Alain YVER

Alain YVER

MARK SAFRANKO

MARK SAFRANKO


  




Mark SaFranko

Mark SaFranko est un tenace. Il a notamment résisté à des relations perturbées, des menaces de mort, une santé mentale fragile et des dizaines de boulots alimentaires.
         Il puise ses histoires dans un abîme assez sombre : sa propre existence. Cette vie d'errance a nourri une œuvre vaste, l'homme ne s'arrête jamais d'écrire. De ce marathonien du verbe, son ami Dan Fante dit qu'il « préfère écrire que respirer ».
         Au compteur, une centaine de nouvelles, des wagons de poèmes, des essais, des romans dont plusieurs polars, une douzaine de pièces de théâtre, montées et jouées principalement off Broadway mais aussi en Irlande.
         Mark est également musicien, acteur et peintre à ses heures. 59 ans en 2009, il vit à Montclair, dans le New Jersey, avec sa femme et son fils.

    * 1950            Naissance à Trenton (New Jersey – USA).
    * 1968            Découverte de sa vocation d'écrivain à la lecture de Henry Miller.
    * 1987            Parution du roman The Favor aux USA.
    * 1994            Mise en scène de la pièce Incident in the Combat Zone à New York
    * 1997            Mise en scène de Dancing for Men et de The Promise à New York                                (pièces rejouées
                          en 2002 et 2003 en Irlande).
    * 1998            Parution du roman Hopler's Statement aux USA.
    * 2000            Mise en scène de Interrogation N°2 à New York.
    * 2002            Mise en scène de The Bitch Goddess en Irlande.
    * 2005            Parution du roman Hating Olivia au Royaume-Uni.
    * 2007            Parution du roman Lounge Lizard au Royaume-Uni.
    * 2008            Parution de Loners au Royaume-Uni (nouvelles).
    * 2009            Nous publierons en France la traduction de Hating Olivia (Putain                                d'Olivia), avant de
                          proposer celle de Lounge Lizard.






Mark Safranko
Putain d'Olivia, 13e Note Editions, 2009.


   D'entrée de jeu, Safranko se place sous le patronage artistique de ses maîtres : Henry Miller, Bukowski, John Fante et plus surprenant pour un auteur américain, le Philippe Djian des années 80 et de 37°2 le matin (Djian qui s'est lui-même largement inspiré, à cette période, des auteurs précédemment cités.)
   Putain d'Olivia réunit sans peine les ingrédients que l'on trouve habituellement dans cette littérature de la déglingue et du désespoir. Max le narrateur, apprenti-écrivain, tombe sous la domination d'Olivia, une femme fatale capricieuse, volcanique et imprévisible. Leur relation, essentiellement fondée sur le sexe, se heurte rapidement aux aléas du quotidien : comment trouver de l'argent et avoir assez de temps pour écrire ? Leurs conditions de vie se détériorent jusqu'au sordide mais ils ne peuvent vivre l'un sans l'autre.
   Putain d'Olivia est une succession de scènes de sexe, d'enguelades avec chapelets d'injures et de descriptions de petits boulots alimentaires. Max déverse à longueur de pages son amertume, son désespoir et son incompréhension face à l'impuissance qu'il ressent à s'extirper de l'enfer dans lequel il s'est lui-même plongé. Le style, très oral, est relâché afin de rendre au mieux la désinvolture désenchantée du narrateur.
   Autant dire que si l'on a déjà lu Bukowski et les autres, Putain d'Olivia n'apporte aucune surprise, aucune nouveauté aux thématiques éculées des losers dépressifs. Pourquoi alors continuer à écrire ce genre de prose ? A lire la présentation de l'éditeur, on s'aperçoit que ce récit puise allègrement dans la vie même de l'auteur. A mon sens, néanmoins, rien de proprement littéraire ne vient transcender cette base autobiographique. Un style plus ouvertement argotique ou imagé aurait pu sauver le texte.
Putain d'Olivia pourra tout de même plaire à ceux qui sont fascinés par le cauchemar américain et ses chantres (même s'il me semble préférable de lire les originaux !...)

Mark Safranko, Putain d'Olivia, 13e Note Editions, 2009. Traduit de l'anglais par Nadine Gassie (Hating Olivia). 319 p., 19€.

Posté par Lapinoursinette
//blogsuperflu.canalblog.com/archives/2009/05/04/13615454.html



Mark SaFranko sort de nulle part.
Un homme sans limites ni frontières, une espèce d'ovni littéraire que seuls quelques initiés sont capables de localiser. Signes particuliers : un goût immodéré pour la prise de risques, une prose nerveuse et racée. Une écriture au corps à corps dans la lignée d'un Fante, d'un Miller, d'un Bukowski. SaFranko puise ses histoires aux profondeurs de sa propre existence et c'est une manière efficace de donner du punch à sa prose et quelques uppercuts à ses lecteurs.
Chambres de meublés pourris, jobs sans envergure, histoire d'amour et substances toxiques. Larmes amères et sexe pour Max Zajack, le héros, amoureux fou d'Olivia Aphrodite Tanga, beauté énigmatique et " putain " plus ou moins affirmée qui l'entraîne dans l'abîme d'une passion addictive, d'une fascination destructrice. Max avance sur un chemin sombre. Au bout, il trouvera l'apaisement. Départ immédiat pour un voyage de lumière et de ténèbres mêlées...

















24/01/2010
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