Alain YVER

Alain YVER

SALLY MANN

SALLY MAN








SALLY MAN GALLERY
http://www.art-forum.org/z_Mann/gallery.htm

QUELQUES PHOTOS ICI
http://www.slideshare.net/blindlibrarian/sally-man

ET LÀ
http://www.paperblog.fr/694541/sally-mann/

A conversation with photographer Sally Mann about her book "What Remains" and her early career as a writer.
http://images.google.fr/imgres?imgurl=http://www.charlierose.com/images_toplevel/content/1/172/segment_1722_460x345.jpg&imgrefurl=http://www.charlierose.com/view/content/1722&usg=__7HiEFix9WSeN3KzP6uEOfwLnnMQ=&h=345&w=460&sz=53&hl=fr&start=63&sig2=sO47PrmdxHLTzTDPyxfjLg&um=1&tbnid=rCikkJlNE2SDkM:&tbnh=96&tbnw=128&prev=/images%3Fq%3DSALLY%2BMAN%26ndsp%3D20%26hl%3Dfr%26client%3Dfirefox-a%26rls%3Dorg.mozilla:fr:official%26sa%3DN%26start%3D60%26um%3D1&ei=sJ_pSrj5Dtma-Abw5YTxCw

IMAGES ET VIDÉOS
http://www.photofloue.net/2009/02/10/sally-mann/

Le Mausolée de Sally Mann EXPO
http://transatlantica.revues.org/index4311.html





Sally Mann


Sally Mann (née en 1951 à Lexington en Virginie) est une photographe américaine. Elle a étudié la photographie à la Praestegaard Film School. Elle a reçu plusieurs prix prestigieux, dont le « Photographe de l'année » en 1995.

Ses œuvres et collections sont présentes dans de nombreux musées aux États-Unis et dans le monde : entre autres au musée d'art moderne de New York, au musée d'art moderne de San Francisco, au musée de l'université Harvard à Cambridge, au Tokyo Metropolitan Museum of Art... De nombreuses expositions lui sont régulièrement consacrées à travers le monde.

Elle photographie le plus souvent en noir et blanc en format 8x10. Elle travaille elle-même ses épreuves dans son laboratoire personnel. Elle réalise ses prises de vue surtout en extérieur, la plupart du temps dans sa grande propriété à Lexington, isolée dans les bois des collines Blue Ridge Mountains. Ses sujets de prédilection sont les membres de sa famille et ses amis proches, la nature qui l'entoure, les natures mortes et plus récemment les effets de la mort et de la décomposition.

Ses photographies jouent sur des contrastes profonds, conférant à des sujets de la vie quotidienne un caractère sensuel et mystérieux, parfois mystique.

Elle s'est fait connaître du grand public par son œuvre « At Twelve », une série de portraits de jeunes adolescentes entre l'enfance et l'âge adulte. Mais elle est surtout réputée pour son œuvre très controversée, « Immediate Family », où elle ré-invente la photographie de famille. Elle y montre son fils Emmet et ses deux filles Jessie et Virginia dans l'intimité de la vie de tous les jours où se mêlent l'innocence des jeux d'enfants, une sensualité troublante ainsi qu'une vertigineuse mise en abîme sur la mort, la violence et la vie.








Galerie Karsten Greve


La galerie Karsten Greve a présenté dans les derniers mois, à Paris et à Cologne, Faces, une exposition itinérante d’une série de portraits créés par Sally Mann entre 2000 et 2004. Si le verbe créer peut paraître, parfois, insolite dans le domaine photographique, il résulte, par contre, tout à fait pertinent dans le cas de cette artiste états-unienne qui réalise, depuis désormais plus de trente ans, des œuvres très personnelles, où non seulement les aspects les plus conceptuels, mais aussi les détails les plus pratiques, tels que les émulsions sur lesquelles l’image pose ou les tirages, sont le fruit de longues recherches et expérimentations.

par Veronica De Benedetti
    

    

Sally Mann semble entretenir avec la lumière un rapport très privilégié : elle interagit avec les formes, les nuances et la matière jusqu’à renforcer et, en même temps, faire oublier ce qui pouvait être, à l’origine, en face de l’objectif. Ce qui frappe énormément, à une première approche de l’exposition, ce sont les regards : des regards intenses, forts et présents qui, quand pas directs droit à la caméra, semblent tournés vers l’intérieur d’eux-mêmes, comme dans une profonde introspection. Si, avec Faces, l’artiste touche encore une fois aux thèmes de l’intimité, de la relation au temps et à la réalité, aucun élément contextuel ne nous est fourni : contrairement à Immediate Family, les interactions des sujets avec l’environnement qui les entoure et avec les autres ne sont pas explicitées. On n’entrevoit presque pas de cheveux, ni de cou, ni d’oreilles, les portraits sont comme des imagines clipeatae qui n’inscrivent que les yeux, le nez et la bouche : les figures de Jessie, Emmett, Virginia. Si, lors des portraits des années quatre-vingt et quatre-vingt-dix, Sally Mann s’était confrontée à des moments, des époques de la vie, des formes de représentation de ses fils et de leur quotidien dans un environnement presque hors temps, caractérisé par une nature exubérante et chargée de symboles, avec Faces l’artiste paraît beaucoup se rapprocher, tout en restant à une certaine distance, des visages de sa progéniture, en en explorant les traits, les détails, les ombres, les signes et les signaux dégagés, au point de créer des images presque radiographiques où affirmation, faiblesse, initiative, désespoir, abandon et inquiétude s’entrecroisent avec les imperfections, les blessures, les bosses, les brûlures et les taches du support photographique. Rien n’est absolument propre ou poli, dans Faces ; le procédé négatif au collodium humide confère une densité particulière à l’image et le long temps d’exposition semble capturer l’air, l’atmosphère, les impuretés, la lumière, les nuances du regard et de l’esprit. On n’avertit ni de complaisance ni de déformation esthétique, mais plutôt une force et une épaisseur immenses, une recherche en profondeur, jusqu'à rejoindre les abîmes de l’inconscient et de l’existence même.
 http://www.edit-revue.com/?Article=235


29/10/2009
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