    •    (2003) A Drug Problem That Never Existed (Mondo Generator)
    •    (2003) Blackberry Belle (Twilight Singers)
    •    (2004) Time is Just the Same (Isobel Campbell)
    •    (2004) Auf der Maur (Melissa Auf der Maur)
    •    (2004) Leave No Ashes (Burning Brides)
    •    (2004) Demolition Day (Mondo Generator)
    •    (2004) She Loves You (The Twilight Singers)
    •    (2005) Sunday Night: The Songs of Junior Kimsbrough (Various Artists)
    •    (2005) Lullabies to Paralyze (Queens of the Stone Age)
    •    (2005) Dog Train (Sandra Boynton)
    •    (2006) Ballad of the Broken Seas (Isobel Campbell et Mark Lanegan)
    •    (2006) Death By Sexy (Eagles of Death Metal)
    •    (2006) Return of the Golden Rhodes (The Baldwin Brothers)
    •    (2006) A Stitch in Time (The Twilight Singers)
    •    (2007) It's Not How Far You Fall, It's The Way You Land (Soulsavers)
    •    (2007) Era Vulgaris (Queens of the Stone Age)
    •    (2007) About A Son [Original Soundtrack] (Various Artists)
    •    (2007) I'm Not There [Original Soundtrack] Man in the long black coat (Various Artists)
    •    (2008) Saturnalia (The Gutter Twins)
    •    (2008) I am the Golden Gate Bridge (Creature with the atom brain)
    •    (2008) Sunday at Devil Dirt (Isobel Campbell et Mark Lanegan)
    •    (2008) Future Chaos (Bomb the Bass)
    •    (2008) Adorata (The Gutter Twins)
    •    (2009) Fate to Fatal (The Breeders)
    •    (2009) Transylvania (Creature with the atom brain)
    •    (2009) Consolation (Gary Heffern)
    •    (2009) Broken (Soulsavers)
    •    (2009) Summer's Kiss: A Tribute To The Afghan Whigs (Various Artists)
    •    (2010) Hawk (Isobel Campbell et Mark Lanegan)
    •    (2010) Where Did The Night Fall (UNKLE)
    •    (2013) ...Like Clockwork (Queens of the Stone Age)
    •    (2013) The lonely night (With Moby)

http://fr.wikipedia.org/wiki/Mark_Lanegan



20/10/2013
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