Alain YVER

Alain YVER

SPACE INVADER ARRÊTÉ À NEW YORK


SPACE INVADER ARRÊTÉ À NEW YORK





http://www.space-invaders.com/

http://www.space-invaders.com/som.html

http://space.invaders.paris.free.fr/index.php3?menu=0

https://www.facebook.com/pages/Space-Invader/133339203366941

http://www.konbini.com/fr/culture/space-invader-est-de-retour-a-paris/

un blog lui est consacré: ICI
http://spaceinvaders.blog4ever.com/





Le street artist français Space Invader arrêté à New York mercredi
Lucile Sourdès 03/11/2013
    
Dans la nuit de mercredi à jeudi, entre 3 et 4 heures du matin, le street artist français Street Invader, connu pour ses fresques en mosaïques, a été arrêté avec la personne qui l'aidait par un policier new-yorkais en civil alors qu'il posait une nouvelle œuvre sur un mur d'Orchard Street, à New York.
L'œuvre en question, « Princess Peach » (un personnage du jeu vidéo « Super Mario »), a été enlevée du mur par le propriétaire du bâtiment. C'est la septième mosaïque posée par le street artist français cette semaine à New York.
Le 23 octobre, c'est le Britannique et célébrissime Banksy, qui avait comme projet de créer une nouvelle œuvre par jour à New York, qui disait avoir été empêché de peindre son œuvre du jour par la police.
Le maire de New York, Michael Bloomberg, interrogé sur l'ambition de Banksy dans sa ville, a déclaré :
« Les graffitis dégradent les propriétés, c'est un signe de décadence et de perte de contrôle.[...] Il y a des endroits pour l'art, et d'autres qui ne le sont pas. »

http://www.rue89.com/rue89-culture/2013/11/03/street-artist-francais-space-invader-arrete-a-new-york-mercredi-247171







Space Invader arrêté à New York
mardi 5 nov. 2013

L'artiste connu pour ses mosaïques inspirées de jeux vidéo des années 70-80, notamment Space Invaders d'où il tire son pseudonyme, a été arrêté à New York mercredi 30 octobre 2013. Un policier du NYPD, la police locale, l'a interpellé à Orchard Street alors qu'il installait une oeuvre représentant la princesse Peach...
C'était la nouvelle *un peu* fracassante du week-end de la Toussaint dans le milieu de streetart. France-Amerique.com expliquait le 1er novembre, sans citer ses sources, que l'artiste français Space Invader avait été arrêté à New York, alors qu'il installait une oeuvre dans la nuit, dans les rues de Manhattan.
Non pas que ce soit la première fois que l'artiste ait des démêlés avec la justice américaine, comme le rappelle le site, mais plutôt qu'avec Banksy oeuvrant en même temps dans la ville, on aurait pu croire les autorités locales plus tolérantes avec les artistes de rues.
Pas du tout. D'après le site, l'artiste a donc été interpellé à East Village alors qu'il installait une princesse Peach - l'amoureuse de Mario Bross - en mosaïque, entre 3 et 4 heures du matin, surpris par un policier en civil.
Une information restée relativement discrète, en France comme à New York, que l'artiste aurait confirmée, a en coire le blog animalnewyork.com qui publie une interview de lui, le 4 novembre 2013 : "Comme vous le savez, j'ai été arrêté par le NYPD et ça m'a fait perdre beaucoup de temps".
Au site, Space Invader explique donc que les policiers lui ont mis "la pression" "quand [les policiers] m'ont amené au poste de police". Sur place, "un sergent m'a dit : "J'espère que cette arrestation sera la fin de ta carrière de tagueur !". A ce moment-là, je pensais "tu devrais arrêter les délinquants et me laisser faire mon boulot que je considère comme un cadeau pour New York". Je suis dehors maintenant, mais ils m'ont pris mon téléphone portable. Et je suppose que cette brigade du vandalisme doit travailler dessus en ce moment".
Des heures au poste qui n'ont visiblement pas entamé la motivation de l'artiste d'essaimer dans la Grosse Pomme. A la question posée par le blog "Combien d'oeuvre comptez-vous installer à New York ? ", sa réponse est sans appel : "Le plus possible ! "

http://www.citazine.fr/vite-lu/space-invader-arrete-new-york-street-art






L'artiste Space Invader arrêté à New York
Mais libéré une fois l'amende réglée
Publié le: 7 novembre 2013
Par Johann Breton

Si vous êtes un habitué des grandes villes, il est fort probable que vous ayez déjà aperçu au coin d'un immeuble une œuvre au style pixelisé, vraisemblablement un envahisseur issu du célèbre jeu Space Invader. Cette petite fresque était sans doute le fruit du talent de l'artiste français, nommé d'après son amour pour le jeu en question, Space Invader (ou juste Invader pour les intimes).

Si l'artiste est plutôt discret, son travail l'est moins, puisqu'on peut aisément le dénicher à Paris et dans d'autres villes de France, ainsi que dans de nombreuses métropoles de par le monde. Cet art, s'il égaille la vue pour le flot des passants, n'est toutefois pas toujours le bienvenu, et les propriétaires des bâtisses ne conservent pas systématiquement leur nouvelle décoration.

Pris sur le fait en pleine nuit par un agent en civil, alors qu'il complétait un motif à l'effigie de la princesse Peach (la compagne du plombier Mario), l'artiste a été arrêté à New York et conduit en garde-à-vue avant d'être libéré suite au paiement d'une amende. Le propriétaire du bâtiment concerné, s'il a retiré la mosaïque de son mur, a confié vouloir la conserver pour lui.

Ce n'est pas la première fois que le Français est pris par la police américaine, puisqu'il avait déjà dû se défendre d'une accusation de vandalisme en 2011 à Los Angeles.

Source: The Lo-Down

http://www.lesnumeriques.com/l-artiste-space-invader-arrete-a-new-york-n31685.html







Space invader arrêté: L'artiste français de street art a été placé en garde à vue
Le HuffPost  |  Par Wendy Bracat
Publication: 04/11/2013

CULTURE - L'artiste de street-art Space invader, célèbre pour ses œuvres inspirées de l'univers des jeux vidéos, a été arrêté mercredi 30 octobre à New York. Il aurait été surpris, selon le site France Amérique, entre 3 et 4 heures du matin par un policier en civil alors qu'il réalisait une fresque murale sur les murs d'un immeuble de Orchard Street à East Village. Une information confirmée au Figaro par un galeriste parisien.
Space invader aurait été placé en garde à vue, puis libéré moyennant une amende dont le montant n'a pas été dévoilé.
Avec son style coloré composé de mosaïques disposés façon pixels, l'œuvre de Space Invader ne passe pas inaperçue. De Bangkok à Tokyo en passant par Londres, ce street-artist s'affiche sur les murs du monde entier depuis près de dix ans.
Déjà arrêté en 2011
Le peintre urbain n'en n'est pas à sa première arrestation. En avril 2011, Space Invader avait déjà été interpellé à Los Angeles pour vandalisme. A l'époque, il avait collé une de ses œuvres dans le quartier de Little Tokyo,près du Moca, le musée d'art contemporain de Los Angeles.
À New York, le propriétaire de l'immeuble d'Orchard Street, Marc Miller affirme avoir déjà enlevé la peinture de l'artiste représentant Princess Peach ( personnage féminin du jeu vidéo Mario Bros). Pas rancunier, il a aussi fait part de son intention de la conserver.

http://www.huffingtonpost.fr/2013/11/04/space-invader-arrete-street-art-pixel-jeu-video_n_4213539.html






Space Invader : le monde est envahi !
Par Mathieu Chouchane | samedi 07 septembre 2013
    
Aviez-vous remarqué que depuis plusieurs années, le Monde est envahi par d'étranges personnages issus du jeu vidéo Space Invaders ?

Mes contacts sur Facebook et certains sur Twitter me font remarquer, d'un air amusé ou sous la forme d'un léger reproche, que mes timelines sont envahies d'extraterrestres et de plaques de rues.
Il est vrai que depuis quelques mois, j'ai pris l'habitude de regarder non pas devant moi lorsque je marche dans la rue, mais plutôt en l'air, voire par terre. Pour quelle raison ? Tout simplement parce que, comme beaucoup d'autres personnes, je tente de photographier un phénomène qui ne cesse de prendre de l'ampleur. Il s'agit de l'art de rue, ou du street art. Cet art revêt plusieurs formes : graffitis, collages de papiers ou d'objets. Plutôt que de vous faire un article complet sur ce phénomène en constante évolution (ce que Wikipedia fait très bien), JPP et moi avons décidé de vous le faire découvrir en vous présentant la photo d'une œuvre choisie, ainsi que son auteur.
Pour ce premier billet sur le sujet, j'ai eu envie de présenter le travail d'un des artistes les plus connus en France. La photo montre une représentation sous la forme d'une mosaïque d'un personnage d'un jeu vidéo bien connu, à savoir Space Invaders.
Space Invaders est un jeu vidéo sorti en 1978. Même si je n'étais pas né à cette date, je me souviens d'avoir joué à ce jeu sur des bornes d'arcade lorsque j'étais bien plus jeune. Inspiré entre autres de Star Wars, ce jeu en deux dimensions consiste à éliminer des vagues d'envahisseurs de l'espace (les space invaders) à l'aide du canon laser d'un vaisseau. Etant donnée la technologie de l'époque, ces envahisseurs sont très pixellisés et il est facile de les représenter sous la forme de mosaïques.

C'est ainsi que dans les années 1990, l'artiste urbain Invader (ou Space Invader) a eu l'idée de transposer les envahisseurs du jeu Space Invaders dans le monde réel. En collant ses mosaïques d'envahisseurs un peu partout dans le Monde, il permet aux invaders d'infecter notre monde à la manière d'un virus. La véritable invasion a commencé en 1998. J'ai aimé cette idée dès que j'ai découvert son travail.
Invader vit à Paris et le premier envahisseur a été posé près de la place de la Bastille à Paris au milieu des années 1990. Comme il a depuis été recouvert d'une couche d'enduit, je n'ai jamais pu le photographier. A la place, je vous propose un autre envahisseur, aujourd'hui détruit, mais qui est l'un des premiers que j'ai pris en photo (du moins, le premier que j'ai volontairement photographié).
Les Space Invaders sont numérotés et celui-ci porte le numéro 839 (et "PA" est pour Paris). En 2010, entre 2000 et 3000 mosaïques ont été posées dans le Monde. Le 7 juin 2011, le millième envahisseur a été posé à Paris. Si vous êtes attentifs, vous pourrez en apercevoir sur les bords du périphérique, sur les ponts ou les immeubles. Invader ne se limite pas aux mosaïques d'extraterrestres. Il s'est récemment inspiré de l'univers de Mario et de celui de Star Wars pour créer des mosaïques plus imposantes.
Notez enfin que des fans de l'artiste tentent de le copier, avec plus ou moins de réussite. D'autres ont décidé de s'en inspirer. Soyez donc observateurs.
Attention, bien qu'elles soient exposées dans la rue, à la portée de n'importe qui, ces œuvres ne vous appartiennent pas. Ne tentez pas de les décoller, vous les dégraderiez. Contentez-vous de les prendre en photo et de partager vos clichés sur un service de partage en ligne (si vous le désirez).
Si le travail de cet artiste vous plaît, sachez qu'il a déjà réalisé deux livres (L'invasion de Paris tomes 1 et 2) dans lesquels il montre son travail et qu'il possède un site Web.
Voici quelques liens qui pourront vous intéresser :
    •    L'article Invader sur Wikipedia
    •    http://fr.wikipedia.org/wiki/Invader_%28artiste%29
    •    Quelques envahisseurs que j'ai photographiés à Paris (sur Flickr)
    •    http://www.flickr.com/photos/mat2057/sets/72157633412667933/
    •    Des photos de Space Invaders sur Flickr
    •    http://www.flickr.com/search/?q=space%20invader%20or%20invader
    •    Une liste (avec quelques erreurs) des envahisseurs dans Paris
    •    http://parifuni.over-blog.com/categorie-10232228.html
Vous possédez quelques photos d'invaders ou d'une collection entière en ligne ? N'hésitez pas à poster votre lien dans les commentaires.

http://www.cnetfrance.fr/news/space-invader-le-monde-est-envahi-39793702.htm






Space Invader décolle

L'artiste de street art Invader, présentait le 7 octobre son premier film d'envahisseur de l'espace ART4Space. Space, forcément.
Par Dorane Vignando  08/10/13

Il arrive sur la scène de l'Espace Pierre Cardin en combinaison blanche très Toy Story, visage camouflé et lunettes noires. Comme d'hab. L'artiste urbain français Invader a fait de son anonymat, et de son intervention illégale sur les murs des villes, sa légende. Comme celle, de ses petits carreaux en mosaïques colorés, baptisés Space Invaders, littéralement " envahisseurs de l'espace" (faisant référence aux petites créatures du jeu vidéo mythique des années 70) qui, depuis l'aube des années 2000, ont envahi les rues et immeubles de plus de 70 villes dans le monde, de Paris à New York, de Tokyo à Katmandou, de Miami a Mombassa.

Invader parcoure les quatre coins du globe avec l'obsession d'en poser toujours davantage. Mais la beauté du bitume ne lui suffit plus. Il s'est récemment invité dans le monde sous-marin de la baie de Cancun, en collant des " sea invaders" sur les sculptures subaquatiques de l'artiste britannique fan de plongée, Jason de Caires Taylor. Restait au street-artiste, de s'attaquer à la dernière terra incognita vierge de tout art, l'espace.
Un envahisseur de l'espace dans l'espace
C'est donc devant un parterre de journalistes (pour l'invasion media) puis face au grand public, que le 7 octobre dernier, l'artiste présentait son film ART4SPACE (qui fera ensuite une tournée mondiale). Une épopée qui a débuté l'année dernière à la grande foire de Miami Art Basel, où, invité par le galeriste Jonathan Levine, Invader s'est attelé à lancer son premier Space-One dans la stratosphère. Un ovni self made conçu de manière 100% artisanale, " en surfant sur le net".
Un carreau de mosaïque, créé pour l'occasion, appareillé avec une caméra, un tracker GPS, une puce RFID, un ballon d'hélium et un parachute rouge. Voila le package pour envoyer son oeuvre dans l'espace et en ramener des images. Le film de 26 minutes, retrace d'abord les déboires de ce projet qui commence dans un coin perdu des Everglades en Floride, non loin de la Space Coast, où est basée la Nasa. Mais à force de ténacité et de sueur, notre intrépide artiste (et son complice Jetag) réussiront finalement a faire décoller le space invader. 4h30 de voyage filmé à 40 km de la terre, dans la stratosphère, puis les champs électromagnétiques...  Incroyable épopée d'une créature pixelisée, tourneboulée autour de la planète bleue. Restait a récupérer l'engin, la caméra (et l'oeuvre, intacte!) qui ont finalement atterri entre une mare d'alligators et des tumulus de fourmis carnivores... Les journalistes les plus méfiants y ont vu un canular. Nous, une belle performance artistique.

http://obsession.nouvelobs.com/pop-life/20131008.OBS0131/space-invader-decolle.html






Invader

Invader : pour un artiste, « l'anonymat est une position intéressante ».
Publié le 17 octobre 2013

En 2011, en plein Art Basel à Miami, Invader attaque non seulement la ville pour la première fois, mais s’est aussi mis en tête de renvoyer dans l’espace une de ses fameuses mosaïques. Ce sera le bien nommé Space-One qui aura le privilège de s’envoler à près de 35 km de la Terre, dans la stratosphère, à bord d’un aéronef home-made équipé d’une caméra, d’un ballon gonflé à l’hélium, d’un GPS et d’un parachute, le tout pour moins de 1 000 euros. À quelques encablures de la Space Coast et des Everglades, Invader et son assistant s’affairent au premier lancement d’une œuvre d’art dans l’espace.
La première tentative est un échec, ils se sont fait arnaquer sur la bouteille de gaz qui est à moitié pleine. Le journaliste présent pour couvrir l’événement ne reviendra pas pour la seconde tentative, qui se fait bien évidemment en totale illégalité car aucune tour de contrôle n’a été mise au jus. Après plusieurs jours de pluie, toutes les conditions météorologiques sont à nouveau réunies et le lancement est un succès. Space-One s’envole pour une virée de quatre heures et demie. Invader a souhaité partager cette aventure jonchée d’embûches, notamment à cause de la nature peu hospitalière de la Floride — ses alligators, ses serpents… — avec un moyen-métrage en stop motion baptisé Art4Space. Lors de sa diffusion à Paris le 7 octobre, nous avons pu non seulement approcher l’artiste, le photographier mais aussi lui poser quelques questions. Que la partie commence !

Art4Space, est-ce un documentaire ou une œuvre d’art ?
Les deux ! Je l’ai réalisé pour documenter le projet, mais il a été monté (j’allais dire sculpté) à l’atelier pendant près d’un an, ce qui en fait à mes yeux une œuvre ! Très peu d’artistes sont allés exposer dans l’espace et je pense que si un artiste devait le faire, c’était bien moi. Plus qu’un aboutissement, je le vois comme un détour, une poétique.
Qu’attendez-vous de la série de projections publiques à venir ?
Donner du plaisir à ceux qui viendront en leur faisant découvrir ce qu’a été le projet Art4space. Et puis j’aime l’idée de ce moyen de diffusion qui reste fidèle a l’esprit « do it yourself » du projet et du film : j’ai organisé un petit tour du monde et dans chaque ville où je passe, il sera diffusé gratuitement dans un cinéma le temps d’une soirée unique.
Êtes-vous préparé, comme ce fut le cas pour le film de Banksy, à être confronté à des personnes qui ne croiraient pas à l’envol du Space-One dans la Stratosphère ?
Je proclame haut et fort qu’il s’agit d’une histoire vraie et d’un film réalisé sans trucage. Si certains ne veulent pas y croire, alors tant mieux ! C’est parce que ce projet semble trop incroyable pour être vrai, pourtant il l’est.
Est-ce une expérience que vous souhaiteriez refaire ?
La refaire de la même manière non, mais si j’étais contacté par la Nasa qui me dirait « on lance une fusée en orbite dans l’espace, est-ce que tu veux peindre les ailes ou réaliser une œuvre qui se baladerait en apesanteur ? », ce serait tentant. Mais ayant fait déjà cela, je ne vais pas chercher à continuer tout le temps dans cette voie. Je sais que dans l’avenir, cela va se produire, des artistes vont le faire. Cela peut paraître comme de la science-fiction mais l’avenir de l’homme, c’est un peu l’espace. J’ai fait des recherches, il y a vraiment peu de choses et le peu qu’il y a eu tient plus de la commande, c’est presque du « 1% artistique » comme dans l’architecture : un petit truc vite fait avant le décollage pour dire que c’est aussi une mission artistique, mais cela reste rare. C’est aussi une question de rendez-vous avec une technologie. Il y a cinq ans, je n’aurais pas pu le faire.
Vous ne seriez pas contre collaborer avec la Nasa, mais est-ce que cela ne dénaturerait pas la dimension do it yourself de votre approche artistique ?
DIY est mon précepte de base, j’aime faire les choses par moi-même. Mais je ne me sens pas de fabriquer non plus une vraie navette spatiale ! Je pense qu’avec Art4space, j’ai atteint mes limites en matière de hauteur spatiale. Si je veux maintenant aller plus loin, j’aurais besoin d’une aide extérieure. Cela perdrait peut-être de son charme, mais il serait aussi dommage de ne pas tenter l’aventure.
Fréquentez-vous d’ailleurs les différents événements mondiaux liés au hacking, DIY et maker ?
Non, je ne me sens pas proche de ces mouvements.
Il y a des Space Invaders au fond de l’océan, un envol dans l’espace, quels nouveaux territoires comptez-vous envahir ?
Je ne sais pas… Je suis actuellement concentré sur la sortie du film, ou du moins sur sa diffusion. Après cela, on verra…
Est-ce que vous vous considérez comme un hackeur de l’art ?
Oui, car je me sens comme un grain de sable dans la mécanique. Je n’ai pas joué le jeu de l’art contemporain et ce, non par esprit d’opposition mais plutôt parce que cela ne me convenait pas. J’ai eu besoin de construire mes propres règles et suivre ma propre voie.
À la fin des années 90, avec Zevs, vous vous faisiez appeler @nonymous. Aujourd’hui, les Anonymous vous ont-ils contacté ?
Nous sommes assez fier de cela avec Zevs. Les nouveaux Anonymous ne nous ont jamais contactés, mais j’adhère complètement à leur cause.

Quel est votre position au sujet du Web social et des atteintes à la vie privée ?
En tout cas, cela nous laisse imaginer à quel point le monde de demain sera virtuel. Pour ma part, je n’ai de compte ni sur Facebook ni sur Instagram, ni sur Twitter !
Les Space Invaders sont des témoins de l’histoire de l’avancée des nouvelles technologies, pourraient-ils devenir des super-héros vintage des générations à venir ?
Absolument, ils sont vintage mais surtout immortels car ils représentent le début de l’ère du numérique, et on se réfère toujours au commencement.
À ce sujet, n’avez-vous jamais eu de problèmes liés à des droits d’auteurs avec la société éditrice du jeu Space Invaders ?
Non. Je pense que je vais dans leur sens et que j’ai participé à l’engouement pour les premiers jeux vidéo.

L’anonymat vous permet de rester concentré sur votre travail, mais cela peut aussi être un argument marketing… À aucun moment vous n’y avez songé ?
Promouvoir la ville par accident
L’organisation urbaine tend à être imposée par des décisions prises plus ou moins en concertation à l’échelle du quartier, de la ville et désormais, de la métropole. Mais au-delà de ces décisions, il existe une échelle extrêmement petite collant à la réalité urbaine vécue par les habitants, les passants, les usagers que ces outils opérationnels ne peuvent traiter : le coin et le recoin, soit la rencontre de deux surfaces. C’est de fait une réalité physique en cas de rupture de niveaux. Un fait historique lors d’une discontinuité éventuelle entre des trames urbaines comme la destruction d’une enceinte. C’est le plus souvent une création juridique et humaine comme le non-respect des alignements qui obligent à construire en retrait en vue d’un futur élargissement de la voie publique. En émergent des espaces résiduels par décrochement et retrait comme les murs pignons et impasses fermées. Dans le passé, ces coins avaient été pris d’assaut par des publicitaires qui avaient compris l’impact de cette visibilité créée par la rupture.
Aujourd’hui, ces coins sont stigmatisés, dégradés, délaissés, propices à devenir des latrines publiques, dépotoirs ou une page blanche dans la ville sur laquelle le street-art écrit son histoire. Cette logique d’expression populaire pourrait être normalisée et ouverte à chacun pour librement manifester son ressenti et sa sensibilité. Cette décision courageuse peut être comparée à une mésothérapie urbaine rendant plus humaines nos villes. Une évolution à rebours de celle de l’urbanisme-design-paysagisme actuel qui vise à éliminer tous les angles morts et recoins de la ville pour encourager la circulation et la surveillance collective de l’espace. C’est un refus de la complexité de l’espace public aux multiples usages. L’initiative actuelle, dans un immeuble du XIIIe arrondissement de Paris, est incroyable mais à la fois galvaudée car dans un lieu clos : elle met l’art en cage. Il est pourtant possible de rendre ses lettres de noblesse à cet art de rue et à nos cités, à l’image de l’Athènes antique où la loi se faisait par l’expression du citoyen au sein du Forum. Le Forum d’aujourd’hui, c’est la ville et la table des lois, ses murs.
Par Thomas Moreau
Je trouve cette position fort intéressante car je suis connu mais inconnu ! Je peux aller au supermarché en toute tranquillité et continuer à coller des stickers en douce sur les caisses enregistreuses… Quand au marketing, oui… sauf que je ne suis pas une marque mais un artiste. Cela participe à l’image et donc à l’œuvre. Je l’ai souvent proclamé : c’est une part importante du processus. Si un film a un bon scénario, est-ce du marketing ou bien de l’art ?
Beaucoup de street artists collaborent désormais avec des marques. Vous a-t-on déjà fait des propositions ? Quelle est votre position par rapport à cette industrialisation de l’art ?
On m’a fait énormément de propositions que j’ai toujours refusées. Cela ne veut pas dire que je ne le ferai jamais, mais je suis très prudent. Je sens que j’ai une responsabilité envers mon public.
Comment parvenez-vous à conserver l’anonymat ? A moins de vivre dans une cave, vous avez des voisins, aucun d’eux ne vous a démasqué ?
Je prends beaucoup de précautions. Certaines personnes sont au courant, bien sûr. Mais assez peu pour qu’aucune ne m’ait jamais trahi.
Vos mosaïques sont-elles souvent vandalisées ?
Oui parfois, bien souvent parce que quelqu’un a tenté de les arracher du mur et, n’y arrivant pas, s’arrête au beau milieu.
Comment résistez-vous aux pillages ?
J’essaie de m‘adapter… et d’expliquer que l’on peut trouver les mêmes carreaux aux BHV et les refaire à l’identique. Comme dans le numérique, l’original est duplicable à l’infini sans perte.
Comment réagissez-vous face aux imitateurs également ?
Vous voulez dire à ce que l’on peut voir dans les rues ? Je laisse faire ! Cela part bien souvent d’une bonne intention de la part de leurs auteurs…
Vous parlez beaucoup de vos fans. Cela renvoie à un vocabulaire assez adolescent ou de rock star…
C’est simplement le mot qui me vient à l’esprit. Il y a des gens qui suivent mon travail de très près. Lorsque je place une nouvelle pièce, elle se retrouve généralement photographiée et postée sur internet en quelques heures.
N’avez-vous jamais songé à développer un logiciel open source de type open street map, afin que chaque chasseur puisse géolocaliser des Space Invaders dans le monde entier avec photos à l’appui ?
Figurez-vous que j’y travaille … À suivre !
Concevoir un jeu vidéo, y avez-vous déjà songé ?
Non, J’ai libéré des créatures issues de jeux vidéo, mais je ne pense par refaire le chemin inverse !
Pourrait-on envisager un projet d’ampleur réunissant Shepard Fairey, Banksy, Zeus et vous, et d’autres artistes qui « hackent » l’espace public ? Une invasion artistique programmée à l’échelle mondiale !
Allez savoir…

http://www.space-invaders.com/

http://www.galerielefeuvre.com/artistes/invader/

http://parifuni.over-blog.com/categorie-10232228.html

http://www.art4space.com/a4s_fr.html

http://jonathanlevinegallery.com/?method=Blog.NewsDetail&EntryID=45499202-B77B-91F9-E072D366725C1EAF

Invader par Cyrille Choupas pour RAGEMAG.























19/11/2013
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