Alain YVER

Alain YVER

ORESLAN

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http://www.konbini.com/fr/music/orelsan-annonce-album-commun-avec-gringe/

Orelsan : "J'ai vraiment failli me perdre"
http://www.franceinfo.fr/entretiens/tout-et-son-contraire/orelsan-j-ai-vraiment-failli-me-perdre-806783-2012-11-19

Orelsan: «Il faut voir Suicide Social comme un film»
http://www.youtube.com/watch?v=RBPMAtHnqCo





Orelsan

Aurélien Cotentin, dit Orelsan, né le 1er août 1982 à Alençon1 (Orne) est un rappeur français. Il se fait connaître sur Internet grâce à sa chanson Saint-Valentin, puis perce en 2008 avec la chanson Changement2.
Son premier album Perdu d'avance est sorti le 16 février 2009. En mars 2009, une polémique éclate autour de son titre Sale pute (un morceau ne figurant pas sur l'album et uniquement disponible sur Internet) lorsque la secrétaire d'État Valérie Létard y dénonce une incitation à la violence envers les femmes3. L'album sera néanmoins nominé au Prix Constantin de 2009.
Son deuxième album Le Chant des sirènes sort le 26 septembre 2011 et fut certifié disque de platine.
Lors de la 27e cérémonie des Victoires de la Musique le 3 mars 2012, il reçoit la Victoire du meilleur album de musiques urbaines de l'année et la Victoire de la révélation au public de l'année.
Biographie
Aurélien Cotentin a grandi à Alençon, dans l'Orne. Il est le fils d'une institutrice (actuellement, « professeur des écoles ») et d'un directeur de collège4. Lorsqu'il a une douzaine d'années et alors qu'il écoute plutôt du hard rock (Nirvana, Iron Maiden, Guns N' Roses, AC/DC...), ses camarades de basket-ball lui ont fait découvrir l'univers du rap5.
Il obtient un baccalauréat économique et social, spécialité anglais au Lycée Victor Hugo de Caen. Il y intègre l'École de Management de Normandie (diplômé en 2004), où en 2000, il rencontre le producteur musical Skread (qui composera notamment pour Diam's, Booba, Rohff ou Nessbeal6) puis Gringe avec qui il forme les Casseurs Flowters.
Carrière musicale
Il choisit un nom de scène : Orelsan. « Orel », parce que c'est son diminutif (s'appelant Aurélien), ensuite « San » parce qu'il aime lire les bandes dessinées japonaises (manga), et en japonais « -san » est le suffixe de cordialité commune pour les personnes à qui l'on s'adresse oralement. Il s'est donc appelé Orelsan.
Il passe une année à l'étranger dans l'université de Tampa Bay en Floride où il connaitra une relation amoureuse ambiguë avec une Américaine qui lui inspirera la chanson 50 pour cent7. En 2002, ils sortent une mixtape. Ils apparaissent ensuite sur des morceaux de différentes compilations de rap8,9.
De retour des États-Unis, il s'essaye à plusieurs petits boulots (à écouter dans ses chansons), notamment celui de gardien de nuit dans un hôtel où il en profitera pour écrire une partie de ses textes.
En août 2006, Orelsan charge sur YouTube son premier clip amateur Ramen. En 2007, il connaît un succès plus important avec le clip Saint-Valentin, parodie sarcastique de la fête des amoureux. Il attire alors les internautes vers son site Myspace où il ajoute régulièrement de nouveaux morceaux.
En 2008, le label 3e bureau le remarque et lui propose de produire son album en collaboration avec 7th Magnitude, le label de Skread et Ablaye. Durant l'été 2008, il connaît une certaine médiatisation, notamment à la télévision[réf. nécessaire], suite à une campagne de promotion des titres Changement, distribué par TF1 vidéo10, puis "Nolife", premier clip du rappeur réalisé par un professionnel.
Perdu d'avance
Le 16 février 2009, il sort son premier album Perdu d'avance. Les instrumentaux sont composés par Skread, l'album comprend plusieurs participations musicales (featurings) dont celles de Gringe et Ron Thal (guitariste des Guns N' Roses)5.
Sur le site web du Printemps de Bourges, la présentation du rappeur annonçait en avril 2009 le positionnement volontairement provocateur du rappeur : « Revendiquant ses quatorze ans d'âge mental, ses humeurs de cancre assis au fond de la classe et son mental de puceau frustré, Orelsan a tout pour agacer les bien-pensants »11.
Fin 2009, il est nommé au concours des révélations françaises du prix Constantin et est, dans le même temps, élu par les Internautes comme étant le meilleur artiste français de l'année pour représenter la France aux MTV Europe Music Awards12.
Le 26 juin 2010, à l'occasion du Planète Rap de Skyrock, Jena Lee chante son titre Je rêve en Enfer en duo avec Orelsan. Le titre devient Je rêve en Enfer (Reste en Enfer) et la ballade d'origine est revisitée selon les codes du rappeur, qui ajoute bon nombre de punchlines. En 2010, il est également aux côtés de Nessbeal pour le titre Ma grosse. Il participe enfin au projet Diversidad, qui réunit des rappeurs de différents pays européens13.
En septembre 2010, dans l'émission Canal Street, il annonce l'écriture d'un nouvel album qui devrait, d'après lui, sortir vers mars 2011. Date qu'il a plus ou moins confirmée le 5 décembre 2010 sur sa page Fan Facebook : « L'album avance bien, a mon avis ça sortira en mars/avril. Je commencerais à en dévoiler plus début 2011. »
Sa collaboration, avec The Toxic Avenger sur le titre N'importe comment a donné lieu à trois clips vidéos différents et à la sortie d'un single mais aussi d'un maxi de remixs du titre, sorti sur le label Roy Music14.
Le chant des sirènes
Fin mai 2011, il sort Raelsan (en référence à Raël), le premier extrait de son nouvel album prévu pour le 26 septembre 2011 qui s'intitulera Le Chant des Sirènes15. Sur YouTube se trouve son second extrait intitulé Double Vie qui passe également sur Skyrock.
De juillet à septembre 2011, sortent trois nouveaux extraits de son nouvel album : Plus rien ne m'étonne (fin juillet), disponible en écoute gratuite, sur YouTube notamment, 1990 (fin août), un hommage aux années 90 avec une apparition de Oxmo Puccino, Olivier Cachin et des membres du groupe 1995, puis Suicide social (12 septembre).
Le 26 septembre 2011, sort l'album Le Chant des sirènes. Consécration, le rappeur normand fait la une du numéro 16 du magazine International Hip-Hop, la référence de la presse rap en France. Un mois après sa sortie, jour pour jour, Le Chant des sirènes devient disque d'or16.
En 2012, Orelsan remporte deux Victoires de la musique : l'une dans la catégorie Album rap et musiques urbaines de l'année, pour son album Le Chant des sirènes, et l'autre dans la catégorie Groupe ou artiste révélation du public.
Lors de son concert à l'Olympia de Paris le 31 mai 2012 Le chant des sirènes est certifié disque de platine pour ses 100 000 exemplaires vendus.
Il apparaît ensuite avec Gringe sur la mixtape "A la youv" de Canardo, dans le morceau "Mauvais Plan". Il apparaît également sur l'album "Itinéraire Bis" de Flynt dans le morceau "Mon pote" mais aussi sur le nouvel album de Disiz et sur celui de Benjamin Biolay. Il est notamment présent dans le remix de Bombadeing de Mokobe aux côtés de ce dernier, de Dry, de Youssoupha et de Leck. Il a en plus été choisi pour faire la publicité française de la marque Reebok en France, lors de la rentrée 2012.
Dans un Planète Rap de Canardo durant l'été 2012, il annonce la préparation d'un album ou d'une mixtape avec Gringe qui sortira entre le début et la mi-2013. C'est donc le retour des Casseurs Flowters. Il doit cependant terminer sa tournée et prendre un ou deux mois de repos pour annoncer une date précise.
Il participe a Urban Peace 3 le 28 septembre 2013 au Stade de France.17
Particularités artistiques
Le premier album d'Orelsan bénéficie le 16 février 2009, jour même de sa parution, d'articles promotionnels et de comparaisons flatteuses dans L'Express et Libération18,5.
Selon son attaché de presse, son statut (blanc, classe moyenne, originaire de province) l'oblige à se porter en dérision ; ainsi, il pratique la provocation avec minutie en usant de punchlines, petites phrases cinglantes et assassines. Il sait néanmoins user d'un ton sérieux : la dépression et le sentiment de mal-être présents chez la jeune génération font partie de ses thèmes de prédilection tout comme le quotidien (jeux vidéo, Internet, télévision...), les filles (difficultés à draguer, masturbation, fantasmes)5.
D'autres, comme le magazine homosexuel Têtu, s'interrogent sur ses textes qu'ils considèrent homophobes19.
Dans Libération et L'Express on l'a comparé à divers artistes reconnus : rappeur blanc, le nom d'Eminem est cité, tout comme celui de Mike Skinner (The Streets) qui, comme Orelsan, est un rappeur blanc épris de morosité et d'ennui. D'autre part, lors de la sortie du titre Saint-Valentin, ses textes, provocateurs et crus, lui ont valu, toujours selon Libération, la comparaison avec le groupe TTC5, comparaison qui n'est pas à son goût. En effet, il considère que leur rap-électro est trop « élitiste » et ne ressemble pas à ce qu'il fait9. Dans la chanson Courez, Courez il commente : « je sais que j'ai des fans dans ce délire et je voudrais pas les vexer mais quand tu me compares à des TTC c'est comme si tu me manquais de respect ».
Polémique
En mars 2009, son titre Sale pute fait polémique20. Le rappeur incarne un homme en costume menaçant de violences l'ex-petite amie qui l'a trompé, en lui promettant entre autres qu'il lui « déboiterait la mâchoire » ou la « ferait avorter à l'opinel ». Déclenchée par des blogueuses, la polémique l'amène à répondre via ses conseillers en communication : ceux-ci soulignent qu'Orelsan ne joue pas cette chanson sur scène, « conscient qu'elle puisse heurter ». Le texte exprimerait « une pulsion que toute personne à qui ce type de mésaventure serait arrivé aurait pu être amené à ressentir dans ce genre de situation. En aucun cas ce texte [ne serait] une lettre de menaces, une promesse de violence ou une apologie du passage à l'acte »11.
La polémique prend un tour politique, le FN dénonçant la chanson, puis le Parti socialiste dénonçant dans un communiqué « un texte scandaleux aux propos odieux qui incitent directement à la violence » et indiquant « qu'il s'associe à toutes les voix qui demandent la déprogrammation d'Orelsan du Printemps de Bourges »20. La secrétaire d'État à la solidarité Valérie Létard prend alors la parole et estime que la chanson Sale pute incite à la violence sexiste et demande aux dirigeants des sites de vidéo en ligne comme Dailymotion de la retirer. « Alors qu'en France, une femme meurt tous les trois jours sous les coups de son compagnon ». Valérie Létard a soutenu les associations qui souhaitent porter plainte contre le rappeur21, Valérie Létard soutient également l'initiative d'associations qui souhaitent se constituer partie civile et porter plainte en invoquant l'article 24 de la loi de 1881 sur la liberté de la presse, prévoyant que toute incrimination de provocation à commettre un crime (viol ou meurtre) ou une atteinte à l'intégrité de la personne ou une agression sexuelle est punie de 5 ans d'emprisonnement et de 45 000 euros d'amende.
Orelsan s'étonne du buzz alors que cette chanson existe depuis deux ans4. Il explique : « Dans cette chanson j'essaie de montrer comment une pulsion peut transformer quelqu'un en monstre. J'ai tourné un clip où je porte un costume cravate et bois de l'alcool, pour montrer qu'il s'agit d'une fiction. En aucun cas, je ne fais l'apologie de la violence conjugale. L'attitude de ce personnage me dégoûte, mais j'ai l'impression de représenter artistiquement la haine comme a pu le faire un film comme Orange mécanique ». « J'ai effectivement déjà été trompé par ma meuf, mais là, j'ai surtout voulu décrire la pulsion de rage que tu peux avoir dans ces moments-là. Ce n'est pas un texte misogyne à la con. » déclarera-t-il dans une interview au magazine Planète Rap Mag22. « Conscient que ces paroles [peuvent] choquer », il présente ses excuses et indique qu'il ne joue plus cette chanson en concert depuis plusieurs mois – chanson qui n'est pas dans son album4. Il ajoute toutefois : « Quoi que j'aie dit, je serai toujours moins violent que les séries sur TF1, où un type se fait cogner au bout de cinq minutes à 20h30 sans raison. »23.
Le festival du Printemps de Bourges maintient le rappeur dans sa programmation du 25 avril 2009 : « Aussi scandaleux que soit le texte de cette chanson, nous avons engagé ce jeune artiste pour une prestation artistique qui, comme son album, n'inclut pas cette chanson. Pour cette raison, nous ne déprogrammerons pas Orelsan car nous assumons nos choix artistiques. Cet album de hip hop, interprété en français, nous a paru excellent, composé de bons textes qui nous semblaient le parfait reflet d'une génération (celle des 20 ans) un peu perdue et désabusée. »24 François Bonneau (président PS du conseil régional du Centre) menace alors le festival de représailles financières s'il ne revient pas sur sa décision25. Finalement, il retire le montant du cachet du chanteur (soit 1 500 €) de la subvention totale de 360 000 €26.
Deux organisateurs de concerts déprogramment cependant Orelsan, le 2 avril au Confort moderne de Poitiers et le 29 avril à Cluses, la mort dans l'âme27. Mais la chanteuse Anaïs Croze, qui a écrit une chanson sur un thème proche, prend sa défense28. « Personne ne m'a jamais reproché tout ce que l'on reproche à Orelsan lorsque j'ai fait ma chanson Christina » dit-elle.
La polémique rebondit lors des Francofolies de La Rochelle où Orelsan est déprogrammé. Le chanteur Cali s'en prend violemment aux organisateurs du festival, dont Jean-Louis Foulquier, qui accuse Ségolène Royal d'avoir à son tour fait du chantage aux subventions29. Frédéric Lefebvre, porte parole de l'UMP, s'empare de l'affaire et déclare dans un communiqué soutenir le jeune homme, en dénonçant la censure qu'aurait exercée contre lui Ségolène Royal30 ; la majorité n'est cependant pas soudée sur cette affaire31. Ségolène Royal dément vivement tout chantage et indique n'avoir que demandé des informations aux organisateurs ; elle se déclare cependant satisfaite de la déprogrammation de l'artiste32. Le 14 juillet, Frédéric Mitterrand, ministre de la Culture, affiche son soutien au rappeur au nom de la liberté d'expression – en évoquant des précédents comme Rimbaud – et déclare juger la polémique « ridicule »33. Poursuivi depuis février 2009 pour « provocation au crime » par Ni putes ni soumises, il est relaxé le 12 juin 2012 par le tribunal correctionnel de Paris qui a estimé que le rappeur s'exprimait « dans le cadre de sa liberté d'expression artistique »34.
En juin 2012, pour le festival Sakifo, sur l'île de la Réunion, le conseil régional de l'île supprima sa subvention de 150 000 euros soit 1/10ème du budget du festival. La venue du chanteur fut remise en question. Finalement, les organisateurs le gardèrent, mais s'engagèrent à reverser 1 euro symbolique pour chaque billet vendu pour la date du show aux associations qui avaient protesté. La chanson faisant le plus polémique était Saint Valentin35.

SUITE ET NOTES  ICI
http://fr.wikipedia.org/wiki/Orelsan






Orelsan de nouveau en procès avec les Chiennes de garde
22 mars 2013  Par AFP

Orelsan, poursuivi par des associations féministes pour les textes de huit de ses titres, a répété jeudi devant le tribunal correctionnel de Paris que ses textes s'inscrivaient dans une œuvre de fiction.
«C'est de la fiction», a insisté le rappeur de 30 ans, de son vrai nom Aurélien Cotentin, attaqué par les Chiennes de garde, le collectif féministe contre le viol, la Fédération nationale solidarité femmes, Femmes solidaires et la Mouvement français pour le planning familial pour un concert du 13 mai 2009  au Bataclan à Paris.
Parmi les propos poursuivis pour injure et provocation à la haine et à la violence: «je te quitterai dès que je trouverai une chienne avec un meilleur pédigree», ou «si t'es gourmande je te fais la rondelle à la margarine». «Je ne suis pas en train de faire un discours politique», «c'est une chanson, je ne suis pas en train de donner mon avis», a expliqué Orelsan, assurant n'avoir jamais tenu aucun propos misogyne en interview. Le rappeur, portant barbe et cheveux longs, a défendu la «liberté de création» qui existe en France, «à laquelle on ne peut pas toucher».
Chez les parties civiles, «on parle d'un concert que personne n'a vu, c'est stupide. C'est comme si on voulait censurer un film qu'on n'a pas été voir», a-t-il estimé, soulignant la différence de culture et de génération entre ces associations et lui.
Entendue comme témoin, Florence Montreynaud, fondatrice des Chiennes de garde, s'est interrogée : si on remplaçait le mot femme par «juif ou noir», «est-ce qu'on trouverait ça tolérable, même dans une chanson ?» Le sexisme fait selon elle l'objet d'une «tolérance incroyable, alors que c'est le premier des racismes», «la création n'est pas déconnectée du réel». «Putes», «chiennes», l'image des femmes est «bafouée», a estimé l'avocat des associations, Me Alain Weber.
Pour le procureur Anne Coquet, la lecture intégrale des textes permet bien de comprendre que «chacune des chansons» raconte une «histoire particulière». Les textes poursuivis ne peuvent pas tomber «sous le coup de l'application de la loi pénale», a conclu la magistrate. Le jugement a été mis en délibéré au 25 avril.
Poursuivi par Ni putes ni soumises pour sa chanson Sale Pute, entourée d'une vive polémique en 2009, Orelsan avait été relaxé par le tribunal correctionnel de Paris en juin dernier.

http://next.liberation.fr/musique/2013/03/22/orelsan-encore-en-proces-avec-les-chiennes-de-garde_890478






Biographie

Orelsan est un rappeur qui s'est d'abord fait connaître sur Internet en 2008 avec des titres polémiques comme « Sale pute » ou « Changement ».

L'année suivante, il signe un premier album remarqué intitulé « Perdu d'avance ». En 2011, son deuxième album studio, « Le chant des sirènes », le consacre dans le paysage du hip-hop français.

Porté par des titres forts comme « Suicide Social » ou « La terre est ronde », cet opus rencontre un grand succès auprès du public et confirme l'immense talent d'Orelsan.
Né le 1er août 1982 à Alençon dans l'Orne d'une mère institutrice et d'un père directeur de collège, Aurélien Cotentin suit ses études jusqu'à l'obtention du baccalauréat. Après un diplôme dans une école de commerce, il se lance très vite dans la musique.

Son nom de scène, Orelsan , est formé à partir de diminutif de son prénom et du suffixe « San », marque de cordialité au Japon (Orelsan est fan de mangas).

Orelsan forme un groupe avec Gringe, les Casseurs Flowteurs. Ils vont tous les deux collaborer à l'élaboration de plusieurs compils, « Rap 2 rue », « Undertoc », « Bombattak », « Ombre 2 choc 2 », « Talents fâchés 3 », « Herbes de provinces », « Apash »…

Orelsan est très vite repéré par Skread, producteur de Booba , Sinik , Rhoff ou encore Diam's, qui le signe dans le label 3ème Bureau, distribué par Wagram Music en coproduction avec son propre label 7thMagnitude.


Le phénomène Internet

Orelsan commence réellement à faire parler de lui sur Internet en 2008. Plus d'un million d'internautes visionnent ses clips retentissants : « Sale pute », « Saint-Valentin », ou encore le plus connu « Changement ».

Le rappeur commence à se produire sur scène et donne des concerts à Paris et dans sa ville d'origine, Caen. En 2009, il entame une tournée dans toute la France pour promouvoir son premier opus « Perdu d'avance » produit par Skread.


La polémique

En mars 2009, Orelsan provoque une polémique autour de son titre « Sale pute ». Alors qu'il doit monter sur la scène du Printemps de Bourges, des politiques seraient intervenus auprès du directeur de l'événement pour interdire sa prestation.

Sa chanson est jugée par la Justice comme une « incitation à la violence contre les femmes ». Cette controverse se révèle finalement être un bon coup de pub pour le chanteur Orelsan qui à travers cette mésaventure se fait connaître du grand public.

Le rappeur sort en avril 2009 le titre « Différent ». Il répond à ses détracteurs au début de son nouveau clip par un clin d'œil à « Sale pute » : Orelsan, tranquille dans sa chambre chantonne des extraits du titre interdit et voit deux policiers pointer leur arme sur lui et l'embarquer.


2011, la consécration

En 2011, Orelsan est de retour dans les bacs. Il sort le titre « Raelsan », premier extrait de son nouvel album « Le chant des sirènes ». Le single cartonne et confirme le talent du rappeur.
Entre juillet et septembre 2011, Orelsan dévoile de nouveaux extraits de son nouvel opus. 

« Plus rien ne m'étonne » en juillet, suivi du single « 1990 » fin Août. Comme son nom l'indique, ce titre rend hommage au hip-hop des années 90, et on note les apparitions d'Olivier Cachin, Oxmo Puccino ainsi que les membres du groupe 1995.


Succès confirmé

En 2012, Orelsan est récompensé par deux victoires de la musique, dans la catégorie Rap et musiques urbaines de l'année ainsi que la catégorie Groupe ou artiste révélation du public.

Le 31 mai 2012, « Le chant des sirènes » est certifié disque de platine avec 100 000 exemplaires vendus. 
Orelsan apparaît avec Gringe sur la mixtape « A la youv » de Canardo, dans le morceau « Mauvais Plan », ainsi que sur le nouvel album de Benjamin Biolay , « La Vengeance ».

Pendant l'été 2012, Orelsan annonce la préparation d'un album ou d'une mixtape avec Gringe, son compère des débuts, dont la sortie est prévue pour mi-2013.

http://www.nrj.fr/artistes-orelsan.html#bioContent_0







Orelsan, une "pure" victoire pour la musique
Publication: 09/02/2013

C'était hier soir, j'étais à la campagne chez Guillaume à Fréteval en pays vendômois, Cannelle la siamoise était sur mes genoux, nous buvions, parlions et fumions devant la télé, les Victoires de la Musique en fond sonore et visuel. Les Victoires donc, cette "caste dont certains ont la carte et d'autres pas" comme le dit Serge Lama. En bon bobo que je suis (#lucidité) j'attendais ma chérie Barbara Carlotti et son Amour, l'argent, le vent, Lescop dans la forêt et "mon" bel Orel, Orelsinge, Raelsan, Jimmy Punchline, Orelsan né Aurélien Cotentin le 1er août 1982 à Alençon.

Orelsan featuring Professor Green dans Planète Rap par skyrock
Le Rap, je ne suis pas un spécialiste. Je rappe aussi bien que je joue au foot, c'est-à-dire une catastrophe, j'ai même peur de la balle ! Mais j'aime bien Eminem, j'aime bien Oxmo Puccimo et La Fouine, j'aime beaucoup Professor Green, J'aime bien Disiz, j'aime Orelsan, c'est à peu près tout. Mes amis notamment sur Facebook me demandent parfois ce que je peux bien lui trouver à Orelsan... Qu'il soit baisable, faisable en diable ? Peut-être que ça joue mais vraiment mais pas que... sinon je serais fan de M. Pokora ?! Le fait est, aussi, qu'un homosexuel n'écoute pas que Philippe Jarroussky, Dalida ou Sylvie Vartan, qu'on se le dise !

LIVE DE DISIZ AVEC ORELSAN DANS PLANETE RAP par skyrock
Quand, dans Suicide social, Orelsan chante, rappe et scande "Adieu lesbiennes refoulées, surexcitées - Qui cherchent dans leur féminité une raison d'exister - Adieu ceux qui vivent à travers leur sexualité - Danser sur des chariots - c'est ça votre fierté ? Les bisounours et leur pouvoir de l'arc-en-ciel - Qui voudrait me faire croire qu'être hétéro c'est à l'ancienne ? Tellement, tellement susceptibles - Pour prouver que t'es pas homophobe faudra bientôt que tu suces des types", je souris, pas du tout dérangé, je suis même d'accord et je comprends ce qu'il dit, d'où il le dit. Je me passe en boucle l'hypercut libertaire et sans être maso, je kiffe. Chez Orelsan - je veux dire dans sa musique - c'est le côté "variété" dans le meilleur sens du terme qui me plaît le plus, la variété noble, la mélodie, cette petite ritournelle, ce je ne sais quoi qui se répète et revient en boucle et nous charme, nous invite à lâcher prise, nous berce peut-être, nous élève en tout cas, nous fait planer, nous allège et nous accompagne. Rien que ça.

La prestation d'Orelsan hier soir a fait couler l'encre des calamars blogueurs sur les réseaux sociaux. Le viol mimé, la violence stylisée, le côté christique et caillera en peignoir à la Mohamed Ali, torse nu, peau blanche imberbe et petit ventre non étudié, pour qui se prend-il ? En effet, le côté réaliste était un peu dérangeant. D'ailleurs dérangeant n'est pas le mot, c'était décapant. Nos pauvres yeux sont tellement habitués à voir les "choré" de Kamel O. & co qu'on ne sait plus voir les gens danser... Forcément, quand c'est un peu neuf, ça surprend, ça décolle un peu la rétine.
Et si Orelsan ne se prenait pas ? Ne se prenait pas pour lui, justement ? Ne se la joue pas ? Je m'explique : Orelsan est un artiste. Je fais peu de différence entre Orelsan et un écrivain chez Gallimard, ai-je tort ? Oui et non, peu importe. Il travaille son moi comme on peut sculpter un bloc de marbre. Et son moi, sa life, ses mots, ses phrases, ses coups de griffes et de poing, ses larmes, ses blessures, ses doutes, ses nombreux lui, qui évoluent, qui fluctuent, qui se contredisent, blessent et caressent, questionnent et provoquent, ça porte un nom, un gros mot : un art, un style, une voix. Il y a du Léo Ferré chez Orelsan. Il y a du Orelsan chez Léo Férré. Avec le temps je veux croire que cette dimension sera de plus en plus flagrante, je dis tope là, ma main à couper.
Sur ce bonne route cher Orelsan, ne change rien et trace ton sillon, persévère dans ton être, ne fais pas plaisir aux cons ! A bientôt, on finira bien par se croiser, ne serait-ce que parce que "la Terre est ronde", n'est-ce pas ?

http://www.huffingtonpost.fr/olivier-steiner/orelsan-victoire-musique_b_2652893.html






PUBLIC
Tout sur Orelsan


Exclu Public : Orelsan : "J'ai commencé à 1200€ comme éboueur"
Le chanteur se dévoile, alors que son nouveau titre "Sale pute" fait polémique.
Levallois-Perret, 11 heures tapantes. Autour d'un café, Orelsan se dévoile, loin de la polémique de son titre, "Sale pute". Ce vrai geek, fan de gadgets et de mangas, nous raconte comment il est passé des poubelles au show-biz !
Public : L'argent est-il tabou pour vous ?
Orelsan : Non, pas du tout. Après, j'ai une certaine pudeur qui, je pense, est nécessaire avec certaines personnes.
Public : Quel est votre salaire ?
Orelsan : Je n'ai pas un salaire qui tombe tous les mois. Pour Le chant des sirènes, dans les bacs depuis le 26 septembre 2011, je n'ai encore rien touché parce que l'argent arrive un an après la sortie d'un disque. Pour Perdu d'avance, j'ai touché 20 000 € d'avance la première année, et la même somme l'année suivante. Ce n'est pas énorme ! En plus de ce cachet, je gagne 1 € par album vendu et je touche environ 500 € par concert. Si ma tournée fait des bénéfices, j'aurai une petite prime. Mais, au final, si on fait le calcul de tout ça, j'ai un salaire de prof !
Public : Quel a été votre plus gros coup de fric ?
Orelsan : Avec ma première avance qui était de 20 000 €, j'ai acheté une maison à Caen à 90 000 €. Elle faisait 100 m2 mais je l'ai revendue car je n'y étais jamais. Je me suis aussi fait plaisir en m'offrant une voiture. Une Nissan Micra à environ 10 000 €. Je ne fais pas de dépenses inutiles. J'investis dans ce qui m'est nécessaire au quotidien, et je vis bien, je ne me prive pas.
Public : Quel était votre premier job ?
Orelsan : J'étais éboueur et je gagnais 1220 €, c'était en 1998. Je bossais sur une chaîne de tri. J'avais des primes de repas, de saleté, de maladie. En même temps, je déjeunais sur des tas d'ordures. Ensuite, j'ai été veilleur de nuit pendant trois ans à 1400 € net par mois.
Public : Dans quel domaine claquez-vous le plus ?
Orelsan : Dans les gadgets technologiques. J'ai quatre ordis et des vidéoprojecteurs, des disques durs, des télés, des iPad. Ma dernière folie ? Des lunettes Epson Moverio à 600 € qui permettent de regarder des images en HD et 3D. Je claque aussi beaucoup d'argent dans les mangas, environ 200 € par mois.
Public : Quel est le dernier cadeau que vous ayez offert à votre petite amie ?
Orelsan : Je lui ai acheté une robe de la marque Sandro. Elle m'a coûté 130 €. Mais c'est exceptionnel. En général, je l'invite plutôt au restaurant.
Public : Faites-vous souvent chauffer votre CB ?
Orelsan : Ah non, pas du tout. Mon banquier m'aime bien depuis deux ans… Avant, j'étais à découvert tout le temps. Et puis, tant qu'il voit mon nom dans les journaux, il sait que l'argent rentrera !
Public : Êtes-vous locataire ou propriétaire d'un appartement ?
Orelsan : Aujourd'hui, je vis chez des amis près de Paris, mais j'aimerais bien acheter un appartement dans la capitale. Pour l'instant, les prix sont exorbitants et je n'ai même pas de quoi mettre un apport.
>> Le quiz "Pieds sur terre"
Public : Une baguette de pain ?
Orelsan : Je n'achète pas de pain, mais c'est 0,90 €.
Public : Un paquet de pâtes ?
Orelsan : Ça dépend le paquet que tu achètes. Si tu ne prends pas de la marque, tu t'en sors pour 0,70 €.
Public : Un menu Maxi Best Of chez McDo ?
Orelsan : Entre 8 et 9 € je pense.
Public : Une place de ciné ?
Orelsan : À Paris, c'est trop cher, c'est 11 €. À Caen (ndlr : sa ville natale), tu peux t'en tirer pour 8 €. Mieux, pour 11 €, tu as même le menu Maxi Best Of avec !
Public : Un ticket de métro ?
Orelsan : 1,60 € (1,95 € l'unité) et pour aller en banlieue, tu en as pour 3 €. Je le sais parce que je prends les transports en commun !

Par Magali Vogel

http://www.public.fr/Toutes-les-interviews/Exclu-Public-Orelsan-J-ai-commence-a-1200-comme-eboueur-224223







«Suicide social» : Orelsan crache son venin
Publié le 15.09.2011

Avec un clip simple mais percutant, Orelsan continue d'occuper le net à dix jours de la sortie de son nouvel album «Le Chant des Sirènes».| DR
C'est dit, Orelsan ne veut plus polémiquer. Du moins, ne veut-il plus se justifier sur ses paroles, devaient elles choquer.. Depuis la tempête médiatique et la polémique suscitée par sa chanson «Sale pute» en 2009, le jeune homme a mûri. Mais s'il a beaucoup appris des interviews enchaînées à tenter d'éteindre un incendie ravageur, le rappeur ne semble pas assagi pour autant. Orelsan garde la plume acerbe et le verbe haut.

 «Je n'ai pas d'autocensure, je ne me dis pas ça va provoquer une polémique, je ne le fais pas... au contraire, des fois, je me suis dit, ça ça les a un peu énervé, je me suis dit, là je vais appuyer pile à cet endroit-là un peu plus fort pour montrer que je pense avoir raison», expliquait-il en juin dernier lors des premières écoutes de son prochain album d'Orelsan, «Le Chant des Sirènes», à paraître le 26 septembre.  «Cette fois, je ne me lancerai pas dans des explications si ça choque. Cette première polémique m'a passé l'envie de me justifier», prévenait il. Après «Raelsan», puis «1990», il occupe le Net avec un troisième single : «Suicide social».

L'intolérance que l'on porte tous en soi

Appuyer là où ça fait mal. A ce jeu-là, «Suicide social» - le sien, celui d'une société -  dont on découvre le clip ce jeudi,  n'aura semble-t-il oublié personne. «Suicide social», ou la dernière journée d'un dépressif qui, avant d'en finir, vomit sa haine des autres, des communautarismes et de la société : homos et hétéros, PDG et ouvriers, jeunes et vieux, bouseux, banlieusards et Parisiens, jeunes cadres, sudistes et fascistes, bourges, profs ou grévistes, journalistes, ménagère ou politiques, sectes et religieux, banquiers, sportifs, chômeurs...

Un morceau choc, coup de poing, qui tend un miroir où se reflète l'intolérance que l'on porte tous en soi. « On a tous à un moment ou à un autre pensé ce qui est dit dans cette chanson», précisait-il en juin. Voilà tous ces préjugés qu'on a sur nos voisins - les autres, ces gens-là - rassemblés en une masse débordante de haine quotidienne et proprement indigeste... Orelsan crache le venin qui coule dans les veines d'une société malade, un traitement du mal par le mal ? Du moins appuie-t-il là où ça fait vraiment mal.

Découvrez le percutant clip de «Suicide social» réalisé par le graphiste Mathieu Foucher.

http://www.leparisien.fr/musique/suicide-social-orelsan-crache-son-venin-15-09-2011-1609376.php







Orelsan, l'interview : « faut savoir lire entre les lignes »
Pondu par Jack Parker le 26 septembre 2011   
 
Avec Le Chant des Sirènes, je ne m'attendais pas à grand chose. Disons que j'avais tendance à sous-estimer Orelsan. Je l'avais découvert, comme beaucoup, avec le clip de Saint Valentin. Je me suis bidonnée quelques jours devant son clip, je ressortais ses répliques dans mes conversations de tous les jours, et puis je suis passée à autre chose.
Je me suis souvenue de son existence quand le lynchage a commencé. Sale Pute n'a pas plus à tout le monde, et il l'a payé cher. De mon côté, j'étais la Suisse, j'arrivais pas à savoir ce que j'en pensais. Je suis restée en retrait, je prenais sa défense au nom de la liberté d'expression, je lui tapais un peu dessus au nom du Droit des Femmes. J'insistais sur le fait qu'il s'agissait d'une oeuvre fictive, alors que j'en savais rien. Que même s'il pensait ce qu'il disait, ça pouvait se comprendre, personne n'aime être pris pour un con, alors on se lâche, on se défoule. Bref, je suis restée là-dessus, à ne pas trop savoir quoi en penser, si ce n'est que tout cet acharnement sur une personne était bien excessive. Autant s'en prendre à toute l'industrie du rap, autant aller jusqu'au bout. Et je suis passée à autre chose.
Je ne me suis plus intéressée à Orelsan jusqu'à la sortie de Raelsan. Ce changement d'image m'a séduite, même si j'avais encore un peu de mal avec son flow, qui demande un petit temps d'adaptation. Et puis j'ai écouté Le Chant des Sirènes. Et je me suis pris une beigne.
Je devais l'écouter pour travailler sur mon interview, mais j'ai mis trois plombes à trouver une questions par laquelle commencer. J'avais le cerveau brouillé. Je me concentrais sur ce que j'écoutais pour trouver des choses à dire, des sujets à aborder, mais j'y voyais de moins en moins clair. Plus j'écoutais, plus je m'affaissais. A la deuxième écoute, je me suis effondrée. J'ai chialé comme une gosse pendant vingt minutes, sans trop savoir pourquoi. Les chansons plus légères telles que Mauvaise Idée, Ils Sont Cools ou 1990 me permettaient de reprendre ma respiration entre deux uppercuts. Suicide Social m'a mise K.O., je me demandais ce que j'étais censée faire maintenant que je m'étais pris tout ça dans la gueule. Comment faire comme si de rien n'était, alors qu'il venait de me foutre le nez dans toute la merde qu'on refoule au quotidien.
Si Seul et Elle Viendra Quand Même m'ont ramenée à des angoisses que j'avais enterrées au plus profond de mon crâne, que je pensais ne plus jamais avoir à affronter. Je me suis revue à l'époque où je nageais dans ma lose, dans un vide et une incertitude constante. Ça m'a donné le vertige, et j'ai pas su gérer le contrecoup.
Le Chant des Sirènes ne fera certainement pas le même effet à tout le monde, mais je n'oublierai pas cette expérience de sitôt. Les refrains entêtant de La Terre est Ronde, La Petite Marchande de Portes-Clés ou Plus Rien Ne M'Étonne, me restent en tête depuis la première écoute. Je n'avais pas été secouée comme ça par un album depuis une éternité. Il s'agit d'un ressenti extrêmement personnel, je n'ai pas encore trouvé comment expliquer l'effet qu'il m'a fait, mais je l'écoute en boucle depuis que j'ai réussi à passer le cap des torrents de larmes.
Et cette fois, je vais avoir un peu plus de mal à passer à autre chose.
http://www.madmoizelle.com/orelsan-interview-59566
  







 Orelsan : « Il faut voir Suicide social comme un film »
5 février 2012

    •    Une fois n'est pas coutume, j'ai décidé de vous parler de rap sur ce blog. J'ai en effet eu la chance d'interviewer Orelsan il y a quelques temps, à la suite d'un article que j'avais écrit sur Suicide social.
Ceci dit, je ne pense pas que l'on puisse résumer l'artiste aux polémiques qui l'ont entouré.
    •    Orelsan, c'est surtout un univers assez bien défini. C'est le représentant d'adolescents ou adulescents assez blasés, ne se reconnaissant pas véritablement dans les codes et la culture de notre société. C'est en quelque sorte l'archétype du loser qui sommeille plus ou moins profondément en chacun de nous.
Cette idée est le fil rouge de son premier album, représentée par des titres tels que Perdu d'avance (qui donna son nom à l'album), la magnifique Peur de l'échec, No life... Je peux me tromper, mais il me semble qu'aucun rappeur n'avait autant mis en avant ce sentiment d'échec et de perdition. Et c'est l'une des explications de son succès auprès de personnes non adeptes de rap à la base. Dans le fond, qui ne s'est jamais senti perdu d'avance ou éprouvé un sentiment d'impuissance ?
    •    Nous retrouvons ce personnage de loser dans le deuxième album par le biais de Si seul ou Plus rien ne m'étonne, qui se situe dans la parfaite lignée de Changement. Mais dans l'ensemble, c'est un personnage qui a évolué, c'est un Orelsan qui a connu le succès, avec tout ce que cela comporte. Et il en dresse un constat tantôt noir où il projette sa déchéance (avec Le chant des sirènes), tantôt plutôt positif (dans le premier morceau, Raelsan, où il affirme : « je suis de retour avec ma sous culture, ouais, sauf que c'est nous le futur »), tantôt ironique dans le but de régler ses comptes. Ainsi, dans 2010, il se moque des accusations en se diabolisant à l'extrême.
Mais à ce personnage s'en ajoutent quelques autres : l'homme infidèle puis quitté dans Double jeu et Finir mal, et surtout le dépressif haineux jusqu'à la moelle de Suicide social. Cet album représente donc une galerie de personnages différents, qui se prennent plus ou moins au sérieux, qui sont plus ou moins crédibles...

    •    Mais outre l'évolution des textes, il y a aussi une évolution musicale. En effet, les instrus sont plus recherchées et variées : on y trouve alors du piano, de la guitare sèche... Mais surtout, Orelsan ose enfin chanter un peu plus et n'abuse plus de l'invention du diable, j'ai nommé l'auto-tune. Au final, cela en fait un album extrêmement convainquant, avec certes une forte prédominance du rap (ce qui n'est pas un mal), mais un rap toujours aussi accessible, mais surtout plus abouti et riche que le premier album. Et chaque morceau a véritablement son ambiance propre, ce qui fait qu'au final, chacun peut y trouver son compte.
    •    Même si je sais que l'interview que je vous invite donc à regarder ci-dessous a été faite dans le contexte de la polémique autour de  Suicide social, je persiste et signe : il faut considérer Orelsan comme un artiste à part entière. Rien de mieux que cet album pour se rendre compte de tout son potentiel.
Vous pouvez aussi vous rendre compte de son potentiel scénique en allant le voir : il sera demain dans un Bataclan sold out, mais il y aura aussi une date à l'Olympia le 31 Mai. Pour les provinciaux, il fait aussi beaucoup d'autres dates, notamment dans des festivals (dont le Musilac qui a un début de programmation plus qu'intéressant). Et si vous ne pouvez pas vous déplacer pour aller le voir, vous pouvez aussi l'encourager et voter pour lui pour la révélation public des victoires de la musique (il est également nominé pour celle de l'album rap ainsi que du clip, avec celui de Raelsan).
Sur ce, je vous laisse en compagnie de ce cher Aurélien, qui parle de son œuvre probablement bien mieux que moi. En tout cas, je remercie une fois de plus l'attachée de presse d'Orelsan ainsi que Morgane, Yannick qui m'a aidé à préparer l'interview, et toute la Yagg team en général : vous êtes tous magnifiques et formidables.

http://businessofart.yagg.com/2012/02/05/orelsan/






OrelSan en interview

De retour ce lundi en bacs avec son second et nouvel album "Le chant des sirènes", nous avons rencontré OrelSan afin d'en savoir plus, deux ans après le scandale suscité par "Sale pute". Interview vérité.
    •    
    •    Salut Aurélien, le grand jour est arrivé ! Ton nouvel album "Le chant des sirènes" relayé sur la Toile par différents teasers depuis quelques mois, est en bacs ce lundi, quelle est sa différence fondamentale avec son prédécesseur (Thierry Cadet) ?
    •    OrelSan : La différence essentielle est la maturité je pense, et aussi le fait que les thèmes sont moins centrés sur ma vie, ma personne. Cet album est plus tourné vers les autres, que ne l'était le précédent "Perdu d'avance" (ndlr : Top 20 en 2009).
    •    
    •    Youssoupha a posté le même jour que toi le clip "Menace de mort", avec le même procédé, la même réalisation que celui de "Suicide social". Quels sont tes impressions ? Penses-tu qu'il y ait eu des fuites en interne ?
    •    « Y'a des idées qui sont dans l'air du temps »
    •    Non. C'est juste que c'est un procédé fréquent. Y'a des idées qui sont dans l'air du temps. Cette méthode s'appelle du "motion design" afin de mettre le texte en valeur, sans comédien, sans scénario, qui finalement te figent l'histoire. Là on va plus loin, Mathieu Foucher laisse cours à l'imagination des spectateurs de la vidéo. Après c'est pas un truc que j'ai inventé, ça existait déjà (sourire)... Tu sais, avec Youssoupha on se connait en plus, on a réalisé un freestyle sur Goom Radio, une interview croisée pour "Rap mag", on s'est vu au Prix Constantin. Aujourd'hui les gens vont sur Internet écouter un son, s'il y a une vidéo. Cette méthode était donc l'alternative. On ne peut pas faire de véritables clips sur tous les morceaux. Après il y a des textes "inclipables" (sourire)... Tu vois, ma chanson ressemble à une scène du film "La 25ème heure" quand le héros est face au miroir, mais là Spike Lee avait tout imagé. Ça, ça représente du casting et ça coûte 300 000 euros...
    
    •    On se reconnait tous au moins dans une phrase de "Suicide social", dont le but est plus de dépeindre notre société dont on est tous acteurs, plutôt que de la dénoncer, non ?
    •    Bien sûr ! Tu sais, je me reconnais au moins dans une vingtaine de phrases du morceau (sourire) ! Je vais te dire, au début j'avais rajouté un p'tit huit mesures qui disait « et tous ces gens dans lesquels je retrouve une partie de moi-même, et qui font que je me déteste bla bla bla », et puis après je me suis dit que l'explication c'est la balle dans la tête du personnage à la fin du titre, c'est tout. Tout est dit, y'a pas besoin d'en rajouter ou de se justifier.

    •    Mais c'est risqué, c'est à double tranchant...
    •    Grave. Mais c'est ce que j'aime dans la musique ou l'art en général. Quand je vois un film, j'aime bien me poser des questions sur moi-même, je pense être capable d'analyser les choses. Le rôle des artistes est de véhiculer des émotions. Le reste, l'éducation par exemple, c'est le rôle de l'Etat, des parents, de l'Education Nationale, mais surtout pas des artistes, sinon après il reste rien...

    •    As-tu de vrais amis dans le milieu du rap ? As-tu conscience aussi qu'avec ce nouvel album, tu deviens le rappeur préféré des bobos ?
    •    (rires) Oui j'ai des amis dans le rap, mais je vais te dire un truc, j'ai l'impression que rappeur pour bobos c'était plutôt le cas sur le premier album, là je crois que je deviens plus populaire, au sens large.
   
    •    Au détriment de ton public de base ?
    •    « On ne parle pas de Philippe Starck »
    •    Non, pour l'instant j'ai le sentiment que l'équilibre est maintenu. Et grâce aux réseaux sociaux sur lesquels je poste, mon public de base s'est rendu compte que je n'avais pas tant changé que ça. Quand je vais sur Facebook en tout cas, que je vois les gens à qui je parle, souvent même par session le week-end (sourire), ça me permet de voir mon public, et ce dernier n'est pas que bobo. On ne parle pas de Philippe Starck (rires).
      
    •    Alors, Orelsan aux Enfoirés l'année prochaine ?
    •    (rires) Franchement, je ne sais pas si j'irai si on me proposait. Je réfléchirais pour le côté caritatif crée par Coluche, qui est d'aider les gens. Après, je sais qu'il y a des gens qui ne veulent pas que je rentre dans le système, mais d'un autre côté si on veut faire changer des trucs, faut bien être un peu dans le système, avec toujours un discours différent et sincère... Je m'en fous des étiquettes, au final la vie c'est pas ou tout blanc, ou tout noir.
    •    « Je réfléchirais pour le côté caritatif crée par Coluche »
    •    Je reste le même, avec mes valeurs. En réalité ce n'est pas tellement l'artiste qui change suite à la notoriété, mais surtout son entourage, le regard que les gens ont de lui. J'étais quelqu'un qui fuyait les responsabilités, un peu comme Spiderman (sourire), mais tu n'as pas le choix, tu dois les assumer. Aujourd'hui ça va mieux, j'ai fait mes propres expériences pour comprendre que faire péter le Champagne en boite avec des gens célèbres, c'est pas complètement comme ce qu'on croit (sourire). J'en suis vraiment revenu.
 
    •    Quelle est la part d'autobiographie dans tes textes ? Dans "Le chant des sirènes" par exemple ?
    •    On ne sait pas vraiment où ça commence et où ça s'arrête c'est ça (sourire) ? Y'a des choses vraies mais y'a des choses fausses aussi, qui se passent d'ailleurs dans un futur parallèle.

    •    Pourquoi avoir divulgué des extraits du disque au fur et à mesure sur la Toile, six au total avant sa sortie, c'est quand même très risqué... c'est quitte ou double parce que si les gens n'aiment pas les cinq morceaux, ils n'achèteront pas ton album...
    •    Oui, mais il en reste quand même dix sur le disque !

    •    Entre "Raelsan", "Plus rien ne m'étonne", "Le chant des sirènes", "Double vie" , "1990" et maintenant "Suicide social", quel est le single officiel ?
    •    (rires) Je t'avoue qu'on n'y comprend rien, mais c'est ça que je voulais. Je ne voulais pas être juste résumé à une chanson. Une seule chanson ne représente pas mon album. Le disque s'écoute dans son intégralité, il est construit comme un film, avec de l'humour, du suspens, un début et une fin.

    •    Mais on peut aussi dévoiler les singles avec six mois d'intervalle...
    •    « Le disque s'écoute dans son intégralité »
    •    Oui, mais ça ne correspond plus à la façon dont les gens écoutent la musique aujourd'hui. Maintenant c'est plus rapide. Et puis je savais que mon album sera déjà sur Internet trois ou quatre jours avant sa sortie, parce qu'on le sait, aujourd'hui, ça "leake"...
 
    •    Tu préfères donc prendre le risque de moins vendre...
    •    Je pense que ceux qui achètent un album, c'est parce qu'ils veulent l'objet, qu'ils veulent soutenir l'artiste. Donc, ces gens là de toutes façons l'achèteront s'ils aiment les extraits sur le Net. Les autres ne l'auraient pas acheté de toutes façons (sourire)...

    •    « Faire péter le Champagne en boite avec des gens célèbres, c'est pas complètement comme ce qu'on croit »
    •    Et ça permettra peut être à ces derniers de payer leur place pour venir te voir en concert ?
    •    C'est pas pareil... ce n'est pas pour ça que je le fais. C'est vrai qu'on a tendance à dire que le disque se casse la gueule, mais que ce n'est pas grave parce qu'il y a la scène. En fait ce n'est pas du tout les mêmes acteurs... Par exemple mon tourneur et ma maison de disques sont deux choses différentes, mes morceaux sur scène ne sont pas arrangés de la même manière que sur le disque, pas dans le même ordre, et honnêtement s'il n'y avait que la scène, je ne vivrais pas. Parce que c'est un groupe, que je dois payer mes musiciens etc. Je ne suis pas tout seul, mes musiciens ne viennent pas à l'œil, et c'est complètement normal (sourire).
    
    •    Quelle formation as-tu sur scène ?
    •    « J'emmène l'Orchestre Symphonique de Varsovie dans le Poitou-Charente ! »
    •    Emmener des gens en tournée ça coute super cher, faut payer les trajets, la bouffe, les hôtels, les cachets etc. Tu sais, moi si je m'écoute, j'emmène l'Orchestre Symphonique de Varsovie dans le Poitou Charente ! Après sur scène, j'ai aussi pas mal de programmations, je suis aux claviers et ça aide pas mal. Actuellement je bosse avec mes potes de Caen qui ont monté leur boite et sont en co-prod avec mon label Wagram. On apprend au fur et à mesure (sourire)...

    •    Joueras-tu "Sale pute" sur scène ?
    •    Non. Je ne l'ai jamais joué sur scène, ou une seule fois peut-être, en 2005 ou 2006, parce que je n'avais pas d'autres morceaux.
 
    •    Ce titre par lequel est venu la polémique, l'assumes-tu toujours ?
    •    Oui, carrément. En fait, je l'assume surtout de l'avoir fait. Parce que c'est une époque, ça fait partie de mon histoire, et je sais très bien pourquoi je l'ai fait. Après, dans la forme, je l'ai enregistré avec un micro pourri, dans un ordi qui n'avait même pas de carte son, c'était pas mon "master pistes" (sourire).
 
    •    « Je crois qu'elles ont compris qu'elles s'en prenaient à la mauvaise personne »
    •    Ça va mieux avec Marie-George Buffet, Valérie Létard, Christine Albanel et Ni Putes Ni Soumises ?
    •    (rires) Elles ne m'appellent plus ! Non, sérieusement je crois qu'elles ont compris qu'elles s'en prenaient à la mauvaise personne. Il y a eu une période de flottement, dans les médias y'a eu un doute parce que personne ne me connaissaient pas, et forcément c'était difficile de se défendre. Tout ça m'a fait de la mauvaise pub... Mais j'ai appris mon métier, et maintenant je m'exprime et je m'explique mieux.

    •    As-tu conscience que ça puisse être maladroit de débarquer avec un texte comme ça ?
    •    Ce n'était qu'un clip avec des images pour justifier que ce n'était pas si violent dans le propos, et surtout qu'il fallait aussi le prendre au second degré. Même si certains gars pensent ce genre de choses, c'était plutôt pour souligner que ça existe, plus que pour le cautionner.
 
    •    Penses-tu aux parents et aux proches de Marie Trintignant quand tu déclares « ferme ta gueule ou tu vas te faire "Marietrintigner" » ?
    •    Non, bien sûr que non. C'est une façon de dire 'voilà vous avez fait du voyeurisme dans les médias, vous avez parlez de l'affaire pour vendre du papier'. C'est comme ça que fonctionne notre société et c'est malheureusement rentré dans le domaine public maintenant. C'est devenu le symbole de la violence conjugale, et les faits sont beaucoup plus violents que ma chanson.
 
    •    « Ce n'était que de l'interdiction, des procès, des répercutions politiques qui n'avaient aucun sens »
    •    Oui, mais tu ne t'attaques pas aux médias avec cette phrase. Si tu pointes du doigt une sordide affaire certes, derrière il y a aussi une victime, un être humain...
    •    Ça c'est l'interprétation des gens. Ce que je fais c'est une œuvre, et chacun ensuite est libre d'y mettre ce qu'il veut. Tout le monde a le droit de dire aux enfants « attention, ne prenez pas ça de travers », et d'expliquer les choses, mais ils n'ont pas le droit de censurer. Et là ce n'était que de l'interdiction, des procès, des répercutions politiques qui n'avaient aucun sens, des mairies qui faisaient des menaces sur les salles de concert pour les priver de subventions, hors les subventions depuis, elles n'existent plus... comme quoi c'était bien un truc pour faire passer une pilule, ils devaient sucrer les subventions, et l'affaire était idéale. J'ai rencontré des associations, ouvert le dialogue, des fois y'en avait, et des fois y'en avait pas. Et puis je ne suis pas un journaliste, je ne donne pas de points de vues, je suis un artiste et je livre des œuvres.
 
    •    « La maison de disques n'a pas voulu »
    •    Tu déclares : « j'ai la chanteuse du moment en featuring, y'a deux ans je l'aurais surement insultée au fil d'une rime », est-ce Luce (ndlr : OrelSan a enregistré "La machine" en duo avec Luce sur le premier album de cette dernière) ?
    •    (rires) Ça ne peut pas être Luce parce que c'est une chanson que j'ai écrit il y a un an et demi. Mais ce qui est drôle, c'est que les gens ne savent pas où commence et où s'arrête la fiction (sourire). Moi je suis juste content d'avoir écrit une chanson avec Luce, parce que c'est ma pote !
 
    •    Et c'est d'ailleurs la meilleure chanson de son album, avec aussi "La symphonie d'Alzheimer"...
    •    Merci c'est gentil. Tu sais, je lui ai aussi écrit "Apocalypse", et cette chanson, Luce et moi on l'avait dirigé sur le thème des dégâts de la drogue MDMA... évidemment tu images bien que c'est difficile de passer en radios avec un tel sujet, la maison de disques n'a pas voulu (sourire).

    •    Si je te dis "OrelSan l'incompris", tu me suis ou pas du tout ?
    •    Non... je ne vois pas comme un incompris, dans le sens où il y a beaucoup de gens qui comprennent ce que je fais. Après je crois qu'il y a que moi qui ai mes propres vérités. Tu peux aimer une chanson sur l'album, et en détester une autre, c'est normal. Il y a une marge entre "Raelsan" et "Suicide social" par exemple. Je ne me sens pas comme le Van Gogh de la musique en tout cas (sourire).
 
    •    « Quand ma grand-mère chante Grégoire dans la voiture, je ne peux pas détester ma grand-mère... »
    •    « Je préfère bosser au MacDo que d'avoir la plume de Grégoire », c'est clair. Tu n'aimes pas Grégoire (sourire) ?
    •    Ce n'est pas que je n'aime pas Grégoire. Quelqu'un qui arrive à faire une chanson qui plait à autant de gens, je suis obligé de respecter un peu, quelque part. Parce que je cherche à le faire, et parce que quand ma grand-mère dans la voiture chante Grégoire, je ne peux pas détester ma grand-mère... Mais d'un autre côté, le texte je le trouve nul, « toi + moi + lui », et j'ai envie de signaler aux gens qu'il y a aussi d'autres trucs. Ecoutez ça si ça vous divertie, mais y a aussi des trucs biens (sourire). Et ce n'est une question de style, parce que j'adore Goldman, Balavoine, Cabrel, c'est de la bonne variété. Ce sont des bonnes chansons. Même France Gall tu vois, "Hong Kong Star" ou "Bébé requin". Grégoire ou Zaz aussi, je trouve ça racoleur. C'est pas ça qui va nous tirer vers le haut.

    •    Tu as toi aussi, de nombreux textes racoleurs...
    •    (sourire) Oui, carrément, mais que Grégoire me dénonce alors (rires) !
 
    •    Qui écoutes-tu parmi la nouvelle génération ?
    •    J'aime Selah Sue, Camélia Jordana, Cœur de Pirate, Biolay, après j'écoute quand même beaucoup de rap. J'ai acheté l'album de Stromaé aussi. J'aime bien son mixe entre la chanson, le rap et l'électro. Après Guillaume Grand ou un truc comme « dam dam déo », je trouve ça trop varièt'.

    •    Merci de ta franchise Aurélien, à très bientôt. Bonne chance pour l'album.
    •    Merci à toi Thierry.

http://www.chartsinfrance.net/actualite/interview-49349.html




17/04/2013
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