Alain YVER

Alain YVER

MIYAKO ISHIUCHI

MIYAKO ISHIUCHI







//www.photosapiens.com/Les-livres-de-photographies-japonais-des-annees-1960-et-1970_5165.html

//www.tumblr.com/tagged/miyako%20ishiuchi?language=fr_FR

//www.youtube.com/watch?v=dx0a00FENLA


//www.youtube.com/watch?v=nw4DF15561U






Miyako Ishiuchi

Miyako Ishiuchi (dans l’ordre japonais Ishiuchi Miyako 石内 都 ; née le 27 mars 1947) est une artiste photographe japonaise. Née dans le département de Gunma, elle grandit à Yokosuka, ville portuaire comprenant une grande base américaine. Elle interrompt des études en design textile à l’université des beaux-arts de Tama pour se consacrer à la photographie. En 1978, elle reçoit le prix Kimura Ihei. Ce n’est toutefois qu’à partir de 1990 et son album 1.9.4.7 dévoilant le corps de femmes mûres qu’elle s’impose parmi les principaux artistes et photographes de sa génération. Les photographies rapprochées de cicatrices, de peaux flétries, de vêtements ou objets intimes usés sont parmi les plus caractéristiques de son œuvre.

//fr.wikipedia.org/wiki/Miyako_Ishiuchi







BIOGRAPHIE

iyako Ishiuchi, né le 27 mars 1947, est une célèbre photographe japonaise. Elle choisit de travailler sur des supports de grand format et avec du relief et a pour thèmes de prédilection les corps marqués et les immeubles abandonnés. On peut la rattacher au mouvement de la fin des années 60- début des années 70 qui rejette le courant dominant et conventionnel en photographie. Elle a commencé à prendre en photo des corps de personne âgées, vus de près, au début des années 90.

//fiches.lexpress.fr/personnalite/miyako-ishiuchi_1040715/biographie







Miyako Ishiuchi

Les images de Miyako Ishiuchi nous présentent le résidu amer de changement inévitable. Ses photographies servent de récipients de souvenirs accumulés Twice Removed marque-placées par un lecteur inconnu dans un livre qui, s'il est trouvé plus tard, ne peut être relu.
"Je ne peux pas m'arrêter [prendre des photos de cicatrices] parce qu'ils sont tellement comme une photographie ... Ce sont des événements visibles, enregistrés dans le passé. Tant les cicatrices et les photographies sont la manifestation de la douleur pour les nombreuses choses qui ne peuvent pas être récupérés et pour l'amour de la vie comme un présent remémoré »-. Miyako Ishiuchi
Pour la Biennale de Venise 2005 Ishiuchi rempli le pavillon du Japon avec des installations photographiques et vidéo de la mère. Les documents de la série de sa mère, une forte volonté femme qui a vécu des moments tumultueux: de la vie dans les années 1930 Mandchourie colonial, de guerre au Japon où elle a travaillé comme chauffeur de camion. L'hommage de Ishiuchi commence par une photographie de sa mère, mais se compose principalement de «portraits» de vêtements et des biens de sa mère.
Son premier corps formative du travail, Yokosuka Story, a commencé son exploration à long terme de «traces du temps." En 1979, elle a reçu la plus haute distinction du Japon pour la photographie, la Kimura Ihei. Ishiuchi a produit plus de 20 monographies, notamment: Yokosuka Story (1979), Endless Night (1981); 1906 à la peau (1947); mère (2002) et des clubs et des courts Yokosuka Yokohama (2007).
Parmi les plus de vingt expositions personnelles qu'elle a eu, depuis 1977, le Musée National d'Art Moderne de Tokyo a présenté une importante rétrospective de son travail intitulé «Temps texturé en monochrome." Ses photographies se trouvent dans les collections du Musée d'Art Moderne , New York, The Metropolitan Museum of Art, New York, le Metropolitan Museum of Photography de Tokyo, Tokyo, le Musée d'Art Moderne de San Francisco et le Musée National d'Art Moderne de Tokyo.

//sepiaeye.com/miyako-ishiuchi






Première rétrospective en Europe du travail de l’artiste japonaise, l’exposition comprend à la fois la série Mother's, remarquée lors de la Biennale de Venise en 2005, et des travaux jamais encore montrés comme Yokosuka Story (1976-1977), Apartment (1977-1978), Endless Night (1978-1980), 1.9.4.7 (1988-1989), 1906 to the Skin (1991-1993).

Ces oeuvres sont fortement imprégnées par l’enfance de l’artiste dans un pays marqué par la guerre, notamment la première série, en noir et blanc, de l’île de Yokosuka où elle a passé ses plus jeunes années. D’autres séries illustrent la désolation de lieux où semble encore flotter le souvenir de passés douloureux.
Miyako Ishiuchi s’est également consacrée à des portraits de femmes en montrant la plante de leurs pieds et la paume de leurs mains usés par la dureté de leur vie, mais aussi au danseur Kazuo Ohno dont elle dit toute l’admiration à partir d’images de la texture de sa peau. Interrogeant le passé et suggérant une intimité parfois troublante, la série Mother's, loin d’être provocatrice, est une déclaration de Miyako Ishiuchi à sa mère.

L’exposition est organisée et produite par la Galerie Langhans de Prague, une organisation à but non lucratif pour la promotion de la photographie. L’exposition fait également l’objet d’un livre, Miyako Ishiuchi, édité par Machiel Botman et publié par Manfred Heiting, 2008.
Sous le haut patronage du Consulat général du Japon à Strasbourg.

//francais.agonia.net/index.php/article/1819457/








Ishiuchi Miyako
ひろしま hiroshima :
de retour de Vancouver
Du 7 décembre 2012 au 9 janvier 2013
Galerie Prince Takamado de l'Ambassade du Canada
le 26 novembre 2012

ひろしま hiroshima #9
Ogawa.R 2007

Annonce d'exposition
L'Ambassade du Canada présentera une exposition intitulée Ishiuchi Miyako ひろしま hiroshima : de retour de Vancouver à sa galerie Prince Takamado.
En 2007, Ishiuchi Miyako a commencé à créer « ひろしま » (hiroshima), sa série de photos d'articles (des archives du musée du Mémorial de la Paix d'Hiroshima) laissés par des personnes tuées lors du bombardement atomique. La série a remporté le Prix d'art de Mainichi en 2009. Contrairement à d'autres photos d'« Hiroshima » présentant de vieilles images de la tragédie et de la dévastation, la collection d'Ishiuchi redonne merveilleusement vie aux vêtements et accessoires éclatants que portaient les victimes lorsque la bombe a explosé. C'est un puissant rappel que les victimes étaient des êtres humains qui vivaient une vie normale – comme nous.
Du 14 octobre 2011 au 12 février 2012, 48 photos de la série ont été présentées par le Musée d'anthropologie de University of British Columbia (UBC) dans le cadre d'une exposition intitulée ひろしま hiroshima. Des photos choisies parmi cette collection seront maintenant exposées à la galerie Prince Takamado de l'Ambassade du Canada. Things Left Behind, le documentaire réalisé par Linda Hoaglund sur l'exposition à UBC, faisait partie de la sélection officielle du Festival international du film de Vancouver 2012 et sera présenté au Tokyo FilmEx 2012 à l'occasion d'une projection spéciale.
Ishiuchi Miyako est née dans la préfecture de Gunma en 1947 et a grandi à Yokosuka. Elle a commencé à faire de la photo dans les années 1970 et a reçu le prix Ihei Kimura en 1979 pour ses premières collections capturant les images, les souvenirs et l'ambiance de la grande ville. Elle a ensuite produit d'autres collections, dont une série de photos de corps meurtris. Représentant le Japon à la Biennale de Venise 2005, elle a attiré l'attention avec Mother's, constituée de photos d'objets laissés par sa défunte mère.

//www.canadainternational.gc.ca/japan-japon/events-evenements/gallery-20121126-galerie.aspx?lang=fra








Miyako Ishiuchi - Photographies 1976-2005
Du 20/1/2009 au 1/3/2009
La Filature à Mulhouse  Mulhouse
Miyako Ishiuchi en toute intimité

Après Prague, Amsterdam et Londres, la rétrospective de l’oeuvre de Miyako Ishiuchi fait escale à Mulhouse. Quatre-vingt-huit photographies saisissantes retracent trente ans d’un travail transcendant le corps et la peau.
Intenses, intimes. Troublantes. On entre à regard feutré dans les photographies d’Ishiuchi. Dans les chambres fanées de ces maisons closes délabrées où passent furtivement l’ombre, et la lumière, des prostituées aux nuits sans fin. Dans les appartements sinistres aux couloirs longs et sombres, en noir et blanc. 
Puis la pupille plonge dans les sillons profonds de la paume des mains, de la plante des pieds de femmes nées en 1947, la même année que Miyako Ishiuchi. Dans l’essentiel de leur être, qui les raconte mieux qu’un visage.
La peau. On la retrouve avec fascination au coeur de cette série consacrée au danseur Kazuo Ohno, qui montre uniquement l’épiderme de différentes parties de son corps, capturant à ce point le détail de la texture de la peau que les photos en deviennent presque abstraites. 
La peau, toujours. Flétrie. Celle de sa mère, photographiée au cours des dernières années de sa vie. Des nus qui, loin d’être provocants, interrogent le passé, le lien troublant qui lie une fille à sa mère.

Regard d’une femme sur les autres femmes, l’oeuvre de Miyako Ishiuchi impressionne par sa sensibilité, sa force, mais aussi sa maîtrise technique.

//www.jds.fr/agenda/expositions/miyako-ishiuchi-photographies-1976-2005-14524_A







Saturday, 28 February 2009
Ishiuchi Miyako, Endless Night 2001, 1978-2001

Une collection de murs lépreux, de vernis écaillés, de cuirs foutus. Sur les pans de la devanture en vieux bois de cyprès, on a posé des clôtures. On pourrait presqu'entendre la voix de Jean Noël Picq dans Une sale histoire, le film d’Eustache : «je suis retourné dans ce café, mais il était entouré de palissades, ça ressemblait à la fermeture d’un théâtre porno... ».
Endless night est le genre d’objet rare pour lequel on peut aller très loin. L’exemplaire que je tiens entre les mains, il m’a fallu aller le chercher sur place, à Tokyo, à la Rat Hole gallery, une galerie de photos du quartier d’Omotesando qui vend assez peu de livres, 250 à tout casser, mais pour lesquels on se damnerait. Précision d’usage: les gens du Rat Hole demandent en général aux photographes de leur signer les exemplaires en vente. C’est ainsi que je regarde la signature, nerveuse, atypique pour une japonaise, d’Ishiuchi Miyako, cette femme que je n’ai jamais rencontrée, sur laquelle je ne sais rien (elle est inconnue en Europe) sinon qu’elle a commencé à faire des photos au mitan des années 70, qu’elle est née en 1947 tout comme les modèles féminins dont elle photographie chaque année les mains et les jambes. Elle n’a donc jamais photographié que ça : les marques du temps, sous toutes ses formes. Ce livre sur des lieux de nuits fermés depuis longtemps n’y échappe pas : c’est une série de photos d’une cruauté infinie sur le temps qui passe, sur le désir qui s’éteint, sur la détérioration des pulsions intimes. L’architecture des bordels, leur rococo, leur fonctionnalisme exigu, leur parfum de sordide , tout cela qui intéresse de prime abord, sinon excite, ne fait pas illusion longtemps : Endless night épie la mort au travail, afterhour.
Cette série sur la nuit endormie, Ishiuchi Miyako l’a entreprise de 1978 à 1980, mais elle a attendu 2001 pour en développer les négatifs, les exhumant quelque temps après la mort de sa mère. C’est dans le sillage de cette absence-là que ce projet, laissé en sommeil pendant 20 ans, prenait désormais sens pour elle. Les japonais sont des gens patients. D’une patience exquise et vénéneuse.

L’ensemble tient en 87 photographies noir et blanc : cabarets louches, bars mal famés, love hôtels des Akasen-ato (quartiers rouges, en japonais) de Tokyo, d’Osaka, de Sendai ou de Nagoya - des lieux de nuits saisis brutalement en pein jour. Ces emblèmes de l’industrie du plaisir (pas forcément illicite, au Japon ces endroits permettent juste de s’aimer en dehors de l’exiguïté du domicile conjugal) sont vidés de leurs couleurs, de leur énergie, du désir qui d'ordinaire les habite. Regardés mais au moment où il ne le fallait pas, froidement, à la lumière de l’après-midi, à l'heure de la fermeture, ou au crépuscule de leur vie, quand l’endroit, faute de clientèle ou pour satisfaire des versements de fonds crapuleux, a cessé depuis longtemps d'exister. Maison close. Ça n’a pas marché, plus de rires arrosés de saké bière, plus d’entraîneuses pour croiser leurs jambes sur les banquettes en simili skaï. Une crasse obstinée a fini par s’incruster dans les interstices des carreaux de faïence. L’hygiénisme en règle autrefois pue désormais le cafard. Il n’y a plus d’amour qui tienne. La lumière blanche du jour a jeté toute sa dureté sur ces endroits rouges.

(…à les regarder, ces clichés hantés appellent à remettre le même disque, encore et encore: Endless sleep, hit creepy de Jody Reynolds sorti chez Demon en 1958. Les japonaises aiment tellement le rockabilly…).

Ishiuchi Miyako, Endless Night 2001, WIDES shuppan

//disciplineindisorder.blogspot.fr/2009/02/ishiuchi-miyako-endless-night-2001-1978.html



23/05/2013
0 Poster un commentaire

A découvrir aussi


Ces blogs de Photo & Vidéo pourraient vous intéresser

Inscrivez-vous au blog

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 2 autres membres