Alain YVER

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OLIVIER DEPARDON

OLIVIER DEPARDON




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Olivier Depardon : décence et poésie

Olivier Depardon - Un soleil dans la pluie
Vicious Circle - Discograph

L’ancien chanteur de Virago change de cap : une réussite. Critique et écoute.

La seule différence entre hier et aujourd’hui, entre le passé d’Olivier Depardon au sein de Virago, ces frères de route grenoblois des Thugs ou de Sloy, et ses premiers pas solitaires du jour, c’est la nudité. Belle nouvelle donc : le garçon est indemne.
Dix ans d’introspection en marge du monde et de collaborations sporadiques n’auront ridé ni la précision de ses mots, plus déposés qu’imposés, ni son sens de la mélodie en trompe l’oeil. De ses années initiatiques, il garde le goût des grands vents froids et rigoureux, soufflés jadis par d’inflexibles Shellac ou Jesus Lizard, mais on le découvre capable d’en dompter les colères pour en extraire une sève humaine et épurée.
Tout en décence et poésie, son album pourrait être le fruit doux-amer d’un télescopage pas forcément incongru entre Chokebore et Alain Bashung. Ainsi, jusqu’à flirter parfois avec l’austérité d’une dalle de marbre, les chansons d’Olivier enchantent par leur discrétion, leur mélancolie retenue et ce pouvoir rare d’insinuer l’âme derrière la sobriété. “Tout se fait sans leurres”, confirme-t-il.

par JL.Manet
le 19 mars 2012

http://www.lesinrocks.com/musique/critique-album/olivier-depardon-decence-et-poesie/








Olivier Depardon, une lueur dans le rock
Recueilli par Christian LOSSON 2 avril 2012

A 39 ans, l'ex-leader de Virago signe un premier album rock à la fraîcheur et la raideur lumineuses. A découvrir d'urgence ce soir, au Nouveau casino, à Paris.

Sorti en toute discrétion début mars, Un soleil dans la pluie est un disque qui étreint et colle à l'oreille. Habité d'une noirceur majestueuse et à la brillance ténébreuse, le premier album solo d'Olivier Depardon est un cocktail sauvage d'austérité, d'épure et de radicalité. Du genre à mériter de s'inviter dans la cours des cadors du rock français, dans un sillon solitaire qu'aurait tracé un Dominique A; imperméable aux modes, résistant aux facilités. La recette du Grenoblois: des textes sobres, un phrasé acéré et un sens de l'harmonie dépouillé. Il s'en explique à Libération.

Dix ans après l'expérience Virago et deux albums à la clé, vous revoici en solo. Apaisé ou tourmenté? Crépusculaire ou porté sur l'aube?Plutôt apaisé. Beaucoup de temps s'est écoulé depuis la fin de Virago, fait de rencontres et de nouvelles expériences. Quelque chose aussi s'est libéré en moi depuis cette époque. Des émotions moins intériorisées. Moins de tourments de l'âme, des envies plus lumineuses. Je me sens plus connecté à la nature, à ce qui m'entoure: une présence qui participe beaucoup à mon équilibre.
Vous avez multiplié les expériences, à coup de rencontres (Jull), de groupes (Zygoma) de collaborations (Tara King)... En quoi cela a-t-il nourri votre regard sur la musique et le rock?
Je me suis beaucoup investi dans le son, en live et en studio. C'est une passion commune à la musique. Je n'avais jamais eu le temps d'expérimenter pleinement ça avant. Donc, depuis dix ans, j'ai enregistré pas mal de disques, beaucoup de son en live.
J'ai bossé dans une salle à Grenoble, Le Ciel, à la programmation assez pointue: ça m'a bien nourri de musiques. J'ai emmagasiné... L'envie de refaire des chansons est revenue petit à petit mais dans quelque chose de beaucoup plus posé. Comme si j'avais, pendant cette période, jeté des paquets qui m'encombraient pour être plus léger.
Mon regard sur la musique reste intact dans le fond. J'essaie de préserver la magie. J'aime ce rock qui vient des Etats-Unis. J'aime cette culture musicale, cette façon de véhiculer des émotions, d'oser. Dans le son, dans les partis pris. J'aime la langue française, sa poésie. Même s'il n'est pas toujours facile de faire en sorte que ça colle avec le rock.

Naître un jour
Dans Naître un jour, vous dites: «Je cherche des issues de secours/ Je lutte pour voir le jour/ Je cherche le point de retour/ Je lutte pour voir le jour.» Une tendance à la dépression ou, à l'inverse, un goût féroce pour la vie?
Un goût féroce pour la vie. Pour que de nouvelles choses puissent revivre, il faut passer par de longs processus de transformation. Que les vieilles choses meurent pour que de nouvelles puissent naître...
Dans Je suis, vous chantez, binaire, vous dites: «Je suis le chaud et le froid/ Je suis le vrai et le faux/ Je suis le ying et le yang/ Je suis la gauche et la droite.» Vous revendiquez un côté schizo dans la vie?
Non, mais j'ai souvent été baigné par le doute, qui me balançait d'un côté, de l'autre... Et j'ai toujours aimé jouer, confronter ces opposés. Voir cette dualité dans le sens des mots, dans la vie. Ce que ça suppose, ce à quoi ça nous renvoit. Notre part de schizophrénie, sans doute?
Le titre Un soleil dans la pluie est sec et intransigeant, puissant et tendu, rêche et sans compromis. Vous assumez «de planter des clous sur le front» (pour reprendre l'une de vos phrases) d'un paysage rock plutôt pâle...
J'assume pleinement. Je défends cette esthétique, cette liberté de jouer une musique faite d'émotions changeantes, puissante. Un son tendu parfois, hypnotique. Très dans le ressenti. Il n'y a pas assez de place pour l'éclectisme dans le rock. Il reste trop formaté pour le divertissement. Trois ans pour penser, écrire, concevoir, réaliser un album. C'est beaucoup trop, ou finalement, jamais assez? Comment traverse-t-on un tel temps?
J'avais le temps, mon temps. Je n'étais pas pressé, pas de pression. Juste de la patience. Le temps que les choses se fassent naturellement. Cela demande de lâcher prise. Cela m'a permis de prendre du recul vu que tout n'allait pas à fond les manettes. Et pour cause: j'étais seul maître à bord.
Comment l'apport des autres vous-a-t-il aidé à accoucher de l'album? Est-ce, au fond, un travail fondamentalement solitaire ou qui renvoit à une forme de solitude?Solitaire dans la façon de faire naitre ces chansons seul dans ma grotte. Quand j'en avais l'envie, le désir. C'est très alchimique, comme un long parcours initiatique, un travail sur moi. Mais la nourriture vient aussi de l'extérieur, les rencontres, les expériences. Tout cela nourrit, donne des images. J'ai enregistré avec François Carle, fidèle ami et collaborateur, histoire d'aller plus loin dans les visions. Et, surtout, de partager mon univers avec profondeur et compréhension.

L'objectif
Comment avez-vous pensé votre travail sur la musique, ses mélodies, ses harmonies, ses rythmiques parfois abrasives, et les mots portés à triturer des chaos intérieurs?Comme des voyages: proche de la transe. J'aime beaucoup les musiques hypnotiques, dans le rock ou les musiques du monde. Où l'on peut rentrer plus profond dans la musique si on le laisse aller et pénétrer. Puis des événements se greffent là-dessus pour mettre comme des virgules, des ponctuations, des respirations... Cela laisse comme un écrin pour dire les mots, triturer les émotions, trouver mon alchimie.
Assumez-vous un héritage dans le rock, des influences magnétiques et/ou fantômatiques, qui vous hantent et habitent votre album?
Il y a une ligne que je suis, quelque chose d'énigmatique. J'essaie lentement d'en percer le mystère...
Un soleil dans la pluie est sorti le 5 mars chez Vicious Circle. Pourquoi avoir opté pour ce label bordelais? En quoi colle-t-il avec votre univers ou collez-vous au sien?On se connaît depuis l'époque Virago. J'aime beaucoup ce label qui existe depuis quasiment les débuts de la scène indé en France. On parle la même langue. C'est fluide. J'aime l'éthique, les groupes noise qui ont bercé mes débuts dans le rock puissant, et l'ouverture vers d'autres esthétiques. J'ai beaucoup de respect pour tout le travail que fait Philippe Couderc, qui se bat pour que les musiques vivantes puissent exister et avoir une place. Ils sortent aussi Shannon Wright, Elysian Fields, Mansfield Tya. La classe!
En cadeau bonus, Olivier Depardon nous offre "De bonne heure", un nouveau titre d'Un soleil dans la pluie.
Recueilli par Christian LOSSONOlivier Depardon CD: «Un soleil dans la pluie» (Vicious Circle)

http://next.liberation.fr/musique/2012/04/02/olivier-depardon-une-lueur-dans-le-rock_807774









Olivier Depardon n'est pas un inconnu.

On peut même dire qu'il a marqué les esprits. C'était il y a un peu plus de dix ans, avec son groupe, Virago. Cousin hexagonal des Unsane et autres Jesus Lizard, Virago débarquait avec un son rêche et sans concession. Enervé, sous pression. Olivier Depardon en était le chanteur, auteur de textes tout aussi incisifs délivrés d'une voix assurée, assumée, aux angles vifs, souvent en colère. A la fin des 90S, Virago fut l'un des groupes emblématiques de Vicious Circle qui produisit ses deux albums Introvertu (1998) et Premier Jour (2000) - d'où fut extrait 'Ouvre-moi', l'un des titres phares du film Baise-Moi de Virginie Despentes.
Dix années ont passé durant lesquelles Olivier Depardon a digéré ce trop-plein d'émotions vives. Plusieurs rencontres et collaborations (Jull, Tara King th...), un nouveau projet (Zygoma), du live et des enregistrements (avec Nadj, Maczde...). Olivier ne s'est pas ennuyé mais ne travaillait plus pour lui. Jusqu'à ce que ses textes et ses chansons tournent trop dans sa tête pour y rester ; et le besoin de coucher sur bande s'est à nouveau fait sentir.
 
En 2012, Olivier Depardon est donc bien de retour et signe Un Soleil Dans La Pluie, premier album solo à la poésie noire et à la rage contenue. On y retrouve ce même amour des mots. Olivier joue avec, les bouscule, les malmène ou les éclaire. Une voix qui parle à moitié, chante aussi, qui sait appuyer sur les sons comme un doigt sur une cicatrice. Elancements du coeur, on peut se sentir submergé. La musique se fait plus épurée et moins éruptive, souvent oppressante ou parfois plus légère. De l'entêtant "Naître Un Jour" au lancinant et émouvant "De Bonne Heure", du rugueux "Je Suis" aux envolées mélodiques d' "Ici - Alors" en passant par l'échappée instrumentale et rêveuse "El Pickin'O", Olivier Depardon bouleverse sans artifice et laisse jaillir ici et là un brin de sérénité dans la pénombre - Un Soleil Dans La Pluie. Comme un Dominique A biberonné au son âpre et parfois sanglant de Shellac. Avec souci du détail et jamais timide, son premier album solo marquera le retour d'un orfèvre des mots comme on en rencontre peu.

http://www.viciouscircle.fr/site/?q=artistes/98








L’album de la semaine:

Olivier Depardon – Un Soleil dans la pluie


Bonjour à tous! C’est le week-end et l’ombre du Lundi vient déjà nous hanter, promesse d’une semaine de dur labeur, de l’attente incroyablement longue et pénible du prochain week-end (enfin je dis surtout ça pour vous, j’aime assez mon travail personnellement). Pour vous aider à traverser cette épreuve, L’Unique Monsieur Tout-le-Monde vous propose encore une fois une bouffée d’air frais sous forme musicale. J’en profite pour vous présenter mes excuses suite à l’absence d’Album de la semaine Dimanche dernier (je devais sauver la galaxie avec Shepard, désolé, j’ai passé 25 heures en deux jours dessus). Bref, cette semaine, je vous propose de vous aventurer dans l’esprit d’Olivier Depardon au travers de son premier album solo, Un Soleil dans la pluie.
Olivier Depardon, Olivier Depardon… C’est dingue, ce nom me dit quelque chose… Mais oui, c’est ça, je me souviens! Il y a dix ans environ, je le découvrais au sein du groupe Virago, découverte musicale vitale de l’époque. Je lui dois d’ailleurs énormément, ne serait-ce que pour cette épiphanie que l’on pourrait penser ridicule: le rock peut être français et même chanté en français, il peut ne pas se contenter de copier le rock anglo-saxon. Oui, il fut un temps où je ne l’envisageais même pas mais, pour ma défense, j’avais quoi? 12 ou 13 ans? On est bourré de convictions stupides à cet âge. Toujours est-il que Virago m’a fortement marqué à l’époque. Ce n’était pas pour l’utilisation d’Ouvre-moi dans la BO de Baise-moi de Despentes contrairement à beaucoup, puisque je n’avais pas encore vu ce film (dont je ne suis pas fan d’ailleurs mais ce n’est pas le propos) mais bien pour l’album Premier Jour (2000) lui-même (que j’ai découvert avant leur premier album Introvertu, sorti deux ans plus tôt): un concentré d’énergie rock habillé de textes finement ciselés et portés par une voix reconnaissable en un dixième de seconde.
En dix ans, Olivier Depardon a clairement eu le temps de régler ses comptes avec nombre de ses démons et son explosivité d’antan a laissé la place à un calme plus que contrastant, à la limite de la résignation. C’est sans doute pour accoucher cet état d’esprit que l’artiste Grenoblois a ressenti le besoin de cesser (au moins un temps) ses collaborations diverses, comme le projet Zygoma, pour enregistrer ce premier album solo. Et ne comptez pas sur moi pour m’en plaindre! Le résultat est tout simplement saisissant. On est face à un album noisy un peu OVNI, épuré, moins explosif mais préférant jouer sur l’installation d’une ambiance implacable. 10 titres qui nous gratifient de la patte qui nous a fait aimer Virago dans une version plus posée et pourtant au moins aussi puissante.

Olivier Depardon n’a pas perdu son amour des mots et on ne peut qu’espérer que son envie de jouer avec ne s’éteindra pas de si tôt. Si l’on retrouve ces fameuses euphonies (en nombre plus réduit tout de même), les repères du chanteur ont clairement changé, lui permettant ainsi de remplacer une certaine aigreur et une tension indéniable par des atmosphères chargées, oppressantes. Sa rage n’a pas disparue mais elle est à présent contenue. Paradoxalement, l’homme qui m’a appris à croire au rock français délivre donc ici un rock résolument anglo-saxon, intime. Cela pourrait peut-être élargir son public, je ne sais pas. Mais la question ne se pose pas vraiment puisque l’homme a décidé (quoique c’est peut-être inconscient) de faire un album qui dépasse de loin les frontières de la noise et même du rock. Certes, les guitares électriques sont présentes, les basses sont au rendez-vous et la musicalité ne laisse aucun doute quant aux influences d’Olivier Depardon, pourtant sa poésie unique et son chant parfois plus proche du spoken word ne manqueront pas de saisir aux tripes les amateurs de texte, les amoureux de la langue française, voire les passionnés de musique française à l’ancienne (comprenez «du temps où les paroles méritaient leur place dans des recueils de poèmes»).
Je ne sais pas s’il existe vraiment un style qui corresponde à Un Soleil dans la pluie. Ce serait certainement quelque chose comme du calm noise, du placid noise, ou peut-être même du cloistered noise si l’on pense à ce que «subit» la rage d’Olivier Depardon.  L’étiquette sweet noise me semble, elle, trop réductrice et incroyablement captieuse. Toujours est-il que ces titres impeccables, maitrisés, fruits d’un travail d’artisan hors norme, ne pourront pas vous laisser indifférent et devraient, à mon avis, accompagner votre semaine à venir. N’oubliez pas, cependant, de confronter vos oreilles à tous les sons qu’elles pourront croiser!


http://luniquemonsieurtoutlemonde.wordpress.com/2012/03/18/lalbum-de-la-semaine-olivier-depardon-un-soleil-dans-la-pluie/






Olivier Depardon: perle rare du rock indé
14/06/2013 11:16
 
Olivier Depardon, 10 ans après Virago, livre son premier album solo. L'envie de retrouver la lumière, pas celle des spotlight, mais la vraie: celle qui vient de l'intérieur. Pour Déhiscence, Olivier retrace son parcours et raconte comment il a suivi la voie du "soleil dans la pluie". Un chemin fait de patience pour celui qui se voit comme un "artisan", mais dont les compositions s'apparentent bien plus à de l'orfèvrerie.
  Olivier, cela faisait longtemps que tu n'avais plus composé pour toi-même. Où as-tu trouvé l'élan nécessaire pour te remettre à l'ouvrage?
 - Virago a été une expérience très intense. A sa suite, j'ai eu besoin de me poser et de faire autre chose. Pour moi, c'était faire du son. J'ai toujours aimé ça. Alors, en parallèle, j'ai fait des enregistrements pour d'autres groupes. J'ai pris du temps pour expérimenter des choses. Et, petit à petit, en travaillant aux côtés d'autres artistes, l'envie de recomposer à commencer à me tirailler. j'ai pris conscience que j'avais à nouveau des choses à dire, différentes d'avant, moins rentre-dedans. Je crois que j'ai également ressenti le besoin de m'affirmer en tant qu' Olivier Depardon.
 - Dans ton titre "je suis", tu souffles le chaud et le froid, tu brouilles les pistes avec beaucoup d'aisance. Qui es-tu Olivier? Une âme sombre?
 - Je dois admettre que j'ai toujours bien aimé l'ambigüité. Mais aujourd'hui, même si les choses et les idées demeurent en perpétuel  mouvement, j'apprends à mieux me connaitre. Je tends vraiment à aller vers le solaire.
A l'époque de Virago, mes chansons prenaient une tournure assez thérapeutique. A l'inverse, les textes de cet album rayonnent un peu plus. Lorsque les gens me disent " tes textes sont sombres", je peux leur affirmer que j'ai, par le passé, été beaucoup plus sombre que ça!
Dans ce titre en particulier [ndlr: Je suis], je me questionne. Je me livre à une forme d' introspection. Sa finalité, c'est de pouvoir accepter ses phases mineuses et les autres, celles qui sont plus lumineuses. Ensuite, il faut trouver un équilibre à tout ça.
 - Pour sortir de tes tourments intérieurs?
- Aujourd'hui, j'ai 40 ans. D'une certaine manière je me sens plus apaisé et, d'une autre, il y a des choses qui rejaillissent. L'unique aspect qui change vraiment, c'est le regard que je porte sur ce qui m'entoure et sur moi-même. Par dessus tout, j'essaie d'être en phase avec mes choix de vie. Et concrètement, Un soleil dans la pluie m'a permis de revenir avec une nouvelle énergie.
 - Beaucoup ressentent ta musique comme un mode d'expression à la marge. Ta manière de chanter, à la limite du "déclamé", enfonce le clou. Qu'est ce qui, selon toi, touche ton public et le rend aussi fidèle?
 - Je crois que ceux qui font la démarche de venir m'écouter ont, a priori, une certaine sensibilité à ma manière d'écrire et de composer. Ils sont autant de réceptacles accueillants pour ma musique et ils en prennent possession. Mes mots entrent en résonnance avec leurs propres expériences, leur vécu. Je parle de choses assez universelles finalement.
 - "Un soleil dans la pluie" a été salué unanimement par la critique. Penses- tu déjà au prochain album?
 -  L'envie est bien là, oui! Je devrais me mettre rapidement sur ce prochain album. J'ai déjà pas mal d'idées, des choses en gestation. Il devrait prendre un autre rythme, certainement plus rapide.
En parallèle, je vais aussi pouvoir me mettre au service de projets différents: jouer avec d'autres gens, d'autres instruments comme le violon, par exemple. Là, encore, j'y puise une nouvelle énergie. Je me nourris de tous ces échanges.
Merci Olivier. Des mélodies lumineuses et hypnotiques, un verbe haut mais sans emphase, du don de soi... Pour ces raisons, tu fais partie de ceux qui donnent un vrai relief à la chanson française. En perle rare du rock indé, tu nous donnes à croire que les démarches sincères existent encore.
 Sandrine Fallacara
En savoir plus : http://www.dehiscence.fr/news/olivier-depardon/

http://www.dehiscence.fr/news/olivier-depardon/

















































27/11/2013
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