Alain YVER

Alain YVER

P J HARVEY

PJ HARVEY



Biographie de P.J. Harvey

Le trio, composé de Robert Ellis, Steve Vaughn et Polly Jean Harvey, se forme en 1991, et sort ses premiers titres quelques mois plus tard avec le label indépendant Too Pure. Les critiques sont unanimes et l'album à paraître, 'Dry', est attendu avec impatience. Le succès est total, tant en Europe qu'aux Etats-Unis. Le groupe signe en 1993 chez Island Records et leur deuxième opus, 'Rid Of Me', donne lieu à une tournée triomphale à la fin de laquelle Polly décide cependant de se séparer de ses musiciens afin de faire de nouvelles expériences. Un projet plus personnel et éclectique la mène à 'To Bring You My Love', paru en 1995, sur lequel elle aborde toujours les thèmes du sexe et de la religion avec l'humour noir qui la caractérise. En concert, P.J. Harvey se montre de plus en plus performante, et son succès ne cesse de croître, comme en témoignent ses nombreuses nominations et récompenses. Son cinquième album confirme son statut de star internationale. 'Is This Desire ?' est salué par la critique, et Harvey enchaîne les dates autour du monde avant de réunir ses anciens partenaires pour l'album 'Stories From The City, Stories From The Sea'. En 2004 sort 'Uh Huh Her'. Artiste reconnue, Polly Jean Harvey expose également son travail de sculpture, est publiée en tant que poète et enchaîne les collaborations avec Nick Cave, Tricky et John Parish, ainsi que Josh Homme des Queens Of The Stone Age. Son dernier album, 'White Chalk' sort en 2007.



Biographie de PJ Harvey

Polly Jean Harvey grandit dans une ferme au fin fond de l'Angleterre. Elle est très tôt sensible à l'art – pas étonnant, sa mère est sculptrice – et se passionne pour la musique. La bande son de sa jeunesse est à peu de choses près basée sur les standards de John Lee Hooker, Robert Johnson et Jimmy Hendrix, qu'elle tente de reproduire à la guitare quand elle ne joue pas du saxo. Inspirée ou incitée par sa mère, l'histoire de le précise pas, la jeune femme se lance dans des cours de sculpture au Yeovil Art College mais elle ne peut se passer de musique et collabore dans différents groupes. En 1991 elle fonde sa propre formation, à son nom : PJ Harvey avec le bassiste Steve Vaughn et le batteur Robert Ellis. Le trio parvient à rassembler la modique somme de 5000 dollars et enregistre un album. Malgré des moyens rudimentaires, le disque plaît au label indépendant Too Pure qui leur fait signer un contrat et sort dans la foulée le single « Dress », suivi de « Sheela-Na-Gig ». L'accueil de la critique et du public se fait plus que chaleureux, tout est près pour la sortie du premier album. Au printemps 1992 paraît « Dry », mélange détonnant de guitares énervés, de grunge et de blues costaud. Là encore, les éloges pleuvent, le groupe part pour une longue tournée à la rencontre de ses nouveaux fans, déjà en nombre. PJ Harvey s'attache les services du producteur Steve Albini pour son second opus « Ride of me », sorti en 1993 sur Island Records, la maison de disques de U2. A la suite de cet album, la chanteuse décide de se débarrasser de ses musiciens Steve Vaughn et Robert Ellis pour s'entourer d'une formation plus imposante. Cette « restructuration » est une réussite puisque « To Bring You My Love », pour lequel PJ s'est attachée les services du producteur de U2 et des Smashing Pumpkins est qualifié de chef d'œuvre par la presse à sa sortie en 95. Le style de PJ Harvey a évolué vers un rock alternatif parfois teinté de blues et fait également mouche auprès du public : presque 1 million d'albums seront vendus. Le succès ne se démentira pas avec les opus suivants « Is This Desire » (1998), où sa guitare s'est calmée et « Stories From the City, Stories From the Sea » qui est pour elle l'occasion d'un retour à l'agressivité des débuts. Son dernier album « Uh Huh Her » paru en 2004 est autoproduit et c'est une fois de plus une merveille. Le journal Times, totalement sous le charme assura même qu' « aucune chanteuse depuis Janis Joplin n'avait aussi bien réussi à passer des cris de la bestialité aux soupirs de l'intimité ». Voila qui est bien dit.

En octobre 2007, PJ Harvey revient avec un album White Chalk, en partie joué au piano.


PJ Harvey

Sortie au début des années 90 de l'underground anglais, Polly Jean Harvey (née dans le Dorset en 1969) affiche, dès son premier album, Dry, un rock violent et passionné, radical, assorti de textes souvent féministes, parfois dérangeants et extrêmes. Élue par le magazine Rolling Stone « meilleur compositeur de l'année » en 1992, PJ Harvey assoie alors sa popularité des deux côtés de l'Atlantique.
Multi-instrumentiste, compositeur prolixe, cette chanteuse inspirée travaille également pour le cinéma (Basquiat, Six Feet Under…), accumule les duo (avec Nick Cave, Tricky…), écrit pour Marianne Faithfull, publie de la poésie et expose régulièrement ses sculptures.




L' ALBUM QUI ME REND TOUT À DINGUE

   

PJ Harvey / Chronique LP > Stories from the city, stories from the sea


Après une longue période d'absence, PJ Harvey revient enfin avec son blues organique entre pop émo et rock épuré, Stories from the city, stories from the sea déboule avec sa touche caractéristique. "This world's crazy, give me the gun", "Big exit" commence bizarrement, un peu vieux synthé bancal, mais vite le groove l'emporte, grain de sable de guitare, roulement lointain de grosse caisse, rouleaux nuageux saturés, et PJ Harvey entre en scène, une voix toujours aussi étincellante qui sait se faire violence comme se faire rassurante. "Good fortune" et sa basse vibrante, ses arpèges de guitares, sa voix vacillante et sa rotation sur les ondes radiophoniques... A chaque écoute, l'angle n'est pas le même, les découvertes encore d'actualités, ici un synthé, ici une note cachée, une pêche de guitare, un overdub sur la voix. Le très pop "A place called home", se profile à l'horizon, une voix très aérienne, "There's no-one to blame", le soleil monte haut dans le ciel, rayonne sur un paysage esquissé par une guitare infatiguable, aidé par une basse grondante et un tambourin imperturbable.
On quitte les terres hautes, pour des contrées moins mainstream, descente intérieure, introspection sentimentale "Do you remenber the first kiss ?", souvenirs romantique et d'autres, plus douloureux, "One line" et ses chœurs légérs, magnifiques, douce augmentation de la densité du son, intensité en constant crescendo, l'espace devient plus organique, "And I draw a line, to your heart today", mise à distance lente et calme, douce lumière opaque, liquide amniotique, goût de larmes sur les lèvres, douce berceuse qui s'achève "You never left my mind". Etrange mix pour "Beautiful feeling", guitare très grave, chœurs très œcuménique, c'est Thom Yorke qui s'en charge encore, la pression devient plus présente et oppréssente,mais toujours contenue, comme un orage qui ne vient pas, qui garde en lui tout son potentiel dual, entre voyages et sentiments, "it's the best things, such a beautiful feeling".
Le très déjanté "The whores hustle and the hustlers whore" commence sur ce groove made in PJ Harvey, puis embraille plus serein avec voix + batterie, grand moment, reprise, basse saturée, violente, efficace, "little people at the amusement park", le refrain s'envole dans toute sa splendeur et la basse continue dans son registre saturée. Pause, longue, à la Silverchair, reprise a-capella, "Speak to me of heroin and speed", PJ Harvey monte en sentiments, la voix déraille une fois, deux, puis s'envole loin là-haut, pour le plus grand plaisir des sens. Guitare à la Radiohead, voix à la corde, Thom Yorke prend la direction des évènements, toujours aussi introspectif et introverti, soutenu par une PJ Harvey qui se prend à rêver la complémentarité d'un Radiohead féminin, Yin et Yang, le synthé ajoute aux mystères, "The city sunset over me", entre pêché et fusion, "The mess we're in". On a quelque peu reproché à cet album de PJ Harvey de manquer de profondeur, d'être moins intense que les précédents, cependant force est de constater qu'il est travaillé, même sur le très lent "You said something", les mélodies de guitares s'entrechevètrent, une cloche sonne doucement, montrant la richesse de l'ensemble. Très constraté "Kamikaze", "How could that happen ?", une guitare monstrueuse, un blues destructeur, "Beyond all my hopes", une guitare qui flingue, vibre et une voix qui s'en joue, entre aérien mélodique et violence aigüe, "Kamikaze", "You can't touch me", intensité maitrisée. Pop et réellement bon, "This is love" se chante sans limite, une voix granuleuse, qui avance sans relache, mène la danse, sème la trance, les arpèges se baladent nonchalamment, "I can't believe life's so complex", reprise feutrée, sublime, douce, chaleureuse, suave, claire, "You're my dirty little secret", montée très lente, crescendo intense, touchant, "This is love", une voix qui transporte insidieusement.
Maturité affolante pour "Horses in my dreams", construction simple et posée, lent mouvement interne, insertion méthodique des instruments, voix contrôlée "I have pulled myself clear", très reposant, très onirique. L'opus touche à sa fin, beat electronique interrogateur, un piano bien mieux, mélodie à 4 notes, une voix décalée, finalement un vraie batterie entre en jeu et la voix se dédouble, "You carried all my hopes, Until something broke inside", et un refrain très doux, "We float", qui prend la vie comme elle vient, le beat électronique devient partie intégrante de l'atmosphère qui se dégage lentement, lent dégazage de sentiments, libération de volonté, esprit zen et pensée positive cachée derrière. Même moins intérieur et profond, Stories from the city, stories from the sea se rélève néanmoins très riche et composés de nombreuses mélodies parfois très brèves, toujours entre ce blues sentimental et un rock bien senti., qui font de PJ Harvey, la grande PJ.

 




26/02/2008
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