Alain YVER

Alain YVER

RINKO KAWAUCHI

RINKO KAWAUCHI








//www.rinkokawauchi.com/main/index.html

//www.escapeintolife.com/photography/rinko-kawauchi/




Rinko Kawauchi


Rinko Kawauchi (川内伦子, Rinko Kawauchi, née en 1972 dans la préfecture de Shiga) est une photographe japonaise, . Son travail est caractérisé par une sérénité, un style poétique, illustrant les moments ordinaires dans la vie, elle photographie principalement en utilisant un format 6×6.
Kawauchi s'est intéressé à la photographie tout en étudiant à Seian College of Art and Design. Elle a d'abord travaillé dans la publicité pendant plusieurs années avant de se lancer dans une carrière de photographe d'objets d'art.
Elle est représentée par la galerie Foil1 et travaille avec l'agence Quad2.
1↑ //www.foiltokyo.com/english/entereg.html [archive]
2↑ //www.quad.fr/commercials/directors/rinko-kawauchi/ [archive]

//fr.wikipedia.org/wiki/Rinko_Kawauchi






Rinko Kawauchi

Né à Shiga, au Japon, en 1972. Vit et travaille à Tokyo. Diplômé de l'Université Seian of Art and Design en 1993 et a commencé à travailler comme photographe à la pige depuis 1997. En 2001, elle a publié simultanément une série de trois livres photographiques - UTATANE, HANABI, HANAKO de Little More, qui a créé une sensation du jour au lendemain dans le monde de la photographie au Japon. En 2002, elle a été lauréat du prestigieux 27e édition annuelle du Prix Ihei Kimura pour deux des livres, Utatane et HANABI. D'autres publications de Rinko Kawauchi, qui doit être mentionné, sont AILA (FOIL 2004), les yeux, les oreilles, et Cui Cui (fleuret, 2005 / deux) et semear (fleuret, 2007). Kawauchi a rejoint et a tenu plusieurs expositions de groupe et solo à la maison et à l'étranger à ce jour, entre autres, de grandes expositions en solo sont: 2005 Fondation Cartier pour lユart contemporain, Paris, 2006 Les photographesユGallery, Londres, 2007 AILA + les yeux , les oreilles, centre d'Hasselblad, Goeborg et
Semear Museu de Arte Moderna de Sao Paulo, Sao Paulo 2008 Cui Cui Le Vangi Musée de Sculpture Garden. Les grandes expositions de groupe comprennent: 2006 Collection de la Fondation Cartier pour lユart contemporain Musée d'art contemporain, Tokyo et en 2008 Floraison: Brésil-Japon Where You Are Toyota Municipal Museum of Art, Aichi.
Petits détails précieux Kawauchi doucement et profondément tourne son regard sur ont été des gens fascinants de partout dans le monde, elle est l'un des photographes les plus uniques et remarquables de sa génération.

//www.foiltokyo.com/gallery/artists/rinkokawauchieg.html






L'ART CONTEMPORAIN ABORDABLE 
Délicats, poétiques, subtils... Les clichés de la photographe japonaise Rinko Kawauchi rayonnent de beauté et de simplicité.


C'est Martin Parr, le plus acide des photographes anglais, qui a présenté le travail de la toute jeune Rinko Kawauchi aux Rencontres d'Arles en 2004. Elle y a gagné un renom international immédiat et une exposition monographique à la Fondation Cartier dès 2005. Née en 1972 dans la préfecture de Shiga, Rinko Kawauchi s'était déjà imposée en 2001 en publiant trois livres photo d'un coup, Tatane, Hanabi et Hanako qui posent le vocabulaire plastique de cette belle révolutionnaire de la forme. Palette douce, pastel, suave, délicate, et zoom sur un détail, un petit rien qui résume le sens de la vie, le passage du temps et sa douceur cruelle. Un enfant sous le ciel bleu laiteux, un œuf fêlé en son centre, un cercle dessiné dans l'onde, un torse décoré par des armées de mouches, la poésie est en suspens comme l'étamine d'une fleur.
Visions lumineuses
Les années suivantes, souligne Priska Pasquer, sa galeriste pionnière à Cologne, Rinko Kawauchi publie d'autres monographies, Aila (2004), The Eyes, The Ear (2005), et Semear (2007). Dix ans après sa première trilogie, elle publie enfin Illuminance en 2011, livre très remarqué qui a été nommé pour le Deutsche Börse Phoography Prize dont les candidats sont actuellement exposés au C/O, sanctuaire de la photo à Berlin (série vue à Paris à Ilan Engel Gallery et à Paris Photo 2012 sur le stand de Priska Pasquer). Cette jeune star a eu une grande exposition l'été dernier au Tokyo Metropolitan Museum qui devrait venir en Europe, entre 2013 et 2014. Les photos de sa série Illuminance 2009, sont des visions lumineuses que la galeriste accroche comme un poème en plusieurs images (c-print montés sur Alu-Dibond, 30,5 x 25,5 cm, encadrés, édition de 6, 2700 € + TVA).

//www.lefigaro.fr/arts-expositions/2013/01/09/03015-20130109ARTFIG00392-rinko-kawauchi-lyrisme-minimal-a-la-japonaise.php







Rinko Kawauchi – Illuminance

Cedric | 08/06/2011 -

Les photos de Rinko Kawauchi sont comme hors du temps. Elles nous parlent de choses simples, les objets qui nous entourent, le temps qui passe, les êtres qui nous sont chers. À l’occasion de la sortie de son nouveau livre, Illuminance, elle nous a reçus pour une interview intime et délicate au café ART + EAT Bakuro-cho, à quelques pas de la galerie Foil avec laquelle elle travaille aujourd’hui.
Neon magazine : Bonjour Rinko. Pour commencer, est-ce que vous pouvez nous expliquer quand et comment vous avez commencé la photographie ?
Rinko Kawauchi : Quand j’étais à l’université. J’étudiais le graphisme à cette époque et j’avais un cours de photographie une fois par semaine. J’ai aimé de plus en plus et je me suis concentré sur la photo plus que sur le graphisme.
NM : Et le graphisme dans tout ça ?
RK : Plus rien ! À priori, je n’en ferai jamais.
Quand j’ai fini mes études, j’ai travaillé dans un studio photo, je faisais des publicités. À Osaka. En fait, je suis née à Shiga mais j’ai grandi à Osaka. Dans ce studio, je n’ai travaillé qu’un an. Après, je suis venu m’installer à Tokyo où j’ai aussi travaillé en studio pendant deux ans avant de devenir indépendante.
NM : Pourquoi venir à Tokyo ?
RK : Ben vous savez… Osaka… Vous y êtes déjà allés ? Je veux dire c’est une ville sympa, pour vivre… mais en ce qui concerne le boulot, c’est pas terrible surtout pour la photo. Il y a très peu d’éditeurs ou de boîtes… donc j’ai décidé de venir à Tokyo aussi parce que j’avais besoin de m’améliorer, d’apprendre d’autres techniques, de travailler l’éclairage, la manipulation des appareils photo… ce que je ne pouvais pas trouver à Osaka. Vous savez, mon travail consistait à prendre des objets, des choses de peu d’intérêt… ça ne m’excitait pas vraiment.
La quantité de studios dans la capitale est aussi bien plus importante et je pouvais trouver des choses plus intéressantes à faire.
NM : Vous connaissiez quelqu’un quand vous êtes arrivée ?
RK : Non.
NM : Vous pouvez nous expliquer comment vous travaillez ?
RK : (Elle réfléchit) J’aime les détails, les petites choses qui nous entourent. En fait, le quotidien me fascine. Ce qui est à des kilomètres, loin de moi, ça me parle beaucoup moins. Surtout si je ne connais pas. Mais une tasse par exemple, elle peut représenter le monde qui m’entoure. Le petit univers qui m’entoure lui m’intéresse beaucoup parce que c’est celui dans lequel je vis.
NM : On pourrait donc définir votre travail par quelque chose comme: « Voici mon univers » ?
RK : Oui, c’est ça.
NM : Pourquoi « petit » ?
RK : Non non, c’est l’objet ou le sujet qui est petit ! Et cet objet ou ce sujet est inclus dans le monde qui l’entoure qui lui est grand. Et justement, tous ces objets du quotidien, nous les relions entre eux. Ils sont reliés. Et moi-même, je suis reliée à eux. Une tasse donc, je peux ressentir de la sympathie pour elle. C’est ça mon monde, un monde qui est en expansion grâce à mon quotidien, ma vie de tous les jours, des objets interconnectés entre eux par moi.
NM : Vous faites des collections d’objets ?
RK : Oui, j’aime beaucoup la vaisselle justement. Ce verre par exemple. (Elle nous montre le verre qui est là, devant elle, dans le café).
NM : Très « japonais ».
RK : Oui, oui
NM : Dans vos photos, la couleur dominante est le bleu. Est-ce que vous voyez le monde en bleu ?
RK : (rires) Non je ne pense pas. Ce monde bleuté… c’est plus une couleur qui me va bien, qui me plaît et que j’aime utiliser.
NM : À quoi vous fait penser le bleu ?
RK : Le bleuté ?… la clarté. La tristesse… ce genre de choses.
NM : Vous avez travaillé dans la publicité où vous preniez aussi des objets. C’était si différent que ça ?
RK : Oui bien sûr. Pour moi, c’est un travail commercial. Vous devez vendre quelque chose. Vous devez prendre une photo pour une compagnie commerciale. Point. Rien d’artistique. J’ai appris des choses à ce moment-là et j’ai bien aimé ce que je faisais. J’ai aussi cette capacité à faire du commercial mais ça s’arrête là.
NM : Qu’est-ce qui a fait que vous avez voulu devenir une photographe artistique et non plus une photographe commerciale ?
RK : Je n’y ai jamais vraiment réfléchi. Le travail commercial et le travail artistique sont tellement différents pour moi. Je veux dire que ce que je fais en tant qu’artiste vient de mon intérieur, du fond de moi. On est à l’opposé d’un travail commercial qui n’est qu’une « mission ».
NM : C’est votre œil, votre voix interne qui vous dit de prendre une photo ?
RK : Mon instinct. Comme une voix interne. En fait, quand je prends une photo, mon corps bouge de lui-même pour prendre la photo. Je ne suis pas en train de penser à comment sera le cliché suivant… c’est mon instinct qui guide mon corps. Comme si j’étais une athlète. C’est au moment de la post-production que je commence à réfléchir à ce que j’ai pris ou à pourquoi j’ai pris ça. Dans ma chambre noire. C’est un moment très important pour moi, un moment où je communique avec mes photos.
NM : Qui sont les personnes qui vous ont influencée ?
RK : Ma mère. Elle n’était pas artiste, elle était femme au foyer. Mais elle travaillait tellement dur pour nous. Mon père avait sa propre entreprise commerciale à Shiga et elle a fait faillite suite à de nombreuses erreurs. J’avais 4 ans et nous avons dû partir à Osaka. Nous avons tout perdu : logement, argent… c’était vraiment très dur. Ma mère n’avait pas le choix. Elle a dû se mettre à travailler très dur, tous les jours du matin jusqu’au soir, sept jours sur sept. Pour cette raison, j’ai beaucoup de respect pour elle.
NM : Vous pensez que ce monde bleuté que vous montrez dans vos photos vient de là ?
RK : (rires) Oui, effectivement. C’était vraiment dur. Une des raisons pour laquelle je suis devenue photographe vient aussi de ce moment-là. Ce moment où nous avons tout perdu. De plus, à Shiga, nous avions une grande maison et tout d’un coup, il nous a fallu vivre dans un endroit très petit. Et je leur demandais pourquoi on ne pouvait pas retourner dans notre maison. J’étais sous le choc. Tout avait changé !
NM : C’est ce moment décisif dans votre vie qui explique votre travail aujourd’hui ?
RK : Oui ! La connexion et un petit monde.
NM : Dans une autre interview, vous avez aussi mentionné deux personnes qui vous ont influencée : Banana Yoshimoto et Satoru Sato.
RK : Oui. Quand j’étais au lycée je crois, j’ai découvert Banana Yoshimoto et j’ai tout de suite adoré. J’étais accro. Cela me correspondait bien : des petits mondes… et je sentais quelque chose de très réel chez elle. Même maintenant, quand je me sens seule, énervée, perdue ou triste, je prends un de ses livres et cela me calme à chaque fois. Comme une drogue. (rires)
Pour Satoru Sato, c’est quand j’avais 9 ou 10 ans. Je lisais ses livres. Je ne pense pas qu’ils ont été traduits en français. C’est comme des contes de fées, des histoires pour les enfants. Mais cela me semblait vraiment très réel ! Le personnage principal, un petit être surnaturel, de petit personnage devient ami avec une personne normale, un humain. Et leur amitié grandit. Mais cette présence d’un monde magique, différent dans le nôtre me parle. Je crois qu’elles existent ces petites personnes. C’est une chose qui m’aide beaucoup dans mon quotidien. Et puis quand j’étais enfant, j’étais du genre solitaire, introvertie. Je vivais dans mon monde, mon petit monde intérieur. J’avais très peu d’amis et ils n’étaient pas très proches. Je lisais des livres, j’allais à la bibliothèque tous les jours… j’étais ce genre d’enfant. Et les livres m’ont beaucoup aidé, les livres étaient mes amis. C’est difficile à expliquer… le monde des livres me semble plus réel que le monde qui nous entoure. Un monde sans danger où je pouvais m’échapper. Les livres de Satoru Sato ont été très importants pour moi.
NM : Cela fait aussi penser aux films de Naomi Kawase.
RK : Oui ! Je la connais. Nous nous sommes rencontrées par hasard, nous étions venues voir une éclipse totale au même endroit. Nous sommes peut-être un peu similaires c’est vrai. Même région, même génération et un monde intérieur très développé. Vous savez, pour moi, c’est un moyen de me protéger, de survivre.
NM : Avec Cui Cui, vous avez photographié votre famille. Cela devait être difficile avec votre grand-père très malade.
RK : Oui. Je pleurais en prenant les photos et après aussi en les travaillant. En fait, je ne voulais pas le publier au départ. Mais j’ai eu un neveu et j’ai changé d’avis à ce moment-là. J’y ai vu le cycle de la vie, entre le décès de mon grand-père et la naissance de mon neveu. Avec ces photos, ce n’est pas seulement ma famille mais tout simplement le cycle de la vie. C’est un livre plutôt optimiste et rempli d’émotions.
Les cycles m’intéressent. C’est une des choses que je veux voir ou remarquer dans la vie, les mondes qui circulent, qui changent.
NM : Vous avez déjà publié plusieurs livres, ce qui explique votre attachement à ce support.
RK : Oui comme je vous l’ai dit. J’aime aussi la sensation d’être entourée par des livres… m’asseoir… en ouvrir un… c’est un moment particulier pour moi. Et il est facile d’entrer en contact avec le travail d’une personne par le simple regard. Cela crée une intimité entre vous et le travail. Bien plus qu’avec un film par exemple. C’est pourquoi je souhaite publier. Quand les gens lisent mes livres, j’espère qu’il se passe quelque chose en eux à mesure qu’ils les feuillettent, qu’ils entrent en communication avec mon travail. Plus qu’avec une exposition.
NM : Pourquoi commencer par une trilogie ?
RK : Parce que je ne sais pas choisir ! Quand j’ai commencé, j’étais jeune et je n’avais aucune opinion pour choisir un cliché plutôt qu’un autre. C’est Masayuki Takei (NDLR : son éditeur chez Little More puis chez Foil) qui a décidé et du coup on a fait une trilogie. La trilogie n’a pas de sens particulier en ce qui concerne cette série. À l’époque, nous avions décidé de publier Utatane mais j’avais déjà préparé Hanabi. Et nous avons décidé de le publier l’année suivante. Et en même temps, le producteur du film des photos de Hanako m’a demandé de publier. Et voilà comment ça s’est passé. C’est Takei san qui a dit que ça pourrait être amusant de publier trois livres en même temps.
NM : Comment arrangez-vous deux photos côte-à-côte dans vos livres ?
RK : En premier, je suis mon instinct en me disant : « Laquelle est intéressante ? Laquelle est ennuyeuse ?… » C’est à l’instinct mais en même temps, j’essaie de ne pas mettre des choses trop similaires ensemble, pas trop évidentes.
NM : Il y a donc trois moments dans votre relation à une photo : la prise de vue, la chambre noire et l’arrangement dans le livre.
RK : Oui, oui, c’est ça ! Tout le processus est très important. Mon travail se retrouve dans chaque étape et l’ensemble constitue mon travail. Une photo, c’est juste une photo. Mais avec ces étapes, ça devient mon travail photographique.
NM : Vous travaillez sur Illuminance, votre nouveau livre ?
RK : (Rinko nous apporte les épreuves du livre, que nous feuilletons aussitôt) C’est dans le style de Utatane, dans la même veine mais j’espère que j’ai progressé. (rires) Mais le format 6×6, les couleurs sont du même ordre. Peu de texte si ce n’est une introduction de David Chandler professeur à l’université de Plymouth. Le livre sera publié dans 5 langues dont le français. Mais aussi en Italie, en Allemagne et bien sûr au Japon et aux États-Unis. Il y aura aussi des expositions dont la première à New-York et nous nous organisons avec la galerie Foil pour celle de Tokyo mais il n’y a pas de date précise pour le moment.
NM : Un autre projet après cela ?
RK : Oui. Un livre avec des photo 4×5, donc de plus grands clichés et le livre devrait être plus grand.
NM : Vous pourriez arrêter un jour la photographie ?
RK : Oui, c’est possible.
NM : Et que feriez-vous ?
RK : Hmmm… un restaurant ! Devenir chef !
NM : Ah bon ?! Quelle cuisine ?
RK : Une fusion de plusieurs cuisines avec mes propres recettes. (rires) Faire de la photo et faire la cuisine ce n’est pas si éloigné, j’y vois même des similitudes. J’ai plusieurs amis photographes qui sont en fait de bons cuisiniers. Pas vous ? (rires)

//www.neonmag.com/2011/06/rinko-kawauchi-illuminance/






Rinko Kawauchi par elle-même
Par Jean-Sébastien Stehli le 4 décembre 2011

La grande photographe japonaise, Rinko Kawauchi, qui expose à la Ilan Engel Gallery jusqu'au 24 décembre une partie de son projet Illuminance,  parle de son travail:
- Comment définiriez-vous votre travail ?
RK Par mon travail, je cherche à découvrir la richesse du monde.
- Vos photos saisissent les petits moments magiques qui composent l'existence. Qu'essayez-vous d'accomplir ?
RK Mes photos sont la preuve de mon existence.
- Quand vous avez commencé à travailler, quelle a été votre source d'inspiration ?
RK Je trouvais mes idées en faisant la sieste.
- Saviez-vous dès le début ce que vous vouliez faire en tant que photographe ?
RK Non, je ne le savais pas, mais je me suis fait confiance, j'ai suivi mon instinct.


 - Quels photographes admirez-vous ?
RK J'admire tous les photographes contemporains. Ils m'ont toujours encouragée.
- Votre première image ?
RK La mer, lors d'un voyage de classe lorsque j'avais 18 ans.
- Prenez-vous des photos tous les jours ?
RK Oui, mais pour mon journal personnel sur mon blog, avec un iPhone.
- Deux photographes que vous admirez ?
RK Je citerai deux jeunes photographes rencontrés à Paris Photo cette année: Leonie Hampton et Vivian Sassen.
- Quel est votre prochain projet ?
RK Depuis 2008, je vais à la préfecture de Kumamoto. Ils brûlent les champs une fois par an. J'ai photographié cet événement chaque année. Ce sera une partie de mon prochain projet.
- Quel est votre secret pour capturer ces petits moments insasissables ?
RK J'attrape les choses lorsque je les sens, sinon, je ne fais rien.
- Combien vous seriez prête à mettre pour acheter une photo ?
RK Ca dépend de la photo et de ma situation économique !

//blog.madame.lefigaro.fr/stehli/2011/12/rinko-kawauchi-par-elle-meme.html






Description du livre
Date de parution: 31 Juillet, 2011

En 2001, Rinko Kawauchi a lancé sa carrière avec la publication simultanée de trois albums photos étonnantes - Utatane, Hanabi et Hanako - s'est fermement imposé comme l'un des nouveaux arrivants les plus innovantes à la photographie contemporaine, non seulement au Japon, mais partout dans le monde. Dans les années qui ont suivi, elle a publié d'autres monographies notables, y compris Aila (2004), les yeux, les oreilles (2005) et Semear (2007). Et maintenant, dix ans après son entrée précipitée sur la scène internationale, Aperture a publié éclairement, le dernier volume de l'œuvre de Kawauchi et le premier à être publié en dehors du Japon. La photographie de Kawauchi a souvent été salué pour sa palette nuancée et la maîtrise de la composition désinvolte, ainsi que sa capacité à inciter à merveille par une attention particulière aux petits gestes et les détails secondaires de son environnement quotidien. Comme Sean O'Hagan, écrivant dans The Guardian, en 2006, a noté, «il ya toujours une lueur d'espoir et d'humanité, un certain sens de l'émerveillement à l'œuvre dans le rendu de l'intime et fragile». Dans éclairement, Kawauchi poursuit son exploration de l'extraordinaire dans l'ordinaire, attirée sur les cycles fondamentaux de la vie et le apparemment par inadvertance organisation, fractal du monde naturel dans des schémas formels. Magnifiquement réalisé dans un volume reliure en toile avec reliure japonaise, cette compilation impressionnante d'images inédites - qui a recueilli Kawauchi une nomination pour le Prix Deutsche Börse - est la preuve de sa sensibilité unique et d'appel en cours pour les amateurs de photographie.

//www.amazon.com/Rinko-Kawauchi-Illuminance-David-Chandler/dp/1597111449





Illuminance

74,95$

Illuminance, est un des livres les plus personnel de Rinko Kawauchi. Ces photos sont issues de quinze ans de travail et reflètent directement sa vie et son expérience pendant cette période.
Comme toujours, les associations visuelles de l’artiste nous embarquent vers un voyage fascinant mais elliptique. […] Ces images semblent nous pousser en avant, parfois avec une sensation de grande vitesse ; le montage fragment par fragment, courant chez Rinko Kawauchi, évoque un flux de conscience dans lequel les images n’acquièrent jamais le statut ni la fonction de documents.
Les angles obliques et les changements permanents de perspective perpétuent l’état d’instabilité, d’impétuosité. Illuminance est également une longue méditation sur les qualités miraculeuses de la lumière et sur son pouvoir de révélation. Encadrées par des images d’éclipse, le monde retourné aux ténèbres, les photographies de Rinko Kawauchi révèlent un époustouflant jaillissement d’éclat : clarté éblouissante du soleil au-dessus de l’océan ou collier de lanternes décorant le ciel nocturne, lueur orangée d’une cigarette ou somptueux spectacle cosmique.
Les rencontres quotidiennes dans la rue, au centre commercial ou au parc se font étoiles, tempêtes et éclairs divins. Ensuite, au milieu de tous les effets kaléidoscopiques, la lune pâle surgit, une bougie se consume doucement, et la lumière décline pour plonger le monde dans l’ombre. Ici, comme dans le reste de son oeuvre, il est impossible de rendre pleinement compte de l’absolue beauté extatique de nombreuses photos de Rinko Kawauchi, et de la tension mélancolique qui ne fait que rendre cette beauté plus crédible et plus touchante.
156 pages, 2011

Éditeur: Xavier Barral
Auteur(s): Rinko Kawauchi, David Chandler
Artiste(s): Rinko Kawauchi
ISBN: 9782915173758
Langue: Français

//www.librairieformats.org/product_info.php?manufacturers_id=102&products_id=889&osCsid=d7a48c0af2e40590eda2912a56adbd6b






Rinko Kawauchi et ses "Illuminances"
Par Jean-Sébastien Stehli le 31 août 2011

 Les photographies de Rinko Kawauchi, ressemblent à sa biographie dans Wikipedia: quatre courtes phrases qui nous apprennent que l'artiste est née en 1972, que son style est "serein, poétique" et qu'il dépeint "des moments ordinaires de la vie quotidienne". Une sorte de haiku, en quelque sorte.  Illuminance, publié par le très courageux et talentueux Xavier Barral, présente le travail de l'artiste de ces 15 dernières années. Ces images nous font penser à celles qui nous viennent dans nos rêves ou dans un demi-sommeil, lorsque l'on capte, à peine conscient, les sons et les images du monde qui nous entoure. David Chandler, sans sa postface, parle de "lumière en apesanteur". Rinko Kawauchi est une artiste singulière dont le travail d'une très grande force visuelle, est fait de tout petits riens dont on n'arrive pas toujours à comprendre comment un objectif a pu être présent pour l'enregistrer: des mains qui se tendent vers une énorme bulle de savon, les rails du train pris dans la vitesse, des déchets sur une plage, qui, soudain, deviennent des points de couleur comme des bijoux, un scarabé dévorant un insecte mort. L'oeuvre de Kawauchi est un travail sur la clarté, mais aussi sur le temps qui passe, sur chaque micro instant qui constitue la toile de notre vie. Dans un précédent travail, elle avait même filmé la mort de l'un de ses grands-parents. Lorsque l'on commence à regarder ses photos, il n'est plus possible de s'en débarrasser. Elles restent en nous, elles donnent soudain au monde qui nous entoure une autre texture. On imagine ce que ces images auraient pu produire sur l'imagination d'Arthur Rimbaud. 

//blog.madame.lefigaro.fr/stehli/2011/08/rinko-kawauchi.html







Rinko Kawauchi
18 mars-05 juin 2005
Paris 14e. Fondation Cartier

Digne représentante de la jeune photographie japonaise, Rinko Kawauchi propose sa vision décalée du monde. Ses photos sont élégantes tout en étant à la limite du ratage. Sa vision personnelle se concentre sur la famille et la nature d'où elle extrait des fragments qui interrogent le monde dans sa totalité.


Par Pierre-Évariste Douaire

Comme souvent à la Fondation Cartier, l'exposition de Rinko Kawauchi, fleuron de la nouvelle génération des photographes japonais, est un accrochage d'œuvres anciennes et d'autres conçues spécialement pour l'occasion. 

A l'occasion des dernières rencontres d'Arles, la jeune photographe avait été abondemment publiée dans des livres et des revues, trois séries sont aujourd'hui présentées au sous-sol de la Fondation Cartier. 

Il y a d'abord un accrochage classique de grandes photographies carrées. A la fin, sur le dernier mur libre, est présenté un patchwork de clichés de formats différents, un peu à la façon d'Annette Messager — la série s'intitule Aila. 
Au centre de la vaste salle se trouve un cube blanc à l'intérieur duquel les tirages de la série The Eye, The Ears sont épinglés tels quels. 
Le dernier espace est consacré au diaporama intitulé Cui Cui: durant près de dix minutes, les photos de famille de l'artiste sont projetées avec une bande son qui laisse percevoir le bruit doux de petits oiseaux. 

La présentation est parfaite. L'espace est bien utilisé, de façon fluide et ludique. Mais la cohésion provient surtout des travaux de Kawauchi qui savent ménager la surprise et la reconnaissance de la manière de l'artiste. 

Quel est son secret ? C'est assez simple, elle montre ce et ceux qu'elle aime. Ses images sont à la fois pauvres et élégantes. Elle joue toujours sur ce contraste, comme à la limite de rater la photo, mais à c'est à l'intérieur de ces limites qu'elle puise la nature et la fraîcheur de son art. Elle n'hésite pas à utiliser le flash de trop près afin d'exploser d'une lumière blanche les objets et les êtres qu'elle photographie. 

Elle joue sur tous les éléments, avec la couleur ou la précision des contours. Elle peut aveugler une biche, éclairer au flash un arbre la nuit, ou faire un gros plan sur des œufs d'esturgeon; à chaque fois elle parvient à éblouir le spectateur, à envelopper ses tirages d'une couleur blanchâtre douce, le tout semblant sortir d'un bain de brume, d'un jus ouaté. 

Avec précision et élégance, elle choisit un angle de vue, un cadre, une composition emplie d'une netteté vaporeuse. Pour un jeune nourrisson qui bave encore le lait maternel, l'objectif se concentre sur les lèvres et le bout de ce petit nez, le reste de la composition étant plongé dans un flou léger. Les objets et les êtres sont photographiés dans des halos de lumière et des sfumatos estompés. 

En outre, Rinko Kawauchi présente des sujets forts puisés dans les sphères familiale, végétale et animale : naissance, fécondité et famille, qui parlent autant d'elle que de nous. La naissance est déclinée de plusieurs façons, en œufs orange de poissons, en poulain dans l'écurie, et en nourrisson lacté. 

Cette esthétique parvient à rester très personnelle, même si elle peut évoquer le cinéma de Terence Malick, en particulier La Ligne rouge, ou les publicités pour Kenzo habitées par tout un esprit écologiste. 

Rinko Kawauchi construit à partir de son quotidien une œuvre passionnante et véritablement japonaise. Elle se situe, en photographie, dans la lignée de Kuramati en peinture, ou de Miazaki dans le cinéma d'animation.

//www.paris-art.com/marche-art/cui-cui/kawauchi-rinko/4585.html#haut







Rinko Kawauchi
18 mars-05 juin 2005
Fondation Cartier

Trois séries de photos de détails insaisissables pour faire surgir la beauté et la poésie de situations quotidiennes. Un récit ouvert publié sous forme de livre, une exposition. Hymne visuel à la diversité de la nature. Portraits expressifs et intimes de famille, et du temps qui passe. Représentation du murmure du monde, comme un échos à la voix intérieure de l'artiste, accompagnée de poèmes.




 


Rinko Kawauchi

Communiqué de presse 
Rinko Kawauchi
Rinko Kawauchi 

La photographe japonaise Rinko Kawauchi présente sa première exposition personnelle en Europe à La Fondation Cartier pour l'art contemporain. Pour cet événement exceptionnel, l'artiste a choisi de réunir une grande sélection de photographies de la série «AILA» (2004) et d'exposer pour la première fois au public ses deux dernières séries : «cui cui» et «the eyes, the ears». 

Rinko Kawauchi aime saisir les détails du quotidien qui échappent souvent au passant trop pressé : un robinet qui goutte, l'écorce fendue d'une pastèque, une cuillerée de tapioca… Vus à travers l'œil aiguisé de l'artiste, ces objets et ces situations ordinaires prennent un tout autre caractère qui fait surgir la beauté, la poésie et l'émotion. Rinko Kawauchi regroupe ses photos en séquences, créant ainsi des récits ouverts qu'elle publie sous forme de livres. Juxtaposant ces images, elle crée ainsi d'étonnantes associations de formes et d'atmosphères qui étonnent et encouragent à méditer sur l'infini merveilleux du monde. 
Images de la nature, les photographies de la série «AILA» (du mot turc aile signifiant « famille ») révèlent la vie dans ce qu'elle a de plus miraculeux. Rinko Kawauchi parvient à saisir l'infinie diversité du monde naturel — ruches d'abeilles, matrices d'œufs de poisson, gouttes de rosée, chutes d'eau, arcs-en-ciel — tout en insistant sur le caractère éphémère de toute vie. Les animaux, les plantes, les êtres humains sont tous représentés à divers moments de la vie, de la naissance à la mort. 
Comme le suggère le titre «AILA», ce qui unit tous les êtres vivants en une seule grande famille, c'est l'expérience de la vie. Rinko Kawauchi exprime parfaitement ces liens par des images qui évoquent –et plus littéralement décrivent – les rapports de l'homme avec les animaux et la nature: une main tenant un chiot qui vient tout juste de naître, un promeneur qui nourrit des corbeaux dans un parc. Elle nous donne également à voir les similitudes étonnantes que les humains partagent avec les autres êtres vivants. Certaines associations de photographies soulignent les ressemblances d'ordre physique : l'image d'un placenta et d'un cordon ombilical mise en regard avec celle d'un insecte ayant développé une longue et sinueuse excroissance. Ailleurs, ce sont les constructions humaines qu'elle compare aux structures naturelles, par exemple une vitre en verre associée à une tortue de mer nageant dans l'océan, surfaces translucides, toutes deux traversées par une lumière scintillante. 

Si «AILA» est sans conteste un hymne visuel à la vie, certains des sujets abordés dans cette série parlent aussi de cruauté, de douleur et de mort. C'est le cas de cette image saisissante d'un poulet, la tête pendant au bord du billot. Mais qu'elles évoquent la naissance ou la mort, les photos de Rinko Kawauchi sont toutes d'une troublante beauté, fruit de l'alliance d'un langage extrêmement raffiné, associant couleurs pastel et jeux de lumière, avec une approche directe, instantanée, du geste photographique. Concentrée sur les détails les plus subtils de son environnement immédiat, Rinko Kawauchi donne à voir la beauté qui peut surgir de l'éphémère et du transitoire. 

Dans «cui cui», sa nouvelle série de photographies, Rinko Kawauchi continue à explorer le thème de la famille, mais cette fois-ci à un niveau plus intime. Présentée dans l'exposition sous la forme d'un diaporama, cette œuvre est constituée de photos de la famille de l'artiste, de lieux qu'elle lui associe, prises sur une dizaine d'années. Le titre évoque le cri des moineaux, ces petits oiseaux considérés comme particulièrement sociables qui aiment vivre ensemble. Leur doux «cui-cui» devient métaphore des liens familiaux. Centrées sur des détails expressifs et des paysages mélancoliques, ces images douces-amères et nostalgiques évoquent le temps qui passe, la vie qui va. 

Les photos de la série «the eyes, the ears», accompagnées de poèmes de l'artiste, évoquent des images et des sons à la fois délicats et insolites: miroitement irisé de la nature, comme à travers un kaléidoscope, prodige de la formation de gouttes de rosée sur une feuille. Les images sont lyriques, musicales, même, par les sons qu'elles évoquent: le battement d'une aile de papillon, le déferlement des vagues, l'eau qui goutte. Avec cette série, Rinko Kawauchi trouve un écho de sa voix intérieure dans le doux murmure du monde qui l'entoure. 

Rinko Kawauchi 
Née en 1972 dans la préfecture de Shiga, au Japon, Rinko Kawauchi a découvert la photographie ...
au cours de ses études au Seian Junior College of Art and Design. En 2001, elle a publié simultanément trois livres aux éditions Little More: Utatane (petit somme), Hanabi (feux d'artifice) et Hanako. Ces trois ouvrages ont aussitôt fait sensation dans le monde de la photographie. En 2002, elle a reçu le prestigieux prix Kimura Ihei pour Utatane et Hanabi. En 2004, Martin Parr l'a invitée au festival international de photographie les Rencontres d'Arles. Elle a également travaillé comme photographe sur le tournage du film du Japonais Hirokazu Kore-eda Nobody Knows, qui a reçu le prix d'interprétation masculine à Cannes en 2004. AILA est sa plus récente publication chez Little More. The eyes, the ears sortira chez FOIL en janvier 2005 et cui cui en mars 2005.

//www.paris-art.com/exposition-art-contemporain/rinko-kawauchi/rinko-kawauchi/1020.html#haut


























19/04/2013
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