Alain YVER

Alain YVER

SONIA & ROBERT DELAUNAY

Sonia & Robert Delaunay




I) SONIA

  


SITE
http://www.artyst.net/D/DelaunaySonia/DelaunaySonia.htm



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Sonia Delaunay, née le 14 novembre 1885 à Gradizhsk (près d'Odessa, Ukraine) et morte le 5 décembre 1979 à Paris, est une peintre naturalisée française.


Sommaire


    * 1 Enfance
    * 2 Paris et les débuts de sa carrière
    * 3 Robert
    * 4 Travail de Sonia
    * 5 Amitiés avec d'autres artistes
    * 6 Notoriété
    * 7 Liens externes

Enfance

Sonia Delaunay est née sous le nom de Sarah Stern. La plupart des biographies officielles mentionnent comme date d'anniversaire le 14 novembre 1885, mais dans son autobiographie publiée en 1978, elle cite le 4 novembre 1885. Ce désaccord peut être expliqué par le décalage entre les dates données par le calendrier de l'Empire Russe et celles du calendrier géorgien.

Dans son autobiographie, les premières années de sa vie ne contiennent que peu de détails. On y apprend qu'elle aimait beaucoup son père duquel elle a appris à ne jamais se plaindre et à être honnête, qu'elle détestait sa mère, et qu'elle avait un frère plus jeune.

En 1890, elle quitta ses parents et s'installa chez un frère de sa mère, Henri Terk, un avocat riche et réputé de Saint-Pétersbourg. Ce ne fut pas une adoption officielle : elle garda légalement son nom de naissance. Néanmoins, elle prit le nom de Sonia Terk.

Elle vécut dans une maison cossue, dans les traditions juives et dans un milieu artistique et musical. Elle fut éduquée par de nombreuses gouvernantes qui lui enseignèrent plusieurs langues étrangères. Elle garda longtemps le souvenir des avenues, places et jardins de Saint-Pétersbourg dont on pouvait voir les tableaux académiques chez son oncle, ainsi que des étés passés dans une maison de famille en Finlande. Elle voyagea aussi beaucoup en Allemagne, Italie, France, explorant les trésors des musées et galeries.

A 16 ans, dans l'école secondaire de Saint-Pétersbourg qu'elle fréquentait, sa professeure d'art encouragea Sonia pour ses dons en dessin. Elle conseilla aux Terks, aux vues de ses talents, une école d'art en Allemagne. Sonia avait 18 ans quand elle suivit ces conseils et entra à l'académie d'art de Karlsruhe et travailla le dessin. En 1905, elle partit s'installer à Paris, convaincue que le centre artistique de l'époque se situait là-bas.

Paris et les débuts de sa carrière

Arrivée à Paris en 1905, elle fréquenta l'Académie de la Palette à Montparnasse, mais s'en écarta, préférant parcourir les expositions et galeries. Cette année-là, on pouvait y découvrir les Grandes Baigneuses de Cézanne, ainsi que les travaux de Van Gogh, Gauguin, Bonnard, Vuillard, Derain ou Matisse. Au Salon d'automne, le critique d'art Vauxcelles dénomma Les Fauves ces peintures aux couleurs vives qui n'étaient manifestement pas de son goût. Sonia fut quant à elle, très inspirée par ces artistes, sans pour autant parvenir à un travail original.

Elle rencontra un collectionneur et galeriste allemand, Wilhelm Uhde, de onze ans son aîné. Ils se marièrent le 5 décembre 1908. Bien que cette union fut un échec, elle permit à Sonia d'être introduite dans l'élite artistique et littéraire de Paris. De plus, c'est dans la galerie de Uhde que Sonia rencontra pour la première fois un homme de vingt-trois ans, aspirant à être peintre et qui allait bientôt devenir son deuxième mari, Robert Delaunay. C'était début 1909.

Robert

Sonia et Robert devinrent amants en avril 1909. Sonia divorça de son premier mari, et comme elle était enceinte de Robert, ils n'attendirent pas pour se marier. L'union fut prononcée le 15 novembre 1909 et le 18 janvier 1910 naquit leur fils, Charles.

Au niveau artistique, pendant trente ans de vie commune, ils travaillèrent en association étroite. Ils aimaient échanger leurs idées, leurs points de vue, et se nourrir de leur talents l'un et l'autre.

Tous deux étaient fascinés par la recherche sur la couleur d'Eugène Chevreul, chimiste du 19ème siècle qui publia en 1839 sa théorie sur les relations entre les couleurs dans De la loi du contraste simultané des couleurs. Tout comme Delacroix et les Impressionnistes, Robert Delaunay s'en inspira beaucoup pour peindre. Sonia, quant à elle, utilisait les couleurs de façon plus instinctive.

Ils fondent en 1911 un mouvement pictural, l'orphisme. Nom malheureux donné par leur ami Guillaume Apollinaire, qui ne comprenant pas ce qu'il voyait, comme tant d'experts et de professeurs, a rendu un peu plus compliqué un mouvement déterminant de l'art du XXe siècle. Ce mouvement se caractérise par l'utilisation de couleurs vives et des formes géométriques. Son travail s'applique à la peinture, la fabrication textile, la céramique...

Travail de Sonia

Sonia refusait la distinction trop nette entre les Beaux arts et l'art décoratif ou appliqué. Non seulement elle peignait des tableaux, mais elle fabriquait aussi des objets de décoration (des coussins, abat-jours, boîtes), ou créait des vêtements faits de formes géométriques de couleurs vives et matières variées. On aurait pu croire que ces créations vestimentaires étaient inspirées du Cubisme. En réalité, elles étaient plutôt marquées par le souvenir du travail accompli par une paysanne russe.

Amitiés avec d'autres artistes

À Paris, les Delaunay ouvraient leur appartement à leurs amis artistes peintres ou poètes. Sonia Delaunay se lia notamment d'amitié avec Blaise Cendrars. Elle fut la première artiste à illustrer ses poèmes avec des peintures. En 1913, ils publient ensemble un « poème affiche » la Prose du Transsibérien et de la Petite Jehanne de France. Il s'agit sans conteste d'un des plus célèbres livres illustrés du XXe siècle avec Jazz de Matisse.

Notoriété

Sonia Delaunay fut la première femme à avoir eu, de son vivant, une rétrospective au musée du Louvre (1964). Elle fut nommée officier de la légion d'honneur (1975). Le musée national d'art moderne de Paris, le Centre Georges-Pompidou possède la majorité de son travail. Deux mille œuvres y ont déjà été scannées et repertoriées. Il s'agit de la première tentative destinée à faire connaître l'étendue de l'œuvre de cette artiste qui a participé aux mouvements déterminants du XXe siècle (abstraction, non figuration, dada, cercles et carrés, etc.).






Sonia Delaunay est née le 14 novembre 1885 à Gradizhsk (Région d'Odessa)
Le 14 novembre 1885 - 2004

Sonia Sarah Stern Terck (ou Terk) est née le 14 novembre 1885 à Gradizhsk (Région d'Odessa) en Ukraine. En 1909, Robert Delaunay a rencontré Sonia Terck, une jeune artiste d'origine slave, qu'il épouse en 1910. Leur fils Charles naît en 1911. Toutes les facettes de la création de Sonia Delaunay (fauvisme et abstraction, peinture de chevalet ou art décoratif) traduisent sa fidélité à la couleur pure, exaltée par la loi des " contrastes simultanés ".

Sonia Delaunay née Terck (Odessa, 1885 - Paris, 1979) est d'origine ukrainienne ; elle appliquera les techniques qui caractérisent le courant orphiste à sa peinture (le Bal Bullier, 1913) mais aussi à la décoration et à la confection.

Sonia Delaunay s'intéresse dès 1913 à la création de tissus colorés et travaille sur des robes et des gilets simultanés, tout en continuant parallèlement à peindre. En 1925 elle participe à l'Exposition des Arts décoratifs et présente avec le couturier, Jacques Heim, une boutique, " La boutique simultanée ". L'artiste deviendra spécialiste en matière d'art vestimentaire et de l'influence de la peinture sur celui-ci. Progressivement, dans les années 30, elle délaissera les Arts décoratifs en faveur de la peinture, activité qu'elle exercera jusqu'à la fin de sa vie.

Sonia et Robert Delaunay. Son oncle, un érudit bon vivant, la guide à travers le Paris artistique des années 10-40. Ils sont nés l'un et l'autre en 1885. Lui est Français ; elle est Russe. Tous deux sont artistes. Ils se marient en 1910. Pour ce couple qui "s'est uni dans l'art comme d'autres se sont unis dans la foi ou dans l'alcool", la structure colorée devient alors à la fois la forme et le sujet de leur oeuvre. Ils créent la peinture inobjective qui cherche à exprimer le rythme de la société moderne selon leur conscience perceptive.

Si les carrières de Robert (1885-1941) et Sonia Delaunay (1885-1979) sont indissociables, chaque ensemble porte la griffe de leurs personnalités.

Celui de Robert s'ouvre sur des paysages impressionnistes et des scènes bretonnes, peints entre 1903 et 1905 et marqués par la double influence de Monet et de Gauguin. Chez Sonia, d'importants portraits fauves aux couleurs violentes cloisonnées (Jeune Finlandaise, 1907) attestent que la leçon de Gauguin et de Van Gogh n'a pas effacé l'empreinte du primitivisme caractéristique de la peinture russe contemporaine. Une oeuvre manifeste portant au recto le dernier chef-d'oeuvre de la période fauve de Robert, l'Autoportrait de 1906, et au verso, un Paysage au disque de facture divisionniste incarne le tournant d'un art désormais entièrement fondé sur la couleur et la loi des contrastes simultanés antérieurement exploitée par Signac et Seurat.

Passant de la déconstruction cézannienne, géométrique, de la forme à sa reconstruction par la couleur seule, dans une phase baptisée "cubisme orphique" par le poète Guillaume Apollinaire, les Delaunay aboutissent, en 1912, à une peinture pure, abstraite, où la couleur est forme et sujet (Sonia Delaunay, Contrastes simultanés, 1912). Sonia l'élargit à tous les domaines des arts décoratifs et de la mode, par la création d'objets illuminés de couleurs (Couverture, 1911) pour son fils Charles. Ces reliures de livres illustrés, projets d'affiches, de publicités, tissus, concrétisent son esthétique de synthèse des arts.

Durant la Première Guerre mondiale, les deux artistes partent en Espagne et au Portugal d'où ils rapportent des scènes pittoresques de la vie populaire (Marché au Minho, 1916 Sonia Delaunay) traduites en disques simultanés exprimant, selon Sonia, "la lumière, la richesse et la force des couleurs" locales. Dans les années 30, ils rejoignent le groupe Abstraction-Création défendant l'art non figuratif, constitué par Herbin, Van Doesburg et Hélion : c'est l'époque des Rythmes déroulant à l'infini la formule du disque simultané.

samedi 13 novembre 2004
© France-Ukraine.com




la Matra 530, peinte par Sonia Delaunay avait été peinte pour une vente organisé au profit d'œuvre caritative (voir ci contre)







L'avant-garde russe
Dossier

Jean-Claude Marcadé
La correspondance d'A. A. Smirnov avec S. I. Terk (Sonia Delaunay), 16 sept. 1904-8 avr. 1905
Résumé

On connaît peu les années de formation du peintre Sonia Delaunay, avant son mariage avec Robert Delaunay en 1910 qui marque son entrée dans l'histoire de l'art d'avant-garde européen. Les lettres du jeune étudiant, puis universitaire connu, de Saint-Pétersbourg, A. A. Smirnov, dont le début est ici publié, nous montrent les intérêts artistiques de celle qui s'appelait alors Sof'ja Il'inichna Terk et qui était une jeune fille russe venue en Occident pour apprendre l'art de peindre. Bien que nous ne possédions pas les lettres de S. I. Terk, nous voyons, à travers celles d'A. A. Smirnov, à quel point la future Sonia Delaunay se tenait au courant de tout ce qui se faisait en Russie, alors que le mouvement du Mir iskusstva luttait pour la naissance d'un art nouveau. Les lettres d'A. A. Smirnov, écrites avec une grande agilité stylistique, nous donnent aussi un panorama de la vie artistique et politique en Russie autour de la révolution de 1905.
Abstract

The correspondence of A. A. Smirnov with S. I. Terk (Sonia Delaunay). Sept. 16, 1904-Apr. 8, 1905. – Little is known of the formative years of the painter Sonia Delaunay before her marriage with Robert Delaunay in 1910 which marked her entrance into the history of European avant-garde art. The letters of the young student, the future renowned professor of the St. Petersburg University, A. A. Smirnov, of which we publish below the first set, underline the artistic choices of a young Russian girl, then called Sof'ia Il'inichna Terk, who came to Europe to study the art of painting. Though we do not have the letters of S. I. Terk, those of A. A. Smirnov witness the great interest with which the future Sonia Delaunay was following all that was being done in Russia where the movement of Mir iskusstva was laboriously creating the new art. The letters of A. A. Smirnov, characterized by a great stylistic agility, give us also the picture of artistic and political life in Russia at the time of the 1905 revolution.
Pour citer cet article
Jean-Claude Marcadé, La correspondance d'A. A. Smirnov avec S. I. Terk (Sonia Delaunay), 16 sept. 1904-8 avr. 1905, Cahiers du monde russe,

Jean-Claude Marcadé










II) ROBERT

SON SITE

Ce site est provisoirement ( nous l'espérons ) fermé en attendant l'autorisation préalable des ayants droits de Robert et Sonia Delaunay

http://robertdelaunay.free.fr/

http://www.artyst.net/D/Delaunay20/Delaunay.htm


Robert Delaunay est né à Paris en 1885 et mort à Montpellier en 1941. Marié à Sonia Delaunay (1885 - 1979), peintre également et dont on peut voir les œuvres au musée national d'art moderne.

Sommaire


    * 1 Enfance
    * 2 Débuts artistiques
    * 3 Rencontre avec Sonia
    * 4 Evolution de son travail
    * 5 Quelques œuvres

Enfance

Tout comme Sonia, Robert Delaunay fut virtuellement adopté. Ses parents divorcèrent quand il avait neuf ans. Robert ne savait jamais vraiment où était son père, tandis que sa mère, excentrique, s'intéressait davantage à des voyages lointains plutôt qu'à sa progéniture. Ainsi, il fut placé chez une sœur de sa mère et son mari. Eduqué dans un milieu bourgeois, Robert s'est vite opposé à ce style de vie, choisissant très tôt de consacrer sa vie à l'art.

Débuts artistiques

Dans le cercle d'amis de son oncle, l'art contemporain était objet de dérision. Robert n'hésitait pas à défendre Cézanne et Gauguin. A l'école, il ne s'intéressait qu'au dessin et à l'histoire naturelle, ce qui lui valut d'être exclu pour paresse. Il revendiquait que ni son oncle ni personne ne pourrait l'empêcher d'être un artiste. Il commença pendant deux ans en tant qu'apprenti dans la conception scènique. C'est là qu'il développa son goût pour les grandes surfaces qui devinrent une caractéristique de nombreux travaux ultérieurs.

En 1904 et 1905, il produisit ses premières peintures : des paysages et des fleurs. L'influence des néo-impressionnistes et des fauves était notable chez Delaunay. En 1906, il fit son service militaire à Laon où, fasciné par la cathédrale, il fit de nombreux croquis.

Fin 1906, il rentra à Paris, et présenta Le manège électrique au Salon d'automne qui le refusa. Il décida à partir de ce moment de ne jamais exposer à ce salon. En 1907, à Paris, il visita beaucoup de musées et entra dans le groupe de jeunes artistes cherchant un art nouveau parmi lesquels Metzinger, Le Fauconnier et Léger. Obnubilé par les cathédrales, il entreprit un travail important sur des monuments de Paris qu'il nomma Ville de Paris ou La Ville. Ces recherches personnelles sont basées sur la couleur. Sa toile, Paris - Saint-Séverin, de 1909, est le point de départ de la théorie de Delaunay sur la couleur.

Rencontre avec Sonia

Début 1909, Robert Delaunay rencontra Sonia Terk, de nom de naissance Sarah Stern, mariée alors avec Wilhelm Uhde depuis peu. Ils devinrent amants en avril de la même année. Sonia divorca de son premier mari, et comme elle était enceinte de Robert, ils n'attendirent pas pour se marier. Ce fut le 15 novembre 1909. Le 18 janvier 1910, ils eurent un fils, Charles.

Evolution de son travail

En 1910, influencé par le Cubisme, Robert Delaunay réduisit son panel de couleurs, jusqu'à la quasi monochromie. Petit à petit, il réintroduisit la couleur, en partie sous l'influence de son épouse.







tour eiffel 1926





Delaunay : peintre Français 1885 - 1941

Né le 12 avril 1885 à Paris, Robert Delaunay, peintre français du début du XXème siècle, s'est révélé comme l'un des pionniers de l'abstraction dans l'art. Dès 1902 il met un terme à son éducation scolaire et s'adonne à un enseignement chez un peintre de scène. Deux ans plus tard les intérêts précoces de Robert Delaunay pour la couleur vont l'amener à participer, en tant qu'exposant le plus jeune, à la première exposition du Salon des Indépendants. Il va s'intéresser au mécanisme de la perception, tel que le recherchent les artistes de la fin XIXème, comme les néo-impressionnistes qui par leur touche en forme de point (le pointillisme) s'inspirent de la théorie du contraste simultané des couleurs du chimiste Chevreuil. Ce dernier met en avant les impressions de l'oeil sur la composition intellectuelle. En 1908 il rencontre Sonia, dans la capitale, qui deviendra Mme Delaunay (1910). Plus que sa femme elle sera aussi sa partenaire au travail, également en quête de la couleur pure. La même année il participe au mouvement cubisme qui prône une représentation nouvelle de la
réalité. Il aspire plus particulièrement à la période analytique du mouvement, avec ses différents angles de vision, son espace plan... Le poète Guillaume Apollinaire parlera d'orphisme pour désigner le travail de Delaunay fondé sur la perception de la couleur et de la lumière. Ce terme sera reconnu comme mouvement au Salon des Indépendants de 1913. Ainsi il crée des peintures à l'huile sur toile, telles que La Ville n°2 , 1910, issue d'une série (ce qui lui permet d'exploiter les différentes facettes d'un thème), Tour Eiffel et Champ de Mars, 1911-12, La Verseuse. On peut retrouver ces oeuvres au centre Pompidou de Paris. Suite à la déclaration de la première guerre mondiale Robert Delaunay, alors réformé, s'installe avec sa femme et leur fils au Portugal. Ils iront par la suite se réfugier à Madrid en Espagne jusqu'en 1921, avant de revenir à Paris. Inspiré, en ce début de siècle, par l'essor de la vie moderne et ses nouvelles technologies, son art tend de plus en plus vers l'abstraction. C'est dans une version lyrique de l'abstraction que l'on retrouve des formes géométriques colorées, souvent circulaires (afin d'éviter en ses termes la « dispersion » de la couleur), et vives qui s'établissent en compositions rythmiques. On peut admirer la série des Fenêtres au Kuntsmuseum de Winterthur en Suisse, L'Equipe de Cardiff ou encore Tour Eiffel , au paysage chargé de vibrations dans un mariage de contrastes colorés (chaud/froid, clair/foncé...), au musée d'Art Moderne de la ville de Paris. En 1925, Robert Delaunay participe avec son ami Fernand Léger (grande figure, également, du XX ème siècle) à l'exposition des Arts décoratifs. En 1937, reconnu en tant qu'artiste à part entière, il réalise de grandes décorations murales : Pavillon de l'Air, Pavillon des Chemins de fer, pour l'exposition universelle. L'année suivante, c'est au côté de sa femme et d'autres artistes comme Jacques Villon, qu'il entreprend la décoration du hall des sculptures du Salon des Tuileries. Il crée à l'occasion trois grands Rythmes, qui seront ses dernières oeuvres majeures. En 1939, à l'annonce de la seconde guerre mondiale, il s'établit avec sa famille en Auvergne. Il meurt, deux ans plus tard, le 25 octobre 1941 à Montpellier. Sa femme Sonia, qui a appliquée les mêmes recherches sur la couleur pure aux arts graphiques et décoratifs, à la mode (à l'image de « la CasaSonia », boutique qu'elle a ouvert à Madrid, puis à Bilbao et Barcelone), aux livres (illustrations de poèmes de Rimbaud...), continuera à la mort de son mari à promouvoir son travail. Elle meurt en 1979.

Date de création : 08/12/06 16:36
Auteur : Chrystele





Robert Delaunay

peintre français influencé par le cubisme


Robert Delaunay commence à travailler sur le thème de la ville (et en particulier de la Tour Eiffel), au début d'après des cartes postales, puis de la fenêtre de son atelier où il s'installe après son mariage avec Sonia Terk (1910). L'année 1911 est décisive : Robert Delaunay s'écarte du Cubisme (la plupart des peintres cubistes obéissant à un besoin d'objectivité, veulent représenter des objets de la nature... ils emploient les mêmes moyens que les peintres académiques d'avant l'impressionnisme).Robert Delaunay et ses masses colorées commencent à prendre leur essor autonome. La même année, invité par Wassily Kandinsky, il expose au Blaue Reiter : c'est le début des contacts avec l'Allemagne qui dureront toute sa vie. Son séjour impressionne fortement Klee, Marc et Macke qui lui rendront une longue visite l'été suivant. Ce que Robert Delaunay a appelé lui-même sa période constructiviste commence en 1912 avec les Fenêtres, les disques, les formes circulaires. Il dit à cette occasion : « Je construisais des tableaux qui paraissaient des prismes...j'étais l'hérésiarque du Cubisme...

Je pense que les Fenêtres marquent ce qu'Apollinaire appelait la peinture pure, comme il a cherché la poésie pure, une date ».En Janvier 1913, Robert et Sonia Delaunay se rendent à Berlin avec Apollinaire et Blaise Cendrars pour une grande exposition à la galerie du Stürm, invités par Walden. La même année , Robert Delaunay participe à l'Erster Deutscher Herbstalon de Berlin avec ses vingt tableaux et trois sculptures simultanées dont l'une a pour titre Cheval Prisme Soleil Lune.

L'ensemble du Salon berlinois est une exaltation des jeunes peintres français... et tout particulièrement de l'Orphisme. Robert Delaunay mérite qu'on l'appelle désormais ainsi qu'il signe : Le Simultané. Robert Delaunay, qui vient d'atteindre à la peinture non objective semble alors changer de cap : la figuration réapparaît avec des sujets pris à l'actualité et au sport. Mais dans ses grandes toiles, la maîtrise de la couleur récemment acquise et la dynamique des enchaînements fait passer la résurgence du sujet au second plan. Les Delaunay passent les années de guerre en Espagne et au Portugal. Pour mieux capter l'intensité de la lumière , ils adaptent leurs médias utilisant la colle et la cire qui donnent des surfaces plus brillantes. A son retour à Paris en 1921, Dada est à son apogée. Robert Delaunay collabore à la revue de Tzara. Ces années vingt sont marquées pour Robert Delaunay comme pour beaucoup d'autres, par une manière de « retour à l'ordre ». Parallèlement, il peint d'assez traditionnels portraits de ses amis ou quelques riches clientes.
robert delaunay

Mais le début des années trente marque un nouveau tournant : reprenant le thème des disques avec une joie et un dynamisme renouvelés, Robert Delaunay crée les Rythmes colorés, les Rythmes sans fin. Il réalise aussi un énorme travail d'Affichiste et surtout de décorateur. C'est donc en pleine activité créatrice qu'une nouvelle fois la guerre le surprend. Réfugié à Montpellier, Robert Delaunay y meurt d'un cancer à 56 ans.
Le Mercredi 29 Août 2007 à 11:40
Article écrit par Mass



12/09/2007
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