Alain YVER

Alain YVER

PHILIPPE HALSMAN

PHILIPPE HALSMAN




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Philippe Halsman (letton : Filips Halsmans), né le 2 mai 1906 à Riga, mort le 25 juin 1979 à New York, est un photographe américain d'origine lettonne, célèbre pour ses portraits de personnalités et ses photos de mode, qui fit partie de la célèbre agence Magnum.

 Jumpology : à la fois photographe de mode, portraitiste et surréaliste, artiste a facettes multiples, le photographe Philippe Halsman fit de nombreux travaux pour "Life", il a réalisé plus de 100 couvertures. La publication en 1959 de ses photos de personnalités qui sautaient en l'air devant son appareil, connut un grand succès.

En 1950, le NBC a demandé à Halsman de photographier plusieurs de ses comiques célèbres. Milton Berle, ED Wynn, Sid César, Groucho Marx, Bob Hope et beaucoup d'autres sont passés devant l'objectif de Halsman.Dean Martin et Jerry Lewis Quand Halsman a comparé ces images à des portraits plus traditionnels, il a constaté que les comédiens ont souvent sauté et sont toujours restés naturels. Il s'en souviendra à la fin d'une longue séance de pose avec la femme du PDG du constructeur Ford, Eleanor Ford, en 1952, il lui avait soudain demandé si elle accepterait de poser pour lui en sautant. "Avec ces talons aiguilles? " ("You want me to jump with my high heels?" ) demanda-t-elle à Halsman avant de s'exécuter. A partir de cette date et pendant six ans, à la fin de chacune des séances de portrait, Halsman demandait systématiquement à ses sujets de sauter. (La premiére photo de "bond" date 1947 avec Salvador Dali (avec l'eau et le chat en vol) et, oute les photos faites pour NBC, en 1951 Halsman avait réalisé une couverture de Life avec sautant, mais ce n'est qu'avec celle de Edsel Ford qu' Halsman l'employa de façon systématique) Brigitte Bardot, Richard Nixon, le duc de Windsor, Audrey Hepburn et beaucoup d'autres, se sont prêtés à cet exercice.

"En plein saut, le protagoniste, dans une soudaine explosion d’énergie, surpasse la pesanteur. Il ne peut contrôler ses expressions, ses gestes faciaux et les muscles de ses membres. Le masque tombe. La vraie personne se fait visible. Il faut juste attraper ce moment avec l’appareil photo." disait Halsman.

 Philippe Halsman est né en 1906, à Riga. En 1930 il s’installe à Paris où il commence à travailler comme photographe. Ses clichés sont publiés dans plusieurs revues de renom, dont Vogue et Voilà. Il réalise les portraits de personnalités telles qu’André Malraux, Paul Valéry, Marc Chagall, André Gide, Jean Giraudoux ou encore Le Corbusier. En automne 1940 pour échapper aux persécution nazies Halsman émigre aux Etats-Unis avec l’aide d’Albert Einstein. A New York, il rencontre Salvador Dali, avec qui il travaillera pendant 37 ans, de 1941 à 1978.

En 1942 il commence à travailler comme photographe de la mode et des revues. De 1946 à 1949 il photographie la célèbre danseuse Martha Graham et les mises en scène de sa compagnie, ainsi que les portraits d’Albert Einstein, Salvador Dali.
En 1948, le photographe rencontre par hasard Fernandel et lui demande participer à une expérience photographique. Il posera àl' acteur des questions auxquelles celui-ci ne répondrait que par ses expressions faciales, des questions telles que "Le Français moyen pince-t-il encore les jolies filles dans la foule ?" ou bien encore "Savez-vous que la chasteté fortifie vos facultés mentales?". . Cette collaboration donnera naissance à The Frenchman : un entretien photographique avec Fernandel.
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En 1951 il part pour l’Europe et photographie Marc Chagall, Brigitte Bardot, Henri Matisse, François Mauriac, Anna Magnani, Winston Churchill...

Dans les années 60 et 70, de nombreuses expositions sont consacrées à Halsman alors que le photographe continue de travailler. Prix et hommages se succèderont jusqu’à sa mort en 1979. Philip Halsman a inspiré l'affiche célébrant les 60 ans du festivalde Cannes(2007), ou acteurs, metteurs en scènes, gens du cinéma,se livrent au "jumping"







Les grands classiques
Dali Atomicus - Philippe Halsman

En 1948, au lendemain d’une guerre qui a vu l’émergence de l’ère atomique, Philippe Halsmann et Salvador Dali sont impressionnés par les « nouvelles » lois de la physique. Leur imaginaire est excité par les hypothèses les plus prodigieuses de la science. On parle d’antigravitation, d’antimatière... Ils essaient de visualiser ces folles perspectives : tout doit être en suspension, comme dans un atome ! Ils travaillent ensemble à l’élaboration de divers concepts avec des objets en lévitation. Dali, de son côté, poursuit la réalisation de Leda Atomica, une toile que l’on voit (non achevée) à la droite de la photo et dans laquelle presque tous les éléments sont aussi en lévitation. Ce n’est, bien sûr, pas la seule caractéristique de ce tableau, mais c’est celle qui nous intéresse ici. (Voir ce lien, pour une analyse fouillée du tableau.)


Influencés par la célèbre photo de Harold Edgerton montrant, en instantané, des gouttes de lait en suspension, ils pensent d’abord réaliser leur image en utilisant du lait. Mais ils choisissent de le faire avec de l’eau pour ne pas choquer les Européens qui sortent d’une dure époque de privations. (Chaque époque a ses tabous. Aujourd’hui, la provocation étant devenue un mode de promotion très recherché, on n’aurait sans doute pas hésité.) La séance de prises de vues a fait les beaux jours des collectionneurs d’anecdotes. La chaise de gauche est tenue en l’air par l’épouse de Halsman. On compte jusqu’à trois : les assistants lancent 3 chats et un seau d’eau. À quatre, Dali saute en l’air et Halsmann déclenche. Pendant que tout le monde récure le sol et console les chats, le photographe développe le film pour voir le résultat. Au bout de 6 heures et 28 essais, la photo est bonne ! Très vite elle parait sur une double page de Life et fait sensation.
En réalisant par la photo, un concept qui aurait tout aussi bien pu être peint (par un virtuose comme Dali !), c’est un peu le réalisme qui s’invite à la table du surréalisme ;-) Mais c’est justement cela qui fait la force de cette oeuvre. On joue avec notre perception de la matérialité en nous montrant des faits extraordinaires traités comme des situations avérées. Et je ne peux m’empêcher de me demander si aujourd’hui on aurait procédé de même pour réaliser cette image... ? Quel photographe se donnerait tant de mal pour un résultat aussi aléatoire ? Alors qu’en assemblant différentes prises de vues, on obtiendrait un résultat tout aussi bon, avec de meilleures chances de succès. D’ailleurs, la première fois que j’ai vu cette photo (c’était bien avant Photoshop), je n’arrivais pas à croire qu’elle était le résultat d’une seule prise de vue, sans montage. J’entends d’ici, hurler les puristes, pensant que la photo est comme un jeu de tir à l’arc et qu’il suffit de déclencher au bon moment pour saisir « l’instant magique » et produire une bonne image.
Tout en ruminant mes considérations un peu malveillantes, j’ai été attiré par quelques détails troublants... Dali est devant un chevalet de peintre. Il y a une toile sur le chevalet (encadrée : drôle de façon de peindre !). Si on examine l’ombre située au-dessous, on voit bien celle de Dali qui se confond avec celle du pied du chevalet. Mais on voit aussi très clairement, à la place de la toile, un cadre vide, au travers duquel passe la lumière. On distingue même le montant central du chevalet, sur lequel vient normalement s’appuyer la toile en chantier. On devine aussi ce montant derrière le rideau d’eau. Alors... la toile a-t-elle été ajoutée après coup ? A la recherche des conditions de copyright de cette image sur le site de la Library of Congress, je suis tombé sur la photo originale... que je vous laisse découvrir pour jouer au jeu des 7 erreurs.



Philippe Halsman est né en 1906 à Riga (Lettonie). Il fut d’abord ingénieur électricien. En 1931, il s’installe à Paris et devient photographe. Ses premières photos paraissent dans Vogue. Il devient un portraitiste à la renommée grandissante. Au moment de la guerre, il obtient un visa pour les États-Unis et s’installe à New York. Il réalisa 101 photos de couverture pour Life et bien d’autres encore pour Look, Paris-Match ou Stern. Ses portraits d’Einstein, de Groucho Marx, de John F. Kennedy, de Winston Churchill, de Marilyn Monroe et de bien d’autres célébrités sont dans toutes les mémoires. Après ses expériences avec Dali, il devint aussi un spécialiste de « jumpology », sport qui consistait à demander aux personnes photographiées de sauter en l’air. Selon lui, cela faisait « tomber le masque et révélait la personne » (trad. libre).
Pour rédiger ce billet, je me suis inspiré, en plus des liens accessibles directement depuis le texte, des sources suivantes :
- Philippe Halsman : Dali Atomicus - by : Brandon Luhring
- When He Said "Jump..." - Philippe Halsman defied gravitas - by Owen Edwards (à voir : un petit diaporama avec des photos de Jump)
- Dossier réalisé pour l’exposition rétrospective de Philippe Halsman par la National Portrait Gallery (plusieurs pages, dont une galerie de photos)
//motsdimages.ch/Dali-Atomicus-Philippe-Halsman.html


16/09/2011
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