Alain YVER

Alain YVER

STEVE SABELLA

STEVE SABELLA





http://www.stevesabella.com/

http://www.facebook.com/steve.sabella.1

http://www.gabrielemagnani.com/new/sabella.html




STEVE SABELLA
Né le: 1975 
Pays de résidence: Allemagne





Exil d'une identité
Texte - Stéphanie Ravel

« Il y a encore des gens qui voient l'art palestinien
comme un mode d'expression militant ou national ».
Figure de proue de la nouvelle vague d'artistes
palestiniens contemporains, Steve Sabella
dépoussière l'image de la création palestinienne.
Conceptualité, psychologie, sa série de photomontages.

In Exile
bouscule l'approche traditionnelle de la question palestinienne.
A l'occasion de l'exposition collective Palestine :
La création dans tous ses états, jusqu'au 10 février au
musée national de Bahreïn, Steve Sabella donne aux
lecteurs de l'Agenda
quelques clés pour percevoir
autrement l'art contemporain palestinien.

Steve Sabella souligne en effet qu' « il est important
d'observer à ce moment précis de l'Histoire comment
les artistes palestiniens développent des approches très
personnelles de la question palestinienne ou encore de leur
perception de la vie, plutôt qu'une approche nationale qui
a catégorisé l'art palestinien jusqu'au début des années
90 ». Sarcasme, humour, introspection, les artistes de

Palestine : La création dans tous ses états, nous prennent
par surprise par leur vision du conflit palestinien.
L'angoisse, la solitude, la folie qui guette, ce ne sont pas
ici des images sanglantes de combats qui provoquent ces
sentiments mais les 5 photomontages qui composent
In Exile
de Steve Sabella. En quoi un millier de petites
images de sombres fenêtres collées les unes aux autres
sont-elles reliées à la Palestine ? Expliqué par l'artiste lui-
même, le concept In Exile se fait lourd de sens.

« Une exposition d'une telle importance n'est possible
qu'une fois toutes les décennies».
 Steve Sabella n'est pasloin du compte.

Le dernier rassemblement d'artistes
palestiniens de cette envergure a eu lieu en 1997 à
l'initiative de l'Institut du Monde Arabe. En réitérant
l'expérience plus d'une décennie plus tard, l'IMA, non
seulement permet une nouvelle fois la réunion d'artistes
issus de différentes générations et parfois dispersés
à travers le monde, mais surtout révèle l'évolution de
l'art contemporain palestinien. Vidéo, photomontage,
installations, la diversité des techniques utilisées par les
créateurs n'est pas seulement un choix esthétique, mais
semble aussi influencer la manière d'aborder le contexte
politique.

Les fenêtres ? Sa catharsis :
« quand j'ai quitté Jérusalem
pour vivre à Londres en 2007, ma perte de repères s'est
intensifiée... Perdu dans mon environnement immédiat, je
regardais tous les jours à travers la fenêtre de mon salon,
j'ai commencé à décomposer la vue de ma fenêtre en la
photographiant sous différents angles. »

Le photomontage ? Son exil :
 « j'arrête seulement d'assembler les images quand je sens que la nouvelle
structure créée reflète l'impossible réalité dans laquelle je
vis : l'état d'esprit d'un exilé ».
Le résultat ? Son identité morcelée :

 « chaque œuvre
apparaît complète mais nous savons qu'elle est
essentiellement composée d'images découpées. Tout
comme moi, mon identité semble complète mais au fond
elle est fragmentée et j'essaie de faire avec ».

En explorant intimement les méandres d'une âme exilée
dans une grande ville occidentale,
In Exile
fait résonner
des sentiments avec lesquels on peut tous être familiers
quelle que soit notre nationalité. « Paysages urbains
déroutants, et vertige visuel », précise Steve Sabella, « sont
également des symptômes de notre monde d'aujourd'hui
rapide, affairé et hyper actif».

Le paradoxe est qu'en témoignant de manière plus
distanciée sur le conflit palestinien, l'artiste nous projette
sans ménagement au cœur de son malaise identitaire.
 «Ce travail est un voyage dans mon esprit, mon subconscient,
à travers lequel j'ai pris dangereusement conscience que
ma reconstruction ambivalente ne rendait pas le monde
ou ma perception de celui-ci plus simple».

On n'en ressent
que plus la difficulté d'exprimer les frontières qui se
brouillent et s'effacent, les frontières d'un pays... comme
celle d'un être.

http://stevesabella.com/agenda-review2010.pdf





STEVE SABELLA

Steve a grandi pendant le premier Intifada et la première guerre du Golfe, se rendant compte rapidement à quel point la vie à Jérusalem était complexe, en particulier avec la pression sociale causée par toutes les dénominations religieuses répandues et qui ont tâché de convertir l'affiliation religieuse à une affiliation nationale au lieu d'une foi. Dans la recherche, il a voulu se construire un nouveau monde.
 
J'ai me construit un nouveau monde. Mon monde. J'essaye dans la majeure partie de mon travail de montrer une trace de lumière. Je saute dans un monde invisible - à un endroit où seulement l'imagination peut atteindre. Là, je commence à sentir l'intimité privée du monde, sa gentillesse cachée, la puissance de la lumière et de son comportement. Je donne au spectateur l'occasion d'être transporté d'une dimension normale et connue à une autre dont l'imagination est le seul pont sur lequel l'on peut compter comme moyen de vision.
 
«Qui veut voir l'invisible doit pénétrer plus profondément dans le visible»

http://www.jerusalem-in-exile.net/french/search%20french.htm



03/04/2013
0 Poster un commentaire

A découvrir aussi


Ces blogs de Photo & Vidéo pourraient vous intéresser

Inscrivez-vous au blog

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 2 autres membres