Alain YVER

Alain YVER

PHILIPPE LÉOTARD

PHILIPPE LÉOTARD



POUR CEUX QUI NE CONNAISSENT PAS ENCORE SES CHANSONS, NE PERDEZ PLUS DE TEMPS, SES TEXTES SONT MAGNIFIQUES, IL Y A TOUT DEDANS, LA DOUCEUR, L' ÉMOTION, LA TENDRESSE, LA DÉTRESSE. À ÉCOUTER : Je rêve que je dors & Demi mots amers. À LIRE : "A mon frère qui n'est pas mort " SON SITE : 

SITE OFFICIEL
http://www.gorgone.fr/htdocs/leotard/index.htm

AUTRE SITES

http://www.espritsnomades.com/sitechansons/leotard.html

http://www.chansonrebelle.com/chanteurs/leotard.htm

http://www.biosstars.com/p/Philippe_Leotard/philippeleotard.htm

PAROLES DE CHANSONS
http://www.greatsong.net/PHILIPPE-LEOTARD,4271.html




A LIRE




A ÉCOUTER



DEMI-MOTS AMERS

L'Evénement du Jeudi
"La dernière fois, on s'était dit que ce serait la dernière, que ce génial enfant de Philippe Léotard ne saurait pas revenir à notre âge adulte et qu'on ne le reverrait plus. Mais le revoici avec un nouveau disque, à la fin du mois d'avril. "Demi-mots amers" porte bien son titre, série de variations sur le même thème de l'âge qui avance, de la douleur qui s'étend, des regrets qui s'alourdissent, de l'amour qui se teinte trop d'indulgence pour rester tout à fait libre... Disque fourbu et fier, qui s'achève par la reprise du génial Ancien combattant de Zao. C'est d'autant plus drôlement drôle que Zao, star d'une saison en France et personnalité attachante de la chanson africaine, a tout perdu dans la guerre civile au Congo. D'un blessé à un autre, d'une plaisanterie à un sourire grave, en voici des symboles..." Emmanuel Sepchat

Le Nouvel Observateur
"...En effet, tout au long de l'album à la pochette toute noire, sur des musiques de Philippe Servain, Léotard clame sa détresse, jouant ses textes plus que ne les chantant, à la manière d'un Bernard Dimey ou d'un Reggiani. Outre ses chansons d'amour désespérées, une poignante "complainte corse", une chanson sensuelle sur le thème de la mort, ("Verra la morte"), il faut l'entendre réciter le bateau ivre de Rimbaud..." Sophie Delassein

Télérama
"...Grand bonhomme, Philippe Léotard. Un des rares dignes frangins de la race Ferré - en voie d'extinction, n'étaient quelques rebelles récalcitrants au rabot : Mano Solo et Léotard donc, ce grand gosse sexagénaire, cet homme debout, armé de sa seule colère. Il a fondé le Théatre du soleil avec Mouchkine, l'aurait-on oublié ? Et joué, et écrit, et chanté, Ferré entre autres, lui surtout. Chanté : parlé plutôt, gueulé parfois, sur les musiques incendiées de Philippe Servain, les yeux clos sur son accordéon. Il y a quatre ans, Philippe Léotard sortait un album sans ce dernier, Je rêve que je dors, moins fort, mais toujours tempétueux. 2000 est venu, il revient. Avec Servain. Et presque, sans sa voix, vacillant souvent à côté du tempo. Blessée, comme l'homme l'est. de naissance dirait-on. Léotard est de ceux là qui se font tout seuls mordre la poussière, succombent aux coups qu'ils se portent. Ce sont les ravages de ce combat gagné d'avance que l'on entend dans son timbre fatigué. Que l'on entend d'autant mieux qu'il est serti dans un écrin de soufflets et de cordes, de claviers et de cuivres soigneusement construit par Philippe Servain, le violoniste Pierre Blanchard, les guitares flamencas de Daniel Gonzales-Manzanas, entre autres. Ballades, baloche, reggae - " pas très gai " -, rocks rugueux et, d'abord. Echos corses - la Complainte corse du début de l'album, hommage de Léotard à la terre-mer de son enfance, est interprétée aussi par le groupe A Filetta - épaulent le soliloque. Hormis la première plage, le Bateau ivre de Rimbaud (superbe interprétation) et le féroce Ancien Combattant du Congolais Zao, tous ces Demi-mots amers sont de Léotard. Et si sa voix titube, de fatigue, de tristesse, d'anciens alcools, sa colère bande encore. Tempête toujours. Il se fout de lui, et d'a peu près tout, sauf de sa fille Faustine. Sourit à l'oubli. Regarde venir la mort. Guère amer, il espère encore, se moque, émeut. Ce n'est pas un grand disque au sens habituel du terme ; c'est le bras d'honneur d'un grand bonhomme à toutes les vanités, tous les faux-semblants, des vies et des chants..."
Anne-Marie Paquotte

Le Monde De La Musique
"...Il semble que l'on a toujours connu Philippe Léotard au plus près de certaines limites. Vivre paraît lui être une épreuve qu'il surmonte seulement par le vertige, la nausée, le trop-plein. De loin en loin, il fait oeuvre de cette folie d'enfant. Par exemple ce disque, qui énumère des blessures, ou plutôt ces tâches, ces meurtrissures, ces tavelures qui viennent aux fruits que l'on a trop tardé à cueillir. Philippe Léotard s'adresse à des femmes qu'il ne sait tout à fait aimer, et dont il guette l'indulgence, à sa fille qui le voit faible, à son âge qui le nargue. Vieux teenager épris d'adolescence, il chante Le Bateau ivre de Rimbaud et consulte la mémoire de ses indécences et de ses naufrages. Le tableau, malgré l'amertume de son titre, dégage une sorte de gaieté tortueuse et affairée, une foncière légèreté. Tout cabossé et complaisant qu'il puisse paraître parfois, cet autoportrait en perdant quinquagénaire est suffisamment orgueilleux et roublard pour apparaître surtout comme un bon disque..." Bertrand Dicale

Libération
"...Le visage de Léo Ferre hante, telle la statue du Commandeur, l'oeuvre de Philippe Léotard. Régulièrement le comédien y revient. En 1994, Léo chante Ferré. En sublimant ainsi le poête à la crinière blanche, Léotard règle la question oedipienne et permet qu'on l'écoute différemment après un premier essai salué A l'amour comme à la guerre en 1992. Puis s'en éloigne avec Le rêve que je dors (1996), escapade nécessaire pour se retrouver magnifiquement avec soi-même. Dans Demi mots amers le grand brûlé ne reprend pas l'auteur de Monsieur William, Mais en reste fortement imprégné: son accordéoniste Philippe Servain met en musique le Bateau ivre, et sa jolie Groupie résonne de troublants échos avec Jolie Môme et Petite. Sinon, les mêmes interrogations de ce quinquagénaire esseulé (Madame) chahutent des blues vespéraux mâtinés de litanies corses (Complainte corse) et de colorations reggae, voire trip-hop..." Ludovic Perrin

Blah Blah
Philippe Léotard est un artiste au sens noble du terme, atypique et complet. A l'image de Reggiani, il a commencé sa carrière au théâtre puis a été révélé au grand public par le cinéma. Dans les années 80, il met à profit ses talents de comédien au service de la chanson et signe A l'amour comme à la guerre, un premier album qui sera dans la foulée Grand prix de l'académie Charles Cros. Philippe Léotard se crée peu à peu un personnage d'alcoolo, d'anarchiste à fleur de peau, limite, toujours à la frontière de la rupture, du suicide, signant sur chaque album des chansons d'exception grâce à ses talents multiples. Aujourd'hui, il vient de réussir un nouvel album qui se promène entre reggae, blues et chanson bastringue, avec des textes remarquables, d'une élégance et d'une profondeur rares. Demi-mots amers a été arrangé et composé par Philippe Servain, son accordéoniste de toujours. Un album hors du temps pour les amoureux de poésie contemporaine. Bernard Filipetti

Epok
"...Philippe Léotard... Demi-mots amers Cap vers la Corse et l'Afrique pour le plus authentique et le plus déjanté des chanteurs actuels. Entre pathétique et sublime. Gorgone Production..." Yann Plougastel

La Voix Du Nord
"...Voix de guingois et mélancolie au corps, Philippe Léotard exprime ses amertumes, dans ce troisième album. Un disque qui s'ouvre sur une complainte corse et se poursuit sur la complainte de sa vie : les blessures, les joies, l'âge qui passe, les excès et les pudeurs. C'est un bilan à la moitié d'un siècle. Si la voix accuse tous les abus de la Terre, Si elle vacille parfois, elle est terriblement vivante et raconte des histoires cruelles avec poésie. " Je suis à tant I Et tant d'adolescences I Tant d'instant d'indécence I Que le temps a perdu le droit de me cacher I La nuit me fuit I Le lour me chasse... " (Souviens-toi). Philippe Léotard conte des amours désabusées, ou la fraicheur d'une rencontre. Plus loin, Léotard reprend Le Bateau ivre de Rimbaud, puis Ancien Combattant du chanteur africain Zao, qui rend hommage aux tirailleurs sénégalais. L'émotion étreint parfois la gorge de I'auteur-chanteur. La musique valse entre reggae et mélancolie, et offre aux paroles amères un écrin de velours..." Anne Courtel



Biographie

Engagé à 18 ans dans la Légion, Philippe Léotard obtient une licence de lettres modernes et rencontre Ariane Mnouchkine en 1958 sur les bancs de la Sorbonne. Cela les conduit à la création du Théâtre du Soleil en 1964, tandis qu'il enseigne la littérature et la philosophie au collège Sainte-Barbe. Sa carrière filmique débute en 1966 à la télévision avec 'Crimes et châtiments'. Sa collaboration avec le Théâtre du Soleil s'interrompt en 1970 pour le Théâtre National Populaire, pour qui il joue dans 'Les Anges meurtriers'. Claude Sautet le recrute pour 'Max et les Ferrailleurs', François Truffaut pour 'Les Deux Anglaises et le Continent'. Il a son premier grand rôle dans 'Avoir vingt ans dans les Aurès' – de René Vautier - et joue pour les plus grands cinéastes tels Bertrand Tavernier, Claude Lelouch ou Yves Boisset. Tandis qu'il poursuit le théâtre, le succès du film de Bob Swaim, intitulé 'La Balance' en 1982, lui vaut le César du Meilleur acteur en 1983. Nathalie Baye devient sa compagne et lui donne souvent la réplique. Après 'Tchao Pantin' en 1983, il est parolier dans les films 'Il y a des jours... et des lunes' en 1990 et 'Tout ça... pour ça ! ' en 1993. Par ailleurs auteur du recueil de poèmes 'Pas un jour sans une ligne', paru en 1992, il remporte le Grand Prix de l'Académie Charles-Cros en 1990 pour son album 'À l'amour comme à la guerre'. Décédé d'une insuffisance respiratoire à 61 ans, Philippe Léotard est un artiste marginal et d'une sensibilité exacerbée.






Philippe Léotard est mort samedi soir des suites d'une insuffisance respiratoire. Il allait avoir 61 ans.
    
Un comédien français atypique vient de disparaître. Philippe Léotard est décédé samedi soir dans une clinique parisienne des suites d'une insuffisance respiratoire. Il laissera l'image d'un artiste complet et touche-à-tout, qui a défrayé la chronique en n'hésitant pas à se jouer de son frère et homme politique François Léotard, abusant ouvertement de substances illicites et d'alcool. Poète maudit, alter ego de Gainsbourg, Philippe Léotard a fini par embrasser la chanson après s'être brûlé au feu sacré du théâtre, et s'être quelque peu éloigné du septième art.

Né à Fréjus en 1940, Philippe Léotard s'est engagé tôt dans la Légion avant de gagner les bancs de la Sorbonne où il passe une licence de lettres. C'est là qu'il rencontre Ariane Mnouchkine avec qui il fonde le Théâtre du Soleil en 1964 : une compagnie qui sillonne les théâtres de banlieues avec des pièces d'auteurs étrangers inconnus. L'un de leurs grands succès sera La Cuisine d'Arnold Wesker, un auteur anglais dont Philippe Léotard traduira plusieurs pièces pour Gallimard. Parallèlement il devient professeur au Collège Sainte-Barbe où il enseigne les lettres et la philosophie.

Sa première apparition à l'écran date de 1966 : il joue dans une version télévisée de Crimes et châtiments. Il quitte le Théâtre du soleil en 1970 et obtient un engagement au Théâtre National Populaire pour Les Anges meurtriers. Claude Sautet lui offre un rôle dans Max et les ferrailleurs, puis c'est au tour de François Truffaut de lui donner sa chance avec Les Deux Anglaises et le continent. C'est le début de sa carrière cinématographique.

Philippe Léotard tient pour la première fois la tête d'affiche avec Avoir, 20 ans dans les Aurès de René Vautier. Dès lors, et sans abandonner le théâtre, il enchaîne les tournages avec des réalisateurs comme Claude Miller pour Camille ou la comédie catastrophique, Yves Boisset dans R.A.S.ou encore Claude Lelouch à l'occasion du Bon et des méchants . Mais c'est avec La Balance de Bob Swaim en 1982 qu'il s'alloue l'estime de la profession, matérialisée par le César du Meilleur acteur en 1983, et celui du public. Ce film marque aussi le début de sa liaison avec Nathalie Baye qui sera sa partenaire à plusieurs reprises, notamment dans Une semaine de vacances de Bertrand Tavernier.

Après Tchao pantin en 1983, Philippe Léotard se fait de plus en plus rare au cinéma. Il se consacre alors à la chanson avec des textes qu'il écrit lui-même. Il signe quatre albums, le premier s'intitulant L'amour comme à la guerre, un autre rendant hommage à Léo Ferré: Philippe Léotard chante Léo Ferré. Plaisir des mots toujours, il publie également des recueils de poèmes comme Le portrait de L'artiste au nez rouge, et des livres tels que Clinique de la raison close dans lequel il évoque son expérience de la cocaïne. Philippe Léotard a continué à faire des apparitions sporadiques au cinéma, dirigé notamment par Claude Lelouch dans Il y a des jours...et des lunes en 1989 et dans Les Misérables en 1994. Son dernier film est un court métrage, La Momie à mi-mots.

Philippe Léotard a joué dans plus de soixante-dix films. Bien qu'il ait tenu de nombreux seconds rôles, sa personnalité singulière aura marqué le cinéma français. Ses obsèques auront lieu mardi au Père Lachaise.

A.C.





01/06/2007
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