Alain YVER

Alain YVER

STEFANO DI BATTISTA

STEFANO DI BATTISTA




Stefano Di Battista

SON SITE
//www.stefanodibattista.net/

DISCOGRAPHIE
//www.cdmail.fr/affich_art.asp?refcdmail=CDM777594

CLIP
//www.youtube.com/watch?v=IQsPQrCJDrI



Présentation

Valeur sûre du jazz européen, le saxophoniste italien Stefano di Battista a joué avec les plus grands : Michel Petrucciani, Claude Nougaro, Aldo Romano, Jacky Terrasson, avant de signer chez le prestigieux label américain Blue Note et d'enregistrer avec le légendaire batteur Elvin Jones. Le saxophoniste présente son nouvel album 'Trouble Shootin'. Après avoir célébré la musique de Charlie Parker, Stefano di Battista s'inscrit dans la plus pure tradition funky. Entouré de partenaires de grande classe : Baptiste Trotignon (organiste et pianiste), Fabrizio Bosso (trompettiste) et le batteur Eric Harland, Di Battista sillonne les salles et les festivals français, avec une halte à la Salle Pleyel en compagnie de ses compatriotes Stefano Bollani au piano, et Enrico Rava à la trompette.






Né le 14 février 1969 à Rome (Italie)

Altiste fougueux que n'effraient pas les tempos intrépides, ou bien lyrique jusqu'à verser parfois dans le sentimentalisme, Stefano Di Battista cultive une virtuosité sur le saxophone et une présence sur scène qui en ont fait l'un des musiciens les plus remarqués en France, des amateurs comme du grand public, dans les années 1990. Adepte des traits véloces comme il est de rigueur pour de nombreux altistes depuis Charlie Parker, il n'oublie pas de laisser parler sa fibre italienne sur les ballades, qui le porte au chant et à l'expressivité.

C'est durant son enfance dans les environs de Rome que Stefano Di Battista s'initie à la musique, dans un orchestre de quartier composé majoritairement de cuivres. Ayant débuté le saxophone à l'âge de treize ans, il s'intéresse au jazz par le biais de disques d'Art Pepper et de Cannonball Adderley, deux musiciens qui resteront des influences durables. Il suit une formation académique avant de commencer à « faire le métier » dans la variété. La rencontre avec Massimo Urbani (1957-1993), saxophoniste alto italien marqué par le feu parkérien, joue également un rôle déterminant dans son ambition à devenir un musicien de jazz.

Il faut cependant attendre un concours de circonstances pour que le talent du jeune saxophoniste romain puisse éclater au grand jour. Encouragé à se rendre à Paris par le pianiste Jean-Pierre Como qui l'a entendu pendant l'été 1992 au festival de Calvi, Stefano Di Battista séduit rapidement plusieurs musiciens de la capitale française qui lui mettent le pied à l'étrier, notablement le batteur Aldo Romano (deux disques témoignent de leur association) et le chef d'orchestre Laurent Cugny qui lui fait une belle place – ainsi qu'à son compatriote trompettiste Flavio Boltro – dans l'ONJ qu'il constitue en 1994. Même s'il est, dès lors, surtout actif en France, il maintient des liens étroits avec la communauté des jazzmen italiens, enregistrant notamment avec ses compatriotes Enrico Rava (1996), Rita Marcotulli (1998), Daniele Scannapieco (2003) et Dario Rosciglione (2004).

L'impétuosité du saxophoniste, son goût pour les tempos casse-cou, sa générosité communicative et son impressionnante aisance à jouer dans le registre néo-bop frappent les esprits. Son premier album « Volare » (1997) est un succès commercial inespéré pour un album de jazz instrumental. Si Stefano Di Battista recherche une forme de singularité, c'est au travers d'une vélocité et d'un goût du risque qu'elle se manifeste, et non dans l'expérimentation. Aussi sa carrière est-elle jalonnée de plusieurs rencontres avec des musiciens américains qui font office de « gardiens de la flamme » (Jimmy Cobb, Walter Booker, Nat Adderley…) et dont le parcours reste étroitement lié à l'une de ses références majeures, Cannonball Adderley. En 1997, il fait partie avec Boltro d'un sextet assemblé par le pianiste Michel Petrucciani dont le troisième « soufflant » est le tromboniste Bob Brookmeyer.

Formant un quartet avec le pianiste Eric Legnini, le contrebassiste Rosario Bonaccorso et le batteur Benjamin Henocq (par la suite remplacé par André Ceccarelli), Stefano Di Battista incarne rapidement l'image d'un saxophoniste généreux et énergique, au style flamboyant dont témoigne le disque « A prima vista ». En 2000, il convie Elvin Jones à participer à son troisième album : en studio, il conquiert le cœur du légendaire batteur qui l'intègre pendant quelques semaines à sa Jazz Machine. L'expérience transporte le saxophoniste italien marqué, comme la grande majorité de ses confrères, par l'aura de John Coltrane.

Alors qu'il demeure l'un des musiciens les plus actifs dans l'Hexagone, l'année 2003 voit la parution d'un quatrième album très ambitieux, « Round About Roma », hommage de Stefano Di Battista à sa ville natale orchestré pour cordes et dirigé par l'arrangeur américain Vince Mendoza, qui rappelle l'attachement du saxophoniste aux compositeurs de musiques de film italiens et à la tradition lyrique de son pays natal. Un an plus tard, à l'approche du cinquantenaire de la disparition de Charlie Parker, c'est le saxophoniste alto le plus influent de l'histoire du jazz qu'il célèbre, en disque et sur scène, en rejouant les thèmes les plus fameux du répertoire de Bird.

Vincent Bessières
     





Stefano di Battista - Trouble shootin'

Kenny Burrell, Horace Silver, Bobby Timmons : les trois reprises choisies par Stefano di Battista pour le répertoire de ce nouveau disque, le premier depuis trois ans, disent bien le genre du côté duquel il va fureter - le jazz soul, style dont les deux remarquables albums de son compère Eric Legnini (qui, comme il se doit, est de la partie ici aussi) ont récemment rappelé l'actualité. Dès les premières secondes (I will love you, composition originale du leader, qui les signe toutes), le ton est donné : orgue Hammond groovy et voluptueux (Baptiste Trotignon), guitare soul à souhait (Russell Malone, impeccable), tournerie bien balancée (Eric Harland à la batterie, terriblement efficace, sautant sans cesse des chaloupements du ternaire à l'intensité des plans binaires), on est en plein dans l'héritage des maîtres du genre - Silver ou Burrell, donc, mais aussi Jimmy Smith ou Lou Donaldson. En guise d'ingénieur en chef, Battista s'est offert les services du producteur Michael Cuscuna : "Pour la première fois, j'ai accepté d'être guidé pendant un enregistrement, raconte-t-il. Cuscuna me rassurait : il possède l'art des peintres qui, d'un seul coup d'œil, parviennent à maîtriser une grande toile". De fait, Trouble shootin' a ce petit côté "première classe" qui signale la patte du vrai professionnel : construction parfaite, mélanges subtils, surprises et frayeurs en dose raisonnable, aucune faute de goût à l'horizon, costume de bonne coupe et pochette élégante pour tout le monde. L'énergique trompettiste Fabrizio Bosso bouillonne, la flûte de Nicola Stilo entrelace des arabesques dolphyennes aux deux cuivres dans le bien nommé The Serpent's charm ; quant à Battista, il survole son disque avec son aisance habituelle, aussi agile et virtuose au soprano qu'à l'alto, changeant de vêtement avec une grâce de transformiste (jazz pop façon sixties à la Lou Donaldson dans The Jody grind, bossa langoureuse et délicieusement cliché dans Echoes of Brazil, clins d'oeil orientalisants façon Caravan dans Essaouira). Bref, un album impeccable et varié qui, à n'en pas douter, connaîtra de forts excitants développements sur scène. Ca tombe bien, Battista et son groupe commencent une tournée européenne à la fin du mois d'octobre.

Bernard Quiriny








le 24 novembre 2001

Stefano Di Battista saxophone
Eric Legnini Piano
Rosario Bonaccorso contrebasse
André Ceccarelli batterie

Le jeune saxophoniste était de retour dans la région lyonnaise, quelques mois après, avec son quintet : En effet, cet été à Vienne, Il joua en première partie de Diane Reeves, devant 8000 spectateurs, se glissant même quelques minutes dans l'hommage rendu par la chanteuse à Sarah Vaughan (A ce propos, ne ratez surtout pas la diffusion d'extraits du concert de D.Reeves dans Jazz 6 sur M6  dans la semaine du 26/11/ au 2/12/01 !).
Ce soir, retour à l'ambiance « club » devant 200 spectateurs attentifs et réactifs avec un quartet (son complice à la trompette, Flavio Boltro, n'étant pas de la partie) composé de deux accompagnateurs habituels, à savoir du pianiste belge d'origine italienne, Eric Legnini, du contrebassiste Rosario Bonaccorso et, nouveauté de taille, la présence à la batterie du batteur niçois André Ceccarelli.
Pour ce premier set, ce fut S.D.Battista au saxo soprano. Il arrive à sortir de cet instrument réputé difficile un son d'une remarquable pureté et il est sans doute, sur cet instrument, l'un des seuls sur la scène internationale jazz à obtenir ce son quasi magique. Le quartet commença par deux compositions originales du leader intitulées All  et For Elvin. Le premier thème frappe par son asymétrie rythmique avec, dès la première minute du concert, l'absolue nécessité de disposer d'un batteur de grande classe qui impulse et règle l'ordre pour l'ensemble : André Ceccarelli est royal dans ce rôle. S.D.Battista a toujours bien choisi ses partenaires batteurs : A.Romano, Elvin Jones entres autres. Ceci n'est pas indifférent car son phrasé musical qui laisse le son respirer, se répandre, s'écouter, a besoin de cette assurance tout risque d'une rythmique sans faille.
La remarque est valable pour le deuxième thème de cette soirée joué en hommage au batteur E. Jones (ex-partenaire de Coltrane et des Jazz Messengers) avec lequel il travailla pour son album paru en 2000 intitulé "Stefano Di Battista" et que le « maître » engagea quelques mois dans son groupe Jazz Machine. Sur ce thème, le contrebassiste Rosario Bonaccorso fit montre de ses qualités de musicien et d'homme de spectacle : D'abord, le bois de l'instrument utilisé comme une percussion puis le solo joué et chanté en même temps, une vraie réussite. Le premier set s'acheva sur un morceau mettant en évidence le lyrisme du pianiste Eric Legnini et cette très belle manière de S.D.Battista de faire chanter l'instrument. L'intéressé évoquait ainsi son rapport à l'instrument dans un entretien accordé à la revue Jazz Man de novembre 2000 : "Quand je joue, c'est comme si je chantais. Quand j'écris, je pense à des choses simples, je vais à la mer, je prends un café. Et la mélodie vient. Si je peux la chanter, ça veut dire que c'est bon. Il est nécessaire de connaître la tradition parce qu'elle aide à savoir l'importance de la mélodie".
Pour le deuxième set, S.D.Battista emboucha le saxo alto. Une belle introduction sans rythmique pour lancer le standard de C.Adderley Start fell on Alabama : une manière de confirmer ses propos sur l'importance de la tradition avec cette faculté qu'a l'instrumentiste, sur ce morceau, de phraser le discours musical, avec le souci constant de laisser à chaque partenaire sa part dans l'évocation. Suivit un blues écrit en hommage à son ami Michel Petruciani, où contrebasse et batterie s'en donnèrent à coeur joie. La qualité du son du souffleur est toujours aussi belle, le souci de faire sonner l'instrument aussi. Peut être, parfois, aspirerait-on à ce qu'il y ait moins de notes... péché mignon des jazzmen !
Après un solo ébouriffant de A.Ceccarelli à la batterie, le groupe enchaîna avec l'un des thèmes du premier album enregistré en leader par S.D.Battista, Prima di partire, dont le thème simple et beau se retient de suite... comme une chanson. Les musiciens nous firent le plaisir d'un rappel pour nous remercier du standing ovation que leur fit le public .
Deux heures et demie d'un très beau concert ou S.D.Battista ne fit transparaître son début d'angine que par le fait que l'organisation fut avec lui au petit soin pour lui procurer une tisane miracle dont il but consciencieusement et régulièrement quelques gorgées !

Philippe Anthonioz

 





En quelques années, Stefano Di Battista a su imposer la fougue et la virtuosité de son jeu, au point d'être considéré aujourd'hui comme l'une des valeurs les plus sûres du jazz européen. Stefano di Battista est né à Rome le 14 février 1969. Il commence le saxophone vers l'âge de treize ans au sein d'une petite formation de quartier. Rapidement, il découvre le jazz et tombe amoureux de la sonorité acide d'Art Pepper. Puis il y eut la rencontre avec l'homme qui allait devenir son mentor, le légendaire saxophoniste alto Massimo Urbani. 1994 : Stefano est déjé un habitué du Sunset, le célèbre club de jazz de la rue des Lombards à Paris. Il s'y produit régulièrement avec Aldo Romano, Stéphane Huchard et Michel Benita, lorsque Laurent Cugny, qui est sur le point de prendre les commandes de l'ONJ, l'engage sur-le-champ comme soliste. Sa carrière franchit alors un cap.
Générosité, énergie, fluidité, sont les mots qui viennent tout de suite à l'esprit : "j'aime l'idée d'une musique simple, communicative,... qui reste fluide et directement perceptible..."






Certains disent de lui " La musique de Stéfano est un chant, un chant à la vie, un chant à l'amour". Stefano Di Battista est un des plus grand saxophonistes de Jazz. Son nouvel album "round about Roma" est un mariage réussi entre Le jazz et le classique. Les arrangements ont été écrits par Vince Mendoza et enregistrés avec un orchestre de 50 Musiciens. Pour le pont des Artistes ce soir, il nous joue 3 titres de son nouvel opus avec au Piano Eric Legnini, à la batterie André Céccarélli et à la contrebasse Rosario Bonaccorso.





26/02/2008
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