Alain YVER

Alain YVER

SHURIK'N

SHURIK'N



http://fr.myspace.com/shurikniam

http://www.facebook.com/pages/ShurikN/23529029139

http://www.rap2france.com/biographie-shurik-n.php

http://www.2kmusic.com/fr/artiste/shurikn/forum

http://www.youtube.com/watch?v=4F042J3JqIg

http://www.booska-p.com/video-shurik-n-interview-tous-m-appellent-shu-part-2-v904.html

http://www.13or-du-hiphop.fr/le-blog/2012/04/24/shurikn-tous-mappellent-shu-je-ne-pars-pas-dans-loptique-degaler-ce-premier-album/

Un extrait du prochain album de Shurik'n
http://groupe-iam.blogspot.fr/2012/02/un-extrait-du-prochain-album-de-shurikn.html

http://rapadonf.fr/blog/2012/03/tous-m%E2%80%99appellent-shu-le-nouvel-album-shurik%E2%80%99n-arrive-pour-mars-2012/

L'album de Shurik'n, Tous m'appellent Shu, le 26 mars 2012
http://www.booska-p.com/new-l-album-de-shurik-n-tous-m-appellent-shu-le-26-mars-2012-n3077.html




Le deuxième album solo de Shurik'n ferait presque figure de Detox à la française.
Sans cesse annoncé, toujours repoussé.Cette fois, une date officielle est annoncée. Le nouvel album de Shurik'n, intitulé Tous m'appellent Shu, sera disponible le  mars 2012. Initialement, il avait été annoncé pour le mois de novembre 2011. Si l'on en croit le blog officiel du groupe IAM, ce retard est dû à un certain perfectionnisme : le souci de soigner le marketing, la programmation de la distribution et la réalisation d'un dernier gros featuring. Selon le rappeur marseillais, le disque serait déjà terminé et devrait comprendre quinze ou seize titres. Tous m'appellent Shu sortira donc quatorze ans après Où je vis, premier album solo de Shurik'n, considéré comme un classique du rap français. En 2011, pour faire patienter son public, il avait sorti La mixtape avant l'album, en collaboration avec DJ Daz. Retrouvez toute l'actualité du rap français en temps réel sur le Twitter Booska-p et le facebook Booska-p. Regardez Shurik'n en studio, en train de travailler sur son nouvel album :





Shurik'n - Tous m'appellent Shu
Publié par Djiefté
 
" Il sera forcément différent d'Où Je Vis mais le MC est le même. Ça dépendra de l'ouverture d'esprit des gens. Mais il m'est impossible de partir dans l'optique de dire que je vais faire un meilleur album." Shurik'n
Si Akhenaton sort des albums, des projets régulièrement, on ne peut pas dire de même de Shurik'n. Effectivement le rappeur n'a sorti qu'un seul projet solo durant toute sa carrière. Il faut dire qu'il n'a jamais envisagé d'en construire une en solo. C'est ainsi il y a quelques années de ça, lors d'une tournée, que le membre du groupe Iam eut l'idée de franchir une nouvelle étape dans son parcours en solitaire. Cette intention se manifeste peu à peu et se balade d'oreille à oreille sans qu'aucun détail ne soit dévoilé. Mais cette sortie se fait attendre, tellement attendre qu'elle finit par disparaitre des mémoires de beaucoup d'aficionados. D'ailleurs il ne sera pas le seul à se faire de plus en plus petit. Même ses camarades se font rares. Le départ inattendu de Freeman fera un peu parler d'eux mais sans plus. C'est ainsi que par la suite, comme un poids enlevé,  un torrent de nouvelles officielles arriveront en masse. L'annonce du nouvel album d'Iam, la paire Akhenaton et Faf Larage pour un projet commun et enfin Shurik'n prêt à l'élaboration de ce second opus. Le public va alors se réveiller et le classique « Où je vis » resté dans annales refait surface dans les discussions qui lui sont liées. Mais quatorze ans après, Shurik'n a-t-il toujours cette même énergie qu'avant ? Surtout lorsqu'on sait que le dernier album d'Iam envisageait un futur pas très positif sur leur efficacité à produire des sons remarquables.
L'oncle Shu se présente ainsi avec une motivation grandissante. Elle se lit sur les publications effectuées par le rappeur. Tout d'abord un enregistrement à News York où ses teasers nous amènent à croire qu'un invité spécial fera la surprise de « Tous m'appellent Shu ». Mais au final, rien. A part peut être Saams de Coloquinte qui lui reste une énigme sur sa présence sur le skeud, vu qu'il n'apporte rien de valorisant sur le titre « Fugitif 2 ». Mais certains grandes gueules diront vaut mieux cela que d'avoir une demi portion comme invité de marque. Première déception donc. On peut également faire allusion au premier extrait « MC », que Mr Geoffroy Mussard offre à son public. L'accueil de ce morceau est assez froid. Un instrumental très en dessous de ce que l'on pouvait attendre de sa part et un texte désolant : « Je peux comme même dire que quand je l'ouvre, y en a  beaucoup ça fait pas rire ».  Deuxième déception donc. Ensuite vient la pochette de l'album. Là encore trop s'imaginaient une couverture prestigieuse. On est loin du compte, juste une image qui soit disant représente l'art du graphisme. De nos jours même un amateur du logiciel paint ferait sûrement mieux. Tout cela peut rendre certains nostalgique lorsqu'on repense à celle des albums « L'école du micro d'argent », « Où je vis » ou encore « Ombre est lumière ». Troisième déception donc. Ces enchainements de non-satisfactions gêneront la plupart afin d'écouter avec parcimonie cet album en se demandant si son contenu au fond serait aussi décevant. Effectivement bien des auditeurs attendent énormément de la part de Shurik'n, peut être trop ?
Pour cet album Shurik'n se veut moins sombre que le précédent en rappant sur des sonorités moins larmoyantes en nombre. Toutefois certains titres sont très engagés à l'image de l'excellent « Comme vous », traitant du racisme qui de nos jours semble encore plus d'actualité. Le tout sur un sample de Naruto « Loneliness » légèrement modifié. De plus ce titre est sans doute le meilleur de l'album, un duo avec son compère Akhenaton qui donne enfin envie de réécouter du Iam depuis leur saison 5. Il est vrai que depuis quelque temps la collaboration Akh/Shu semblait un peu se perdre dans la masse de ce qui se fait aujourd'hui. Et comme pour marquer le coup, les deux amis enchaînent avec une deuxième couche, « Le sud » qui est également un titre à retenir absolument. Avec « Dans le ciel », Shurik'n montre que sa verve d'antan est toujours présente. Un flow bien maitrisé sur un beat impeccablement construit à partir d'une mélodie entrainante. Voilà trois raisons donc pour effacer les traces de ces déceptions d'avant. Néanmoins, en exagérant les choses, il donne l'impression qu'il ne sait pas rapper sur le morceau « Tous m'appellent Shu ». En tout cas sa façon d'utiliser des phrasés saccadés et insipides ne plaira pas forcément à tout le monde. Tout cela est donc paradoxal. Avec cet album l'oncle Shu met en avant une nouvelle passion : les refrains chantés. Après s'être laissé aller en tant que crooner sur « Au Quartier », où tout le monde se demandait s'il n'y avait pas de la mythomanie dans l'air, il récidive cette fois-ci sur son propre album. Contrairement à l'époque, ici le rendu est moins bluffant. Cela pourrait même déstabiliser l'écoute, comme pour le morceau « Faut que je m'échappe » où l'instru est irréprochable. Au final après plusieurs écoutes ce titre restera l'un des morceaux incontournables de l'opus pour beaucoup. Ce qui est également dommage avec certains morceaux, c'est ce manque de travail. Comme exemple « Une flamme dans le soir » et « Tranche de vie » où malgré une composition convenable, il manque ce petit truc en plus qui fait qu'on restera l'oreille scotchée sur le son à chaque écoute. En définitif, la lassitude fait son apparition. Cela peut se comprendre par le coté minimaliste que le rappeur souhaite toujours garder dans ses productions.
Il est évident qu'après avoir fait tourner quelque peu le disque, beaucoup auront un sentiment de désillusion. Pourtant cet album renferme des musiques qui pourraient rester mémorables avec le temps. On se laisse même surprendre à aimer de plus en plus certains sons au fil des écoutes. Quelques uns diront qu'il aurait dû créer une ligne directrice afin de structurer avec plus d'efficacité ce deuxième album. Chose qui le caractérisait en partie à l'époque de l'âge d'or du rap français : le délire du Samouraï et autres parties de cow boy avec ses copains d'école du micro d'argent. Mais avec l'âge le rappeur n'a peut être plus la tête aux enfantillages. « Tous m'appellent Shu » est un album à découvrir petit à petit sur la durée. Certes il est loin le temps de « Où je vis » où le rappeur faisait l'unanimité. Cependant cet album est loin d'être mauvais comme certains osent le dire.
Les cinq meilleurs titres pour ma part : Comme vous, Dans le ciel, Le sud, Bombe le torse, Faut que je m'échappe
http://rapfrancais.2kmusic.com/article/shurik-n-tous-m-appellent-shu-chronique/4682







CHRONIQUES ALBUMS
Slider — 30 avril 2012
Dois-je vraiment préciser qui est Shurik'n avant de commencer cette chronique? Je ne pense pas, sinon quelle tragédie…Plus de 20 ans d'exercices dans le game et pas de reconnaissance ne serait-ce que nominative?…Malheur!!! Pourtant au vue du peu de bruit qu'a fait la sortie de « Tous m'appellent Shu » le nouvel album solo de Shurik'n, il n'est pas anodin de se poser des questions?
Nous sommes en 2012 soit plus de 20 ans après la sortie de son premier projet, l'un des piliers du rap en France sort un album et celui-ci sort dans l'indifférence quasi générale. Qu'en est-il? l'album a t-il mal été marketé? Shurik'n est-il moins intéressant ou moins dans le coup? Ce qui donnerait raison à Booba lorsqu'il avance que « NTM, Solaar, IAM c'est de l'antiquité ». Au lieu de juger l'accueil de l'album, jugeons plutôt la qualité et le contenu du nouvel album de Shurik'n.
Dans ce nouveau projet Shurik'n arrive avec ce qu'il fait de mieux: rapper. « Tous m'appellent Shu » c'est 15 morceaux qui sentent le hip hop et qui prouvent que Shurik'n n'a toujours pas perdu la main, la plume et le flow. Ok, très bien mais c'est aussi le problème du projet, je m'explique Shurik'n a fait ce qu'il sait faire, sans forcément prendre de risque ou apporter quelque chose de neuf.
Les textes sont bons, les instrus sont un peu désuets et les invités sont ceux que l'on retrouve régulièrement à ses côtés. Que ce soit Akhenaton qui partage le blason d'IAM avec lui, le chanteur Said ou encore Samm que je connais moins bien mais qui n'en est pas à son coup d'essai quand on parle de feat avec Shurik'n. Tout est correct dans ce projet mais justement c'est un peu trop correct.
Dans cet album, il n'y a pas un morceau ouf dans lequel le rappeur a fait monter la pression. Il n'y a pas une instru au dessus d'une autre, qui vous ferait péter les plombs juste aux premières notes. D'ailleurs si on écoute les instrus sans la voix de Shurik'n, il n'y a vraiment rien de fameux dans cet album. De bons morceaux comme « Une flamme dans le noir » ou « Bombe le torse » par exemple mais à part être bon je n'y ai pas trouvé mon compte. On sent bien que Shu (ou papa dois-je dire?) a fourni du travail mais pas assez pour rassembler les fans d'IAM, les fans de Shurik'n et les néophytes.
Shurik'n a fait la musique qu'il aime faire, sans essayer de plaire à une cible particulière. C'est surement pour ça que son projet sonne « à la Shurik'n » (avec comme un air de vintage) mais comme aucun autre et encore moins comme ce qui se fait actuellement. Cela explique surement que seuls les aficionados de la musique de Geoffroy Mussard aka Shurik'n ont été attiré par ce projet (d'ailleurs si vous l'êtes, avez vous apprécié l'album?). Je dis ça car les réseaux sociaux c'est un peu le baromètre de l'engouement crée par un album et là, il y a eu très peu de bouche à oreille.
Dans l'ensemble « Tous m'appellent Shu » est un album moyen, rien de bien original à se mettre sous la dent. Un album rap de plus dans la carrière de Shurik'n, un album rap de plus, sorti en 2012 et une chronique de plus sur Baskets Blanches, UNE!!!. J'attends le prochain IAM qui sera peut être plus « funky ». J'avoue être un peu déçu et je comprends pourquoi l'album n'a pas fait le bruit escompté.
http://basketsblanches.com/tous-mappellent-shu-shurikn/







Une légende du rap français
Avec IAM, Shurik'n a repoussé les limites de la langue, imposant dès le début des années 90 un style à la fois complexe et direct. Il est de ceux qui ont posé Marseille sur la carte de France rapologique. Douze ans après son premier projet solo, Shurik'n revient avec un nouvel album "Tous m'appellent Shu". 
Sans jeunisme ni démagogie il prouve encore une fois qu'il est assurément l'un des plus grands créateurs du rap français.
Dans le cadre de la 4e édition du festival World of Words organisé par l'association La Ruche.
Organisé par : Direction de l'Action Culturelle - Argenteuil
http://www.combo95.org/concerts/shurik-n-05-10-2012_1358/







En 1998, il y a seulement un an que le séisme L'Ecole Du Micro d'Argent a ébranlé le petit monde de la musique francophone. IAM règne en maître sur le rap français, rejoignant définitivement NTM chez les précurseurs intouchables alors que la scène est encore, à cette époque, en plein essor.
Un an plus tard, la première et, à cette heure, unique escapade de Shurik'n (un des MC's d'IAM donc) en solitaire sort dans les bacs. Shurik'n alias Geoffroy Mussard de son vrai nom, présent depuis les tous débuts des aventures du collectif marseillais, va sortir un de ces albums symbole de toute une époque. Depuis, plus rien or de son collectif d'origine hormis un concept album intitulé La Garde avec son frère Faf La Rage et quelques featurings. Le sieur d'origine malgache, prenant son temps, a cependant officialisé la préparation d'un second album, Le Retour du Samurai, un temps prévu pour 2009 mais à l'heure actuelle toujours attendu.

Où Je Vis ( 1998 )

Où Je Vis, c'est la bande son d'un rêve désabusé. L'espoir semble s'être envolé des tranches de vie à l'ombre des tours de Marseille dont Shurik'n nous rapporte ici quelques bribes. Ce monde décalé malgré lui est le sien. Là-bas pauvreté, passion, détresse, débrouillardise et inégalités côtoient drames, ennui, mauvais choix et quelques trop rares belles histoires. Franc et touchant, le MC égraine les mots de son flow grave et posé, reconnaissable entre mille. Shurik'n dit plus qu'il ne dénonce, constate le désespoir criant d'une poignée de situations de tous les jours, vues de l'autre coté de la chance. Pas de misérabilisme ou de virulence nourrie de rancœur ici, peu de jugements aussi. Juste beaucoup de noirceur et de tristesse. Et pas mal de résignation.
Aujourd'hui encore, et bien que simples, les textes et instrus de Où Je Vis restent d'une rare intelligence. L'humilité et la classe sont probablement les atouts principaux de cet album, reflet de ce qu'est Shurik'n. Résultat d'années d'écriture au sein d'IAM comme en solitaire, ce son, ce style, lui sont propres. Comme le mélange des situations issues du quotidien du jeune Geoffroy Mussard et l'expérience du sage Shurik'n. Entre nostalgie non feinte et regard éclairé sur le chemin parcouru, il cultive son paradoxe, attaché à ce que l'on ne pourrait aimer.
Unanimement reconnu comme un disque de qualité, Où Je Vis n'est pas une annexe de L'Ecole Du Micro d'Argent,  mais restera peut être trop souvent considéré comme « l'album du mec d'IAM ». On y retrouve certes les références aux arts martiaux (son autre passion) qui ont fait une partie du succès du groupe sur des titres comme Oncle shu ou encore Samurai mais le MC marseillais trace ici clairement son propre chemin sans renier des liens de parenté évidents. Après tout, IAM c'est aussi un peu de lui…
Précédé par Akhenaton dans l'exercice en solo puis suivi par Freeman (tous deux présents sur l'album), Shurik'n est probablement celui des trois qui s'en sortira le mieux, indépendamment du double disque d'or que son album lui vaudra. Intemporel, sombre et touchant, Où Je Vis est plus qu'un bon album de rap français. Dérangeant sans heurter, chaleureux mais d'un réalisme froid : c'est un cri du coeur éclairé et désenchanté qui aujourd'hui encore nous interpelle.
Craipo







Shurik'n : l'interview « Tous m'appellent Shu »
Publié par Le Bon Son le 04/11/2012

14 ans se sont écoulés depuis « Où je vis », classique s'il en est, sorti peu de temps après « l'École du Micro d'Argent » et ses un million et demi de ventes. Il faut dire que l'attente était grande et que Jo est un grand perfectionniste. Entre les deux opus on a quand même eu droit à deux albums d'IAM, un album avec Faf La Rage, des tournées aux quatre coins de la planète, et des connexions soigneusement choisies. C'est en indépendant que Shurik'n effectuera son grand retour le 23 avril avec « Tous m'appellent Shu ». Le Bon Son a voulu en savoir un peu plus sur ce nouvel album. Rencontre avec Shurik'n.

Le Bon Son : Dans quel état d'esprit te trouves-tu, à quelques semaines de sortie de l'album ?
J'ai plus de vie mais le bébé approche, et en indé c'est le prix à payer.
Ressens-tu un peu de pression, 14 ans après « Où je vis » ? Es-tu conscient de l'attente ?
Je la ressens « oui » car c'est un nouvel album qui arrive, mais ce n'est pas dû aux 14 ans d'écart avec le premier. Oui j'en étais même conscient avant, car je me suis rendu compte tardivement de l'impact de « Où je vis ».
L'album a été repoussé a plusieurs reprises, pour quelles raisons?
La première pour des raisons de décisions de sortie, ensuite pour une question de clearance de samples.
Parle-nous un peu des featurings de l'album, de « Fugitif 2″ avec Samm…
Pour les featurings, j'ai gardé le côté très familial de « Où je vis », mais par contre j'ai diversifié au niveau des producteurs. Quand à Samm, nous nous connaissons depuis la rencontre IAM-Coloquinte. Je le trouve bon, il a une bonne plume, c'est un mec bien et nous nous comprenons, nous parlons le même Hip Hop. C'est la raison pour laquelle il a, avec son associé, enregistré, mixé et masterisé l'album.
As-tu utilisé la technique d'IAM : réaliser 50 titres et en dégager les 3 quarts ?
Oui mais plutôt avec une trentaine.
Qui va-t-on retrouver à la prod ? Poses-tu toi-même quelques prods sur cet album ?
Oui j'ai produit quelques titres mais je voulais des couleurs différentes que j'ai trouvé chez d'autres producteurs très talentueux dont GR&F, Sensay, N'jaga et d'autres.
Ton album sort au lendemain du 1er tour des élections présidentielles, c'était calculé ?
Non pas du tout, c'est quelque chose dont je n'ai pas tenu compte.

Après « Tous m'appellent Shu », vas-tu sortir un autre extrait, avant la sortie de l'album ? Un clip ?
Oui, il est prévu, donc j'espère car en indé tout est plus compliqué. En tout cas 2 clips sont en préparation.
On connaît ton goût pour la scène, y'a-t-il une tournée de prévue pour l'album?
Oui les dates sont déjà annoncées je commencerai par Lyon et Valence.
Le prochain IAM, c'est pour quand ? Le projet avec Ennio Morricone ?
Au jour d'aujourd'hui, il m'est très difficile de te répondre car bien qu'ayant eu la validation du Maestro, nous rencontrons de nouveau des problèmes de samples. Ce qui peut générer quelques décalages.
Qu'est ce qui explique la longévité d'IAM ? Comment continuez-vous à trouver l'envie de continuer a sortir des projets ensemble ?
Le fait que nous soyons d'abord une bande d'amis explique peut être cette longévité, ainsi qu'une vision commune de notre art. La passion commune, l'envie de faire des bons morceaux comme au premier jour. Et je pense aussi que 5 cerveaux motivés fournissent plus d'idées qu'un seul.
Tu bosses sur un projet avec Saïd ?
Oui nous avons commencé à travailler sur son deuxième album et nous sommes d'ailleurs bien avancés. Mais pour l'instant, les différents projets dans lesquels il est impliqué font que ça prendra un peu plus de temps que prévu.
Quel est ton regard sur le rap français en 2012 ? Trouves-tu comme certains qu'on note un retour aux valeurs de l'âge d'or du hip hop?
Non je dirais que l'on repasse à une médiatisation d'un rap proposant un discours différent auquel les gens s'identifient plus. Je pense qu'il fallait rétablir un équilibre pour que tout le monde y trouve son compte, car il ne faut pas oublier que notre culture compte aujourd'hui plusieurs générations.
Le mot de la fin:
Comme toujours « PEACE »!
« Tous m'appellent Shu » : sortie le 23 avril

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http://lebonson.org/2012/04/11/shurikn-linterview-tous-mappellent-shu/







Interview de Shurik'n,
nouvel album le 23 avril

A partir du Lundi 23 mars 2012 Liens: MySpace de Shurik'n

Shurik'n est actuellement en tournée dans toute la France.

A l'occasion de la sortie de son nouvel album, Tous m'appellent Shu, le rappeur Geoffroy Mussard alias Shurik'n du groupe légendaire IAM (a accordé une interview à Toutelaculture.com. Spotlight sur ses nouvelles compositions, de ses projets présents et futurs ainsi que de sa vision du rap. Une superstar du hip-hop marseillais loin des débordements de personnalité qui frappent ses collègues d'aujourd'hui.
Toutelaculture.com : Bonjour Jo ! Tu as nommé ton album « Tous m'appellent Shu », un diminutif de ton pseudo habituel, qui fait moins jeune shinobi que vieux sage expérimenté. Est-ce un message exprimant de la maturité, et comment es-tu passé de Shurik'n Chang-Ti à juste « Shu » ?
Shurik'n : C'est d'abord un retour à plus de simplicité. Chacun de mes surnoms correspond à une période, mais comme je le dis dans la chanson-titre, le surnom qui me va aujourd'hui de la part des rappeurs, c'est « papa ». Oui, l'angle d'attaque de cet album est plus mature, car j'ai acquis un certain recul, un regard expérimenté, et j'ai gardé mes influences asiatiques, mais elles restent en toile de fond. Je ne me prends pas pour un vieux sage, tout d'abord parce que je reste hyperactif, et que je reste un MC (comme , rien de plus. J'ai pris conscience de l'héritage que je dois laisser, dans mes productions, mes paroles, mes beats et mon image, sans prendre la grosse tête.
Toutelaculture.com : Le prochain album d'IAM, « IAM Morricone », sortira en 2013. Ce nom annonce-t-il des chansons inspirées des western spaghetti ?
Shurik'n : Bien sûr ! Nous voulons enregistrer une partie de cet album à Rome, rencontrer Ennio Morricone et collaborer avec lui. Cependant l'album sera diversifié et il n'y aura pas que de la musique de western dessus.
Toutelaculture.com : Tu n'avais pas sorti d'album solo depuis « Où je vis », il y a quatorze ans. Cet album a presque coïncidé avec les dernières retombées de « L'École du Micro d'Argent », l'album le plus populaire d'IAM. Ta carrière solo a-t-elle décollé grâce à cette période faste d'IAM ? Pourquoi tant de décalage temporel entre tes deux albums ?
Shurik'n : Oui, l'envie de faire mes propres morceaux est née après « L'École du Micro d'Argent », mais je crois que c'était un hasard. Je voulais me fixer ce challenge à court terme, me prouver que j'étais capable d'enregistrer un bon album. J'ai pris mon temps pour mettre les étapes en place et faire en sorte que ce projet me ressemble, et je ne cherchais pas à lancer une quelconque carrière solo. C'est par impulsions que je me suis exprimé sur cet album et j'étais content du résultat final.
C'est aussi comme ça que « Tous m'appellent Shu » est né : la production a pris trois ans, parce que je continuais sur d'autres projets en même temps, et je ne cherche toujours pas à prospérer en solo.
Toutelaculture.com : Parlons de tes collaborations récentes : tu étais présent dans le clip « Skyzofrench Rap 2″ du rappeur, imitateur et beatboxer Eklips, où tu dansais avec Akhénaton pendant qu'il imitait votre flow, vos textes et votre voix avec un talent démentiel. Est-ce que tu as pris du plaisir à être imité par un tel admirateur ?
Shurik'n : Complètement, il a beaucoup de talent ! Imiter toutes ces voix, et en particulier la mienne qui est profonde et grave (je suis un baryton-basse), c'est impressionnant. Il est aussi très sympathique et son apport au hip-hop dans le registre du comique et de l'imitation est essentiel, je pense que toutes les cultures en ont besoin.
Toutelaculture.com : Quid du projet Nord Sud auquel tu participes avec Médine ? Et as-tu un bon souvenir de l'expérience Diversidad à laquelle tu as participé en 2008 ? Souhaiterais-tu rempiler pour la prochaine édition ?
Shurik'n : Nord Sud me semble être un projet très large avec beaucoup d'artistes impliqués, et j'imagine que ça va prendre du temps. Personnellement j'ai enregistré une chanson en une journée avec Médine, et ça m'a beaucoup plu, mais je n'ai pas plus d'informations. Pour ce qui est de Diversidad, ce serait avec un grand plaisir. J'ai vraiment apprécié la démarche de ce groupe qui vise au rassemblement et au syncrétisme des différents pays et des différents aspects de la culture hip-hop.
Toutelaculture.com : A propos de hip-hop, quels sont tes morceaux et albums préférés dans le rap français, et que penses-tu de ce qu'est devenue la chanson fran16-mesures ?
Shurik'n : Pas mal le jeu de mot ! Moi ce que je considèrerai toujours comme du bon rap en France, c'est « Hardcore » de Kery James, « L'impertinent » de Fabe de la Scred Connexion, et bien d'autres. Je regrette profondément la surmédiatisation du rap aujourd'hui, qui s'éloigne de ses valeurs initiales.
Toutelaculture.com : Tu veux dire par là que les Booba et autres, en cédant à la facilité et en ne parlant que de fêtes et d'argent, produisent un rap privé de hip-hop ?
Shurik'n : C'est bien dit ! Oui, on croyait avoir brisé à l'époque ce carcan d'idées autour des rappeurs, et aujourd'hui nombre d'entre eux, aux États-Unis ou en France,  les font revenir au galop. Les préoccupations et le discours des rappeurs ont changé. Tout n'est plus qu'egotrip.
Toutelaculture.com : Toujours sur l'actualité, quels morceaux de ton album suggèrerais-tu aux lecteurs de Toutelaculture.com en cette période d'élections ? Où doit-on chercher de quoi réfléchir sur notre société ?
Shurik'n : Tout n'est pas dans mon album, bien sûr. Mais j'ai particulièrement mis de ma façon de penser dans « Comme vous » et « La même chose », donc c'est en grande partie avec ces textes que je souhaite parler aux gens. Et je ne promets aucun changement, car ni les gens ni les discours politiques n'ont changé depuis mon époque.
(Interview réalisée le 19 avril 2012. De meilleures photos remplaceront bientôt celle qui est affichée)
http://toutelaculture.com/2012/04/interview-de-shurikn-iam-nouvel-album-le-23-avril/






La biographie de Shurik'n

Shurik'n a commencé à rapper en 1986. En 1988, il forme avec Kheops le groupe des B Boys Stance.
En 1989, ils enregistrent sur un magnétophone "quatre pistes", la cassette "Concept". Malgré un tirage limité, l'écho est plus que satisfaisant : le rap du sud prend forme et remonte jusqu'à Paris. En juin 90, ils signent avec "Labelle noir", le label qui sert de "tête chercheuse" à la maison de disques Virgin.
En 1990, le groupe IAM est formé. Il est composé de Chill (Philippe Fragione ou Akhenaton), Khéops (Eric Mazel), Shurik'n (Geoffroy Mussard), Imothep (Pascal Perez), Freeman (Malek Brahimi) et Kephren (François Mendy).

Outre les nouveaux arrivants, le groupe se construit autour de références égyptiennes et extrême-orientales, traces de lectures croisées des albums de bandes dessinées d'Alix et des ouvrages de Cheikh Anta Diop, l'historien anthropologue linguiste sénégalais.

En 1991, sort leur premier album "De la planète Mars". Ils en vendent environ 100.000 exemplaires. Trois simples en seront extraits "Red black & green", "Tam Tam de l'Afrique" et "Planète Mars". Cet album s'impose comme une des plus grandes réussites de la scène rap française encore très jeune à cette époque. Les origines du groupe confèrent à leur rap une spécificité qui en cassant le cliché marseillais "Fernandel-pétanque-pastis", donnent d'autant plus de force et d'intérêt à cet album engendré loin de Paris.

Shurik'n, de son vrai nom Geoffroy Mussard, (11 mars 1966 à Miramas – ), est un rappeur français d'origine malgache et réunionnaise. Il est membre du groupe de rap IAM, fondé en 1989.
Adepte de la spiritualité taoïste, fin connaisseur des cultures asiatiques, Geoffroy Mussard pratique un grand nombre d'arts martiaux notamment le kung-fu et l'aïkido. Il établit un parallèle entre ses deux passions, arts martiaux et rap, estimant que toutes deux permettent de suivre des lignes de conduite bénéfiques et développent l'esprit ; pour lui, le rap est une forme d'art martial. Il a exercé le métier de chaudronnier.
Carrière
Shurik'n a commencé le rap en 1986 avant de participer à la fondation du groupe IAM, en 1989. Il réalise avec succès son premier album solo intitulé Où je vis en 1998, double disque d'or1 ; un album très sombre évoquant la misère, la manipulation médiatique, la jeunesse perdue, en dépit du morceau Oncle Shu qui fait la part belle au vocabulaire asiatique, notamment relatif aux samouraïs. Shurik'n a produit et réalisé l'ensemble des morceaux de cet album.
Shurik'n est le frère du rappeur Faf Larage, avec lequel il sort l'album La Garde en 2000. Il participe aux albums d'IAM : Ombre est lumière (1993), L'École du micro d'argent (1997), Revoir un printemps (2003) et Saison 5 (2007). Il a également réalisé l'album de Saïd, artiste soul du label 361 Records, dirigé par Akhenaton.
Dans une interview donnée à Cosca TV en septembre 2009, Shurik'n annonce avoir déjà composé 14 titres en vue de son prochain album, incluant notamment deux featurings avec Saïd et Akhenaton2.
En 2011 Dj Daz sort en libre téléchargement « la mixtape avant l'album ». Son deuxième album, intitulé Tous m'appellent Shu, est sorti le 23 Avril 2012.

Discographie
Albums solo

1998 : Où je vis

2010 : Daz Tape

2012 : Tous m'appellent Shu
Albums avec IAM

1989 : IAM Concept

1991 : ... de la planète Mars

1993 : Ombre est lumière

1997 : L'École du micro d'argent

2003 : Revoir un printemps

2007 : IAM Official Mixtape

2007 : Saison 5

http://fr.wikipedia.org/wiki/Shurik%27n







Shurik'n : «Aujourd'hui le rap oublie d'où il vient »
Tous m'appellent Shu, Shurik'n, Iam
Par Assma Maad le 23/04/2012

RENCONTRE - Le rappeur délaisse son groupe IAM le temps d'un second album solo très attendu, intitulé Tous m'appellent Shu.

Impossible de parler du rappeur Shurik'n sans évoquer le groupe IAM avec lequel Geoffroy Mussard (de son vrai nom), continue à arpenter les scènes du monde entier depuis 25 ans.
Mais c'est en solo qu'il se présente aujourd'hui avec la sortie de son deuxième album Tous m'appellent Shu, qui fait suite à un premier opus Où je vis paru en 1998 et vendu à plus de 200.000 exemplaires. Une pression d'autant plus grande que ce premier disque, porté par des titres comme Samourai ou La lettre, est devenu un classique.
Samouraï de Shurik'n (1998):

«Je me suis rendu compte tardivement de l'impact de l'album, car étant directement reparti en tournée avec IAM, je ne me suis pas arrêté pour prendre du recul. C'est sur la route, lorsque des gamins viennent te saluer pour un disque qu'ils écoutent encore aujourd'hui, que tu réalises que tu as marqué les esprits» explique Shurik'n.

Premier album solo Où je vis (1998)

Quatorze années se sont écoulées depuis, une longue gestation, mais involontaire puisque IAM continue régulièrement à donner des concerts aux 4 coins de la planète. Pour son premier album le rappeur avait décidé de se lancer dans l'aventure solo de manière ferme et décidée. Mais l'idée du deuxième a germé sur la route et sur scène pour enfin s'imposer dans l'esprit de Shurik'n qui n'a ressenti aucune pression, juste «l'envie de prouver que j'étais capable de faire mon propre album. Et contrairement à beaucoup aujourd'hui, je ne fais pas de rap pour faire du rap.»
Un constat cinglant déplorant un manque de culture hip-hop chez les jeunes rappeurs: «Aujourd'hui la plupart n'ont pas l'impression d'appartenir à une culture hip-hop comme nous le faisons depuis toujours avec IAM. Beaucoup oublient d'où vient vraiment le rap heureusement quelques-uns ont encore cette idée là» explique t-il. Parmi ses coups de cœur actuels il cite volontiers des personnalités comme Youssoupha ou Kery James, figures confirmées et respectées dans le milieu du rap français.
Mais à travers ce discours il tient surtout à rappeler qu'aujourd'hui le rap n'est pas fini en France, et qu'il serait faux de dénoncer un manque d'inspiration: «C'est vrai il y'a un mouvement qui vise à dire que le rap était meilleur avant, mais il était simplement très différent. Le rap français s'est toujours inspiré des Etats-Unis. Le clivage est/ouest s'est brisé, les rappeurs puisent leur inspiration partout et la nouvelle génération a suivi le mouvement.»

Second album solo Tous m'appellent Shu (2012)
Quinze chansons figurent sur Tous m'appellent Shu que le rappeur qualifie de beaucoup plus «abouti» et plus «uniforme» que le précédent. Le disque très varié alterne avec cohérence des morceaux très sombres et revendicatifs (Mon fils, Vivre) et des titres plus légers qui s'inscrivent dans l'esprit d'IAM (Ici). Les inconditionnels comme les novices retrouveront la qualité des textes et des instrus qui ont fait la marque de fabrique de Shurik'n, qui pour le bonheur de ses fans, a invité son acolyte de toujours, Akhenaton, à poser son flow sur 2 chansons (Comme Vous, Le Sud).

Tous m'appellent Shu , premier extrait du nouvel album (2012):

En pleine préparation d'une tournée qui le verra pour la première fois jouer ses morceaux solos sur scène, Shurik'n refuse de dessiner son plan de carrière. Âgé de 46 ans, il ne s'imagine pas raccrocher le micro et déplore même certaines idées reçues: «Avec IAM la question d'arrêter ne se pose pas. On ne demande pas aux Rolling Stones ou David Bowie s'ils comptent raccrocher un jour. Mais dans le rap cela semble impossible car on pense à une musique jeune consommable rapidement. Mais sur scène c'est le physique qui parle et s'il lâche, la composition, c'est ce qui m'attendra.»
L'album Tous m'appellent Shu est dans les bacs dès le lundi 23 avril.
En attendant de nouvelles dates à la rentrée prochaine, Shurik'n sera en concert à Nice le 11 juin et à Bordeaux le 3 juillet.
http://www.lefigaro.fr/musique/2012/04/23/03006-20120423ARTFIG00656-shurik-n-aujourd-hui-le-rap-oublie-d-o-il-vient.php







Shurik'n, toujours dans la course
Nouvel album, Tous m'appellent Shu
26/04/2012 -

Douze ans depuis son premier album solo, c'est ce qu'on appelle savoir se faire attendre. Pourtant, difficile de dire que le Marseillais Shurik'n, est resté inactif depuis Où je vis, l'album qui marquait son émancipation discographique. En effet, le MC d'IAM n'a pas cessé de rapper, que ce soit aux côtés de son ami de toujours Akhenaton ou avec son frère Faf Larage, partenaire du duo La Garde. Aujourd'hui, il propose un nouvel opus, Tous m'appellent Shu.

Tous M'Appellent Shu, c'est donc le disque de Geoffroy Mussard, alias Shurik'n, un soldat du hip hop, sur le sentier de la guerre sainte du rap depuis plus de deux décennies. "C'est un album qui me ressemble, je n'avais pas la prétention de faire autre chose. Ma vie avait changé, je suis devenu père. Et je savais qu'il y aurait des sujets qui passeraient largement au-dessus de la tête de certains auditeurs. Mais ça fait partie de la vie. Le rap a l'âge qu'il a. Si on cherche des contradictions, on en trouvera. C'est l'album de quelqu'un concerné par les problèmes de sa génération, même si ça m'éloigne de certains auditoires. Cela poserait un  problème si je ne voulais m'adresser qu'à des jeunes de 18 ou 20 ans. S'ils viennent, c'est un compliment, mais pas le contraire", explique Shu.
Tous m'appellent Shu
Shurik'n
Tous m'appelent Shu
(Musicast)
2012

Ecouter
Les quinze morceaux de cet album ne sont effectivement pas atteints de jeunisme ni de démagogie, même si certains auront peut-être du mal à cautionner le texte de Mon Fils, titre intense sur l'histoire d'un père qui perd son enfant et se fait justice lui-même. "Je me suis demandé quelle serait ma réaction primale, après la peine. Qu'est-ce qui se passe dans ta tête s'il t'arrive ça ? Je pense qu'il y a au moins une seconde où les parents se disent 'Donnez-nous celui qui a tué'. C'est humain. Sur Où Je Vis je n'étais pas capable d'écrire ça, aujourd'hui je peux l'assumer".
On retrouve Akhenaton sur Comme Vous et Le Sud (produit par "Tonton" Imhotep), deux titres importants et brillants. La grosse différence avec le premier solo de Shurik'n est dans la musique : au lieu de s'occuper lui-même de tous les sons, Shu ne s'en est gardé que trois (MC, La Même Chose et Mon Fils), laissant le reste des productions à des beatmakers extérieurs tels que Njaga, Haytem, GR & F, Sensay de Lausanne.  
L'ambiance est classique, à l'ancienne, avec des samples plutôt majestueux, comme celui du fameux dessin animé manga Naruto qu'on entend sur Comme Vous. On retrouve les thèmes classiques du rap français avec des titres comme Bombe le torse et Tant que le clic, servis par cette technique verbale propre à Shurik'n.
 
Tous M'Appellent Shu n'est pas un album en compétition frontale avec ceux des "rookies" du rap biz. Il est l'œuvre d'un MC qui a construit les fondations du rap français à la fin des années 80, quand l'industrie rapologique n'était encore qu'une utopie. Que ce MC mérite le respect n'empêche pas de saluer sa performance : à 46 ans, Shu est toujours dans la course, dans ce "game" qu'il a contribué à faire émerger. Un rappeur à l'ancienne, mais toujours frais quand il se place devant un micro pour débiter ses tranches de vie sur un beat qui l'inspire.

 
Shurik'n Tous M'Appellent Shu (Musicast) 2012
En tournée en France
Par Olivier Cachin






Shurik'N doit faire un album de douze titres
JB | 17 septembre 2010

Cours de SVT : les animaux ont deux manières d'assurer leur descendance. 1) pondre un maximum d'œufs en acceptant l'idée que la plupart ne tiendront pas le coup ou 2) pondre un œuf unique à protéger vaille que vaille contre les aléas de la nature. Les truites pondent ainsi plusieurs milliers d'oeufs. A l'inverse, la femelle du pingouin en pond un seul (que le mâle couve en solitaire pendant 65 jours, dingue). C'est la stratégie de la quantité contre la stratégie de la qualité.

Les rappeurs sont comme les truites. Ils veulent pondre beaucoup de morceaux pour s'assurer que les auditeurs en auront pour leur argent. Le rap est l'un des rares genres à procéder de la sorte, à croire que la métaphore classique "rap égal cocaïne" a fini par être comprise au sens propre : le client doit avoir sa dose, sinon il part voir la concurrence. Chez IAM, cette notion est à la fois un principe commercial et une méthode de création : enregistrer en amont des dizaines de titres, puis faire des coupes franches jusqu'au pressage final. Dans une interview récente, Shurik'N a ainsi déclaré au sujet de son nouvel album :
J'ai 12 morceaux mixés (trois doivent l'être dans les prochains jours) et il me reste 2 titres à poser. Pour finir avec 16 titres et une intro, en dessous de ce nombre j'estime que c'est une « enculerie ».
Attendu depuis 1998, l'année de son premier et unique solo "Où je vis", ce nouvel album serait donc une arnaque s'il n'a pas un minimum de seize titres. Stratégie de la quantité ! Certes, en procédant par le nombre, le groupe marseillais a signé des chefs d'œuvre, mais l'accumulation de morceaux jusqu'à plus soif est aussi l'un des symptômes les plus visibles de son déclin. Cas d'école : "Revoir un Printemps", avec ses 18 titres, 79 minutes et 57 secondes au compteur. A trois secondes près, la barre fatidique des 80 minutes – durée maximale de stockage sur un CD – était atteinte. Aujourd'hui, que dire de "Revoir un Printemps" ? Au moins une chose : que le disque aurait peut-être mérité une approche moins quantitative et plus rigoriste (une approche que j'aurais d'ailleurs du appliquer à ma chronique du disque).
Quand nous avons interviewé Oxmo Puccino, nous lui avons apporté fièrement une citation d'Antoine de Saint Éxupery : "La perfection est atteinte, non pas lorsqu'il n'y a plus rien à ajouter, mais lorsqu'il n'y a plus rien à retirer" . Voilà qui va comme un gant à Shurik'N. "Où je vis" ne durait "que" 55 minutes. Un monolithe intimiste, tout en dépouillement. L'ADN de l'album pouvait être scindé en trois éléments fondamentaux : samples romanesques, rythmiques sèches et couplets en bronze. Rien de plus. Les invités ? Uniquement des voix familières : Faf Larage, Akhenaton, Sat…. Une stricte unité de ton qui collait complètement à l'esthétique samouraï chère à l'Oncle Shu.
Même à l'époque où le groupe était au sommet de sa popularité, Shurik'N rappait déjà avec la hauteur de vue et la lucidité d'un vétéran. Il anticipait le phénomène de ces rappeurs américains qui, aujourd'hui, se replient sur ce qu'ils savent faire de mieux sans chercher la polyvalence à tout prix, ni le hit désespéré. En poursuivant dans ce sillon douze ans plus tard, le co-leader d'IAM devrait bien sûr sacrifier une bonne partie des plaisirs du rap, mais le jeu en vaut la chandelle (et puis cette fois-ci, tout le monde a bien compris qu'IAM, c'est-aussi-la-rigolade).
Si Shurik'N réussit, dans son prochain album, à signer 80 minutes de rap aussi cohérentes et durables que les 55 minutes de "Où je vis", jetez-moi la pierre. Mais s'il ne devait faire que dix titres et seulement quarante minutes de musique, comme d'autres avant lui, Shurik'N aurait les cartes en main pour signer un diptyque d'exception, avec le second album de sa carrière solo à écouter d'une traite. C'est promis : en douze ans de rap français, les "Où je vis" se sont faits un peu trop rares pour que quiconque ose crier à l'enculerie.
http://www.abcdrduson.com/blog/2010/09/shurikn-doit-faire-un-album-de-douze-titres/

































































01/12/2012
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