Alain YVER

Alain YVER

SPACE INVADER (partie 1)

SPACE INVADER





ses sites

//www.space-invaders.com/som.html
//www.space-invaders.com/
//space.invaders.paris.free.fr/

autres

//www.fatcap.org/artiste/space-invaders.html

//www.streetlove.fr/pixelart/1-000-space-invaders.html

//2point0.20minutes-blogs.fr/archive/2009/06/03/invader-l-envahisseur-qui-nous-a-envahis.html

//space.invaders.paris.free.fr/?menu=1

//www.buzz2luxe.com/tag/space-invaders/





Invader,
ou Space Invader, est un artiste urbain français, né en 1969.

Biographie et réalisations

Invader a fait ses études à l'école des Beaux-Arts de Rouen.

Artiste secret (il apparaît le visage pixélisé ou caché par un masque, ou de dos), il est connu, depuis la toute fin des années 1990, pour s'être immiscé peu à peu dans les interstices de l'espace urbain ou péri-urbain de mégalopoles comme Los Angeles ou Hong Kong, de capitales comme Paris ou Berne, mais aussi de villes plus modestes comme Grenoble (décembre 1999) ou Avignon (juin 2000) en posant de petites mosaïques inspirées de jeux vidéo des années 1970-1980, dont en particulier Space Invaders, à des endroits la plupart du temps peu accessibles.

La pose de ces figures, mi-vaisseaux, mi-visages, effectuée le plus souvent sans accord formel préalable avec le propriétaire de l'espace concerné, constitue ce qu'il appelle l'« invasion ».

Démarche

Un Invader dans la cour du palais des papes, à Avignon.

Depuis 1998[2], Invader sème ses mosaïques dans les villes du monde entier, incognito, car l'artiste français ne souhaite pas se faire démasquer.

Les mosaïques de cet artiste représentent des personnages d'un célèbre jeu vidéo édité par Taito en 1978, Space Invaders qui devint en 1980 un des premiers jeux à très grand succès sur la console Atari 2600. Du fait de la technologie élémentaire de l'époque, ils sont très pixellisés et donc reproductibles en mosaïque : chaque pixel est ainsi assigné à un carreau. Invader a prolongé, avec le « rubikcubisme » cette démarche d'échantillonnage coloré en reproduisant des motifs uniquement grâce aux six couleurs disponible sur un rubick's cube. L'œuvre se présentant alors comme une collection ordonnée de dizaine de cubes accolés pour former un « tableau » de largeur et de hauteur variable mais de l'épaisseur constante du jouet créé par ErnŒ Rubik[3].

Matériau difficilement altérable, la mosaïque résiste très bien aux ravages du temps, même si quelques œuvres ont été dégradées, voire vandalisées. Ces Space Invaders sont cimentés sur les murs de la ville dans toutes sortes d'endroits. Tous sont indexés, photographiés et situés sur des cartes par leur auteur. Certaines œuvres, les plus achevées, ont été produites en plusieurs milliers d'exemplaires à l'aide de sponsors locaux, et distribuées gratuitement dans les villes touchées. Aujourd'hui certaines sont disponibles, à la vente cette fois, sur le site officiel[4].

La démarche de l'artiste est multiple : la contamination de l'espace visuel et public, la rencontre entre le pixel et la mosaïque, et la transposition d'un jeu vidéo dans la réalité[5].

L'artiste déclare ne pas être issu du mouvement graffiti car il l'a découvert seulement après avoir commencé sa démarche. Invader considère sa démarche comme proche du hacker, en ce sens qu'il propage illégalement un virus au cœur du système via un gigantesque réseau de space invaders.

Méthode

L'invasion s'est faite en plusieurs étapes avec quelques années d'intervalle : le premier Space Invader a été posé au milieu des années 1990 dans une ruelle parisienne près de la Bastille. Ce premier Space Invader existe toujours mais maintenant recouvert d'une couche d'enduit. Pour l'artiste, il est devenu un Space Invader palimpseste fossilisé, pris dans les sédiments de la ville[6]. Pour reprendre les mots du poseur, il s'agissait d'un « éclaireur », d'une « sentinelle », car il est resté seul quelques années. Ce n'est qu'en 1998 qu'Invader a « actionné le programme », qu'il a réellement commencé « l'invasion », la « prolifération »[réf. nécessaire].

Aucune de ses mosaïques n'est posée au hasard, les lieux sont choisis selon divers critères qui peuvent être esthétiques, stratégiques ou conceptuels. L'artiste fait toujours un plan d'invasion avant de procéder à l'invasion. Des copies sont disponibles et en vente sur son site officiel. La fréquentation est un des critères : l'artiste avoue avoir un penchant pour les sites où les gens affluent, mais aussi pour des recoins plus cachés. Le cas de Montpellier est particulier : les envahisseurs ont été placés de manière à faire apparaitre un grand Space invader lorsqu'on les place sur le plan de la ville[7].

Les modèles sont préfabriqués et l'artiste voyage avec. Lorsqu'il débarque dans une ville, il se procure d'abord un plan pour planifier son invasion. Dès lors, il lui faut au minimum une semaine pour la quadriller de fond en comble, dans une totale clandestinité. C'est aussi pour cette raison qu'Invader préfère rester anonyme.

Chaque Space invader est alors indexé dans une base de données : date, position, nombre de points attribués, deux photographies (un gros plan et une vue dans son environnement). L'artiste considère d'ailleurs ces photos aussi bien comme une œuvre qu'un document. Si Invader juge son invasion satisfaisante, alors un second plan est dessiné puis imprimé à l'aide d'un partenaire local[4].

Un soin particulier y est apporté car chacun d'eux synthétise tout le processus. Chaque plan possède sa propre esthétique, son propre style, et raconte sa propre histoire.

L'endroit le plus insolite jamais investi est du point de vue de l'artiste les lettres « Hollywood » de la colline éponyme[5]. Le premier a été collé sur la lettre « D » le 31 décembre 1999 « pour y poser le bug de l'an 2000 »[réf. nécessaire]. L'artiste a ensuite envahi les autres lettres au cours de ses différents voyages à Los Angeles. L'emplacement est d'autant plus intéressant qu'il est interdit d'accès. Invader s'est également attaqué au musée du Louvre qu'il a « envahi » en posant dix Space invaders en 1998. Les mosaïques ont depuis disparu.

Depuis les débuts de l'artiste, les supports et les sujets se sont diversifiés. Si la mosaïque et les Space invaders sont toujours respectivement son support et son thème de prédilection, des stickers et des personnages d'autres jeux vidéo comme ceux de la série Super Mario sont apparus dans les rues de Paris.

Engouement

Avec le temps et l'avancement de l'invasion, le phénomène s'est fait une réputation, notamment grâce à Internet.

Invader a aussi eu l'occasion d'adapter son travail urbain à la galerie puisqu'il a exposé dans des galeries et musées prestigieux aux quatre coins du monde. Dès 2000 il expose ainsi à la galerie Almine Rech, en 2001 à la 6e Biennale d'art contemporain de Lyon, en 2002 à la mama gallery à Rotterdam, en 2003 en Australie à Perth, ville qu'il envahit à l'occasion, en 2003 à la Galerie Magda Danysz à Paris, en 2004 au Borusan Center for Culture and Arts d'Istanbul et chez Subliminal Projects à Los Angeles.

Il réalise des « tableaux-pixel » de PacMan et de Pong, beaucoup plus complexes que les mosaïques posées dans les rues. En septembre 2004, à Los Angeles, Melrose Street, il réalise son plus gros Space Invader d'une dimension de 6 x 4 mètres, à base de pixels de un mètre carré adaptés à l'échelle américaine.

Depuis 2005, il a fondé le mouvement « RubikCubiste » où il utilise des Rubik's Cubes pour donner du volume aux Space invaders. Il en a fait la présentation lors de la Rubik Space, à la Galerie Patricia Dorfmann à Paris[8], ainsi qu'à la Lazarides Gallery à Londres, célèbre dans le monde de l'art urbain, en 2007. Icône des années 1980, son format carré et son aspect pixelisé et très proche de son œuvre. Son travail se divertit en trois axes : les « Bad Men », une série de portraits où il réinterprète la figure des méchants (Ben Laden); les « Masterpieces » où il décline des chefs-d'œuvre de la peinture (Delacroix, Warhol, Seurat, Lichentenstein...); les « Low Fidelity » où il reprend les pochettes d'anciens 33-tours mythiques (Bob Marley, Barbara, Prince...)[6].

En 2010, au Miami Art Basel, il présente la « Speed Ball Machine » une sculpture qui lance des balles rebondissantes.

En juin 2011, il a réalisé, conjointement avec la Galerie Le Feuvre, une exposition intitulée « 1000 » dans le grand bâtiment industriel de La Générale à Paris pour fêter son millième Space Invader dans la capitale française. En surprise, il y propose des gaufres en forme de Space Invader.

De nombreuses pages Internet sont consacrées aux Space invaders, en particulier sur les sites de partage de photos, qui présentent l'avantage d'offrir la possibilité de géotaguer les photos. À la manière d'Invader, des fans ont fabriqué et posé des mosaïques, y compris dans des villes dans lesquelles l'artiste n'est jamais allé.

Des Space Invaders apparaissent dans plusieurs films et séries : Californication (générique), L.A. Confidential, Le Fabuleux destin d'Amélie Poulain, Le Petit Nicolas.

Villes concernées

Dans un ouvrage paru en 2010, Invader évalue qu'il a posé entre 2 000 et 3 000 mosaïques. Il affirme qu'il a posé un minimum de dix mosaïques dans 38 villes[9]. En juin 2011, il reconnaît qu'au moins 77 villes auraient été touchées avec 2 692 Space Inveaders, 19 cartes d'invasion éditées, 6 tours du monde, 22 nuits passées au poste de police et plus de 1,5 million de carreaux de mosaïques cimentées, formant un vaste réseau à l'échelle planétaire[6]. 82 villes sont envahies en décembre 2011[10].

Sont présentés dans ces listes les villes référencées par l'artiste, de Londres à Los Angeles, en passant par Tokyo, New York, Bangkok et Paris, la ville où il a le plus sévi.

suite ici
//fr.wikipedia.org/wiki/Invader_(artiste)













Space Invader:
l'artiste masqué a envahi la planète avec ses mosaïques pixélisées
Il fête son 1000ème Space Invader et une expo lui fait honneur à Paris


Reportage De Berlin à Dhaka, les murs foisonnent de ces mosaïques de monstres de l'espace fabriqués avec des carreaux de piscine. Bravant les interdictions, Invader est devenu un mythe de la street culture des années 2000. La galerie Le Feuvre lui rend hommage.

Vous avez déjà remarqué ces petits personnages qui squattent les principales rues de votre ville ? Signés de l'artiste Invader, les Space Invader sont partout. De à Hong Kong à Anvers en passant par Los Angeles ou Istanbul. Et même dans les lettres de la colline « Hollywood » et au Louvre.

Pour fêter son millième Space Invader, l'artiste revient sur le devant de la scène. Le 7 juin, il inaugurera « 1000 » sa nouvelle expo et posera son millième Space Invader dans la Générale Galerie. En parallèle, une autre expo lui sera consacrée à la Galerie Le Feuvre. L'occase pour Streetpress de faire une mini rétrospective.


500 millions de dollars L'histoire des Space Invaders commence en 1978 au Japon aux premières heures des jeux vidéo. C'est la société Taito qui développe pour la première fois ces petits extraterrestre sur une borne d'arcade. Le but ? En tuer le plus possible pour rapporter le plus de points, tout cela en s'excitant sur le joystick. Space Invaders rencontre un franc succès auprès des geeks asiatiques.

Taito a d'ailleurs récemment annoncé que le jeu vidéo a rapporté plus de 500 millions de dollars de recettes depuis sa parution. Il n'en fallait pas plus pour qu'un français s'intéresse aux mini-extraterrestres pixelisés par la technologie de l'époque.

De Ljubljana à Bangkok C'est en 1998 que le premier Space Invader sort de l'écran pour s'incruster sur un mur parisien. Et puis, c'est le début de l'invasion. A son origine, un mystérieux artiste qui se fait connaître sous le nom d'Invader. Son plan ? Envahir le monde. Dès lors, à chaque fois qu'il se rend dans une ville, il planifie son invasion et scrute les endroits les plus efficaces pour poser un Space Invader. Tout est planifié au détail prêt.

L'artiste photographie chacun de ses personnages avant de les répertorier sur une carte afin de se constituer une base de données pour géolocaliser les lieux où ils se trouvent. Londres, Tokyo, Paris, Bangkok, Los Angeles, Ljubljana, Amsterdam, Anvers, Dhaka, Hong-Kong, Istanbul, Pau, Genève, Manchester, Berlin… comptent parmi les dizaines de villes envahies. Il attribue un nombre de points en fonction de la forme de sa mosaïque extraterrestre, plus il est gros plus et plus il rapportera de points à la ville.

La forme pixélisée des Space Invaders permet à l'artiste d'utiliser de la mosaïque pour créer ses personnages. De plus, c'est un matériau facilement utilisable en extérieur et puis il faut avouer que c'est original.

Toujours masqué « Invader a été l'un des premiers à prendre la relève du street-art avec un travail vraiment efficace » pour Jérôme Mesnager, artiste reconnu grâce à ses Corps Blancs entre autres. Mais voilà, la particularité d'Invader, c'est qu'il souhaite rester anonyme. Mis à part qu'il est né en 1969, on ne connait rien de lui, si ce n'est son œuvre. Il apparaît toujours masqué lors de ses rencontres avec les journalistes et « se glisse incognito dans la foule » lors de ses expositions enchaîne Jérôme.

Ses plus grands faits d'armes se résument à un invasion du Louvre en 1998 – les mosaïques ont été retirées dans la foulée – et plus récemment celle de la colline « Hollywood » et de ses célébrissimes lettres ce qui lui a valu une amende par les autorités locales et plus récemment une arrestation alors qu'il participait en avril dernier à une exposition au Musée d'Art contemporain de Los Angeles avant d'être relâché.

La Joconde pixélisée Depuis 2005, l'artiste, même s'il continue son invasion de Space Invaders, a fondé le mouvement « RubicKubiste » où il utilise des  Rubik's Cubes pour donner du volume aux Space invaders  ou même pour pixéliser la Joconde! Pour Jérôme : « Il a inventé son système à lui, amené quelque chose de nouveau, et à partir du moment où l'on reconnaît l'artiste du premier coup d'œil, c'est gagné. » avant de conclure par une anecdote qui résume parfaitement la personnalité de l'artiste français le plus mystérieux :

« Une nuit, je peignais le mur rue Oberkampf donc je regardais vers le mur, il y avait des barrières et d'un coup hop ! J'ai aperçu une silhouette qui arrivait vers moi en bondissant, il a atterri à côté de moi : « Bonjour, je suis content de te voir peindre ! » et moi je réponds « Tiens salut !» quand j'ai regardé il était loin déjà… En plus il y avait pas mal de monde, il est passé à travers tous les gens qui étaient là ! Et j'ai crié : « Vous avez vu c'était Space Invader ! » et les gens : « Quoi quoi il est où ?! » J'ai répondu « Ben il est plus là… »»


L'avis de la rue

« Je vagabonde pas mal. J'ai déjà vu ça dans d'autres pays oui. En Afrique notamment. Je sais pourquoi ils nous observent mais je ne dirai pas la réponse. Je peux juste dire qu'ils sont déjà parmi nous à nous observer… » Thierry, métro Belleville


« Je suis étudiante en graphisme. J'aime bien l'idée de pixéliser les personnages. Il l'a mis à l'angle de la rue pour attirer les regards ou pour que le Space Invader nous observe on sait pas… Je trouve ça amusant. » Timothée, Boulevard de Charonne


« Je bosse dans l'art. Je lui ai passé commande via une connaissance en commun mais il ne se montre pas. Je ne sais pas quand il l'a fait, un jour je suis arrivé et j'ai vu ce Space Invader. C'était il y a 3 ans à peu près. Ils sont là ! David Vincent les avait déjà repéré ! » Serge, rue des Orteaux dans le 20e

//www.streetpress.com/sujet/4511-space-invader-l-artiste-masque-a-envahi-la-planete-avec-ses-mosaiques-pixelisees









Interview   10 juin 2011

//next.liberation.fr/arts/01012342601-space-invader-vous-parle

Space Invader vous parle
 
Le street-artist était vendredi dans les locaux de «Libération» pour un numéro spécial. Il se raconte en dix modules. Plus un bonus.

Invader, artiste panaméen qui colle des Space Invaders de Grenoble à Tokyo depuis 12 ans sur les murs pas beaux, a reçu Libération dans son atelier secret un soir de juin. Dans un entretien découpé en dix carreaux de une minute de côté, il évoque la gloire et la solitude, l'amour et la colle, la mosaïque et la loi, voire l'éponge et la gaufre, de ses débuts jusqu'à la rétrospective de son œuvre qui se tient actuellement à la Générale, 14 avenue Parmentier (75011 Paris), du mardi au dimanche de 12h à 20h30.









//next.liberation.fr/arts/01012366141-space-invader-l-artiste-francais-le-plus-populaire-sur-le-net-en-2011

17 octobre 2011
Space Invader, l'artiste français le plus populaire sur le Net en 2011
Par DOMINIQUE POIRET


La première édition du «Grand prix de l'e-réputation art contemporain» mesure la notoriété de 100 artistes sur le Web et les réseaux sociaux.

Qui sont les artistes contemporains les plus populaires sur la Toile en 2011 ? C'est ce qu'a cherché à découvrir la journaliste et critique d'art Alexia Guggémos qui anime le blog Deliredelart sur 20minutes.fr. Résultat pour cette première édition, les trois premiers lauréats les plus en vue sur le Net en France sont: Space Invader (qui a envahit Libé en juin), Marc Desgrandchamps et JR.

Du côté féminin, les dix femmes artistes françaises les plus populaires sur le Web français en 2011 sont: Sophie Calle, Tatiana Trouvé, Orlan, Virginie Barré, Annette Messager, Tania Mouraud, Carole Benzaken, Elisabeth Ballet, Anne Brégeaut et Valérie Favre.

Méthodologiquement, Alexia Guggémos a travaillé et mené une étude d'avril à septembre 2011 sur leur présence on line à partir d'une liste de 100 plasticiens français ou vivant en France. Elle parvient ainsi à dresser le palmarès des 10 porte-parole de la création contemporaine française.
Les plus populaires sur la Toile

C'est la première fois que ce type de classement est réalisé. La cote des artistes se limitait jusqu'alors au nombre de leurs expositions et à la valeur de leurs œuvres sur le marché de l'art. Cette analyse a été conçue avec les outils de surveillance de Zen Réputation, un cabinet de veille consacré à la popularité sur Internet.

L'étude prend en compte, bien sur, la cote des artistes sur le marché de l'art mais aussi le buzz récent créé autour de leur personnalité. Elle permet alors de positionner les artistes contemporains français par rapport aux artistes contemporains internationaux. Puis, à partir de cette liste, le nombre de fois où le nom de ces artistes a été recherché ou consulté sur Internet a pu être comptabilisé.

Les trois plasticiens les plus populaires sur le Web au niveau international sont: Damien Hirst, Jasper Johns et Jeff Koons. On apprend également que les trois plasticiens français les plus populaires sur les réseaux sociaux sont Sophie Calle, JR et Pierre Soulages.
La création contemporaine française

Space Invader, qui n'arrive qu'en 27e position, estime que cela confirme l'engouement populaire pour le street art. Interrogé par Alexia Guggémos, Invader, déclare en effet qu'on ne plus seulement juger un artiste, «au nombre d'expositions[...]», d'ailleurs, «seul 10% de mon travail termine en galerie, et 90% sont destinés à la rue. Comme dans la vie courante, Internet va prendre une place de plus en plus importante et incontournable dans la vie des artistes. Et les classements devront s'y adapter».

Une limite toutefois à cet exercice: tous les artistes ne font pas le choix du Net comme source de diffusion. Mais pour ceux qui le souhaitent, l'ouvrage (1) d'Alexia Guggémos peut être un guide pour (re)trouver une visibilité et une notoriéte sur la Toile. La journaliste vient en effet de publier un livre qui fournit quelques clés et astuces pour y parvenir, avec notamment des fiches pratiques et des fiches outils.








Artiste français, dont nous savons seulement qu'il est né en 1969, Invader décore les rues du monde entier avec ces petits personnages très connus du célèbre jeu vidéo de la fin des années 1970 : « Space Invader » (qui sont à l'origine de la post-it war).

voir ici
//www.urbanews.fr/2011/12/31/17114-street-artist-de-la-semaine-la-post-it-war/#.Tx5tZfmaqUo

Pour fabriquer cette invasion, Invader a besoin de deux choses : du ciment et des rubik's cube.Cette invasion a débuté à Paris au milieu des années 1990.

Il ne se considère pas comme un graffeur mais plutôt comme un hacker de l'espace public propageant un virus de mosaïque.
Pour choisir ses emplacements, il aurait l'accord informel des propriétaires, qui collaborent donc avec l'envahisseur.

Ses Space Invaders ne sont pas posés au hasard. En arrivant dans une nouvelle ville, il se munit d'un plan et il la quadrille afin de choisir les meilleurs emplacements pour organiser l'invasion. Ensuite, Invader répertorie chaque Space Invader : date et lieu, deux photos (une en gros plan et une en plan large).

Ses faits d'armes les plus fameux sont : les lettres HOLLYWOOD, le musée du Louvres et la ville de Montpellier (si l'on prend un plan de la ville avec les emplacements de chaque mosaïque, elles représentent un Space Invader géant).
Depuis, il a diversifié ses personnages mais reste fidèle aux Space Invaders.

Il estime que 77 villes ont été touchées par l'invasion de près de 3000 Space Invaders.

L'invasion continue…








Space Invader :
la tête au carrée
Pour fêter son millième Space Invader à Paris, le plus secret des street artists expose à La Générale
Par Laetitia Cénac

Sur la planète terre, ce mystérieux street artist a posé à ses riques et périls 2692 œuvres pixélisées en carreaux de céramique, dont 1000 à Paris. L'occasion d'une exposition à La Générale. Ouvez l'œil.

Vu ! En chair et en os... Invader a dérogé à sa règle d'anonymat, à son credo de clandestinité. Le plus secret des street artists, toujours photographié de dos en train de carreler (la mosaïque de carreaux est son médium), s'est montré de face. Il arrive au rendez-vous, près du Carreau du Temple (tout un symbole), gare son scooter aux multiples stickers, commande un café en terrasse. Bas les masques ! Invader a un physique normal, ni play-boy ni gueule cassée. Jean troué, baskets et barbe de deux nuits blanches... On ne fera pas d'outing : ses activités exigent la discrétion. L'artiste confesse une école d'art : les Beaux-Arts de Rouen, précise Internet. « J'envahis, j'envahis, j'envahis », voilà le cri de guerre de celui qui se prend pour un virus. C'est grave, Docteur ? Non, juste cette obsession, dénominateur commun à beaucoup d'artistes qui se lèvent le matin et se couchent le soir avec une idée fixe en tête.

Sa créature, Space Invader, mi-vaisseau, mi-visage, est inspirée du jeu vidéo éponyme, sorti en 1978 au Japon sur console Atari 2600. Sa pose dans l'espace urbain, qu'il soit mégapole, capitale ou ville plus modeste, constitue l'invasion. Un geste artistique mondialisé qui nécessite tout un stock de carreaux en provenance de piscines, d'immeubles des années 70 et de quelques fournisseurs triés sur le volet.

* Jusqu'au 2 juillet à La Générale, 14, avenue Parmentier, 75011 Paris.
À voir aussi : Galerie Le Feuvre, 164 rue du Faubourg-Saint-Honoré. 75008 Paris. www.galerielefeuvre.com. Et les rues de Paris.

2692 Space Invaders répartis dans 77 villes

Aujourd'hui, il fête son millième Space Invader à Paris, lors d'une exposition sobrement intitulée « 1000 » dans le grand bâtiment industriel de La Générale*. L'occasion de se remémorer son premier : « Il est dans une petite ruelle près de la Bastille, à côté de l'atelier que j'avais à l'époque, une cave qu'un copain me prêtait. Maintenant, il est noyé, recouvert d'une couche d'enduit. » C'est un Space Invader palimpseste, fossilisé, pris dans les sédimentations de la ville.

Tous n'ont pas ce sort. Il faut se balader dans Paris (et ailleurs) le nez en l'air et les dénicher, bicolore en écho à la charte graphique rouge et blanc d'une enseigne, multicolore répondant à l'iconographie saturée d'un quartier, bleu comme la mer collé à une digue, ou aux couleurs de l'Union Jack dans une rue anglaise. « J'essaie de me fondre dans l'environnement », explique-t-il. Très vite, il a compris qu'il tenait quelque chose, le projet artistique d'une vie. Il ne connaissait pas l'univers du graffiti. Il mettait un pied dans le street art sans le savoir. C'était dans l'air du temps, avec Obey à Los Angeles, Kami à Tokyo, Bansky à Londres...

" J'essaie de me fondre dans l'environnement "

1735 Photo D. R.Treize ans ont passé. Depuis, Invader a tissé sa toile, signé le monde dans cette entreprise d'appropriation et d'accumulation. On compte 77 villes touchées, 2692 Space Invaders, tous continents confondus (le Louvre et le célèbre signe Hollywood ont eu droit à leurs Invaders...), 19 cartes d'invasions éditées. Et encore 6 tours du monde, 22 nuits passées au poste de police, 1 500 000 carreaux de mosaïque cimentés dans les rues. C'est un réseau, un jeu de piste, une chasse au trésor à l'échelle planétaire.

En 2005, cet envahisseur d'espace s'intéresse au Rubik's Cube et le détourne. Avec son format carré et son côté pixélisé, cette icône des années 80 lui était destinée. Trois axes dans ce travail : les Bad Men, où il réinterprète la figure des méchants (dernier en date Ben Laden); les Masterpieces, où il décline ses chefs-d'oeuvre (de Delacroix à Warhol, de Seurat à Lichtenstein); Low Fidelity, où il reprend les pochettes des 33-tours en vinyle (Bob Marley, Barbara, Prince...). Histoire de n'être pas là où on l'attend, il imagine la Speed Ball Machine pour Miami Art Basel 2010, une sculpture qui lance des balles  rebondissantes. Tout cela et bien d'autres surprises sont exposées à La Générale avec, cerise sur le gâteau, des gaufres en forme d'Invader. Carrément une invasion corporelle...

5 Space Invaders exemplaires

Le plasticien décrypte quelques pièces mémorables.

LE PLUS GROS
Los Angeles, Melrose Street, 2004. « Sa superficie est de 6 mètres par 4. Chaque pixel a le format d'un mètre carré. Il est sur un mur, en hauteur, adapté à l'échelle américaine. J'ai mis une nuit entière pour le réaliser, à l'aide de deux Mexicains carreleurs professionnels. On n'utilisait pas des seaux mais des brouettes de ciment. On a travaillé du coucher au lever du soleil, heure à laquelle j'ai pris un taxi pour l'aéroport, direction la France. En trois semaines à Los Angeles, j'en ai posé 171. »

LE PLUS CINÉMATOGRAPHIQUE
Le Petit Nicolas, Paris, Montmartre. « Sans le vouloir, je fais des invasions  cinématographiques : dans le générique de Californication, dans L.A. Confidential, dans Le Fabuleux Destin d'Amélie Poulain... Celui qui figure dans Le Petit Nicolas, film d'époque, est un anachronisme ! En plus, il est lié à un souvenir. Ce soir-là, je me suis fait arrêter par trois jeunes policiers de la BAC qui aimaient bien les Space Invaders... Le monde à l'envers. »



LE PLUS DIFFICILE
Paris, rue d'Alésia, 2011. « Il date d'il y a un mois. Sa forme est celle du champignon du jeu vidéo Mario Bros. Je ne fais jamais deux fois la même chose. Les Space Invaders sont de la race des mutants. Ils peuvent s'hybrider. Pour le placer sous un pont de chemin de fer, j'ai dû garer ma voiture, mettre une échelle sur le toit, monter jusqu'au dernier échelon... Quand je l'ai pris en photo avec mon portable, je me suis aperçu que rien n'était droit. »

LE PLUS ISOLÉ
Australie, Perth. « Perth est la ville la plus isolée du monde, la plus éloignée d'une autre ville. J'étais sur la côte Ouest australienne pour une expo de groupe. Dans le cadre de mon projet d'invasion du monde entier, j'ai placé 20 Space Invaders à Perth. J'obéis à deux critères opposés : la visibilité ou la discrétion. »

LE PLUS MIS EN ABYME
Paris, cimetière du Père-Lachaise. « Je suis en repérage constant. Et un film vu à la télé peut m'offrir inopinément une place. Dans la scène d'exposition d'un film de Lelouch qui se passe au Père-Lachaise, il y a un plan sur un muret. Parfait ! Je pouvais jouer avec l'architecture : ce lieu avait une réelle photogénie. Je l'ai retrouvé pour y inscrire une pièce. »


















31/05/2012
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