Alain YVER

Alain YVER

ROBERT LONGO

ROBERT LONGO





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Biographie


Robert Longo est né à Brooklyn, quartier de New York en 1953. Dès le plus jeune âge, il est fasciné par l'univers médiatique: la télévisions, le cinéma, les bandes dessinées ou les magazines. Il fréquente d'abord l' University of North Texas, puis l'Accademia di Belle Arti à Florence, mais sans recevoir de diplôme. À son retour aux Etats-Unis, il s'inscrit au Buffalo State College où il reçoit un Bachelor of Fine Arts.

Longo connaît ses premiers succès au début des années 1980 avec sa série Men in the Cities, grands dessins au fusain représentant des hommes et des femmes sur fond immaculé, vêtus sobrement de blanc et de noir, adoptant des positions contraintes, contorsionnées. Par la suite, ses œuvres prennent un tournant plus sculptural tels Sword of the Pig ou Combines.

En 1995, sa passion pour le cinéma amène l'artiste à réaliser Johnny Mnemonic, un film de genre Cyberpunk. Ce film a d'ailleurs révélé l'acteur Keanu Reeves, aujourd'hui l'une des plus grandes vedettes du cinéma hollywoodien.

L'année d'après l'artiste décide de se recentrer sur le dessin, avec la série Magellan, soit trois cent soixante-six esquisses en noir et blanc, une pour chaque jour de l'année.

À partir de 1999, Longo se lance dans une nouvelle série d'œuvres se focalisant sur deux grands thèmes. Ce sont des terrifiants dessins de vagues déferlantes, d'explosions atomiques, des planètes ou des requins blancs, tous motifs saisissant l'effroyable beauté des forces de la nature, que contrebalancent des fleurs rouge sang et des visages d'enfants endormis. La plus grande violence cohabite avec la plus grande douceur. À travers ces grands tableaux, l'artiste entend parvenir à un sentiment "d'immensité de l'intime ". Il réalise aussi des dessins représentant les attaques du 11 septembre 2001 au Worl Trade Center. Werner Spies nomme le style de Longo un "romantisme fatal". Il décrit ses dernières œuvres ainsi:" Il n'y a rien dans les travaux plus récents de Longo, qui fasse signe au-delà d'une mélancolie abyssale. Tout au plus on pourrait parler d'un renversement de l'horreur dans un sublime absolument efficace. Car ce que nous voyons, les flots tourbillonants qui engloutissent toutes choses ou les champignons atomiques en pleine efflorescence, déroulant sur des scènes diverses les variations toujours renouvelées d'un spectacle mortel, tout cela, ce sont littéralement des tableaux d'apocalypse, des images auxquelles plus aucune ne saurait succéder."







l'exposition Robert Longo:

 Le musée d’Art moderne et d’Art contemporain de Nice s’attache à traduire dans sa programmation une approche des grandes figures de l’art d’aujourd’hui tant en Europe qu’aux Etats-Unis. La constitution de son fonds permanent tient compte de cette stratégie : de là, le choix des œuvres du domaine consacré à l’art américain des années 60 : Frank Stella, Morris Louis, Richard Serra, Kenneth Noland, ou Ellsworth Kelly ; de là aussi l’alternance des expositions temporaires menées autour des personnalités les plus marquantes de la scène artistique d’Outre-Atlantique : Mark di Suvero, Man Ray, Jim Dine, Robert Indiana, Donald Judd, Tom Wesselmann, Robert Rauschenberg, Adolph Gottlieb ou l’Expressionnisme Abstrait. Il existe des résonances profondes historiques et esthétiques entre les mouvements d’arts plastiques en Europe et aux Etats-Unis, reflétant ce qu’il y a d’essentiel dans l’être humain impliqué dans la société moderne occidentale. Quant aux divergences, elles apparaissent spontanément dans la confrontation des œuvres au regard du spectateur qui en tire sa propre réflexion.

Sur la scène artistique américaine contemporaine Robert Longo se démarque par la puissance de son expression, en partie grâce à la technique composite qu’il utilise, dans laquelle entre abondamment l’usage du crayon au graphite, en partie par les sujets qu’il aborde. De tout temps, l’artiste, par le biais de la commande ou spontanément, souvent comme malgré lui, a traduit les problèmes profonds existentiels de la société dans laquelle il évoluait ; il en est de même avec Robert Longo, dont l’œuvre immense, forte, dramatique, nous oblige à une réflexion sur notre monde contemporain.
Dès sa prime jeunesse Robert Longo est fasciné par l'univers médiatique, le cinéma, la télévision, les magazines et les bandes dessinées. Il pratique avec une égale réussite la sculpture, la photographie, la performance ou l’art vidéo. Il est aussi musicien, une guitare basse, au sein du groupe de sa compagne Barbara Sukowa, X PATSYS. C’est d’ailleurs la thématique retenue pour une de ses œuvres les plus récentes proposées dans l’exposition.
Pour l’exposition de Nice, son choix et celui du commissariat se sont portés sur les séries les plus fameuses de son œuvre, celles qui ont fait sa notoriété internationale, celles qui ont le plus fortement marqué la critique et le public. On y retrouve les Combines, les œuvres sur papier au crayon graphite et au fusain, des sculptures. Les Men in the Cities des années 80 restituent la solitude de l’habitant des villes dans ces silhouettes dégingandées contorsionnées en des attitudes bizarres, sous l’impact de balles imaginaires, qu’on ne peut s’empêcher de rapprocher d’un célèbre Jugement dernier. Mais est-ce au tribunal suprême qu’elles sont convoquées ou à une danse macabre ? L’uniformisation de leur vêture les rend inidentifiables, l’absence ou l’imprécision des visages les dissimulant mieux que ne le ferait un masque. Les Combines allient différentes images de l’actualité la plus tragique selon le principe de l’assemblage d’images tel que Robert Rauschenberg en a donné maintes propositions jusque dans ses dernières réalisations. Les Vagues (Monsters) sont des incidents uniques de paysage, spectaculaires et grandiloquents, concentrant en une seule image la quintessence de la notion de nature, une nature par définition incontrôlable et dangereuse. Elles sont des extrapolations de paysages, des focalisations sur des détails, plus significatives encore par leur échelle exceptionnelle au regard de la technique graphique utilisée ; elles s’en approchent et dans un lieu aussi feutré que le sont un musée ou une galerie, l’effet en est saisissant, incommensurable. Les champignons nucléaires, sublimes, atroces, sont à mettre en parallèle avec la rose au faîte de sa maturité : leur explosion et l’éclosion de la fleur sont une seule et même formulation sémantique, celle du phénomène essentiel du déroulement de la naissance à la splendeur maximale, puis à la mort ; celle de la beauté mortifère, celle du schéma de la vie quelle qu’elle soit, et qui recèle en germe la prescience de la fin.

Bodyhammers, Black Flags - à la fois effigies de la nation américaine et dénis écologiques des compagnies pétrolières - et Combines, font partie de la position critique très affirmée de Robert Longo vis-à-vis de la politique intérieure et extérieure de son propre gouvernement : l’usage des armes pour une protection individuelle et les débordements que l’on connaît, l’impérialisme militaire des Etats-Unis, l’hégémonie du pouvoir financier des producteurs de carburant, les effets conjugués sur une population ressortissante asphyxiée ou aliénée… un mental aliéné qui sourd des images terribles du Freud Cycle. L’univers intérieur qui s’y définit est une conséquence de tout ce qui précède. Il porte la marque ineffaçable d’un quotidien agressif et d’une réalité masquant sous la plus somptueuse magnificence les symptômes affreux de la guerre et de la pestilence.

Le choix de la technique n’est pas non plus anodin. Si Robert Longo adopte le crayon au graphite ou le fusain sur papier, c’est parce qu’il peut jouer sur la gamme des noirs pour dramatiser son expression. Les noirs profonds et brillants du graphite, son aspect visuellement presque velouté, la souplesse plastique de son rendu, majorent la vivacité du trait, lui confèrent une majesté imposante : imposante aussi la dimension monumentale de certaines de ses œuvres, contrastant avec la petitesse traditionnelle du médium. Lorsqu’on remonte dans l’histoire du dessin et a fortiori du papier, on sait que le dessin, et la gravure qui lui est liée, étaient réalisés sur un support aux dimensions contraintes par les impératifs techniques de la presse à papier. Aussi, toute l’histoire du dessin s’est-elle accomplie globalement sur des formats réduits. Le fait que Robert Longo ait privilégié une échelle monumentale introduit un différentiel conséquent. Le rendu des visages d’enfant ou des roses est bien évidemment plus percutant. De même, les Bodyhammers, dont la représentation n’a rien à voir avec l’objet réel, voient leur impact décupler. L’omniprésence du noir, l’insistance, presque l’hégémonie de cette non-couleur, nous renvoie aussi aux œuvres du XVIIe baroque, et en particulier en Hollande, où les diktats de la Réforme en avaient fait la tonalité nécessaire à l’expression du drame.

Les Sleeping Children racontent l’univers fantasmagorique des contes de fées que nous avons tous entendus et lus avec délices. Longo joue de ce besoin délicieux inhérent à la construction mentale qu’est le ressenti de la peur et qu’on connaît, à peine a-t-on quitté le sein maternel. A partir d’un conte allemand, Der kleine Hävelmann  de Theodor Storm, qu’il lisait à son plus jeune fils Joseph, il met en scène dans d’immenses portraits surdimensionnés au graphite, l’innocence enfantine, sa pureté, comme des pages blanches où doivent s’inscrire un jour les traces de la vie. La juxtaposition dans un même espace des visages enfantins endormis et des champignons nucléaires ou autres images tumultueuses fait figure de mise en garde : comment peut-on admettre de faire naître des enfants dans un monde tel que le nôtre, soumis à tant d’horreurs, horreurs dont nous sommes grandement responsables ? Peut-être aussi prend-on l’habitude un peu trop souvent de s’abstraire dans un sommeil profond pour ne pas être atteint ni même concerné par une réalité dérangeante. La métaphore est perturbante dans sa réalité crue et nue. Mais il n’est rien de doux et de suave dans ce manifeste à l’échelle de l’œuvre d’une vie.

Au fond Robert Longo met en scène nos peurs viscérales, celles de l’instinct collectif et celles plus individuelles que connaît tout un chacun, et il emploie les images les plus violentes de notre environnement en contraste avec les plus lénifiantes ou apparemment inoffensives comme les roses ou les visages d’enfants endormis, pour créer les séismes susceptibles d’induire une réaction. Le cerveau humain est capable de pousser très loin ses investigations dans l’exploration des mécanismes naturels jusqu’à savoir les imiter, les transformer, recréer un succédané trompeur de la nature, mais on sait aussi à quel point les limites se franchissent facilement. Ce démiurge qu’est l’homme contemporain a besoin des limites de l’éthique et l’artiste a sa place dans les mécanismes régulateurs des dérives potentielles.

Aujourd’hui Robert Longo, américain du Nord, s’impose sur les cimaises du Mamac avec des œuvres impressionnantes de force, de qualité esthétique et de sens, car il s’agit là d’un manifeste à l’échelle universelle sur le mode de vie et d’action de l’homme contemporain et les conséquences de celles-ci. Sous les apparences sublimes d’une lame de fond ou d’une rose épanouie, se cachent les stigmates de notre société. Regarder en face les effets d’un comportement ou d’un système de pensée ne signifie pas s’y inféoder mais se donner clairement l’envie et les moyens d’y remédier, d’aller au-delà.

Gilbert Perlein- Michèle Brun








Robert Longo utilise tout d'abord toutes les formes possibles d'expression allant de la peinture, jusqu'aux installations en passant par la vidéo et la sculpture. Il estime appartenir à une "génération qui est arrivée après l'Art conceptuel. L'art était mort." Au travers d'oeuvres mettant en scène la violence, le pouvoir et des monstres guerriers, l'artiste dévoile sa vision noire de la société américaine.

Au début des années 90, Robert Longo décide de supprimer toute image ou représentation afin d'accéder au véritable inconnu. Après avoir réalisé des court-métrages à la fin des années 80, Roberto Longo réalise le film de cyberfiction Johny Mnemonic en 1995. Récemment, il a dénoncé dans son travail l'ambivalence guerrière des jouets pour enfant (Super-héros). Avec les Freud drawings, Robert Longo illustre l'environnement de Freud à Vienne.

Au fond Robert Longo met en scène nos peurs viscérales, celles de l’instinct collectif et celles plus individuelles que connaît tout un chacun, et il emploie les images les plus violentes de notre environnement en contraste avec les plus lénifiantes ou apparemment inoffensives comme les roses ou les visages d’enfants endormis, pour créer les séismes susceptibles d’induire une réaction. Le cerveau humain est capable de pousser très loin ses investigations dans l’exploration des mécanismes naturels jusqu’à savoir les imiter, les transformer, recréer un succédané trompeur de la nature, mais on sait aussi à quel point les limites se franchissent facilement. Ce démiurge qu’est l’homme contemporain a besoin des limites de l’éthique et l’artiste a sa place dans les mécanismes régulateurs des dérives potentielles.







Robert Longo inspiré par Fassbinder à la galerie in camera
Par Jean-Sébastien Stehli.

C'est sans doute le travail le plus connu de l'artiste américain Robert Longo. Intitulé Men in the Cities, il représente des hommes et des femmes, habillés de manière formelle, dans des contorsions étranges, contre un ciel aux couleurs presque irréelles, déconnectées de la réalité. Longo a pris cette série d'images sur le toit de l'immeuble où il vivait, à la fin des années 70 et au début des années 80, avec Cindy Sherman, non loin de Wall Street.
Les mouvements bizarre de ces personnages sont inspirés de la séquence finale d'un film de Fassbinder, The American Soldier, dans laquelle deux gangsters sont abattus. Mais Robert Longo s'inspire également de la gestuelle punk, mouvement dont il a fait partie. Pour obtenir ces gestes, l'artiste, qui a fait poser ses amis, Cindy Sherman, mais aussi Larry Gagosian ou le comédien Eric Bogosian, leur lançait un objet - balle de baseball, par exemple - sans les prévenir. Et la tenue formelle -- costume/cravate pour les hommes, tailleur pour les femmes -- tient à sa proximité avec le quartier de Wall Street. Longo s'est inspiré des gens qu'il voyait passer sous sa fenêtre matin et soir.
Ces images constituent un ensemble original, qui exerce sur celui qui les regarde une mystérieuse attraction. On essaie de déchiffrer à quoi correspondent ces mouvement si peu naturel et si peu harmonieux. Par la pensée, on aimerait arriver à dénouer ces corps. Ces images évoquent d'une certaine manière les figures de danse de la grande chorégraphe Martha Graham, dont les mouvements avaient tant bouleversé le monde des amateurs de danse, dans la première moitié du XXè siècle.








Robert Longo
God Machines


La galerie présente l’exposition de l’artiste américain, Robert Longo. Les trois niveaux de la galerie seront entièrement dédiés à ce splendide ensemble d’œuvres récentes. Il s’agit de la première exposition personnelle de Robert Longo à Paris depuis de nombreuses années.

God Machines est une installation monumentale et majeure de l’artiste. Elle présente trois immenses dessins au fusain qui se déploient du sol au plafond dans la salle d’exposition principale de la galerie. Composé chacun de plusieurs panneaux encadrés, ils évoquent les trois grandes religions monothéistes de l’humanité par une image grandiose et emblématique de leurs lieux sacrés: La Mecque en Arabie saoudite, la basilique Saint-Pierre de Rome et le Mur des Lamentations à Jérusalem. La Mecque constitue le site le plus vénéré de l’Islam, où des millions de fidèles accomplissent le pèlerinage qui leur est obligatoire au moins une fois dans leur vie. La Basilique Saint-Pierre, haut lieu sacré de la Chrétienté, est aussi un lieu de pèlerinage dont l’intérieur est le plus vaste au monde. L’artiste a dessiné la nef ogivale et ses collatéraux sur huit panneaux de papier. Le Mur des Lamentations, d’un minimalisme qui converge vers l’abstraction, représente l’unique vestige de l’esplanade du Second Temple de Jérusalem, bâti du temps d’Hérode le Grand (vers 19 av. J.-C.), maison sacrée du Judaïsme. Les pèlerins y pleurent la destruction du Temple et l’exil du peuple juif.

Cet ensemble narratif monumental tire sa force de la transposition d’un mode d’expression à priori intime tel que le dessin à l’echelle monumentale qui appartient plus à la peinture, élevant ce medium à un rang encore jamais vu jusqu’à présent. Robert Longo manipule les clairs-obscurs à l’égal des maîtres du passé et parvient à suggérer de profondes émotions par ses jeux d’ombres et de lumières. Cet artiste réputé pour sa remarquable acuité d’observation psychologique se place à la convergence du sentiment intime et du phénomène sociétal pour mieux rendre compte du monde où nous vivons aujourd’hui. Malgré le recours à des photographies comme point de départ, le rendu de ses œuvres reste éminemment personnel dans leur conception et fortement abstraits. Ce sont des images savamment fabriquées, douées d’une présence physique extraordinaire. Le choix des sujets revêt souvent des connotations politiques. Il procède d’une réflexion sur le pouvoir et ses rouages implicites dans les multiples aspects de notre vie.

Robert Longo est surtout célèbre pour la série des Men in the Cities [Hommes dans les villes] créée au début des années 1980. Depuis une dizaine d’années, il a élaboré plusieurs séries importantes, notamment Monsters ( Les Monstres ), des vagues sur le point de se briser ; The Sickness of Reason ( La Maladie de la raison ), des nuages atomiques qui s’élèvent vers le ciel ; Ophelia ( Ophélie ), de mystérieuses roses rouges épanouies.

    « Les roses, les bombes et les vagues, explique l’artiste, sont saisies dans l’instant de leur existence. Une bombe est faite pour exploser, une rose est vouée à éclore, une vague est destinée à se fracasser. Elles sont à leur moment de pleine réalisation. »

L’exposition comprendra aussi des études et des œuvres d’un seul panneau, sur des thèmes qui le préoccupent actuellement, depuis les tigres jusqu’aux femmes en burqa, en passant par les vagues, les forêts sombres et les concerts de rock.

Un catalogue bilingue français-anglais sera publié à l’occasion de l’exposition avec un texte de Jonathan T.D. Neil.



07/06/2012
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