Alain YVER

Alain YVER

NICÉPHORE NIÈPCE

NICÉPHORE NIÈPCE





http://www.niepce.com/

http://www.google.fr/search?q=nicePHorE+niepce&hl=fr&safe=off&client=firefox-a&hs=2in&rls=org.mozilla:fr:official&prmd=io&tbs=tl:1&tbo=u&ei=bL34TOPGCKqW4gbeoJzGBw&sa=X&oi=timeline_result&ct=title&resnum=17&ved=0CG8Q5wIwEA

http://www.chalon-sur-saone.net/chalon-patrimoine/art-histoire-chalon/nicephore-niepce.htm

http://ecoles.ac-rouen.fr/circ_dieppe_est/divers_sites/spip.php?article25

http://www.google.fr/imgres?imgurl=http://astro-canada.ca/_photos/a4306_niepce1_p.jpg&imgrefurl=http://astro-canada.ca/_fr/a2306.html&usg=__-5qsEg4zhR5ytAIgQ07eDhQHUtg=&h=200&w=168&sz=14&hl=fr&start=44&sig2=bObarRGyBH5ajkZ5WwLuDg&zoom=1&um=1&itbs=1&tbnid=Mge6VSkmRobm8M:&tbnh=104&tbnw=87&prev=/images%3Fq%3DnicePHorE%2Bniepce%26start%3D40%26um%3D1%26hl%3Dfr%26safe%3Doff%26client%3Dfirefox-a%26sa%3DN%26rls%3Dorg.mozilla:fr:official%26ndsp%3D20%26tbs%3Disch:1%26prmd%3Dio&ei=q7_4TI_3NIP54AbDjMWMBw


VOIR AUSSI SUR CE BLOG DAGUERRE
http://jazz.blog4ever.com/blog/lire-article-78728-2018729-daguerre.html


PREMIÈRE PHOTOGRAPHIE AU MONDE


Joseph Nicéphore Niépce, né à Chalon-sur-Saône le 7 mars 1765 et mort à Saint-Loup-de-Varennes le 5 juillet 1833, fut un pionnier de la photographie et l'auteur du tout premier cliché.

Joseph Nicéphore Niépce voit le jour sous le règne de Louis XV, le 7 mars 1765 à Chalon-sur-Saône en Bourgogne, dans ce qu'il est convenu d'appeler une « bonne famille ». Son père est avocat et gérant de biens, conseiller du Roi ; sa mère est la fille d'un célèbre avocat. Très aisée, la famille possède des propriétés dispersées autour de Chalon-sur-Saône lui procurant des revenus élevés.

De 1780 à 1788, ses études aux collèges des Oratoriens à Chalon-sur-Saône, Angers et Troyes font entrevoir pour Joseph une carrière ecclésiastique ; mais il semble que la vocation du jeune homme se soit émoussée. Il renonce à la prêtrise et s'engage dans l'armée révolutionnaire en 1792. Il s'installe à Nice et s'y marie avec Agnés Roméro qui met au monde Isidore en 1796.

Dix ans plus tard, il est de retour en Bourgogne. À trente-six ans, Niépce retrouve donc sa terre natale, sa mère, sa sœur et ses deux frères, Claude, l'aîné, et Bernard. Les années suivantes sont consacrées à la mise en valeur de ses propriétés et à ses inventions : le « pyréolophore » (sorte de moteur marin à explosion) qui, bien que jamais commercialisé apporte une notoriété nationale à ses talents d'inventeur, partagée avec Claude. Il y a également un projet de machine hydraulique de Marly, la culture du pastel dont le développement est favorisé par le blocus continental.

Tous ces travaux, l'état de guerre permanent (nous sommes maintenant sous le premier Empire), le renchérissement de toutes choses amènent leur cortège de difficultés financières et Niépce contracte le premier d'une longue série d'emprunts.

1816 est l'année des premières recherches « héliographiques », menées conjointement à celles du pyréolophore. Fin 1817, Claude part en Angleterre tenter de vendre leur moteur et continuer ses propres travaux sur le « mouvement perpétuel ». La correspondance des deux frères durant les onze années suivantes sera un véritable almanach de l'avancement des recherches et des premiers succès photographiques. En 1824, enfin, Nicéphore peut écrire à son frère : « La réussite est complète ».

Hélas la situation de la famille est catastrophique : les dettes s'élèvent à 1 800 000 francs (équivalent 1987) et on songe sérieusement à vendre des propriétés pour rembourser des créanciers devenus impatients.

L'année suivante, Niépce lie ses premières relations avec le graveur Lemaître et l'ingénieur-opticien Vincent Chevalier, de Paris. C'est grâce à ce dernier que Daguerre écrit une première lettre à Niépce en 1826. Les contacts entre les deux hommes sont peu fréquents : Niépce est assez méfiant, Daguerre plutôt pressant. Nicéphore envoie avec parcimonie des échantillons (parfois tronqués) de ses réussites tandis que Daguerre, lui, n'envoie que des promesses…

Point de vue du Gras, tout premier cliché réalisé en 1826 ou 1827 à Saint-Loup-de-Varennes

1827 est une année décisive. Bien que miné par des difficultés de tous ordres, Niépce prend conscience du degré d'achèvement de son invention et cherche des contacts pour la faire reconnaître et la perfectionner. Claude tombe toutefois gravement malade et il faut partir pour l'Angleterre où la situation est là aussi calamiteuse : épuisé par ses recherches, n'ayant pas réussi à négocier le pyréolophore, Claude sombre dans la démence et meurt peu après. Lors de leur passage à Paris, Niépce et sa femme nouent des relations avec des scientifiques, mais sans suite. Mêmes résultats en Angleterre malgré de flatteuses rencontres avec des membres de la Royal Academy.

Début 1828, retour à Chalon-sur-Saône : Daguerre se montre de plus en plus désireux de connaître de nouveaux résultats. Le premier projet d'association entre Niépce et Daguerre voit le jour en octobre 1829. Le but de l'association est de commercialiser les fruits de la nouvelle découverte, à parts égales. Niépce apporte son invention, Daguerre ses relations et son « industrie ». Au cours des années suivantes, la collaboration devient plus étroite : une correspondance s'établit entre Chalon-sur-Saône et Paris. On use même, pour préserver le secret, d'un code chiffré désignant les éléments utilisés (13=la chambre noire, 56=le Soleil, 5=le bitume de Judée, etc.). Ce code compte jusqu'à cent une références ! Les lettres échangées montrent que Daguerre est surtout préoccupé de la gestion de son « diorama » et que les recherches sont essentiellement le fait de Niépce (bien que Daguerre parle de « nos » recherches).

En 1832 enfin, Daguerre réalise pour Niépce un bilan de ses propres travaux d'où il ressort que l'un et l'autre, avec les mêmes produits, obtiennent des résultats différents ; il est toutefois à noter — et cela n'est pas sans importance — que jamais Daguerre n'a pu montrer à Niépce le moindre résultat de ses essais. Mais les choses avancent. Début 1833, cependant, Daguerre, malade, suggère la remise à plus tard de certains essais.

Le 5 juillet 1833 à sept heures du soir, Nicéphore Niépce meurt subitement à Saint-Loup-de-Varennes. Il repose au cimetière de Saint-Loup-de-Varennes.

De nos jours, un lycée et le musée de la photographie de Chalon-sur-Saône portent son nom. Depuis 1955, l'association « Gens d'images » décerne à un photographe français ou résidant en France depuis plus de trois ans, le Prix Niépce, qui compte parmi ses premiers lauréats Jean Dieuzaide, Robert Doisneau ou Jeanloup Sieff.










Nicéphore Niépce : archives, édition et recherche


Direction : Michel Frizot, en collaboration avec le Musée Niépce de Chalon-sur-Saône (2003-2009)

Participants : Michel Frizot, François Cheval (conservateur en chef des musées de Chalon-sur-Saône), Bertrand Lavédrine (directeur du CRCDG/CNRS), Sylvie Aubenas (BNF), Monique Sicard, Christophe Potocki, Mireille Cardot, Kim Timby (Musée Niépce, Chalon-sur-Saône), Ioana Vultur (post-doctorante).

Cette opération a fait l’objet d’une convention signée en automne 2003 entre le CNRS (représenté par le CRAL) et la Ville de Chalon-sur-Saône (représentée par le Musée Niépce). Pour les aspects relevant de l’analyse physico-chimique des plaques de Niépce, elle bénéficie de la collaboration du Centre de recherche sur la conservation des documents graphiques (CRCDG/CNRS), dirigé par Bertrand Lavédrine.

L’opération est née du constat qu’il n’existe à ce jour aucune étude scientifique ni aucun inventaire complet des archives laissées par Nicéphore Niépce à sa mort en 1833. Des événements récents, parmi lesquels la redécouverte en 2000 de cinq plaques héliographiques disparues depuis vingt-cinq ans à Chalon-sur-Saône, ou la vente d’une gravure héliographique et de soixante lettres de Nicéphore Niépce (collection Jammes) en mars 2002 (acquises par la Bibliothèque nationale de France), et enfin l’acquisition en juillet 2004 d’un nouveau lot de documents par la BNF, ont mis l’accent sur la difficulté à la fois de situer ces artefacts au sein des recherches de Niépce et de les évaluer par rapport aux diverses démarches connues sous l’intitulé « invention de la photographie ».

Tant l’exacerbation récente de toutes les questions qui touchent à l’histoire de la photographie, et particulièrement de son invention, trop longtemps négligée ou considérée comme mineure dans l’histoire des arts et des techniques, qu’une certaine confusion des concepts et des méthodes à mettre en œuvre, nécessitent aujourd’hui de faire le point sur la nature exacte des recherches menées par Nicéphore Niépce, et sur leur place dans l’élaboration des procédures « photographiques » qui sont apparues depuis les années 1820.

Les possibilités offertes depuis quelques années par la numérisation des documents et par le réseau internet permettent d’envisager une mise en ligne de la recherche, de ses résultats exhaustifs et de formules didactiques pour permettre à un large public de prendre connaissance des acquis avec un degré de lecture et de compréhension adapté.

Le programme comporte donc la conception et la mise en place d’un site internet consacré aux archives Nicéphore Niépce,à des présentations biographiques et scientifiques de ses travaux, à diverses études spécifiques engagées par l’équipe Niépce, etc. L’édition « papier » ne sera adoptée que pour quelques études très spécifiques pouvant intéresser d’autres secteurs de la recherche.

L’opération comporte quatre phases:

    *

      l’inventaire des documents d’archive et la constitution de fichiers et de bases de données (photographie et numérisation des documents) ;
    *

      la mise à disposition publique des données par voie numérique (l’intégralité des lettres de Niépce, ou afférentes à ses travaux, et les études analytiques et critiques de ces documents ;
    *

      l’étude scientifique des artefacts de Niépce, de ses procédures techniques et de leur contextualisation scientifique ; la constitution d’une généalogie épistémique des recherches de Niépce, élargie à l’ensemble des procès photosensibles, comprenant notamment la photogravure – procédure historiquement très importante, pour laquelle les travaux de Niépce jouent un rôle fondateur ;
    *

      la constitution d’une bibliographie consacrée aux travaux de Niépce, à son environnement industriel et scientifique, à sa réception, à son héritage scientifique.

À partir de là, des recherches plus spécialisées seront entreprises sur le contexte scientifique, les conceptions et les méthodes des années 1780-1840 dont Niépce a pu bénéficier, mais dont il a aussi été tributaire. Il s’agit d’asseoir une lecture non téléologique des recherches de Niépce et de ses contemporains (Daguerre et Talbot notamment) et plus généralement de caractériser l’imaginaire niépcéen.

D’ores et déjà,  sont engagées des études sur :

    *

      la question des brevets de 1791 à 1844 (c’est-à-dire de la création des brevets d’invention jusqu’à la nouvelle loi sur les brevets), autour du brevet du pyréolophore et des brevets pour des dispositifs de représentation ; le contexte industriel dans les lettres de Niépce ;
    *

      l’identification des gravures originales utilisées par Niépce pour ses travaux héliographiques ; les réalisations de l’atelier du graveur Lemaître, avec lequel Niépce était en relation étroite.







C'est en Bourgogne qu'a été prise la première photographie au monde. Portrait de cet inventeur de génie, Nicéphore Niépce, qui ne connut pas le succès de son vivant.


Dès 1816, la fixation d'une image obtenue grâce à une chambre noire fait l'objet des recherches de Joseph Nicéphore Niépce. Fils de bonne famille né le 7 mars 1765 à Chalon-sur-Saône, Niépce arrive, à force de travail à créer la première « photo » en utilisant une couche photosensible à base de bitume de Judée. Mais il ne parvient pas encore à fixer les images sur le support qui finissent par s'effacer. Il faudra donc attendre 1825 pour que Niépce trouve la solution : l'héliographie, une technique d'impression des images photographiques sur papier utilisant un procédé combinant le transfert d'un positif photographique sur un vernis photosensible.

Bien que miné par les difficultés financières, Niépce prend alors conscience de l’importance de son invention et cherche des contacts pour la faire reconnaître et perfectionner. Il s’associe avec Louis Daguerre, un ancien peintre et décorateur de théâtre, qu’il a rencontré et qui poursuit le même graal. Niépce apporte son invention, Daguerre ses relations et son « industrie ». Ensemble, ils essaieront de raccourcir le temps de pose et de commercialiser les fruits de cette découverte. Mais, ironie du sort, ce n’est qu’après la mort de Niepce en 1833, que son rêve deviendra réalité avec l’invention d’un procédé qui réduit le temps de pose à quelques heures, donnant ainsi naissance au fameux appareil qui porte le nom de son confrère, le Daguerréotype.









03/12/2010
1 Poster un commentaire

A découvrir aussi


Ces blogs de Photo & Vidéo pourraient vous intéresser

Inscrivez-vous au blog

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 2 autres membres