Alain YVER

Alain YVER

POLNAREFF

POLNAREFF



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Thierry Ardison, Pascal Obispo, Fabien Lecœuvre son ex-biographe, Christophe de Rocquencourt l'escroc international dont il a été victime, et Paul de Senneville, le directeur de son ancienne maison de disques AZ, telle est la liste noire publiée dans Le Point du 8 février des personnalités que l'énigmatique chanteur, Michel Polanareff, veut bannir de ses concerts.

Pas question d'envoyer des invitations à ces gens-là a fait savoir Polnareff à sa maison de disque Universal. Régime particulier pour Eddy Mitchell qui n'est pas interdit, mais dont la présence n'est pas souhaitée.





BIOGRAPHIE



Michel Polnareff naît à Nérac, dans le Lot-et-Garonne, le 3 juillet 1944. Sa mère, Simone Lane, est une ancienne danseuse, et son père, Leib Polnareff, est connu sous le nom de Léo Poll, et a notamment écrit pour Edith Piaf et les Compagnons de la chanson. Autant dire que la fibre artistique du petit Michel ne demande qu'à s'exprimer.

Très tôt, la famille Polnareff regagne Paris. Dès l'âge de cinq ans, Michel apprend le piano, et la musique occupe sa vie. Il est un élève brillant et décroche à onze ans, un premier prix de solfège au conservatoire de Paris. Il apprend alors la guitare, et après son bac et son service militaire à Montluçon, puis une très courte expérience professionnelle dans les assurances, il préfère prendre son instrument pour jouer dans la rue.

Les premiers succès

En 1965, il décroche le prix Disco Revue à la Locomotive à Paris. Cette victoire lui permet d'enregistrer un disque chez Barclay, mais à contre-courant des jeunes chanteurs débutants, Polnareff refuse cette formidable opportunité !

C'est Lucien Morisse, dirigeant alors Europe 1, qui le fait signer chez AZ. Pour son premier disque, La poupée qui fait non, Polnareff obtient un succès inattendu. Dès sa sortie en 1966, le titre est un tube.

Il enchaîne avec Love me please love me, et se démarque vraiment de la production musicale de ces années 1966-1967. Son style nouveau, très musical, oeuvre d'un grand compositeur et d'un personnage atypique, traverse les frontières et dès ses premiers morceaux, Polnareff se classe dans les charts européens, de l'Angleterre à l'Allemagne.

Un personnage atypique

Le style Polnareff envoûte, mais le chanteur sait aussi jouer avec son image: lunettes noires, pantalons moulants, provocations ambiguës, Polnareff défraie la chronique musicale et journalistique.

Son titre L'amour avec toi est interdit d'antenne avant 22 heures pour pornographie, et on prête au jeune chanteur de nombreuses conquêtes féminines. Dès 1969, Michel explose: tournées, Olympia, musique de film, tubes après tubes, on ne parle que de lui, et il est la cible des médisants.

En 1970, il est même agressé sur scène. Cet évènement tragique le pousse à bout. En septembre de la même année, son complice et ami Lucien Morisse se suicide. C'en est trop pour un Polnareff fragilisé par le succès, les médias et le travail.

Dépressions et éloignements

Après une cure de sommeil en région parisienne, et de longs mois de repos et d'isolement, Polnareff reprend petit à petit le chemin de la scène et des studios. L'écriture de la musique de la "Folie des Grandeurs" de Gérard Oury le relance.

Grâce au sport, sa santé et son moral s'améliorent. Mais pas sa vue: ses yeux fragiles et sa myopie l'obligent à protéger sans cesse son regard. Les ennuis ne vont pas s'arrêter là.

En 1972, l'affiche de son prochain spectacle Polnarévolution le représente fesses nues. Ce scandale, bien que bénéfique commercialement, lui apporte à nouveau interdictions et procès.

Puis au retour d'une tournée mondiale, qui le mène du Japon à la Polynésie, il apprend que son homme de "confiance", Bernard Seneau, chargé de gérer sa fortune, l'a trompé. Il ne reste plus un sou dans les caisses de Polnareff, et le manager indélicat s'est volatilisé avec plusieurs millions.

Contraint de rembourser des sommes qu'il ne possède plus, écrasé par la mort de sa mère, Polnareff n'en peut plus. Début 1973, il quitte la France pour les Etats-Unis, où il vit anonyme, reposé.

Polnareff made in USA

Puis en 1975, son titre Jesus for tonight rentre dans le Billboard américain. Mais le succès aux Etats-Unis n'est pas aussi pesant qu'en France. De plus, Polnareff dispose là-bas d'une technologie développée et de musiciens hors pair. Il se découvre ainsi une passion pour l'informatique.

Une tournée en 1975 le mènera aux portes de la France (où il était interdit de séjour), en Belgique. Les fans se déplacent par milliers pour le voir chanter. S'il revient en France en 1978, c'est uniquement pour se présenter au tribunal...

Cet exil forcé ne l'empêche pas d'écrire et de composer. Ses albums connaissent des succès divers. C'est surtout Bulles en 1981 qui lui prouve que le public français ne l'oublie pas.

Retour en France

Retour surprise en 1989. Sans aucune promotion, Goodbye Marylou envahit les ondes radio et fait un triomphe. Pendant un an et demi, Polnareff s'enferme au Royal Monceau à Paris et y enregistre, entouré d'amis et d'alcool, Kama Sutra, qui sort en février 1990 et marque le vrai retour de Polnareff.

Un retour accompagné de la gloire d'antan et de ses mauvais côtés. Les photographes l'épient, les rumeurs courent sur sa santé, d'autant plus qu'il se décide enfin à se faire opérer des yeux pour éviter une cécité irrémédiable.

Lassé, il reprend la route des USA en 1995, s'installe dans un hôtel et y prépare son retour sur scène au Roxy (dont est issu le fameux album Live at the Roxy).

De mystères en absences, de rumeurs en albums surprises, Polnareff est sans doute l'artiste qui a pu le mieux préserver son univers en renonçant à la célébrité.

Homme de l'ombre, à l'instar d'un Gérard Manset, il n'en est pas moins un compositeur de génie, toujours au-dessus des modes et des courants, et dont chaque album est un évènement musical.

Sébastien Brumont









MICHEL POLNAREFF, LE RETOUR !

E n novembre 2004, pour évoquer la publication de son autobiographie "Polnareff par Polnareff" chez Grasset, Michel Polnareff avait accordé un entretien exclusif à Anthony Martin. Dans cet entretien, le chanteur affirmait notamment sa volonté de remonter sur scène en France. Vendredi soir à 18 heures, Michel Polnareff a annoncé en exclusivité sur RTL son retour à Bercy du 2 au 11 mars 2007.


Polnareff est de retour !

 C'est une exclusivité RTL ! Lors d'un entretien accordé à Anthony Martin, Michel Polnareff a annoncé son retour en France pour une série de concerts exceptionnels. Une interview diffusée vendredi (12 mai) dans "RTL Soir", présenté par Bernard Poirette, Michel Polnareff a annoncé son retour en France pour une série de concerts exceptionnels. Une annonce faite en ces termes :

"Ce moment est arrivé, la décision est prise. Je serai donc à Paris-Bercy du 2 au 11 mars 2007. Je suis obligé de l'annoncer moi-même parce qu'il y a eu tellement de bruits qui ont couru, des faux retours annoncés par des professionnels ou moins professionnels de ce métier je crois que, à un moment donné, le public était un peu hésitant à croire que j'allais vraiment revenir. Donc, je me trouve, je crois, dans l'obligation d'annoncer moi-même que je serai là du 2 au 11 mars à Bercy. Je ne viens pas seulement parce que le public a envie de me voir, mais je viens aussi parce que je sens que c'est le moment où j'ai la possibilité de lui présenter Michel Polnareff."


Extraits

 "Il est évident qu'il y quand même une certaine nervosité en moi par rapport à ce spectacle parce que je crois que quand on attend ou que l'on fait patienter pendant un certain temps, on ne peut pas arrriver avec une montagne qui accouche d'une souris. Et donc, je suis un peu condamné à présenter quelque chose de vraiment sérieux."

Vous voulez de l'intimité ou de l'extravagance ?
"Je pense que ce sera un petit peu un mélange des deux. Je crois que je ne peux pas m'empêcher de faire des choses différentes, et je crois que je décevrai si je faisais des choses comme les autres. Mais je ne peux pas exactement vous dire quoi, parce que j'ai actuellement 3 ou 4 idées qui sont un peu conflictuelles, donc il va falloir que je choisisse."

Vous savez que le public a aussi très envie de vous retrouver d'une manière intime ?
"Le côté intime est un peu en opposition avec la situation géographique de Bercy. C'est difficile d'être intime dans un endroit aussi grand. Mais il est évident que dans le spectacle, il y aura des moments qui seront, disons, moins bruyants, qui seront un peu plus acoustiques, avec moi notamment au piano. C'est une image que, à mon avis, on attend de moi. Je ne veux pas non plus que ce soit la seule image parce que je pense que s'il on est coincé derrière un piano tout un spectacle, ça peut être un peu ennuyeux. On saura contenter tous les goûts, en passant du rock, aux belles ballades et aux mélodies que l'on attend de moi."

Vous connaissez la couleur de ce que vous allez proposer au public musicalement sur scène ?
"Je vais venir avec des musiciens qui sont absolument exceptionnels, des musiciens américains d'une sublimité totale. On peut appeler ça jazz progressif, rock fusion."

Que va-t-il se passer dans votre tête le 2 mars 2007 à 21h au moment où il faudra mettre le pied dans la lumière pour la première fois ?
"Ça va être une énorme émotion et pour le public et pour moi. Et comme je suis en phase avec lui, c'est sûr que leur attente va, soit me porter, soit me faire trembler un petit peu. Mais ça justement… le challenge est là, c'est justement de leur montrer que je suis fort, parce qu'ils m'attendent fort, et ils veulent que je sois fort."

Est-ce qu'il y aura de nouvelle chansons dans ce tour de chant ?
"Oui, bien sûr. D'ailleurs je me régale d'avance de les chanter, en plus… Mais elles seront évidemment en moins grand nombre que celles que j'appelle les incontournables et qu'on attend que je chante."

On va donc entendre prochainement sur les ondes une nouvelle chanson avant les concerts ?
"Oui. Cette chanson a un titre, je ne peux pas le dévoiler maintenant."

Vous signez les paroles et la musique ?
"Je signe les paroles et la musique, oui oui."

Vous savez à quel moment on va entendre cette chanson quand même ?
"Pas exactement, mais je pense vers la rentrée à peu près."

Est-ce qu'il y aura l'album Live at Bercy 2007 ?
"C'est évident qu'on va enregistrer le spectacle son et image."

Donc il y aura un DVD Live ?
"Absolument oui."

Ce sera le premier.
"Oui je pense, parce que on en n'a pas fait à l'époque malheureusement, à l'Olympia, c'étaient des spectacles assez magiques. Mais là oui, on ne peut pas y échapper."

Quelle sera votre première pensée lorsque vous allez reposer le pied sur le sol français ?
"Vraiment je ne sais pas : "oh merde !".. C'est difficile à dire. Je pense que ça va être émouvant plus pour moi que pour le sol ! Je pense personnellement que ça va être beaucoup plus émouvant pour moi quand je vais poser le pied sur la scène. Je crois que le vrai symbole, il est là, puisque le sol français connaît mal ma musique ! Tandis que lorsque je vais poser le pied sur la scène, je pense que l'on sait pourquoi je suis là, et pourquoi on m'attend."

Qu'est-ce que vous tenez absolument à faire en dehors des concerts une fois que vous serez à Paris, en France ?
"Je rêve d'une choucroute... !"

On sait que pendant longtemps il vous a été impossible de remettre physiquement un pied sur le sol français pour des problèmes juridiques. Aujourd'hui, vous êtes libre d'aller et venir sur le sol français sans aucun problème ?
"Quand on est dans la merde, tout le monde vous laisse tomber. Et les impôts, dans les pires moments, ont toujours été là... des amis très fidèles ! Tout va bien."





 



INFO ARTISTE

 Michel Polnareff est un artiste à part dans le paysage musical français. Mélodiste génial, il connaît une carrière singulière ponctuée d'obstacles mais surtout de compositions inoubliables.

 Le 12 mai 2006, Michel Polnareff surprend comme il aime à le faire : après de nombreuses années passées loin de la France, il apparaît en plein journal télévisé de 20 heures, sur le première chaîne française, et annonce son retour.
 En duplex de Californie, ses fidèles lunettes sur les yeux, il promet, en plus d'un nouvel album… une série de concerts !
L'annonce de sa venue à Paris, du 2 au 14 mars 07 au Palais Omni-sport de Bercy, déclenche une hystérie parmi ses fans.
 100000 billets sont vendus en quelques jours ...
 Michel Polnareff cultive, comme toujours, un flou artistique, se bornant à préciser qu'il sera entouré d'artistes américains.

 Ce qui est sur, c'est que plusieurs autres dates sont prévues en province ainsi qu'en Belgique et en Suisse !

 La tournée s'arrète à l'Arena au mois d'avril !
 Un événement à ne manquer sous aucun prétexte.








POLNAREFF


Artiste tourmenté, éternelle Arlésienne et mélodiste d'exception: Michel Polnareff est un personnage culte et son retour sur scène vendredi à Bercy, après des années de silence et d'exil, est l'événement musical de ce début d'année. Trente-quatre ans après son premier départ aux Etats-Unis et trente ans après sa Lettre à France, Polnareff, 62 ans, s'installe pour dix soirs au Palais Omnisports, jusqu'au 14 mars. Il se lancera, ensuite, dans une tournée qui débutera le 17 mars par l'inauguration du Zénith de Limoges puis passera par Clermont-Ferrand, Lyon, Bruxelles, Lille, Rouen, Strasbourg, Amnéville, Genève, Dijon, Caen, Rennes, Nantes, Bordeaux, Toulouse, Pau, Nice, Marseille et Nîmes. Elle s'achèvera le 7 juillet, avec une pause de fin avril à mi-juin.

Initialement, seuls six concerts parisiens avaient été annoncés. Les autres ont été rajoutés face à la demande du public. Dès leur mise en vente fin mai 2006, il y a près d'un an, 40.000 billets pour les premiers concerts, soit l'équivalent de trois Bercy, avaient été réservés en 24 heures. Les 140.000 places pour Bercy (de 52,5 à 140 euros) ont toutes trouvé preneur. Un quota supplémentaire a cependant été mis en vente cette semaine pour éviter le marché noir.

Communication surtaxée

Du point de vue marketing, ce retour a été soigneusement étudié. Atmosphère de secret, affiches sans nom où figurent simplement ses lunettes et sa tignasse dans un halo lumineux, pub radio..., tout est fait pour créer l'événement. Ses promoteurs ont joué sur l'image rare et mystérieuse de Polnareff, construite sur son absence, puisqu'il n'a plus chanté en France depuis 1973, année de son départ aux Etats-Unis pour des problèmes fiscaux, réglés depuis. Son dernier concert en Europe remonte à 1975, à Bruxelles et son dernier concert, à septembre 1995 au Roxy, à Los Angeles, pour l'enregistrement de son dernier album, Live at the Roxy. Son dernier album de chansons originales, Kâma-Sûtra, date de 1990. Cette rareté combinée au côté imprévisible du personnage a d'ailleurs parfois fait douter de la réalité de son retour, souvent annoncé mais jusqu'alors jamais concrétisé.

Peu de choses ont filtré sur le spectacle, qui sortira en CD et DVD. On sait qu'il comprendra quelque 25 chansons, dont quatre nouvelles et les incontournables, dans des versions différentes des originaux. Enamourés, ses fans l'attendent et se réunissent sur son site internet (polnaweb.com), où il est désigné par le pseudonyme de l'Amiral. Mode de promotion étonnant, ils pouvaient aussi espérer le joindre via un numéro de téléphone surtaxé, chaque soir de lundi à jeudi.
 





Polnareff gagne son Paris
 Le chanteur exilé s'est posé vendredi à Bercy pour dix jours.
Par Ludovic PERRIN
QUOTIDIEN : lundi 5 mars 2007
 Michel Polnareff Jusqu'au 14 mars à Bercy (complet).
  
Le concert s'est achevé. Après une vingtaine de succès, tous les regard  et appareils photo sont braqués sur Michel Polnareff, l'animal de foire d  la sauterie donnée à l'issue de sa première à Bercy, vendredi soir, e  prélude à dix soirées puis à une tournée en province. Petit bain de foule  le légendaire agoraphobe semble moins apeuré qu'ému par l'accueil qu  vient de lui réserver un public de stars (gradins) et de fans en perruqu  blonde et lunettes noires (fosse). Dominique de Villepin, Florent Pagny  Karen Mulder, Patrick Bruel, PPDA, Catherine Frot, la sculptural  Danyellah (sa fiancée, côté cour, avec les ingénieurs du son) mais pas d  Pascal Obispo en vue, pourtant fan number one
Inventivité. Michel Polnareff avait promis une surprise pour son retour après trente-quatre ans d'absence scénique (en France). Elle est là, dès l'entrée. Pourquoi feindre l'émotion ? Une fois tombé le rideau translucide avec son ombre projetée, Michel Polnareff prend d'emblée la parole  («Je n'ai pas préparé de discours, mais je dirai s : "Enfin !"») . Rompre la glace mais pas le mystère, voilà ce qu'il a fait dans un  best of dont il faudrait être de mauvaise foi pour ne pas sortir chamboulé. On oubliera même les solos de guitare et de batterie à la Van Halen comme on n'en fait plus en Californie depuis les années 80... Voilà un chanteur qui met sa vie dans la balance, un type qui s'est fait détrousser par son homme de confiance, en 1973.
S'il ne s'était pas exilé aux Etats-Unis, il serait peut-être parti à Londres pour continuer ce qu'il avait commencé à y faire, dès 1966, sur ce terrain pop dont il revisitait vendredi l'étonnante galerie de standards, même sous des réorchestrations un peu kitsch, avec pianos à queue électriques et basse fretless (Bunny Brunel, directeur musical de sept musiciens, et cinq choristes blacks en minijupes), d'une rare inventivité : textes au service de mélodies, de la cave au grenier, sans oublier le sens.
Première chanson, présentations :  Je suis un homme . Disparu récemment, Pierre Delanoë ne sera pas là pour se rabibocher avec Polnareff sur ses autres textes,  Le Bal des Laze , en crescendo hard rock, ou  Y'a qu'un ch'veu (sur la tête à Mathieu) transformant Bercy en un vaste saloon. L'auteur Pierre Grosz, en revanche, est aux premières loges. Il découvre, surpris et amusé, un changement de rimes dans  L'homme qui pleurait des larmes de verre , épuré et magnifique. Quelques rangs derrière, Jean-Loup Dabadie, parolier et scénariste star des années 70 (Reggiani, Polnareff, Julien Clerc, Claude Sautet...), chialera sur Lettre à France , après  Qui a tué Grand-Maman (paroles Polnareff, pour Lucien Morisse), dépouillée. Puis, il chantera sur  Holidays et le final  On ira tous au paradis version karaoké sur les larges écrans en forme de lunettes à montures blanches.
Plaisir.  L'Amour avec toi, La poupée qui fait non, Sous quelle étoile suis-je né ?, Love Me, Please Love Me, Tout-tout pour ma chérie, La Mouche, Tam-Tam, Dans la rue , il n'aura guère manqué qu' Ame câline (à la place de Hey You Woman , en rappel ? ) ainsi qu'un auteur pour les deux nouvelles, Ophélie flagrant des lits et  Positions .
Chemise blanche, pantalon et gilet de cuir façon Thin White Duke, le chanteur a de la réserve, encore de beaux aigus et de bons musiciens ? mais dommage d'avoir Mino Cinelu (Miles Davis, Sting...) pour de ne pas plus l'utiliser, en formule réduite notamment. Le chanteur quitte la scène à reculons. Il s'est fait plaisir. Bercy aussi.










Polnareff, "2 mars 2007,

"premier retour"
NOUVELOBS.COM  04.03.2007

Après trente-quatre ans d'absence, Michel Polnareff a offert vendredi soir à Paris-Bercy à un public en émoi près de deux heures de concert chargées d'émotion.

De "Je suis un homme" à "On ira tous au paradis", Michel Polnareff a offert vendredi 2 mars au soir à Paris-Bercy à un public en émoi près de deux heures de concert chargées d'émotion, qui marquaient son retour sur une scène française après trente-quatre ans d'absence.
C'est d'abord la silhouette de l'artiste en ombre chinoise, masquée derrière un rideau, sur des accords de guitare de "La Poupée qui fait non" qui est apparue, devant les quelque 17.000 spectateurs. Puis, Polnareff s'est présenté à eux en lançant : "Je n'ai pas préparé de discours, mais je dirai juste : 'Enfin!'".
En chemise blanche et ensemble pantalon veston de cuir noir Jean-Claude Jitrois, il a ouvert le concert avec "Je suis un homme", sous une gigantesque paire de lunettes noires cerclées de blanc, se scindant ensuite en deux écrans géants.
 
De "La Poupée qui fait non" à  "Y'a qu'un ch'veu"
 
Entouré d'une énergique formation rock, dont Mino Cinelu aux percussions, c'est un Polnareff à la voix de tête inchangée qui enchaînait avec "La Poupée qui fait non", son premier disque (1966), suivi de "L'Amour avec toi".
L'artiste âgé de 62 ans, mis en valeur par d'impressionnants jeux de lumière, poursuivait avec un endiablé "Tam-Tam", au solo de guitare efficace.
Duo intimiste ensuite, corde et piano, pour ce qui est l'un de ses titres préférés, "L'Homme qui pleurait des larmes de verre", suivi d'une version de "Qui a tué grand-maman?", sur laquelle Polnareff était rejoint autour du piano par cinq choristes.
Au total, l'artiste a interprété une vingtaine de chansons dont certains de ses plus grands succès. Le public a ainsi eu droit à un "Bal des Laze" mâtiné de heavy metal, à "Y'a qu'un ch'veu" réorchestré façon country, donnant lieu à une véritable communion entre l'idole et ses fans.
"Lettre à France", "Holidays", "Love Me Please Love Me", "Tout, tout pour ma chérie", "Goodbye Marylou" ou encore "Je t'aime", étaient aussi à l'affiche de ce concert inaugural, tout comme son dernier single "Ophélie flagrant des lits" et un inédit "Position".
 
Remerciements aux "moussaillons"
 
Michel Polnareff n'a pas manqué de remercier les" moussaillons" avec qui il dialogue via son site Internet polnaweb.com, dont il est "l'amiral" depuis des années, saluant au passage le "vice-amiral" Pestouille et le Moussaillon Simon.
Il n'a pas non plus manqué de rendre hommage au Dr. Alain Hagège, présent dans la salle. "C'est grâce à lui que je suis là ce soir", a-t-il lancé sous des salves d'applaudissements. En 1994, le médecin l'avait opéré des deux yeux, lui permettant de recouvrer la vue.
La scène était constituée d'une immense arche luminescente encastrée d'écrans vidéo, sur un fond de ciel noir parsemé d'étoiles scintillantes. Flottant dans le vide, une douzaine de sphères de toutes tailles à la couleur changeante, le tout formant une sorte de système stellaire dont Polnareff était le centre.
Le spectacle s'achevait en beauté sur un immense karaoké avec "On y ira tous au paradis". Titre pour lequel les paroles défilaient sur les lunettes transformées en écrans géants, repris en choeur par tout Bercy, bras levés au ciel, avant qu'une pluie de milliers de papillotes argentées -sous la forme des lunettes emblématiques du chanteur- ne tombe des cintres.
 
"J'ai pas envie de partir…"
 
"J'ai pas envie de partir, franchement... Je vous remercie pour votre amitié", a lancé l'artiste au public, concluant sans rappel ce concert, par un "2 mars 2007, premier retour...". Il était 23h05.
Parmi les personnalités présentes pour cette première figuraient, entre autres, le Premier ministre Dominique de Villepin, Patrick Bruel, Laurent Voulzy, Nolwenn Leroy, Guillaume Canet, Julie Depardieu, Nadine Trintignant, Alain Corneau, Catherine Frot, Mimie Mathy, Laurent Boyer, le directeur de l'Olympia Arnaud Delbarre, ou Pascal Nègre, président d'Universal Music France.
Côté fans, toutes générations confondues, certains portaient la perruque blonde bouclée et les célèbres lunettes noires, un lot vendu 28 euros sur place deux heures avant le début du spectacle à 21h10, alors qu'ils étaient déjà des centaines d'admirateurs à battre le pavé sous la pluie devant la salle de concert.
Neuf autres concerts sont prévus à Paris-Bercy jusqu'au 14 mars, avant une trentaine de dates en province, en Suisse et en Belgique. Cette tournée-évènement sera suivie d'un album lie et d'un DVD. (AP)







Michel POLNAREFF
Ze Tour (Dijon le 20/04/07)

Le grand retour de Michel Polnareff sur scène est l'occasion de revenir sur un artiste d'exception, qui est devenu au fil des années une légende vivante. Dès son plus jeune âge, sa vocation est la musique, un des arts les plus accessible où il va exceller. Que l'on aime ou non le chanteur, n'est pas la question. Ce qui nous intéresse, c'est la construction d'un mythe, où comment le jeune Polnareff, à la fois premier prix de conservatoire de piano et beatnik de la butte Montmartre, est entré dans l'inconscient de milliers de personnes.



Invisible depuis une trentaine d'année. Disparu de la scène française au milieu des années 70. Exilé aux Etats-Unis. Il sort néanmoins quelques albums studio jusqu'en 1990. Vient ensuite un silence de dix-huit ans, excepté un « live » sorti en 1996 et quelques « singles » éparpillés. Absent physiquement, Polnareff n'a jamais été aussi présent. C'est là tout le paradoxe. C'est justement cet éloignement qui le rend éminemment actuel. Entretenant le mystère autour de son personnage, il a su se faire désirer au fil des années, construire encore un peu plus son image d'artiste énigmatique et insaisissable. Il surgit là où on ne l'attend pas. Il provoque le scandale comme en 1972 avec sa « Polnarévolution » où il montre ses fesses sur d'immenses affiches placardées dans les rues. Dès ses débuts en 1966 il s'impose en tant que chanteur, compositeur et interprète accompli. Le succès est immédiat et foudroyant. C'est pendant cette période qu'il sort ses meilleures chansons : « La poupée qui fait non », « Love me, please love me », « L'amour avec toi » et « Le bal des laze », un chef d'œuvre d'une force lyrique extraordinaire. Avant même de s'exiler aux Etats-Unis il était déjà devenu une icône pour son public qui lui sera fidèle jusqu'au bout. Il entrera ainsi au panthéon de la chanson française avec des oeuvres intemporelles et magnifiques dont l'emblématique « Lettre à France » et le populaire « On ira tous au paradis ».

« Dans la tête de Michel Polnareff » : le concert.

Un retour incroyable pour ses admirateurs. Le retour d'un être cher, disparu et qu'on croyait perdu. L'attente et les espoirs étaient immenses. Pour ce « come back » à double-tranchant, fidèle à ses grands concerts des années 1970, l'artiste renoue avec un spectacle total, où la scénographie est magnifiée pour servir au plus près ses œuvres musicales.

Michel Polnareff, le perfectionniste n'a rien laissé au hasard pour que le public soit immergé dans la magie de son univers. Tout est construit autour d'un symbole, érigé comme une image charismatique au dessus de la scène : les lunettes du chanteur. Les fameuses lunettes blanche dessinée par Pierre Marly en 1971, spécialement pour l'artiste. Les spectateurs voient littéralement à travers ses yeux dans une mise en abyme astucieuse. C'est la fameuse « Polnavision », une manière de faire entrer directement le public dans sa tête. Le programme officiel est traité de la sorte, avec lunette 3D à l'appui. « L'amiral » , surnom utilisé sur le Polnaweb, immerge les spectateurs dès leur entrée. Les imposantes lunettes nous saute aux yeux et nous renvoie souvent notre propre image. Pendant toute la durée du concert, elles retransmettent des images vidéo du chanteur et des spectateurs présent dans la salle, dans un jeu de va et vient ludique et interactif. Tout le monde est un peu « Polnareff » dans son âme, tout le monde s'est attribué une partie de son univers. Ses chansons font parties de l'inconscient collectif, ce qui crée un lien exclusif entre la star et son public. D'ailleurs, tout le marketing va dans ce sens en proposant aux fans une horde de produits dérivés, jusqu'à se déguiser en Polnareff (lunette et perruque) et aller ainsi au bout du mimétisme ! On l'aura compris, Michel Polnareff maîtrise son image comme personne et c'est pourquoi le public s'identifie si bien à lui.

Un dernier point sur la scénographie. Une énorme alcôve, style abside d'église entour les musiciens. Cette structure est habillée d'un manteau de lumières et d'écrans vidéo, ce qui permet des effets visuels ahurissants et magiques. Et pour cause, leur conception a été confiée à Georges Proust, le directeur de la maison de la magie à Paris. Michel Polnareff lui-même n'hésite pas à parler de « musée de la magie » quand il fait allusion aux effets spéciaux diriger par Michel Gery. Toute cette virtuosité visuelle est au servir de la musique, et quelle musique !


Au niveau du son, le concert est une merveille. Polnareff a volontairement choisi son répertoire dans ses classiques pour renouer avec le public et ne pas le décevoir. Seul deux ou trois chansons inédites sont au programme. Si la majorité des titres sont connus, en revanche l'orchestration est complètement nouvelle et éclaire ses classiques sous un nouveau jour. Il faut dire que l'artiste est un mélodiste extraordinaire et qu'il a crée de nouveaux arrangements qui passent en revue les styles les plus éclectiques : rock, jazz, opéra, hard métal. Et si cela ne suffisait pas, la star a choisie la crème des musiciens et s'est fait entouré des meilleurs mondiaux dans leur catégorie. Ils méritent tous une standing ovation tant leur performance force le respect. A la direction musicale et à la basse Bunny Brunel, à la batterie Virgil Donati, à la guitare Tony MacAlpine. Michel Polnareff n'a rien perdu de sa virtuosité. Même si il ne peu plus monter dans les aigus comme avant, sa voix donne toujours le frisson. Avec tous ces éléments l'artiste atteint le sublime sur des titres tel que « Le bal des laze », « Qui a tué grand maman », « Love me please love me ».

Pendant plus de deux heures de show sans interruption, le sexagénaire Michel Polnareff se livre tout entier, comme libéré d'une trop longue séparation avec son pays d'origine. Humble et généreux, sa prestation émeut le public qui l'acclame debout avec un « Ban bourguignon » en prime. L'artiste est touché de cette attention, et nous, nous repartons avec des rêves plein la tête.

- DVD du concert "Ze(re)Tour 2007" disponible chez Universal music.
- Visitez le Polnaweb

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Par : Sébastien BAZOU









Du pensionnat au Royal Monceau


A lire: «Polnareff mania, la biographie hommage d'un fan à une icône», de Christophe Lauga, éditions Scali.

Sipa  Michel Polnareff

Ses fans l'attendent depuis des années, Michel Polnareff remonte sur scène à Paris et en province. En attendant son premier concert, vendredi soir à Paris-Bercy, retour sur les lieux qui ont marqué sa vie.

Rien qu'entre 1966 et 1973, Michel Polnareff a déménagé plus de 17 fois. Les endroits où il a choisi de poser ses valises reflètent les différentes périodes de sa vie, davantage sans doute que ses chansons. Son plus grand fan, Christophe Lauga, commente les huit espaces qui ont jalonné le parcours du chanteur.

Au collège de Juilly
«A la fin des années 50, alors qu'il a 7 ans, Michel passe une année scolaire dans un pensionnat tenu par des oratoriens, au nord de Paris. Ce sera une année de chorale aussi, dans un registre qui n'est pas le sien. Sa voix est suraiguë et il la force, tant bien que mal, vers le grave. Mais déjà, il se défoule en jouant du rock'n'roll sur l'orgue de la chapelle, ce qui n'était pas vraiment du goût des oratoriens…»


«A 20 ans, il claque la porte de l'appartement familial, à Paris. Il se retrouve sur la butte Montmartre, à faire des petits boulots, dormir à la belle étoile et chanter avec sa guitare des standards de Bob Dylan, dans un anglais très approximatif, pendant que sa bande de potes fait la manche.»

Rue Pauline Borghèse à Neuilly, dans son hôtel particulier
«On est dans les années 1968-1969. Michel vit dans un somptueux hôtel particulier de Neuilly-sur-Seine. Dans son salon, il y a des potiches chinoises et une Harley Davidson qu'il fait pétarader. La nuit, il joue de l'orgue, et le matin, son animal de compagnie, un coq, chante à tue-tête. Les voisins sont ravis! D'ailleurs, Michel et l'un de ses voisins se tirent dessus à travers la verrière avec des carabines à air comprimé… à blanc bien sûr.»

A Beaumont-sur-Oise
«Après son premier Olympia en vedette, Michel Polnareff fait une tournée dans l'Hexagone. Mais, sur la scène de Rueil-Malmaison, en 1970, il se fait agresser. Epuisé, déprimé, il va alors passer plusieurs semaines dans une clinique de Beaumont-sur-Oise, en région parisienne. Cure de sommeil, repos total, loin du show-biz. Michel appellera cette clinique sa «maison de campagne». Il y retourna

d'ailleurs l'année suivante, en 1971.»






Les boutiques de fringue

«D'où sortaient ses audaces vestimentaires? Michel s'habillait chez Western House, avenue de la Grande- Armée, à Paris. Il n'était pas le seul, d'ailleurs: Eddy Mitchell et Johnny Hallyday comptaient parmi les clients réguliers. C'est là qu'il avait dégoté ses fameuses bottes mexicaines. Mais sa boutique favorite, c'était chez Newman, avenue Mozart. Il y achetait ses pantalons et ses costumes en satin. Le "tout Paris" s'y retrouvait, et il n'était pas rare d'y croiser Sylvie Vartan et Brigitte Bardot.»

Le manoir
«De 1986 à 1989, il a vécu reclus dans la petite maison du parc d'un manoir en Seine-et-Marne. Un jour, le manoir a fermé, Michel a dû partir. Les propriétaires du bar de Fontenay-Trésigny, un village voisin, lui ont alors prêté une chambre. Pendant deux ans, il n'est quasiment plus sorti du village, et c'est là, dans cette petite chambre, qu'il a composé "Good Bye Marylou".»


Royal Monceau, chambre 128
«Pour enregistrer l'album "Kama Sutra", Michel devait séjourner deux semaines à l'hôtel Royal Monceau, un palace parisien. Il y restera 800 jours finalement, entre 1989 et 1991, sans mettre une seule fois le pied dehors. Pourquoi? Parce que c'est un maniaque de la précision et qu'il travaille lentement. Sa maison de disques a payé la note, elle doit s'en souvenir…»


Palm Desert
«Aujourd'hui, Michel a quitté la France depuis plus de douze ans. Il vit maintenant, presque incognito, dans une maison à l'architecture très années 30, à Palm Desert, à côté de Palm Spring, en Californie.»

Propos reccueillis par Alice Antheaume







Polnareff
29 01 2007

Comment expliquer le refus de Franck Sorbier, styliste peu connu en dehors de la sphère de la couture parisienne. Car ce styliste vient en effet de refuser d'habiller Michel Polnareff qui va opérer,ce printemps, son grand retour sur la scène française… Lubie de star, conflit personnel, l'explication se trouve ailleurs…
Frank Sorbier

La raison pour laquelle Polnareff s'est adressé au couturier pour la réalisation de ses costumes est simple : ce dernier est le costumier de Mylène Farmer et de Johnny Hallyday… Le créateur aime donc travailler avec des stars et apprécie participer au show à travers ses costumes extraordinaires... la preuve : "La couture est une proposition. La musique, elle, touche des millions d'âmes à qui elle redonne, parfois, l'envie de vivre. Collaborer avec des gens comme ça, c'est précieux." Alors pourquoi a-t-il refusé ?

Parce qu'il fut confronté à un choix difficile : Polnareff ou la saison des défilés…. Le couturier n'a pas réfléchi longtemps : depuis le décès de son financier, en 1999, il a dû stopper sa ligne de prêt-à-porter. La haute couture est son dernier moyen d'expression.









Michel Polnareff ou l'éternel retour

Et que fleurissent les affiches ésotériques en ce printemps 2006 ! Michel Polnareff devrait chanter à Bercy en 2007, et sa résurrection se traduit par le dessin d'une chevelure à boucles et de lunettes, sans visage, sans nom et enveloppé d'un halo de pourpre religieux. Voilà trente ans que l'auteur du Bal des Lazes n'est pas monté sur scène, et quinze que, depuis sa résidence américaine, il promet un nouvel album. En quarante ans de carrière, Michel Polnareff a vendu 30 millions de disques, en s'en tenant à un répertoire d'environ 200 chansons, dont environ 60 véritables succès, c'est peu. En 1996, Live au Roxy était une sorte d'arnaque glorieuse : des reprises de tubes joués dans un club de Los Angeles, et agrémentées d'un instrumental inédit, Lee Neddy. Depuis, rien.

Coup de théâtre le 12 mai 2006, au journal de 20 heures de TF1 : en duplex depuis la Californie, Michel Polnareff apparaît - sous ses éternelles lunettes inventées du temps des yéyés par l'opticien parisien Pierre Marly, montures blanches et carrées, verres opaques. Il promet cette fois à la France bien plus qu'un album : des concerts (Palais omnisports de Bercy, du 2 au 14 mars 2007, 100 000 places déjà vendues). Les fans de Michel Polnareff, révolutionnaire de la chanson française à la fin des années 1960, sont aux anges. Ils ne l'ont pas oublié, et quand bien même ils l'auraient voulu, ils n'auraient pas pu.
D'abord parce que Michel Polnareff est un fin spécialiste de la disparition temporaire et des éclipses à allure définitive. Chaque fois, ses retours sont savamment orchestrés. Dès 1966, Michel Polnareff commence par la dépression - longue cure de sommeil après le succès de L'Amour avec toi en 1969 et le suicide de Lucien Morisse, son mentor et âme musicale d'Europe n�1. Suit une agression physique en scène par un homophobe énervé, qui s'est trompé de cible.





12/06/2007
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