Alain YVER

Alain YVER

MICHAEL FLOMEN

MICHAEL FLOMEN







son site
//www.michaelflomen.com/


Michael Flomen

Michael Flomen est né à Montréal en 1952. Il commence à faire de la photographie en 1968 et expose depuis 1972. Il réalise sa première exposition aux États-Unis en 1980, puis en 1993 il expose à New York, et ce jusqu’à ce jour. Flomen est reconnu par ses pairs comme un maître en tirage photographique. Plusieurs livres et catalogues d’expositions ont été publiés sur son travail. Un documentaire a été réalisé en 2008 «La nuit est ma chambre noire, l’oeuvre de Michael Flomen – Under the Cover of Darkness». Ses oeuvres sont présentes dans plusieurs collections importantes, au Québec, au Canada et aux États-Unis.

« Je fais des photographies de choses qu’on ne voit pas, mais dont on sait qu’elles existent. »

Depuis de nombreuses années, Michael Flomen s’intéresse aux forces de la nature et leur action sur les matériaux photographiques. Il pratique le photogramme, en pleine nature, la nuit et réalise des images abstraites et troublantes, d’une grande beauté. Le critique d’art James D. Campbell a écrit que « Flomen a pris une empreinte de la nature et l’a transférée sur du papier photographique afin que nous puissions tous voir de près le Livre de la Nature, en le tenant prosaïquement comme un miroir ».







Interventions artistiques sur des anciens panneaux publicitaires au coeur de la ville. Une coproduction du Mois de la Photo à Montréal.
 
Michael Flomen explore la lumière comme mode de révélation et de transformation de la matière, la nuit est sa chambre noire et le dialogue avec les éléments naturels (feu, eau, neige…), son inspiration. Il réduit le sujet à son essence la plus pure pour une création dont la puissance visuelle et esthétique interpelle.

Avec le photogramme The Blue Flyer II (2009), Michael Flomen renouvelle les expériences visuelles des pionniers de la photographie. Sans appareil photographique, l’artiste capte le scintillement lumineux de lucioles dans la nuit. Leur luminosité imprègne directement la surface du papier photosensible et crée un tracé aléatoire constitué de points phosphorescents. Au plus près de la nature, l’artiste en révèle les détails imperceptibles et les associe à des tons colorés. Sur un large panneau situé au coeur de Montréal, l’image monumentale d’un paysage abstrait et microcosmique s’associe au milieu urbain.

Si l’œuvre de Michael Flomen est souvent considérée comme abstraite, poétique, simple et minimaliste, jouant sur l’ambigüité et la subjectivité de la perception et du regard (le visible et l’invisible, le perceptible et l’imperceptible), elle n’en demeure pas moins porteuse d’un message, de la recherche de sens et de vérité.

Via la découverte de phénomènes naturels simples, passionnants et se trouvant autour de nous, l’artiste stimule le regard d’autrui, « provoque la réflexion chez les gens », les incite à s’intéresser à la genèse de l’univers, la condition de notre planète dans le cosmos, ainsi qu’aux effets de la nature sur nous, sur nos humeurs.

Né à Montréal dans les années 50, Michael Flomen a exposé dans des musées et galeries partout dans le monde, notamment en Allemagne, en Belgique, en Suisse, au Canada et aux États-Unis.







Démarche artistique

« Je fais des photographies de choses que l’on ne voit pas, mais que l’on sait qu’elles existent. »

Bien que le travail de Flomen est en relation directe avec la nature, l’artiste nous emmène loin de la piste de la représentation, avec toutes ces soi-discutes verités, dans un terroitoire tout nouveau. Mais cette relation avec la nature ne l’empêche pas de s’en éloigner, afin d’explorer des territoires inconnus. Il nous emmène dans des paysages de beauté magique, dans un monde irréel et plein de poésie qui nous transporte dans un univers de surface abstraite onirique et étrangement belle. Il nourrit ainsi notre esprit d’une matière riche.

James D. Campbell, un critique d’art, a écrit récemment dans la revue ciel variable #70 que « Flomen a pris une empreinte de la nature et l’a transférée sur du papier photographique afin que nous puissions tous voir de près le Livre de la Nature, en le tenant prosaïquement comme un miroir ». En faisant cela, Flomen a créé de puissantes abstractions qui peuvent surprendre et étonner le public.
 
Biographie

Michael Flomen est né à Montréal en 1952. Il commence à faire de la photographie en 1968 et il expose depuis 1972. Il réalise sa première exposition aux États-Unis en 1980, puis en 1993, il expose à New York. Depuis 2005, il est avec la Hasted Hunt Gallery (www.hastedhunt.com), une importante galerie new-yorkaise. Il est aussi reconnu par ses pairs comme un maître en tirage photographique.

Plusieurs livres et catalogues d’expositions ont été publiés sur son travail. Un documentaire est actuellement en tournage et il sera présenté en 2008. Ses oeuvres sont dans plusieurs collections importantes, au Québec, au Canada et aux États-Unis.

Il vit et travaille à Montréal où Il est représenté par la Galerie Thérèse Dion (www.theresedion.com).
En collaboration avec UMA, La Maison de l’image et de la photographie, Montréal.







Un appareil plus grand que nature
Ilan Dehé

Michael Flomen réussit à innover tout en utilisant les techniques des pionniers de la photographie. Le Mois de la Photo de Montréal expose une de ses œuvres : un photogramme à la taille démesurée et au style abstrait.

Un panneau jaune, mauve et noir, exposé à l’angle des rues Duke et Ottawa, étonne deux passantes. Mélissa et Caroline ont les yeux rivés dessus. L’une d’elles lance : « on ne sait pas ce que c’est, mais c’est agréable à regarder ». Les couleurs et les formes photographiées sont la synergie du scintillement des lucioles, de broussailles entourant le papier et de l’ingéniosité du photographe Michael Flomen. « Expérimental, poétique et onirique », sont les qualificatifs que la commissaire invitée du Mois de la Photo, Gaëlle Morel, emploie pour décrire le travail de l’artiste.

Le photogramme [voir encadré] est un ancien procédé de la photographie qui consiste à capturer une image en provoquant des réactions chimiques directement sur le papier et sans appareil photo. Selon Michael Flomen, cette méthode lui permet d’être en harmonie avec la nature. « En exposant directement le papier photo dans un environnement naturel et en jouant avec des éléments comme l’eau, la terre, le feuillage ou des œufs de grenouilles, je cherche à révéler des énergies. » L’objectif du photographe est de pré- senter des éléments familiers, mais que l’on n’a jamais vus de cette manière. Le résultat peut être surprenant, à l’image d’une photo encadrée et accrochée au mur de son atelier : elle semble représenter une pluie de mini-météorites à la fois magnifique et apocalyptique ; en réalité, c’est simplement la neige tombée sur le film photographique pendant la nuit qui donne ce résultat.

« Ce lieu industriel se prête à ce genre d’art, mais c’est dommage qu’il y ait aussi peu de passage », remarque Guillaume, un autre obser- vateur rencontré à l’angle des rues Duke et Ottawa. Il jette un coup d’œil à gauche et surenchérit sourire aux lèvres « les passagers des voitures peuvent admirer la photo au feu rouge ». Gaëlle Morel confirme : « Le photogramme est exposé à cet endroit d’abord pour les automobi- listes. De l’autoroute, les conduc- teurs surplombent l’œuvre. » D’ailleurs, le photographe rêvait depuis longtemps d’exposer une immense photo à l’extérieur afin d’introduire l’art dans le quotidien des passants, des travailleurs ou des habitants du quartier.

Un photographe, la nuit

Le photogramme exposé auMois de la Photo de Montréal est en couleur. Cependant, les centaines, voire les milliers d’œuvres empilées, accrochées et enroulées qui remplissent l’appartement-atelier du photographe sont en noir et blanc. « Je pense en noir et blanc, explique Michael Flomen, la nuit est ma chambre noire. » En effet, c’est dans la nuit noire de la campagne que Michael Flomen réalise ses photos. Dans cet environnement, l’œil distingue uniquement des échelles de gris. Pour lui, le style noir et blanc est cérébral et s’adapte mieux aux grandes questions qu’il pose avec ses œuvres : « Où sommes-nous ? Que faisons- nous ? Qui sommes-nous ? ».

Les photographies de Michael Flomen sont créées simplement. Capturés à partir d’éléments concrets, ses clichés sont toujours abstraits. L’artiste précise : « Je suis en dialogue constant avec les peintres abstraits. »D’ailleurs, certains de ses photogrammes se rapprochent sensiblement de peintures abstraites. Avant de réaliser des photogrammes, l’homme pratiquait la photographie argentique. « À 17 ans, je demande à mon père si je peux prendre une année pour faire de la photo. Il marque une pause et ajoute, et c’est la fin de l’histoire ». Ou plutôt, c’est à ce moment qu’elle a commencé. * • ILAN DEHÉ •
DU PHOTOGRAMME AU CYANOTYPE

Les premières photographies apparues vers 1820 étaient des photogrammes. Le procédé consiste à placerun objet directement surun papiersensible à la lumière et l’exposer à l’extérieur. Beaucoup de peintres comme Man Ray, Pablo Picasso ou encore aujourd’hui SigmarPolke ont réalisé des photogrammes. Le cyanotype est un autre moyen de capturerune image sans appareil photo. Il se réalise à partird’une photo ou de son négatif. Il faut appliquerun mélange de produits chimiques sur un papierabsorbant afin qu’il devienne sensible à la lumière. Ensuite, il faut déposer la photo ou le négatif sur le papier, puis l’exposer au soleil. Une fois l’exposition terminée (environ 20 minutes), il faut trempe rle cyanotype dans de l’eau avec du jus de citron filtré. La dernière étape consiste à le laisser s’oxyder. Ainsi, le cyanotype ressuscite une ancienne photographie et pour longtemps.



14/06/2012
0 Poster un commentaire

A découvrir aussi


Ces blogs de Photo & Vidéo pourraient vous intéresser

Inscrivez-vous au blog

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 2 autres membres