Alain YVER

Alain YVER

MICHEL CONSTANTIN

Michel Constantin








DÉDÉ POUSSE
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Nom de naissance     Constantin Hokloff
Naissance     13 juillet 1924
Billancourt, France
Nationalité     France Française
Décès     29 août 2003
Draguignan, France
Professio    Acteur

Michel Constantin est un acteur français de cinéma, né Constantin Hokloff d’une mère polonaise et d’un père russe le 13 juillet 1924 à Billancourt (France) et mort d'une crise cardiaque le 29 août 2003 à Draguignan (France).


Biographie

    * Il fut ouvrier chez Renault jusqu'à la seconde guerre mondiale [1] .
    * A la Libération, il monte une affaire d'aiguilles pour machine à tricoter.
    * Champion international de volley-ball et capitaine de l'équipe française dans les années cinquante. Il y rencontrera sa future femme Maurine, qui faisait partie de l'équipe féminine d'Algérie; ils auront une fille, Sophie.
    * Journaliste au journal L'Équipe, il y était responsable du service des sports basket-ball, handball, volley-ball, ce qui l'amenait à dire qu'il travaillait au B.H.V (allusion au Bazar de l'Hôtel de Ville, grand magasin parisien).
    * Il fut un hôte assidu de Sainte-Maxime, dans le Var, où il possédait une villa à Beauvallon. Il se mêlait avec plaisir aux boulistes de la Promenade Simon-Lorière.






FILMOGRAPHIE



    * 1956 : En effeuillant la marguerite de Marc Allégret : un spectateur du strip-tease
    * 1959 : Le Trou de Jacques Becker : Jo
    * 1961 : Un nommé La Rocca de Jean Becker : Le chef des racketteurs américains
    * 1961 : La Loi des hommes de Charles Gérard
    * 1963 : Maigret voit rouge de Gilles Grangier : Cicero
    * 1964 : Les Gorilles de Jean Girault : Otto
    * 1965 : Les Grandes Gueules de Robert Enrico : Skida
    * 1966 : Ne nous fâchons pas de Georges Lautner : Jeff
    * 1966 : Le Deuxième Souffle de Jean-Pierre Melville : Alban
    * 1966 : Jerk à Istamboul de Francis Rigaud : Vincent
    * 1967 : Mise à sac de Alain Cavalier : Georges
    * 1967 : La Loi du survivant de José Giovanni : Stan
    * 1967 : Des Ardennes à l'enfer ou La gloire des canailles (Dalle Ardenne all'inferno) de Alberto de Martino
    * 1968 : L'Étoile du sud (The Southern Star) de Sidney Hayers : Jose
    * 1968 : Les Étrangers de Jean-Pierre Desagnat
    * 1969 : la Fiancée du pirate de Nelly Kaplan : André
    * 1969 : L'Ardoise ou De quoi as-tu peur imbécile de Claude Bernard-Aubert
    * 1969 : La Peau de Torpédo de Jean Delannoy : Coster
    * 1969 : Vertige pour un tueur de Jean-Pierre Desagnat
    * 1969 : Dernier domicile connu de José Giovanni : Greg
    * 1970 : Laisse aller, c'est une valse de Georges Lautner : Michel
    * 1970 : De la part des copains de Terence Young : Whitey
    * 1970 : Un condé de Yves Boisset : Viletti
    * 1970 : La Cité de la violence (Città violenta) de Sergio Sollima : Killain
    * 1971 : La Part des lions de Jean Larriaga : l'inspecteur
    * 1972 : Il était une fois un flic de Georges Lautner : Campana
    * 1972 : La Scoumoune de José Giovanni : Xavier Saratov
    * 1972 : Un homme est mort de Jacques Deray : Antoine
    * 1972 : Les Caïds de Robert Enrico : Weiss
    * 1972 : Les Hommes de Daniel Vigne : Fantoni
    * 1973 : Le Mataf de Serge Leroy : Bernard Solville dit 'le Mataf'
    * 1973 : La Valise de Georges Lautner : Augier
    * 1973 : OK patron de Claude Vital : Mario
    * 1974 : Meurtres à Rome (La chica de via Condotti) de Germain Lorente
    * 1974 : Un linceul n'a pas de poches de Jean-Pierre Mocky : Culli
    * 1974 : Au-delà de la peur de Yannick Andréi : Guilloux
    * 1974 : Deux grandes gueules (Il Bestione) de Sergio Corbucci : Sandro Colautti
    * 1974 : La Traque (film, 1975)La Traque de Serge Leroy : le capitaine Nimier
    * 1977 : Une poignée de salopards (Quel maledetto treno blindato) de Enzo G. Castellari
    * 1977 : Les Requins du désert (Sahara cross) de Tonino Valerii
    * 1977 : Ça fait tilt de André Hunebelle
    * 1978 : Plein les poches pour pas un rond de Daniel Daert : Steff
    * 1981 : Signé Furax de Marc Simenon : Gougnache
    * 1981 : Il cappotto di legno de Gianni Manera
    * 1982 : Tir groupé de Jean-Claude Missiaen : Alexandre Gagnon
    * 1982 : Deux heures moins le quart avant Jésus-Christ de Jean Yanne : Le secutor
    * 1984 : Les Morfalous de Henri Verneuil : Edouard Mahuzard
    * 1984 : Le téléphone sonne toujours deux fois !! de Jean-Pierre Vergne : le directeur du cinéma
    * 1985 : La Baston de Jean-Claude Missiaen : Raoul
    * 1986 : La Loi sauvage de Francis Reusser : Victor
    * 1991 : Ville à vendre de Jean-Pierre Mocky : Docteur Bernier
    * 1994 : Paris melody de Youra Bouditchenko (court-métrage)









BIOGRAPHIE II
    
    Michel Constantin s’est éteint vendredi 29 août à l’hôpital de Draguignan, Var dans lequel il avait été admis quelques semaines plus tôt. L’acteur était âgé de 79 ans. Devenu rare sur les écrans ces dernières années, Michel Constantin les avait pourtant marqués de sa "gueule" de dur plus ou moins bidon selon les rôles, devenue au fil d’une belle filmographie l’un des emblèmes du cinéma policier français des années 60 et 70, apogée du genre. Pourtant ni ses accents façon fortifs’, ni son regard qui se fâche et qui flanche en loucedé sous des sourcils en bataille, atouts de sa carrière cinématographique, ne l’y avait prédestiné.

Michel Constantin, né Constantin Hokloff, d’une mère polonaise et d’un père russe à Billancourt en 1924 a tout jeune pris le chemin des usines Renault. Il y sera ouvrier jusqu’à la guerre. À la Libération, il monte une affaire de fabrication d’aiguilles à tricoter. À l’en croire "la plus grosse de France". Il deviendra ensuite pour de bon journaliste à l’Équipe et mènera une carrière sportive fulgurante jusqu’aux sommets de l’équipe de France de volley-ball. C’est là que le réalisateur Jacques Becker, dont le fils joue sur les mêmes parquets, remarque Michel Constantin. À la recherche de nouvelles bobines, le cinéaste lui propose un rôle dans son film le Trou qui paraît en 1960. Constantin s’y évade de la prison de la Santé mais patiente quelques années avant d’entamer l’incarnation d’une longue série de flics et de truands que vont lui confier, le plus souvent dans des seconds rôles, les cinéastes du polar. Il est le sparring-partner idéal d’un autre dur à cuire, Lino Ventura, au côté duquel il excelle dans les Grandes Gueules de Robert Enrico en 1965. On retrouve l’année suivante les deux comédiens dans Ne nous fâchons pas de Georges Lautner puis dans le Deuxième souffle de Jean-Pierre Melville. Michel Constantin fait partie de la "famille" Lautner avec qui il tournera également Laisse aller c’est une valse (1971), Il était une fois un flic ou encore la Valise (1973). Le comédien tournera à plusieurs reprises avec José Giovanni rencontré avec la Loi du survivant, polar corse qui le place au premier plan. Plus tard ce sera Dernier Domicile connu (1970) et la Scoumoune (1972) avec Jean-Paul Belmondo.

La stature de Michel Constantin lui vaut quelques rôles de première importance. Outre celui de l’inspecteur Campana dans Il était une fois un flic, le comédien fait merveille dans Mise à sac d’Alain Cavalier en 1967 comme dans Un linceul n’a pas de poches que réalise Jean-Pierre Mocky en 1974. Mais déjà ce pan du cinéma français s’effrite et l’on verra pendant quelque temps Michel Constantin répéter ses emplois, parfois dans le comique ou la parodie, souvent jusqu’à la caricature avant qu’un second souffle ne le porte à nouveau grâce notamment à trois films de Jean-Claude Missiaen : Tir groupé (1982), la Baston (1985) et la Loi sauvage (1987). On le verra plus tard dans les Morfalous d’Henri Verneuil en 1984 et un autre Mocky : Ville à vendre en 1992, mais l’acteur s’est alors pour l’essentiel absenté du grand écran, rejoignant le petit pour des séries policières ou l’animation du jeu Anagram qui ne deviendra "culte" que lorsque Daniel Prévost y prendra la main.

Archétype du "dur au cour tendre" qu’il nuançait à l’envi, Michel Constantin, comme il l’a montré entre autres dans la Fiancée du pirate de Nelly Kaplan (1969) jouait d’un registre plus large que celui dans lequel il fut cantonné. Pour preuve le grand souvenir qu’il nous laisse.

Source : Dominique Widemann de l'Humanité.







BIOGRAPHIE III


Constantin Hokhloff naît le 13 juillet 1924, à Paris, d’une mère polonaise et d’un père russe. Adolescent peu doué pour les études, son père lui trouve un emploi dans les usines «Renault» de Boulogne-Billancourt. À la libération, il décide de créer sa propre entreprise de fabrication d’aiguilles à tricoter, puis il se lance dans le journalisme pour l’«Equipe» et débute une carrière de joueur de volley-ball. Dans les années cinquante, il devient capitaine de l’équipe de France où joue également l’un des fils de Jacques Becker. Spectateur d’un match, le réalisateur remarque le visage peu commode de Constantin et lui propose un rôle dans son prochain film, «Le trou» (1960) adaptation du best-seller de José Giovanni. Ayant fait de la figuration quelques années plus tôt pour Marc Allégret, il accepte et change son nom en Michel Constantin pour incarner l’un des prisonniers de la Santé qui va tenter, avec d’autres détenus, de s’évader sans succès.

Dès lors, les rôles s’enchaînent. En quelques années, Michel Constantin s’impose comme le second couteau idéal des films policiers français. Il est notamment le faire-valoir de Lino Ventura dans une série de films aujourd’hui devenus des classiques, tels que: «Les grandes gueules» (1965) de Robert Enrico, «Ne nous fâchons pas» (1965) de Georges Lautner et «Le deuxième souffle» (1966) de Jean-Pierre Melville. Michel Constantin, fidèle en amitié, retrouve Georges Lautner pour «Laisse aller c’est une valse» (1971), avec Jean Yanne, «Il était une fois un flic» (1971) avec Mireille Darc et «La valise» (1973) avec Jean-Pierre Marielle. Mais c’est son autre copain José Giovanni qui ose le mettre au premier plan lorsqu’il lui offre le rôle principal dans «La loi du survivant» (1966) auprès de Alexandra Stewart. Il travaille à nouveau avec Giovanni pour «Dernier domicile connu» (1970) avec Lino Ventura et Marlène Jobert, et pour «La Scoumoune» (1972) avec Jean-Paul Belmondo et Claudia Cardinale.

Cantonné dans les personnages de durs à cuir, parfois du bon côté de la loi et parfois du mauvais côté, Michel Constantin n’en reste pas moins l’un des comédiens les plus appréciés et populaires de l’époque. Sa stature athlétique, lui vaut des rôles de premières importances sous la direction de Terence Young, Jacques Deray, Serge Leroy et Jean-Pierre Mocky. Il travaille beaucoup en Italie, mais il a l’impression de tourner en rond. Le cinéma policier n’étant plus au goût du jour, il accepte de plus en plus des rôles souvent caricaturaux. Au début des années quatre-vingt, un nouveau public découvre l’acteur, grâce à Jean-Claude Missiaen qui fait de lui le partenaire d’une nouvelle génération de comédiens. Pour le cinéaste, il donne la réplique à Gérard Lanvin dans «Tir Groupé» (1982) et à Robin Renucci dans «La baston» (1985). En 1984, Michel délaisse quelque peu le cinéma pour le petit écran en devenant animateur pour le jeu «Anagramme», rapidement remplacé par Daniel Prévost. Il fait également une apparition dans la série «Marc et Sophie» (1987) et interprète «Paparoff» dans la série éponyme de 1988 à 1991. Après une participation à un court-métrage en 1994, il s’éloigne définitivement des plateaux de tournage.

Retiré dans le sud de la France avec Maud Serres son épouse depuis 1957 et mère de ses deux filles, Michel Constantin surmontera difficilement la perte de sa femme en 1996. Affaibli par la maladie, il meurt le 29 août 2003, à Draguignan dans le Var, des suites d’une crise cardiaque.

© Christophe LAWNICZAK – //moncinema.wifeo.com
    
        




29/10/2009
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