Alain YVER

Alain YVER

OTTO DIX

OTTO DIX






//www.ottodix.org/

//fr.ulike.net/Otto_Dix

//www.mbam.qc.ca/ottodix/fr/index.html

//www.nightlife.ca/arts-culture/otto-dix-les-toiles-degenerees-du-peintre-allemand-font-un-arret-en-sol-nord-americain

//www.mbam.qc.ca/fr/expositions/exposition_147.html

//www.allemagne-au-max.com/forum/otto-dix-au-musee-des-beaux-arts-de-montreal-vt6975.html

//www.peintremik-art.com/2009/07/05/biographie-du-peintre-otto-dix/





Otto Dix (Umtermhaus, près de Gera, 2 décembre 1891 – Singen, 25 juillet 1969) est un peintre allemand associé aux mouvements de l'expressionnisme et de la Nouvelle Objectivité.

Jeunesse

Il est issu d'un milieu ouvrier (son père Ernst Gauis Franz Dix travaillait dans une mine de fer), mais reçoit une éducation artistique par sa mère, Pauline Louise Dix, qui s'intéressait à la musique et à la peinture. Après avoir suivi le professeur de dessin Ernst Schunke pendant sa jeunesse, Dix prend des cours à Gera de 1905 à 1909 auprès de Carl Senff, qui doute de l'avenir de son élève en tant que peintre. Une bourse d'étude fournie par le Prince de Reuss permet à Dix d'entrer à l'École des arts appliqués de Dresde, où il étudie entre 1909 et 1914. Johann Nikolaus Türk et Richard Guhr figurent parmi ses professeurs. Dix s'essayera au cubisme, au futurisme et plus tard au dadaïsme.

Quand la guerre éclate, il s'engage comme volontaire dans l'artillerie de campagne allemande. L'année suivante, il reçoit une formation de mitrailleur et participe à de nombreuses campagnes en Champagne, dans la Somme ou en Russie d'où il sortira vivant.

Sous le régime nazi

Après la prise du pouvoir par les nazis en 1933, Dix, alors enseignant à l'université, est l'un des premiers professeurs d'art à être renvoyé, persécuté parce que considéré « bolchévique de la culture » selon les nationaux-socialistes. La même année, menacé de prison et de camp d'internement, il commence une « émigration intérieure » dans le sud-ouest de l'Allemagne (à Randegg en 1933 puis à Hemmenhofen en 1936), près du lac de Constance, où il se met à peindre des paysages. En 1937, ses œuvres sont dites « dégénérées » par les nazis. 170 d'entre elles sont retirées des musées et une partie est brulée ; d'autres sont exposées lors de l'exposition nazie « Art dégénéré » (Entartete Kunst).

En 1938, Dix est arrêté et enfermé pendant deux semaines par la Gestapo. Durant ces temps difficiles, il peint une représentation de Saint Christophe dans le style des grands maîtres à la demande de la brasserie de Köstritz.

Il participe par obligation à la Seconde Guerre mondiale. Il sert sur le front occidental en 1944-1945. Il est fait prisonnier en Alsace par les Français.

De l'après-guerre jusqu'à sa mort

À la fin de la guerre et jusqu'à sa mort, Dix s'éloigne des nouveaux courants artistiques allemands. Il ne s'identifie ni au réalisme social en vogue dans la République démocratique allemande, ni à l'art d'après-guerre dans la République fédérale d'Allemagne. Il reçoit pourtant de hautes distinctions et des titres honorifiques de ces deux états.

    * 1959 – Ordre du Mérite de la République fédérale d'Allemagne (Bundesverdienstkreuz)
    * 1966 – Prix Alfred-Lichtwark (Alfred-Lichtwark-Preis) à Hambourg
    * 1966 – Prix Martin-Andersen-Nexø (Martin-Andersen-Nexö-Preis) à Dresde
    * 1968 – Prix Rembrandt (Rembrandt-Preis) à Salzburg

Otto Dix meurt le 25 juillet 1969 à Singen, près de Constance, des suites d'un infarctus. Sa tombe se trouve au cimetière de Hemmenhofen.







99 - Otto Dix

De 1920 à 1923, Dix peint Der Schützengraben (La Tranchée), qui est achetée par le musée de Cologne, lequel doit y renoncer en raison des protestations publiques, avant que la toile, saisie en 1933 par les nazis, ne soit probablement détruite. L'année précédente, Dix a exécuté ce qui demeure l'oeuvre la plus importante qu'ait suscitée la Grande Guerre, un triptyque composé sur le modèle des maîtres anciens. Le panneau central reprend la composition de La tranchée, une vision d'épouvante où un soldat, le visage recouvert d'un masque à gaz, demeure seul vivant dans une tranchée effondrée, près d'un abri renversé. Des cadavres achèvent de pourrir alors qu'un squelette est demeuré accroché à la branche d'un arbre. Les panneaux latéraux figurent le départ vers le front et le retour de deux blessés. Sur la prédelle, des dormeurs - ou des cadavres ? - allongés sous une toile de tente.
Dix introduit des références picturales à Grünewald, Altdorfer et Holbein. Le triptyque, peint sur bois, est exécuté dans leur style, avec une minutie réaliste extrême. Alors que les dessins préparatoires décident seulement des silhouettes et de la construction, la peinture cultive l'illusionnisme jusqu'au morbide insupportable des chairs putréfiées, des vers et de la gangrène. Les jambes d'un mort sont constellées de pustules ou de blessures purulentes, comme les membres du Christ dans le retable d'Isenheim. L'espace est saturé de corps, de débris, de formes déchirées. Il est traversé par des verticales hérissées. Jusqu'aux cieux qui inquiètent : des nuées, des tourbillons rougeâtres y circulent, souvenirs de la Bataille d'Alexandre d'Altdorfer et signes de la catastrophe qui étend son empire à la nature entière.     








Otto Dix est admis en 1910 à l’Ecole des Arts décoratifs de Dresde, un des centres de l’expressionnisme germanique où il assimile les nouveautés du Blaue Reiter, du Brücke et du futurisme, et devient peintre de portraits.

A la proclamation de la guerre, il s’engage avec enthousiasme dans l’armée allemande et prend part à la bataille de la Somme, puis part sur le front de l’Est en 1917. Il est gravement blessé plusieurs fois. La guerre, qui le traumatise profondément, deviendra le thème majeur de son œuvre, à travers ses toiles, mais aussi par de nombreux dessins et gravures. En 1923, la toile La Tranchée, décrivant les corps démembrés et décomposés des soldats, provoque une telle fureur du public qu’elle doit êtres cachée par le Wallraf-Richartz Museum derrière un rideau.

Après la guerre, Dix affirme son style, très graphique et mouvementé, agressif et relevé par une palette de couleurs acides et froides, qui lui permet de décrire son époque avec une grande cruauté. Il est alors considéré comme le chef de file de la Nouvelle Objectivité allemande (la Neue Sachlichkeit), aux côtés du peintre, et comme lui ancien vétéran George Grosz.

Les dignitaires nazis, à leur arrivée au pouvoir en 1933, jugèrent l’art de Dix « dégénéré » et le font renvoyer de son poste de professeur à l’Académie de Dresde. Plusieurs de ses œuvres sont exposées à la fameuse exposition d’« Art dégénéré » organisée par les fascistes, puis brûlées (notamment La Tranchée). Otto Dix meurt à Singen en 1969, âgé de 78 ans.








Traduit de l’allemand et présenté par Catherine Teissier.

Otto Dix (1891-1969), s’il fut classé parmi les artistes « dégénérés » par le régime nazi, s’est depuis lors imposé comme un peintre majeur, dont la stature posthume ne cesse de s’étoffer. Le choix de lettres traduites dans ce volume propose un itinéraire parmi plus de trois cents lettres en quasi-totalité inédites en allemand comme en français, accompagnées de nombreux dessins et croquis, écrites durant plus de cinq décennies. Des années vingt de la période d’effervescence créatrice aux années soixante de la reconnaissance tardive et incomplète, en passant par les années trente et quarante de l’exil intérieur et les années cinquante, où le grand peintre cherche sa place dans la société d’après-guerre de l’Allemagne divisée, ces documents apportent un éclairage nouveau et remarquablement précis sur les conditions de travail d’Otto Dix, sur sa conception de la peinture mais aussi sur le rôle que jouaient les liens affectifs et familiaux dans l’existence de l’artiste.

Catherine Teissier est Agrégée d’allemand et docteure en Littérature allemande. Après des études à Paris (École Normale Supérieure de Fontenay-Saint-Cloud) et à Berlin (Université Libre de Berlin), elle enseigne depuis 1994 la langue, la littérature et l’histoire allemandes au Département d’études germaniques de l’Université de Provence (Aix-Marseille I).

ISBN : 978-2-35122-067-2 ; 288 pages ; 15 x 22 cm ; Parution novembre 2010

Extrait

À Karl Kröner, Radebeul 1er décembre 1958

Cher Karl, ta lettre m’a fait très plaisir, déjà parce qu’il y a encore des gens qui ont le temps d’écrire une vraie lettre. Je connais précisément l’histoire de Samson depuis ma jeunesse, seulement le père de Samson m’avait échappé. Mais ce qui est très intéressant pour moi, c’est ta remarque que le Mariage de Samson et le tableau de Francfort sont accrochés ensemble. Ce qui reste quand même un mystère, c’est la raison pour laquelle Dalila livre Samson aux Philistins (sans doute une sorte de faim sexuelle de puissance). Dans l’attitude guindée de la fiancée, j’ai toujours noté : I un élément de composition, quelque chose de royal, mais en même temps, II quelque chose de lourdement petit-bourgeois, incapacité à comprendre le génie de cet homme (et en plus la garce est impertinente). l’ange sans aile est une belle idée, à présent grâce à ton explication je comprends également pourquoi le personnage de l’ange est si balourd (terrestre). Tous mes vœux pour l’année 59. Meilleures salutations. Dix

À Martha Janvier 1959 Samedi

Chère Maman, nous n’avons jusqu’ici reçu aucune nouvelle de toi. Aujourd’hui l’avocat a envoyé l’attestation de divorce pour Jan, je te l’envoie à Munich en recommandé avec les photos. Jeudi nous sommes allés au village l’après-midi, le soir Logeais, Sepp et Guscht ainsi qu’Eliane m’ont traîné à Gaienhofen pour danser, Madame Logeais a gardé la maison. Hegenbarth et sa femme ont envoyé un télégramme de félicitations. Aujourd’hui est aussi arrivée une lettre d’Ernst Jünger, il a compris seulement maintenant en le lisant dans le journal qu’il était assis à table à côté de moi et il regrette beaucoup de ne pas l’avoir remarqué. d’ailleurs pendant la cérémonie il n’a pas non plus compris le nom des autres personnes. J’espère que ce n’est pas trop ennuyeux là-bas. Salutations affectueuses de tout le monde. Papa

À Monsieur Conzelmann, à propos de son livre 15 septembre 1959

Il faut toutefois que vous considériez que les éditions Fackelträger sont financées par le SPD, et les socialos sont tout aussi bornés que le CDU. De nos jours, on manipule et on falsifie partout, la grande mode, c’est de renier ses actes (voir George Grosz). Je ne comprends pas bien : vous aviez entrepris dès le début de ne pas écrire en « savant », et vous y êtes parfaitement arrivé, mais votre travail est sans doute tout de même trop profond pour ces gens. d’un autre côté, une maison d’édition « bourgeoise » n’oserait jamais éditer aujourd’hui un livre sur moi. Et bien sûr, Löffler est obligé de faire des phrases à l’emporte-pièce, il ne peut sans doute pas s’en empêcher.

//www.lekti-ecriture.com/editeurs/Otto-Dix.html








Otto Dix


« Les artistes ne doivent pas essayer d’améliorer et de transformer le monde; ils sont beaucoup trop insignifiants pour cela. Ils ne doivent que témoigner. »
(Otto Dix, 1958)

Peintre et graveur allemand, Otto Dix est généralement considéré comme un artiste pacifiste, bien qu’il ne se soit jamais présenté comme tel.

Né en Allemagne, dans la classe moyenne, il commence son apprentissage comme peintre-décorateur. Au cours de la Première Guerre mondiale, pendant qu’il sert en première ligne et vit dans les tranchées, Dix réalise des croquis de paysages désolés et ravagés. De retour de la guerre, il s’attache à représenter dans ses œuvres les soldats et leur vie, dans les tranchées et en dehors. Le Musée des beaux-arts du Canada possède le portfolio complet des eaux-fortes de la série « Der Krieg » (La guerre), inspirées des souvenirs qu’a l’artiste de la Première Guerre mondiale, parmi lesquelles œuvres figurent Soldat blessé (automne 1916, Bapaume), et Soldat du front à Bruxelles. Après la guerre, Dix étudie à l’Académie des arts de Dresde.

Le jeune artiste croit qu’il sera un jour célèbre ou qu’il aura de la notoriété. En 1923, il est bien parti pour accéder à la notoriété, avec deux inculpations pour pornographie – dont il sera acquitté plus tard –, et la controverse enflammée entourant la vente de son tableau La Tranchée au Musée Wallraf-Richartz de Cologne; l’achat de cette œuvre sanguinolente déclenche un immense tollé général qui contraint le Musée à renvoyer sa toile à l’artiste.

Au milieu des années 1920, Dix s’installe à Berlin et commence à peindre des portraits de l’élite artistique. Ces élégants portraits lui apportent la célébrité que, depuis longtemps, il savait qu’elle serait sienne. En 1927, il devient professeur de peinture à l’Académie des arts de Dresde. L’année suivante, il participe à une exposition internationale d’art moderne du Musée de Brooklyn et, en 1930, ses œuvres sont présentées à la Biennale de Venise.

En 1933, la vie d’Otto Dix connaît un bouleversement dramatique avec l’arrivée au pouvoir des Nazis. Accusant l’artiste de produire un art « dégénéré », les Nazis lui interdisent d’enseigner et confisquent plus de 260 de ses œuvres. Banni des expositions, Dix se tourne vers les tableaux paysagers pendant les années de guerre afin de continuer à exercer son art.

Après la Deuxième Guerre mondiale, les avant-gardistes allemands méprisent largement les œuvres de Dix, considérant que son travail n’est pertinent que dans un monde de l’avant Deuxième Guerre mondiale. Les critiques et les chercheurs d’aujourd’hui redécouvrent l’esthétique d’Otto Dix et le rôle joué par cet artiste dans le façonnage de la société allemande pendant les difficiles années de l’entre-deux-guerres.
 



       //fr.wikipedia.org/wiki/Otto_Dix

















08/02/2011
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