Alain YVER

Alain YVER

RODOLPHE BURGER

RODOLPHE  BURGER







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SÉANCE
Le Canal Saint Martin. Chez lui. Son quartier. Une galerie. Son univers. Ses amis. Ses souvenirs. Livres. Disques.
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LE VELVET DE RODOLPHE BURGER

A force d'arpenter les chemins du son, le chanteur-guitariste Rodolphe Burger est aujourd'hui l'un des grands voyageurs du rock français, l'un des plus prolifiques. Son univers musical, nourri des expériences les plus diverses, entretenu par desrencontres à première vue improbables, s'apparente à une galaxie en constante expansion. Entre rock mutant, boucles de mélancolie obsessionnelles, effluves de jazz, électronique acide ou lunaire et poésie contemporaine, impossible de ranger son oeuvre dans une seule boîte. Et ça tombe bien : Rodolphe ne veut pas de ça.

En bon globe-trotter, il a choisi l'itinéraire bis, empruntant sans relâche les sentiers de traverse, revisitant à l'occasion d'inspirantes histoires musicales. Il dit « j'ai découvert avec le Velvet Underground que le rock n'était pas seulement une histoire de teenagers. Mais qu'il était peut-être l'art contemporain par excellence. Ce que l'histoire même du Velvet, et notamment sa rencontre avec Andy Warhol, démontrait de façon éclatante… Le Velvet, ce fut bien plus qu'une influence. Ils ont fait époque, leur rôle a été séminal, fondateur, et cela leur a échappé à eux-mêmes en grande partie… »

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Rodolphe Burger, né le 26 novembre 1957 à Colmar, est un musicien et chanteur français.

Biographie

Rodolphe Burger passe son enfance dans la vallée de Sainte-Marie-aux-Mines, où ses parents possèdent une scierie. Après un passage marquant en classes préparatoires littéraires, brillamment reçu au concours de recrutement en philosophie, titulaire d'un DEA en 1980, il enseigne un temps cette discipline[1], puis fonde le groupe Dernière Bande à Strasbourg, qui deviendra Kat Onoma en 1986 et perdurera jusqu'en 2004. Il en est le chanteur, guitariste (développant un jeu ample, à la fois aérien et granuleux) et principal compositeur. Il était aussi professeur chargé des cours de communication dans une école d'ingénieur à Paris (ESI-SUPINFO) au milieu des années 90.

Il développe parallèlement à Kat Onoma une fructueuse carrière solo alternant disques davantage marqués par l'électronique (dont Meteor Show, qui reçoit en 1998 le prix Charles-Cros), ciné-concerts avec l'écrivain Pierre Alferi et collaborations diverses : 48 Cameras, Eugène Savitzkaya, James Blood Ulmer, Erik Truffaz, etc. En 2002, il crée sa propre société de production et d'édition en reprenant le nom "Dernière Bande". Depuis, il multiplie les projets liés au son et à l'image, s'écartant parfois notablement du rock des débuts de Kat Onoma mais exploitant les possibilités expérimentales que ce groupe contenait déjà en germe. Depuis 2001, il propose chaque année une création au Festival des Vieilles Charrues, multipliant les collaborations (d'Alain Bashung à Jacques Higelin en passant par Érik Marchand ou Serge Teyssot-Gay.) Sur scène on peut le voir avec Marcel Kanche.

Rodolphe Burger apparaît dans Ne change rien, un film réalisé par Pedro Costa lors de l'enregistrement du disque Slalom Dame de Jeanne Balibar, dont Burger est l'arrangeur. Sa rencontre avec des musiciens ouzbeks à Tachkent lui inspire le Projet ouzbek, un spectacle essentiellement instrumental donné le 23 janvier 2010 à Saint-Ouen, à la suite de l'avant-première de Ne change rien. Rodolphe Burger et Yves Dormoy accueillent Mamur Zilolov (târ), Jamal Avezov (qijak) et Shuhra Khlkhodjaev (tambûr).

Il a également créé le festival nommé C'est dans la Vallée en 2000. Les concerts ont lieu à Sainte-Marie-aux-Mines, sa ville. Il y invite de nombreux artistes plus ou moins connus, de genres musicaux divers, de la Musique électronique (EZ3kiel) en passant par le Blues au Jazz et au Rock. Il y joue également lui-même chaque année.

Rodolphe Burger est compositeur en résidence du Conservatoire à rayonnement régional de Strasbourg et du Festival Musica en 2006 et 2007.

En avril 2009, avec d'autres artistes (Jacques Higelin, D'de Kabal, Sandra Nkaké, Spleen) il participe à un disque collectif portant le nom « Les Amoureux au ban public », portant le nom d'une association qui combat les expulsions de couples bi-nationaux dont l'un des conjoints est sans papiers[2].


   1. Å™ Rodolphe Burger & Erik Marchand - Une passion commune pour la singularité [archive] sur le site de RFI le 7 mars 2005.
   2. Å™ Sur le site Approches culture et territoires : [1] [archive]

DISCOGRAPHIE ET SUITE ICI
//fr.wikipedia.org/wiki/Rodolphe_Burger








INTERVIEW DE RODOLPHE BURGER Le minimaliste sophistiqué

Propos recueillis par Guillaume Benoit pour Evene.frSébastien Dolidon Le 14/03/2008

Avec un troisième album aux allures de retour aux sources, Rodolphe Burger brouille encore un peu les pistes et s'inscrit définitivement comme un artiste majeur de la scène française. Entre le slogan et la boutade, 'No Sport' ne peut qu'encourager à en savoir plus sur celui qui distille, depuis près de 30 ans, une inquiétante étrangeté sur le rock français.

Tête chercheuse et chantante du mythique groupe Kat Onoma, Rodolphe Burger a su imprimer dans le paysage musical français sa voix pénétrante et ses univers étranges au long d'une carrière unique. C'est que, de toutes ses expériences de chanteur, compositeur, producteur ou musicien, Burger a toujours tiré le meilleur parti pour renouveler son propre champ artistique. Si l'on connaît l'artiste pour son intarissable curiosité musicale et le plaisir qu'il a de se renouveler, on sait moins, en revanche, comment s'est faite cette transition de la vie de groupe à la carrière solo. A l'occasion donc de la sortie de son troisième album, Rodolphe Burger revient avec nous sur l'époque Kat Onoma, les projets personnels, l'inspiration et ce qui le fait continuer d'avancer, en toute simplicité, à l'image de l'homme, généreux et curieux.

S'il a eu une identité forte, Kat Onoma n'a jamais empêché vos projets solos d'émerger. Comment voyez-vous aujourd'hui cette transition ?

Kat Onoma est un groupe qui a un statut assez particulier, qui a toujours été à la marge du mainstream ou même de ce que l'on a appelé "rock français". Le projet musical ne sonnait pas français, et pas seulement au niveau de la langue, mais au niveau du son aussi. Aujourd'hui, je pense que Kat Onoma est curieusement plus en phase avec ce qui se passe dans la musique que dans les années 1980. C'est vrai qu'à partir des années 1990, il y a eu de plus en plus de projets solos pour moi comme pour les autres. Ce n'était pas du tout dans l'intention de m'affranchir du groupe, mais on venait de finir l'album 'Billy the Kid' et j'avais simplement envie d'enregistrer quelque chose avec une guitare et une voix. L'idée était juste de trouver une forme plus minimale, de prendre le temps de me poser des questions autour des textes, de la place du chant. Je voulais vraiment aller chercher autre chose, car ce que l'on reprochait le plus à Kat Onoma, c'était de s'exprimer surtout en anglais. J'ai donc commencé un autre genre de travail, plus intime, plus personnel.

Ce n'était donc pas une façon de se décharger du poids de Kat Onoma ?

Au contraire, tous ces projets ont été enrichissants pour le groupe, les albums qui ont suivi ont été nourris de nos expériences à tous dans des projets différents. Dès le départ il y avait cette idée d'avoir une formation libre, qui n'empêche absolument pas de faire autre chose en dehors, à la manière des formations jazz. C'est très français d'avoir ce modèle du groupe teenager, qui ne bouge pas. C'est sans doute ce qui a démarqué Kat Onoma, on disait souvent "rock adulte", ce qui est un peu emmerdant, ça avait l'air de dire qu'on était un groupe chiant, sérieux et tout. Ce qui n'est pas le cas.

Pourtant cette image de rock intellectuel ne vous a jamais quitté.

Dans une vie antérieure, j'ai été passionné par la philosophie. De la même manière que j'ai été passionné par le rock à l'adolescence. Tout d'un coup, ça a alimenté cette image, alors que le projet de Kat Onoma n'a jamais été de faire du rock philosophique, c'est une aberration dans les termes. Mais c'est intéressant de voir à quel point l'adjectif "intellectuel" est devenu une insulte, quelque chose d'extrêmement péjoratif. Souvent de la part de gens qui le sont, d'ailleurs. Et il y a eu le fait que l'on ait travaillé avec des écrivains comme Olivier Cadiot et Pierre Alferi ou que l'on se soit inspiré, pour l'album 'Billy the Kid', d'un poète américain, Jack Spicer. Tout cela a contribué à donner cette image "intello", alors que ces textes n'ont justement rien à voir avec la poésie traditionnelle. Au contraire, ils ont une force proche du rock. On ne reprochait pas à Patti Smith son admiration pour Rimbaud, ou même à John Cale son amour de Shakespeare. Ce qui nous a intéressés c'est le contrepoint, mélanger Shakespeare et 'Be Bop a Lula'. Mais j'ai l'impression qu'en France on est d'autant plus authentiquement rock que l'on est décérébré.

Mais on peut difficilement parler de chansons à texte en ce qui concerne vos morceaux...

Ce qui fait que j'ai une difficulté avec la tradition de la chanson française ou le rock "à message", c'est que c'est trop littéraire au sens vieux du terme, un peu trop poussiéreux. C'est la vieille poésie. Avec Kat Onoma, on a cherché à produire des textes capables de faire remonter la musique, de façon à ce qu'elle ne soit pas simplement illustrative. Ca suppose du travail, d'autant plus quand on utilise la langue française. Et si j'aime travailler avec des écrivains, ce n'est pas pour faire de la littérature, mais au contraire pour me déprendre des effets de sens trop massifs.

Justement, 'No Sport' paraît lui aussi extrêmement travaillé...

Sur ce dernier album en particulier, je me suis mis à écrire beaucoup plus. Ca a été un des enjeux du disque. Pour moi, c'est un travail bien plus difficile que jouer de la guitare. C'est une recherche, une remise en question que je n'ai pas le temps de réaliser quand je suis dans une dynamique collective, même si j'adore ça aussi.
Au niveau du son aussi, on était presque sur un retour aux sources, des sons acoustiques, des batteries au balai, mais pas du tout avec le projet de faire quelque chose qui sonne comme dans les années 1970. L'enjeu était de procéder de façon épurée, sans artifices, tout en restant très minutieux sur les sonorités, sur la prise de son ou le choix des micros notamment.
Lire la critique de 'No Sport'

On sent que c'est vraiment le texte qui articule les morceaux, comme si vous aviez intégré le format chanson dans votre univers.

C'est exactement ce que je cherchais. L'idée était de construire autour de la voix, d'avoir quelque chose de beaucoup plus recentré. Un disque qui côtoie plus directement les grandes figures de la chanson française, Gainsbourg, Higelin ou Bashung. Le fait d'avoir récemment travaillé avec Jacques ou Alain m'a aidé à pouvoir investir ce terrain-là. J'ai aussi eu l'occasion de travailler sur un projet d'hommage à Gainsbourg et en particulier on a joué tout 'L'Homme à la tête de chou', ce qui nous a permis de nous replonger complètement à l'intérieur de cet album, c'était extraordinaire !

Vous faites partie des artistes les plus singuliers en France et vous multipliez pourtant les collaborations. C'est avec les autres que votre univers s'est créé ?

Oui, je ne me lasse pas d'apprendre. Je jouais récemment avec des musiciens ouzbèkes, c'est quand même magnifique, alors qu'on ne parle pas la même langue, qu'on est de cultures on ne peut plus éloignées, de parvenir à ce degré d'échange, de communication musicale. J'adore quand la collaboration n'est pas classique, quand il y a un échange presque inconscient, non verbal. Je ne crois pas non plus à l'inspiration magique, je crois à un équilibre entre la prévision et le surgissement. C'est ce qui est intéressant dans la musique, quand les deux se mêlent. L'expérience en musique, c'est de créer les contextes, les situations où l'on peut se sentir le mieux.

Ce genre de sentiment a quand même de quoi rappeler la philosophie. Du coup, on a du mal à croire qu'il s'agisse vraiment d'une "vie antérieure" pour vous.

C'est vrai qu'il y a des liens. Pas là où l'on croit. Deleuze, dont on avait prélevé un extrait du cours sur Spinoza pour faire un morceau, 'La Nage', est un excellent exemple. Les cours qu'il donnait à Vincennes, et que j'ai suivis, n'avaient rien d'une vulgarisation, pourtant, son côté performatif rendait enthousiasmant le moindre commentaire. C'est un encouragement à la créativité qu'il communiquait. Et c'est ça qui m'a passionné dans la philosophie, ces rencontres avec des gens qui communiquent un type d'expérience passionnant.

Y a-t-il justement une idée dominante que vous vouliez partager avec 'No Sport' ?

Les idées qui étaient là au début sont comme des échafaudages, elles disparaissent au fur et à mesure. Je veux que l'idée arrive finalement à en dire plus que ce que j'aurais pu imaginer moi-même. Je suis très intéressé par la façon dont on perçoit mon disque. Certaines analyses me sidèrent. Même si c'est exactement ce que je recherche dans le fond. J'aime cette idée d'être presque dépassé par son disque. Il y a un moment où l'on sent que le disque se met à dicter sa logique, inspire certaines choses et en rejette d'autres. C'est une expérience incroyable, comme si tu fabriquais un aéronef et que tu découvres, au fur et à mesure, qu'il peut voler.

Au départ, il y avait tout de même une direction ?

Oui, absolument, c'est passé par des choses techniques évidemment. Le but, c'était vraiment de faire quelque chose d'actuel, mais sans être forcément datable. Même sur la pochette, je voulais éviter les stigmates graphiques. C'est vraiment un souci de simplicité qui a présidé à ce disque, sans pour autant tomber dans le simplisme ; on avait envie d'un minimalisme sophistiqué.

A l'image du sobre titre 'No Sport' ?

C'est presque un slogan amusant. J'étais très emmerdé au moment de donner un nom à ce disque. J'ai préféré dériver et prendre ce mot qui apparaît dans la chanson 'Ski-Doo'. D'abord pour la référence à Winston Churchill, à qui l'on demandait le secret de sa longévité et qui répondait par un lapidaire et très anglais : "No sport." Mais ça consonne aussi avec d'autres choses de l'album, comme 'Ensemble', avec ce règne de valeurs qui me paraissent complètement vides, la performance, le résultat. Ca veut dire "non merci", ça veut dire qu'on n'est peut-être pas tous comme ça, qu'on n'est pas obligés.

Des plans pour la tournée ?

C'est une formation totalement nouvelle, je voulais vraiment essayer quelque chose d'autre, en trio encore, formule que j'aime beaucoup. Ce seront donc deux musiciens avec qui je n'avais jamais joué, et les premiers essais ont été vraiment satisfaisants, je me sens bien entouré et j'ai très hâte d'y aller.

//www.evene.fr/musique/actualite/interview-rodolphe-burger-no-sport-kat-onoma-1235.php






La biographie de Rodolphe Burger
Rodolphe Burger, la philosophie de la guitare

Rodolphe Burger est l'héritier du rock français des années 70, aussi à l'aide dans le rock basique que le jazz ou la musique expérimentale. Il débute en 1982 à Strasbourg avec Dernière Bande, qui deviendra Kat Onoma. Parallèlement, il travaille avec Françoise Hardy, Jacques Higelin, Alain Bashung et Jeanne Balibar. Chanteur, guitariste au jeu ample, à la fois aérien et granuleux, il s'intéresse aujourd'hui aux croisements du rock avec la musique ethnique, comme le montre son dernier DVD « Planétarium » avec Erik Marchand et des musiciens ouzbeks.

Electre y cité
Kat Onoma est un projet de rock transverse qui élargit la palette sonore du genre avec une instrumentation jazz à guitares, trompette et saxo. Jamais coincé dans un seul son, le groupe traque l'incident sonore, la poésie qu'il convoque en faisant écrire ses textes par Pierre Alferi ou en reprenant l'américain Jack Spicer, quand il ne relit pas les classiques du genre, réarrangés de Stock Phrases au Live terminal de 2004. Mais Burger emprunte d'autres pistes, comme celle de Cheval-Mouvement, du côté du blues parlé ou de l'électro avec Meteor Show qui, recevra en 1998 le prix Charles-Cros, pour ses adaptations de Dylan, Stones et Hendrix mixées par Docteur L., le magicien des rappeurs parisiens Assassin. Il collabore aussi avec le guitariste free américain James Blood Ulmer et pour cela monte en 2002, une maison de production et d'édition nommée Dernière Bande (comme c'est bizarre !) qui va accoucher d'œuvres des divers membres de Kat Onoma, ainsi que de projets croisés et d'artistes qu'il va produire, comme Jeanne Balibar ou Bashung et Chloe Mons (madame).
 
Planetarium
Passionné d'images et de multimédia, il travaille à la scénographie de ses concerts avec projections d'images synchronisées à la musique, aux clips des albums et aux DVD. Il s'intéresse aux ciné-concerts au cours desquels, les artistes jouent  une nouvelle partition par rapport à l'originale du film projeté, avec des résultats souvent décoiffants. Il collabore aussi au groupe 48 Cameras. Et suite à un concert en Ouzbékistan, il a tourné le DVD Planetarium, au croisement de la musique électronique, du rock et de la musique world du lieu, DVD qui a été prétexte à une tournée en 2007.Et ne 2008, il a sorti No Sport ( EMI), un album analogique et pas digital, enregistré à l'ancienne.


Elsass Blues
Depuis 2001, il propose chaque année une création au Festival des Vieilles Charrues, multipliant les collaborations (d'Alain Bashung à Jacques Higelin en passant par Érik Marchand ou Serge Teyssot-Gay en vacances de Noir Désir, ou encore Marcel Kanche. Mais, retrouvant ses racines alsaciennes, les mêmes que Bashung à quelques vallées de là, il a aussi monté un festival nommé C'est dans la Vallée en 2000. Ces concerts se passent à Sainte-Marie-aux-Mines, son village natal. Il y invite de nombreux artistes de genres musicaux divers, de la musique électronique (EZ3kiel) en passant par le Blues au Jazz et au Rock. Il y joue également lui-même chaque année.

//musique.ados.fr/Rodolphe-Burger.html








Rock français
Le Velvet Underground de Rodolphe Burger

Nouvel album, This is a Velvet Underground song that I'd like to sing.
Julien Mignot
16/04/2012 -

"This is a Velvet Underground song that I'd like to sing". Il y a dix ans, Rodolphe Burger empruntait cette phrase à la chanteuse Nico pour un morceau de Meteor Show Extended. Aujourd'hui, l'alchimiste du rock français réactive son label Dernière Bande en livrant avec This is a Velvet Underground song that I'd like to sing un hommage fidèle au groupe culte de La Factory de Warhol et à son égérie. Rencontre.

RFI Musique : Vous avez régulièrement fait des reprises du Velvet Underground déjà du temps de Kat Onoma. Là, This is a Velvet Underground song that I'd like to sing est un véritable "tribute"…
Rodolphe Burger : Ce disque est différent de tout ce que j'ai pu sortir avant. Avec Kat Onoma, nos reprises n'avaient pas le statut d'hommage, comme souvent dans le rock, où l'on reprend pour signifier au fond qu'on est fan de. C'était des choses très libres, quasiment cubistes. Parfois, on a du mal à reconnaître l'originale, un peu comme les jazzmen avec les standards. On a été très influencé par le Velvet, on l'a beaucoup joué sur scène, mais on ne l'aurait jamais enregistré comme ça. On était acharné à se détacher, notamment, de leur approche rythmique, délibérément froide et répétitive, alors même qu'ils étaient fascinés par la musique noire ; c'est comme le négatif musical de quelque chose. Avec Kat Onoma, on a assumé des trucs plus groove, plus swing, quelque chose d'une sensualité plus assumée.

Comment l'idée de faire cet album est-elle née ?
Tout est parti d'un projet live, qu'on a réalisé au Théâtre National de Sète. Yvon Tronchant, son directeur, m'a proposé une sorte de carte blanche d'un an. De cette année de résidence, sont nées plusieurs créations : l'une autour du poète palestinien Mahmoud Darwich, mis en parallèle avec Le Cantique des Cantiques, une autre, Le concert dessiné, où je joue avec mon trio, Erik Truffaz et des dessinateurs. Par la suite, il m'a demandé de reprendre le Velvet. J'ai hésité. Ça a été tellement repris… et c'est trop proche, d'une certaine manière.

Qu'est-ce qui a fini par vous décider ?
Il y avait eu une sorte de précédent. J'avais fait un live à l'Akropolis de Prague, le théâtre où les dissidents se réunissaient à l'époque des évènements. Le Velvet a été pour eux une sorte de signe de ralliement, alors que leurs paroles étaient interdites. Vaclav Havel avait ramené de New York en 68, l'album à la banane. Une fois élu, il avait d'ailleurs montré à Lou Reed les textes qui circulaient sous le manteau. On avait joué là-bas devant un groupe, le Velvet Revival, qui joue à l'identique leur répertoire. Pour Sète, on m'offrait la possibilité de le faire en réunissant qui je voulais. J'ai réuni Black Sifichi et Joan Guillon d'EZ3kiel, qui étaient déjà avec moi à Prague, mes musiciens (Julien Perraudeau et Alberto Malo), et Geoffrey Burton, le guitariste de Bashung et Arno. Il nous manquait Nico et Maureen Tucker, et Sarah Yu Zeebroek est arrivée. Le concert s'est passé de manière formidable. On s'est dit qu'on allait faire un disque.

Vous avez choisi des titres de tous les albums, mais la majorité est issue du Velvet et Nico…
Oui, c'est quand même leur chef d'œuvre ! Un certain nombre de morceaux du Velvet sont des variations sur peu de choses, avec les mêmes bascules harmoniques. Dans les morceaux de Lou Reed, il y a trois-quatre accords essentiellement, ou deux accords, un riff, mais un riff extraordinaire qu'on peut jouer pendant une demi-heure. C'est à la fois rudimentaire et primitif, comme le blues ou le folk, et sophistiqué à un autre endroit. Sophistiqué parce ce que tout à coup, va arriver un violon dissonant, une approche de la batterie complètement inhabituelle. C'est ça qui est intéressant : ce côté à la fois art brut et contre-emploi ! La batteuse ne sait pas jouer, John Cale joue hyper bien du violon et on va le mettre à la basse, c'est presque maladroit parfois. Ce n'est évidemment pas un groupe de virtuoses, et en même temps, c'est investi mentalement d'une espèce de profondeur incroyable, ça reste fascinant.

julien Mignot

Qu'avez-vous gardé de la Factory ?
J'avais envie de présenter toutes les facettes du Velvet, ces oppositions très tranchées. On passe d'une ballade ou d'une chanson très pop à Sister Ray, son riff répétitif et ses paroles ultra-trash. Il y a cette face "noisy" et en même temps extrêmement fine, parfois naïve, et ça fonctionne ! Le plaisir de jouer ces morceaux nous a surpris nous-mêmes, c'était irrésistible. C'est vraiment un hommage à cette chose incassable que sont les morceaux, mais délivré de toute imagerie. Sur scène, on a vidé le plateau, mis un canapé au fond : on fait un backstage à vue, donc ça c'est le côté Factory, mais c'est tout. Un jour à la fin d'un concert, une femme qui a connu la Factory m'a décrit combien c'était glauque, dur ; au-delà des drogues qu'ils prenaient, c'était vraiment une attitude froide et méchante. Nous, on ne se sent pas obligés de reprendre ça, on ne se transforme pas, au contraire on donne presque une espèce de version chaleureuse ! On n'est pas dans cette espèce d'attitude, "c'est cool d'être cold" !.

Le tribute se referme avec Das Lied vom einsamen Mädchen, une chanson de Nico, pas du Velvet…
C'est un rebond, un coup de billard ! Cela m'amusait de faire un petit hommage à Nico au passage, je l'ai beaucoup écoutée et vue sur scène. C'est fascinant ce personnage parachuté par Warhol. Pourtant si on enlève Nico… ce n'est pas le Velvet. Je suis tombé sur cette version d'un live au Japon, avec tous les clichés du romantisme allemand, musicalement et dans le texte. Je m'y intéressais aussi parce que je travaille, avec Olivier Cadiot, sur un projet entièrement dédié à l'Allemagne, Psychopharmaca, qu'on va jouer à Avignon au mois de juillet, avant une sortie d'album prévue pour l'automne. J'étais à fond dans l'Allemagne, de Schubert à Kraftwerk. Et pour moi, c'était un vieux fantasme de chanter en allemand !

Rodolphe Burger This is a Velvet Underground song that I'd like to sing (Dernière Bande) 2012
En concert à Paris et à New York à l'automne 2012.
 
Par Marie-Catherine Mardi

//www.rfimusique.com/actu-musique/rock/album/20120416-le-velvet-underground-rodolphe-burger







La bible électrique de Rodolphe Burger

Submitted by Mondomix on dim, 06/10/2012

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Depuis dix ans, le rocker alsacien tourne autour du plus troublant des textes sacrés : "Le Cantique des Cantiques". Au festival de Fès, il en propose une lecture polyglotte, avec l'Israélienne Ruth Rosenthal, l'Algérien Mehdi Haddab et le Libanais Rayess Bek. Entretien païen ...
La bible electrique de Rodolphe Burger

Depuis dix ans, le rocker alsacien tourne autour du plus troublant des textes sacrés : Le Cantique des Cantiques. Il en propose aujourd'hui une lecture polyglotte, avec l'Israélienne Ruth Rosenthal, l'Algérien Mehdi Haddab et le Libanais Rayess Bek. Entretien païen.
 
Au Festival des Musiques Sacrées de Fès, vous jouerez une nouvelle version du Cantique des Cantiques. Qu'est-ce que vous aimez tant dans ce texte ? Le parallèle qu'il établit entre l'amour divin et l'amour humain ?
 
Rodolphe Burger : En fait, on ne sait pas trop où est l'amour divin dans le Cantique. Il est essentiellement question de l'amour humain, même si la façon dont il est exprimé est divine. C'est pour cela que ça m'intéresse de le mettre en parallèle avec un poème de Mahmoud Darwich. Le poète palestinien considèrait plus le Cantique des Cantiques comme un texte poétique que comme un texte sacré. C'est peut-être le texte fondateur de toute la poésie lyrique … On en avait joué une version avec Alain Bashung et Chloé Mons, à l'occasion de leur mariage. C'était vraiment une circonstance privée, au départ. Dans cette nouvelle version, ce qui m'intéresse, c'est de mettre en miroir le Cantique et le poème de Darwich.
 
 
 
 


Le Cantique des Cantiques interprété par
Chloé Mons et Alain Bashung

 
Vous chantiez également des extraits de l'Ecclésiaste sur l'album Stock Phrases avec Kat Onoma. La Bible vous inspire depuis longtemps ?
 
Rodolphe Burger : Oui mais ce n'est pas un intérêt religieux. Les textes, il y a toujours plusieurs façons de les lire, y compris les textes dits « sacrés ». C'est ce qui m'a beaucoup intéressé dans le projet de nouvelle traduction de la Bible qu'a mené Bayard. C'était une bonne idée de demander à des écrivains contemporains, bien sûr coachés par des exégètes éminents, de retraduire ces textes, et notamment l'Ecclésiaste, qui est l'un des plus grands textes, lui aussi, de la littérature mondiale. La traduction du Cantique que nous chantons, c'est celle d'Olivier Cadiot. C'est comme si on passait ces textes à la toile émeri, à l'acide. Soudain, on les relit. Alors qu'ils ont été pris dans des siècles de tradition … Ils ronronnaient. Par exemple, le Cantique, c'est un des « tubes » de la Bible. On en cite un bout dans les trois quarts des mariages. Soudain, quand on le relit dans la traduction de Cadiot, c'est comme si on ne l'avait jamais lu. C'est ce qui me plaît.
 
Pour vous, est-il possible d'avoir une vision laïque du sacré, d'un sacré au cœur de nos vies quotidiennes ?
 
Rodolphe Burger : Au mois de septembre dernier, on a joué le Cantique des Cantiques et le poème de Darwich dans la cathédrale de Reims. Soit l'un des hauts-lieux sacrés, chrétiens, catholiques. Ca a été assez extraordinaire comme expérience. Moi-même, je suis plutôt de culture calviniste. L'idée n'était pas de remettre le projet du côté du religieux. C'était vraiment de le jouer tel qu'on le joue. J'avoue que ça a été très impressionnant pour nous, pour le public aussi. C'est comme s'il y avait l'élévation du sacré, la sensation du sacré, mais sans l'arrière-plan religieux.   

Faouzi Skali, le directeur du Festival des Musiques Sacrées de Fès, définit le sacré en revenant à son étymologie, qui a également donné « sanctuaire ». Pour lui, le sacré est de façon générale un passage, une étape vers un changement de perception, un changement de compréhension. Cela pourrait également être une définition de l'art, non, cette sublimation de la perception du monde, au-delà de la simple technique ?
 
Rodolphe Burger : Absolument. D'ailleurs, c'est exactement à cet endroit que l'art et le sacré sont en relation. Très souvent, le rituel puise dans l'art. Dans la musique, évidemment, mais aussi dans la peinture, la sculpture, l'architecture, … Et cela dans toutes les traditions. Le geste même de mettre à part, de définir un lieu – un temple, par exemple – comme « à part », ce geste est déjà artistique. Je ne sais pas très bien ce que pourrait être un sacré sans art …
 
Et un art sans sacré ?
 
Rodolphe Burger : Un art sans sacré, c'est justement ce qu'on expérimente quand on joue dans une église, comme la cathédrale de Reims, dans un surcroit d'élévation qui n'a pas forcément, pour moi, un sens religieux.
 
Pouvez-vous nous présenter les musiciens avec lesquels vous jouerez à Fès ?
 
Rodolphe Burger : D'une part, on est un groupe de quatre musiciens. M'accompagnent Julien Perraudeau, qui joue des claviers, Yves Dormoy, qui, lui, assure toute la partie électronique et joue aussi de la clarinette et du saxophone, et Mehdi Haddab, qui est un merveilleux joueur de oud, avec qui j'ai pas mal travaillé depuis une dizaine d'années. Ca, c'est pour la partie strictement musicale.
 
J'ai également avec moi Ruth Rosenthal, qui est une chanteuse israélienne et allemande. Elle a les deux nationalités. Elle fait partie du groupe Winter Family. Elle dira l'hébreu dans le Cantique des Cantiques. Je tenais à ce qu'on puisse faire entendre cette langue.
 
Pour le poème de Darwich, j'ai fait appel à Rayess Bek, un jeune rappeur de Beyrouth, que j'avais rencontré à Marseille. C'était sur un projet tout autre : une création avec de jeunes musiciens de la scène indépendante de Beyrouth, projet qui doit d'ailleurs sortir bientôt et être joué à Marseille. On s'était très bien entendu avec Rayess Bek. Quand j'avais évoqué Darwich, j'avais vu que tout de suite qu'il y était très sensible. Je lui ai proposé de dire le poème en arabe, ce qui est très difficile pour lui. C'est un vrai défi parce qu'on sait à quel point l'arabe classique diffère de l'arabe parlé. Et puis, c'est Darwich … S'attaquer à Darwich, comme dirait Elias Sanbar, c'est vraiment s'attaquer à un monument. Dans un premier temps, il a décliné. Il m'a dit « Non, non, non, je suis trop jeune. Il faut trouver quelqu'un de plus expérimenté, quelqu'un de la génération de Darwich ». J'ai vraiment insisté. Je trouvais intéressant que ce soit quelqu'un  de jeune. Il a fait une chose magnifique : il est allé au Liban enregistrer son père, qui est de la génération de Darwich. Son père lui a dit le poème. Rayess Bek l'a appris par cœur, au souffle près. Elias Sanbar, qui a assisté plusieurs fois à la représentation, est tout à fait admiratif du travail qu'il a fait …
 
Au Festival « Les heures d'été » de Nantes, vous jouerez cette fois avec des musiciens ouzbeks. Comment est né ce projet ?
 
Rodolphe Burger : C'est un projet qui est déjà assez ancien. Le point de départ, c'est un projet qui s'appelle « Planetarium », que j'ai créé avec Yves Dormoy, qui participe aussi au Cantique Darwich. C'est un musicien avec qui je travaille depuis très très longtemps. Je l'ai rencontré à Strasbourg au début des années 80. On a créé un projet qui s'appelle « Planétarium » au Planétarium de la Cité des Sciences, à Paris. On est allé travailler sur ce projet en Ouzbékistan, il y a quelques années. On a sollicité une résidence au conservatoire de Taschkent, avec de jeunes musiciens ouzbeks. A travers Yves Dormoy, j'ai découvert la musique ouzbèke et on a développé une sorte de passion pour cette musique, ces instruments, la manière d'en jouer. On a joué à Taschkent et à Samarkande. C'était il y a huit ans à peu près. On a eu envie de les inviter en France. Ca a été formidable de leur rendre la pareille. On a fait une première tournée et, l'année dernière, une deuxième tournée. C'est un projet qui s'enrichit au fur et à mesure, qui se développe. On envisage de sortir un album et de faire une tournée en 2013. Ce sont des musiciens absolument extraordinaires. On est très content de pouvoir les faire venir pour une date à Nantes. Ce qui est très étonnant, c'est que ce n'est pas de la fusion du tout. On est quand même allé les voir avec un projet un peu déroutant, déconcertant : de l'électronique, de la guitare, du chant, quelque chose d'assez blues … Ils ont réussi à s'insérer là-dedans de manière absolument prodigieuse.
 
Qu'attendez-vous de Fès ?
 
Rodolphe Burger : Pour le coup, ce concert va être « à part ». Je ne connais pas Fès. Je connais assez bien le sud du Maroc. J'y suis allé beaucoup il y a quelques années. J'adore ce pays. Je suis très heureux de découvrir Fès, de participer à ce festival et de faire entendre le spectacle dans un contexte spécial. Je sais que le texte de Mahmoud Darwich va être compris. Il va même être mieux compris dans sa version originale que dans sa traduction. On sera dans la situation inverse de celle à laquelle on est habitué ici. Et ça, ça m'intéresse …     
 
Propos recueillis par François Mauger






Rodolphe Burger à La Petite Pierre pour un concert ouvert à tous les vents du monde et de la création, et un invité d'honneur: Erik Truffaz.

Rodolphe Burger, c'est un ovni rassembleur à lui tout seul, un univers musical qui n'a qu'une envie s'ouvrir et rencontrer. En groupe par le passé avec Kat Onoma ou en solo, il multiplie les rencontres et les collaborations, célèbre ou inconnue du grand public, de Françoise Hardy à Bashung, de Higelin à Jeanne Balibar, de James Blood Ulmer à Erik Marchand, de Pierre Alferi, Rachid Taha ou Olivier Cadiot. La personnalité de Rodolphe Burger ne saurait néanmoins se réduire à ces travaux divers. On reconnaît entre mille un accord de guitare signé Burger, une phrase chantée par Rodolphe ...

La rencontre avec Erik Truffaz renforce encore cette dynamique d'ouverture musicale à travers des projets discographiques (Valley Session) et les fantastiques « concerts dessinés » (avec les dessinateurs Dupuy et Berberian).

Dans ces échanges la trompette d'Erik Truffaz ne connaît pas de frontières.Tantôt avec une sourdine pour obtenir un son feutré à la Miles, à d'autres moments avec une pédale wah-wah ou
une distorsion pour sonner comme Hendrix ou encore avec des pistons à moitié descendus qui évoquent le son de la voix humaine mais aussi avec un delay, un écho, pour créer une atmosphère ample et onirique proche de la flûte indienne.

Erik Truffaz, lui aussi artiste des « rendez-vous » (John Hassel, Anouar Brahem, Richard Galliano, Michel Portal, Sly Johnson, Ibrahim Maalouf, Sophie Hunger …), a noté dans son agenda pour ce mois d'août : Rodolphe Burger / La Petite Pierre.

//www.tympansorcier.com/la-petite-pierre-jazz-2012/la-petite-pierre-jazz-2012-programme-pr%C3%A9sentation/rodolphe-burger-eric-truffaz/

 


17/10/2012
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