Alain YVER

Alain YVER

MICHAEL WOLF

MICHAEL WOLF





http://photomichaelwolf.com/#

http://yannick-v.blogspot.fr/2011/09/michael-wolf.html

http://legrandj.eu/article/michael_wolf

http://www.laboiteverte.fr/dans-le-metro-de-tokyo-avec-michael-wolf/

http://www.lense.fr/2011/06/24/michael-wolf-6-357-habitantskm%C2%B2/



Le photographe Michael Wolf nous offre un spectacle hallucinant avec sa série consacrée aux façades de buildings hongkongais.


 On ne peut qu’être impressionné par l’immensité de ses habitats, qui ressemblent plus à d’immenses cages empilées les uns sur les autres qu’à des immeubles. Certaines façades sont colorés, comme pour faire oublier leur décrépitude. Toutes apparaissent en tout cas comme des blocs de béton à la taille presque inimaginable. Les photographies de Michael Wolf nous montrent une vision déshumanisée, presque abstraite des buildings… Et ça fait peur.

http://www.spanky-few.com/2012/06/14/michael-wolf-buildings-hongkongais/







Biographie Michael Wolf
Le photographe de nationalité allemande et américaine Michael Wolf naît à Munich en 1954.

Michael Wolf explore les rapports entre l'homme et l'environnement urbain.
En 2003, ex-photographe de presse, il connaît la consécration internationale avec sa série "Architecture of Density", illustrant la croissance dévorante et implacable de la ville de Hong Kong.
En 2007, le Museum for Contemporary Photography de Chicago lui consacre une exposition personnelle sur la série "Tansparent City" qui met en avant les problèmes de l'intrusion photographique et du voyeurisme. La série "Paris Street View" prolonge ce travail sur la perte de l'intimité et les effractions sur le droit à l'image en milieu urbain.
Lauréat à deux reprises du World Press Award (2005 et 2010), Michael Wolf occupe une place privilégiée sur la scène artistique contemporaine. 


http://www.moreeuw.com/histoire-art/michael-wolf.htm






Michael Wolf, StreetView
Photographe allemand Michael Wolf, a une longue liste de projets derrière son nom. Actuellement il travaille sur un projet en utilisant Google StreetView comme appareil photo






Michael Wolf nous observe
Par Jean-Sébastien Stehli le 7 novembre 2010

Il y a une génération, lorsqu'on lisait Le Meilleur des Mondes, d'Aldous Huxley, on était repoussé par la société qui nous était présentée et choqué. Cette perte de l'intimité était tout ce que les êtres humains redoutaient le plus (avec la bombe atomique). Aujourd'hui, nous vivons dans ce monde dépeint par Huxley et nous y sommes indifférents. Pire: ce monde nous amuse, il nous apparaît comme un grand jeu vidéo dont nous sommes les personnages.
Le photographe Michael Wolf en fait le sujet de son travail présenté à la Galerie Particulière, sous le titre We Are Watching You...

Paris Street View

We are watching you présente deux séries différentes: Paris Street View et Tokyo Compression. L'une et l'autre séries sont à la fois différentes et complémentaires. Paris Street View utilise le programme mis au point par Google permettant de voir des images prises dans les rues des grandes villes sur sept continents. Ces images de notre vie moderne, petits êtres humains courant dans tous les sens sous le regard de caméras qui sillonnent les rues du globe, ont quelque chose de pathétique et de triste. Elle révèlent notre fragilité et notre vulnérabilité. Fumer une cigarette en déambulant, retrouver un être cher, rouler à scooter: toute notre vie est épiée sans que nous y prenions garde. Michael Wolf en fait une oeuvre qui dit notre petitesse et notre fragilité, mais ses images pixelisées ont la beauté que leur donne ce scintillement.

Paris Street View est dans l'esprit de précédentes séries de Michael Wolf, Transparent City et Architecture of Density. Il s'agit toujours de la recherche de la place de l'être humain dans ce monde qui est pourtant sa création.

Tokyo Compression, également présenté à la Galerie Particulière, est un travail à visage découvert, cette fois. Le photographe se place sur le quai du métro de Tokyo et saisit les voyageurs prisonniers de leur compartiment. Le procédé est violent -- les voyageurs n'ont pas la possibilité de se protéger ou de se sauver -- mais elles ont une beauté étrange, parfois même une certaine douceur. Dans cette exposition, Michael Wolf nous donne le choix entre le rôle de fourmis espionnées par les grandes sociétés issues d'Internet, sociétés immatérielles qui dominent le monde et certainement notre vie, et celui d'animaux traqués, surpris derrière la vitre du métro qui nous emmène ou nous ramène de notre travail. Des images à la fois poétiques et dérangeantes.

http://blog.madame.lefigaro.fr/stehli/2010/11/michael-wolf-vous-observe.html






PA Gillet
Blogueur, galeriste et créatif de pub
Hong Kong Wolf Wolf Publication: 20/11/2012


Je connaissais Michael Wolf pour sa superbe série "Hong Kong : Architecture of density" et pour celle de compressions humaines dans le métro de Tokyo revue en vrai et en grand ce week-end à Paris Photo.
Mais je ne connaissais pas le travail intitulé "Corner Houses" qu'il avait réalisé sur le vieux Hong Kong et ce, même si au grand désespoir de ma femme, je passe mes jours et une partie de mes nuits sur internet. Comme quoi, on ne peut pas tout voir sauf avec une dose infinie de patience. Et comme je suis tombé dessus hier (pas sur ma femme, sur la série) et que je ne suis pas bégueule, je partage avec vous ce qu'est (ou était) vraiment Hong Kong, une ville qui m'a mis une gifle aussi sûrement qu'un mauvais film de Claude Pinoteau.
 
C'est malin. Maintenant, j'ai envie d'aller à Rat Alley pour manger des Dim Sums suivi d'un curry vert qui arrache la bouche sur le moment et le fondement le lenemain.

http://www.huffingtonpost.fr/pa-gillet/michael-wolf-hong-kong_b_2163415.html







The Real Toy Story, by Michael Wolf

Si j’étais Bernard de la Villardière, je vous parlerais de « plongée effroyable au coeur de notre mondialisation », ou bien de « ces hommes et femmes trop souvent ignorés, sans qui pourtant, des millions d’enfants à travers le monde seraient privés de jouets« . Mais on n’est pas dans Enquête Exclusive, et Michael Wolf mérite mieux que ça.

The Real Toy Story, c’est avant tout un projet artistique. Une installation, conçue par le photographe allemand Michael Wolf, autour du thème du jouet et de sa fabrication actuelle. Il était d’autant plus facile pour le photographe de s’intéresser à ce sujet qu’il habite depuis 1994 à Hong-Kong, donc à proximité immédiate de la Chine, où sont produits 75% des jouets aujourd’hui.
 L’installation de Michael Wolf met en parallèle les jouets, alignés par milliers, et ceux qui les produisent, photographiés puis disséminés au milieu des jouets qu’ils ont peut-être fabriqués eux-mêmes. Si l’installation est assez impressionnante, la série de clichés qui a servi au projet l’est encore davantage, et pourrait mériter une exposition à elle seule.
 Pour réaliser les photos qui composent (en partie) son installation, Michael Wolf s’est d’abord intéressé aux lieux de production, aux usines, et à leur environnement. On croise alors les meilleurs symboles du capitalisme (Mickey et Bob l’Eponge en tête) au milieu d’immenses usines aux hangars interminables, où l’alignement des jouets rappelle celui des ouvriers, ou l’inverse.
 La deuxième série de photos est tout aussi saisissante, et d’autant plus remarquable que Michael Wolf n’est pas un habitué du portrait. Car en effet, il a choisi de photographier individuellement quelques uns des ouvriers qu’il a croisés sur sa route. On a enfin, en face de nous, les gens qui amusent les enfants du monde entier. Et ça n’a pas l’air de les amuser plus que ça. Bienvenue en Chine.
http://photomichaelwolf.com/#the-real-toy-story-the-installation/1
 J’ai eu beaucoup de mal à choisir les photos, alors retrouvez la série complète
ici.

 http://agdmag.com/portfolio/the-real-toy-story-by-michael-wolf/







Michael Wolf :
la véritable histoire de nos jouets « Made in China »

26 décembre 2012 par Damien

En cette période de Noël, de boulimie de jouets en tout genre, voici une série qui tombe à pic.
Avec son projet The Real Toy Story, Michael Wolf a documenté le quotidien d’ouvriers chinois travaillant dans les usines de jouets. C’est après avoir acheté de nombreux jouets à son fils Jasper qu’il a remarqué que sur chacun de ces jouets était indiqué « Made in China ». Une curiosité propre à tout photographe professionnel l’a incité à enquêter sur l’envers du décor, et cette série The Real Toy Story est née après que Michael ai pu visité 5 usines du centre de la Chine.

Plus qu’un simple sujet photographique, The Real Toy Story est également une installation : dans une pièce de 40 mètres carrés, il a accroché aux murs (à l’aide d’aimants) plus de 16 000 jouets achetés en Californie (et expédié à Hong-Kong) et a incorporé les photos des travailleurs chinois montrant leur quotidien. Le résultat est impressionnant : un paradis pour enfant, mais sûrement une grosse prise de conscience pour les adultes qui on visité cette installation.

Voici quelques images de cette série et de son installation, vous pouvez retrouver l’ensemble des images sur le site de Michael Wolf.

Michael Wolf est un photographe allemand qui vît entre Hong-Kong et Paris. Ce n’est pas son premier projet sur les usines en Chine car il a déjà remporté un prix au World Press Photo avec ses photos China: Factory of the World publiées dans un article du magazine allemand Stern. Depuis, et après avoir tourné le dos au photojournalisme, il consacre son temps à des projets de photographie artistique (fine-art photography).
En cette période de Noël, ce projet nous rappelle que derrière les jouets que nous offrons, il y a des ouvriers aux conditions de vie difficiles, avec des journées à rallonge et qui sont même parfois obligés de dormir sur place, dans leurs usines, pour assurer la cadence infernale qui leur est imposée. On espère que les efforts pour améliorer les conditions de vie de ces millions de travailleurs vont se poursuivre, afin de leur garantir des conditions de travail digne d’un pays qui possède désormais le train à grand vitesse le plus long au monde.
- See more at: http://phototrend.fr/2012/12/michael-wolf-la-veritable-histoire-de-nos-jouets-made-in-china/#sthash.oCTXbiAC.dpuf

http://phototrend.fr/2012/12/michael-wolf-la-veritable-histoire-de-nos-jouets-made-in-china/






Photo : The real toy story, par Michael Wolf
Posted by Martin on 01/18/2013
The Real Toy Story, un sujet brûlant qu’a choisi de nous narrer le photographe allemand Michael Wolf. Une actualité complexe sur laquelle on préfère souvent fermer les yeux : l’envers de la mondialisation.

3 jouets sur 4 sont aujourd’hui produits en Chine, dans des quantités industrielles et des conditions de travail qui laisse extrêmement perplexes. Alors ça évidemment tout le monde le sait, on est tous entourés d’objets fabriqués dans des conditions de travail excécrables et disons le clairement, la plupart du temps on n’y prête que très peu d’attention. De temps en temps, une petite info traverse l’actu avant de s’évanouir, une vidéo tournée chez un sous-traitant d’Apple ou autre… Puis plus rien.
Michael Wolf n’est pas un photographe sentimentaliste, son truc à lui d’habitude c’est plutôt les environnements urbains, les paysages mais pas les portraits. Dans cette série, c’est surtout une ironie qui transparaît, de celle qui vous transporte et vous met une bonne claque.  Pas de volonté de choquer, pas d’information spectacle, un simple constant, amer certes, mais un constat.  Le visage d’une mondialisation qui, si elle brasse savoir, culture et découverte, possède comme toute chose sa face sombre.
Ce visage c’est sans doute un peu celui de ces ouvriers.
Source - My Modern Met

http://www.konbini.com/fr/culture/photo-la-vraie-histoire-des-jouets/








Window Watching – Art et Voyeurisme par Michael Wolf
Artistes, Photographie, hong kong

“Window Watching“, un nouveau projet du photographe prolifique et provocateur Michael Wolf, dont nous avions déjà parlé plusieurs fois avec “Real Toy Story, la vie quotidienne dans les usines de jouets chinoises“, avec “Les façades de Hong Kong” ou encore avec “Michael Wolf, StreetView comme appareil photo” (ce dernier projet avait fait polémique car il avait permis à Michael Wolf de remporter un prix de photographie de presse sans quitter son fauteuil, brillant !).
Avec ”Window Watching“, le photographe Michael Wolf s’aventure cette fois dans les limites entre art et voyeurisme à la frontière de la légalité en photographiant des gens dans leurs appartements une fois encore à Hong Kong. Un regard volé sur des scènes de vie, comme enfermées dans un bocal, qui rappelle le film “Fenêtre sur cour”. Ce projet, qui pose des questions de limite entre art, éthique et vie privée, pourrait valoir au photographe des problèmes juridiques…

http://www.ufunk.net/photos/window-watching-michael-wolf/






Michael Wolf A SERIES OF UNFORTUNATE EVENT
Publié le 23 novembre 2010 par Rémi Coignet

La "Google photography" est en passe de devenir un genre à part entière. Hermann Zschiegner ou Joachim Schmid, par exemple, s'emparent des photos du moteur de recherche pour s'approprier l'œuvre d'Ed Ruscha. Michael Wolf, lui, utilise Google Street View pour interroger la possibilité de la street photography alors que la ville est entrée dans l'ère de sa reproductibilité technique, pour paraphraser Benjamin. En effet, à quoi bon sortir encore dans la rue et choisir de photographier ceci ou cela alors que chaque rue, chaque impasse, chaque immeuble des villes a été photographié sans aucune intentionnalité esthétique par une machine juchée sur une camionnette ? Ne vaut-il pas mieux, alors, explorer cet ensemble d'images qui se superposent à la réalité, comme la carte de Borgès* qui tracée à l'échelle 1 recouvrait le territoire qu'elle représentait, et de ce simple fait modifiait ce territoire ?
C'est le parti que prend Michael Wolf dans ses derniers travaux. Avec A series of unfortunate events, Cartier-Bresson de la capture d'écran, il cadre des "images à la sauvette" dans le continuum de Google Street View. Un couple s'embrasse sous un porche, une femme tombe de son vélo, une autre en voile intégral semble sortir d'une cave. Un camion brûle. Un homme pointe un revolver vers un autre. Quelques pages plus loin, une femme, nue semble-t'il, médite face à la mer. Michael Wolf pousse cependant plus loin la réflexion. D'une part, de ces images sans auteur, il extrait des citations de l'histoire de la photographie. Ainsi cette jambe juchée sur un talon aiguille ne peut qu'évoquer Lisette Model. D'autre part, il s'amuse à pointer des lieux où le réel enregistré imite la navigation au sein de Google Street View : par exemple, dans une rue, des pavés blanc peuvent passer pour les lignes qui servent de guide pour avancer au sein du logiciel. Et le pigeon au premier plan, ne serait-ce pas l'utilisateur de GSV ?  Enfin, alors que la représentation des villes par Google se veut un "overall", un ensemble globalisant équivalent au réel, Michael Wolf en montre les faux-raccords, le caractère construit : Un daim qui bondit par dessus une route est doté de six pattes tandis que deux hommes qui traversent une rue dans une scène à la diCorcia ont les pieds enfouis dans le goudron. L'extraordinaire engouement actuel pour les Streetview de Wolf – on en a vu des reproductions jusque dans Elle – témoigne sans doute du fait qu'il réussit à problématiser les interrogations contemporaines, même informulées, sur les relations du réel et de son image à l'ère 2.0.
RC & MKB
Michael Wolf, A series of unfortunate events, ASOUE, Peperoni books, relié, 72 pages, édition limitée à 500 exemplaire.

http://deslivresetdesphotos.blog.lemonde.fr/2010/11/23/michael-wolf-a-series-of-unfortunate-events/






Michael Wolf : We are watching you
Par Vence le lundi 22 novembre 2010 Galerie Particulière du 18 Novembre au 15 Janvier 2011
L’exposition que consacre la galerie particulière à Michael Wolf tombe à point nommé. Nous avions été un peu déçus par les photogaphies présentées à la galerie des filles du calvaire, dans le cadre du prix Pictet 2010. Nous sommes ici comblés. Michael Wolf présente effectivement ses deux dernières séries : Paris Street View et Tokyo Compression, qui prouvent bien sa capacité à se renouveler . (...)

Dans ses anciennes séries, Michael Wolf photographiait les building de grandes villes internationales, l'homme n'y était pas visible. Sa précédente série, intitulée Transparent city, traduisait un premier rapprochement : le photographe s'introduisait à l'intérieur des building en pointant son appareil photo à travers les vitres des building. On y surprenait des gens en pleine réunion de travail, une femme en culotte, un homme au téléphone, etc. C'est à travers ces détails que Michael Wolf commence à pixelliser ses photographies et qu'il s'intéresse au voyeurisme et au fait de photographier les gens à leur insu.

tc39, Michael Wolf 2007
Dans la série Paris Street View, le photographe utilise le service 'Street View' de Google, qui met à la disposition de tous les photos à 360° des rues des grandes capitales du monde.
Ce travail se rapproche de l'enquête journalistique menée l'année dernière. A partir des traces laissées par un internaute sur la toile, un journaliste du Magazine le Tigre avait reconstitué quelques années de la vie de Marc L., vacances, travail, déboires et succès amoureux... et posé la question de la préservation de la vie privée. Cette année, face aux vives critiques dont Street view a fait l'objet, notamment de la part du gouvernement allemand, Google a enfin mis à la disposition des habitants qui refuseraient que leur maison soit photographiée un formulaire.
Michael Wolf a, lui, visionné les vues de Paris contenues dans la base de données Street View. Il a sélectionné les photos qui lui semblaient dignes d'intérêt : un motard scandalisé d'être pris en photo, un couple qui s'embrasse sous un porche, un pigeon cerné par les aides à la navigation de Google... Ces photos révèlent une intimité qui a peu à voir avec la promesse de Google View : explorez les rues du monde entier. D'où le titre de l'exposition We are watching you. Il serait d'ailleurs intéressant de savoir si les deux couples de l'exposition se sont reconnus et manifestés auprès de l'artiste.
Michael Wolf a recadré et agrandi ces captures d'écran à l'extrême : la plupart des photos font plus d'1,5m de haut. Alors que la pixelisation enlaidit généralement les images, elle crée ici une trame à la manière de la toile pour la peinture et participe à rendre anonymes ces hommes et ces femmes photographiés malgré eux. Cette trame varie en fonction de la taille de la photographie. On aperçoit les points et même le blanc qui les séparent. Un recul est nécessaire pour apprécier pleinement ces photographies. Ce recul souligne notre posture de voyeurs.

Tokyo Compression 38, Michael Wolf 2010
Les photos de la série Tokyo compression sont également très impressionnantes. Michael Wolf s’est positionné sur le quai d’une station de métro à Tokyo. Il a attendu que la porte vitrée se soit refermée pour photographier les visages de gens, montés dans une rame de métro bondée, qui n'ont pas d'autre choix que de se laisser prendre en photo. Les réactions sont variées : certains visages expriment la douleur de la compression, la résignation et même parfois le dégoût. On est bien loin de la publicité pour Hollywood chewing gum qui a pour slogan « collé serré j’assure ». Les photographiés sont coincés derrière la vitre, comme un steak dans sa barquette. D'autres visages, féminins, évoquent les pietà. Ces femmes semblet lutter intérieurement pour garder un semblant de dignité. Il n’y a pas de cynisme dans ces portraits de passagers. Michael Wolf les photographie avec tendresse et respect.

Galerie Particulière
www.lagalerieparticuliere.com
16, rue du Perche 75003 PARIS

http://blog.paris3e.fr/post/2010/11/22/Michael-Wolf-We-are-watching-you








L’exposition "Metropolis" réunit pour la première fois en France deux séries du photographe Michael Wolf : "Architecture of Density" et "Transparent City" posent la question de la place de l’individu dans les mégapoles internationales.

Architecture of Density

En 2003, Michael Wolf entame une série de photographies – "Architecture of Density" – dans laquelle il explore, à travers un ensemble de prises de vue rapprochées de gratte-ciels, l’architecture de Hong Kong qui a, dans les 50 dernières années, connu une très forte croissance économique et démographique, entraînant la construction de forêts d’immeubles d’une hauteur vertigineuse.
A première vue, les grilles verticales et horizontales de ces immenses tours industrielles et commerciales peuvent évoquer de complexes motifs abstraits, pouvant même générer une certaine sensation de vertige. Au-delà de cette esthétique de l’urbanisation, "Architecture of Density" conjugue imaginaire et réalité : réalisées sans aucun montage, ces photographies dressent le portrait d’une ville où l’apparente absence de vie humaine ne fait que renforcer la monumentalité des structures qui la composent.
Mais en y regardant de plus près, on saisit, à travers de multiples détails disséminés dans les images, des bribes de la vie qui se cache derrière les larges murs de ces architectures. La tension qui s’instaure ainsi entre l’anonymat dans une grande ville et les indices plus intimes d’une présence humaine constitue l’un des axes importants du travail de Michael Wolf.
Michael Wolf : « Avec ces images, je veux transmettre l’impact visuel de ces gratte-ciels édifiés pour loger tant de personnes dans de si petits espaces. Ils me rappellent des ruches ou les codes barres des produits de supermarchés. Mais j’aime l’ambivalence que ces images véhiculent : des images abstraites tout autant que des documents sur ce qu’est vivre à Hong Kong ».

Transparent City

Chicago, comme beaucoup d’autres centres urbains dans le monde, a récemment subi une nouvelle vague de constructions : une couche d’expérimentations architecturales venant se greffer à celles des siècles passés. Au début de l’année 2007, le Museum of Contemporary Photography, Columbia College Chicago, en collaboration avec l’U.S. Equities Realty Artist-in-residence Program, invite Michael Wolf à photographier cette ville célèbre pour cet héritage architectural.
Michael Wolf choisit de travailler sur le quartier du centre-ville et de se pencher, entre autres, sur la question du voyeurisme.
Alors que les séries précédentes avaient introduit des détails humanisants au sein de la géométrie urbaine environnante, les détails de "Transparent City" sont devenus des fragments de vie – déformés et hypertrophiés par numérique – furtivement dérobés par des téléobjectifs : Edward Hopper rencontre Blade Runner. Cette matière résonne avec l’esthétique du formalisme pour lequel Michael Wolf est connu.

Outre la qualité technique de son approche, Michael Wolf confirme dans "Transparent City" son intérêt pour une vision sociologique de la cité : la façon dont la vie moderne se dévoile à l’intérieur même de la structure des villes contemporaines en croissance incessante.

http://lagalerieparticuliere.com/expositions/presentation/15/metropolis


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



04/03/2013
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