Alain YVER

Alain YVER

NADAR

FELIX NADAR






http://membres.multimania.fr/histoiredesarts/nadar.html

http://military-photos.com/nadar.htm

http://www2.cndp.fr/themadoc/niepce/nadar.htm

http://photonumerique.codedrops.net/spip.php?article93



Félix Tournachon dit Nadar (1820-1910)

Fils d’un imprimeur lyonnais, Félix Tournachon mène à Paris la vie de bohème des jeunes romantiques. Il publie des critiques dramatiques, des contes et signe rapidement de son pseudonyme Nadar. A partir de 1846, il propose des caricatures aux journaux satiriques dans lesquels il écrit. Il lance alors sa " Galerie des gens de lettres " qui deviendra le fameux " Panthéon Nadar " publié en 1854. L’année précédente, en 1853, Félix a offert à son frère Adrien des leçons de photographie auprès du maître Gustave Le Gray. Félix s’adonne lui aussi à cette pratique et réalise ses premiers portraits au printemps 1854 avant de venir apporter son soutien à Adrien qui a du mal à lancer son entreprise. Les deux frères produisent alors une série de " Figures d’expression de Charles Deburau en Pierrot " qui remporte un vif succès à l’Exposition universelle de 1855. S’ensuit une dispute entre les deux frères. Adrien, qui signe Nadar jeune, veut poursuivre seul mais Félix lui intente un procès en mars 1856 – qu’il gagne en décembre 1857 - pour récupérer l’usage exclusif de son pseudonyme. Félix, qui a trouvé dans la photographie un nouveau champ d’expérimentation, poursuit dans cette voie. Il souhaite traduire la " ressemblance intime " des figures de la bohème et du romantisme. Défilent ainsi dans son atelier : Baudelaire, Nerval, Dumas, Gautier, Rossini, Berlioz. En 1859, l’engouement pour le " portrait carte de visite ", selon la formule déposée par Disdéri, signe la fin de cette œuvre artisanale. Nadar s’engage alors dans une production plus commerciale, s’installe somptueusement boulevard des Capucines, dans l’atelier laissé libre par Gustave Le Gray et édite ses " Figures contemporaines " en petit format.
Nadar, qui réalise encore quelques beaux portraits comme ceux de Sarah Bernhardt et de George Sand, se tourne vers d’autres défis techniques, comme l’aérostation. Il réalise en 1858, depuis un ballon, une première vue aérienne au-dessus du Petit-Clamart, photographie à la lumière électrique les catacombes (1862) puis les égouts de Paris (1864-1865). En 1886, il réalise enfin, en collaboration avec son fils Paul, l’interview d’Eugène Chevreul, à l’occasion du centenaire du célèbre chimiste. Les photographies prises à l’occasion de cet entretien sont publiées dans le Journal illustré.
Les Archives photographiques (Médiathèque de l’architecture et du patrimoine) conservent le fonds d’Atelier de Félix Nadar (dont quelques plaques au collodion des années 1850), enrichi des productions de son fils Paul.










Grâce à Nadar, la photographie est devenue un art. Il a aussi montré qu'elle pouvait rendre de grands services aux géomètres et aux militaires en réalisant les premières photos aériennes, prises notamment en Essonne. Nadar a également joué un rôle important dans la naissance de l'aviation.

Lorsque Nadar découvre la photographie, en 1854, celle-ci n'a alors que 15 ans d'existence. À l'époque, peu de gens maîtrisent cette technique. Personne ne mesure encore ses multiples champs d'application. Cet essonnien d'adoption (il a vécu à une dizaine d'années à Draveil ) va lui donner ses lettres de noblesse. Il l'élève au rang d'art notamment à travers une série de portraits dans lesquels il s'attache à retranscrire la personnalité du sujet. Charles Baudelaire, Théophile Gautier, Victor Hugo, Georges Sand, Sarah Bernhardt, Alphonse Daudet, Alexandre Dumas : toutes les personnalités du XIXe siècle passent devant son objectif.

De la technique, à la technique appliquée
Mais “ l'artiste ” Nadar se double d'un solide technicien qui s'attache à démontrer que la photo ouvre de nouveaux champs d'application. Il est le premier à concevoir un procédé d'éclairage artificiel qui combine un jeu de lumières de différentes intensités. Il libère ainsi la photographie des contraintes imposées par la lumière naturelle. Nadar vient de créer une nouvelle discipline : la photo souterraine. Il l'expérimente dans les catacombes de Paris. Désormais, il est possible de révéler au grand public le mystère du sous-sol. La spéléologie vient de prendre un nouvel élan.
Nadar est également passionné par les ascensions en ballons gonflés à l'hydrogène. Il mesure très vite tout le parti que l'on peut en tirer. Il invente la photographie aérienne qui permettra ensuite aux militaires de photographier les lignes ennemies et aux géomètres de s'affranchir de longs et fastidieux calculs.
Nadar réalise la première photo aérienne en 1858, à Bièvres, en Essonne. Ce ne fut pas une mince affaire : ses plaques photographiques devenaient systématiquement noires à chaque ascension. Il trouva enfin la solution en évitant de les mettre en contact avec le gaz qui remplissait le ballon.

Un visionnaire qui soutient la recherche…
Nadar n'est pas un scientifique. Il l'avoue : “ J'ai professé toute ma vie, une haine de la géométrie, qui n'a d'égale que mon horreur de l'algèbre ”. Mais il respecte la science et les scientifiques. Mieux, il les soutient : pendant que les uns s'évertuent à perfectionner les ballons ascensionnels, d'autres explorent de nouvelles pistes. Parmi eux, deux ingénieurs : Ponton d'Amécourt, qui croit fermement aux vertus de l'hélice et Clément Ader convaincu que l'avenir passe par des appareils dotés d'ailes, à la façon des oiseaux. Nadar, soutient la toute jeune science aéronautique. Il crée une société destinée à financer les travaux de recherche. Doté d'une plume féroce (il a démarré sa carrière en tant que journaliste puis caricaturiste), il attaque les défenseurs des ballons qu'il juge totalement dépassés. A l'issue d'une vive polémique, Nadar et ses amis obtiendront gain de cause : Clément Ader, sera l'auteur du premier vol humain avec un appareil plus lourd que l'air. Nadar était un visionnaire.









Nadar, la norme et le caprice
Au Château de Tours
du 29 mai au 07 novembre 2010


http://www.jeudepaume.org/index.php?page=article&idArt=1216&lieu=6

Disparu il y a tout juste 100 ans, Félix Tournachon dit Nadar (1820 – 1910), dont l’art de portraitiste a souvent été célébré, reste l’emblème de la photographie du XIXe siècle. L’époque des années 1850 a vu la réalisation des portraits des plus grands artistes de la bohême parisienne, et la mise au point d’une recette qui assure le succès de l’atelier sous le Second Empire.

Sous la Troisième République, alors que Paul Nadar (1856 – 1939) accompagne l’entreprise paternelle puis lui succède, la standardisation du portrait apparaît souvent comme une dérive commerciale. L’exposition propose de réviser ce point de vue en considérant le rôle du succès des photographies d’acteurs et d’actrices de théâtre de l’époque comme une vision complémentaire de la société fin de siècle. L’atelier du photographe apparaît alors comme le carrefour de la norme et du caprice : portraits des figures illustres et représentations solennels du corps social côtoient grimaces et gesticulations, parades et mimodrames du monde du spectacle.

À travers les archives de la Médiathèque de l’architecture et du patrimoine, riche du fonds des négatifs des ateliers Nadar père et fils, l’exposition relie et relit les deux aspects a priori opposés du portrait et montre qu’entre les "grands hommes" et les "tableaux vivants", l’imaginaire d’une société se retrouve face à l’objectif.

L’exposition propose d’évoquer la filiation entre Nadar et son fils Paul en restant au plus près des images, grâce à un parcours d’environ 200 tirages réalisés à partir des négatifs originaux, non retouchés et non recadrés, qui donnent à la norme et au caprice la saveur de l’archive.

Sur invitation de la Ville de Tours, le Jeu de Paume
présente une programmation "hors les murs"
au Château de Tours.

L’exposition "Nadar, la norme et le caprice" fait partie des
célébrations nationales 2010 organisées, sous l’égide du
ministère de la Culture et de la Communication, à l’occasion
du centenaire de la mort de Nadar (6 avril 1820 – 20 mars 1910).

Cette exposition est réalisée par le Jeu de Paume en collaboration avec la Ville de Tours et la Médiathèque de l’architecture et du patrimoine, ministère de la Culture et de la Communication [http://www.mediatheque-patrimoine.culture.gouv.fr].

En partenariat avec Azart Photographie, France Bleu Touraine, La Nouvelle République, Polka magazine.









Créé en 1955 par l’association des Gens d’Images,
le Prix Nadar
récompense chaque année un livre édité en France à dater du 1er janvier de l’année en cours et consacré à la photographie ancienne ou contemporaine, dans tous ses aspects.

L’ouvrage, qui peut être une monographie consacrée à un photographe, un catalogue d’exposition, un livre de recherche historique aussi bien qu’une création originale (le seul critère retenu étant celui de la qualité) doit être revêtu d’un ISBN et avoir fait l’objet du dépôt légal à la Bibliothèque nationale de France.
Organisation du prix

L’attribution du prix se fait à la majorité simple d’un jury qui comprend une dizaine de personnalités appartenant aux diverses professions concernées par l’édition photographique. Le jury se réunit à la Bibliothèque nationale de France accueilli par le Directeur du département des Estampes et de la Photographie, Madame Sylvie Aubenas, et sous une présidence différente chaque année attribuée par les Gens d’Images.

Tous les livres concourant au Prix Nadar sont ensuite déposés pour partie à la Bibliothèque nationale de France et pour partie au musée Nicéphore Niépce de Chalon-sur-Saône où ils peuvent être facilement consultés.
Pour toute information
contactez Gaëlle Mauduit,
Déléguée générale du Prix Nadar
courriel : prix-nadar@gensdimages.com























28/02/2011
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