Alain YVER

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MOTORHEAD

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Lemmy : l’interview
Jeudi, 25 novembre 2010 par Radio Metal



Lemmy s’exprime dans les colonnes de Radio Metal. Radio Metal peut désormais mourir. Nous savons que cette seconde phrase dessine immanquablement sur le visage de certains d’entre vous un rictus spasmodique de satisfaction. Tenez, prenez, c’est gratuit ! Donc, je disais, Radio Metal peut mourir tranquille (oui, ça va, on a compris !). Mais Radio Metal ne mourra pas (zut, c’est pas de chance) car il a maintenant reçu la parole de Dieu, alias Lemmy Kilmister. Mais Lemmy, lui, Dieu il s’en contrefout. Lemmy, lui, il aime le rock n’roll, les Beatles, le Jack Daniels, les uniformes de l’armée du Troisième Reich, faire des pubs qui lui rapporteront du pognon histoire de pouvoir faire plus de rock n’roll, acheter des disques des Beatles, du Jack Daniels, des uniformes de… Bref, vous avez compris. Des choses simples parce que Lemmy est quelqu’un de simple qui ne se prend pas le chou. Preuve en est cet entretien téléphonique caractérisé non pas par le bagou de notre interlocuteur mais clairement par son humour piquant et son esprit amical – du moment que l’on ne l’interrompt pas dans une partie de flipper, n’est-ce pas Doc ?
Voici donc, en toute simplicité, la petite discussion que nous avons eue avec l’une des plus grandes icônes, si ce n’est la plus grande, de notre musique préférée.
Rock n’roll.

« Pourquoi voudrais-je prendre ma retraite ? Que reste-t-il quand on part à la retraite ? Rien du tout. Tout s’arrête. »

Radio Metal : Vous allez bientôt sortir un nouvel album intitulé The World Is Yours. C’est un titre plein d’espoir. Est-ce ce que tu ressens après trente-cinq ans de carrière avec Motörhead ? As-tu l’impression que le monde t’appartient ?
Lemmy (basse/chant) : Non, le monde ne m’appartient pas. Il ne t’appartient pas non plus, d’ailleurs, mais c’est un bon titre ! (rires) Il faut rester optimiste ! Il n’y a pas de sens particulier derrière ce titre. Il ne faut pas chercher trop de profondeur chez Motörhead. Pour nous, c’est simplement un bon titre, très optimiste.
Faut-il comprendre que tu es plus optimiste aujourd’hui ?
Non, j’ai toujours été optimiste. Sinon, je n’aurais pas tenu si longtemps !
Très honnêtement, ce nouvel album paraît très inspiré. Quel était votre état d’esprit en composant ces chansons ? Y a-t-il eu des différences par rapport à Motorizer ou Kiss Of Death ?
Non, c’était exactement la même chose. La seule différence, c’est que Phil a dû participer à l’écriture de ses parties par Internet, parce qu’il était au Pays de Galles ; son père était très malade et il est décédé. Nous avons dû tout faire par e-mail et il nous a envoyé les enregistrements de ses parties de guitare comme ça. Mais ça s’est bien passé.
L’album comporte un titre intitulé « Rock’n Rock Music ». Il s’agit manifestement d’un hommage au rock n’roll ; on peut t’entendre chanter que le rock finira par nous sauver et par nous libérer. Penses-tu que la dépression ambiante soit liée au fait que les gens n’écoutent plus assez de rock n’roll ?
C’était bien plus joyeux quand ils en écoutaient, non ? Avant qu’ils ne se mettent à croire et confier leur argent aux banques, je veux dire ! (rires) Écouter du rock et danser est une bien meilleure chose à faire que rester assis à son putain d’ordinateur, à regarder disparaître son argent.
La chanson dit également que tu feras du rock jusqu’à ta mort. Cela veut-il dire que tu ne prendras jamais ta retraite ?
Bien sûr, pourquoi voudrais-je prendre ma retraite ? Que reste-t-il quand on part à la retraite ? Rien du tout. Tout s’arrête.
Les paroles affirment que le rock n’roll est une véritable religion. Dans ce cas, qui serait le Jésus-Christ du rock ? Toi ?
Non, ce ne serait pas moi. Peut-être… Laisse-moi réfléchir… Sans doute ce type de Korn. (rires) Ils ont ce gars qui a pété un câble et est devenu très religieux (ndlr : Lemmy fait allusion à Head). Tu as entendu parler de ça ?
Oui, j’en ai entendu parler.
C’est sans doute lui, le Jésus du rock. Tout du moins, c’est ce qu’il pense.
Tu penses qu’il pourrait être le Jésus du rock n’roll ?
Moi, non, mais lui, il le pense.
D’accord ! (rires) Cette année, vous avez joué au Hellfest, en France. Ce festival a été beaucoup attaqué par des organisations et des personnalités politiques catholiques – au point que le créateur du festival a trouvé un nouveau slogan pour la prochaine édition : « Our music, our religion ». L’affiche qui va avec montre une sorte de Jésus-Christ corrompu…
(Rires)
Cette histoire soulève à nouveau des débats très animés. Qu’en penses-tu ?
Je m’en fous. La religion est de toute façon un truc stupide. Sans blague, une vierge tombe enceinte d’un fantôme ! (rires) Ça ne marcherait jamais face à une cour en cas de divorce ! (rires)

« La religion est de toute façon un truc stupide. Sans blague, une vierge tombe enceinte d’un fantôme ! (rires) Ça ne marcherait jamais face à une cour en cas de divorce ! (rires) »

Certains titres de The World Is Yours rappellent l’album Inferno de par leur modernité et leur côté heavy. Considères-tu Inferno comme un album important dans la discographie de Motörhead ?
Oui, ils sont tous importants, à mes yeux. Quand on fait un album, on ne l’écoute pas beaucoup soi-même, tu vois ? L’album sort et on passe à autre chose. En fait, nous avons fait appel au même producteur. C’est sans doute pour ça que le son est similaire : c’était le même producteur et le même groupe.
Tu as chanté sur l’album solo de Slash. Je sais qu’il était déjà apparu sur certains titres de Motörhead. Avez-vous pensé à lui demander de participer à une nouvelle chanson ?
Oui, c’est prévu. Mais il faut que j’écrive la chanson, d’abord. Il n’y a pas d’invité sur ce nouvel album.
Cela fait maintenant quinze ans qu’on a droit à un nouvel album de Motörhead tous les deux ans avec une tournée au milieu…
Quelque chose comme ça, oui.
Dans ces conditions, comment parvenez-vous à ne pas tomber dans la routine ?
Comme on part en tournée entre deux albums, on découvre de nouveaux endroits tous les jours. C’est varié, les environnements changent et c’est une bonne chose. Après, on retourne en studio et on utilise toute l’inspiration accumulée pendant l’année écoulée. Le délai est parfois de trois ans mais on n’a pas fait ça depuis longtemps. C’est plus tous les deux ans, tu as raison. J’ai aussi enregistré un nouvel album avec Head Cat. Il y a Slim Jim de The Stray Cats, Danny B. Harvey de 13 Cats et moi. On vient aussi de finir une petite tournée en Amérique.
Vous avez enregistré une version bluesy de « Ace Of Spades » pour une publicité pour une bière…
Kronenbourg, ouais.
C’est assez surprenant, que vous ayez fait de la pub pour une marque de bière et jamais pour Jack Daniels…
Jack Daniels ne nous l’a pas demandé ! (rires) Kronenbourg nous l’a demandé et on s’est dit : « Ouais, pourquoi pas ? ». J’ai trouvé qu’elle était pas mal du tout d’ailleurs. J’avais déjà fait quelques pubs avant : une pour AXA Assurances et une autre pour les chips Walkers. Tu sais, les publicitaires paient très bien.
Qu’est-ce que ça fait d’interpréter ce titre légendaire trente ans après son premier enregistrement ?
On le joue tous les soirs sur scène donc ce n’était pas vraiment une nouveauté pour moi ! (rires) Ça n’a rien de difficile, tu sais. On joue de nos instruments avec les deux mains, c’est facile.
Les réalisateurs de la publicité ont-ils essayé d’influencer cette ré-interprétation ?
Oui, ils nous disaient « jouez moins vite, jouez moins vite ! ». C’est ce qu’on a fait et je trouve que c’est un peu trop lent. Mais j’imagine que ça passe. Je peux faire avec. Et de toute façon, ce n’est qu’une pub, hein ? Ce n’est pas comme si c’était pour un de nos albums.
Cette chanson figurera-t-elle en tant que bonus sur le nouvel album ?
Non. La vieille chanson doit rester à sa place.
La chanson fait un peu écho à « Whorehouse Blues »…
Effectivement.
Vous n’êtes pas intéressés par l’idée de faire davantage de titres dans ce style acoustique ? Cela colle très bien au groupe… Peut-être pour un album acoustique/blues spécial ?
Peut-être, oui. En fait, on y a déjà pensé. Il faudra que j’en parle aux autres. On a également pensé à faire un album de reprises.

« Tu sais, si tu deviens célèbre, c’est dû à la chance. Ce n’est pas parce que tu es spécial ; personne n’est aussi spécial. »

Comment le projet « Lemmy : The Movie » a-t-il vu le jour ?
Les producteurs, ou plutôt les réalisateurs, sont venus nous voir à notre bureau et nous ont demandé : « Est-ce qu’on peut faire un film ? ». On leur a répondu : « Allez-y, faites-nous un pilote d’environ une demi-heure ». C’est ce qu’ils ont fait. Puis ils sont revenus nous voir avec le résultat et c’était vraiment bien. On leur a donc dit : « OK, allez-y ».
Va-t-on tout découvrir de Lemmy ou restera-t-il des secrets que le film ne dévoilera pas ?
Il y a beaucoup de secrets que vous ne verrez pas ! (rires)
Peux-tu nous dévoiler l’un de ces secrets ?
Non, sinon ce ne sera plus un secret, n’est-ce pas ?! C’est tout le concept des secrets : il ne faut rien dire à personne. (Rires)
(Rires) Bonne réponse ! Dans le film, on peut voir Dave Grohl…
C’est un type bien, tu sais.
… t’opposer à des musiciens comme Keith Richards devenus des rock stars avec des goûts de luxe qui ne descendent plus que dans des palaces et se tapent uniquement des mannequins…
A vrai dire, il joue plus avec elles que je ne le fais ! (rires)
… alors que toi, tu as réussi à rester simple. Partages-tu l’avis de Dave ? Penses-tu qu’une rock star doit rester humble ?
Je ne sais pas. Tout dépend de ta définition du mot « humble ». Je ne pense pas qu’on doive se comporter comme des putains de trous du cul tout le temps, si c’est ce que tu veux dire. Tu sais, si tu deviens célèbre, c’est dû à la chance. Ce n’est pas parce que tu es spécial ; personne n’est aussi spécial.
Tu as toujours eu une réputation sulfureuse avec les femmes. As-tu autant de succès auprès d’elles aujourd’hui qu’il y a trente cinq ans ?
J’en ai plus car davantage de femmes savent que j’existe ! (rires) C’est mieux. Et après tout, pourquoi pas ? J’aime les nanas, elles sont bien plus amusantes que les mecs. Les mecs n’ont pas de nichons, tu sais ! (rires)
Avec la vie que tu as eue, il est surprenant de te voir toujours en si bonne santé. As-tu l’impression de vieillir comme une bonne bouteille de whisky ?
Non, sans doute plus comme un morceau de fromage ! (rires)
Ozzy Osbourne a exprimé le souhait de faire don de son corps à la science à sa mort car il se demande comment, avec tout l’alcool et toutes les drogues qu’il a absorbés dans sa vie, il peut être encore vivant aujourd’hui. T’es-tu déjà posé ce genre de questions ?
Je vais faire don de mon corps à la science-fiction médicale ! (rires) Non, ça aussi, c’est uniquement de la chance. Beaucoup de gens qui ont fait la même chose que moi sont morts, d’autres ne le sont pas. On appartient simplement à la deuxième catégorie. C’est seulement de la chance. Je ne suis pas surpris qu’Ozzy soit toujours en vie. Ce sont les autres qui sont surpris. Personnellement j’ai toujours été convaincu que je serai encore en vie aujourd’hui.
Tu as conseillé aux gens de ne jamais essayer de copier ton style de vie. D’un autre côté, ton statut d’icône fait que les gens rêvent de vivre la même chose que toi. Plus généralement, la société actuelle tend à glorifier les excès et les bad boys. Dans ces conditions, penses-tu que ton message soit vraiment entendu ?
Je ne sais pas. Il faudrait demander à ceux qui y font attention. Je veux dire, on fait ce qu’on peut, on dit ce qu’on veut, on peut dire la vérité et on laisse les gens y penser. Certains ne s’en préoccupent pas. Avec les années, on s’est aperçus que certaines personnes s’en moquent, ou alors ils ne comprennent pas. Quand on dit quelque chose à quelqu’un, ça peut avoir beaucoup de sens pour lui. Pour quelqu’un d’autre, ça aura un sens complètement différent car les gens interprètent les choses selon leur façon d’écouter. De toute façon, on ne peut pas vraiment donner de conseils, ça ne marche pas. Les gens n’aiment pas les conseils, tu sais. (rires) Les gens veulent faire ce qui leur plaît.
Cette année, vous avez joué au Sonisphère où on a eu l’occasion de voir les Big Four. Megadeth, Metallica, Slayer et Anthrax ne sont pas connus pour être les meilleurs amis du monde. Pourtant, au Sonisphère, on a vu ces groupes s’étreindre comme de vieux copains. C’était plutôt surprenant…
Tu sais, la plupart du temps, ce sont les médias qui montent les gens les uns contre les autres. Généralement, ces gens-là ne peuvent pas être des ennemis, ils ne se voient pas assez souvent pour ça. Tu vois ce que je veux dire ? On voit rarement les membres d’autres groupes parce qu’on passe son temps à travailler. On se retrouve ensemble dans la même ville à peu près une fois tous les deux ans. On n’a donc pas le temps d’être ennemis et on n’a pas non plus le temps d’être amis. Le temps, on le réserve à son travail. S’ils se sont fait des câlins, c’est une très bonne chose. Quoi qu’il arrive, tout le monde devrait être amis, alors pourquoi pas ?
OK, je comprends ton point de vue. Merci beaucoup pour cette entrevue, je pense qu’on te reverra en tournée à la fin de l’année…
Ouais, je crois qu’on passe par la France.
Effectivement !
À Paris, c’est ça ?
Paris et Lyon en décembre…
Venez nous voir !
Pas de problème, on sera là.
Je vous paierai une bière !
Oh, cool ! Ça c’est une bonne nouvelle ! (rires)

Interview réalisée par Spaceman et Metal’O Phil en novembre 2010 par phoner
Myspace Motörhead : //www.myspace.com/motorhead
Traduction : Saff’ et Isère

//www.radiometal.com/article/lemmy-linterview,13025







Interview  Phil Campbell n’a pas sa langue dans sa poche !
Lundi, 20 décembre 2010 par Radio Metal



« On ne fait pas semblant », déclarait Mikkey Dee dans le documentaire « Lemmy : The Movie ». Motörhead, c’est un groupe qui s’assume pleinement. Motörhead ne vous cachera jamais son envie de se faire plein de pognon via une pub pour Kronenbourg. Motörhead n’a pas honte non plus de ses clichés.
Lorsque nous entrons dans la loge, ce n’est pas à Phil Campbell que nous avons affaire mais au parfait tableau de la rock star dans toute sa splendeur et sa démesure. Rien ne manque, si ce n’est le rail de coke sur la table basse. A commencer par ce « vous ne comptez pas prendre de photos, n’est-ce pas ? Car je ne me suis pas rasé ! » Tout à fait sérieux de la part d’un guitariste déjà vêtu d’une tenue de scène élégante. Dans une main, un verre de vin blanc, dans l’autre, une demoiselle aux formes… suggestives, visiblement âgée de vingt-cinq ans. La totale. Ironie du sort, nous comptions notamment parler à Phil du fait que « Lemmy : The Movie » brisait quelques-uns de ces clichés du rock’n'roll. Et Phil de nous proposer de nous servir en bières sur le buffet fort bien garni de la loge (merci Kronenbourg). Chez Motörhead, quand on vous promet de vous payer un coup, on s’y tient, c’est une question d’honneur.
L’entrevue se passait bien jusqu’à ce que nous posions cette question que l’on pensait pourtant anodine et que nous avions même failli supprimer de notre liste. C’était sans compter sur l’ego froissé de Phil Campbell (ego qui s’exprimera d’ailleurs à quelques reprises dans cette interview), qui répliquera en larguant une véritable bombe à l’encontre des réalisateurs de « Lemmy : The Movie ». Assez de suspense : voici cet entretien tenu à peine quelques heures avant que le groupe ne foule les planches de la Halle Tony Garnier.

« Je préfère être le seul guitariste. C’est bien plus fun et cela fait de moi un meilleur performer ; ça m’oblige à courir davantage sur scène. Je préfère très largement ça. Je ne pourrais pas revenir à une situation où il y aurait un autre guitariste. »
Radio Metal : Apparemment The Wörld Is Yours est sorti en Angleterre par le biais d’un contrat de publication exclusif avec le magazine Classic Rock. Quel était votre intérêt là-dedans ?
Phil Campbell (guitare) : Je ne sais pas ! Nous n’avions jamais fait cela auparavant. Nous pensions que ce serait bien si nous avions le soutien d’un magazine. Mais ce n’est pas vraiment important. De toutes manières, l’album est désormais disponible chez les disquaires.
Tu as perdu ton père pendant la conception de l’album. Penses-tu que ce triste événement a eu un impact sur la musique de l’album ?
Oui, j’aime le penser. Je suis revenu de Los Angeles pour être avec lui. Je le voyais tous les matins avant d’aller en studio au Pays De Galles pour enregistrer les guitares. Ensuite, je revenais le soir pour le voir à nouveau. A Los Angeles, il y a énormément de distractions alors que, cette fois-ci, je me suis concentré sur deux choses : mon père et la guitare. Donc, probablement que cela a eu un impact sur l’album. Qui sait ? De toute façon, je suis content du jeu de guitare sur l’album.
Vous avez tourné un clip vidéo pour le titre « Get Back In Line ». On t’y voit, toi, Lemmy et Mikkey rentrer dans un casino rempli de businessmen pathétiques et tout casser. Ça a dû être particulièrement jouissif à tourner !
Ouais, c’était très marrant. Dans la première partie de la vidéo nous jouons à Londres au sommet d’un building et il faisait si froid ! Nous gelions sur place ! C’était une idée des personnes qui ont fait la vidéo et je dois dire que ça rend plutôt bien au final. Je pense que ce clip est très correct. Vous voulez une bière ? On a de la Kronenbourg !
OK, pourquoi pas. Merci ! Quel est le message derrière ce clip ? Est-ce pour dire que le business est anti-rock’n’roll et qu’il n’a rien à faire avec la musique ?
Tout ce que les banquiers à Londres aiment faire, c’est remplir leurs propres poches. Ils n’en ont rien à foutre des autres. Il y a toujours des exceptions à cette règle mais c’est un concept amusant pour une vidéo et certains businessmen sont vraiment des enfoirés.
Les maisons de disques ont du mal à faire du business de nos jours à cause d’internet et des nouveaux comportements des consommateurs. Beaucoup de groupes font leur promotion et vendent leurs albums par leurs propres moyens. Penses-tu que ce soit une bonne chose ?
Si cela fonctionne pour certains groupes, oui. Chaque cas est différent. Nous ne vendons pas notre album au stand de merch car nous avons la chance d’avoir des fans qui sortent et l’achètent. Mais, quoi qu’il arrive, les maisons de disques prennent la plus grosse part des bénéfices. C’est donc une bonne chose si les maisons de disques commencent à avoir des difficultés. Ça fait des années et des années que ça marche très bien pour elles mais maintenant la roue tourne et c’est mieux ainsi pour le musicien.
Dans le livret de The Wörld Is Yours, on trouve des dessins un peu étranges et naïfs. Qui en est l’auteur ?
Lem’ les a fait.
Que représentent-ils ?
(Phil fait un signe pour exprimer la folie) Demandez-lui, je ne sais pas ! (Rires) Il s’ennuie la nuit lorsqu’il n’arrive pas à s’endormir. (Rires)

« Si cela ne tenait qu’à moi, la setlist serait totalement différente ! (Phil montre du doigt le mur qui nous sépare de la loge de Lemmy) Je deviens trop vieux pour rentrer dans des putains de disputes ! »
Cela fait maintenant quinze ans que tu es seul au poste de guitariste dans Motörhead mais à un moment donné un second guitariste, Würzel, était à tes cotés pendant un peu moins de dix ans. Dans quelle situation te sens-tu le plus à l’aise ?
Je préfère être le seul guitariste. C’est bien plus fun et cela fait de moi un meilleur performer ; ça m’oblige à courir davantage sur scène. Je préfère très largement ça. Je ne pourrais pas revenir à une situation où il y aurait un autre guitariste. Nous avons passé de très bons moments à l’époque avec Würzel mais c’était sa décision de partir. Et cela n’arrivera plus. Ce sera toujours uniquement nous trois.
Nous ne t’avons jamais entendu dans un autre groupe que Motörhead, même si je sais que tu avais un groupe avant de rejoindre Motörhead qui s’appelait Persian…
Persian Risk, oui. Nous avons fait quelques albums…
Mais n’es-tu pas intéressé par le fait de réaliser ton propre projet parallèle comme beaucoup de musiciens le font ? Même Lemmy a son propre projet Headcat…
Si, j’essaie de faire mon album solo. Je suis en train d’écrire un livre aussi. J’ai joué sur des albums d’autres personnes. J’ai joué sur le dernier album de Girlschool, j’ai joué sur l’album de Crucified Barbara… Mais il faut trouver le temps. Nous sommes tellement occupés avec Motörhead ! Mais pour le moment, je suis sur mon livre ; il contiendra de nombreuses histoires marrantes. Quant à l’album, il met du temps à venir mais il sortira un jour.
Est-ce que ce sera un livre sur ta vie ?
C’est un livre sur toutes les conneries invraisemblables qui surviennent lorsque nous sommes sur la route ! (Rires) Des trucs marrants, quoi ! Ce ne sera pas l’histoire de ma vie, autrement ce serait chiant ! Mais nous ne savons pas encore quand cela verra le jour. Nous venons tout juste de le commencer mais je suppose que nous pouvons nous attendre à le voir sortir d’ici trois ans.
Motörhead a réalisé un version lente et bluesy de « Ace Of Spades » pour une publicité de Kronenbourg. Lemmy ne semble pas être très convaincu par ce réarrangement ; il dit que c’est un peu trop lent. Quelle est ton opinion à ce sujet ? Aimes-tu ce genre d’exercice ?
C’était différent. C’était en effet un réarrangement un peu lent. Je ne sais pas si je l’aime ou si je le déteste. C’est difficile à dire. Je ne me suis pas encore fait une opinion. Mais c’était fun et ils nous ont payé un sacré paquet de fric. Sans compter que maintenant j’ai un frigo entier rempli de Kronenbourg. (Rires) Donc ce n’était pas si mal !
Nous avons demandé à Lemmy si le groupe ferait un album acoustique avec des titres dans l’esprit de « Whorehouse Blues » et il a dit que c’est quelque chose à laquelle il avait pensé et qu’il fallait que vous en parliez. En avez-vous donc parlé ?
C’est moi qui ai eu cette idée ! J’ai eu cette idée de faire un album acoustique. Il se pourrait bien aussi que nous fassions un album de reprises. Ce pourrait être notre prochain album. Nous en avons fait plein par le passé d’ailleurs. Nous avions repris « Cat Scratch Fever » (NDLR : originale de Ted Nugent), nous avions fait « Shoot ‘Em Down » par Twisted Sister, « Hellraiser » d’Ozzy (NDLR : mais initialement composée par Lemmy), « God Save The Queen » des Sex Pistols, nous avons joué « Rockaway Beach » des Ramones et plus encore. Mais cet album n’est pour le moment qu’une idée pour le futur, nous ne savons pas encore ce qu’il contiendra.
Ces derniers temps le groupe est critiqué pour être tombé dans une certaine routine et des automatismes dans ces shows. Penses-tu que la régularité des tournées et des enregistrements a eu une influence sur vos shows d’une certaine manière ?
Non, nous y allons pour nous amuser et nous donnons le meilleur de nous-mêmes chaque soir. Nous ne prenons pas trop en considération ce que font les autres groupes. Ce qu’ils font, ils s’en sont donné la charge et nous, ce que nous faisons, c’est être nous-mêmes. Nous essayons simplement d’écrire la meilleure musique que nous pouvons et de la jouer en concert. Nous nous amusons. Tous les jours, c’est du plaisir. Si tu ne te fais pas plaisir tous les jours, tu peux mourir dans ce business !
Avec tant d’albums au compteur, ce doit être compliqué de construire une setlist pour les concerts…
Oh, oui…
Vous devez choisir parmi tant de classiques mais ne voudriez-vous pas mettre un peu plus de titres moins connus parfois ?
Si cela ne tenait qu’à moi, la setlist serait totalement différente ! (Phil montre du doigt le mur qui nous sépare de la loge de Lemmy) Je deviens trop vieux pour rentrer dans des putains de disputes ! Nous pourrions faire des shows de quatre ou cinq heures pour faire en sorte que tout le monde soit content mais cela n’arrivera pas.
Pourquoi ne pourriez-vous pas faire des shows de quatre heures ?
Si tu avais mon âge, tu ne me demanderais pas ça ! (Rires)

« Ils ont passé trois ans à me suivre, à suivre Mikkey, nous tous, tu sais. Trois putains d’années et la plus grosse image qu’ils ont de moi, c’est moi en train de me coucher pour dormir dans le bus avec la série Familly Guy (NDLR : Les Griffin en version française) qui tourne sur la TV ! (Rires) [...] Quelle bande de connards ! »
Nous l’avons appris dans Lemmy : The Movie et nous en avons fait nous-mêmes l’expérience durant le Hellfest en backstage cette année : nul ne doit essayer d’interrompre Lemmy lorsqu’il joue à des jeux. Est-ce que ça t’es arrivé alors que tu n’étais pas encore au courant de son genre d’addiction aux jeux ?
J’ai été au courant depuis le premier jour. Après mon audition, je ne connaissais personne à Londres et il m’a emmené dans un club. Il n’y avait personne là-bas. Il m’a payé une boisson donc je me suis assis. Il s’est assis à côté de moi pendant quelque chose comme deux minutes à peine et ensuite il a commencé à jouer sur une machine. Alors j’étais assis seul pensant qu’il allait revenir. Mais il est resté là pendant trois heures sur sa putain de machine ! Je l’ai déjà interrompu plusieurs fois pour lui parler mais il n’aime vraiment pas être dérangé. (Rires)
Toi et Mikkey apparaissez très rarement dans le film. Comment cela se fait-il ? Vous êtes pourtant ses partenaires depuis si longtemps…
Demande-le aux types qui ont réalisé le film ! C’est cela qui nous fait chier. Ils ont passé trois ans à me suivre, à suivre Mikkey, nous tous, tu sais. Trois putains d’années et la plus grosse image qu’ils ont de moi c’est moi en train de me coucher pour dormir dans le bus avec la série Familly Guy (NDLR : Les Griffin en version française) qui tourne sur la TV ! (Rires) Le film est à propos de Lem, bien sûr, mais c’est vraiment insultant à notre égard. Quelle bande de connards !
Il y a une scène qui est particulièrement étonnante : on y voit Lemmy dans son petit appartement en train de dire qu’il ne souhaite pas en changer car il serait difficile d’en trouver un moins cher. Nous sommes très loin des clichés sur les rock stars. Peut-être est-ce une question naïve mais Motörhead, ça ne paie pas ou quoi ?
Tu sais, j’ai un hôtel, j’ai deux maisons, j’ai un chalet… Mikkey a de grosses maisons, des Lamborghini et tout… C’est juste que Lem aime cet appartement parce qu’il est très près du Rainbow ! Il peut marcher jusqu’au Rainbow en remontant Sunset Strip. Mais, si, ça paie très bien !
Voici maintenant une question idiote : pourquoi portes-tu toujours un bonnet sur scène ?
Parce que lorsque tu es sur scène tes cheveux s’imprègnent de sueur. J’ai toujours fait ça, tu sais. Je préfère cela plutôt que de me retrouver avec mes putains de cheveux qui retombent n’importe comment, les avoir dans les yeux et ce genre de merde.
Note : après l’interview nous avons demandé à Phil de se prêter au jeu de notre traditionnelle dédicace sur un objet insolite (dans ce cas il s’agissait d’une souris d’ordinateur). Il a accepté et nous a confié la chose suivante :
La chose la plus difficile que j’ai eu à signer était un clitoris. « Philip Anthony Campbell », ça m’a pris trois semaines ! (Rires)

Interview réalisée par Spaceman et Metal’O Phil à la Halle Tony Garnier le 14 décembre 2010.
Traduction : Spaceman

//www.radiometal.com/article/phil-campbell-na-pas-sa-langue-dans-sa-poche,15116






Motörhead
Informations générales
Pays d'origine
 Royaume-Uni
Genre musical
Heavy metal, hard rock, NWOBHM
Années actives
Depuis 1975
Labels
SPV GmbH
Sanctuary Records
Site officiel
www.imotorhead.com
Composition du groupe
Membres
Lemmy Kilmister
Phil Campbell
Mikkey Dee

Anciens membres
Larry Wallis
Lucas Fox
Phil « Philthy Animal » Taylor
« Fast » Eddie Clarke
Brian Robertson
Würzel †
Pete Gill

Motörhead est un groupe de hard rock britannique fondé en 1975 par son bassiste et chanteur Lemmy Kilmister, seul membre permanent du groupe des origines à nos jours. Le groupe fait partie de la New Wave of British Heavy Metal qui donna un nouveau souffle à la scène heavy metal au Royaume-Uni à la fin des années 1970 et au début des années 19801. Habituellement un power trio, Motörhead connaît un certain succès au début des années 1980 avec plusieurs singles qui obtiennent un bon classement au UK Singles Chart. Les albums Overkill, Bomber, Ace of Spades et particulièrement No Sleep 'til Hammersmith, cimentent la réputation de Motörhead comme l'un des plus grands groupes de rock britannique2.
Alors que Motörhead est généralement classé dans le heavy metal et est reconnu comme l'une des principales influences du speed metal et du thrash metal3, Kilmister admet qu'il déteste ce terme, préférant décrire le son du groupe par rock'n'roll4. L'approche de Motörhead envers sa musique est restée la même depuis le début de la carrière du groupe, préférant jouer ce qu'ils aiment jouer et ce qu'ils font le mieux. Les textes de Motörhead couvrent des sujets aussi larges que la guerre, le bien contre le mal, l'abus du pouvoir, le sexe, la consommation de drogue et la vie sur la route. Le logo distinctif du groupe fut créé en 1977 par l'artiste Joe Petagno pour l'album Motörhead. Le groupe est classé 26e au classement des 100 plus grands groupes de hard rock par VH15.

Histoire

Les débuts

Motörhead en concert au Reds, Edmonton, mai, 2005
Tout commence lorsque Lemmy Kilmister se fait renvoyer du groupe Hawkwind en 1975 pour, comme il l'explique, « utilisation de la mauvaise drogue »6 : ainsi il fut arrêté pour être en possession d'amphétamines à la frontière canadienne et passa cinq jours en prison, causant l'annulation de certain des concerts du groupe en Amérique du Nord7. Les membres d'Hawkwind payèrent la caution de Lemmy afin qu'il puisse jouer à un concert, le bassiste remplaçant n'ayant pu se rendre au lieu du concert. À la fin du concert, Lemmy fut renvoyé de Hawkwind. Désormais seul, Kilmister décide de former son propre groupe, d'abord appelé Bastard (bâtard en français). Douglas Smith, alors manager du groupe, suggère à Kilmister de changer le nom du groupe car un nom pareil ne passera jamais à Top of the Pops. Kilmister décide alors d'appeler le groupe Motörhead, comme la dernière chanson qu'il a écrite avec Hawkwind8. Motörhead étant une vieille expression américaine désignant un "accro" aux drogues dures.
Le but principal du groupe selon Kilmister est de se concentrer sur « une musique basique, très forte, rapide, paranoïaque, du rock'n'roll de drogué... »9. Kilmister engage alors Larry Wallis (ex-Pink Fairies) à la guitare et Lucas Fox à la batterie10. Le premier concert du groupe est en première partie de Greenslade au Roundhouse de Londres le 20 juillet 197511. Le 19 octobre de la même année, alors qu'ils n'ont joué qu'une dizaine de concerts, le groupe ouvre pour Blue Öyster Cult au HMV Hammersmith Apollo de Londres.
Motörhead est alors sous contrat avec United Artists. Ils enregistrent au Rockfield Studios de Monmouth au Pays de Galles avec le producteur Dave Edmunds. Durant la session d'enregistrement, Fox est viré à cause de ses agissements : il essayait de suivre le rythme que Kilmister s'imposait en termes de consommation de drogues12, il est alors remplacé par Phil "Philthy Animal" Taylor, un ami de Kilmister. Le label du groupe n'est pas satisfait des enregistrements et refuse de les sortir. Finalement les compositions sortiront sur l'album On Parole quelques années plus tard, en 1979, alors que Motörhead jouit d'une bonne réputation aux États-Unis13.
En février 1976, Lemmy décide que le groupe a besoin d'un second guitariste : il auditionne « Fast » Eddie Clarke. Entre temps, alors que Wallis continue à tourner avec le groupe Pink Fairies, il décide de quitter le groupe, laissant Clarke comme unique guitariste. Le trio Kilmister-Clarke-Taylor est aujourd'hui considéré comme la composition originale de Motörhead14.
En décembre 1976, le groupe enregistre le single Leaving Here pour Stiff Records, mais United Artists empêche la sortie du single, prétextant que le groupe est toujours sous contrat avec eux, bien qu'il refusa auparavant de sortir leur premier album. United Artists empêche ainsi la sortie du single jusqu'en 1977. Les critiques sont mauvaises, le groupe gagnant même le titre de Meilleur pire groupe du monde dans le magazine NME15.
En avril 1977, vivant dans un squat et avec peu de reconnaissance, Clarke et Taylor veulent abandonner. Après de longues discussions, le groupe décide de faire un dernier concert au Marquee Club de Londres. Kilmister demande à l'un de ses amis, Ted Carroll du label Chiswick Records, d'amener un studio mobile pour enregistrer leur dernier concert pour la postérité. Caroll est incapable d'amener le studio mobile au Marquee Club, et offre au groupe en échange deux jours au studio d'enregistrement Escape Studio avec le producteur Stevie Keen pour enregistrer un single. Le groupe saisit sa chance, et au lieu d'enregistrer un single, ils composent onze morceaux inachevés. Carroll leur accorde alors quelques jours de plus au Studios Olympic de Londres pour finir les parties de chant et enregistrer deux autres nouveaux titres pour réaliser un album16. Chiswick sort le single Motörhead en juin 1977, suivi par l'album Motörhead en août qui passe une semaine au UK Albums Chart à la 43e place.
Le groupe est alors géré par le manager Tony Secunda ; l'avenir de Motörhead est incertain, Secunda se séparant de Cheswick Records et Clarke et Taylor jouant avec différents groupes. Motörhead est au bord de la rupture.

Premier succès

En juillet 1978, le groupe se sépare de Secunda et engage Douglas Smith qui arrive à leur décrocher un contrat avec Bronze Records17. Un premier single sort, intitulé Louie Louie en septembre 1978. Le groupe part alors en tournée à travers le Royaume-Uni et apparait pour la première fois à la télévision sur la BBC à l'émission Top of the Pops18. Chiswick Records capitalise le succès du single en sortant une ré-édition de l'album Motörhead en vinyle. Le groupe commence alors à gagner une certaine notoriété sur les scènes heavy metal et punk britanniques.
Le succès du single pousse Bronze Records à reconsidérer leur contrat et le groupe part en studio avec le producteur Jimmy Miller. Le groupe joue alors le premier single, 'Overkill', au 'Top of the Pops'. Quelques mois plus tard sort l'album du même nom Overkill (le 24 mars 1979). L'album décroche la vingt-quatrième place au Top 40 britannique. Un second single est alors commercialisé : No Class.
Durant juillet et août 1979, le groupe travaille sur leur prochain album Bomber, qui sort le 27 octobre 1979, pour se classer douzième au classement des meilleures ventes d'albums britannique. En décembre, le single éponyme de l'album sort. Le groupe part ensuite en tournée en Europe avec Saxon. Le 8 mai 1980, alors que le groupe est toujours en tournée, Bronze Records sort l'EP The Golden Years enregistré en public, qui se vend plus que n'importe quel autre album réalisé par le groupe.
D'août à septembre 1980, le groupe est au Jackson's Studio de Rickmansworth avec le producteur Vic Maile. Un premier single, intitulé Ace of Spades, sort le 27 octobre 1980. Le 8 novembre suit l'album Ace of Spades. L'album devient très vite disque d'or et Bronze Records sort une édition limitée en vinyle quelques mois plus tard. Après différentes apparitions à la télévision, dont 'Top of the Pops', le groupe part en tournée au Royaume-Uni. La pochette de l'album montre le groupe habillé en cow-boys sur un fond qui ressemble au désert d'Arizona, mais qui en fait est photographié à Barnet dans la banlieue nord de Londres19. Ace of Spades est considéré comme l'hymne de Motörhead. L'album fut décrit comme l'un des meilleurs albums de rock jamais fait20.
En 1981 le groupe connaît encore une meilleure année avec deux disques bien classés : le premier est le EP intitulé St. Valentine's Day Massacre (en collaboration avec Girlschool) qui se classa cinquième au classement des singles britanniques, et l'album No Sleep 'til Hammersmith qui devient premier au classement des albums britanniques en juin. D'avril à juillet, le groupe part en tournée pour la première fois aux États-Unis avec Ozzy Osbourne21.
Entre le 26 et le 28 janvier 1982, le groupe commence à enregistrer son premier album auto-produit. Le 3 avril sort le premier single Iron Fist, suivit le 27 avril 1982, de l'album du même nom Iron Fist. Cet album est le dernier album avec Kilmister, Clarke et Taylor comme membres du groupe. En effet, Clarke quitte le groupe le 14 mai 1982 après de multiples disputes avec les autres membres du groupe, ces derniers reprochant à Clarke sa grosse consommation d'alcool18.

Déclin et procès

Après le départ de Clarke, Kilmister et Taylor sont activement à la recherche d'un nouveau guitariste : parmi ceux qu'ils passent en revue, Brian Robertson ex-guitariste de Thin Lizzy, accepte de faire partie du groupe et enregistre l'album Another Perfect Day en 1983. En juin et juillet 1983, le groupe part au Japon pour la première fois. Lors de cette tournée les premières frictions entre Robertson et Kilmister apparaissent : son allure pose problème au groupe, car il arbore une coupe de cheveux de couleur rouge, porte un short court et des ballerines. Mais plus que sa façon d'être, le vrai problème est que Robertson refuse de jouer les anciens classiques de Motörhead. Finalement le groupe et Robertson se séparent à l'amiable22.
Après ce départ, le groupe doit rechercher un nouveau guitariste pour le remplacer. Après la réception de milliers de cassettes, le groupe engage Phil Campbell du groupe Persian Risk et un inconnu : Würzel. Ainsi le groupe redevient un quatuor avec deux guitaristes. Alors que Kilmister auditionne Würzel et Campbell, Taylor annonce son départ : Phil Campbell trouva la solution en proposant Pete Gill (ex-batteur de Saxon)23.
Avec trois nouveaux membres, Bronze Records ne croit plus vraiment en la réussite du groupe : la maison de disques décide alors de sortir une compilation. Quand Lemmy Kilmister découvre ce projet, il le prend alors en charge et choisit les morceaux qui seront sur la compilation, en y ajoutant quelques notes ; de plus il insiste pour que le groupe enregistre quatre nouvelles chansons. Sortira ainsi le 15 septembre 1984 le double album No Remorse. Le single enregistré spécialement pour l'album, Killed by Death, atteint une honorable quinzième place au classement des singles britannique. No Remorse sera la dernière collaboration de Motörhead avec Bronze Records, les deux années suivantes, le groupe sera en procès avec le label, Kilmister reprochant à Bronze Records de ne pas avoir fait proprement la promotion de leurs différents albums. Durant cette période, le groupe se met à tourner intensément, d'abord en Australie et en Nouvelle-Zélande, puis lors de différent festivals européens.
En avril 1986, Motörhead gagne finalement le procès. Les managers du groupe décident alors de racheter le contrat à Bronze Records et de créer leur propre label : GWR Records. Motörhead part alors immédiatement en studio pour enregistrer l'album Orgasmatron et sort le single Deaf Forever le 5 juillet. En octobre le groupe part en tournée à travers les États-Unis puis en Europe.
En 1987, alors que Kilmister fait une apparition dans le film Eat the Rich, Gill quitte le groupe et Taylor réintègre alors le groupe. Le deuxième album pour GWR Records est Rock'n'roll commercialisé le 5 septembre 1987. Il ne connaît pas un grand succès. Le 2 juillet 1988, le groupe enregistre un album live au Giants of Rock Festival de Hämeenlinna en Finlande : l'album s'appelle Nö Sleep at All et sort le 15 octobre 1988. Des divergences apparaissent quant au choix du single entre Motörhead et GWR Records, le groupe souhaitant que ce soit la chanson Traitor, mais GWR préfèrant Ace Of Spades. Quand le groupe apprend que le choix du single s'est finalement porté sur 'Ace Of Spades', il refuse qu'il soit distribué, et l'album ne se vend alors que sur les stands de la tournée. Une fois de plus, le groupe entre en procès avec une maison de disques. L'affaire ne sera résolue qu'au début des années 1990.

Depuis leur album 1916...

Au début des années 1990, le groupe signe chez Sony et Lemmy déménage aux États-Unis. Toujours formé de quatre membres, Motörhead enregistre 1916 en 1991 (qui devient un classique) et March ör Die en 1992 (avec des invités comme Slash ou Ozzy Osbourne). Le batteur Phil Taylor est remplacé par Mikkey Dee. La nouvelle formation enregistre deux excellents albums qui marquent un retour aux sources du hard rock : Bastards en 1993 et Sacrifice en 1995 (le guitariste Würzel quitte le groupe après l'enregistrement). Motörhead redevient alors un power trio comme à ses débuts et restera stable pour les albums suivants (qui sortent tous les deux ans) : Overnight Sensation (1996), Snake Bite Love (1998), We Are Motörhead (2000), Hammered (2002), Inferno (2004), Kiss Of Death (2006), Motörizer (2008). Depuis l'an 2000, de nombreuses compilations ont été éditées.
Le groupe s'est produit au Hellfest lors des éditions 2006, 2008 et 2010.
2010 - The Wörld is Yours
En novembre 2009, dans une interview avec l'ES ABORT Magazine Day, Lemmy dit que MotörHead sera en studio en février 2010 « Pour répéter, écrire et enregistrer » son 20e album24.
Le 25 janvier 2010, il a été confirmé que Motörhead jouerait au Download Festival en juin et le 24 février 2010, il a également été confirmé qu'ils allaient jouer au Rock in Rio en mai 2010.
Pour coïncider avec la sortie de leur album, Motörhead se lance dans une tournée Britannique en novembre 201025.
Dans une interview à la télévision Hongroise, en juillet 2010, Mikkey Dee annonce que l'album est terminé et qu'il comporte 11 titres. Le nom de cet album est The Wörld is Yours.
En novembre/décembre, Mikkey Dee a déclaré lors d'une conférence de presse à Paris que Motörhead sortira une « box-set avec plusieurs DVD. Il n'a révélé aucun détail mais a dit qu'il se présentera sous la forme d'un joli package incluant des surprises" » dans VerdamMnis Magazine26.

Image et esprit du groupe

Par bien des aspects, Motörhead est l'archétype du groupe de heavy metal, sale, agressif et violent. Lemmy lui-même aime à entretenir cette impression, par son apparence physique, ses vêtements provocants ou des déclarations sans appel telles que « si Motörhead s'installait à côté de chez vous, votre pelouse dépérirait ». Mais sa personnalité est bien plus complexe que cela : amateur invétéré d'amphétamines et d'alcool, entre autres, Lemmy est pourtant un ennemi acharné de l'héroïne, et ne manque jamais de préciser que, si sa constitution physique exceptionnelle semble lui éviter les effets pervers des drogues, il déconseille à tous de suivre son mode de vie. Consommateur notoire et revendiqué de groupies, c'est un adepte de la liberté sexuelle pour tous. Personnage provocateur, il est, paradoxalement, très à cheval sur la politesse et les bonnes manières.
Ces paradoxes se retrouvent dans la musique de Motörhead : le groupe se distingue également par des textes toujours très soignés et souvent subtils, aux sources d'inspirations variées : ainsi We Are The Road Crew joue avec les clichés rock 'n' roll en décrivant la vie des roadies en tournée, alors que Metropolis fait allusion au film muet du même nom du réalisateur allemand Fritz Lang, sorti en 1927.
L'originalité la plus significative du groupe, reste dans la formule du trio, mais surtout dans l'utilisation de la basse, par Lemmy Kilmister, ancien bassiste d'Hawkwind. En effet, Kilmister joue en accords sur la base d'un son saturé en assurant à la fois le rôle d'une guitare rythmique et celui de la basse. On ne retrouve cette façon de jouer que dans des morceaux de Hawkwind, (joués par Kilmister), comme Lost Johnny qui sera d'ailleurs repris sur le premier album de Motörhead. Lemmy chante et joue cette chanson à la basse. Utilisée de cette façon, la basse jouée en accords, produit un son extrêmement lourd et profond, donnant l'impression d'un bruit de tremblement de terre. Ce style reste sans aucun équivalent dans l'histoire du heavy metal, et fait de Motörhead, le groupe au style le plus lourd et le plus agressif du genre, tout en restant relativement mélodieux. Il n'y a cependant que sur les tous premiers albums, tels que Motörhead, Overkill, et déjà dans une moindre mesure, Bomber et Ace of spades, que ce style est nettement audible. En particulier sur des chansons comme Motörhead, White line fever, Lost Johnny (sur Motörhead), I'll be your sister, No class, Metropolis (sur Overkill, l'album le plus lourd du groupe), Stone dead forever, Sharpshooter (sur Bomber), Love me like a reptile, Live to win (sur Ace of spades), etc.

Motörhead et la WWE

Le titre The Game a été écrit par Jim Johnston et interprété par Motörhead, pour le catcheur Triple H (surnommé The Game ou encore The King of Kings) de la WWE. Triple H est un grand fan de Motörhead, il participe aussi en tant que back vocals sur le morceau Serial Killer. En 2006, Motörhead a enregistré le nouvel hymne de Triple H : King of Kings. Cette chanson se retrouve sur le disque WWE Wreckless Intent. Par la suite, le morceau The Game redeviendra la musique d'entrée de cette grande star de la WWE. Le groupe chanta en live The Game lors de l'entrée de Triple H à WrestleMania X-Seven et Wrestlemania 21.
Le titre Line in the Sand a lui aussi été écrit pour la musique d'entrée du groupe Evolution.
Leur titre Rock Out tiré de l'album Motörizer est utilisé comme thème pour l'Unforgiven 2008.
Le groupe a également chanté une des musiques de Randy Orton : Line in the Sand
Influences sur le monde musical
Parmi ceux qui déclarent avoir été le plus influencés par Motörhead on retrouve bien sûr Metallica, Lars Ulrich ayant même été, plus jeune, le président du fan club de Motörhead. Le groupe leur rendra différents hommages, notamment avec l'album The Lemmy's a.k.a Metallica, enregistré pour l'anniversaire de Lemmy au Whisky A Go-Go de Los Angeles. L'album se compose de 8 chansons de Motörhead jouées par Metallica, et 12 chansons jouées par Motörhead, sur cet album live les Four Horsemen reprennent Overkill (avec Lemmy), Damage Case, Stone Dead Forever, Too Late Too Late, The Chase better than the catch, et (We are) The Road Crew.
Lars Frederiksen, du groupe californien Rancid, ne cacha pas non plus son amour pour Lemmy et Motörhead, ainsi on peut le voir adopter le même look que Lemmy dans son groupe Lars Frederiksen and the Bastards, adoptant le style de barbe, ou la croix de fer au cou.
Dave Grohl le leader des Foo Fighters est lui aussi un grand fan de Motörhead, il monta le groupe Probot autour de lui et de Lemmy, on voit d'ailleurs Grohl porter un t-shirt de Motörhead dans son clip Resolve, comme Axl Rose de Guns N' Roses dans le clip Estranged, ainsi que Greg Graffin de Bad Religion dans les clips bonus du dvd "Live at the Palladium"
Dee Dee Ramone qui a composé plus de la moitié des chansons des Ramones était très fan de Motörhead[réf. nécessaire]. Lemmy rendra aux Ramones cette politesse affective en enregistrant sur l'album 1916 un morceau dédié aux Ramones et intitulé R.A.M.O.N.E.S. À ce sujet le chanteur des Ramones, Joey, avait dit ceci : « Le morceau de Lemmy à notre égard est l'hommage ultime, comme si Lennon avait fait pareil ».
Bon nombre de tribute band ont vu le jour, beaucoup sont britanniques, parmi les plus connus on note Motörheadache et We're Not Motörhead de Portsmouth en Angleterre.
On peut aussi souligner le groupe français "Vulcain", dont la voix du chanteur était vraiment dans le style de celle de Lemmy. On les appelait d'ailleurs les Motörhead français. Ce groupe a vu le jour en 1981, s'est séparé en 1998 et s'est reformé en 2010.

Membres

Lemmy
Membres de Motörhead
On Parole
(1975, sorti en 1979)
    •    Lemmy Kilmister - chant / basse
    •    Larry Wallis - guitare
    •    Lucas Fox - batterie
Motörhead
(1977)
    •    Lemmy Kilmister - chant / basse
    •    « Fast » Eddie Clarke - Guitare
    •    Phil « Philthy Animal » Taylor - Batterie
Overkill
(1979)
    •    Lemmy Kilmister - chant / basse
    •    « Fast » Eddie Clarke - Guitare
    •    Phil « Philthy Animal » Taylor - Batterie
Bomber
(1979)
    •    Lemmy Kilmister - chant / basse
    •    « Fast » Eddie Clarke - Guitare
    •    Phil « Philthy Animal » Taylor - Batterie
Ace of Spades
(1980)
    •    Lemmy Kilmister - chant / basse
    •    « Fast » Eddie Clarke - Guitare
    •    Phil « Philthy Animal » Taylor - Batterie
Iron Fist
(1982)
    •    Lemmy Kilmister - chant / basse
    •    « Fast » Eddie Clarke - Guitare
    •    Phil « Philthy Animal » Taylor - Batterie
Another Perfect Day
(1983)
    •    Lemmy Kilmister - chant / basse
    •    Brian Robertson - Guitare
    •    Phil « Philthy Animal » Taylor - Batterie
Orgasmatron
(1986)
    •    Lemmy Kilmister - chant / basse
    •    Phil Campbell - Guitare
    •    Würzel - Guitare
    •    Pete Gill - Batterie
Rock'n'roll
(1987)
    •    Lemmy Kilmister - chant / basse
    •    Phil Campbell - Guitare
    •    Würzel - Guitare
    •    Phil « Philthy Animal » Taylor - Batterie
1916
(1991)
    •    Lemmy Kilmister - chant / basse
    •    Phil Campbell - Guitare
    •    Würzel - Guitare
    •    Phil « Philthy Animal » Taylor - Batterie
March ör Die
(1992)
    •    Lemmy Kilmister - chant / basse
    •    Phil Campbell - Guitare
    •    Würzel - Guitare
    •    Phil « Philthy Animal » Taylor - Batterie
Bastards
(1993)
    •    Lemmy Kilmister - chant / basse
    •    Phil Campbell - Guitare
    •    Würzel - Guitare
    •    Mikkey Dee - Batterie
Sacrifice
(1995)
    •    Lemmy Kilmister - chant / basse
    •    Phil Campbell - Guitare
    •    Würzel - Guitare
    •    Mikkey Dee - Batterie
Overnight Sensation
(1996)
    •    Lemmy Kilmister - chant / basse
    •    Phil Campbell - Guitare
    •    Mikkey Dee - Batterie
Snake Bite Love
(1998)
    •    Lemmy Kilmister - chant / basse
    •    Phil Campbell - Guitare
    •    Mikkey Dee - Batterie
We Are Motörhead
(2000)
    •    Lemmy Kilmister - chant / basse
    •    Phil Campbell - Guitare
    •    Mikkey Dee - Batterie
Hammered
(2002)
    •    Lemmy Kilmister - chant / basse
    •    Phil Campbell - Guitare
    •    Mikkey Dee - Batterie
Inferno
(2004)
    •    Lemmy Kilmister - chant / basse
    •    Phil Campbell - Guitare
    •    Mikkey Dee - Batterie
Kiss of Death
(2006)
    •    Lemmy Kilmister - chant / basse
    •    Phil Campbell - Guitare
    •    Mikkey Dee - Batterie
Motörizer
(2008)
    •    Lemmy Kilmister - chant / basse
    •    Phil Campbell - Guitare
    •    Mikkey Dee - Batterie
The Wörld is Yours
(2010)
    •    Lemmy Kilmister - chant / basse
    •    Phil Campbell - Guitare
    •    Mikkey Dee - Batterie
Aftershock
(2013)
    •    Lemmy Kilmister - chant / basse
    •    Phil Campbell - Guitare
    •    Mikkey Dee - Batterie
Surnoms
    •    Ian Fraser Kilmister : Lemmy ("Ian Fraser" étant le véritable patronyme du légendaire bassiste, "Lemmy Kilmister" n'étant qu'un nom de scène. Par ailleurs, il existe un groupe interprétant exclusivement des reprises de Motörhead appelé Ian Fräser.)
    •    Brian Robertson : Robbo (voir aussi Thin Lizzy)
    •    Eddie Clarke : Fast Eddie
    •    Mick Burston : Würzel
    •    Mikael Delaoglou : Mikkey Dee
    •    Phil Campbell : Wizzo - Zoom
    •    Phil Taylor : Philthy - Philthy Animal Taylor
Discographie de Motörhead
Article détaillé : Discographie de Motörhead.
Albums studio
    •    1975 - On Parole
    •    1977 - Motörhead
    •    1979 - Overkill
    •    1979 - Bomber
    •    1980 - Ace of Spades
    •    1982 - Iron Fist
    •    1983 - Another Perfect Day
    •    1986 - Orgasmatron
    •    1987 - Rock 'n' Roll
    •    1991 - 1916
    •    1992 - March ör Die
    •    1993 - Bastards
    •    1995 - Sacrifice
    •    1996 - Overnight Sensation
    •    1998 - Snake Bite Love
    •    2000 - We Are Motörhead
    •    2002 - Hammered
    •    2004 - Inferno
    •    2006 - Kiss of Death
    •    2008 - Motörizer
    •    2010 - The Wörld is Yours
    •    2013 - Aftershock
Vidéographie
    •    1982 : Live In Toronto - Castle Hendering (VHS)
    •    1984 : Another Perfect Day EP (VHS)
    •    1985 : Birthday Party (VHS)
    •    1986 : Deaf Not Blind (VHS)
    •    1988 : EP (VHS)
    •    1991 : Everything louder Than Everything Else (VHS)
    •    2001 : 25 & Alive Boneshaker - Steamhammer - SPV (DVD)
    •    2002 : Motörhead EP (DVD)
    •    2002 : The Best of Motörhead (DVD)
    •    2003 : The Special Edition EP (DVD)
    •    2004 : Everything Louder Than Everything Else (Live 1991) (DVD)
    •    2005 : Stage Fright (Live 2004) (DVD)
    •    2010 : Lemmy THE MOVIE (DVD)
Livres, articles
    •    2002 : White Line Fever, autobiographie de Lemmy Kilmister, par Lemmy Kilmister et Janiss Garza (Simon & Schuster) (ISBN 978-0684858685)
    •    2004 : La fièvre de la ligne blanche (traduction française du précédent) (Camion blanc, 14) (ISBN 978-2910196349)
    •    2004 : Putain, je déteste le foot... Bio de Lemmy Kilmister par Virginie Despentes in Rock & Folk no 444 août 2004
    •    2008 : We are (all) Motörhead de Jean-Pierre Sabouret, préface de Philippe Manœuvre (Camion blanc, 67) (ISBN 978-2-910196-82-0)
    •    2009 : Collectif de bandes dessinées Nous sommes Motörhead aux éditions Dargaud (ISBN 978-2-205-06317-2)
    •    
Notes et références
    1.    ↑ (en) Article sur la New Wave of British Metal sur Allmusic [archive] Consulté le 23/10/09
    2.    ↑ (en) Bio de Motörhead sur Losing Today [archive] Consulté le 23/10/09
    3.    ↑ (en) Biographie de Motörhead par Erlewine pour Allmusic [archive] Consulté le 23/10/09
    4.    ↑ (en) Interview de Lemmy Kilmister pour Rock Revisited [archive] Consulté le 23/10/09
    5.    ↑ (en) Classement des VH1 Hard Rock sur Rockonthenet [archive] Consulté le 23/10/09
    6.    ↑ La Fièvre de la ligne blanche, édition Camion Blanc, page 94 par Lemmy Kilmister.
    7.    ↑ Tyler, Tony (28 juin 1975). The Trials Of Lemmy
    8.    ↑ La Fièvre de la ligne blanche, par Lemmy Kilmister aux éditions Camion Blanc, page 99
    9.    ↑ Frame, Pete (1983). Rock Family Trees. Omnibus Press. (ISBN 9780711904651)
    10.    ↑ La Fièvre de la ligne blanche par Lemmy Kilmister aux éditions 'Camion Blanc', page 97
    11.    ↑ La Fièvre de la ligne blanche par Lemmy Kilmister aux éditions 'Camion Blanc', page 99
    12.    ↑ La Fièvre de la ligne blanche par Lemmy Kilmister aux éditions 'Camion Blanc', page 103
    13.    ↑ La Fièvre de la ligne blanche par Lemmy Kilmister aux éditions 'Camion Blanc', page 105
    14.    ↑ (en) Critique du DVD Ace of Spades sur Allmusic [archive] Consulté le 23/10/09
    15.    ↑ (en) Biographie de Motörhead sur Rolling Stones [archive] Consulté le 23/10/09
    16.    ↑ La Fièvre de la ligne blanche par Lemmy Kilmister aux éditions 'Camion Blanc', p. 112-113
    17.    ↑ La Fièvre de la ligne blanche par Lemmy Kilmister aux éditions 'Camion Blanc', page 114
    18.    ↑ a et b La Fièvre de la ligne blanche par Lemmy Kilmister aux éditions 'Camion Blanc', page 119
    19.    ↑ (en) Interview de Kilmister sur Web.archive Consulté le 23/10/09
    20.    ↑ (en) Critique de l'album Ace of Spades sur Web ARchive Consulté le 23/10/09
    21.    ↑ La Fièvre de la ligne blanche par Lemmy Kilmister aux éditions 'Camion Blanc', page 143
    22.    ↑ La Fièvre de la ligne blanche, par Lemmy Kilmister aux éditions 'Camion Blanc', page 165
    23.    ↑ La Fièvre de la ligne blanche par Lemmy Kilmister Phil Campbell du groupe Persian Risk page 173
    24.    ↑ roadrunnerrecords.com [archive]
    25.    ↑ ultimate-guitar.com [archive]
    26.    ↑ verdammnis.com [archive]

//fr.wikipedia.org/wiki/Mot%C3%B6rhead






Motörhead "Aftershock" chic et choc




Motörhead, c'est désormais un peu comme le beaujolais : ça revient tous les ans, on n'est jamais surpris, et ça permet de faire la fête. Voici donc débouler “Aftershock”, 21e album studio du groupe selon la maison de disques actuelle du groupe (UDR), 22e si on compte le mythique “On Parole”. Et le trio de barbares sera présent dès le 9 novembre prochain, au Zenith de Paris, avec une première partie de luxe, Saxon, comme en 1980 ! Pas mal pour un pépé de bientôt 68 ans, Lemmy qui, malgré quelques petits soucis de santé récents, n'a toujours pas l'air de vouloir faire jouer ses points retraite.
Alors, et cet album ? Car il faut bien dire que si Motörhead, c'est comme le beaujolais, c'est aussi un peu comme AC/DC : on adore, mais la recette ne change pas, ou extrêmement peu, d'une saison sur l'autre. Et bien si, justement, cette fois, cet album de 47 minutes, sans fioritures, offre quelques petites – et bonnes – surprises. Je pense surtout aux deux morceaux qui sortent nettement des clous : "Lost woman blues", un super blues, Lemmy ne force pas sa voix, c'est un régal, et c'est presque dommage que le morceau accélère au bout de 3 minutes, on ne se refait pas ; et, dans un registre mi-blues mi-atmosphérique, “Dust and glass”, 2 minutes 50 qu'on finit par trouver courtes. Rassurez-vous, Motörhead continue à envoyer des titres pied au plancher, et l'un d'entre eux est justement l'un de mes coups de coeur du disque, “Queen of the damned”, qui aurait bien mérité de figurer en ouverture du CD. Non que “Heartbreaker", qui occupe cette position (et fait office de clip, lien ci-dessous) soit mauvais : il est rapide, carré, efficace, mais pas très original, comme les autres chansons speed, “End of time”, “Going to Mexico” ou “Paralyzed”. On trouve aussi quelques tempos plus syncopés, tel “Coup de grace", ou bien rock'n'roll (“Do you believe"). Au final, pas un mauvais cru ce beaujolais, euh Motörhead, cuvée 2013, espérons juste un concert un peu plus dynamique que le Zenith parisien de l'an dernier.

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//rocknroll.blog.leparisien.fr/archive/2013/10/19/motorhead-aftershock-14456.html







Increvables Motörhead ! On a pourtant eu peur, l’été dernier, lorsque leur leader, l’indéboulonnable Lemmy, bientôt 68 ans au compteur, a dû annuler des dates après avoir attrapé un mauvais virus.


Mais non, tout va bien, le groupe de metal est de retour, plus en forme que jamais, avec «Aftershock», son 21e album studio (à sortir ce lundi 21 octobre, chez UDR) ! Il sera également sur la scène du Zénith à Paris le samedi 9 novembre.

Grosses guitares de Phil Campbell, batterie percutante de Mikkey Dee, basse ronflante, et surtout l’inimitable voix de Mr. Lemmy qui nous sussure à l’oreille de douces ritournelles intitulées «Coup de grace», «Death machine», «Queen of the damned» ou «Silence when you speak to me» (sic), la recette n’est pas nouvelle, mais elle fonctionne toujours. Le disque s’ouvre avec le rapide et efficace «Heartbreaker», doté d’un clip que Le Parisien - Aujourd’hui en France vous présente dès maintenant en exclusivité. A ne pas rater non plus, un étonnant blues, le bien nommé «Lost woman blues» qui montre que pépé Lemmy pourrait envisager une belle reconversion dans un registre plus calme, même si le morceau s’énerve sur la fin, on ne se refait pas...

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Motörhead Lemmy ne va pas bien...
[ ACTU ] METAL - rock n' roll, Lemmy, souffrant, Wacken, Motorhead, show écourté, malaise
Samedi 3 Août 2013 by Ju de melon

Nous le savions déjà, Lemmy Kilmister - éminent frontman du groupe Motörhead - ne va pas fort depuis quelques semaines.

Agé de 67 ans, la légende britannique souffre depuis quelques temps d'un hématome qui entraîne de multiples complications et a contraint le groupe d'annuler sa tournée estivale.

Une date restait cependant programmée : une prestation au prestigieux Wacken Open Air prévue hier, le 2 août 2013.

Malheureusement, rien ne s'est passé comme prévu... Des 75 minutes allouées, le trio n'a pu en accomplir que 30 avant que Lemmy ne jette l'éponge, visiblement exangue. Sur ces 30 minutes, les fans ont pu assister à un show plus lent et poussif que d'habitude, introduit de façon humoristique par un Lemmy profondément marqué : "Je monte sur scène pour jouer du rock 'n' roll et me foutre encore en l'air !"

Après l'interruption, un des responsables du festival est venu prendre le micro annoncer que le show ne reprendrait pas. Selon certaines rumeurs, Lemmy aurait ensuite fait un malaise et aurait été transporté conscient vers l'un des hôpitaux les plus proche par précaution.

Voici la setlist des chansons jouées :

- I Know How to Die
- Damage Case
- Stay Clean
- Metropolis
- Over the Top
- The Chase Is Better Than the Catch

Il faut rappeler qu'un nouvel album du groupe, Aftershock, est prévu à la rentrée, ainsi qu'une date parisienne le 9 novembre prochain avec Saxon en ouverture.

Nous souhaitons à Lemmy Kilmister un prompt rétablissement d'ici là, nul doute qu'il n'abandonnera pas la partie faclement et qu'il a plus d'une carte (as de pique, de préférence) dans sa manche.

//www.lagrosseradio.com/metal/webzine-metal/actu-metal/p7153-motorhead-ecourte-son-set-au-wacken-lemmy-ne-va-pas-bien.html






Motörhead : les chanteurs metal, doux dingues ou despotes ?
Publié le 24 octobre 2013  par Noé Roland

« We are Motörhead and we play rock ‘n’ roll! » Bientôt quarante ans qu’on entend Lemmy Kilmister aboyer rituellement ce chant de bravoure à chaque concert du groupe, quarante ans d’une recette inchangée mais toujours efficace. Après 21 albums, Lemmy trouve encore la force à 67 printemps de pondre avec ses comparses un nouvel album burné, intitulé Aftershock et sorti lundi dernier. La musique n’a pas bougé d’un iota, pas l’ombre d’une surprise en 14 titres… mais quelle importance, après tout, puisque Lemmy est toujours là, bien décidé à mourir debout, une basse entre les mains et un micro à portée de voix ? Évolution musicale ou pas, il semble parfois que la carrière d’un groupe repose avant tout sur le charisme et la réputation, usurpée ou non, de son frontman : si ce phénomène s’applique à de nombreux courants musicaux, elle connaît son paroxysme dans le champ des musiques extrêmes.

Depuis les années 1950, le rock ‘n’ roll fait figure de bande-son de la montée fulgurante de l’individualisme. À ce titre, la carrière d’Elvis Presley est exemplaire, puisqu’il est à la fois le propagateur d’une musique rock à portée mondiale et l’un des premiers à mettre en place une stratégie marketing redoutable pour promouvoir non seulement sa musique, mais aussi son image, aidé en cela par une douteuse éminence grise, le colonel Parker, intraitable manager aux méthodes controversées. Tandis que le musicien Elvis clame son amour du blues en décuplant sa force rythmique et son énergie sexuelle, l’homme d’affaires Parker s’emploie à faire de Presley une véritable marque en l’imposant comme égérie du rêve américain. Sa vie durant, le King parcourra les États-Unis pour imposer ses standards rock, mais aussi son style inimitable et son déhanché sulfureux, devenant bientôt l’une des stars les plus adulées et rentables au monde. Aujourd’hui, on se souvient du King, mais qui se souvient des musiciens qui l’accompagnaient ?

Messianique Morrison
L’ego surdimensionné d’Elvis, boosté par son entourage, a servi de modèle pour bien des formations ultérieures : l’arrivée de Jimi Hendrix, leader du groupe de rock psychédélique The Jimi Hendrix Experience, au milieu des années 1960, confirme la tendance. Si Hendrix pénètre le groupe de son propre nom, c’est qu’il s’impose comme son chef d’orchestre en plus d’en être le guitariste-chanteur, inaugurant pour le rock ‘n’ roll une tradition de groupes dominés par un seul homme. The Doors, mené par le poète-chanteur Jim Morrison, pousse encore plus loin la logique entreprise par Hendrix. Morrison se présente comme un véritable chaman, prônant une forme d’art total et délivrant son idée du psychédélisme à travers son groupe, n’oubliant pas en chemin de mettre les portes de sa perception à rude épreuve. Sa mort prématurée, en 1971, signe la fin du groupe, qui reposait en grande partie sur les épaules de son frontman. À l’orée des années 2000, un grand retour et de nouvelles tournées furent annoncées, mais il fallut se rendre à l’évidence : les Doors avaient disparu en même temps que leur acteur principal. Cette tendance à l’assimilation d’une formation par son leader devenu star est courante dans le rock, et confirmée par d’autres comme les Who, les Stones ou encore Led Zeppelin.
Lemmy, créateur du son heavy

Plus classe tu meurs
Le heavy metal n’échappe évidemment pas à la règle. Lemmy Kilmister en est l’exemple type : après avoir débuté au sein des Rockin’ Vickers et Hawkwind, deux groupes sympathiques mais trop conformistes pour lui, il s’emploie à être révéré comme le cow-boy méthamphétaminé le plus burné de la planète, en tant que chanteur et bassiste de Motörhead. Son jeu de basse devient la ligne directrice du groupe tant il est singulier : Lemmy joue fort, très fort, et si vite qu’il est parfois difficile de le suivre. Pour cette raison, il est d’ailleurs considéré par certains spécialistes comme le père du son heavy metal. Au-delà de la musique, il se sert de son charisme monumental pour propager son image de bad guy à travers le monde, où il est désormais vénéré par une horde de fans. Ces dernières années lui ont même permis d’accéder au rang de héros de la culture populaire, grâce à un documentaire tourné en 2010 par Greg Oliver et Wes Orshovski, filmant sa vie quotidienne et le montrant comme un personnage iconique, inébranlable et gouailleur.
Bénéficiant à l’époque d’une bonne promotion, le film a inévitablement augmenté la cote de popularité de Motörhead, alors même qu’il y est peu question de musique. On découvre toutefois l’appartement et la famille du leader ainsi que sa collection d’objets de guerre, tout cela émaillé d’une foule de révélations amusantes. Entre autres confidences, celles de son médecin, qui affirme que Lemmy ne peut désormais plus envisager d’arrêter l’alcool ou la nicotine, car il pourrait ne pas survivre à une cure… Une affirmation burlesque qui a de quoi faire froid dans le dos aux fans de Motörhead, qui perdraient ainsi leur idole et verraient advenir la fin de leur groupe fétiche. Et oui, c’est que Lemmy se fait vieux, même si la rumeur court que les seuls survivants de l’Apocalypse seront les cafards… et maître Kilmister.
Tout est une question de posture

« Les chanteurs des formations metal rivalisent d’imagination pour entraîner le public dans leur sillage, et lorsqu’on évoque le lead vocal d’un groupe, il s’agit de bien différencier deux postures différentes : statique ou survoltée. »
Le frontman de Motörhead n’est pas le seul leader charismatique de la scène heavy metal, mais il y fait figure d’exception parce qu’il conserve, malgré tout, sa bonhomie et sa simplicité, vertus rares dans un univers artistique rempli de figures démesurées. Rares sont les artistes qui parviennent à garder une certaine sobriété au regard de leur succès. Les chanteurs des formations metal rivalisent en effet d’imagination pour entraîner le public venu les voir jouer dans leur sillage, et lorsqu’on évoque le lead vocal d’un groupe, il s’agit de bien différencier deux postures scéniques différentes : statique ou survoltée. Le frontman qui utilise à la fois sa voix et un autre instrument est de fait amené à adopter une position (relativement) immobile, ce qui parfois procure une sensation visuelle intense pour le spectateur. C’est le cas par exemple de Nergal, qui officie aux postes de vocaliste et de guitariste dans le groupe polonais de blackened death metal Behemoth. Adam Darski, incarnation scénique de la volonté de puissance nietzschéenne, fait front à la foule, affublé d’une armure et de peintures guerrières. Sa posture immuable, sa voix surpuissante et ses doigts véloces ont rapidement fait de lui une icone incontournable de la scène metal. En 2010, le groupe se met en pause alors qu’on diagnostique à son charismatique leader une leucémie. Trois ans plus tard, Nergal a terrassé la maladie et repris ardemment du service, accédant ainsi au rang très fermé des légendes vivantes.

Attila Csihar : être ou ne pas être, ou les deux à la fois ?
Mais lorsque le frontman se contente de la partie vocale, il lui faut, pour trouver sa place, développer un supplément d’âme, ce qui se traduit par une mobilité caractéristique, une mise en scène costumée ou par la communication avec le public lors des concerts – voire les trois à la fois lorsqu’il s’agit de Bruce Dickinson –, soit l’invention d’un « jeu de scène ». C’est, par exemple, le parti pris d’Attila Csihar, actuel chanteur du groupe de black metal Mayhem, qui s’amuse à créer une atmosphère délétère sur scène en théâtralisant ses prestations à l’aide de restes d’animaux ou de crânes humains brandis face à la foule, dans un décor de scène macabre. Dans un genre approchant, Niklas Kvarforth, maître d’œuvre et chanteur du groupe suédois Shining, aime à déambuler sur scène l’air hagard, torché au Jack Daniel’s, les bras sauvagement mutilés pour impressionner ses fans lors des concerts du groupe – en n’omettant pas de brûler ses musiciens avec sa cigarette, à moins qu’il ne soit plutôt d’humeur à leur rouler des pelles. La toute-puissance du leader se traduit ici dans tous les domaines, puisque les musiciens acceptent d’être ainsi maltraités en public, concrétisant les doux rêves de destruction de Kvarforth.
De la même manière que dans le rock, les frontmen du heavy metal développent fréquemment un univers autour de leurs prestations, créant des légendes qui peuvent saboter ou booster leur carrière selon les cas. Au risque d’en oublier la musique ? Certainement pas, mais sans doute dans le but plus ou moins avoué de la vendre à peu de frais. D’ailleurs, cela ne se termine pas toujours par des risettes et un nouvel album, car de fortes personnalités y coexistent parfois. Si toutes les musiques et leur histoire sont jalonnées de querelles d’ego, de nombreux exemples de conflits existent entre membres d’une même formation heavy metal. Les musiques extrêmes sont des musiques de l’excès, et leurs représentants sont connus pour leur propension à l’exubérance, au risque parfois d’être submergés par l’attrait du spectacle. De nombreux groupes ont implosé trop tôt à cause de l’hubris de certains de leurs membres, fortes têtes qui n’ont pas accepté de se trouver des rivaux contestant leur toute-puissance. Le cas se retrouve notamment dans la célèbre formation hard rock américaine Guns N’ Roses, aujourd’hui réduite à peau de chagrin par la quête de gloire personnelle et les frasques de son leader Axl Rose, ou encore chez Metallica, qui continue son activité sans autre passion que celle, dévorante, des billets verts qui croient en Dieu.
Le frontman, symbole d’un groupe

« L’aspect spectaculaire n’est pas le seul territoire revendiqué par ces vocalistes autocrates : on remarque que bien souvent, le chanteur a une position prédominante dans la direction artistique de sa formation. »
Malgré tous les travers que le leader peut faire essuyer à sa formation, il n’en reste pas moins le principal vecteur de son image, son premier représentant. Et l’aspect spectaculaire n’est pas le seul territoire revendiqué par ces vocalistes autocrates : on remarque que bien souvent, le chanteur a une position prédominante dans la direction artistique de sa formation. On touche ici du doigt l’un des travers des groupes de metal, qui sont parfois instrumentalisés par la volonté d’un seul, dans ce qui devrait être un travail de création équitablement réparti entre les musiciens. La carrière d’un groupe de heavy démarre souvent grâce à l’aura d’une superstar mise en avant, au charisme ou aux ambitions affirmées, qui s’inféode une poignée de musiciens peu regardants sur ces questions de packaging. Zakk Wylde, ancien guitariste de Ozzy Osbourne devenu leader du groupe Black Label Society à la fin des années 1990, a propulsé son groupe sur le devant de la scène dès ses débuts pour la seule et unique raison qu’il était déjà auparavant un musicien adulé. S’il venait à partir ou mourir, il n’est pas évident que les bikers se bousculeraient pour aller les voir. Malgré la qualité musicale de BLS, qui peut croire que le groupe survivrait sans la présence de Zakk Wylde, fieffé mégalomane qui en a fait sa tribune et y entretient son propre culte depuis des années ? De la même manière, on peut se demander ce que deviendraient Motörhead sans Lemmy, Behemoth sans Nergal ou Opeth sans Mikael Åkerfeldt… Bénéficier de l’aura d’un chef permet indubitablement de se hisser plus vite vers les cimes de la popularité, mais à quel prix ?

Chuck Schuldiner, génial pionner du death metal
De nombreuses formations ont en effet toujours été les créatures d’un seul homme, ce qui suppose une grande précarité artistique en cas de rupture. A contrario, les groupes sans leader naturel comme Black Sabbath ou Lynyrd Skynyrd survivent contre vents et marées, n’étant pas sujets à l’adulation trop forte du public pour l’un ou l’autre de leurs représentants – n’est en cause que leur propension à rester créatifs. On ne saurait dénombrer les groupes de heavy metal qui ne se sont jamais relevés de l’absence de leur homme fort, mais quelques exemples peuvent en témoigner, dont celui du groupe Death, dirigé jusqu’en 2001 par le génial Chuck Schuldiner. Guitariste hors pair et parolier très inspiré, il accéda rapidement au statut d’icône des musiques extrêmes. Mort prématurément d’un cancer du cerveau, Schuldiner laissait alors orphelin des milliers de fans et signait l’arrêt du groupe, qui reposait intégralement sur ses épaules. À l’instar de nombreuses stars du rock parties prématurément, son souvenir plane plus que jamais sur la scène heavy metal, et les membres de Death ont entrepris cette année de remonter sur les planches pour faire revivre la musique créée par leur défunt leader.
Sepultura, formation brésilienne connue de tous pour avoir participé à l’âge d’or du thrash metal dans les années 1980, a été amputée de ses deux membres les plus emblématiques, Max et Igor Cavalera, respectivement chanteur-guitariste et batteur du groupe. Le reste de la bande a pourtant choisi de continuer à faire fructifier la franchise malgré ce délitement. Aujourd’hui, Sepultura est devenu l’ombre de lui-même, un groupe mort-vivant qui écume les festivals en quête d’une gloire perdue, cela car le reste de l’équipe n’a pas eu l’humilité de quitter le navire avec le sentiment du devoir accompli. Le tout, c’est peut-être de savoir s’arrêter quand l’inspiration n’est plus au rendez-vous…

« Le heavy metal n’est pas encore pourri dans son ensemble par des prestataires véreux déguisés en aimants à groupies. »
Lemmy Kilmister semble pour le moment échapper à toute critique et continue à être l’orfèvre rock ‘n’ roll le plus apprécié des metalleux. Sans doute sa mort sonnera-t-elle la fin de la récréation pour Motörhead, mais le motherfucker de 67 ans paraît pour le moment immortel, au même titre que d’autres célèbres frontmen comme Bruce Dickinson d’Iron Maiden ou Gene Simmons de Kiss. Cependant, tout cela doit être nuancé, car le metal reste un genre ou de nombreux musiciens non-chanteurs ont su conserver leur caractère et sont également adulés par les fans. L’exemple le plus emblématique est celui du guitar hero Slash, ancien guitariste des Guns N’ Roses reconverti dans une carrière solo, qui pour beaucoup représente l’âme véritable des défunts Guns, au détriment d’Axl Rose. Cette précision rassure : le heavy metal n’est pas encore pourri dans son ensemble par des prestataires véreux déguisés en aimants à groupies, puisqu’il reste une musique virtuose, passionnée, déchaînant les foules pour des raisons avant tout musicales. On peut ainsi escompter qu’il survive à la mort de ses grandes figures.

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Motörhead Biographie

Lemmy Kilmister - Chant/Basse
Phill Campbell - Guitare
Mikkey Dee - Batterie

Motörhead c'est avant tout Lemmy Kilmister, un ancien roadie de Jimi Hendrix et des Pink Floyd qui décida de fonder un groupe après avoir été viré de Hawkwind. En 1975 il crée donc Bastard, qui deviendra vite Motörhead pour des raisons ethiques. Tandis que Lemmy assure la basse et le chant, Larry Wallace tient la guitare et Lucas Fox se retrouve derrière les fûts. Mais ces deux derniers quitteront vite le groupe, le premier partant pendant l'enregistrement de On Parole, et le second peu après le disque terminé. Ils furent remplacés par Eddie Clarke et Phil Taylor. Bien que bouclé en 1976, ce n'est qu'en 1979 que le premier disque de Motörhead sortit, peu après le second disque du groupe, Motörhead,  qui avait marqué à jamais le milieu Rock avec un nouveau genre, plus rapide et agressif que tout ce qui se faisait à l'époque (1977), le Crust. Deux ans plus tard sortirent Bomber et le cultissime Overkill, puis à peine un an après le tout aussi culte Ace of Spades. Pendant la tournée qui suivit la sortie de Iron Fist en 1982, Eddie Clarke quitta le groupe et fut vite remplacé par Brian Robertson (Thin Lizzy), mais ce dernier fut vite évincé après l'enregistrement de Another Perfect Day, en 1983. Robertson ne correspondait pas à ce que Lemmy recherchait. 1983 fut une année charnière pour le groupe puisque que Lemmy recruta deux guitaristes, Phil Campbell et Wurzel, et vit le départ de Taylor, remplacé Pete Gill (Saxon). Ce dernier put enregistrer le fameux Orgasmatron avant que Taylor ne revienne, en 1987, pour Rock 'n' Roll.

Il fallut attendre la fin des déboires entre Motörhead et sa maison de disque pour voir sortir 1916, en 1991. Durant la période séparant les deux derniers albums, le groupe tourna beaucoup, notamment avec Alice Cooper et Slayer.
L'année suivante marqua le second départ de Taylor, et du coup l'arrivée de Mikkey Dee (King Diamond). March Ör Die sortit la même année, et il est à noter qu'on y retrouve Slash (Guns N'Roses) et Ozzy Osbourne (ex-Black Sabbath) en invités. Puis, le groupe céda à la mode Rap-Metal en sortant un duo avec Ice-T (Body Count), "Born To Raise Hell".

C'est en pleine session d'enregistrement de Sacrifice, en 1995, que Wurzel lâcha le groupe, faisant de nouveau de Motörhead un trio. A partir de là le line-up du groupe resta stable et put enregistrer sans encombre Overnight Sensation en 1996, Snake Bite Love en 1998 , We Are Motörhead en 2000 et enfin Inferno en 2004, après la sortie d'un Best-of d'anthologie (40 titres !) et d'un live enregistré à Brixton en 2003 !

Cela fait maintenant 30 ans que Motörhead a révolutionné le Rock en lui apportant une agressivité nouvelle, et tout l'état d'esprit qui découla derrière. Lemmy Kilmister - et sa célèbre verrue - est aujourd'hui une figure emblématique du Rock, véritable géniteur de toute une génération de musiciens...


Chroniques
Lemmy : The Movie Another Perfect Day
Lemmy : The Movie ( 2010 )

A quoi peut bien ressembler un film sur Lemmy ? Du sexe, de la drogue, du rock’n roll et un grand n’importe quoi sur ce papi du rock? L’approche aurait été facile et aurait répondu aux attentes, mais Greg Olliver et Wes Orshoski ont préféré s’intéresser de près au leader de Mötorhead, qu’ils ont suivi pendant 3 ans, interviewé un bon nombre de fois et dont ils ont réussi à capter un peu de l’homme sous la carapace de légende vivante.
 
Le film retrace la carrière de Lemmy, de ses débuts en Angleterre avec des groupes de renommée essentiellement locale, son passage en tant que roadie pour Jimi Hendrix, à sa percée avec Hawkwind puis l’explosion avec Mötorhead. Devenu culte au fil des années pour son incroyable longévité et son attitude rock’n roll jusqu’au bout des bottes Lemmy apparaît pourtant dans le film comme un papi plutôt tranquille et loin des histoires qu’on peut lui prêter. Même si le montage y est pour quelque chose, le plus souvent Lemmy est là pour relativiser (comme démentir le nombre de conquêtes qu’on lui prête) et au final casser un peu l’image de l’imaginaire collectif.
Mais rassurez vous, Lemmy n’est pas un papi comme les autres : scotché à une bouteille de Jack Daniel’s, conduisant un tank, un appart’ couvert de souvenirs et d’objets des deux guerres mondiales (dont un mur décoré de drapeaux nazis), fan des machines à sous, … le personnage reste atypique mais garde la tête sur les épaules. Défendant son mode de vie mais ne le prônant pas en exemple, se moquant de ses détracteurs le taxant de nazi, louant la chance qu’il a de pouvoir vivre du rock, … Ce film nous montre donc une facette intéressante de l’artiste et de l’homme, à contre courant de ce qu’on aurait pu attendre, pour au final obtenir une vision plutôt intéressante (un homme dévoué au rock, heureux de son destin, sincère). Difficile de savoir si les réalisateurs en bons fans ont joués avec le montage pour présenter Lemmy à son avantage mais dans tous les cas les propos restent intéressants.
Outre les reportages auprès de Lemmy l’autre intérêt du film réside dans le témoignage d’artistes d’horizons variés parlant de l’importance (dans leur vie ou leur musique) de Mötorhead et de son leader. Pour certains (Metallica par exemple) ce jeu de l’interview ressemble à un bonus de DVD d’une série B, mais pour d’autres les propos tenus sont bien plus intéressants (Henry Rollins (Black Flag), Scott Ian (Anthrax), Dave Grohl (Nirvana, Foo Fighters) en tête) et souvent agrémenté de petites anecdotes croustillantes (oui quand même !).
Quelques images lives qui valent le détour (dont une reprise par Metallica de Damage Case sur scène avec Lemmy) complètent le tout.
Du coté des bonus on retrouve des minis reportages sur les autres membres du groupe, dont Phil Campbell s’amusant avec un journaliste (et passe pour le coup pour gros con irrespectueux) et divers extraits live ou d’anciennes interviews.
 
On pourra reprocher à ce film de présenter essentiellement un coté très positif, gentillet de Lemmy, ou en tout cas de sembler forcer le trait. Mais on ne pourra nier que Lemmy est un reportage plus qu’intéressant, désacralisant un peu une icône du rock, pour au final le rendre encore plus attachant de part sa simplicité. Fan ou pas des œuvres de Lemmy le reportage est à voir pour quiconque s’intéresse à l’histoire du rock. Après tout comme le rappelle Henry Rollins, Lemmy est né avant le rock, et tout semble indiquer qu’il compte aussi l’enterrer.
Bacteries


Another Perfect Day ( 1983 )

Another Perfect Day n'est pas l'album de Motörhead jouissant de la meilleure réputation. Paru en 1983, il a le tort de sortir après le décevant Iron Fist et surtout après la débacle qui s'ensuivit, Brian "Robbo" Robertson (ex-Thin Lizzy) étant recruté au pied-levé pour remplacer Eddie Clarke qui lache le groupe en pleine tournée américaine.
Parler de "charnière" ou de "tournant" dans la discographie de Motörhead pour qualifier Another Perfect Day est un bien grand mot. Tout au plus, pouvons-nous parler de faille spatio-temporelle dans laquelle les anglais seraient tombés l'espace d'un skeud tant il est vrai qu'Orgasmatron, mais surtout Rock n' Roll, les albums suivants, marqueront progressivement le retour au bon vieux speed/rock n' roll traditionnel.
Lorsqu'on connaît la personnalité marquée, c'est le moins que l'on puisse dire, de Lemmy Kilmister, on ne peut que rester admiratif devant la capacité de persuasion de Brian Robertson qui, l'air de rien, va imposer sa patte sur une des plus grandes gueules du rock n' roll. Dès les premières notes on sent déjà un changement par rapport à Iron Fist. Confiée à Tony Platt, célèbre pour avoir travaillé avec AC/DC, Manowar ou Foreigner, la production claire et léchée, tout en ne dénaturant pas l'aspect rugueux de la musique de Motörhead à qui la Rickenbacker de Kilmister donne sa raison d'être, permet de mettre en valeur le travail des guitares. En effet, c'est là que se situe la principale innovation. En intégrant Brian Robertson dans le line up, Motörhead intègre également tout le bagage blues que l'écossais a mis à profit durant quatre années passées aux côtés de Phil Lynott. Bien plus qu'un guitar hero dont le métal a été friand durant quelques années, Robbo imprime à ses solis et à ses mélodies un groove puissant qui donne sa véritable couleur à l'album, procurant même une émotion palpable sur les bijoux que sont "I Got Mine", "Dancing On Your Grave" ou "One Track Mind", chose que l'on pensait impossible avec Motörhead.
La tête-à-moteur n'en a pas pour autant viré sa cutie. Another Perfect Day regorge également de tueries telles qu'elle savait les distiller, tout se passant comme si l'arrivée de Robertson avait redonné l'inspiration à Lemmy, revitalisant une énergie quelque peu en perte de vitesse depuis les missiles Ace Of Spades et Overkill, jamais égalés. Cette (mal)saine émulation donnera "Back at the Funny Farm", "Marching Off To War", "Die You Bastard", morceaux au caractère aussi sulfureux qu'inspiré, sentiment que l'on ne retrouvera pas obligatoirement par la suite.
L'histoire aurait pu être belle mais le destin en a décidé autrement. Malgré son background, Brian Robertson ne parvint jamais à s'attirer les faveurs d'un public, outré par ses cheveux courts et propres, et son attitude de minet. Son départ conduit Motörhead vers une période sombre où le groupe frise le split, Phil Taylor ayant également fait ses bagages, mais où Lemmy s'en sort tant bien que mal, jurant d'occulter à jamais cette partie de son histoire. Il tînt parole. Lors du Orgasmatron Tour, aucun titre d'Another Perfect Day ne figurait sur la setlist.

Fragone

//www.metalorgie.com/groupe/Motorhead







Motörhead – Aftershock
Mercredi, 9 octobre 2013  par Animal

Il est difficile de critiquer Motörhead, surtout si c’est pour les accuser de faire du Motörhead – autrement dit : la même chose – depuis 35 ans. Autant reprocher à la source de ne faire jaillir que de l’eau de la roche. Car de la bande à Lemmy, il ne sortira toujours que du rock burné et sans concession (à la mode ou à la critique), celui dans lequel trempe le metal depuis sa formation. Ainsi, trouver dans un nouvel album du groupe autre chose que la simple alliance de la voix si particulière de son frontman, sa grosse ligne de basse sans chichi, une batterie qui roule comme un hot-rod lancé à toute allure (cf. « End Of Time » sur ce nouvel opus), des riffs et solos bien sentis à tous les étages et qui fileront des fourmis dans les doigts à tous les apprentis air-guitaristes, héritage d’une tradition multi-décennale, mènerait tous les fans a envoyer la chose en labo pour analyse pour être sûr qu’on n’a pas collé le mot Motörhead là-dessus à la va-vite.
Certes, avec cet Aftershock, le groupe se répète, invoquant même, à l’occasion, des souvenirs caractéristiques issus de ces vingt précédents albums, comme ces démarrages sur « Going To Mexico » (qui n’est pas sans rappeler un « Overkill » et dont le titre, en soi, rappelle déjà « Going To Brazil » de 1916) ou « Queen Of The Damned » (avec une intro à la basse « ace-of-spadesienne », véritable signature de Lemmy). Mais dans la répétition, il peut aussi ressortir certaines manies plus rares qui avaient eu un charme particulier en leur temps comme l’ajout d’un piano (qu’on n’avait pas entendu depuis Hammered) bien rock’n'roll ici sur « Crying Shame » (allô, Jerry Lee Lewis ?), le groove bon enfant d’un « Keep Your Powder Dry » ou plus particulièrement, et c’est là ce qui démarquera cet album, par ses incartades répétées dans les racines blues du genre. Ainsi « Lost Woman Blues » (le bien nommé) et « Dust And Glass » doublent un exercice effectué la dernière fois sur Inferno et son « Whorehouse Blues » et enfoncent l’idée que si un jour Lemmy, après un choc médical de trop, devait lever le pied, il sera toujours un parfait candidat pour chanter les femmes perdues comme Elmore James avant lui…
Mais celui qui le clouerait déjà sur une chaise n’a pas entendu « Paralyzed » qui clôture cet album comme Motörhead sait le faire : à une allure d’enfer qui ne craint ni l’essoufflement ni l’arthrite, et surtout pas de faire sauter le tensiomètre.
//www.radiometal.com/article/motorhead-%E2%80%93-aftershock,121196







Motörhead reporte sa tournée européenne.
Rédigé par :Xavier Bonnet in News 30 octobre 2013

C’est par un communiqué sur sa page Facebook que Lemmy Kilmister, le leader et l’âme de Motörhead, a annoncé il y a un peu plus d’une heure ce que l’on craignait, eu égard à ses problèmes de santé persistants : l’annulation des dates européennes de novembre et décembre à venir, dont celle au Zénith de Paris le 9 novembre. Des dates reportées au printemps prochain à en croire le même communiqué dont voici le détail :
« J’ai la tristesse de vous apprendre que Motörhead doit reporter la tournée européenne à venir au début de l’année prochaine.
Nous avons pris cette décision car je ne me sens pas encore prêt à prendre la route, faisant tout mon possible pour retrouver une pleine forme et une santé solide. Ne vous inquiétez pas – je ne vais pas commencer à faire l’apologie du végétalisme et des boissons sans alcool, mais il est clair que j’ai repensé certaines de mes habitudes de vie afin d’être sûr de revenir plus fort et en meilleure santé que jamais.
Avoir à dire que je ne suis pas encore prêt à reprendre la route m’attriste profondément, mais pas autant que la perspective de me lancer, de jouer des concerts moyens et voir ma santé partir en lambeaux avant même la fin de la tournée ! Quand les gens viennent voir une tournée de Motörhead, ils attendent un show de Motörhead, et c’est exactement ce à quoi vous aurez droit quand je serai d’aplomb et prêt à en découdre.
Nous apprécions votre patience et votre compréhension… et sachez que je vais de mieux en mieux chaque jour.  Donc, préparez-vous pour le printemps prochain en Europe, on se verra à ce moment-là.

Merci à tous.
Lemmy”

//www.rollingstone.fr/motorhead-reporte-sa-tournee-europeenne/






Motörhead annule sa tournée européenne 2013:
de retour au printemps 2014?

31/10/2013

Lemmy Kilmister, le leader de Motörhead a jeté l'éponge en raison de ses problèmes de santé. Il annule ses concerts européens de 2013, dont un show prévu au Zénith de Paris le 9 novembre 2013.

Malgré tous ses efforts pour revenir d'aplomb en concert, Lemmy Kilmister -souffrant- a finalement renoncé à la tournée européenne de Motörhead en 2013. Le groupe de hardrock devait se produire notamment le 9 novembre 2013 au Zénith de Paris. Ce concert est de fait annulé.
Pourtant, Lemmy Kilmister reste optimiste: souffrant de problèmes de santé, il promet de se mettre d'aplomb pour l'année prochaine. Officiellement la tournée est donc reportée à 2014. Une maigre consolation pour les fans, qui avaient cru que le rockeur allait trouver au fond de lui des ressources pour monter sur scène en novembre. Il y a encore quelques jours, Motörhead confirmait d'ailleurs les concerts à venir en mettant en avant les concerts européens sur sa page Facebook... La déception n'en est que plus grande. Ce show au Zénith de Paris devait marquer les retrouvailles de Lemmy Kilmister, Phil Campbell et Mikkey Dee avec le public français, que Motörhead n'a pas vu depuis son passage au Sonisphere Festival à Amnéville (Lorraine) en juin 2013.
Les problèmes de santé du leader de Motörhead remontent à cet été. En août 2013 Lemmy Kilmister, le leader charismatique de la formation heavy metal avait souffert de malaises récurrents sur scène. Le bassiste et chanteur du groupe de métal s'est en effet effondré sur scène le 2 août 2013 lors du festival du Wacken Festival, en Allemagne. Il avait assuré le show jusqu'au bout de ses capacités pour finalement arrêter les frais au bout d'une demi heure sur scène... ce que l'on peut voir sur une vidéo diffusée sur Youtube.

Obligé de se reposer, Lemmy Kilmister doit faire contre mauvaise fortune bon coeur s'il veut un jour remonter sur scène. "Nous avons renoncé à venir en Europe en 2013 car je ne suis pas prêt à reprendre la route pour le moment, a expliqué à ses fans le leader du groupe. Je dois oeuvrer à mon retour en étant en pleine forme et en bonne santé", ajoute Lemmy Kilmister.
Mais ce charismatique rockeur connu pour ses excès en tous genre n'est pas prêt à faillir à sa réputation pour autant : "Rassurez-vous je ne fais pas faire la promotion du véganisme ou des boissons sans alcool, mais je dois quand même reconfigurer quelques petits points de ma vie pour être sûr de pouvoir revenir plus pêchu et solide que jamais", conclut Lemmy Kilmister dans son communiqué.
Reste que l'actualité est toujours chargée pour le groupe de heavy metal britannique qui vient de publier son nouveau disque "Aftershock" (sorti le 21 octobre 2013) accompagné d'un nouveau single "Heartbreaker". Lemmy Kilmister quant à lui donne rendez-vous à ses fans européens dès le printemps 2014. 

//www.spectacles.carrefour.fr/billets-spectacles/actualite-musique/Motorhead-annule-sa-tournee-europeenne-2013-de-re-474413.htm






Mikkey Dee, batteur de Motörhead
INTERVIEW exclu, entrevue Vendredi 28 Octobre 2011



Le mercredi 26 octobre 2011, Motörhead était à Nantes dans le cadre de sa tournée passant actuellement par la France. Pour l'occasion, le groupe donnait quelques rares interviews et nous avons eu la chance de pouvoir converser quelques minutes avec son batteur Mikkey Dee. Toujours intéressant d'avoir un autre point de vue que celui du mythique Lemmy Kilmister sur un groupe légendaire qui traverse les décénnies comme si de rien était à l'image de son frontman... Le temps donc de revenir sur l'actualité du groupe, sur l'avenir, sur l'actualité du metal, mais aussi sur la carrière d'un batteur qui a notamment côtoyé le grand King Diamond.

Ju de Melon : Bonjour Mikkey et merci de nous accorder cette entrevue !

Mikkey Dee : Tout le plaisir est pour moi.

Commençons par la grosse actu de Motörhead et ce nouveau CD Live/DVD qui sort le 14 novembre prochain. The Wörld Is Ours Vol. 1 - Everywhere Further Than Everyplace Else...

Ca faisait plusieurs années que nous n'avions pas sorti de DVD officiel, le dernier du genre remontant à 2005 et s'intitulant Space Fright. Nous avons pensé que c'était le meilleur moment pour nous de sortir un live, quelque chose de sympa pour les fans qui nous suivent depuis toutes ces années, pour toutes ces personnes qui ne peuvent pas forcément venir nous voir sur scène. Et je pense que le résultat est plutôt positif.

On peut dire que son titre est assez long voire amusant... Everywhere Further Than Everyplace Else... pourquoi ce nom ?

On aime bien mettre un peu d'humour parfois dans nos titres, tout simplement... Par contre je ne me souviens plus d'où est venue l'idée, je sais juste que nous sommes tous tombés d'accord sur ce nom et c'est ça le plus important ! (rires)

Il contiendra entre autre l'intégralité du show donné à Santiago au Chili... Pourquoi ce choix de concert en particulier ? Prémédité ou décidé après coup ?

Hmm... un peu des deux en fait. Tu sais, quand tu projettes d'enregistrer un DVD, tu ne sais jamais trop quel sera le résultat au niveau audio ou vidéo, cela dépend de beaucoup de paramètres à chaque fois. Nous avons par exemple enregistré le concert à New York, c'était celui-ci qui était choisi à la base, mais au final nous n'étions pas forcément satisfait du rendu visuel global. Au niveau audio, ce n'est jamais véritablement un problème, on peut toujours s'arranger et remixer certaines choses, mais pour la vidéo c'est différent. Tout est une question d'angles, de lumières, il est impossible de retoucher ces choses-là. Au final, comme nous avions capté d'autres shows, on s'est rendu compte que celui de Santiago était le plus réussi à ce niveau.

Qui dit "Vol. 1" dit forcément "Vol. 2" bientôt, quelques détails et exclu à ce sujet ?

Nous avons déjà des idées mais cela va dépendre de ce que nous allons enregistrer bientôt sur nos prochains concerts, il y aura forcément du bon matériel à se mettre sous la dent... et il y en a encore qui n'a pas été utilisé donc on peut voir venir.

Peut-être que le show de Paris fin novembre en fera partie ?

J'espère vraiment, mais pas seulement Paris... les autres dates en France aussi, pourquoi pas ?

Justement vous êtes en ce moment même en tournée avec pas mal de dates en France, comment est l'ambiance ?

C'est vraiment cool, déjà les festivals ici sont de très bons moments mais par exemple hier à Clermont-Ferrand c'était pas mal du tout. Tout se passe très bien, là on s'apprête à jouer à Nantes dans quelques heures. Après j'espère que le concert à Paris sera génial, j'ai entendu dire que les places se vendaient bien donc je n'ai aucun doute sur l'excellente ambiance qu'on aura là-bas.

Quel est le lien privilégié qu'a Motörhead avec la France ?

La France aime Motörhead, comme baucoup de pays européens. Je sais juste qu'au milieu des années 90 nous avons eu quelques soucis en France, mais ce n'était pas de notre faute ni de celle des fans... Je ne sais pas pourquoi mais aucun promoteur n'était intéressé à nous faire jouer en France à l'époque et les français ont cru que nous ne voulions pas venir, ce qui était totalement faux. Depuis nous avons réglé ce problème et les fans nous sont restés fidèles. C'était un problème d'organisation à l'époque, les responsables et la presse française ne semblaient plus intéressés par Mötorhead mais heureusement depuis les choses ont changé.

Petit retour sur l'album The Wörld Is Yours sorti l'an passé, es-tu satisfait des retours qu'il a reçu ?

Les retours que cet album a eu ont été très bons, beaucoup de gens semblent avoir vraiment apprécié ce CD. Nous en sommes vraiment contents. Et là nous sommes ravis de pouvoir le présenter au fans français en dehors de Paris car nous n'avons pas pu jouer en province depuis sa sortie... Voilà qui est désormais chose faite.

Un nouvel album studio est-il déjà en préparation ou pas encore ?

Nous n'avons pas encore décidé cela mais... tout dépendra du planning à venir et de la tournée, il est difficile pour nous d'écrire en pleine périodes de concerts. Logiquement on se met au travail en janvier pour écrire quelques chansons, mais là je pense que ce ne sera pas possible car on sera encore sur la route. Le gens devront attendre un peu plus longtemps pour un nouvel album, mais bien sûr qu'il y en aura un en temps voulu !

Il y avait quelques rumeurs comme quoi cet album serait un album de reprises...

Non non, le prochain Motörhead sera composé de chansons que nous aurons nous-même écrites.

L'an prochain cela fera 20 ans que t'es le batteur de Motörhead, quel est ton meilleur souvenir de cette double décénnie ?

(rires) Mais comment veux-tu que je réponde à cette question ? Il y en a tellement, cela m'est impossible (rires) ! Chaque jour dans le groupe a été un bon souvenir pour moi, ma réponse peut paraître banale mais c'est un peu ce que je ressens. Sur cette tournée tout se passe bien, il y a quelques moments forts quand par exemple nous jouons pour la première fois dans certains pays ou certaines villes, mais aussi lors des gros concerts comme New York ou Londres. Il y a eu aussi tous ces moments passés avec de grands groupes pour lesquels nous avons joué en ouverture, nous gardons aussi de bons souvenirs de certaines formations qui ont fait nos premières parties, de superbes rencontres... Plein de choses se sont passées pendant ces 20 années, des bonnes et des mauvaises, mais avant tout de superbes moments.

Et le meilleur reste peut-être à venir...

Je l'espère bien ! Motörhead est pour moi comme une histoire sans fin.

Tu as eu un riche début de carrière avec King Diamond, en gardes-tu quelques souvenirs nostalgiques ?

C'était fantastique, on était comme une famille avec les gars du groupe ! On a beaucoup tourné et écrit de bons albums je pense, c'était le début de ma carrière et je m'amusais beaucoup. Ensuite j'ai joué pendant deux ans pour Dokken juste avant de rejoindre Motörhead. Bref c'est vrai que le temps passe quand on y pense...

Es-tu toujours en contact avec le King ?

Oui bien sûr. Andy LaRocque, Pete Blakk et Hal Patino sont de bons amis à moi et à travers eux je reste en contact avec King Diamond. Il a été de passage aux Etats-Unis après son opération au coeur et on a brièvement parlé, je sais déjà qu'il va mieux et qu'il change son style de vie depuis ce dur moment. Il a l'air heureux. J'ai reparlé à Andy récemment vu qu'il habite pas loin de chez moi et il me tient au courant des activités du groupe, ils pensent sérieusement à reprendre les concerts une fois que le King ira totalement mieux... bientôt donc.

Lemmy et King Diamond sont deux légendes du metal à leur manière, quels sont leurs plus grands points communs selon toi ?

Ils sont chacun uniques en leur genre et ils ne font jamais de compromis. Ils croient en ce qu'ils font et n'en démordent pas. Avec Motörhead, on va au bout des choses, Lemmy est un vrai leader qui nous amène à donner notre maximum... c'était la même chose avec King Diamond à l'époque. Ils ont donc pas mal de points communs, même si ce sont deux personnes très différentes.

Il y a un peu plus de 3 mois, on apprenait le décès de Michael "Würzel" Burston, ancien guitariste de Mötorhead que t'avais côtoyé lors de tes débuts avec le groupe... Un moment pénible pour vous trois j'imagine.

Oui, en effet. Nous avons essayé d'honorer sa mémoire du mieux que nous l'avons pu... Michael a fait ses choix dans la vie et nous savions tous que ces derniers temps il ne se sentait pas bien. Il va beaucoup nous manquer mais pour Motörhead la vie continue, cela fait depuis 1995 qu'il ne fait plus partie du groupe.

Un petit buzz se fait en ce moment autour de la collaboration entre Lou Reed et Metallica et la sortie de Lulu prévue le 31 octobre... As-tu eu la chance d'écouter un peu cette oeuvre singulière ?

C'est cool qu'ils osent faire ce qu'ils ont envie de faire je trouve. Un groupe comme Metallica a tellement eu de succès, vendu tellement d'albums et fait tellement de gros shows que ça ne m'étonne pas de les voir tenter quelque chose d'autre. Même chose pour Lou Reed d'ailleurs ! Cette collaboration parait étrange mais... pas tant que ça au final quand on y pense ! ce sont des artistes majeurs qui s'unissent pour tenter de créer quelque chose d'unique, moi j'aime ça.

Imaginerais-tu possible une association entre Motörhead et une autre légende du genre pour un album à part ?

Peut-être que nous devrions tenter un truc avec ABBA ! (rires)

(rires) Pourquoi pas !

Comme tu le dis, pourquoi pas... (rires)

Et sinon, je sais que t'aimerais faire un album solo, est-ce toujours plus ou moins prévu ?

Difficile de prévoir un tel projet quand on manque de temps comme c'est mon cas depuis... un bon moment déjà (rires) ! Quand j'ai annoncé cette envie, c'était il y a quelques années et déjà à l'époque je pensais que ce serait difficile niveau timing... or là c'est encore pire pour être honnête. Et puis j'aimerais vraiment que ce soit un album pensé et réfléchi, je ne peux donc pas le précipiter et le faire à la va vite...

2011 tire peu à peu sa révérance mine de rien, tu penses que ce fut une bonne année pour le gros rock et le metal ?

Hmmmm globalement je pense que oui, en tout cas pour nous ça a été une très bonne année. Chaque année tu as quelques petites surprises avec de bons nouveaux groupes qui émergent, qu'on rencontre surtout lors de festivals, et c'est pas mal sympa d'être le témoin de ce renouvellement.

Tiens, terminons par une question bête, comment vois-tu l'avenir de Motörhead ? On sait que Lemmy donnera tout jusqu'au bout, cela promet encore de belles années...

On va tout simplement essayer de continuer à faire ce qu'on aime du mieux que l'on pourra, en donnant toujours le meilleur de nous même. En tout cas nous n'abandonnerons jamais ! Après évidemment nous ne pouvons jamais savoir ce qui va arriver... tant que nous serons en bonne santé nous continuerons en tout cas.

Merci beaucoup Mikkey, quelques derniers mots pour les fans français et notamment les parisiens qui vous attendent au Zénith fin novembre ?

C'est vraiment cool de pouvoir revenir sur plusieurs dates en France, nous adorons votre pays. Continuez à venir nous voir en concert, on attend beaucoup du show de Paris fin novembre alors soyez au rendez-vous car nous serons là pour vous !
 
//www.lagrosseradio.com/metal/webzine-metal/interview-metal/p3883-mikkey-dee-batteur-de-motorhead.html






Interview de Lemmy par Rolling Stone


 
Quand Rolling Stone a rencontré Lemmy Kilmister de Motörhead pour discuter de la 20ème sortie studio de la bande, Motörizer (le 26 août/ 1er Septembre pour l‘Europe, ndt), le rocker était heureux de partager sa recette pour la boisson parfaite : « un tiers Jack, deux tiers de Coca, environ cinq cubes de glace. Ne vous inquiétez pas de le remuer, c’est lui qui vous remuera ! Et penchez-vous ensuite, doublez et buvez-le à l'envers — cela guérira vos putains de hoquets ! » nous dit Kilmister, aussi ouvert sur ce conseil que sur la stupidité des labels, la guerre en Iraq et son nouveau documentaire, Lemmy : le Film.
 
Motörizer est le 20ème album studio du groupe. Croyiez-vous jamais que le groupe durerait aussi longtemps ?
 Nous n’avions aucun plan d’aucune sorte en réalité. Beaucoup de gens n'ont pas cru que nous durions aussi longtemps. Vous ne pensez pas à cela quand vous commencez un groupe - vous commencez un juste groupe pour voir ce qui va se passer. C’est très satisfaisant d’être toujours là.
Quel est la plus grande différence entre écrire et enregistrer des albums maintenant et lors que le groupe a fait Overkill ou Ace Of Spades ?
C’est comme une autre planète. Les gens pensaient différemment, regardaient différemment, ont fait les choses différemment, et philosophaient différemment sur leur destin. C’était juste différent. Et ça n’a pas changer en mieux, tu sais (rires). C’est pas bizarre comme les choses ne semblent jamais s’améliorer ? Ils améliorent des choses et ils sont toujours plus mauvais !
 
Les paroles de « The Thousand Names of God » parlent de guerre. Quelles sont vos sentiments sur la situation actuelle en Iraq ?
C’est un putain de gâchis. C’est autre chose que le Vietnam - une guerre que tu peux gagner, parce que tu ne peux pas battre un ennemi que tu ne peux pas voir. N’importe qui dans ce pays peut être l’ennemi. Tu ne peux pas tous les descendre, donc tu dois partir. Nous ne devrions jamais être parti là bas dés le début. Je veux dire, tu sais « Saddam est un trou du cul » ce qui est sûrement vrai mais ce n’était pas une menace pour l’Amérique. Bush et Colin Powell m’ont dit à la télé qu’il était mon ennemi. Et je savais qu’il ne l’était pas. Je vais vous dire une histoire drôle - pour améliorer un peu l’humeur - quand l’armée anglaise est entré en Iraq pour la Tempête du Désert ils n’avaient pas d’uniforme du désert, seulement les uniformes verts. Tu sais pourquoi ? Parce qu’ils les avaient tous vendus à l’Iraq deux ans avant. Ce n’est pas brillant ?
 
Quels titres les fans peuvent-ils espérer pour les concerts ?
Je pense que nous n’allons jouer que deux ou trois titres du nouvel album. Nous n’avons pas joué ici depuis trois ans donc la set-list que nous jouons est toujours inconnue en Amérique. Donc peut-être que nous ne le changeront pas - excepter insérer une nouvelle chanson du nouvel album.
 
Comment comparez-vous les audiences de Motörhead aujourd’hui et il y a 30 ans ?
C’est les mêmes. Ils sont de plus en plus jeunes maintenant, mais nous voyons trois générations à nos concerts. Cela prouve que ce nous faisons est bon. Nous voyons des jeunes de 13 ou 14 ans, c’est génial.
 
Que pouvez-vous nous dire de la sortie prochaine du documentaire Lemmy : The Movie.
Il à l’air bien nan ? Ce sont vraiment des types sympas, ils viennent de New York. Wes (Orshoski) et Greg (Olliver). Ils sont juste venus et dit « Nous pouvons faire ça ? » Et j’ai dis « Yeah ! ». Ils sont venus pendant trois tournées maintenant, je crois - dans le bus, et nous ont filmés en coulisse. Ils ont interviewés un grand nombre de gens - vous n’y croiriez pas combien de gens ils ont interviewés. Même des types que j’avais oublié !
 
Qu’avez-vous ressenti quand vous avez entendu Dave Grohl, Alice Cooper et Slash faire votre éloge dans le documentaire ?
C’est vraiment bien. C’est un plaisir d’être soutenu (rires). Parce que tout le monde nous donnait six mois quand nous avons commencés. Alors je n’es pas pu accepter de diviser le groupe avant qu’ils se taisent. Je crois qu’ils se sont tus, si maintenant je ne veux diviser le groupe ? Juste au cas où (rires) !
 
Vous êtes une des rares personnes qui peuvent dire qu’ils ont vécut avec Jimi Hendrix et Sid Vicious.
Ils étaient tous les deux des gentlemen avec moi. J’ai vu Sid se battre contre d’autres types, et ça m’a épouvanté! Hendrix était un gars agréable. A un certain point, il a été assassiné par les gens proches de lui, parce qu’ils ne se sont pas occupés de lui. Il n’ont juste pas regarder dans son dos.
 
Que pensez-vous de l’état du Rock’n’roll ?
Le Rock’n’roll, parfaitement, parce qu’il n’est pas joué à la radio, encore. Il y a quelque chose que la radio n’a pas remarqué, encore, et ils susciteront sans doute une ruée terrible par les labels pour engager tout cela - n’importe quoi avec une guitare autour du cou venu de la ville (rires). Comme le Merseybeat et Nirvana - ils sont allés à Seattle et signés tout ce qui possédait une guitare, je pense.
Quel était le conseil le plus fou que vous ayez reçut d’un label ?
« Tout est magnifique, nous sommes vos amis! Nous allons faire de vous tous des millionnaires! » Quand nous sommes partis de chez Sony, nous avons dit à quelqu’un dans la hiérarchie de Sony « Pourquoi est-ce que vous n’avez pas pu nous dire la vérité ? » Et il a répondu : « Ce n’est pas notre façon de travailler. » Une terrible révélation pour quelqu’un dans le business de la musique. Un putain de trou du cul. C’est assez pour anéantir votre fidélité. Ils sont tous comme ça de toute façon, ce n’est pas que Sony. Des gens signes des groupes, les laissent faire la moitié d’un album et les vire du label - pour une perte fiscal. Juste pour que leurs comptes soient équilibrés, ils détruiraient les rêves de cinq jeunes gars. C’est honteux - vous devriez les persécuter pour ça.

//motorheadfrance.e-monsite.com/pages/archives-des-news/interview-de-lemmy.html







MOTÖRHEAD - entrevue avec Mikkey Dee 26-05-99

Motörhead est l'un de ces groupes dont tout le monde connaît le nom. Depuis 25 ans ils ont sans cesse poussé les limites du hard-rock, à en devenir les précurseurs, sinon les pères de dizaines de styles connexes. Dans le cadre de la tournée pour leur nouvel album Everything Louder Than Everyone Else, Club-Culture a rencontré Mikkey Dee, virtuose batteur du défunt groupe King Diamond et maintenant le plus récent membre du trio, lors de leur passage à Montréal le 26 mai dernier.

C.C. - Comment se déroule la tournée jusqu'à maintenant?
M.D. - Très, Très bien. Presque toujours à guichets fermés. Je doute que ça soit à guichet fermé ce soir [ à Montréal] mais je ne sais pas. Montréal est la ville où l'on jouera toutes les fois qu'on passe au Canada. On a déjà joué Edmonton, Calgary, Vancouver et il y a eu des surventes de billets, comme on y va pratiquement jamais. Il faudra y retourner plus rapidement que prévu. La plupart des spectacles, 9/10 ont été à guichets fermés. Les ventes de billets pour ce soir sont un peu faibles, mais on ne sait jamais. Montréal est une ville qui bouge. À l'époque de King Diamond [ un des anciens groupes à Mikkey] , on se rappelle toujours comment c'est bien ici. On jouait au Spectrum à chaque fois, toujours plein à craquer.
C.C. - Aviez-vous pensé un jour qu'on vous enverrait en tournée avec un groupe oï et deux groupes hardcore?
M.D. - C'est un peu étrange. On ne savait pas du tout qui étaient c'est gars-là [ Hatebreed, Dropkick Murphy's, Skarhead] avant la tournée. C'est donc effectivement un peu étrange. Ça amène du bon et du mauvais. Ils attirent une foule différente de la nôtre. Une foule beaucoup plus hardcore. Et quelques fois ça attire le trouble.
C.C. - Pourtant tous ces groupes ont Motörhead comme influence...
M.D. - Il demeure que ce sont de bons amis. On s'entend très bien avec eux. C'est seulement que les gens qu'ils attirent sont cr****ment féroces (rires). C'est toujours une question de violence. Je n'ai jamais compris ça. Pourquoi aller à un spectacle avec ta gang pour rencontrer une autre gang et partir une bataille quand ton groupe joue? C'est quoi l'affaire? Tu te retrouves avec 40-50 personnes qui perdent le nord sur le plancher et se battent. Ça semble être le seul but de certains fans. Et on est complètement contre ça. On n'aime même pas quand les gens font du slamdance.
C.C. - No Sleep 'Til Hammersmith demeurera un album difficile à surpasser dans la tête de plusieurs fans; y a-t-il une raison spéciale pour un nouvel album live, pour donner ce traitement à des classiques plus récents?
M.D. - C'est exactement ça. Ça fait maintenant quelques années que je suis avec le groupe et notre son est meilleur que jamais. Lemmy et Phil ont dit à un poste de télévision que [ Everything Louder Than Everyone Else] était le meilleur album live que Motörhead ait jamais fait. Ce n'est pas seulement grâce à moi, l'album sonne vraiment beaucoup mieux. Ça fonctionne à merveille. Je joue les pièces très différemment de Taylor ou Gill. [ Motörhead] jouent très différemment maintenant qu'il y a 10 ou 15 ans. Il ne prendra pas la place de Hammersmith, ce n'est pas un substitut pour cet album-là. Mais dans 10 ans il deviendra un classique aussi. En fait, il commence déjà à être considéré comme un classique par plusieurs fans.
C.C. - Que pensez-vous des hommages sur Victory et Overnight Sensation?
M.D. - C'est OK. On ne peut vraiment rien y faire. On n'y pense pas vraiment, en fait. C'est quelque chose qui est là, sans plus.
C.C. - Si vous deviez jouer un hommage, à quel artiste vous le feriez?
M.D. - Il y a tellement de groupes, mais Thin Lizzy est un de mes groupes préférés. J'aimerais rendre hommage à Lizzy. Motörhead est tellement exigeant en ce qui concerne notre tournée et la façon dont nous faisons nos albums que je n'ai pas vraiment pas le temps de penser à faire autre chose. J'ai eu des offres pour faire d'autres trucs, Mais Motörhead c'est 25 heures par jour.
C.C. - Ça doit être émouvant d'avoir Ron Jeremy comme fan avéré, avez vous déjà pensé lui rendre hommage?
M.D. - (rires) Un vidéo peut-être? Motörhead Sex Party Vol. 5. C'est bien par contre. Il y a tellement de gens qu'on ne soupçonnerait jamais être des fans qui se présentent à nos spectacles. Tu ne croirais pas que lui ou elle est un fan. Plusieurs fans n'ont pas le profil " typique " d'un fan de Motörhead.
C.C. - D'autres exemples de gens qu'on ne penserait pas croiser à vos spectacles?
M.D. - Plusieurs professionnels du hockey, des gars de la LNH. Je dois envoyer des boîtes de CD à différents clubs, ils aiment écouter du Motörhead avant une partie, ça les stimule. Il y a beaucoup d'artistes et d'acteurs, Tom Armold est un grand fan. Je sais que Bryan Adams aime bien Metallica, et King Diamond était un de ses groupes préférés, ainsi que Motörhead. Apparemment Tina Turner aussi aimerait beaucoup de musique heavy.
C.C. - Si l'opportunité se présente encore, est-ce que vous iriez jouer de nouveau au Tonight Show?
M.D. - Oh, absolument. Jay [ Leno] a été fantastique, super sympathique avec nous. Ça a été un truc super, on le ferait encore sans problème. [David] Letterman était différent par contre, plus énervant, on ne jouerait plus à son émission. Mais Jay a été fantastique. Nous avons été le premier groupe hard rock à jouer là. C'était pendant la transition entre Johnny Carson et Jay, donc l'équipe était 50-50. Les habits, la vieille école, les gars de Johnny Carson étaient encore là, et Jay a amené une foule plus jeune. Il y a donc eu un peu de problème avec le volume, comment tout ça devait procéder. Mais en fin de compte ça s'est bien passé. Ça passera à l'histoire, ça c'est certain.
C.C. - Votre artiste préféré à l'heure actuelle?
M.D. - Il y en a tellement, je ne peux t'en dire seulement un. J'écoute de tout, j'ai toujours écouté de tout de la musique classique à... En fait quelques uns de mes favoris sont des groupes canadiens, comme Rush et Saga. J'ai un faible pour le rock plus technique, presque symphonique. Mais j'écoute de tout. Je suis inconditionnel de Deep Purple, le premier spectacle que j'ai vu j'avais 7 ans, c'était Deep Purple. J'avais du y amener ma mère. J'étais déjà dans un groupe, je jouais de la batterie... Toute musique qui parvient à me toucher dans n'importe quel sens est bonne. J'ai un éventail de goût assez large. Plusieurs musiciens ont des goûts très étroits et ça les limite. En tant que batteur, je joue de tout. J'ai joué du jazz big band, je joue du blues, je joue des trucs lourds comme Motörhead, je joue du jazz fusion, je joue même des trucs latinos. J'aime jouer de tout. Je veux absorber toute la musique.
C.C. - Votre Spice Girl favorite, présente ou passée, plus d'une ou aucun de ces choix?
M.D. - Laisse-moi te dire, je n'ai pas de Spice Girl préférée. Je pense qu'elles sont de la merde. Elles sont complètement préfabriquées, exactement comme les Backstreet Boys et toute cette putain de merde... Ils détruisent le marché. Je me rappelle il y a quelques années, la plus grande tournée de l'année avait été les Power Rangers, tu te rends compte? Tu sais que c'est une complète fabrication. Ça n'a strictement rien à voir avec la musique. Un Joyeux Festin de chez McDonald est plus musical que les Spice Girls.

Propos recueillis, traduits et mis au point par J.F. Allard pour Club-Culture.com

//club-culture.com/general/entremot.htm






Motörhead: Lemmy public n°1
Le 14 janvier 2011
Interview Sacha Reins





Alors que Motörhead sort « The Wörld is Yours », son nouvel album, rencontre avec le redoutable leader de ce groupe toujours aussi furieux.

Attention, cet homme est une légende. Lemmy Kilmister, le leader de ­Motörhead, a tout fait, tout vu, tout vécu. Drogues dures, alcool, rien n’a jamais effrayé ce géant de 1,93 mètre et sa présence encore parmi nous tient du miracle médical. « Un médecin m’a dit un jour : “M. Lemmy, ne donnez jamais votre sang à quelqu’un, ça le tuerait certainement !” » A 65 ans, ce fils d’un pasteur de Blackpool reste une des ­figures les plus authentiques du heavy ­metal britannique et carbure quotidiennement à un mélange de speed et d’héroïne en poudre qu’il dilue dans un litre et demi de whisky. A Berlin, il est arrivé au rendez-vous avec sa bouteille de Jack Daniel’s.
Paris Match. Beaucoup de légendes circulent sur vous, on dit que vous avez eu deux mille aventures féminines, est-ce possible ?
Lemmy Kilmister. C’est très exagéré, j’ai dû avoir un millier de partenaires. Ce qui n’a rien d’extravagant. J’ai 65 ans, j’ai commencé à 17 et je n’ai jamais été marié. Cela fait à peu près 25 maîtresses par an.
On dit aussi que vous avez été touché par la foi rock and rollienne en voyant les Beatles.
C’est exact, j’avais 17 ans quand j’ai vu les Beatles à la Cavern. J’étais venu en stop à Liverpool et ce fut le choc, la rencontre avec le rock à l’état pur, j’ai compris que je ne pouvais pas faire autre chose que de ­vivre dans ce monde-là. Je suis devenu ­ensuite roadie de Jimi Hendrix et un jour, pendant la balance, j’ai pris une guitare et nous avons jammé ­ensemble une quarantaine de minutes. Je suis un mec qui a eu la chance de se trouver deux fois au bon moment au bon endroit. Comment voulez-vous faire marche arrière après cela et devenir plombier ?
Vous avez surpris beaucoup de monde en vous ­installant, il y a vingt ans, à Los Angeles.
Pourquoi ? Je n’ai rien renié, je n’ai trahi personne. Je suis un Anglais partout où je vais. C’était une bonne ­décision car L.A. est une ville rock and roll !
Motörhead tourne sans arrêt, n’en avez-vous pas un peu marre de la vie sur la route ?
Financièrement, je suis à l’abri, je pourrais effectivement arrêter, mais je n’en ai aucune envie. C’est ce que je suis. ­Napoléon a dit un jour : “La France, c’est moi.” Moi je suis le rock and roll. Je ne me souviens pas comment était ma vie avant Motörhead. Mais, à 65 ans, je mène toujours la même existence de cinglé. Je la continue, à un rythme différent pour éviter de mourir.
N’avez-vous jamais eu envie d’être aussi reconnu et ­célèbre qu’AC/DC ?
Je suis assez content d’être sur la deuxième marche, il y a moins de pression, plus de liberté. J’ai été en ligue 1, j’ai joué dans les stades, on ne contrôle plus sa vie, on vous met dans des avions, on ne sait même pas où on va et on ne connaît pas la moitié des gens qui ­gravitent autour de vous.
Quelle est la chose la plus folle que vous ayez faite ?
Il y en a eu tant ! Peut-être avoir escaladé la façade d’un hôtel jusqu’au dixième étage pour faire une blague à un copain en surgissant par son balcon. J’aurais vraiment pu me fracasser.
Etes-vous aussi bagarreur qu’on le dit ?
Non, j’ai un physique qui n’encourage pas les mecs à ­venir me chercher des histoires.
Vous avez lu le livre de Keith Richards ?
Oui, et je n’ai pas été impressionné. Traverser l’Alabama avec une voiture bourrée de drogues alors que vous pouvez la mettre avec le matos dans les camions, je trouve cela stupide. Et quand ils se font arrêter, une heure après, un avocat pour milliardaires vient les faire libérer. Ces gars ont toujours eu trop d’argent. Ils ne savent pas ce que c’est que vivre normalement. Ils ne connaissent pas la vraie vie rock and roll pleine de danger. Moi, si !

//www.parismatch.com/Culture/Musique/Motoerhead-Lemmy-the-woerld-is-yours-144788







Un documentaire pour Lemmy
26-05-2008

La vie et la carrière de la tête d’affiche du groupe Motorhead, Lemmy Kilmister, seront commémorées dans un nouveau documentaire – pour l’instant intitulé Lemmy, qui paraîtra en 2009.

Le film promet aux fans du groupe un accès encore plus grand à la vie de Kilmister et comprend des entrevues avec ses co-musiciens, présents et passés, ainsi qu’avec certains collègues et admirateurs comme Slash, Dave Grohl, Mick Jones du groupe The Clash, Alice Cooper, Steve Vai et le lutteur superstar Triple H.
Les réalisateurs Greg Olliver et Wes Orshoski (qui ont tous les deux déjà écrit des articles pour le magazine Billboard) effectuent le tournage en combinant la vidéo HD et le film 16 mm. Le film comprendra également des apparitions d’autres géants du monde de la musique hard rock et heavy metal; les détails en seront dévoilés ultérieurement. «Nous ne nous sommes pas encore fait répondre "non" à la suite d’une demande d’entrevue», dit Olliver.
Orshoski affirme que Lemmy ne cesse de le surprendre. «Vous pensez le connaître, mais vous n’en savez rien. Si vous pensez avoir compris Lemmy, faites-moi confiance. Ce n’est pas le cas!»
«Filmer Lemmy, c’est comme filmer une bête sauvage. Il ne fait jamais ce à quoi vous vous attendez, et il ne fait jamais rien de ce que vous voulez qu’il fasse», de déclarer Olliver en riant. «Beaucoup des prises les plus cool sont celles pour lesquelles il nous a fallu attendre quatre ou cinq spectacles avant de les obtenir.»
Il n’existe pas encore de contrat de distribution officiel mais on peut visionner la bande-annonce à l’adresse lemmymovie.com; elle présente des images sur scène et des séquences amusantes filmées en coulisse, où l’on peut par exemple voir Kilmister en train de faire l’essai d’un amplificateur de basse, à plein volume, en racontant des blagues salées.
Motorhead effectuera une tournée en Europe à partir de la mi-juillet, après quoi le groupe se produira sur scène aux États-Unis avec Heaven & Hell et Judas Priest au mois d’août. Une série de concerts de trois semaines est également au programme au Royaume-Uni en octobre.

//fr.canoe.ca/divertissement/musique/nouvelles/2008/05/23/5653646-ca.html
























































11/11/2013
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