Alain YVER

Alain YVER

RAMMSTEIN

RAMMSTEIN







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Richard Kruspe-Bernstein

Taille: 1,80 m
Poids: 88 kg
Signe astrologique : Cancer
Couleur des yeux: bleu
Couleur des cheveux: Richard a déjà eu les cheveux blonds, d'argent, rouges, noirs, bruns
Est-ce qu'il fume ? Constamment.
Ses groupes préferés: KISS, AC/DC, Black Sabbath, Mettalica
Son ex-groupe: "Orgasm Death Gimmick".
Signes particuliers: une boucle d'oreille dans l'oreille droite
Divers: On dit que Richard Kruspe a pris un pseudonyme. Son prenom vrai serait Sven.

Richard est né le 24 juin 1967 à Wittenberg dans une famille nombreuse composée de deux filles et de trois autres garçons. Mais cette famille n'était pas heureuse : la mère a divorcée et s'est remariée. Cela faisait souffrir Richard, parce qu'il vivait en mauvais termes avec son beau-père. Dès son enfance, Richard jouait de la guitare et c'est le groupe "KISS" qui a produit une grande impression sur lui. Quand il avait 12 ans, il a affiché un poster de ce groupe, mais son beau-père l'a déchiré. Richard n'a pu fermer l'oeil de toute la nuit : le lendemain le poster recollé était à sa place. Richard était un garçon très timide, c'est pourquoi on se moquait de lui et on le faisait pleurer. C'est ce qui l'a poussé à faire du sport et il a réussi a rendre son corps bien musclé et séduisant. Jusqu'à présent, Richard a peur des grands rassemblements et de se produire devant un grand auditoire.
Malgré sa timidité, il eut une vie sexuelle précoce car elle débute à 13 ans. A cette âge là, il disait toujours que la première fois, il devait y avoir de l'amour... et il avait beaucoup de sentiments pour la fille, donc... Mais c'était la première fois pour eux deux et Richard ne savait pas quoi faire. En Allemagne de l'Est, il n'y avait pas de livres pour expliquer ce genre de chose. Il ne savait pas s'il devait utiliser ses mains ou son... alors il a un peu "testé". Mais ça, il ne s'en est rendu compte que plus tard ! Avant, il croyait en la monogamie, mais plus maintenant.
Avant de commencer à faire de la musique, Richard a travaillé comme caissier et a essayé de faire du journalisme.
Richard a une fille, Khira Li Lindemann (elle a pris part au concert "Live Aus Berlin" dans "Tier" et elle chante aussi sur "Spieluhr". Elle est née en 1992. Sa mère (l'ex femme de Till) et Richard n'étaient pas mariés, c'est pourquoi on a donne a Khira le nom de sa mère - Lindemann (L'ex femme de Till a gardé son nom de mariage après le divorce).
Le 29 octobre 1999 dans la vie privée de Richard un événement mémorable a eu lieu : il a épousé Caron Bernstein (une actrice et une modèle de New York). Caron est connue pour son rôle principal dans film "Business for pleasure", elle a aussi pris part aux films "Lost in time" et "Who's the man?".C'était le producteur de RAMMSTEIN qui a présenté Caron à Richard en juin 1999, après le concert du groupe à New York.
Richard a pris le nom de sa femme - Bernstein, parce qu'il sonne bien. La cérémonie a été faite d'après un rite judaïque, par une femme rabbin. La noce s'est passe à Long Island (New York) au bord de l'océan. Spécialement pour cet événement Richard a écrit une composition à la guitare qui a de musique de fond pour cette cérémonie.
Cependant, il a divorcé à la fin de l'année 2004, et est maintenant célibataire.



Paul Landers


Taille: 1,75 m maximum
Poids: 79 kg
Couleur des yeux: Bleu
Signe astrologique: Sagittaire
Signes particuliers : Il a les oreilles percées. Il est normalement chatain, mais a prit l’habitude de se peindre les cheveux.
Est-ce qu'il fume ? Oui.
Groupes préférés : Metallica, Pantera, Sex Pistols et beaucoup d'autres. Son CD préféré est la bande originale de Kill Bill Vol.1
Ex-groupe : Feeling B, Die Firma.

Paul Landers est né le 9 décembre 1964 à Berlin dans le "Baumschulen Weg". C'était un bébé prématuré : il est né au bout de sept mois de grossesse. Il est enfant unique et a été un souci perpétuel pour ses parents, parce qu'il était souvent malade.
Ses parents voulaient lui apprendre à jouer du piano ou du violon, mais le petit Paul ne voulait pas. Il préférait jouer de la guitare. Il a apprit à jouer tout seul, sans prendre de leçons. Sa toute première guitare était une copie de Telecaster. Il l'a revendue aux enchères, pour une action caritative.
A l'école les garçons se moquaient de lui à cause de sa petite taille, mais Paul savait leur répondre. Il était taquin et voyou. A 14 ans, ses parents ont divorcé. Paul est resté avec sa mère qui s'est bientôt remariée. Paul a quitté sa famille à l'age de 16 ans car il ne s'entendait pas avec son beau-père. Il déménagea à Berlin (Feeherbellinner Strasse, 9) et travailla comme chauffeur à la bibliothèque municipale.
Son vrai nom est Heiko Paul Hirsche. Il a décidé de supprimer le "Heiko", et de s'appeler Paul. 
Le nom Landers vient de son premier mariage avec Nikki Landers, en 1984. En effet, en Allemagne, on peut choisir le nom que l'on veut porter (ce n'est pas forcement la femme qui perd son nom de jeune fille). Après le divorce, Paul a décidé de garder ce nom. De ce mariage, Paul eut un fils appelé Emil. Il s'est remarié et a une fille de son second mariage, née en 2000 ou 2001.
Paul a vécu pendant une année à Moscou. Il habitait près de l'ambassade de la République Démocratique Allemande (la station de métro "Léninsky prospect").Voila pourquoi il est bilingue en russe.
Selon ses compagnons, Paul aime beaucoup plaisanter et accepte facilement les plaisanteries des autres. Il est très bavard dans les interviews, et a souvent un sourire qui inspire la confiance et qui montre aux gens qu'il est quelqu'un de très sympathique. Cependant, il a une tendance à revéler des informations qui s'avèrent incorrect, ce qui nuit à sa crédibilité. Mais il est sympathique, alors on lui pardonne.
En live, Paul a l'air de beaucoup s'amuser et gesticule beaucoup. Son effet pyrotechnique préféré, c'est lorsqu'ils utilisent les masques lance-flamme sur Feuer Frei! La chanson la plus émotionnelle pour lui est Seemann.




Till Lindemann


Taille: 1,83 m
Poids: entre 80 et 90 kg
Signe astrologique : Capricorne
Couleur des yeux: bleu
Est-ce qu'il fume ? Il a arrêté. Lors de l'enregistrement de Reise, Reise, son corps avait tellement subit les assauts du tabac, de l'alcool et de la drogue, qu'il ne pouvait pas chanter deux phrases sans être éssouflé. C'est ce qui lui a fait prendre conscience qu'il devait changer.
Signes particuliers : Il s'est percé l'oreille droite. Il a une cicatrice sur l'abdomen, due à une blessure. Il a un brevet de pyrotechnie, mais s'est déjà brûlé plusieurs fois lors de concerts.
Divers : Till a participé à un film pour enfant intitulé "Amundsen, der Pinguin". Il y joue un méchant un peu nigaud.

Till Lindemann est né le 4 janvier 1963 à Leipzig. Il a passé son enfance dans le petit village de Wendisch-Rambow non loin de Schwerin, où il vivait avec sa mère Brigitte, son père (écrivain pour enfants) et sa soeur (elle est 6 ans plus jeune que Till). Le garçon et le père s'entendaient mal, c'est pourquoi Till souffrait beaucoup. Werner Lindemann est mort en 1992, et Till n'est jamais retourné sur sa tombe. C'est de là qu'est venue la chanson "Heirate mich".
Till était en difficulté à l'école, mais il s'intéressait au sport. Il nageait très bien et est donc entré dans une école sportive. Il était en sélection de la République Démocratique Allemande. Il a réussi à devenir champion d'Europe et a été aux Jeux Olympiques de Séoul en 1988. Il a été exclu de l'équipe lorsque, lors d'une compétition, il s'est échappé de sa chambre d'hôtel pour aller acheter un magazine érotique.
Till a eu sa première expérience sexuelle à 16 ans, sur une meule de foin.
A Schwerin, Till a travaillé comme vannier, parfois comme chargeur. Il a gagné son premier salaire dans une entreprise d'extraction de tourbe d'où il a été viré au bout de trois jours. Pendant cette période, il était batteur du groupe punk "First Arsch". Il mettait quelquefois des poules vivantes dans la grosse caisse de sa batterie, ce qui ne plaisait pas trop aux associations de protection des animaux. Il chantait toujours lors des rappels, et jouait de la basse.
Lindemann chantait toujours quand il était occupé à quelque chose. Son vieil ami - Richard Kruspe - l'écoutait pendant des heures. Il admirait toujours sa voix. Quand Till, Schneider, Oliver et Richard ont fondé leur propre groupe, ils répétaient dans un appartement à Berlin. Till devait chanter sous une couverture, parce que sa voix réveillait les voisins. Lors des premiers concerts de Rammstein, il avait horreur de rester debout à ne rien faire pendant les passages instrumentaux. C'est de là qu'est venue l'idée d'utiliser de la pyrotechnie.
Till s'est marié plusieurs fois. Il dit avoir "beaucoup d'enfants, de beaucoup de femmes". Nous sommes seulement sûrs qu'il a deux filles, nées de mères différentes : Nele (née en 1985) et Marie-Louise (née en 1996), et un ou deux fils. Son problème est qu'il n'a jamais réussi a être fidèle. Il a toujours senti le besoin de collectionner les femmes. Cependant, il a actuellement une petite amie, de 15 ans sa cadette. Elle a, selon lui, totalement changé sa vie. "Je veux vieillir avec elle. Avant, je ne voulais pas vieillir, je ne voulais pas avoir plus de 50 ans. Mais maintenant, je veux vivre le plus longtemps possible avec elle." De plus, il est maintenant tout a fait fidèle, et, s'il a toujours eu des idées noires, elles se sont dissipées depuis qu'il l'a connait. Mais, précise t-il, "je garde ce lieu au fond de moi, où se logent toutes mes idées noires. C'est là que je trouve l'inspiration pour mes chansons". Dans la vie, Till est très calme, voire timide. Il porte parfois des lunettes. Un de ses passe-temps préférés consiste à se promener en forêt. D'ailleurs, il vit dans un petit village de 12 maisons. Il dit ne pas pouvoir rester plus de trois jours dans une grande ville. Cependant, il adore la technologie de sa nouvelle voiture. Il ne sait pas a quoi à quoi servent tous les boutons, mais il l'adore, et ne veut plus mettre les pieds dans une Trabant.
Ses deux premières poésies ont été publiées dans "Das Unerfreuliche zuerst" (168 pages, publié par Kiepenheuer & Witsch). Till n'aimait pas la poésie à l'école. En effet, pour lui, la poésie est un loisir. Or, quand on te force à faire quelque chose, ça n'est plus amusant. Peu lui importe que ses poèmes ne soient pas compris, et peu lui importent les critiques des journalistes. Ses poèmes ont toujours des double-sens, et qu'il ne faut donc pas essayer de leur donner un seul sens. Son inspiration lui vient de sa vie de tous les jours, et dans des situations banales, telles que la lecture, les rêves qu'il fait ou la télévision.
La majorité des gens trouvent très difficile de publier leurs pensées ou de les partager avec des gens, c'est pour ça que Till a préféré le faire petit à petit. Il sait que les gens attendent plus de ses textes, mais en même temps, il trouve incroyable qu'on puisse parler de choses intimes de manière tellement simple, et avec humour. Par contre, il n'aimerait pas devoir réciter ses poèmes devant des auditoires d'une centaine de personnes, car il aurait trop honte.




Christian 'Flake' Lorenz


Taille : 1,98 m
Poids : 73 kg
Signe astrologique : Scorpion
Couleur des yeux : bleu
Est-ce qu'il fume ? Oui.
Groupe préféré : Flake est un fan de Blues. Il est aussi fan des White Stripes et voudrait se marier avec Meg Ryan.
Ex-groupe : Feeling B. "J'étais jeune. J'étais innocent. J'étais satisfait ! Mais on ne peut pas avoir toujours 18 ans ! Feeling B était aussi provocateur que Rammstein envers le pays".
Divers : Il n'a jamais emmené sa mère en concert, car, comme il le dit "je ne vais pas la voir à son travail".

Christian Lorenz est né le 6 novembre 1966 à Berlin dans une famille composée de deux autres garçons. Il raconte que étant petit il pouvait voir la tour de la TV de l'Alexander Platz par la fenêtre, et qu'il avait peur qu'avec le vent elle ne tombe et que la grosse boule n'écrase la maison.
Il a acheté son premier clavier à l'âge de 15 ans, et son premier travail fût dans un kiosque à journaux. Dans les années 80, il n'avait pas de travail ni d'argent, alors il fabriquait chez lui des bigoudis en plastique, qu'il vendait en Allemagne de l'Ouest.
Lorsqu'il était jeune, il avait un ami qui jouait du piano. Il a donc demandé à ses parents s'ils pouvaient lui en acheter un. Mais, vu qu'ils pensaient qu'il n'était pas sérieux dans son idée, il ne l'ont pas fait. Alors, Flake (prononcez "Fla-queue") a peint les touches du piano sur le bord de sa fenetre, et s'est entraîné dessus pendant 6 mois. Finalement, ses parents lui ont acheté un piano pour 100 marks est-allemands.
Flake est nostalgique de l'Allemagne de l'Est et considère la réunification de l'Allemagne comme une régression. Pour lui, tout était plus simple avant.
Actuellement, Christian est divorcé. Il a plusieurs enfants, dont une fille appelée Annie.
Il aime beaucoup les jeux vidéo et les ordinateurs et un de ses passe-temp préféré est de prendre des photos. Par contre, il n'a pas de téléviseur chez lui, car il a grandit sans. Il lui est arrivé de regarder MTV dans des hôtel, mais il trouve que ce qui est diffusé sur cette chaîne, ce n'est pas de la musique. Il aime aussi l'alcool, et par dessus tout, le whisky mélangé avec du Coca-Cola, et le vin. Sur un point plus écologique, il aime tondre la pelouse, car il apprécit beaucoup l'odeur de l'herbe coupée.
Il aime aussi beaucoup la lecture, et ne pourrait pas choisir un livre préféré. "Sans eux, ma vie aurait été beaucoup moins intéressante. Chaque livre que j'ai lu m'a apporté un peu plus de connaissances et de joie. Les livres m'ont permis de découvrir le monde. Il n'y rien de mieux que de découvrir le monde d'un nouveau livre".
Flake ne sait pas lui même d'où lui vient son surnom. Dès l'age de 5 ans, donc déjà avant l'école, on l'a baptisé Flake et ce surnom est resté. Petit, il regardait le dessin animé "wickie" qui parle de viking. L'un d'eux s'appelle "soundso von Flake" parce qu'un lieu en Norvège s'appelle Flake. Il a aussi le surnom "Doktor", car lorsqu'il était jeune, il voulait devenir chirurgien. Cependant, il a refusé de faire son service militaire et n'a donc pas eu le droit d'étudier. A défaut d'être docteur, il est donc devenu musicien. Il est heureux, car le groupe a reçu beaucoup de lettres de gens disant que Rammstein leur avait sauvé la vie.
Son album préféré de Rammstein est Herzeleid, car il trouve que c'est l'album le plus "vrai" du groupe. Il venait vraiment du coeur.
Flake est souvent la "victime" dans les clips de Rammstein, et en live. Loin d'en être géné, il en est plutôt fier !




Oliver Riedel


Taille: 2,03 m
Poids: 84 kg
Signe astrologique : Bélier
Couleur des yeux : Marrons
Signes particuliers : Il a un tatouage sur le corps, a souvent le crâne rasé et porte un bouc.
Est-ce qu'il fume ? Non
Ex-groupe: The Inchtabokatables, où il jouait de la basse et du violon.

Oliver est né le 11 avril 1971 à Schwerin. Il vivait avec son père et son frère. A 16 ans, il a fait la connaissance de sa mère, avec qui il vit maintenant en bons termes. Son père et son frère sont décédés deux jours après qu'Oliver ait fêté ses 17 ans.
Avant de commencer à faire de la musique, Riedel a travaillé comme plâtrier.
Il est assez évasif, calme et timide.
Il aime les ordinateurs, et à l'habitude de naviguer sur Internet. Il aime aussi la photographie et le sport, en particulier le skate et le surf.
Il vit avec sa petite amie, et a une fille.
Il parle très peu, donc nous ne savons pas grand chose sur sa vie privée.




Christoph 'Doom' Schneider


Taille : 1,93 m
Poids : 84 kg
Couleur des yeux : Bleu
Signe astrologique : Taureau
Est-ce qu'il fume ? Non, il s'est débarrassé de cette mauvaise habitude
Groupes préférés : Toutes les sortes de métal. De Metallica à Slipknot.
Ex-groupe : Die Firma, où il était batteur. Flake et Paul faisaient aussi partie de ce groupe (en plus de Feeling B). Ce groupe n'existe plus. Il y a actuellement un groupe de rap appellé Die Firma, mais il n'y a aucun rapport entre les deux groupes.
Divers : Il préfère être appelé "Doom" ou "Schneider", plutôt que Christoph.

Christoph Schneider est né le 11 mai 1966, à Berlin, dans une famille nombreuse composée de cinq filles et d'un fils (qui a cinq ans de plus que Christoph). C'est ce frère, Stephan, qui lui a offert un tambour, alors que celui-ci n'avait que 14 ans. Une de ses soeurs s'appelle Constance : c'est elle qui faisait les costumes du groupe.
A l'âge de 18 ans, Christoph a fait son service militaire. Il est le seul de tous les membres de Rammstein à avoir accompli son service. Il a ensuite travaillé comme chargeur.
Il s'est marié une première fois, puis a divorcé, mais il garde le silence sur ses enfants. Son divorce lui avait fait perdre la confiance envers les autres, et il pensait qu'une fois perdue, la confiance ne peut revenir. Cependant, il s'est remarié en 2004 avec une jeune traductrice russe de 28 ans qui lui a changé sa façon d'apréhender la vie.
On dit que Christoph est très tétu et revêche.
Il parle très bien l'anglais : il l'a apprit en écoutant la radio et en regardant la télévision. Il aime beaucoup boire, comme Paul, et son sport préféré est le handball. Il écrit actuellement un journal. Il aime beaucoup le jeu "Doom", et c'est de là que lui vient son surnom. D'ailleurs, il préfère être appellé Doom ou Schneider plutôt que Christoph.

http://www.planetrammstein.com/groupe/apropos/membre.php






Interview de Christoph Schneider et Till Lindemann
Benzin & nitroglycérine


Un an seulement après le multiplatine Reise,Reise, Rammstein ressort l’artillerie lourde avec Rosenrot qui explosera au grand jour le 24 octobre. Avec le single « Benzin » en éclaireur, ce 5ème album va encore faire très mal, comme le laissent augurer les 9 titres que nous avons déjà entendus.

Lundi 5 septembre, 9 h30. Rendez-vous place de la Bastille pour faire connaissance avec le nouveau son de Rammstein, au gré d’une petite visite touristique. Pour la sortie prochaine de Rosenrot, certains journalistes privilégiés étaient en fait invités à parcourir Paris dans un bus aux couleurs du groupe, tout en écoutant en exclusivité des extraits de l’album. Une fois la balade terminée,on descend vers les quais de la seine pour retrouver le groupe sur la péniche rouge du Batofar, encadrée par un cordon de sécurité composé d’attachés de presse et de managers. Comme d’habitude, la pratique de l’anglais est prohibée et chaque membre se voit attribué son interprète personnelle.

Rock Mag : Pour commencer,pourquoi avoir organisé une telle opération promotionnelle avec ce bus qui parcourt Paris?
Christoph Schneider : Ça commence plutôt mal, parce qu’on ne peut pas répondre à ta question (Rires) . De quoi tu parles? c’est quoi ce bus qui parcourt Paris?

R M : Un bus à deux étages, aux couleurs de Rammstein uniquement réservé aux journalistes, et à l’intérieur duquel on peut écouter une partie de Rosenrot.
Christoph : Ah, nous n’étions pas au courant. Et ça t’a plu?

R M : Oui,mais j’ai surtout apprécié ce que j’ai entendu du disque…
Christoph : C’est bien, comme ça on fournit un peu de divertissement aux journalistes, c’est moins ennuyeux que les hôtels habituels!(rires)

R M : Till, c’est très rare d’avoir la chance de t’avoir en interview. Qu’est-ce qui t’a poussé à faire le déplacement à Paris?
Till : A vrai dire, ça m’emmerde d’être ici (rires). Non, plus sérieusement, Richard est à New-York pour enregistrer son album solo et Flake est malade, alors j’ai été obligé de faire le déplacement pour aider les autres à endurer le supplice de la promotion (rires)
( Pendant que l’interprète me traduit ses propos, Till, désireux d’apprendre le français,nous coupe )
Till : … Malague ?
L’interprète : Non, non, malade,ma-la-de, comme «je suis malade »(elle lui explique comment on prononce le mot en français. Till prendra finalement des notes sur son calepin pendant toute l’interview )
Till (Il répète la question en français, tout en écrivant avant de répondre): Je n’en sais strictement rien.(Rires) Non, en fait, je pense que ça définit plutôt bien notre attitude. Notre anglais n’est pas suffisamment sophistiqué pour permettre de donner des réponses précises à des questions difficiles. Par contre, il y a quand même un bémol avec les interprètes qui déforment parfois nos propos. Par le passé, on a eu des problèmes, et il nous est arrivé d’intervenir nous-mêmes dans l’interprétation de nos réponses, car elles semblaient erronées.

R M : Rosenrot a été présenté comme une suite de Reise Reise. Est-ce vraiment le cas, et pourquoi alors ne pas avoir fait un double album à l’époque?
Christoph : Effectivement, Rosenrot est bien une suite, puisque 6 titres ont été composés à l’époque de Reise Reise : Rosenrot, Zerstören, Mann gegen Mann, Feuer& Wasser, Wo bist du? et Ein Lied. Mais on trouvait que trop de morceaux se ressemblaient, alors on a dû en écarter quelques-uns. Mais comme ces titres étaient bons, on avait dans l’idée, avant même la sortie de Reise, Reise, de sortir une suite rapidement. On a d’emblée écarté le concept de double album, car nous n’aimons pas faire des albums trop longs, c’est pénible à l’écoute. Puis de toute façon, les 6 morceaux composés à l’époque ne suffisaient pas. La moitié des titres de Rosenrot sont tout à fait nouveaux!

R M : Etes-vous retournés en Espagne pour les enregistrer?
Christoph : Oui, tout à fait, nous sommes allés dans le studio qui avait servi à l’enregistrement de Reise Reise.
Till : Ça s’est passé de manière très relax et détendue, sous le revigorant soleil espagnol.

R M : En écoutant Rosenrot,j’ai eu l’impression que vous reveniez un peu à vos sources, notamment en ce qui concerne l’utilisation de l’électronique…
Christoph : C’est exact, mais l'électronique a toujours été une composante forte de notre musique, même s'il est vrai que son rôle était un peu secondaire dans les deux derniers albums, car l'ambiance s'y prêtait moins. Comme Rosenrot n'a pas été pensé pour la scène, on a pu davantage se focaliser sur les arrangements et les détails, ce qui explique ce retour massif à l'électronique.

R M : Le premier single est "Benzin". De quoi parle le texte exactement?
Till : En fait,(il prend un ton messianique) il y a plusieurs mois, j’ai eu une prémonition, j’ai senti que le prix de l’essence allait augmenter. Voilà de quoi parle le texte, c’est donc une chanson prophétique (rires)

R M : Tu n’aurais pas une prophétie pour moi, par hasard ?
Till : Tu veux savoir si tu vas gagner au Loto, c’est ça? (rires) En fait, un jour, j’ai regardé un film qui s’appelle Love Liza. C’est l’histoire d’un mec qui perd sa nana et son boulot, et qui devient petit à petit accro à l’essence. Il se rend dans des stations services et sniffe les pompes à essence. C’est une sorte de tragi-comédie. Il y a eu plein de films sur les junkies, mais jamais sur les sniffeurs d’essence(rires). Je pense que c’est le point de départ pour ce morceau-là.

R M : Le clip a-t-il été tourné?
Christoph : Oui, il est actuellement en postproduction. En gros, c’est l’histoire de pompiers qui n’ont pas eu d’incendie depuis longtemps. Ils attendent alors désespérément l’émergence d’un nouveau feu, et on voit donc comment leur vie repart quand les flammes se présentent. Il y a beaucoup d’effets spéciaux, comme des destructions, du feu et des grosses bagnoles. Le clip se termine parle sauvetage d’une personne qui veut sauter d’un immeuble, mais il y a encore un malheur qui arrive... et je ne t’en dirai pas plus! (rires)

R M : Sur Reise Reise, on a pu t'entendre chanter en russe et en français.Sur Rosenrot il y a "Te quiero puta", un titre entièrement en espagnol. Pourquoi cette soudaine diversité?
Till(il commence à chantonner le refrain du titre « Amour » et entame un débat délirant avec l’interprète qui porte sur la ressemblance entre les mots « amour » et « un mot ») : Après plusieurs albums entièrement en allemand, nous avons souhaité expérimenter un peu plus avec les langues, avant tout pour rendre moins ennuyeuse notre musique. Mais le choix n'est pas dû au hasard, c'est en fait un hommage aux pays dans lesquels nous avons vécu de très bonnes expériences, comme l'enregistrement de Mutter en France, et de Reise Reise et Rosenrot en Espagne.

R M : Et est-ce que tu aimerais t’essayer à d’autres langues à l’avenir?
Till : Mais il n’y a pas d’autres langues !(rires) Non, en fait, je veux dire que,pour nous, l’allemand,
le français, le russe et l’espagnol sont les 4 langues les plus importantes. Mais j’ai en tête de faire quelque chose dans une langue africaine, mais il n’y a rien de précis pour le moment… Ce qui serait aussi intéressant, c’est d’expérimenter le langage et les sons animaliers.(rires)

RM : Tu peux me faire un truc en en langue animale?
Till (rires) : Non mais, tu sais, les animaux aussi ont leur propre langage. D’ailleurs, notre prochain titre sera en dialecte crocodile (rires)

R M : Un DVD live doit sortir prochainement. J’ai remarqué des caméras à Nîmes…
Christoph : Finalement, nous avons décidé de ne pas axer le DVD sur un seul concert, mais sur plusieurs, car il y avait tellement de bons moments sur cette tournée que ça nous faisait mal au coeur d'exclure certains shows. On retrouvera donc bien des morceaux de Nîmes, mais aussi Londres, Birmingham et Moscou.

R M : Et est-ce qu’il y aura des bonus ?
Christoph : Le projet n’est pas encore totalement défini, alors on ne peut malheureusement pas t’en dire plus. Il y aura peut-être des clips, mais je ne peux pas te le confirmer… je ne peux même pas te dire quand il sortira (rires).

RM : En plus de Nîmes, je vous ai aussi vus à Paris, et j’ai remarqué que la bonne humeur régnait au sein du groupe. Etait-ce toujours le cas sur la tournée Reise Reise?
Till : Oui, cette dernière tournée a été exceptionnelle. On s’est vraiment tous retrouvés, et on a pu constater qu’on marchait véritablement bien ensemble. L’harmonie est enfin revenue au sein de Rammstein!

R M : Les tensions qui avaient eu lieu après la sortie de Mutter sont donc complètement oubliées ?
Christoph : Tu sais, la période post-Mutter a été très dure pour nous. Le groupe a failli éclater. C’était vraiment très grave, les disputes s’enchaînaient. En réalité, le problème venait de notre guitariste Richard, qui voulait tout commander et tout faire. Depuis quelque temps, il s’est mis à travailler sur un projet parallèle, ce qui lui permet de canaliser son énergie créative et de ne plus nous harceler comme il le faisait à l’époque. Maintenant tout va bien.

R M : Est-ce que vous avez écouté des morceaux du projet de Richard?
Christoph : Oui et c’est pas mal du tout. Je pense que ça devrait sortir l’année prochaine.
Musicalement, ça ressemble à du Rammstein, mais le chant est en anglais. Richard fait tout dans le groupe.

RM : Tu disais tout à l’heure que cet album n’a pas été pensé pour la scène, cela signifie qu’il n’y aura pas de tournée, ni de dates pour présenter Rosenrot?
Till : Non, il n’y aura pas de tournée pour cet album, car nous avons besoin de faire une pause pour respirer. Nous sommes sur les routes depuis maintenant plus d’un an et je pense que nous aurons sans doute besoin de 6 à 8 mois de répit pour nous en remettre.
Christoph : Nous avons surtout besoin de nous éloigner les uns des autres pour pouvoir repartir ensuite sur de bonnes bases.


Till en tête à tête

Ex-nageur de l’ex-RDA, le chanteur de Rammstein est aussi un passionné de poésie. Quatre questions en tête à tête avec le leader bodybuildé et romantique.

R M: Tu as publié un recueil de poèmes qui s'appelle Messer. Est-ce qu'on le trouvera hors de l'Allemagne un jour?
Till : Je souhaite vraiment qu'il y ait des traductions. J'ai même trouvé les traducteurs, mais l'éditeur est un peu réticent car il souhaite surtout m'envoyer faire des tournées de lecture, mais ce n'est pas trop mon truc. Je veux sortir le livre en russe, en espagnol, en français et peut-être en anglais. L'éditeur n'est pas très chaud, alors ce serait bien si les fans de Rammstein pouvaient lui écrire pour se plaindre (Rires)

RM : Les paroles de "Rosenrot" font clairement référence au poème "Heidenröslein" de Goethe ...
Till : J'aime vraiment beaucoup les anciens maîtres de la poésie. Je suis un grand admirateur de la vieille langue allemande et, outre Goethe, j'aime tout particulièrement Heinrich Heine, Gottfried Benn et Conrad Ferdinand Meyer.

R M : Tu avais commencé une carrière de nageur très prometteuse, qui a malheureusement été écourtée à cause d’une blessure. D’après toi, est-ce que tu te serais tourné vers la musique sans cette blessure ?
Till : Je pense que chacun a son destin, qu’on ne peut éviter, mais j’ai la conviction que je me serais quand même tourné un jour vers la musique sans cet accident. A vrai dire, j’aurais tout aussi bien pu devenir pêcheur en haute mer(rires). Le plus important n’est pas ce que l’on fait, mais c’est de se rendre heureux avec ce qu’on fait, et la musique a fait de moi un homme heureux.

R M : Quels sont les artistes qui t’ont donné envie de chanter?
Till : Il n’y en a pas… ou alors ce serait plutôt le contraire, certains auraient pu me dégoûter du chant à tout jamais.(Fou rire)


Interview MeisterKlasse

Batteur et membre historique de Rammstein, Christoph Schneider revient sur ses débuts… à la guitare et à la trompette!

R M : Qu’est-ce qui t’as donné envie de commencer la batterie ?
Christoph : Il y a toujours un moment dans sa vie où l’on sait ce qu’on veut faire et, pour moi, j’ai su très tôt que je voulais devenir musicien. J’ai commencé par jouer de la guitare et… de la trompette (rires), mais bien vite j’ai dû reconnaître que la trompette n’est pas l’instrument idéal pour faire du rock. Et puis je ne me trouvais pas très beau avec une guitare quand je me regardais dans le miroir. Alors j’ai opté pour la batterie qui s’accordait mieux avec mon teint.(Rires)

R M : Est-ce que c’est toi qui as joué de la trompette sur le morceau en espagnol "Te quiero puta"?
Christoph : Non, malheureusement, je n’en serais plus capable. Ça fait trop longtemps que je n’ai pas touché à une trompette!

R M : Ton premier choc musical?
Christoph : The Wall, l’album monument des Pink Floyd. C’est le tout premier disque de rock que j’ai écouté, et j’ai tout de suite été scotché.





Chronique sur l'album Rosenrot


Depuis l'année dernière, la formation allemande offre de multiples cadeaux à ses fans :
Tout d'abord la sortie du multiplatine Reise Reise, 4ème album magistral d'une carrière déjà parfaite. Ensuite, une immense tournée échelonnée sur plusieurs mois et qui a traversé la plupart des festivals incontournables (plusieurs shows ont d'ailleurs été immortalisés pour forger le futur DVD du groupe). Enfin ultime offrande : Rosenrot, un album qui débarque un an seulement après le précédent alors qu'il faut d'habitude attendre trois longues années entre chaque album de Rammstein.
Comme on le sait déjà cette rapidité est liée au fait que la moitié du disque a été composé en même temps que Reise Reise, mais on sait aussi que les Allemands n'ont pas pour habitude de bâcler leur production. Il serait alors méprisant et réducteur de considérer ce cinquième effort comme un simple add-on alors qu'il constitue un opus à part entière.
La touche Reise Reise en est d'ailleurs pratiquement absente. Seul le désir d'expérimentation est conservé, et l'OVNI qui succède à "Los" s'appelle ici "Te quiero puta!", sorte de cavalcade frénétique sur fond de cuivres mexicains et entièrement chantée en Espagnol. Un délire qui apporte une fraîcheur et un peu de dérision à une discographie massive que certains jugeaient beaucoup trop sérieuse. Pour les autres,on peut pratiquement parler de retour aux sources, notamment pour "Benzin" qu'on a déjà pu découvrir en live et l'explosif "Zerstören", qui mêle la hargne de Herzeleid avec le rythme techno/métal soutenu de Sehnsucht.
Les deux grand moments du disque se nomment "Mann Gegen Mann" et "Rosenrot". Le premier, sur le thème de l'homosexualité, se définit clairement comme LA décharge électrique de l'opus avec un refrain entêtant scandé d'une voix froide et autoritaire rappelant Laibach. Le morceau-titre affiche quant à lui clairement l'ambition du single idéal. Sorte de mélange explosif de new wave dansante et de metal, il constitue tout simplement l'une des meilleures compositions du groupe. Rajoutez des guitares incisives à la Depêche Mode et vous comprendrez de quoi il retourne...
Annoncé comme une simple suite de Reise Reise, Rosenrot n'a pas à rougir de la comparaison et arrive largement au niveau de son prédécesseur, si ce n'est plus haut. Rammstein peut enfin prendre du repos. Ils l'ont bien mérité!!!!

http://www.rammstein-haus.net/article-4.html






     DESCRIPTION

“Wir halten das Tempo”

sera la devise de Rammstein pour l'année 2013, en effet le groupe revient dans les salles et les festivals européens. 

Ces deux dernières années plus d’1,3 million spectateurs  dans le monde (Mexique, USA, Afrique du Sud, Australie, Canada et Europe) ont été soufflés par le spectaculaire show live du groupe : pyrotechnie époustouflante, décors grandioses, mise en scène supra efficace, machinerie unique, son tout droit sorti de l’enfer….

La machine Métal Industriel de Rammstein continue d’avancer encore et encore, et sa venue à la PARK&SUITES ARENA est un événement à l’échelle européenne!

http://www.ps-arena.com/fr/billetterie/concerts/32095/rammstein.html







Emmené par Till Lindemann, son charismatique chanteur, Rammstein est considéré comme LA référence en matière de musique métal.

Formé en 1993, le groupe allemand puise ses influences du côté de Pink Floyd, Kiss, AC/DC ou encore Metallica.
Mises en scènes démesurées, son destructeur, effets spéciaux colossaux et pyrotechnie à gogo… ces véritables bêtes de scènes promettent d’offrir un show mémorable au public carhaisien !

http://www.vieillescharrues.asso.fr/2013/actualite/rammstein-jeudi-18-juillet-1352890754






A l’occasion du Made In Germany Tour,


le groupe allemand est de passage en France. Après Lyon, Nancy et Montpellier, il se produira au festival 2013 des Vieilles Charrues.
De retour en bacs avec le best-of Made in Germany 1995-2011, le groupe Rammstein remonte sur scène. Après une tournée européenne qui a démarré à l’automne 2009, un passage par le Main Square Festival en 2010, puis deux concerts à Paris-Bercy en mars 2012, les Allemands reviennent se produire en France. Les villes de Montpellier, Lyon et Nancy recevront ainsi leur visite, suivies par une prestation très attendue le 18 juillet 2013 en ouverture du festival des Vieilles Charrues. 
Prenez vos places en cliquant sur le lien suivant :

L’histoire de ce groupe débute le 28 août 1988, lorsqu’un accident aérien cause la mort de plus de 70 personnes à un meeting organisé sur la base américaine de Rammstein, en Allemagne. Ce terrible incident traumatise le pays et notamment six musiciens habitant à Berlin. Ces derniers choisissent alors de baptiser leur groupe d’après le nom de ce lieu tragique. 
Till Lindemann (chant), Oliver Riedel (basse), Christian Lorenz (clavier), Christophe Schneider (batterie), Oliver Riedel (basse), Paul Landers et Richard Kruspe-Bernstein (guitares) sortent leur premier album Herzeleid en 1996. 
Sehnsucht parait en 1997 et permet au groupe de séduire le public européen et même américain. Live Aus Berlin, publié en 1999, retransmet fidèlement l’intensité des concerts de Rammstein : prestations scéniques étincelantes et prouesses pyrotechniques. Suivent Mutter en 2001, Reise Reise en 2004, Rosenrot en 2005 et Volkerball en 2006.

Pour découvrir l’agenda 2013 des concerts à Paris, cliquez ici !

http://www.evous.fr/Concerts-2013-a-Paris,1176112.html

http://www.evous.fr/Rammstein-en-concert-en-France-fin-2011,1160609.html






Rammstein est un groupe de metal allemand formé en 1993 à Berlin, constitué depuis le début de six mêmes membres originaires d'Allemagne de l'Est ; décrit comme appartenant au genre Neue Deutsche Härte, il en est le représentant le plus connu.

Les paroles du groupe sont la plupart du temps en allemand, c'est d'ailleurs le groupe germanophone le plus vendeur dans le monde avec plus de 17 millions d'albums vendus2, mais elles intègrent parfois aussi des paroles en anglais, en français, en espagnol ou encore en russe.
Connu pour ses concerts multipliant les effets pyrotechniques et des mises en scènes créatives, Rammstein a aujourd'hui sorti six albums studio dont la musique est souvent considérée comme du Metal Industriel, mais sa classification exacte est discutée car elle intègre également de fortes influences de la musique électronique, du rock ou même de la pop, d'autant qu'elle a beaucoup évolué au fil des albums. Il connaît le succès international depuis son deuxième album Sehnsucht, en 1997, et a même réalisé pour la première fois une tournée mondiale entre 2009 et 2011 pour son sixième album Liebe Ist Für Alle Da.
Ce succès s'est cependant vu accompagné dès le début de polémiques, notamment d'accusations associant le groupe au nazisme en raison de rapprochements supposés dans son imagerie (ce qui est également le cas du groupe slovène Laibach dont il s'inspire) et d'accusations d'incitation à la violence, liées à la fusillade du lycée Columbine. Rammstein a cependant toujours nié fermement tout lien avec n'importe quelle forme de racisme et tout soutien à la violence, se définissant avant tout comme des artistes ne cherchant aucunement à faire passer un quelconque message, et il est aujourd'hui généralement admis que les controverses relèvent plutôt d'un goût pour la provocation et d'interprétations malheureuses que d'un contenu idéologique.
Origine du nom du groupe
Le nom du groupe provient de la ville palatine de Ramstein (près de Kaiserslautern), en référence à la catastrophe aérienne de Ramstein survenu lors d'un meeting aérien sur la base aérienne américaine de Ramstein en 1988, dans lequel 703 personnes trouvèrent la mort et 346 autres furent blessées. Les membres du groupe écrivent une chanson sur le thème et l'intitulent Rammstein. Paul Landers, Christoph Schneider et Christian Lorenz pensent alors appeler le groupe Rammstein-Flugschau (« Meeting aérien de Ramstein ») contre l'avis des trois autres membres. Le groupe opte finalement pour le nom Rammstein et décide d'enlever le Flugschau. Le « m » a été doublé au départ par inadvertance mais le groupe décidera plus tard de garder cette erreur, comme le raconta un peu plus tard Paul:
« Lors d'un de nos voyages avec Feeling B, Schneider, Flake et moi avions déjà le nouveau nom du groupe. Nous avons écrit sur le capot de notre LO (marque d'automobile très répandue dans l'ancienne Allemagne de l'Est): Rammstein-Flugschau. Nous avons été idiots, nous avons écrit Rammstein avec deux “m”, car nous ne savions pas que le lieu Ramstein avait un seul “m”. Nous avons ensuite indiqué cette bêtise mais le nom est resté collé à nous comme un surnom, que l'on ne trouvait pas bon. Nous n'avons ensuite plus essayé de nous en débarrasser. Nous ne voulions pas nous appeler Rammstein en fait, cela nous a été destiné. Nous avons également essayé: Milch (lait) ou Mutter (mère), mais le nom est finalement resté4 »
Influences
Inspirations du groupe
D'une façon générale, Rammstein tire son inspiration du heavy-metal, du rock et de la musique électronique.
Ainsi, Richard vouait une admiration pour les groupes de Hard-Rock Kiss, représentant pour lui l'Ouest et son insouciance5, et AC/DC6. Till apprécie le punk rock, le hard rock et le heavy metal des années 1970 ainsi que le mariachi7. Plutôt influencé par le punk rock au départ, Paul a exprimé un intérêt pour le metal avec des groupes comme Pantera, Metallica, et la musique industrielle avec le groupe slovène Laibach. Doom a été influencé par l'album The Wall de Pink Floyd. « Flake » est passé du piano classique au blues avec Chuck Berry, au jazz puis au rock 'n' roll, jusqu'à des groupes plus extrêmes comme Einstürzende Neubauten ou Die Ärzte.
Rammstein a aussi été comparé à Oomph!, un autre groupe allemand qui connaît parallèlement le succès, ils utilisent des sonorités semblables, un mélange de guitares lourdes et de sons électroniques ; enfin, on peut mentionner parmi les inspirateurs de Rammstein les groupes d'électronique Kraftwerk et Depeche Mode, dont Rammstein a repris respectivement les chansons Das Modell et Stripped.
Influence sur d'autres groupes
Rammstein est aujourd'hui également connu pour avoir à son tour inspiré la musique d'autres groupes, ce qui lui a valu un Kerrang! Award en ce sens en 2010 ; en effet, les styles de groupes plus récents tels que les Suédois Deathstars, le groupe finlandais Turmion Kätilöt, ou encore les groupes Malmonde et The CNK en France, ont ainsi été parfois comparés à celui de Rammstein. Le groupe a été le premier représentant de la Neue Deutsche Härte à se faire connaître à l'échelle internationale.

Notoriété

Utilisation des gants lance-flammes sur la chanson Rammstein au Rock Werchter 2005.
C’est en 1997, avec leur second album, Sehnsucht, que Rammstein connaît le succès en Allemagne puis dans le reste de l'Europe et se distingue pour l'importance des effets pyrotechniques durant leurs concerts; ce sont alors les singles Du Hast et Engel qui retiennent le plus l'attention.

Le rêve américain mouvementé

Le groupe de nu metal KoЯn les appelle pour qu'ils effectuent la première partie de leur tournée, le KoЯn Campaign. Ils enchaînent ensuite avec la tournée de Family Values avec Limp Bizkit, Orgy et Ice Cube pendant un mois à travers tous les États-Unis. Malgré des réactions initialement mitigées, les membres du groupe décident de tenir leur place coûte que coûte8. Vers la fin de la tournée, Rammstein tente de se lancer sur le marché américain en enregistrant deux titres (Du Hast et Engel) en anglais, mais ceux-ci ne rencontrent pas le succès escompté, contrairement aux versions originales qui permettent au groupe berlinois de vendre 500 000 exemplaires de Sehnsucht outre-Atlantique.
Rammstein revient en Amérique en septembre et en octobre 2001 sur la tournée Pledge of Allegiance Tour en compagnie de Slipknot, System of a Down, Mudvayne et American Headcharge. Cependant, Mutter a des chiffres de vente beaucoup moins bons que Sehnsucht. Lorsque Paul Landers décide de rentrer en Europe pour s'occuper de sa compagne qui est en pleine dépression, personne ne s'élève contre l'abandon de la tournée. Cet échec cuisant a enterré alors leur rêve de conquête des États-Unis et la chanson Amerika, volontairement très provocante, contribuera à la fin de ce rêve par la suite.
Cependant en 2010, sur le LIFAD Tour, Rammstein revient en terre nord-américaine après plusieurs années d'absence lors d'un concert donné à Québec au Canada le 18 juillet 2010 dans le cadre du Festival d'Été où plus de 110 000 personnes venus de partout en Amérique sont présentes. Puis viens le Madison Square Garden à New York fin 2010, probablement sur l'impulsion du guitariste Richard Zven Kruspe. Ce concert fût d’ailleurs filmé pour un éventuel DVD, mais cette version est peu envisageable puisque n'étaient présentes que quelques caméras. Ayant connu un franc succès en comblant la salle en près d'une demi-heure, le groupe refera une tournée nord-américaine en mai 2011, comprenant 7 dates aux États-Unis et 2 au Canada.

Histoire

Avant de former Rammstein, les six membres du groupe jouaient dans des groupes séparés. La musique à cette époque était le seul moyen d'exprimer sa rébellion contre le pouvoir communiste. Les futurs membres de Rammstein se connaissent déjà, vu la faiblesse du nombre de groupes9. De plus, il est inconcevable à l'époque de réaliser une carrière dans la musique, tous les membres devaient avoir un métier pour continuer de faire de la musique10. Richard Kruspe, après s'être exilé à Berlin-Ouest, part vers l'Europe de l'Est où il fonde le groupe 'Orgasm Death Gimmick'. "Olli" jouait à cette époque dans un groupe de crossover 'The Inchtabokatables' alors que Till était batteur dans un groupe de punk 'First Arsch'. Richard de retour à Schwerin retrouve Till et tente de le convaincre de devenir chanteur dans le groupe qu'ils sont en train de créer avec "Olli" ; ils partent ensemble en voyage aux États-Unis, ce qu'ils trouvent enrichissant musicalement, c'est à cette époque qu'ils décident de se démarquer par un chant en allemand. Les trois comparses rencontrent ensuite "Doom", batteur de 'Die Firma' puis de 'Feeling B' dans ce qui allait devenir Rammstein.
Le 19 février 1994, le groupe (seulement composé de Richard, Till, "Doom" et "Olli") gagne le concours organisé par le sénat de Berlin pour les groupes débutants grâce à quatre démos enregistrées sur une cassette contenant Rammstein, Hallo Hallo (Das Alte Leid), Seemann et Weißes Fleisch. Le groupe s'est ainsi vu offrir une semaine d'enregistrement dans un studio professionnel. Après leur victoire, ils proposent à Paul de rentrer dans le groupe qui accepte presque aussitôt. Ils ont en revanche plus de mal à convaincre 'Flake' de se mettre au clavier car il n'y voyait aucun intérêt particulier, mais il se laisse finalement tenter par l'idée d'un groupe chantant en allemand. Bien qu'il soit membre du groupe depuis le premier album, il se plaît à dire qu'il n'a jamais réellement dit oui.
Ils font une rencontre déterminante pour leur carrière à la fin de l'année 1994 lors d'un concert au Knaack Club de Berlin, en la personne d'Emmanuel Fialik, leur futur manager. Il est d'ailleurs considéré par beaucoup comme le « septième membre » du groupe car il joue un rôle déterminant dans le déroulement des shows et dans l'image qu'il a su imposer de Rammstein au grand public11.
En 2001, le groupe est au sommet de son succès avec son album Mutter. En effet, le groupe enchaîne les tournées, les clips et les BO pour le cinéma (xXx et d'autres). Cependant une crise profonde s'empare du groupe qui est à deux doigts de se séparer. En effet, l'hégémonie de Richard au sein du groupe est de plus en plus grande et de plus en plus mal vécue par certains membres du groupe, surtout par le batteur "Doom", qui est celui qui réagit le plus durement. Les reproches venaient surtout du fait que les enregistrements ne se faisaient plus à six mais que les guitaristes composaient chez eux sans que les autres membres puissent critiquer leur production12. Les deux hommes ont eu une rencontre décisive à New-York, où Richard s'est installé et le groupe s'est remis sur un projet à cinq, sans Richard qui s'occupait de son projet solo Emigrate. Peu de temps plus tard, Richard est revenu en Allemagne afin de rejoindre le groupe pour une dernière répétition qui s'est révélée magnifique aux yeux de tous13.
En décembre 2010, lors d'un concert à Santiago Chili, ils jouent pour la 1re fois Te Quiero Puta, elle clôture d'ailleurs le concert.
Le 6 novembre 2011 à Bratislava (Slovaquie), débute la tournée « MADE IN GERMANY » qui viendra promouvoir la sortie de l'album du même nom, une sorte de best-of regroupant des titres de 1995 à 2011. Le choix de Bratislava pour débuter la tournée n'est pas un hasard, Rammstein n'ayant pu jouer en Slovaquie lors de la dernière tournée « Liebe Ist Für Alle Da ». Cette tournée comptera pour la fin d'année 2011 pas moins de 26 dates en Europe (dont une en France), ainsi que 21 dates sur l'année 2012 (dont un retour par la France pour deux concerts à Paris-Bercy). Les États-Unis et le Canada ne sont pas en reste avec une vingtaine de dates prévues en avril et mai 201214.
Lors de la tournée « Made in Germany », le choix est clairement fait de se rapprocher du public (mini-scène située au cœur de la salle pour jouer quelques titres choisis au plus près des fans notamment) mais aussi de se faire plaisir sur scène. On peut le voir de façon nette dans les regards que les musiciens s'adressent entre eux ainsi qu'aux fans. Paul Landers pousse la décontraction jusqu'à faire l'entrée en scène muni d'un petit appareil photo afin d'immortaliser l'instant. Il gardera l'appareil à portée de main tout le long de certaines dates. Les fans ayant l'œil pourront même surprendre quelques moments insolites, comme un petit baiser déposé par Paul sur l'épaule de Richard (lors du titre « Mann gegen Mann » joué à Strasbourg), et même Till Lindemann, habituellement le plus sobre et stoïque, semble vouloir se lâcher, faire le pitre et même sourire. La maîtrise qu'il a acquise dans l'utilisation des effets pyrotechniques étant ce qu'elle est, il est évident qu'il a décidé qu'il était temps de ne plus forcément s'en tenir à une gestuelle et une mise en scène aussi carrée que lors des débuts du groupe. La cinquantaine approchant, il semblerait que les musiciens de Rammstein aient simplement décidé de prendre plaisir à jouer entre eux et pour leur public.

Paroles

Les paroles de Rammstein sont entièrement écrites par le chanteur Till Lindemann. Ces textes traitent principalement des rapports entre les êtres, relations parents-enfants, aimé-aimant, dominé-dominant... Les ravages que peut causer l'amour sont un thème souvent abordé, le titre du premier album Herzeleid signifie justement Peine de Cœur. Ces paroles reposent sur de nombreux jeux de mots et de nombreux double-sens. Till Lindemann définit sa création comme un don au public d'un texte auquel il donne un sens précis par rapport à ce qu'il vit personnellement. Lorsque la chanson existe, il ne la possède plus et chacun peut percevoir ensuite en elle un événement qui se rapproche de son parcours personnel. [réf. nécessaire]
Polémiques
À cause du caractère noir, martial, violent et volontairement provocateur des images et des paroles employées par le groupe, Rammstein crée de nombreuses polémiques bien que le groupe se soit toujours défendu de toute dérive en critiquant la réaction des médias15.

Le nazisme

La pochette de leur premier album qui montre les six membres torses nus, tous muscles saillants a donné lieu à de nombreuses allégations et on les a très vite accusés d'appartenir à des mouvances d'extrême droite néo-nazies. De plus, la façon dont le chanteur roule les « r » a été comparée à une volonté de copier les hauts dignitaires nazis16. Pour couper court à la rumeur, le groupe sort l'album en France avec les traductions des titres sur la pochette, pour montrer que leurs paroles et leur musique ne véhiculent pas de discours d'extrême-droite. Cependant, ils changent de pochette sur la version américaine par la suite17. Contrairement aux rumeurs, Rammstein n'a pas subi de censure mais a volontairement changé la pochette afin de faire cesser les allégations.
En 1998, Stripped défraie une nouvelle fois la chronique, une reprise de Depeche Mode faisant partie de l'album 'Black Celebration: Depeche Mode Tribute' et du single Stripped en utilisant des extraits d'un film de propagande de la cinéaste Leni Riefenstahl : Les Dieux du stade (Olympia) pour les Jeux olympiques de Berlin en 1936.
Le groupe se défend pourtant de cette controverse dans l'interview réalisé sur les six membres du groupe en 1998 sur leur DVD live aus Berlin, déclarant qu'il s'agissait d'un choix purement artistique et qu'il ne faut attribuer aucun sens politique à ces images, qui sont simplement utilisées pour aller avec la chanson18,19,20. Enfin, pour en finir avec les polémiques sur leurs idées politiques, le groupe a réalisé une chanson sur l'album Mutter où ils affirment clairement leur conviction politique à gauche, Links 2 3 4.
    •    Pochette de Mutter (montrant un enfant mort-né) (voir : Mutter)
La pochette de Mutter montrant un fœtus, peut-être mort-né, a aussi entraîné la controverse. Le choix de cette photographie a longtemps porté préjudice au groupe qui justifie le choix de cette image par son esthétique et par son lien direct avec le titre de l'album Mutter, mais en aucun cas pour provoquer volontairement21. Cet enfant est en rapport direct avec la chanson Spieluhr et également avec les photos du livret présentant les six membres du groupe flottant dans le formol, ou avec leur tête dans un bocal, Lorenz présentant les coutures d'une autopsie…
    •    Fusillade du lycée Columbine
En 1999, les commentateurs incriminent plusieurs groupes de rock, leur reprochant d'avoir incité Eric Harris et Dylan Klebold, les deux adolescents ayant perpétré le massacre de Columbine, à la violence. En effet, ceux-ci ont reconnu être des fans de Rammstein et d'autres groupes de rock comme Marylin Manson, KMFDM. Alors qu'il est en tournée au Mexique, le groupe réagit en publiant 3 jours plus tard sur son site officiel les condoléances des membres et réfute toute responsabilité22,23. En 2001, sur l'album Mutter, la chanson Feuer Frei, très violente, peut être considérée comme une réponse à la polémique. Le chanteur se place dans la peau des deux meurtriers et parle du désir de tuer, le groupe dénonce de manière sous-jacente la légalisation des armes aux États-Unis, au même titre qu'Elephant ou que Bowling for Columbine.
    •    Amerika
Rammstein cherche à rester à l'écart de la politique et la plupart de leurs textes n'aborde pas le sujet. Cependant, une chanson telle qu'Amerika peut être interprétée comme une prise de position politique contre l'hégémonie américaine. Son clip montre de nombreuses références américaines qui sont tournées en dérision (notamment la conquête de la Lune en 1969, le flipper, les pizzas, Santa Claus, ils se déguisent aussi en indien et dansent autour du drapeau des États-Unis). Ce clip n'a cependant pas pour visée d'attaquer de manière radicale les États-Unis, uniquement leur hégémonie, bien qu'il soit assez moqueur et provocant24.(voir la section Amerika)
    •    Armin Meiwes, le cannibale de Rothenburg.
Dans leur quatrième album studio, dans la chanson Mein Teil, le groupe s'intéresse à un fait divers peu commun : l'histoire de l'anthropophage Armin Meiwes et de Bernd Jürgen Armando Brandes, sa victime consentante. En avril 2006, il est condamné à perpétuité mais il refait parler de lui lorsqu'il décide d'attaquer le groupe en justice ainsi que le réalisateur du film Rothenburg, Martin Weisz25.
    •    Mann gegen Mann, « Homme contre homme »
Sur l'album Rosenrot, la deuxième chanson parle de l'homosexualité. Certains ont vu dans leurs paroles une déclaration d'homophobie en soulignant une certaine ambiguïté dans le titre : Mann gegen Mann. Le clip montre le groupe entièrement nu, caché par leurs instruments en compagnie d'une dizaine d'hommes bodybuildés entièrement nus.
    •    Pussy
Le clip de Pussy, 1er single de l'album Liebe ist für alle da, sorti le 16 septembre 2009 et dont la fin contient des images à caractère pornographique, suscite également de nombreuses exclamations du public ; l'objectif était de caricaturer la pornographie. Il est d'ailleurs interdit au public mineur de visualiser ce clip, et la première mondiale de celui-ci a dû se faire sur un site de rencontres à caractères sexuels pour adultes. Les membres du groupes ont tous été doublés lors des mises en scènes pornographiques du clip. [réf. nécessaire]
    •    Censure de l'album Liebe ist für alle da en Allemagne
L'album Liebe ist für alle da a été interdit à la vente aux mineurs du 10 novembre 2009 au 31 mai 2010. L'interdiction a été faite pour plusieurs motifs : les chansons Pussy et Ich tu dir weh ont été jugées comme ayant des paroles choquantes car sexuellement explicites. De plus, Ich tu dir weh et l'image de Richard fessant une femme montre des pratiques sado-masochiste choquantes pour les mineurs. Le groupe a été interdit de jouer cette musique en concert ; néanmoins, la censure a été contournée pour certains concerts en modifiant légèrement les paroles26.
    •    Rumeur de procès contre Apocalyptica
En 2010, au beau milieu de la tournée Liebe ist für alle da, de sérieuses rumeurs se sont répandues au sujet d'une mise en demeure ou même d'un procès contre le groupe finlandais Apocalyptica27. En effet, Till Lindemann avait interprété, en 2007, une chanson sur le dernier album du groupe, Worlds Collide. Les rumeurs disaient que, lors de la promotion de l'album, le nom de Rammstein avait été utilisé sans avoir l'autorisation du groupe. Peu après, la direction d'Apocalyptica publia un correctif pour clarifier la situation. Cet article précise que le groupe n'était pas directement visé par le procès. C'était le groupe Sony Music Entertainment, qui possède maintenant le label GUN Records qui était ciblé par Rammstein. Gun Records a bel et bien été reconnu coupable d'avoir utilisé la marque déposée Rammstein sans le consentement de ce dernier28. Le groupe Apocalyptica a été condamné à verser à Rammstein 45 000 euros. Le litige portait sur la présence d'une mention « feat.Rammstein » sur un sticker apposé à l'album Worlds Collide (2007) auquel avait seulement collaboré Till. (Hard Rock Magazine)
Discographie
Article détaillé : Discographie de Rammstein.
Albums studio

1995 : Herzeleid

1997 : Sehnsucht

2001 : Mutter

2004 : Reise Reise

2005 : Rosenrot

2009 : Liebe ist für alle da

2011 : Made in Germany 1995-2011
Albums live
    •    1999 : Live Aus Berlin
    •    2006 : Völkerball

Spectacles

Utilisation des masques lance-flammes durant un concert au Globen de Stockholm le 18 septembre 2004.
Rammstein a pour habitude d'utiliser de nombreux effets pyrotechniques dès leur début tant et si bien que ceux-ci sont maintenant indissociables du groupe. Rammstein a su s'imposer surtout grâce à leur audace vis-à-vis des effets pyrotechniques et par une certaine démesure qui leur échappe parfois29.
Till s'ennuyait dans les concerts car il ne jouait d'aucun instrument, il a eu très tôt l'idée d'occuper la scène grâce à des effets pyrotechniques, il a d'ailleurs obtenu son brevet de pyrotechnicien. Dans les tout premiers concerts, Till dirige seul l'intégralité de ces effets mais il ne manque pas de se brûler à plusieurs reprises au visage et sur le torse. Le groupe avait alors pour habitude d'entourer les spectateurs par un mur de flammes qui s'étendait à travers la salle de spectacle. Un jour, le pantalon d'une jeune femme s'enflamme et elle se brûle assez gravement. De plus quelques accidents surviennent avec la chute d'éléments du décor30.Le groupe décide alors de confier les effets pyrotechniques du spectacle à de véritables professionnels, bien que Till Lindemann garde certaines prérogatives dans leurs élaborations. Par souci de sécurité, tous les effets seront ensuite cantonnés à la scène, les fontaines de flammes ne seront plus utilisées dans le public.
La théâtralisation par les jeux de lumières et leur synchronisation sur la musique se sont développées un peu plus tard, notamment lors du Mutter Tour et du Reise, Reise Tour sous l'impulsion de leur manager Emmanuel Fialik31. Plus qu'un décor, l'ensemble de ces effets fait partie intégrante du son live du groupe, ce qui en fait une de ces spécificités. On peut d'ailleurs entendre sur les CD Live plusieurs explosions synchronisées sur la batterie notamment sur Sehnsucht ou même sur Du riechst so gut32.
À l'époque du Live Aus Berlin, sur Spiel Mit Mir, Till est debout sur une poutre suspendue au plafond et il descend lentement. Des fontaines d'étincelles dirigées vers la scène sortent de la base de la poutre. Sur Asche Zu Asche, les supports-micros des guitaristes sont enflammés sur toute leur hauteur. Des lance-flammes fixes apparaissent déjà à cette époque en front de scène, et diffusent des "barrières" de flammes de plusieurs mètres de haut. De nombreuses explosions ponctuent le show.
Lors d'un concert, une petite explosion a lieu devant Oliver (basse) alors qu'il jouait l'intro de Tier à la guitare sèche.
Sur Bück Dich Till joue avec un godemichet rempli d'un mélange à base de pastis... encore une fois au détriment de Flake qui sert d'esclave lors de cette mise en scène simulant un acte sexuel sado-masochiste.
Sur Engel, Bobo, la chanteuse, est enfermée dans une cage qui est recouverte d'un drap. Au début de la musique, le drap prend feu, dévoilant Bobo.
Depuis 2001, le groupe utilise aussi régulièrement les lance-flammes "de bouche" sur la chanson Feuer Frei, de façon similaire à ce qu'on peut voir dans le clip de la chanson. Les deux guitaristes les actionnent à l'aide d'une pédale reliée à une petite réserve de combustible, alors que Till porte sa réserve à la ceinture et l'actionne à la main.
Cette tournée sera également le moyen d'étoffer le classique grill (nom donné à la structure métallique accrochée au plafond et supportant les projecteurs). Désormais, d'autres barres de projecteurs sont installées sur les côtés de la scène, et peuvent monter ou descendre (à l'aide de nombreux moteurs). Il en est de même pour plusieurs rampes de projecteurs en fond de scène.
Cette méthode sera éprouvée et affinée lors des tournées suivantes, avec notamment l'ajout de "charriots" de projecteurs qui pourront s'élever ou s'abaisser lors de certains titres. Ces "charriots" sont en fait des structures métalliques contenant chacun 16 projecteurs de forte puissance (1000 watts). Ces charriots sont équipés de roulettes, car une fois le concert terminé, ils sont décrochés du grill, et peuvent ainsi être directement chargés dans les semi-remorques. Gain de temps de montage !
Sur certains concerts de la tournée "Reise, Reise", on comptera plus d'une dizaine de ces charriots rien qu'en fond de scène, ce qui donne toute de suite une réponse à la question "Pourquoi tant de semi-remorques pour le transport ?". Il en faudra entre 10 et 13 selon les concerts sur la tournée "Reise, Reise", et encore davantage pour la tournée 2011 !
En fond de scène, le groupe a pris l'habitude de tendre d'immenses draps illustrés formant un décor scénique. Ces fonds de scène évolueront au cours des années, jusqu'à 2011 : le fond de scène n'est plus un simple décor peint et fixe, mais une structure semblant en relief, évoquant les alvéoles d'une ruche, et éclairée de diverses manières afin d'en faire évoluer les contours, la profondeur,...
Sur le Reise, Reise Tour, pour le titre Rammstein, Till a quitté son manteau enflammé pour un impressionnant exosquelette lui permettant grâce à deux bras articulés de délivrer d'énormes flammes. Sur Mein Teil, pendant que Flake (clavier) se cache dans un chaudron en fonte, Till (chant) met littéralement le feu au chaudron à grand renfort de lance-flammes. Lors de la tournée 2011-2012 "Made in Germany", la démesure montera encore d'un cran, puisque lors de ce titre Till commencera à "griller" Flake avec le lance-flamme classique, avant de le poser et d'en attraper un deux fois plus gros pour finir le travail... la taille de la flamme étant bien sûr en conséquence ! Cette tournée est également l'occasion d'utiliser une structure de scène conçue entièrement de grilles : la multitude de projecteurs disposés sous la scène peut donc "transpercer" le sol pour éclairer vers le haut. Le sous-sol de cette scène est également truffé de nombreux lance-flammes et marmittes dont les flammes passent également au travers des grilles, et semblent donc sortir du sol à quelques mètres seulement des musiciens. Cette énorme structure scénique (en "kit" et remplissant à elle-seule plusieurs semi-remorques) ne peut pas être installée dans son intégralité dans certaines salles. Dans ces cas précis, les musiciens jouent sur la scène du lieu, les effets pyrotechniques de sol étant disposés en avant scène, et le nombre de projecteur étant aussi réduit.
Sur la tournée Liebe Ist für alle da, de nouveaux effets font leur apparition: Au début du concert, un mur noir est détruit à coupe de hache ou de guitare par les musiciens qui apparaissent alors dans une lumière blanche en contre-jour. Till s'élève sur une petite plate-forme à environ 6 ou 8 mètres de hauteur, de laquelle il verse une pluie de feu sur une baignoire en contrebas dans laquelle a été allongé (de force !) Flake (Ich tu Dir Weh). Till porte une paire d'ailes métalliques qui se déploient et lancent des flammes sur Engel. Sur la chanson Pussy, un énorme canon (faisant référence à un pénis) lance à plusieurs mètres dans la fosse de la mousse et par la suite des confettis aux couleurs de l'Allemagne (noir, rouge et jaune) qui envahissent le public. Lors de la chanson Benzin, un cascadeur quitte la fosse pour monter sur scène et Till l'enflamme. Des poupées avec des lasers verts représentant des bébés descendent au-dessus de la scène et explosent à la fin de la chanson Wiener Blut. Autre nouveauté : une série de lance-flammes du type de ceux utilisés au sol et désormais installé... au plafond !! Les flammes venant du grill (nom donné à la structure métallique où sont accroché les projecteurs et effets) sont donc projetées vers le bas, au-dessus des musiciens ! Sur la chanson Waidmanns Heil, d'impressionnants lance-flammes sont disposés sur scène et suivent le rythme de la chanson à merveille. Une prouesse qui démontre encore une fois le travail minutieux des pyrotechniciens présents sur scène. La plupart des effets sont en effet préparés et gérés par ordinateur, mais les techniciens restent en mesure de réagir au quart de tour au cas où (si un musicien décide faire durer le morceau un couplet de plus, ou si un incident se produit ou qu'un des musiciens n'est pas placé où il faut au bon moment...) La scène métallique (assez semblable à celle utilisée pour la tournée "Reise, Reise") est en outre équipée en son centre d'une rampe sur verrins hydrauliques, capable de s'abaisser pour les entrées et sorties de scène des musiciens. Ceux-ci peuvent donc descendre sous la scène par ce système, et rejoindre les coulisses. Till utilise régulièrement cette rampe afin que les techniciens (disposés sous la scène) l'équipent des effets pyrotechniques qu'il utilise. Lors du précédent "Reise, Reise Tour", le milieu de la scène était "simplement" équipée d'une double-porte coulissante qui laissait apparaître un cercle couleur chair qui s'écartait pour laisser entrer et sortir les musiciens (l'allusion à une imagerie vaginale ne nécessite pas d'explications face à une photo ou une vidéo de la-dite porte "en action"...).
Lors de la tournée " Made in Germany" 2011-2012, la plupart des effets connus sera utilisée (comme l'arc en flamme ou les pieds micro enflammés, ailes métalliques sur le titre "Engel",...), mais la nouveauté est plutôt du côté de la mise en scène. On peut ressentir dès l'entrée en scène une envie du groupe de se rapprocher de leur public. Tout d'abord, fini l'entrée en scène martiale et virile des tournées précédentes, et exit le rideau de scène qui tombe d'un coup. L'entrée en scène se fera au milieu du public, dans les gradins, les musiciens seulement éclairés par un projecteur de poursuite. Les musiciens (l'un tenant un flambeau, un autre un drapeau flanqué du logo de Rammstein, et un troisième portant le drapeau du pays hôte) descendent des gradins à pied, entourés d'un service de sécurité minimum, pour arriver directement sur une micro-scène installée en cœur du public, près de la régie. Cette scène exigüe (montée sur vérins hydrauliques) monte et descend, et peut être momentanément reliée à la scène principale par un pont mécanique (pouvant descendre du plafond). Un énorme ventilateur motorisé s'abaisse en fond de scène vers la fin des concerts, petit clin d'œil nostalgique à la tournée de 1998 !
Matériel & Instruments
    •    Christoph "Doom" Schneider : Batteries TAMA "Artstar Custom" et "Starclassic" (dès débuts jusqu'à la tournée "Reise, Reise"), puis kit SONOR "SQ2" avec double grosse-caisse. Changement de contrat aussi pour les cymbales : MEINL de 1997 à 2005, puis contrat avec SABIAN pour la tournée "LIFAD".
Contrat également avec la marque DRUMPLATES et les baguettes VIC-FIRTH.
    •    Till Lindemann : micros chant SHURE depuis toujours. Modèles SM58 ou Beta58 (filaire ou HF). Il est également le seul à ne pas utiliser de retours "in-ear" (oreillettes HF). Il a bien tenté sur la tournée "Mutter" en 2001, mais ne semblait pas à l'aise (voir vidéos des répétitions pour les plus curieux !). Il utilise des retours in-ear sur la dernière tournée 2011-2012, mais seulement sur les titres joués sur la "mini-scène", qui n'est par conséquent pas équipée de retours de scène traditionnels.
    •    Paul Landers : Guitares Musicman (à ses débuts), puis ESP et Gibson
Amplis Bogner, Mesa-Boogie, Engl et Marshall,...
    •    Richard Z.Kruspe : Guitares ESP (divers modèles depuis ses débuts jusqu'à 2005 où un modèle à son nom sera crée)
Amplis Mesa-Boogie la plupart du temps.
    •    Oliver "Ollie" Riedel : basses Musicman, ESP, et Sandberg (avec des modèles signatures déjà à l'époque de la tournée "Sehnsucht")
Amplis Ampeg, Glockenklang.
    •    Christian "Flake" Lorenz : synthétiseurs et claviers ROLAND VR760, ENSONIQ ASR10, et divers ROLAND ou KORG...
Pour la logistique, le groupe est en contrat avec bon nombre de sociétés telles que Black Box Music (location matériel backline, salles de répétitions,...), FFP et Spezialeffekte und Veranstaltungslogistik GmbH (pyrotechnie), Perry Scenic et Brillant Stages (conception scènes), Rock'N'Roll Trucking ou Straub (semi-remorques), Neaco (grilles alu base scénique), Upstaging (éclairages),... (références : www.rammsteinworld.com et www.black-box-music.de)

Collaborations
    •    Khira Li Lindemann est la fille de Richard Zven Kruspe et de l'ex-femme de Till Lindemann. Elle participe à trois reprises à l'œuvre de Rammstein. Elle participe au clip Engel dans lequel elle joue l'enfant enfermé dans la cage et elle est également présente dans le DVD de Live aus Berlin sur la chanson Tier elle se tient debout au-dessus du groupe sur une plate-forme. Elle est également l'interprète des voix féminines de la chanson Spielhur.
    •    Viktoria Fersh enregistre les chœurs de la chanson Moskau. Le groupe avait initialement envisagé d'enregistrer avec le groupe russe t.A.T.u..
    •    Sur l'album Rosenrot, Sharleen Spiteri du groupe Texas enregistre un duo, anglo-allemand, Stirb nicht vor mir (Don't Die Before I Do).
    •    À la fin de tous les concerts du Reise, Reise Tour, le concert quitte la scène sous la reprise de Engel, par la chorale féminine belge Scala & Kolacny Brothers regroupant plus de 200 choristes et ayant un répertoire tourné vers le rock.
    •    Lors de la tournée Pledge of Alliance Tour aux États-Unis, le guitariste Daron Malakian du groupe System of a Down remplace pour quelques dates Paul Landers.
    •    Sur le Reise, Reise Tour, le quatuor de violoncellistes finlandais Apocalyptica est choisi comme première partie et les deux groupes jouent ensemble Mein Herz brennt et Ohne Dich en fin de concert. Le groupe se déclarera très enchanté par cette expérience35. Le 15 février 2012, à Helsinki, Apocalyptica accompagne à nouveau le groupe sur le titre Mein Herz brennt à la grande surprise du public.
    •    Christiane Hebold a beaucoup collaboré avec Rammstein notamment sur les premiers albums. Elle assure également la voix féminine sur le live de Engel sur la tournée Sehnsucht Tour.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Rammstein





Rammstein aux Vieilles Charrues, le 18 juillet

Le groupe de métal allemand Rammstein sera aux Vieilles Charrues le 18 juillet. "Ce sera le plus grand show jamais vu" à Carhaix, selon l'organisation. Les Allemands enflammeront la scène Glenmor en ouverture du festival; le 18 juillet.
Sylvaine Salliou Publié le 15/11/2012

La rumeur circulait sur internet depuis quelques jours. Les organisateurs ont levé le voile aujourd'hui sur le premier nom de leur programmation. Les allemands de Rammstein enflammeront donc la scène Glenmor jeudi 18 juillet, en ouverture du festival. Emmené par Till Lindemann, son charismatique chanteur, "Rammstein est considéré comme LA référence en matière de musique métal", selon le communqiué du festival. Formé en 1993, le groupe allemand puise ses influences du côté de Pink Floyd, Kiss, AC/DC ou encore Metallica. "Mises en scènes démesurées, son destructeur, effets spéciaux colossaux et pyrotechnie à gogo... ces véritables bêtes de scènes promettent d'offrir un concert mémorable au public carhaisien !", selon le communiqué de l'organisation du festival des Vieilles Charrues. "C'est un show monumental que nous sommes fiers d'accueillir aux Vieilles Charrues", précise Jean-Jacques Toux, le programmateur. "Rammstein va en mettre plein la vue et les oreilles au public de Kerampuilh !" "Nous avons eu l'opportunité de programmer Rammstein sur notre journée du jeudi, explique Jeanne Rucet, co-programmatrice. Notre idée est de monter un plateau autour de cette tête d'affiche, un peu comme en 2009 ou 2010 où nous avions accueilli Springsteen et Muse".

La scène Kerampuilh sera agrandie

"Celui-ci demande des moyens techniques titanesques. C'est du jamais vu à Carhaix ! D'ailleurs, la toute nouvelle scène que vous avez vu l'été dernier sera modifiée pour l'occasion." Il va falloir agrandir la scène de Kerampuilh pour que toute leur technique artistique puisse être installée. Un seul artiste va occuper la scène pour la soirée. C'est l'autre scène, Kerouac, qui va devoir accueillir les autres artistes de la soirée.

Carhaix : seule date en France

Les allemands sont en tournée en Europe depuis novembre dernier sans une réelle actualité discographique, mais un best of à promouvoir : "Made In Germany 1995-2011" comportant 19 classiques du groupe ainsi qu'un inédit et un DVD avec une collection de clips. Tous ces concerts sont d'ailleurs complets. Pour le festival des Vieilles Charrues, c'est l'assurance d’un énorme show. Billetterie du jeudi en vente dès aujourd'hui, sur vieillescharrues.asso.fr, dans les points de vente et sur les réseaux habituels.
Tarif : 51€ hors frais de location.

http://bretagne.france3.fr/2012/11/15/rammstein-aux-vieilles-charrues-143800.html






Rammstein
Adulés par les uns, détestés par les autres, voici Rammstein. Le groupe allemand le plus controversé a accordé une interview à Tracks pour la sortie de son dernier album : "Liebe ist für alle da" (De l’amour il y en a pour tous). Seul le chanteur Till Lindemann n’est pas venu : il ne parle plus aux journalistes.


Rammstein
Le groupe allemand le plus controversé a accordé une interview à Tracks pour la sortie de son dernier album : "Liebe ist für alle da" (De l’amour il y en a pour tous).

« Une Saucisse dans ta choucroute », « Guerre éclair au fusil de chair »... après trois ans de pause, Rammstein, ex-groupe punk de RDA, ne fait toujours pas dans la dentelle. Le clip de leur single « Pussy » est une vidéo classée X qui n’est visible ni sur MTV, ni sur Dailymotion, ni sur Youtube, mais seulement sur un portail porno. Malgré cette restriction, le succès est au rendez-vous. Au cours des deux premières semaines, la vidéo a été visionnée 10 millions et demi de fois. Et le single s’est classé d’emblée en tête des charts allemands. Chez eux, la provoc, c’est une seconde nature, et ils ont trouvé, une fois de plus, le moyen de faire parler d’eux.

Christoph Schneider : « Aujourd’hui, avec la musique, tu ne fais plus peur à personne. Il n’y a plus de provoc possible. Tout a déjà été fait. La dernière tendance à avoir fait bouger un peu les choses, ça a été la techno. Et donc là, on a peut-être trouvé le dernier tabou qu’il restait à briser ». Un clip porno pour vendre de la musique, mais pourquoi autant de provoc ? Les membres de Rammstein eux-mêmes sont bien incapables de répondre à cette question... Depuis le début, Rammstein divise les opinions. Pour les uns - le plus souvent des critiques allemands-, le groupe est un ramassis de provocateurs qui font de l’argent en mettant en musique les faits divers sordides de la presse à sensation. Pour les autres - leur communauté mondiale de fans-, Rammstein sont des dieux vivants. Quoi qu’il en soit, avec 15 millions d’albums et autant de places de concerts vendus Rammstein semble viser juste, et cible un public avide de ce mélange de violence et de sombre romantisme.

Pour comprendre le phénomène Rammstein, il faut revenir plus de 20 ans en arrière, en Allemagne de l’est, avant la chute du Mur. Les six membres de Rammstein sont originaires de la RDA, où ils ont fait leurs débuts dans le milieu punk underground. Trois d’entre eux, le guitariste Paul Landers, le claviériste Flake et le batteur Schneider, ont commencé à jouer ensemble au sein de Feeling B, En tant que groupe punk, ils étaient surveillés en permanence par la Stasi, mais paradoxalement, ils avaient davantage de liberté qu’aujourd’hui. Car il n’y avait ni les médias, ni internet pour disséquer et commenter la moindre de leurs sorties.

Après la chute du Mur, les membres du groupe mettront 5 ans à s’adapter au changement de régime. En 1994, ils créent Rammstein selon un concept simple. Flake : « On ne voulait rien. On savait ce qu’on ne voulait pas. On ne voulait être ni un groupe de rock est-allemand, ni un groupe ouest-allemand qui ferait de la musique anglaise. Et on a réussi à n’être ni l’un ni l’autre ». Dès le premier album, le groupe Rammstein et son premier single du même nom, échauffent les esprits. A-t-on le droit de chanter et se produire comme ça ? Certains critiques iront jusqu’à les traiter de nazis. Surpris par la virulence des critiques qui s’abattent sur eux, les musiciens du groupe décident de limiter leurs interviews et se retirent loin des médias. Nazis, ils ne le sont pas mais paradoxalement, le soupçon a suffi pour asseoir leur notoriété. Malgré un succès croissant à l’étranger, les membres de Rammstein ont dû apprendre qu’un groupe ne fait pas forcément ce qu’il veut lorsqu’il est allemand.

Paul H. Landers : « On a toujours fait comme si l’Allemagne était un pays comme les autres. Comme la Hongrie, par exemple. Mais ce n’est pas le cas. Et il faut faire avec. Il y a eu la guerre, il y a eu toutes ces horreurs et l’Allemagne n’a pas encore digéré. Nous avons essayé d’ignorer tout ça, mais ce n’est pas possible. Et on ne l’accepte toujours pas ». Une prise de conscience qui ne les détourne pourtant pas de leur fibre provocatrice. Rammstein est probablement le seul groupe au monde à avoir fait une chanson sur l’histoire du « Cannibale de Rothenbourg ». En 2001 deux hommes se donnent rendez-vous via internet. L’un deux, Armin Meiwes, tue et dévore l’autre, avec son consentement. Tant de provocation assumée agace et séduit à la fois. Un autre facteur du succès est certainement le spectacle offert sur scène, opulent et captivant, avec lance-flammes, effets spéciaux et de nombreux costumes. Même si pour les membres du groupe, ce n’est pas sans danger.

Mais à force de jouer avec les tabous, le groupe fait parfois oublier son côté sombre et romantique, un héritage de ses origines. Pour Christoph Schneider, « c’est lié à notre vie à l’est. En Allemagne de l’est, tout était sombre et gris. Et les choses se passaient dans le secret. En plus, c’était les années 80. C’est là que cette musique est apparue, le gothic, la wave, les groupes comme Bauhaus ou Einstürzende Neubauten. Ce n’était pas uniquement un phénomène est-allemand. Ça nous a forcément inspirés et on a essayé de vivre ça à notre façon, en RDA ». Rammstein n’aurait jamais existé en RDA. Mais sans la RDA, non plus. A la fois naïf et provocateur, sombre et drôle, sans compromis et un brin commercial, seul un groupe d’ex-punks de l’est pouvait à ce point secouer durablement la scène musicale allemande.

http://www.arte.tv/fr/rammstein/2913810,CmC=2913808.html





interview pour hard rock magazine n°67
La fête des mères !

Cette année, la fête des mères n’aura pas lieu le 27 mai, comme prévu, mais le 2 avril, date de sortie du nouvel album des gigantesques Rammstein, Mutter (qui signifie « mère » dans la langue de Rudi Völler). Nous vous avions mis l’eau à la bouche le mois dernier avec un joli reportage sur le tournage du clip de « Sonne », premier single – européen – des Allemands, nous remettons le couvert aujourd’hui, et vous vous doutez bien que l’on n’est pas près de lâcher l’affaire desi tôt ! Oliver Riedel et Richard Kruspe sont venus défendre bec et ongles leur troisième LP studio devant une horde de journalistes français. Tâche dont ils se sont acquittés avec bien plus de classe que l’équipe nationale d’Allemagne, le 27 février, sur la pelouse du Stade de France !

Il y a de cela deux mois, la rédaction de Hard-Rock, attablée dans un petit restaurant de Boulogne, s’interrogeait : nous sommes ici tous fans de Rammstein mais, alors que la maison de disques venait de faire partir un coursier avec dans sa malle une cassette comportant huit nouveaux titres du groupe, nous ne pouvions nous empêcher de nous faire du souci : les Allemands avaient-ils les moyens de continuer leur ascension vers ce qui pourrait leur permettre de devenir l’un des plus grands groupes du monde, au vu de leur popularité grandissante. Peut-être ce succès franchement inattendu les avait-il ramollis, d’autant qu’en y pensant bien, la formule Rammstein est tellement efficace qu’il serait facile pour le groupe de s’y conformer sans se triturer le crâne. De retour au bureau, la précieuse cassette rapidement enfournée dans un ghetto-blaster pourri, nous nous mettions à sourire, franchement soulagés : la progression musicale de Rammstein sur Mutter dépasse toutes nos espérances ! On avait connu Herzeleid et son côté agressif et âpre, Sehnsucht et sa démarche plus sophistiquée, nous découvrons aujourd’hui Mutter, l’un des albums les plus épiques, sombres et mélancoliques que l’on ait entendus depuis longtemps. Rammstein revient ! Ta mère en feu !

Hard-Rock : Vous venez de participer au festival itinérant Big Day Out en Océanie : comment cela s’est-il passé ? Et comment avez-vous réagi lors de la date de Sydney, quand le drame durant le concert de Limp Bizkit est survenu : une jeune fille décédée à la suite d’un mouvement de foule ?
Oliver Riedel : Nous avions déjà été invités à participer à ce festival en 1998 et 1999, mais nous n’avions pas pu y prendre part car nous nous étions engagés sur d’autres tournées. Cette année, nous étions libres et ça a été une très bonne expérience. Nous avons été surpris par l’accueil des gens et par le festival en lui-même : c’est énorme, cinquante groupes jouent tous les jours ! Bien sûr, le décès de cette jeune fille est terrible... Il y a tellement de gens qui se rendent à ce festival, en moyenne 50 000 personnes, qu’il est très difficile d’assurer la sécurité de chacun.
Richard Kruspe : Nous sommes vraiment désolés par rapport à ce qui s’est passé, c’est affreux. La musique de Limp Bizkit est très particulière car elle alterne des parties lentes et les passages énergiques. Avec ces changements de rythmes brutaux, les mouvements de foule sont inévitables. Il faudrait donc réfléchir à de nouveaux systèmes de sécurité, car ils deviennent obsolètes aujourd’hui, la musique devenant de plus en plus violente et le public réagissant en conséquence. Le problème, c’est que le promoteur du festival n’a pas voulu négocier avec Limp Bizkit : ils ont exigé un certain système de sécurité, avec notamment une rampe, au milieu de la fosse, permettant de séparer le public en deux pour éviter les mouvements de foule. L’organisation a refusé et Limp Bizkit a donc décidé de ne pas finir la tournée pour qu’une telle horreur ne se reproduise pas.

Craignez-vous qu’une telle chose puisse arriver lors de l’un de vos concerts ?
Non, pas vraiment. Le show de Rammstein est extrêmement visuel et les fans sont calmes, ils regardent ce qui se passe sur scène, ils sautent moins. Nous sommes donc moins exposés à ce type de problème.

Avez-vous une explication rationnelle pour expliquer le succès mondial que vous remportez ?
Oliver : Ça a quelque chose de miraculeux. Ainsi, qui peut expliquer comment Jésus a pu rendre la vue aux aveugles (sic) ?!
Richard : En fait, notre évolution a été graduelle, une lente mais régulière ascension. Nous avons su améliorer notre musique avec l’expérience, enregistrer des albums qui étaient supérieurs à leurs prédécesseurs et je pense que la qualité paie toujours. De plus, nous avons beaucoup tourné : Rammstein est un groupe dont les concerts marquent les gens, et il est indéniable qu’avec nos prestations scéniques nous avons attiré les gens.

Tu viens de mentionner le terme « qualité ». Paul Landers et Flake ont pourtant déclaré à la télévision que l’ambition musicale de Rammstein était de faire une musique monotone et ennuyeuse...
Nous sommes un groupe constiué de six personnes, chacune avec sa propre opinion. En ce qui me concerne, je ne suis pas d’accord avec cette déclaration et je ne considère pas la musique de Rammstein comme ennuyeuse. Certes, la structure de nos morceaux est très simple, basique, et c’est un choix délibéré, mais moi, je n’aime pas du tout la musique ennuyeuse.

Est-ce que, comme ça a été le cas sur Herzeleid et Sehnsucht, c’est toi qui as le plus contribué à l’élaboration de Mutter ?
Oui.

Dans cette mesure, quel est vraiment le rôle des cinq autres membres lors de l’écriture ?
Ils ont un rôle extrêmement important. Rammstein est une synergie entre six personnes. Lorsque nous sommes réunis en studio, nous travaillons tous ensemble, et c’est ça qui donne le cachet Rammstein. Ce son si distinctif, c’est collectivement que nous le définissons, et non pas moi seul. Pour Mutter, nous avons fait très attention à la façon dont les titres allaient ressortir sur scène, nous avons pris beaucoup de temps en pré-production. Nous avons réalisé que nous avions chacun nos qualités et que certains étaient plus doués pour faire telle ou telle chose : il faut utiliser ces individualités. Ce que nous faisons mieux aujourd’hui car, à nos débuts, nous voulions toujours être consensuels, que les six membres du groupe soient d’accord pour prendre une décision.

Est-ce que Rammstein survivrait au départ d’un de ses membres ?
Oliver : C’est une question inutile.
Richard : Je ne peux m’imaginer Rammstein fonctionner autrement. Cette question est très spéculative, il est difficile d’y répondre.
Vous avez donné un concert à Berlin où vous avez présenté huit nouveaux titres avant de finaliser Mutter. Est-ce que, par rapport aux réactions du public, vous avez effectué beaucoup de changements ?
Oliver : Comme nous le disions, il est très important de voir comment nos titres fonctionnent sur scène. Une chanson peut mûrir face au public parce qu’en studio, tu es tellement proche du processus qu’il est très dur d’avoir du recul. Nous avons donc invité des membres de notre fan-club, ils étaient enthousiastes et nous ont confortés dans l’idée que nous allions dans la bonne direction.

A l’instar de groupes comme AC/DC ou Rage Against The Machine, Rammstein a trouvé avec Herzeleid une sorte de formule magique musicale, quasiment définitive. Or vous n’y êtes pas restés complètement attachés. N’avez-vous pas été tentés de le faire ?
Richard : C’est vrai qu’il existe un son Rammstein défini par Herzeleid. C’est la fondation de notre musique. Mais ce que nous voulons, c’est évoluer tout en gardant notre cachet. Nous avons une démarche artistique.

Mutter possède un côté très mélancolique...
Chacun a le droit de se faire sa propre opinion. La mélancolie ? Pourquoi pas... Je ne pense pas que c’était une démarche consciente. Pour moi, Mutter est un album très mûr, c’est l’aboutissement de six ans d’expérience. C’est un disque très dense qui, il est vrai, possède un côté clair-obscur. Nous considérons que c’est un album parfait.
Oliver : Il faut peut-être rappeler l’historique de cet album : nous avons commencé à répéter les compos près de la Mer baltique, dans un environnement très froid, au nord de l’Allemagne, et ensuite, nous sommes partis enregistrer dans le sud de la France, aux studios Miraval, c’était le printemps, il faisait chaud, l’ambiance était très relax. Donc le côté clair-obscur de Mutter, chaud et froid, est peut-être le résultat de ces changements de lieu.

Avez-vous été satisfaits de votre séjour chez nous ?
Richard : Absolument. La qualité de ce studio est extraordinaire et je tiens à remercier Patrice, le responsable du studio, ainsi que son assistante, Mimi !

Il y a un orchestre sur Mutter. Pouvez-vous en dire plus ? 
Je travaille chez moi avec un sampler pour les arrangements. Aujourd’hui, nous avons un peu plus d’argent et nous pouvons nous permettre de nous payer un orchestre. C’est délicat de travailler avec des musiciens classiques, car si l’équilibre n’est pas respecté, un morceau peut devenir très kitsch. Nous sommes allés travailler à Berlin avec un orchestre qui d’ordinaire fait des musiques de film. Ils sont très au point en matière de rythme et se sont assurés que, sur scène, les orchestrations fonctionneraient bien.

Il existe un vrai paradoxe Rammstein : votre côté brutal, violent, agressif, et en même temps toute cette dérision, votre humour. Pouvez-vous expliquer cette démarche très particulière ?
Il est vrai que nous exprimons de nombreuses facettes d’émotions, parce que nous sommes six et que Rammstein est un groupe démocratique. Mais nous ne tournons pas tout en dérision, certaines de nos chansons sont très sérieuses, poétiques et lyriques. Je trouve normal qu’en tant qu’artistes, nous tâchions de couvrir un spectre d’émotions aussi large.
Oliver : Peut-être que ce paradoxe résulte de nos origines. Nous venons de l’ex-RDA, avons grandi dans un système totalitaire, avec des structures étatiques comme la Freie Deutsche Junge (Jeunesse allemande libre), qui était obligatoire. C’est complètement paradoxal de baptiser ainsi une organisation à laquelle il était interdit de ne pas prendre part. Pour survivre dans un environnement aussi glauque, il nous a bien fallu développer un peu d’humour.Nous avons souvent l’occasion de rencontrer des journalistes allemands, et l’un d’eux nous a dit : « Je ne comprends pas qu’un groupe avec des paroles aussi niaises puisse avoir autant de succès... » Globalement, on dirait que la presse de votre pays n’apprécie pas Rammstein...
Richard : (sourire) C’est un phénomène propre aux Allemands, qui n’arrivent pas à assumer le fait qu’ils puissent réussir. Il y a beaucoup de jalousie et d’envie. Hier, je parlais avec quelqu’un qui a eu l’occasion de s’entretenir avec Michael Schumacher, et il a observé exactement le même phénomène : les Allemands n’apprécient pas le succès des Allemands. Ils doivent toujours critiquer, et ce journaliste dont tu parles, c’est évident en écoutant ce qu’il t’a dit, n’a pas vraiment d’opinion sur Rammstein, c’est juste une attaque assez basse fondée sur la jalousie. Je pense aussi que les Allemands ont une très mauvaise image d’eux-mêmes, le passé est dur à supporter et ils doivent réapprendre à s’aimer eux-mêmes, ce qui les aidera aussi à aimer les autres.
Oliver : Rammstein a toujours reçu des réactions soit très positives soit très négatives, sans juste milieu. C’est bien, ça prouve que nous faisons réagir les gens.

Pourquoi déclarer ouvertement aujourd’hui que vous êtes de gauche ?
Richard : On nous a souvent accusés d’être d’extrême droite et, bien que nous ayons toujours dit que ce n’était pas le cas, beaucoup de gens continuent de nous apposer cette étiquette, comme si la vérité ne les intéressait pas et qu’ils préféraient vivre dans leurs fantasmes. Nous avons donc pris la décision d’écrire le titre « Links 2-3-4 », qui est une prise de position ferme, une sorte de « communiqué » : si quelqu’un veut absolument – ce qui est totalement inutile – nous coller une étiquette, eh bien, qu’il sache que nous sommes de gauche. Mais en aucun cas Rammstein n’est le porte-parole d’une opinion politique.

Vos premières dates en Allemagne approchent vite (la tournée débute le 13 mai à Nuremberg). Où en êtes-vous de la préparation du show ?
Oliver : Pour être honnête, on n’y a pas beaucoup pensé ! Il va falloir s’y mettre car il ne nous reste que deux mois. Mais nous allons travailler dur et proposer quelque chose d’excellent, car nous travaillons avec Roy Benett qui a conçu des shows pour Prince et Nine Inch Nails.Nous avons vu une cassette vidéo d’un concert datant de la tournée Herzeleid. A l’époque, vous modifiiez beaucoup vos morceaux alors qu’aujourd’hui, Live Aus Berlin en est la meilleure preuve, vous les reproduisez exactement comme sur album...
Richard : En fait, je pense voir à quel concert tu fais allusion. Figure-toi qu’il est antérieur à l’enregistrement de Herzeleid. C’était une sorte de show-case, n’est-ce pas ?

Oui...
Les morceaux n’étaient pas finalisés. Les versions que tu as entendues étaient en quelque sorte des ébauches. Ensuite, nous sommes entrés en studio et aujourd’hui nous jouons les morceaux, mais je ne suis pas d’accord avec toi : sur scène, en étant attentif, il est possible de remarquer des modifications.

Que s’est-il passé avec votre DVD ? Il est impossible à trouver et nous n’avons pu le dénicher qu’aux Etats-Unis, en Zone 1...
Oliver : Nous étions il y a peu au Japon et, à notre grand étonnement, nous avons remarqué que le DVD était également introuvable. Ça nous a beaucoup énervés et nous avons fermement demandé à la maison de disques de rectifier ses erreurs.
Richard : En France, nous avons toujours eu des problèmes de distribution, car les gros labels ne voulaient pas de nous. C’est une petite maison de disques très courageuse, XIII Bis, qui a eu le courage de nous signer, malheureusement avec quelques problèmes au niveau de la distribution de nos disques. Aujourd’hui, nous sommes chez Mercury-Universal, et c’est encore un peu désordonné à cause de toutes ces fusions, ces histoires avec Vivendi, etc.

On dit souvent que le troisième album d’un groupe est crucial. Avez-vous ressenti une grosse pression à l’entame de Mutter ?
Oui, un troisième album est un « benchmark », une évaluation d’où tu en es artistiquement. Lorsqu’il est terminé, tu te rends compte si tu vas dans la bonne direction, si tu ne te trompes pas. Et aujourd’hui, nous comprenons que nous sommes sur la bonne voie.

Le visuel de Mutter est très percutant...
Oui, il s’agit d’un fœtus mort. C’est l’œuvre d’un photographe qui, pendant cinq ans, a traversé le monde pour faire des prises de vue d’organismes morts mais conservés. Nous avons découvert ce livre, absolument fascinant, et nous avons décidé d’utiliser le même principe pour l’intérieur du livret : nous sommes photographiés dans du liquide, comme si nous étions morts et conservés. Quant au texte de « Mutter », la chanson, il traite de la relation mère-enfant. Celle-ci influence toute une vie.

Etes-vous freudiens ?
(sourire) Freud est un des penseurs, scientifiques et même philosophes autrichiens les plus intéressants.
Oliver : Ce texte est freudien, car nous avons tous à nous confronter à notre relation à la mère, car, si on veut se libérer et être bien dans sa peau, il faut régler ses comptes avec sa mère.

Vous pensez quoi de la psychanalyse ?
Richard : Je n’en ai jamais suivi aucune, mais je considère que toute forme de thérapie est bonne, car c’est une façon de s’occuper de ses problèmes. Cela permet à ceux qui en ont besoin de pouvoir évoluer avec l’aide d’une thérapie, quelle qu’elle soit. Parce que l’important dans la vie, c’est d’évoluer.

Quand vous verrons-nous en France ?
Seule la tournée allemande est planifiée pour l’instant. Ensuite, je pense que nous ferons de petites apparitions en Europe, puis nous reviendrons plus tard dans de plus grandes salles. Ensuite, nous irons aux Etats-Unis. En revanche, je serais bien incapable de donner des dates, comme de dire si nous participerons aux festivals d’été.
Par Olivier Rouhet & Sébastien Baert

http://rammstein.skynetblogs.be/archive/2003/09/13/interview-pour-hard-rock-magazine-n-67.html






MUSIQUE par VoltaireOnline.eu
Nous avons sélectionné des chanteurs, des musiciens...et des textes de chansons. Cette présentation d'Aaron est traduite en allemand pour les internautes germanophones.

Rammstein par Christina Kanwischer traduit par Stefan Ferney

Qui ne les connaît pas?
Si on demande à un étudiant français le nom d'un groupe de musique allemand, la réponse sera toujours la même: "RAMMSTEIN". groupe allemand est celui qui a dans le monde le plus de succès. Ses ventes atteignent 10 millions (CD, cassettes et DVD) dont 6 millions à l'international. Depuis des années, je me pose la même question: pourquoi ce groupe a-t-il autant de succès?
 
Le secret du succès de Rammstein
Pour découvrir le secret de cette remarquable popularité, j'ai interrogé quelques Français pour avoir leur avis. Tout le monde s'accorde: ceci tient d'une part à la voix énergique, profonde et gutturale du chanteur et d'autre part, à rythme marqué et incisif. Que les auditeurs étrangers comprennent ou ne comprennent pas les paroles, ceci est dans la majorité des cas considéré comme sans importance. La langue allemande est souvent ici perçue comme une langue à l'intonation dure (semblable aux braillements "HALTT!" "ARRBEITEN!" exagérés d´acteurs de films-censés interpréter des soldats allemands de la seconde guerre mondiale). Dans le cas de Rammstein, ceci en fait sa particularité et sa qualité. Till Lindemann, le chanteur de Rammstein, roule d'une manière irrésistible les "rrr" et articule avec force chaque syllabe, comme s'il s'adressait à des personnes mal-entendantes. Un + pour comprendre la langue allemande, mais attention aux tympans !
 
Le style de musique
Quels ingrédients sont spécifiques du style Rammstein? La voix énergique, voire violente du chanteur accompagnée d'une guitare et d'une basse électroniques, sans oublier les percussions et le synthétiseur jouent un rôle déterminant. Leurs chansons marient le rock "métal" et musique électronique. Tous ces éléments caractérisent le mouvement de musique allemand appelé "Neue deutsche Härte" (sous le sigle abrégé NDH). Ce mouvement a pris son origine dans les années 90 et a été rendu populaire en Allemagne par Rammstein. Ce groupe a été le premier groupe à partir de 1997 à populariser et à commercialiser le NDH à l'étranger. A côté des morceaux de musique rapides et violents -avec un rythme répétitif, voire monotone-, il y a aussi des ballades "tranquilles" presque romantiques avec du violon et du piano électroniques.

Des textes controversés
Pour la majorité des Français, la signification des textes reste mystérieuse, ce qui est peut-être préférable... Il est rare d'entendre les chansons de Rammstein dans les grandes stations de radio , pour une bonne raison : souvent les textes des chansons font l'objet de polémiques et la plupart des responsables de radio ne préfère pas prendre de risques avec leurs annonceurs. Les organismes de protection de l'enfance et de l'adolescence ont souvent demandé l'interdiction de la diffusion de certaines de leurs chansons; par ailleurs, certaines vidéos sont interdites -avant 22 heures-. Les chansons de Rammstein ont plus d'une fois défrayé la chronique, ce qui explique en partie leur succès. Le single "Mein Teil" (mes parties) relate un fait divers (le cas du "cannibale de Rotenburg" qui a assassiné et mangé les parties génitales d'un de ses congénères -rencontré via internet-) et a déclenché une polémique en octobre 2004.
Les mots et les symboles illustrant leurs chansons ont volontairement une double signification: certaines paroles peuvent paraître au premier abord innocentes, mais leur utilisation dans un autre contexte leur donne une signification qui ne l'est pas. Le batteur Christoph Schneider décrit cet "espace d'interprétations" dans un interview de la chaîne ZDF comme une particularité du groupe: ceci fait partie de leur image de marque, alimente les colonnes de la presse et procure une publicité gratuite.
 
Des tabous à connotation sexuelle sont abordés dans les chansons de Rammstein, de manière explicite ou implicite: sadomasochisme, inceste, nécrophilie ou abus de violence ("Bestrafe mich", "Spiel mit mir", "Tier", "Halleluja", "Heirate mich"). Les textes écrits pour la plupart à la première personne choquent, c'est d'ailleurs peut-être un des objectifs de Rammstein. De nombreuses critiques vont à l'encontre de cette glorification d'un phénomène transgressif. Ceci répond t-il à une stratégie marketing pour capter un auditoire? -il est difficile de le savoir-. Beaucoup de textes s'appuient sur des extraits de la Bible ("Asche zu Asche") et associent des images religieuses, évoquent "Herrgott"/ "Seigneur Dieu" et le châtiment. Ils s'appuient sur une double signification ambigüe, avec des ingrédients de violence, de mort et de profanation, un excellent cocktail pour favoriser la notoriété virale.

Un autre reproche à l'adresse de Rammstein hautement polémique surtout en Allemagne est l'apologie de l'idéologie fasciste. Bien que le groupe Rammstein proteste dans leurs interviews et contestent cette interprétation, certains textes vont à l'encontre de ces déclarations. A titre d'exemple, un clip vidéo de Rammstein ("Stripped" 1998) montre des extraits du film de Leni Riefenstahl, instrument de propagande nazie sur les jeux olympiques de l'été 1936 (mis en scène par Adolf Hitler à Berlin pour prouver la supériorité de la race aryenne). Une autre chanson fait référence à un discours de Joseph Goebbels (Ministre de la propagande national-socialiste), ceci peut conduire pour le moins à des incompréhensions. On peut percevoir la chanson "Wollt ihr das Bett in Flammen sehen?"/ Voulez-vous voir votre lit en flammes?" aussi comme antifasciste ou/et violemment sexiste. Cependant, il faut reconnaître que certains textes de Rammstein sont opposés au fascisme et contredisent l'ambiguité des interprétations fascisantes (non souhaitées du point de vue de Rammstein) de leurs chansons.
 
Incontestablement intéressante est l'inspiration trouvée par Rammstein dans la littérature, en particulier allemande. En effet, des thèmes "romantiques" comme l'amitié, la solitude, l'amour non partagé et l'aspect superficiel des relations humaines ( référence métaphysique à l'incommunicabilité des êtres de Samuel Beckett ?) est abordé, nous sommes loin a priori des relations sado-masochistes et de la violence... Des critiques sociales émanent de certains de leurs textes qui sont loin d'être sans intérêt. La forme de leur expression -indépendante du contenu- est toujours critique, voire provoquante. Propager des idées , avoir une attitude critique voire polémique est une constante et constitue une image de marque du groupe. Seule la sensibilité et le goût du public, ainsi que les convictions morales ou éthiques de chacun décident in fine. D'un point de vue strictement apprentissage linguistique, l'avantage est ici que la langue allemande est martelée -voire vociférée-, donc facilement compréhensible : mais un conseil, inutile d'imiter Rammstein pour vous faire comprendre de vos amis allemands, à moins que vous ne souhaitiez prendre la place d'un acteur d'un film de guerre des années 50/60 !
 
Un jeu de scène explosif !
Le jeu de scène du groupe n'en pas moins agité ou moins polémique que leurs textes: le chanteur Till a une formation qualifiée de pompier utile..., car le show de Rammstein ressemble parfois à un tour de magie (s'agit-il de magie blanche ou noire, à vous de le dire !). Il n'est pas rare que les musiciens se mettent volontairement le feu ou que les batteries explosent au sens littéral du terme. Les effets spectaculaires d'explosions, de lumière, de fumées, de brouillards..., procurent au spectacle une ambiance sombre et dramatique. Ceci est accompagné de fortes percussions accentuées par des effets électroniques et une musique rock métallique. Des costumes "flashy", une symbolique s'appuyant sur l'exaltation de la force et sur le feu jouent un rôle déterminant dans ce travail minitieux de mise en scène. Encore ici, on peut regretter une inspiration s'appuyant sur une symbolique rappelant celle utilisée par les nazis. Comme pour certains de leurs textes, Rammstein voit là une référence esthétique sans aucune référence historique ("zeitlos") et en aucun cas motivé par des raisons politiques.

Le groupe Rammstein a produit six albums et 20 singles. "Herzeleid" en 1995 est le fondement de leur succès, ensuite il a été suivi par "Sehnsucht" (1997), "Live aus Berlin" (1999), "Mutter" (2001), "Reise Reise" (2004) und "Rosenrot" (2005). En octobre 2006, une biographie du groupe a été publié par Heel-Verlag.
 
Ci-dessous, nous avons choisi pour vous deux chansons à succès pour illustrer l'ambiguité évoquée. Dans le premier texte, "Du hast" vous percevrez le jeu de mots, s'agit-il de hassen (haïr) ou haben (avoir) ou des deux... A vous d'écouter et de vous faire votre opinion !

http://www.voltaireonline.eu/musique_vers_fr/Rammstein_fr.php







Interview de Rammstein
Rammstein - Pret pour l'arene
RAMMSTEIN
PRETS POUR L'ARENE
 
Virtuoses du live, les matadors de Rammstein s'apprêtent à affronter leur aficion dos français du 9 au 12 février.
Paul Landers prend les devants et nous dévoile les contours d'une mise à mort programmée.
 
A la fin de la tournée Mutter, on parlait de dissensions au sein du groupe allemand incontournable de la scène métal. En septembre sortait pourtant Reise, Reise, un album à la fois plus épuré côté machines et toujours plus intransigeant côté textes, avec notamment le très polémique Mein Teil, inspiré d'un fait (pas si) divers de cannibalisme. Aujourd'hui, à la veille de leur venue en France, ROCK MAG s'offre une rencontre téléphonique et en allemand dans le texte avec Paul Landers, guitariste du groupe.
ROCK MAG : Quel est votre sentiment au moment de jouer à nouveau en France ? 
Paul Landers : On se réjouit particulièrement quand on doit jouer ici. Pour nous, la France est toujours la garantie de bons concerts. Comme on sait que le public français n'est pas tellement friand de musiques venues d'ailleurs, c'est pour nous un grand honneur d' être aussi bien reçus.
Le titre Amour sur le dernier album est-il lié à cette relation particulière avec la France ? 
D'une façon générale, on ne fait pas une fixation sur l'allemand. C'est notre langue maternelle mais, quand par hasard on entend un mot qui sonne bien dans une autre langue, ça peut nous plaire. Dans ce cas particulier, on aurait bien voulu une phrase entière en français, mais on n'est pas arrivé à en faire une qui soit bien. On avait pensé à "l'amour toujours", mais on n'a pas trouvé ç a assez bon.
En ce qui concerne le concert de Paris-Bercy, va-t-il finalement être enregistré et sortir en DVD ? 
Pour en revenir à la question d'avant, mon mot préféré en français, c'est "d'accord", je le trouve super..Mais je ne voulais pas te distraire, reprenons... En effet, il est question de faire le DVD à Paris, mais ce n'est pas sûr à 100%. Le titre Live aus Paris nous plaît bien, mais rien n'est encore décidé.
Le show actuel est toujours aussi "tout feu, tout flamme" apparemment... 
Oui, mais en ce moment nous gagnons moins d'argent avec la vente des CD's qu'avec les concerts. Or les effets pyrotechniques que nous employons coûtent cher... Les limiter, c'est aussi limiter les frais... Lors des premiers concerts de cette tournée, nous avons réalisé que nous avions vu trop grand et que les dépenses s'équilibraient tout juste avec les recettes. Du côté pyrotechnique, nous avons donc revu nos exigences à la baisse depuis ...
Quelle ambiance particulière souhaitez-vous créer par le biais de la pyrotechnie?
En fait, on n'est pas capables de jouer de bons solos de guitare... Là où les autres groupes placent un solo, nous on jette des flammes... (Rires) Plus sérieusement, on ne veut pas que nos concerts ressemblent à ceux de tous les autres ; on veut faire des choses qui nous plaisent... D'ailleurs, quelques-uns d'entre nous sont de véritables pyromanes. Till (Lindemann, le chanteur, Ndlr), par exemple, a une licence de pyrotechnie et dans la rue, à Berlin, nous sommes les rois du Jour de l'an ! (Les feux d'artifice privés de la Saint Sylvestre sont une tradition allemande, mais certaines fusées nécessitent une licence, Ndlr) Pourtant, l'importance accordée aux effets pyrotechniques en concert est un sujet qui nous oppose parfois au sein du groupe, car on y perd non seulement en authenticité , mais aussi en puissance. C'est alors un peu l'ordre - celui des partisans de la solidité de la musique - contre le chaos - celui des explosions. Concrètement, on a toujours réussi à trouver un certain équilibre pour ne pas en faire trop ou pas assez.
Vos concerts ont un côté très théâtral, presque parodique... 
Chacun a une interprétation différente. Certains prennent cela très au sérieux et s'énervent, d'autres voient ça de façon ironique et sont pliés de rire. Entre les deux, il y a toutes les nuances d'interprétation possibles. Indiscutablement, les Allemands sont le public le plus critique, le plus strict, le plus pince-sans-rire. Ils ne peuvent pas se lâcher tout simplement, sont plutôt coincés. Les Français, eux, ont simplement besoin de bonnes musiques hard qui ne soient pas anglo-saxonnes. C'est peut-être pour ça qu'ils sont contents de nous trouver.
Après 11 ans de Rammstein, l'envie de jouer ensemble est-elle toujours la même ?
11 ans, c'est énorme pour un groupe ! Quand on a commencé , on pensait arrêter tout de suite après. Mais on a eu de la chance et on continue tant que cela nous fait plaisir. Certes, nous avons eu des dissensions. Les rapports de force s'étaient modifiés. Avec le succès et la longévité, nos relations s'étaient dégradées. Certains d'entre nous ont cherché à avoir plus d'influence qu'il n'eû t fallu, d'où les tensions. Le pire, ce fut au moment de la création de Mutter. Les idées lancées par les uns étaient systématiquement sabotées par les autres. Et plus on discutait, plus c'était stérile. Pour moi, c'était une horreur, un combat perpétuel. Depuis, nous avons pris conscience que toutes les voix du groupe sont importantes, que toutes participent à la construction. Même si l'un d'entre nous dit très peu de choses, même si l'un ne dit rien, nous sommes un ensemble, nous formons un tout. Rammstein ne marche que si nos 6 voix, nos 6 opinions se complètent. Maintenant, touchons du bois (on l'entend frapper une table, Ndlr), nous avons retrouvé une ambiance sereine.
La vie du groupe et ses difficulté s n'empiètent-elles pas sur vos vies personnelles ? 
On a toujours fait attention à ne pas trop jouer et essayer de vivre nos vies. Certains d'entre nous ont des enfants et il n'y a aucune raison de se priver de les voir grandir. Notre vie doit rester saine malgré la musique. Être 6 a aussi ses avantages pour gérer cette situation. Quand deux d'entre nous ont des problèmes pour trouver un équilibre et s'énervent, il en reste toujours 4 pour apaiser la situation.
Rammstein sera les 9 et 10 février à Lille (Zénith), le 11 à Paris-Bercy et le 12 à Amnéville (Galaxie)

http://www.planetrammstein.com/groupe/interview/25-rammstein-pret-pour-l-arene.php






RAMMSTEIN (de) - Paul Landers (Dec-2009)

Une interview de RAMMSTEIN ? A Bercy ? Impossible ? Impossible n’est pas Metal-Impact et c’est ainsi qu’en ce mercredi 9 décembre 2009 pluvieux et venteux, je me retrouve devant la porte 35 du POPB pour aller taquiner de mes questions Paul Landers, le guitariste rythmique du combo allemand. Antoine, responsable du label français, après m’avoir amicalement accueilli, m’invite à m’asseoir auprès de cet homme souriant, en compagnie d’une traductrice très charmante. 15 minutes, c’est très court, alors je suis allé directement à l’essentiel, vous allez donc en lisant ce qui figure ci-dessous, en savoir plus sur le nouvel album, la philosophie du groupe, et le point de vue de Paul sur le Net…Une interview assez détendue sinon chaleureuse, prodiguant quelques réponses essentielles sur un groupe culte qui ne peut pas laisser indifférent. 

Line-up : Till LINDEMANN (Chant), Richard KRUSPE (Guitare), Paul Landers (Guitare), Oliver RIEDEL (Basse), Christoph SHNEIDER (Batterie), Christian LORENZ (Claviers) 

Discographie : Herzeleid (Universal Music - 1995), Sehnsucht (Universal Music - 1997), Live Aus Berlin (Universal Music - 1999), Live Aus Berlin (DVD - 1999), Lichtspielhaus (DVD - 2003), Reise Reise (Universal Music - 2004), Rosenrot (Universal Music - 2005), Völkerball (DVD - 2006), Liebe Ist Fur Alle Da (Universal Music - 2009) 


Metal-Impact. Paul, votre nouvel album Liebe Ist Fur Alle Da est sorti récemment. La campagne promo était très originale, avec ce site crée pour l’occasion et hébergeant votre nouvelle vidéo très suggestive, « Pussy ». Etait ce une intention délibérée de choquer ou bien juste un gimmick marketing ?
Paul Landers. Nous nous adressons très peu aux médias, et c’est pour cela que nous utilisons des procédés peu communs pour attirer l’attention sur nous. Cela nous fait aussi plaisir de « provoquer » (NDI : en français dans le texte !). 

MI. Votre album est strictement interdit aux moins de 18 ans en Allemagne. Considérant le fait que la plus grande partie de votre public est très jeune, cela ne s’apparente t’il pas à un suicide commercial ?
Paul. Quand nous faisons quelque chose, c’est très spontané, nous ne réfléchissons pas à la manière dont les gens vont le percevoir, ce qu’ils vont penser de notre travail, nous faisons ce que nous pensons devoir faire, et le faisons de la meilleure manière possible. Nous n’avons pas la possibilité de juger ce que l’on fait, et nous n’avons pas à le faire, nous ne pouvons pas savoir à l’avance comment notre travail sera perçu. Mais bien sur, c’est très désagréable d’apprendre que notre album est interdit aux mineurs en Allemagne, car ça n’est pas du tout notre objectif au départ, même pour attirer l’attention ! Nous nous concentrons sur nos intérêts, sur ce qui nous motive et nous essayons de le faire du mieux possible. 

MI. Peux tu nous en dire plus sur les paroles de l’album, et plus particulièrement, celles de « B******* », « Pussy », et « Fruhling In Paris » ?
Paul. En ce qui concerne « Pussy », c’est juste un refrain un peu con ! Le texte a été tourné de manière à être compréhensible par tout le monde, nous avons utilisé des mots allemands que tout le monde connaît comme fraulein, autobahn, et à partir de la nous avons fait un texte un peu drôle... « B******* », ou « Bückstabü », est quasiment indescriptible, il peut s’agir d’une drogue, ou d’une passion, d’une dépendance… « Fruhling In Paris » parle d’un homme qui a pour la première fois dans sa vie un rapport sexuel, ici, à Paris, avec une prostituée…Mais le texte est très poétique, pas vulgaire. 

MI. Paul, cet album est très variant, avec des sonorités allant de la Pop music au Folklore local, en tant que membre responsable du son martial du groupe depuis ses débuts, n’es tu pas un peu déçu par cette orientation ?
Paul. Non, cette orientation ne me frustre pas du tout, je suis même très content de cet album ! Il faut toujours trouver le bon compromis entre la nouveauté et la tradition. On pourrait faire comme AC/DC qui refait sans arrêt le même album, mais nous préférons évoluer sans cesse. Notre batteur, Christophe trouve son compte dans cette évolution, car il s’ennuie très vite à jouer toujours le même rythme, boum, boum (Paul martèle la table en rythme)! Il a énormément travaillé ces dernières années et il a envie de montrer de quoi il est capable, ce qui est normal et très bien ! Pour les fans de rythmes martiaux, je ne saurais que trop conseiller COMBICHRIST, notre groupe de première partie, ils seront servis ! 

MI. J’aimerais Paul avoir ton avis en tant que musicien, sur tous ces sites de streaming et ces web radios qui permettent d’écouter votre musique gratuitement ?
Paul. En fait, nous apprécions beaucoup Internet, avec cette vidéo tirée du nouvel album, nous avons prouvé que nous n’avions pas besoin des médias « normaux ». Même si elle a été interdite, un maximum de gens ont quand même pu la voir. Cela nous facilite les choses, nous pouvons tourner et diffuser le contenu que nous souhaitons, sans dépendre de l’avis d’un quelconque média. 

MI. Mais je voulais parler très précisément des sites de streaming Paul, pas du Net en général.
Paul. Il est impossible d’enrayer le développement d’Internet. J’aime beaucoup ce média, même si de nombreux essais commerciaux sont voués à l’échec. Moi j’aime beaucoup Google, je n’ai aucun problème avec la facilité d’accès aux données sur les moteurs de recherche, je n’ai rien à cacher ! Je trouve très bien qu’on scanne les livres par exemple, mais ça n’est que mon avis… 

MI. Le livret et les photos de Liebe Ist Fur Alle Da sont une fois de plus incroyables. Est-ce que pour Rammstein, l’aspect visuel est à présent aussi important que la musique ?
Paul. Oui, nous essayons toujours de proposer des visuels qui en valent la peine. Nous recherchons toujours des artistes susceptibles de nous aider dans cette démarche, et cette fois ci nous avons travaillé avec un photographe espagnol, qui d’habitude travaille dans la mode. Je trouve qu’il fait de très belles photos, et comme il est très sympathique, nous avons collaboré avec beaucoup de plaisir. Je trouve ses photos incroyables ! Il n’a utilisé qu’une seule lumière, qu’il a placé au dessus de nous, il a arrangé lui-même chaque poire, chaque pomme, il a utilisé un ventilateur et du ciment, et ce que nous avons vécu en studio avec lui se retrouve tel quel aujourd’hui dans l’artwork de l’album ! Nous sommes en fait un groupe très européen, notre producteur est suédois, notre photographe est espagnol, notre vidéaste est suédois aussi, et le photographe qui nous suit en tournée est français ! 

MI. Bien, tu as plus ou moins répondu à ma question suivante ! Dans vos chansons vous utilisez souvent des langues étrangères comme l’anglais, l’espagnol ou le français. Est-ce juste pour le délire ou une réelle ouverture sur l’Europe ?
Paul. Nous voyageons beaucoup dans le monde, et de ce fait, nous découvrons beaucoup de cultures et de langues différentes. Et cela nous influence donc beaucoup dans nos choix artistiques. Concernant les nationalités, nous sommes très fiers du fait que nous ayons réussi à percer alors que nous ne sommes pas américains. Le monde nous a accepté tels que nous étions et cela signifie que même lorsque l’on vient d’Europe, on peut réussir à l’échelon international. Pour rester dans le domaine de l’art et de l’Europe, il y a un film que j’aime beaucoup, qui s’appelle « Banlieue » (NDI : Il s’agit en fait de « Banlieue 13 », une production Besson), mais qui n’est pas passé dans les cinémas allemands. Ce qui prouve qu’il y a des productions de très bonne qualité en Europe (NDI : Tu aurais pu prendre un autre exemple Paul quand même…), comme « Alien 4 » aussi, réalisé par Luc Besson (NDI : C’est Jeunet qui va être content…). 

MI. Bien, notre temps est écoulé Paul…As-tu un message à adresser à tes fans français, et peut être même quelques mots dans notre belle langue ?
Paul. Je suis désolé, je ne parle pas un mot de français…Et comme message aux fans, je dirais qu’il est possible de faire ce dont on rêve, sans faire de concessions, en restant honnête et soi même !
Ajouté :  Mercredi 16 Décembre 2009 Intervieweur :  Mortne2001

http://www.metal-impact.com/index.php?name=Interviews&req=showcontent&id=358





En Tournée Avec   
Rammstein en France : un dossier chaud, chaud, chaud….


Lundi, 28 décembre 2009 par Radio Metal
Live report Lyon, 2 décembre 2009.

Après une tentative malheureusement ratée de voir Combichrist au Loft (le concert avait été annulé quelque jours avant cette date), nous allons enfin pouvoir apprécier un concert d’electro indus en bonne et due forme. Ou plutôt, devrions-nous dire, un concert de techno body music, comme le groupe se plait à se définir. Combichrist c’est avant tout une personne, Andy LaPlegua. Un artiste qui avait commencé sa carrière avec le très célèbre groupe de futurepop, Icon Of Coil. Combichrist n’en est donc pas à son premier coup d’essai, et peut-être est-ce mieux ainsi, car le norvégien nous a offert depuis 2003 un bon nombre de tubes.

Les anges sont là.

Cette formation est sans aucun doute une puissante machine qui, une fois activée, ne peut que donner l’envie aux petits chanceux présents dans une salle de danser, même avec une assemblée qui a réuni pour l’occasion plus de 15 000 personnes, comme c’est le cas ce soir à la Halle Tony Garnier de Lyon. Les norvégiens vont avoir du travail mais une confiance aveugle peut se lire sur certains visages de fans s’étant déplacés, pour la plupart, rien que pour le groupe.
Certains savent donc qu’ils vont assister à une performance unique en son genre, et en tout cas bien intense. Les lumières s’éclipsent pour annoncer une introduction de quelques minutes dans le noir avant l’apparition soudaine d’Andy et de ses trois compères. Au programme, du très gros son, avec deux batteries sur les côtés de la scène. Le groupe commence par « All Pain Is Gone », un titre de leur dernier album, Today We are All Demons. Un premier morceau qui laissera une partie du public perplexe, découvrant sûrement le groupe et étant peut-être un peu allergique aux sons technoïdes, et une autre partie, beaucoup moins importante et surtout plus dispersée, en transe devant un tel punch.

Autre chanson, autre tube, avec « Electrohead », un des monuments de Combichrist qui s’avère être réellement efficace en live. Et c’est là que la question se pose : comment, au moment du refrain de cette composition, peut-on ne pas se sentir obligé de sauter dans tous les sens, ou du moins de bouger un minimum la tête ? Surtout que le frontman remplit bien la scène et prend à parti son public qu’il ne néglige certainement pas. Quoi qu’il en soit, les titres s’enchaînent merveilleusement bien, que ce soit « Fuck That Shit », « Scared », « Blut Royal » ou encore « What The Fuck Is Wrong With You » en dernière position avec un refrain repris en c?ur par une partie du public converti et désormais conquis par l’expérience Combichrist : un fait inévitable et tellement bon.
Pour ce qui est du côté technique, le son est extrêmement bien équilibré, on comprend parfaitement bien l’ensemble musical avec des petites variantes exécutées par les batteurs, dont l’un n’arrête pas de lancer ses fûts à trois mètres du sol ! On ne peut que rajouter des points positifs à une telle prestation. Rammstein a intérêt à assurer après un tel ouragan underground glacé…et sans pyrotechnie.

Un groupe (trop) concentré ?

Mais Rammstein est dans un coma profond. En fait l’accident remonte à 2001. C’était il y a 8 ans, date à laquelle Mutter est sorti pour clore le tryptique gagnant, et indépassable, que représentent les albums « Herzeleid – Sehnsucht – Mutter ». Depuis 2001, Rammstein a évolué, sorti de nouveaux albums, de nouvelles compositions qui alternent entre médiocrités crasses et émerveillements épisodiques. Les allemands étaient de passage à Lyon pour promouvoir Liebe ist für alle da, leur sixième album studio. Ce concert fut forcément placé sous le signe du feu car voir un concert de Rammstein aujourd’hui, c’est avant tout assister à un spectacle. Ce dernier affichant d’ailleurs complet à la Halle Tony Garnier comme dans tout l’hexagone.
Alors oui Rammstein propose un vrai show, c’est indiscutable. Lance-flammes, souffleries, explosions, cotillons : on a droit à toute la panoplie d’un spectacle à l’américaine qui est, convenons-en, impressionnant.
Mais mise à part cela que dire ? Que retenir ?
Assister à un concert de Rammstein c’est un peu comme réentendre une anecdote qui ne nous fait plus rire. Le groupe aura joué 8 titres de son dernier album, ce qui est beaucoup trop évidemment. Surtout quand on a une discographie aussi riche que la leur et qu’on connaît la qualité très limitée du dernier opus. Sauvée par quelques moments forts (« Weisses Fleish», « Du Hast » ou encore « Engel »), la prestation des allemands fut plate. On peut donc être plat dans l’interprétation tout en ayant une certaine envergure sur scène.
Car le charisme de Till Lendemnan est réel et, même si la prestation du groupe reste extrêmement statique, le jeu de scène très personnel du chanteur tire la formation vers le haut. Till est habité par ses textes et fait passer des émotions, un bon point. Christian « Flake » Lorenz est lui aussi très présent. Pourtant son poste au sein du groupe (clavier) ne lui donne pas une liberté d’action maximale sur le principe. Mais un peu à la Roddy Bottum de Faith No More, Flake est très actif et son jeu de scène oscille entre détachement, attitude dominatrice et pur moment de folie (ses pas de danse nous rappelleront sans conteste les délires de notre Crusty préféré). En outre, la vision de Flake dans son bateau porté par la foule sur « Haifisch » est toujours impressionnante.

Mise à part cela, l’interprétation des morceaux se déroulera en mode automatique. Quelques peints ici et là rajoutant des ondes négatives à un ensemble qui manquait déjà cruellement de caractère, de conviction et de spontanéité. Alors bien sûr on peut être impressionné par un mur qui s’ouvre à la scie sur « Rammlied » en intro, par les différents costumes de Till, par les prises de feu intempestives ici et là mais, malgré tout, il ne faut pas oublier l’essentiel, la musique.
Et de ce côté-là, Rammstein ne nous aura pas fait vibrer.
Certains groupes ont la faculté de faire ressentir des émotions que les lumières et le spectacle viennent embellir. L’inverse, en revanche, n’est pas possible car si rien ne se passe dans nos oreilles et dans nos c?urs, alors autant rester chez soi sur son canapé en regardant une superproduction hollywoodienne. La musique ne peut pas parler, seulement et directement, aux yeux.
Pendant le concert de Rammstein, les têtes avaient bien du mal à bouger car quand l’esprit n’est pas là…le corps ne peut pas suivre.
Rammstein est dans un coma profond. Et il est artificiel.

http://www.radiometal.com/article/rammstein-en-france-un-dossier-chaud-chaud-chaud,760























26/03/2013
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