Alain YVER

Alain YVER

STREET ART

STREET ART





http://www.ireed.fr/tuto-comment-realiser-un-pochoir/


http://www.youtube.com/watch?v=JSrYpXXMacA


http://www.paris-streetart.com/


http://streetart-paris.fr/


http://www.toutpourlesyeux.com/tag/exposition-collective/page/4/

http://www.facebook.com/StreetArtParisChris

http://www.fatcap.org/type-graffiti/street-art/photos.html

http://combo-streetart.com/tchernobyl.html


http://www.graffitiartmagazine.com/index.php?category/Street-art

http://www.tout-bon.com/best-of-street-art-2011/


http://www.fubiz.net/2012/03/02/cyklop-street-art/


http://www.amazon.fr/100-artistes-Street-Paul-Ardenne/dp/2732445819

http://www.guide-artistique.com/


Graffiti Alphabet : Letters A – Z
http://graffitialphabeto.com/graffiti-alphabet-letter-a-z-tag-graffiti-throw-up-hip-hop-flop-block/






Histoire Du Street Art


Soumis par Khorosiif,
L'origine du graffiti se situe à l'époque de la Grèce antique et de Pompéi. Ces messages, notamment gravés dans la roche, étaient la plupart du temps d'origine politique ou religieuse. Néanmoins, ce moyen d'expression se déploie réellement durant les années soixante et septante. Pourquoi si tard ? Il faut rappeler le contexte historique de ces années. Plusieurs évènements phares de la fin du XXe siècle sont la cause de l'émergence de ce moyen d'expression qui utilise la ville comme un support atteignant un large public. Ainsi nous pourrions citer le mai 68, la séparation de l'Allemagne en deux avec le Mur de Berlin, la guerre d'Algérie ou encore le Reichstag à Berlin recouvert de graffiti par les troupes russes. Nous pouvons observer que ces événements se passent lors de période de tension de soulèvement et de révolution.
Le premier tagueur connu est Cornbread, issu de la ville de Philadelphie en Pensylvannie ; sa carrière commence en 1967 et se termine en 1972. Son but était d'écrire son pseudonyme sur le plus de murs et surfaces possibles, ayant une idée de « conquête » en tête. Le phénomène grandit auprès des jeunes, et cette activité de signature en ville est devient alors une sorte de compétition entre les tagueurs. Taki 183, un New-Yorkais agé alors de 17 ans en 1969, fut le premier de sa ville à taguer les murs de son quartier pauvre avec également l'idée de conquête en tête. La presse s'y intéressa et le tag connut le même impact auprès des jeunes. Le street art était né.
Le tag grandit et évolua   en rentrant dans la culture hip-hop qui lui tournait autour. Les goûts musicaux, le style vestimentaire, l'attitude et le graffiti devinrent peu à peu une culture, un état d'esprit à part entière.
Peu de temps après, les tagueurs ne se limitèrent plus seulement aux murs, mais commencèrent à taguer le plus de surfaces possibles, principalement les métros. L'avantage de ces surfaces était la mobilité qu'ils offraient.

http://www.dissertationsgratuites.com/dissertations/Histoire-Du-Street-Art/384498.html










Histoire du Street Art français.
Publié le 28/10/2011
 
la poésie s' empare aussi des murs avec Némo .
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L 'exagération du trait et la courbe de la ligne font déjà penser aux carricatures des graffiteurs actuels .
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Ces tags forment une écriture géométrique inventée dans les années 60. Elle est  et revendicative, politique , provocatrice  et a recouverte un gand nombre des immeubles de Sao Polo.
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Les lignes créeent par les déchirures ainsi que les lettres au beau milieu de l' oeuvre influenceront les graffiteurs.
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Ce pochoir de Bleck le rat évoque la bande dessinée et suggère une certaine forme de violence.
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Le célèbre homme blanc et la marque du peintre : l' humour .
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Typique du graff américain : la surface entière est peinte , mouvement des lettres et associations des couleurs donne son dynamisme à l' oeuvre . ce genre de graff influencera beaucoup les jeunes apprentis graffeurs français .
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Contrairement à d' autres "streetartistes" Invaders placent souvent ses mosaîques dans des endroits où elles ne sont pas visibles au premier regard.
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L 'ensemble peut se diviser en quatre , des artiste différents ont travaillés sur ce mur mais l' ensemble garde sa cohérence .
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Blu aime le style monumental et le réalise surtout dans des usines désaffectées. A partir de ses graffs il réalisera de nombreux films d' animation .
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Un bel exemple de bloc lettrres : les lettres s' imbriquent de façon à ne faire toute ensembles qu' une seule forme .
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Un exemple de bloc lettres où l 'on perçoit une légère influence de la calligraphie arabe .  Tous droits réservés
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Le graffiteur anonyme a fait ressortir deux constantes du graff: la force et le mouvement . Pluqs rares chez les graffeurs ; il joue également sur la lumière;
L ' évolution de l' art urbain français des années 80 à nos jours . Fortement influencés par les taggeurs des métros de New- York , les graffitis français sont de plus en plus tendance:voici leur histoire.
Par Thierry Hay
Journaliste-blogueur, spécialisé dans l'art contemporain, le design, l'architecture et le street-art

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Définition et origine :
Graffiti, au singulier graffito, vient du mot italien graffiare : griffer ; lui même dérivé du latin graphium : éraflure. Depuis toujours les murs ont eu la parole. On trouve donc des graffitis dans les grottes préhistoriques ; dans l'empire romain, la Grèce antique, sur les façades des églises et des châteaux, dans les prisons, sur les rochers etc….Les graffitis ont des le début  servis à s'exprimer, à louer ou à dénoncer et c'est toujours le cas. A Pompéi on a retrouvé une caricature d homme politique ( voir diaporama) .Au XVIIIe siècle voleurs et mendiants dessinent ou gravent, avec une écriture codée,  sur les portes des maisons pour indiquer à celui qui connait le code ce qu' il trouvera dans la maison .
 De nos jours il faut faire la différence entre le tag qui se résume à une signature et le graffiti qui est un dessin avec signature ou autour d une signature. Désormais les galeries ouvrent leurs portent aux graffiteurs français qui se sont mis à travailler sur toile pour faciliter les ventes….Mais le graffiti reste souvent  un art urbain clandestin,  illégal et c'est d' ailleurs cette notion qui intéresse et fédère bon nombre d'artistes. Elle impose également une vitesse d'exécution qui donne son énergie à l'œuvre. Ces fresques urbaines sont  souvent considéré comme du vandalisme et coûte très cher aux entreprises de transports. Pour un graffeur l'amende  peut aller de 1500 à 30 000 euros.   
Les sources d inspiration des graffitis contemporains :
Elles sont multiples :
Le Madonnaro : peinture à la craie pratiquée sur les trottoirs par les hippies. Le nom dérive de Madonna : la vierge.
Le Pixaçao : Art de la rue à Sao Polo au Brésil , une typographie très stylisée , très géométrique effectuée par des jeunes sur les parties hautes des bâtiments de préférence ( voir diaporama). On retrouve ce goût pour la géométrie et pour le travail sous les toîts dans de nombreux graffitis actuels.
Les premiers tags dans le métro américain à la fin des années 60.
Les affichettes et les slogans de Mai 68.
L'univers de la bande dessinée, de l'affiche et le travail issu de la rue de certains artistes comme jacques Villeglé ( voir diaporama) ou Ernest Pignon Ernest.
La culture Hip Hop.
La calligraphie arabe.
L'histoire de l'art : la violence des tableaux du Caravage , les visages tourmentés de Munch , le tableau dénonciateur de guerre Guernica  de Picasso , les œuvres abstraites mais très construites de Kandinsky .
Les styles et les outils:
Ils sont multipliés au fil des ans :
Graffiti, affiche, mosaïque, pochoir, ruban adhésif, acide, maillet et ciseau.
Deux grandes catégories en ce qui concerne le style : la fresque figurative  sauvage et baroque et le bloc lettres. L 'objectif est de le réaliser d' un trait et dans ce cas il s' agit d' un "flop".
L'outil principal reste la bombe aérosol.
Les précurseurs en France :
L'art urbain commence son épanouissement à partir de mai 1968 mais le Street Art français prend forme à partir des années 80 avec deux pionniers : Bleck le rat et Jérôme Mesnager( voir diaporama).
Bleck le rat  est un graffiteur pochoiriste qui s'inspire d'un personnage de bande dessinée Bleck le rock. Condamné par un tribunal il abandonne la peinture en direct sur le mur pour des affiches qu'il colle, tout comme Jef Aérosol(voir diaporama ).
Jérôme Mesnager est un ancien élève de l'école Boulle, il crée un petit mouvement artistique au non évocateur : « Zig Zag dans la jungle des villes » et son «  Homme Blanc »  devenu célèbre commence à envahir les murs de Paris. Il déclare : «Je fais des tableaux et la toile c 'est le monde ».
En 1982, arrivée à Paris de l'américain Bando qui diffuse « l'art des métros new yorkais », il rencontre  en 1987 un autre américain de Paris : Jonone ( voir diaporama) dont l' incroyable énergie va dynamiser le street art français .Pour lui « le métro est un musée qui traverse la ville »… 
La fin des années 90 :
Avec Bansky en Grande Bretagne ou Blu en Italie ( voir diaporama) , deux artistes de grand talent, l' art urbain  s' internationalise et s' affirme de plus en plus .En France Invaders sème ses mosaïques ( voir diaporama) aux angles des rues parisiennes avant de s'imposer dans toutes les grandes capitales du monde .Ses visages pixélisés reprennent le motif d' un jeu video « space invaders » édité en 1978.Un autre artiste admire aussi les jeux vidéos : Speedy Graphito, il regarde également du côté des mangas et de la publicité.
Les années 2000:
Création d'une association importante : le M.U.R ( modulable ,urbain et réactif). Elle regroupe quatre vingt artistes et impose un principe simple. Tous les quinze jours un artiste squatte de grands panneaux publicitaires rue Oberkampf à Paris et expose son œuvre. Le groupe  VLP (vive la peinture ) y exposera son personnage lui faisant dire : « ,j' existe je résiste ».  Il deviendra vite célèbre dans le milieu de l'art.
En 2001 Agnés B expose dans sa « galerie du jour » Jonone , Mist , OS Gemeos  et Zevs dans une exposition collective.
Mars 2009 : 150 tagueurs internationaux expose au Grand Palais,début de reconnaissance officielle et publique .
Juillet 2009 : Consécration : exposition collective «  Né ans la rue » à la fondation Cartier .le street art. est reconnu mouvement artistique à part entière et les collectionneurs affluent.
Et aujourd'hui :
L'art urbain français est à un tournant , beaucoup d' artistes exposent  leurs œuvres dans les galerie du I ou VIII arrondissements avec succès . Les grandes maisons de ventes aux enchères comme Bonhams,Dreweatts,Artcurial ou Cornette de Saint Cyr ont crée un département spécial consacré à l' art urbain .Des amateurs  célèbres comme Brad Pitt ou Jude Law ont aussi contribués à rendre célèbre cet art.  Mais en passant du mur à la toile , et des courses à pied la nuit aux vernissages le jour quelques artistes ont perdu de leur flamme , de leur révolte et de leur énergie. Le " graffiti street art" est à un virage avec le risque soit de la provocation facile , soit de l' endormissement …Pourtant on trouve des graffs dans chaque ville de France et les jeunes artistes anonymes vandales ne manque pas. C'est peut-être  là qu' il faut chercher les grands de demain . J'ai volontairement  pris au hasard une ville : Perpignan , en voici un aperçu ( voir diaporama) .Mais un chose est sûr, le street art a sa place dans l'histoire de l'art , sa violence , sa fragilité , son goût prononcée pour la vitesse en font un art qui colle parfaitement à notre époque.

http://www.maquis-art.com/Graffeur-873-asem-MCT-PCK-Graffiti-Tag-Street-
Art.html.html
http://www.bloc.com/article/art-et-culture/histoire-de-l-art/le-graffiti-art-ou-vandalisme.

htmlhttp://www.graffitiartmagazine.com

http://www.fatcap.org/

http://www.graffiti.org/trains/index.trains.html

http://www.le-graffiti.com/

http://www.francetv.fr/culturebox/histoire-du-street-art-francais-3411







Histoire du street-art

Ce que l'on appelle Street Art englobe plusieurs pratiques artistiques : graffiti, pochoir, projection vidéo et la création d'affiche. Le Street Art est un moyen d'expression très vaste et qui vise un large public puisqu'il est facilement visible et accessible. De plus en plus d'artistes se mettent à utiliser la ville. Cette dernière est source d'inspiration, scène, support, terrain et médium de leurs créations. Pas de limites, pas d'autorisations, c'est ce qui fait l'originalité du street-art.
On peut situer l'origine du graffiti à la Grèce antique et à Pompéi. Néanmoins le mouvement se développe réellement dans les années 60 et 70 pour cause d'évènements importants. Reichstag, guerre d'Algérie, Mai 68, mur de Berlin… ces évènements phares dans l'histoire vont inciter le développement de moyens d'expression dont le graffiti.
A la même époque nait aux Etats-Unis le graffiti moderne notamment à New York et Los Angeles, parallèlement débute aussi la lutte anti-tag et l'émergence du hip-hop.
Les années 80 vont être marquées par l'arrivée du graffiti moderne New-yorkais à Londres, Paris, Amsterdam et Barcelone. Emergence des peintres de rue non reconnu par le marché. En 1981, date clé, le centre Pompidou organise la première exposition sur le street art « Graffiti et société ». Preuve que ce mouvement prend de l'importance.
Critiques d'art et marchands commencent à prendre très au sérieux le mouvement. Plusieurs expositions seront organisées, non plus seulement dans les galeries mais aussi dans les musées. Aux Pays-Bas, les expositions au musée Boymans van Beungen en 1983 et au musée Groninger en 1992. L'année 2008 a été marquée par deux temps fort pour l'art urbain. Le 22 février 2008 le MAC de Lyon a proposé une exposition de l'artiste américain Keith Haring (1958-1990). Personnalité issue de la culture underground new yorkaise, et qui a créé des personnages colorés aux formes simplifiées. En Angleterre, du 23 mai au 25 août 2008, la Tate Modern proposait une exposition consacrée au Street Art. L'institution a laissé carte blanche à six artistes reconnus internationalement afin qu'ils créent des oeuvres sur la façade du bâtiment. Les artistes choisis par la Tate Modern ont été Blu, JR, Faile, Sixeart, Os Gêmeos et Nunca. Il s'agissait de la première exposition réunissant plusieurs acteurs du Street Art dans un grand musée de renommée internationale.
Aujourd'hui l'art urbain compte beaucoup de membres. A côté des noms connus comme Banksy, Space Invader, Jonone, Speedy Graphito, Blek, Miss-Tic, Jef Aerosol, Epsylon Point, VLP, il ne faut pas oublier ceux qui le font pour s'amuser, artistes d'un soir qui n'y reviendront plus, mais qui adhèrent à ce mode d'expression artistique.
Bouvier Sophie







Histoire des arts
L'art urbain : de la poésie sur les murs
Comment les œuvres de l'art urbain dialoguent-elles avec leur environnement ?
Sur quel support ou dans quel lieu précis ces quatre œuvres ont-elles été créées ?
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 À retenir
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    •    Le mouvement de l'art urbain (ou street art) regroupe les œuvres réalisées dans un lieu public et qui ont une qualité artistique. Apparu dans les années 1980, il est issu de la culture du graffiti et du hip hop, caractérisée par l'illégalité, l'anonymat et des techniques comme la peinture à l'aérosol, le pochoir et le collage. Mais, depuis les années 2000, il est de plus en plus proche du marché de l'art contemporain, certains artistes comme Banksy, André, JR, Miss. Tic ou Shepard Fairey étant exposés dans des musées.

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L'art urbain : de la poésie sur les murs

L'art urbain (ou street art) est un courant artistique rassemblant toute œuvre d'art produite dans un espace public, généralement de façon spontanée (à la différence des œuvres commandées par une institution, une mairie, un commerce). C'est un mouvement assez récent : apparu dans les années 1980 et surtout reconnu depuis les années 2000. Depuis peu, il tend même à rentrer dans les musées.

Origines

 Il trouve sa source dans divers mouvements. La filiation la plus nette est celle avec le monde du graffiti hip-hop, tel qu'il s'est développé dans le quartier du Bronx à New York dans les années 1970. Il s'agit alors essentiellement de marquer un territoire avec le nom d'une personne ou d'un groupe, soit sous la forme d'un graffiti élaboré, soit sous la forme d'un simple tag, ou signature.

Mais l'art urbain est également affilié à des entreprises plus intellectuelles, comme les installations de Christo et Jeanne-Claude (voir le chapitre 4 sur le Land Art), les sculptures de Daniel Buren ou les sérigraphies d'Ernest-Pignon Ernest. L'art urbain est également influencé par l'art des affiches, et notamment, en France, par celles de Raymond Savignac. Enfin, le mouvement de mai 68, en France, a suscité une production importante d'affiches et de graffitis contestataires et créatifs.

Aujourd'hui, l'art urbain est présent dans le monde entier, principalement dans les grandes villes. On peut citer notamment Londres, Berlin, New York, São Paulo, Melbourne, Paris.

Caractéristiques

 L'art urbain emploie des techniques variées : peinture à la bombe aérosol (Jef Aérosol), mosaïque (Space Invader avec ses figures inspirées du jeu vidéo), autocollants, pochoir (Banksy, Jérôme Mesnager avec son homme blanc), feutre, affiches (Blek le Rat, John Hamon), photographies (JR) mais aussi grattage de la suie incrustée sur un mur (Alexandre Orion) ou installations lumineuses, par exemple.

Sa situation dans la rue lui permet de toucher un public très large. Mais cela le rend également vulnérable : généralement illégal et assimilé à du vandalisme, il expose l'artiste à être poursuivi par la police, et l'œuvre à être effacée. Quand elle ne l'est pas, elle finit néanmoins souvent par être recouverte par d'autres graffitis.

Un grand nombre d'artistes pratiquant l'art urbain sont anonymes. Un exemple représentatif est celui de Nemo : son pseudonyme a été choisi en référence à une bande dessinée célèbre du début du vingtième siècle, Little Nemo in Slumberland de Winsor McCay. Mais « nemo » signifie aussi « personne » en latin (au sens négatif de « il n'y a personne »).

L'art urbain peut avoir des visées différentes selon l'artiste qui le pratique. On peut néanmoins dégager deux grandes orientations ; pour certains, l'enjeu est essentiellement poétique : il s'agit d'embellir le quotidien. Pour d'autres, et ils sont peut-être plus nombreux, l'art urbain permet de transmettre un message politique, par exemple une remise en cause de la société de consommation, ou du contrôle qu'exercent les gouvernements sur la vie des citoyens.

Depuis les années 2000, l'art urbain connaît une transformation importante, parce qu'il se rapproche progressivement du monde de l'art contemporain. De plus en plus d'artistes sont ainsi exposés dans des galeries, voire dans des musées. De nombreuses collaborations commerciales existent aussi, entre Miss. Tic et le loueur de voitures Ucar, entre André (qui a aussi ouvert plusieurs restaurants et discothèques à la mode) et les téléphones Mitsubishi, ou entre Ben et la papeterie Quo Vadis. Il faut également mentionner la célèbre affiche « Hope » qu'a réalisée Shepard Fairey pour la campagne de Barack Obama, en 2008.

Ces situations alimentent un vif débat, autour de la nature de l'art urbain et du statut de l'artiste : est-ce trahir le monde de la rue que de devenir célèbre et vendre très cher ses œuvres, ou est-ce au contraire une façon de donner plus de poids au discours contestataire que l'on défend ? La question reste ouverte.

Note : au pluriel, graffiti et graffitis sont tous deux possibles.

Pour aller plus loin :

Des ouvrages :
    •    Denys Riout, Dominique Gurdjian, Jean-Pierre Leroux, Le Livre du graffiti, Paris, Syros/Alternatives, 1990.
    •    Stéphanie Lemoine et Julien Terral, In situ : Un panorama de l'art urbain de 1975 à nos jours, Ed. Alternatives, 2007.
    •    Paul Ardenne, Un art contextuel : création artistique en milieu urbain, en situation, d'intervention, de participation, Flammarion, coll. Champs Arts, 2009.
    •    Fabienne Grévy, Paris Graffiti, Ed. de la Martinière, 2008.
    •    Daniel Pennac, Nemo par Pennac, Hoëbeke, 2006. Une belle rencontre entre l'écrivain et l'artiste.
    •    Banksy, Guerre et Spray, Ed. Alternatives, 2010.
    •    Sybille Prou, King Adz, Blek le Rat, en traversant les murs, Thames & Hudson, 2008.

Un film :
    •    Banksy, Faites le mur !, 2010 : un faux documentaire très amusant mais aussi assez égocentrique.

http://lelivrescolaire.fr/4179/2_L_art_urbain%C2%A0_de_la_poesie_sur_les_murs.html#Document=22057








L'origine du Street Art – New York

Les origines du Street Art remontent à l'antiquité. En effet, on a retrouvé des traces de graffitis dans des lieux tels que Pompéi, l'Agora d'Athènes ou même dans la vallée des Rois en Egypte.
Le Street Art tel que nous le connaissons remonte à la fin des années 1960.
Il s'agissait pour les artistes d'affirmer leur identité. A New-York, TAKI 183 a envahi les rues. TAKI étant son pseudonyme et 183 le numéro de la rue qu'il habite.
Deux ans après ces débuts, le New-York Times, rédige un article : « Taki 183 lance une nouvelle mode ». En effet, l'artiste avait fait des émules qui se sont rapidement organisés sous forme de « Crews » comme « Soul Artists » ou « The crazy artists ». Les artistes travaillent également leurs lettrages pour affirmer encore plus leur différence.
Les pratiques se diversifient et se répandent dans le monde entier.
Très bientôt, nous parlerons du Street Art parisien.

L'origine du Street Art – Paris


Cela fait deux semaines que les artistes sont à l'honneur sur le blog.
Cette semaine, nous revenons sur l'histoire du Street Art à Paris.
Pour rappel, notre article sur le Street Art à New-York est toujours disponible (cliquez ici pour le lire).
1968 marque l'arrivée du Street Art en France.
Le Street Art explose au début des années 80. Il bénéficie de plusieurs soutiens de poids :
Agnès b réserve une place importante aux graffeurs à la « Galerie du Jour ».
Jack Lang, à l'époque ministre de la culture, soutient activement les expositions sur le Street Art.
JEFF AEROSOL, BLEK LE RAT, ANDRE ou encore MISS TIC sont les artistes les plus en vue de l'époque, considérés comme des pionniers.

Le slogan « Miss Tic présidente » envahit les murs de Paris pendant la présidentielle de 1988. Depuis, elle continue de faire le buzz et réalise plusieurs collections de timbres pour La Poste.
A l'époque, le Street Art reste marginalisé par la société dans son ensemble qui le perçoit trop souvent comme une dégradation.
Années 1990 : de nouveaux artistes rejoignent le mouvement.
Le Street Art gagne en popularité. INVADER fait partie de cette génération. Ses mosaïques sont visibles non seulement dans les rues de Paris mais aussi dans la plupart des grandes villes du monde.

Années 2000 : un tournant.
Le Street Art gagne enfin ses lettres de noblesse. Il a une vraie place au sein de l'art contemporain. Les collectionneurs et les maisons de vente apprécient de plus en plus cette forme d'expression et les expositions sont des succès (exposition TAG au Grand Palais en 2009). La première génération de Street's Artists est rejointe par de nouveaux talents comme L'ATLAS.
Aujourd'hui, les artistes du monde entier viennent à Paris pour y laisser leurs traces. BANKSY a même réussi à accroché une fausse Joconde dans le musée du Louvre. A Londres, au British Museum il avait déjà sévi en mettant dans la galerie des peintures primitives une pierre ornementé d'un chasseur poussant son caddy.
Les affiches issues de la propagande d'OBEY GIANT, débutée en Californie, ont également atteint la ville lumière.

Par: CGD







Le street art
Le street-art, ou art urbain, est un mouvement artistique contemporain.
Il s'agit de toutes formes d'art réalisé dans la rue ou dans des endroits publiques et englobe diverses méthodes telles que le graffiti, le graffiti au pochoir, les stickers, les posters, la projection vidéo, les installations de lumière, la céramique, etc.

Le street-art parsème l'univers visuel des grandes cités. On en retrouve sur les murs, les trottoirs, les rues, dans les parcs ou sur les monuments. Le terme est par ailleurs utilisé afin de différencier une forme artistique d'un mouvement territorial ponctué de vandalisme et d'illégalité. Bien que le street-art ne soit pas toujours légal, sa valeur artistique est incontestable et de plus en plus en demande. Les motivations conduisant ces « street-artistes » à perpétrer leur art sont tout autant variées que le nombre d'artistes lui-même.

Le désir d'être subversif, de provoquer, de représenter ce que tout le monde pense tout bas serait à l'origine de ce courant, la rue étant la plateforme la plus large et la plus puissante dans un but de visibilité.

Certains artistes de la rue perçoivent tout simplement l'environnement comme étant une vaste et vierge toile des plus inspirantes alors que d'autres sont tout simplement motivés par les risques rencontrés lorsqu'ils travaillent de façon illégale sur un lieu donné. Aujourd'hui mieux connu du public, le street-art est observé de parts et d'autres de la planète. C'est le cas notamment de Berlin en Allemagne, de Melbourne en Australie et de Sao Paulo au Brésil. Ces trois lieux sont, pour des raisons nébuleuses, les endroits les plus prolifiques de l'art de la rue. On peut y observer plusieurs chefs d'oeuvres d'envergure qui sont à couper le souffle.

Cela dit, tous les murs de toutes les villes du monde peuvent devenir le canevas parfait pour un street-artiste. Suffit de repousser les limites! Toutes les grandes villes ont gouté à la médecine du street-art. Paris, Londres, Bristol, Madrid, Barcelone, Rome, Chicago, San Francisco et bien entendu, New-York sont souvent la scène de projets gigantesques, alliant activisme et contestation.

L'art urbain s'est peaufiné avec le temps. Du simple graffiti, il est devenu grandiose par l'utilisation et la juxtaposition de diverses techniques, de matières insolites et est plus engagé que jamais. À ce sujet, plusieurs collectifs ont vu le jour au cours de la dernière décennie.

Réunissant une grande variété d'artistes (designers, photographes, pochoiristes, peintres, graffeurs, etc.), leur mission est très précise. Ils s'emploient à réunir art et activisme bénévolement, dans le but de reprendre le contrôle des villes assuré jusque-là par des politiciens, des policiers et des hommes d'affaires qui définissent ce qu'est l'espace public à leur propre profit et non pas en pensant aux citoyens et artistes qui les entourent.

La plupart des collectifs travaillent en collaboration pour des causes spécifiques telles que le 11 septembre 2001 et la guerre, les prisons, les médias de masse et la convergence, le futur incertain.

Dans leurs mentalités,  nous évoluons dans un monde rempli de mensonges et en s'appliquant à réaliser des oeuvres d'art qui dénoncent ce fait, nous retrouverons enfin la vérité! Ils sont contre l'oppression, l'injustice et le mépris, ils se battent pour les démunis, les droits des guais, des femmes, des aînés. Responsables d'une multitude d'oeuvres sous forme d'affiches, de graffiti, de gravures et de peintures, ils frappent droit au but pour faire réfléchir et réagir la population.

Ces exemples de street-art représentent bien toute l'essence et l'ampleur du mouvement de l'art urbain et nous permettent de mieux en comprendre les motivations et idéologies.

http://www.le-graffiti.com/dossiers/street-art.html












Les murs s'exposent, s'indignent ou célèbrent la crise économique. Des collages XXL de JR aux affiches de Shepard Fairey, en passant par les pochoirs de Banksy ou le bestiaire de Goa, Rue89 se passionne pour le street-art et propose portraits, grands entretiens, enquêtes et revue de murs du monde entier. Riverains, gardez l'oeil ouvert et faites-nous part de nos découvertes.

http://www.rue89.com/rue89-culture/street-art








Street art
Qu'est-ce que le « Street art » ?
Mouvement artistique


e « Street art » est l'art, développé sous une multitude de formes, dans des endroits publiques ou dans la rue. Le terme englobe la pratique du graffiti, du graffiti au pochoir, de la projection vidéo, de la création d'affiche, du pastel sur rues et trottoirs. Le terme « street art » est habituellement utilisé pour distinguer une forme d'art d'un acte de vandalisme réalisé par un individu ou un groupe d'individus qui défendent leur territoire, qui expriment par le billet du graffiti leur appartenance à un groupe ou encore qui désirent passer un message qui n'a aucune valeur artistique.
La valeur subversive du « street art » est très puissante et les motivations qui poussent les artistes à afficher leur art dans la rue sont des plus variées. Parfois par activisme, parfois pour signifier un mécontentement face à un fait de société ou tout simplement pour passer un message percutant, le « street art » est un peu la tribune libre des artistes contemporains. Il s'agit d'un médium de communication très puissant qui vise un large public puisque facilement accessible et visible.

Certains artistes de la rue voient le « street art » comme un large espace vierge pour réaliser leurs oeuvres alors que d'autres adoptent cette forme d'art dans le but de retrouver les émotions fortes qui émanent des risques encourus par la réalisation de projets sur la propriété privée ou publique (arrestations, contraventions, etc.).
Les techniques utilisées sont variées et de diverses proportions. Bien qu'on ait pu observer les graffitis au cours des dernières décennies, suite aux guerres ou aux soulèvement populaires par exemple, le mouvement a prit son véritable sens vers la fin des années 1970, en Europe. Initialement, le « street art » regroupait particulièrement les artistes graffeurs et était associé à la culture « punk ». Ces artistes utilisaient la peinture en aérosol principalement. Cependant, petit à petit, diverses techniques plus élaborées sont venues se greffer à l'art de la rue. À ce jour, on peut surtout observer l'utilisation de l'aérosol, mais aussi de pochoirs, d'autocollants, de mosaïques composés de petites tuiles et de projections vidéo.

http://www.banksy-art.com/street-art.html







Street Art, vers une définition simple

On peut affirmer, si l'on souhaite établir  une chronologie rigoureuse, avancer que c'est le photographe Brassaï qui est le premier à avoir attiré l'attention sur cette pratique artistique marginale. Dès 1934,publication de textes et photos dans la revue surréaliste Le Minotaure.
Définir le " Street art " comme  une  Intervention plastique dans un espace urbain ( tags, affiche,pochoirs; stickers, peintures,...) oblige de facto à définir des sous catégories.
Une légende urbaine relative au graffiti : "Kilroy was here ", on raconte que ce graffiti a été découvert lors du débarquement en Normandie par les GI en entrant dans un village. D'un auteur inconnu , ce graffiti  a été popularisé par les soldats qui l'ont écrit un peu partout même pendant la guerre de Corée.  Ce graffiti apparait dans de nombreux films et appartient désormais à la culture populaire américaine , il est gravé sur le monument aux morts à Washington.

Le "Muralisme" d'origine mexicaine est une peinture murale  figurative souvent subventionnée à caractère généralement  évènementiel ( funéraire pour les gangs de L.A. ou politique) et longtemps localisée sur la côte ouest des USA.
Référence : Diego Rivera

La reconnaissance officielle  du graffiti  apparait pour la première fois  dans le post générique réalisé par Saul Bass dans West Side Story.. Marquage géographique  des gangs à la signature (tags)  à but existentiel ( the fame),  le graffiti devient un phénomène  urbain dès le début des années 70 à NewYork (Taki 183, the Saint,...)..et le mouvement Hip Hop   naturellement  de par sa spécificité urbaine et radicale développe  ce type d'intervention plastique qui se compléxifie ( le graf' au  style buble ou wildstyle) en s'inspirant  même des graphismes  issus des  comics underground comme ceux de  Vaughn Bodé.
Techniques  du street art  ( freehand graffiti, stencils, sketch design, wheatpasting, sticker , pochoirs, affiches, peintures, installation, sculpture,etc..)..

Relation : Arts Plastiques et Street Art ,
ex. Keith Haring, J.M. Basquiat

Aujourd'hui on observe   que  le Street Art  est de plus en plus investi par des artistes dont la virtuosité technique et le discours politico-artistique sont manifestes et très rapidement reconnus par le circuit  traditionnel d'exposition..
(voir le "Artivisme")

Références :Banksi, Blu, Blek le Rat, Photographe J.R.

 Banksy,  site

Ajoutons aussi que le sticker appartient  au Street Art , "Andre The Giant has a posse" est un mouvement street créé par Frank Shepard Fairey en 1989
Le sticker fait référence au célèbre catcheur d'origine française" André dit le géant"

http://artair.canalblog.com/archives/2011/01/24/11813491.html







Hors Série " Le Street Art Aujourd'hui"

Prix Unitaire: 9.90€

Comme l'art brut, qui entra en 1947 dans l'histoire de l'art, les arts du graff, du tag, et d'autres pratiques urbaines clandestines cheminent désormais vers une reconnaissance officielle. Né dans une illégalité absolue, le Street art s'épanouit au grand jour. Lâchant wagons et tunnels pour des murs officiels ou des toiles montées sur châssis, ces artistes s'insèrent dans les réseaux traditionnels occidentaux de validation de l'art. Galeries, musées, ventes publiques… Fin d'une aventure ou apothéose de celle-ci ?
Dirigé par le journaliste Patrick Le Fur et par l'historienne d'art Françoise Monnin, ce numéro hors-série est réalisé avec la collaboration de : Jonathan Roze, sociologue et journaliste pour Graffiti Art Magazine ; Henry Chalfant, photographe historique de l'aventure du graff et du tag ; Céline Neveux, commissaire de l'exposition Au delà du Street Art à L'Adresse/Musée de la Poste (Paris) ; Alain Dominique Gallizia, créateur du premier musée consacré aux graffs et aux tags (Boulogne-Billancourt) ; et les journalistes d'Artension : Frédéric Charles Baitinger, Marie Girault et Marion Kling.
Au sommaire :
- une définition affinée du Street art 
- une histoire actualisée du Street art
- un état des pratiques récentes dans le monde entier
- des rencontres avec des artistes essentiels
- les interviews de spécialistes, collectionneurs, journalistes, passionnés par le Street art
- une étude inédite du marché du Street art : sa cote, ses foires, ses galeries et ses ventes aux enchères spécialisées, la complexité de sa mise à prix
- un guide pratique des plus fameux musées, festivals, galeries, salons et autre rendez-vous du Street art
- une bibliographie critique présentant les meilleurs ouvrages, films, DVD et sites internet consacrés au Street art.

une bibliographie critique présentant les meilleurs ouvrages, films, DVD et sites internet consacrés au Street art.







Street art » Street art vs art conventionnel

A l'origine, Taki 183 était un coursier qui taguait son nom aux adresses qu'il visitait à New York. Aujourd'hui, ils sont adolescents ou ont la soixantaine, et ne sont pas uniquement américains. Ceux que l'on nomme les street artists le sont-ils vraiment ?
Est-ce que tout ce qui est « street » est nécessairement « art »?
La question de savoir s'il s'agit d'art ou non est vaste et tout dépend de quel côté on se trouve…tout d'abord le schisme se fait entre vandalisme et art. Les acteurs ont tous une position différente.
Ainsi, le public qui n'est pas expert ne considère par que c'est de l'art depuis le début, tandis que les artistes ou les personnes qui soutiennent le mouvement le définissent plus volontiers depuis ses origines comme de l'art. Pour passer d'un état d'esprit ou de conviction à un autre, le rôle des intermédiaires et notamment des médias est très important car ce sont les critiques d'art, les journalistes, et les institutions culturelles qui définissent les mouvements.
Tout dépend aussi de la manière dont on définit « Art »; si on utilise la définition traditionnelle ou, par exemple, celle de George Dickie. Celui-ci considère qu'une chose est art lorsqu'elle est considérée comme tel par les institutions (musées, galeries…etc) et même l'artiste qui la crée. C'est son concept de « art making institution » qui pourra être retenu comme valable pour entériner la perception des artistes. Les théories plus traditionnelles pourront quant à elles valider l'opinion de ceux qui assimilent cette pratique à du vandalisme ou de la pollution visuelle.
L'entrée dans la « sphère » de l'art, une dénaturalisation?
Depuis quelques années les tags et graffitis investissent les galeries, les musées et les salles de ventes aux enchères. Certains saluent ce changement comme le début de reconnaissance d'un courant artistique né dans la rue. Mais son institutionnalisation impliquerait une dénaturalisation du street art qui est par définition éphémère et gratuit puisque dans la rue, c'est l'art qui vient aux gens et non l'inverse.
 
Est-ce que le street art se hiérarchise? Comment? Par son prix?
Le street art est un mouvement difficile à cerner:  vu de l'extérieur, le mouvement apparaît comme un tout homogène, vu de l'intérieur, les street artists ne se reconnaissent pas forcément comme membres d'un mouvement. Ils sont divisés, séparés en courants, tendances, styles, état d'esprit très différents, et clivages générationnels, géographiques ou simplement idéologiques.
Il existe donc de nombreuses manière de les séparer et de les classifier. Par cette difficulté, est-ce que la bonne manière de les positionner serait par la valeur monétaire de leurs oeuvres?
Logiquement, certains artistes s'intègrent mieux au monde de l'art et une hiérarchie s'installe donc par ces critères. Certains artistes, travaillant en toute légalité, s'invitent volontiers dans les musées et ont acquis une notoriété sur le marché. Ils sont nécessairement « marketables » et prennent une certaine valeur. Ceux qui travaillent dans l'illégalité et la légalité jouent sur deux champs. D'autres travaillent dans l'underground et l'illégal pourraient être qualifiée « d'artistes inconnus » au regard du marché de l'art.
Tous ne sont pas reconnus comme street artists mais tous participent à l'histoire de ce qui pourrait être le dernier mouvement artistique en date.








Pastels et toiles peintes à l'huile sont aussi souvent utilisés comme techniques dans le « street art ».

La différence avec ces derniers réside dans le fait que la toile doit être, par exemple, exposée dans un lieu public, sans nécessairement avoir obtenu d'autorisation au préalable et réalisée de la façon la plus subversive possible.
Le « street art » demeure une étiquette souvent utilisée par les artistes qui refusent de se fondre à la masse, qui veulent détonner en affichant leurs visions politiques, ce qui les blessent, ce qui les répugnent ou les font réagir, sans toutefois être associés à une forme d'art, un mouvement, un groupe particulier. Les artistes de la rue sont en somme ces réfractaires qui désirent performer sans autorisation, sans consentement préalable, sans tabous et sans limites. On peut observer le « street art » partout au monde, puisque ce dernier n'a pas de frontières, pas de sexe, pas de délimitation établie. C'est ce qui en fait sa grande originalité et sa popularité de plus en plus vaste.
Certains pays et certaines villes possèdent par contre de puissantes législations contre ce type d'art. Ainsi, un « street artist » peut se retrouver parfois avec de lourdes contraventions, voire même des peines d'emprisonnement dans certains cas.
Il s'agit là sans doute d'un grand facteur de motivation pour certains.









Rencontre avec Tarek,
Pionnier du street art en France
L'homme aux bonhommes

Tarek, l'homme aux bonhommes
Rencontre avec Tarek, cet artiste qui a vécu la naissance du graffiti en France. Echange sur la démocratisation du street art, l'émergence de caractéristiques propres au culture, l'institutionnalisation et la marchandisation d'un art qui se veut pourtant gratuit et libre.
Ecouter la playlist de Tarek pour Culturetoi.com.
Tarek, artiste aux multiples facettes. C'est autour du jardin du Luxembourg que ce scénariste de BD nous accueille. Il est également rédacteur et créateur du magazine Paris Tonkar et auteur du livre du même nom sorti en 1991 sur les débuts du street art en France. Sa culture hétéroclite le pousse à diversifier ses collaborations et ses activités, il participe à des festivals, propose des initiations aux plus jeunes, et est désormais scénariste pour une série américaine.
Petit tour d'horizon de cette personnalité pionnière du graffiti en France.
Ton projet du moment ?J'ai écrit un pilote d'une série américaine et c'est encore en discussion, ça prend du temps mais c'est une belle expérience. Je suis scénariste sur ce projet. Même si cela n'est pas pris ça restera une belle expérience car ça m'a donné l'opportunité de travailler avec des vrais professionnels de l'art et de la création. On vous paye pour faire le boulot pas pour vous expliquer comment faire le boulot. Travailler avec les Américains c'est bien car il y a une vraie notion d'efficacité. Cela me permet de faire beaucoup de choses différentes

On te connait surtout pour ton implication dans le street art, mais tu rentres dans plein d'autres catégories artistiques. Dans le premier livre Paris Tonkar, tu racontes les débuts du graffiti : est-ce uniquement en France ou ça parle aussi des initiatives à l'étranger ?
En France et, en particulier, à Paris parce que c'est à Paris que ça a commencé.
Paris Tonkar, le livre, est sorti en 1991 et c'est le 3ème livre sur le sujet dans le monde, un des trois livres de référence encore aujourd'hui.

Paris Tonkar
Comment tu en es arrivé là ?
J'ai commencé par taguer en 1985/1986. Je n'étais pas un énervé… Je ne vais pas mentir, je ne sortais pas le soir, j'étais encore chez mes parents. Un soir à 20h, on était une trentaine à taguer une station de métro et, à ce moment-là, je me suis dit : « tiens, il n'y a personne pour prendre des photos ! » Il n'y aura pas de témoignage sur ce qui s'est passé ce soir-là. Je faisais de la photo à l'époque.
j'ai commencé à photographier de plus en plus le graffiti et à faire de moins en moins de tags.

Tarek en train de coller ses petits bonhommes
Ensuite, je me suis dit que ce serait bien de faire un livre en France puisqu'il n'y en avait pas. J'ai commencé à en parler autour de moi, j'avais 17 ans, un copain m'a dit pourquoi pas et m'a cru puis on a commencé à travailler dessus et c'est devenu un livre, Paris Tonkar, qui sort quand j'ai 19 ans.
Pourquoi ce livre ?
J'ai rencontré entre 150 et 200 personnes. Tous ceux qui sont dans le livre peignaient en France, avec un ou deux étrangers mais pas plus. On voulait raconter les débuts du graffiti par rapport à notre regard, nous qui l'avions vécu de l'intérieur.
Je prépare une nouvelle édition enrichie et corrigée et, grâce aux nouvelles technologies, j'ai retrouvé pas mal d'anciens graffeurs. Je vais parler bien plus de la banlieue et je vais m'arrêter en 1995, au moment où je ne suis plus en France car cela serait intellectuellement faux de parler d'une période que je n'ai pas connue.
 
Pourquoi ne mettre en avant les banlieues que maintenant ?
À l'époque, il se passait des choses dans le Val d'Oise, le Val de Marne… et je n'y avais pas accès… Il n'y avait pas internet, pas le numérique non plus, les photos coûtaient chères et physiquement je ne pouvais pas être partout donc il y a des choses qui se sont passées loin de Paris et que je n'ai pas pu voir. Mais là, on va élargir à la grande couronne, il y aussi des personnes qui ne voulaient pas que je parle d'eux parce qu'elles étaient recherchées, d'autres qui étaient au service militaire, d'autres qui avaient des problèmes avec la justice…
Il y aura des photos exclusives que je ne pouvais pas sortir à l'époque. Aujourd'hui il y a prescription… et j'ai pu mettre des images que personne ne peut imaginer : des inédits, des choses assez exceptionnelles !
Tu as beaucoup voyagé notamment au Moyen Orient et à Damas. Qu'as-tu pu observer de l'art urbain dans les autres pays ?
Oui j'ai pris pas mal de photos de murs en Turquie surtout des mots, des slogans. Pareil au Liban. Quand je suis allé au Maroc, j'ai pris des graffs et des tags, sinon c'est surtout en Angleterre à l'époque où ça foisonnait pas mal tout comme en Belgique, Suisse, Allemagne, Espagne…
Partout on retrouve la même inspiration américaine, c'est un fond commun et, après, ça d'adapte au pays dans lequel les graffs sont réalisés.
Par exemple, les graffs en Indonésie, au Maroc et même en Tunisie ont une source commune mais des cachets propres au pays. Comme en France d'ailleurs, on a rapidement pris des personnages de BD française ou des manières de faire à « la française ».
Tout part de la base américaine : lettrage avec personnage. Et puis ça s'adapte, se modifie… moi j'ai vu des lettrages en arabe, de la calligraphie asiatique. De plus en plus, cela se développe partout et plus on approfondit le graff dans d'autres pays plus on voit la dominante culturelle du pays influencer les graffs.
Peut-on parler d'une démocratisation du graff ?
Globalisation même, partout dans le monde.
Qu'est ce qui l'explique ?
Les nouvelles technologies en partie mais pas seulement. On sait bien qu'internet n'est que le reflet de la société. Pour prendre un exemple : internet peut créer des rencontres vraies comme aujourd'hui mais s'il n'y a pas internet les rencontres sont moins faciles mais peuvent arriver quand même. Internet est un accélérateur ! Le graff se développe car c'est surtout quelque chose d'accessible car ça ne s'apprend pas à l'école, tout le monde peut s'y mettre.

petit bonhomme en situation by Tarek

Où est le bonhomme ? by Tarek

Et justement, puisque tout passe par la transmission est-ce facile d'aborder un graffeur et de lui demander d'être initier ?Non, c'est un peu comme les Jedï. Moi je suis dedans depuis tellement longtemps, donc pour moi c'est plus facile. Il faut faire ses preuves, c'est comme dans tout. Au début pour mon livre, j'ai dû convaincre tout le monde que c'était sérieux. Comme dans toute pratique artistique, la BD par exemple, il a aussi fallu que je fasse mes preuves.

On peut parler d'une grande famille d'artistes urbains ?
Non, ce n'est pas les Bisounours (rires)…
Y a-t-il de la concurrence ?
Oui, je pense que ça existe, mais bon après on ne repasse pas un des meilleurs graffeurs au monde si on n'est pas au niveau, sinon on passe alors sur la liste des baltringues de service. Il y a une sorte de respect.
Le graffiti a été boycotté pendant longtemps, puis revient en force avec la démocratisation du street art et maintenant prend même le chemin de l'institutionnalisation.
Et peut on aller jusqu'à parler de marchandisation ? Quand on voit des reproductions de street art à des prix exorbitants.
Je suis loin de ça. Vendre des photos de street art, c'est malheureux à dire mais je pense que c'est utiliser l'art. Comme on vit dans une société marchande, on appelle une voiture Picasso et on utilise l'art pour vendre tout et n'importe quoi… La marchandisation n'apporte pas que de mauvaises choses : le bon restera et le mauvais s'oubliera. Mais qu'un créateur puisse vivre de ses œuvres, c'est important aussi.
Moi quand je colle, c'est gratuit puisque c'est dans la rue. Si quelqu'un veut l'acheter je le colle sur une toile et ça devient payant. Je suis ouvert à tout tant que ça reste dans ma philosophie artistique.
Beaucoup de collaborations, assez hétéroclites, de la BD institutionnelle au graff… Comment choisis-tu tes projets ?
Au feeling, comme la BD sur les femmes et leurs problèmes rencontrés au travail que j'avais en partie réalisée : discrimination au travail et inégalités face au salaire, c'est une BD institutionnelle qui peut déranger les gens si elles dénoncent des faits vrais. J'aime autant ce côté que d'aller coller dans les rues.

J'assume ce que j'ai fait. Tant que c'est fait honnêtement
Peut-on considérer le street art comme un moyen de transmettre des idées ? Un outils de revendication dans les pays arabes ?
Actuellement en Syrie, c'est la guerre civile, c'est une dictature où des mots sont interdits.
Autant le graff se démocratise, autant le street art est une pratique occidentale que l'on ne retrouve que dans les pays riches et émergents.
Dans les pays comme la Syrie, ça commence à apparaitre mais pour les slogans politiques on utilise les pochoirs. Ce n'est pas du street art, c'est de la revendication politique. Le message passe avant l'esthétisme.
Le street art se développe dans d'autres pays pas autant politisés car on ne vit pas dans des sociétés opprimées.
Quand on va dans les camps palestiniens ou au Liban, on y trouve des graffitis politiques sans recherche artistique. C'est l'utilisation de la bombe à des fins de transmission d'un message politique mais pas dans le cadre de l'art.
C'est différent de l'artiste qui va utiliser son art pour transmettre des idées, il faut faire la part des choses.
Quand un militant du Hezbollah met un pochoir sur un mur pour faire référence à un parti, ce n'est pas de l'art, c'est de la politique.
Et pour clarifier, quelle différence fais-tu entre street art et graffiti ?
Pour moi, le street art fait partie du graffiti qui englobe tout.
Le graffiti : c'est vraiment à l'américaine avec la bombe et compagnie tandis que le street art englobe plus de techniques comme la mosaïque, la céramique, le collage…

On a tendance à développer une vision très parisienne du street art car on montre souvent ce qui se fait à Paris, Mais quand on creuse un peu, il y en a partout avec des initiatives artistiques parfois surprenantes : pour le magazine, on a interviewé un mec qui fait de la céramique dans son village… Et puis avec le temps, on fait des échanges de collage, je vais coller ses céramiques et lui mes bonshommes…
Vous avez écrit une BD « Baudelaire ou le roman rêvé d'Edgar Alan Poe », adaptation d'une nouvelle en BD où Baudelaire se retrouve à vivre une histoire que E. A Poe est en train d'écrire. C'est dans le cadre d'une volonté de se rapprocher des classiques ?
J'aime bien Baudelaire, il était très hip hop.
 Etre dandy, c'était une certaine manière être hip hop à l'époque. Il était en avance sur son temps, il était intéressant et sa poésie est magnifique.

Cherchons encore un peu dans tes souvenirs…

Tarek aux multiples facettes
Ton meilleur moment d'artiste ?
Avec les gars de mon crew, on avait fait un graff sur la ligne B du RER et à plusieurs reprises dans la soirée, à cause des flics et des maîtres-chiens, on a dû se sauver puis revenir pour le terminer. C'était marrant de revenir plusieurs fois, toujours plus motivé !
Et, évidemment, mon premier tag, j'avais des sueurs froides, j'en ai pas dormi. Le lendemain, je pensais que tout le monde m'avait vu, j'avais 15 ans.
Le moins bon ?
Quand j'étais en procès, j'ai pris pour tout le monde et j'ai payé pour tous mes camarades, aucun ne m'a dit merci. J'ai eu une grosse amende et comme j'étais le seul à être majeur, j'ai pris pour tout le monde. Plus tard, pour me remercier, un des copains a dépensé la somme de l'amende dans une soirée, donc, au final, on était quittes…
Merci à toi de d'être prêter au jeu et pour ce bel échange…
Bon vent et à très vite !
Pour en savoir plus :
Le site officiel de Tarek : http://www.tarek-bd.fr
le site du magazine Paris Tonkar… paristonkar.blogspot.com

http://culturetoi.com/les-rencontres-de-culturetoi/rencontre-avec-tarek-un-des-pionniers-du-street-art-francais/






En 2012, le Street Art apporte sa pierre à l' EDIFICE !

 Tous les week-ends du 30 juin au 26 août 2012, une oeuvre monumentale et graphique sera réalisée cet été, et redonnera vie à l'un des bâtiment les plus emblématique du canal !

Le projet
Le bâtiment « des douanes », grand vaisseau en friche qui domine le bassin de Pantin, sur les berges du canal de  l'Ourcq, est devenu, au fil du temps un formidable «  terrain de jeu » pour de nombreux artistes graffeurs par ailleurs très actifs sur toute cette portion du canal.
Cet ancien site d'entreposage, deviendra bientôt le siège d'une grande agence de publicité au cœur d'un nouveau quartier exemplaire de la renaissance urbaine du canal de l'Ourcq.
Dans le cadre de l'édition 2012 de l'Eté du canal, Les artistes du collectif PoDaMa s'empareront des murs extérieurs du bâtiment pour célébrer, au travers d'un œuvre collective, la fin joyeuse de sa vie transitoire de spot artistique et sa nouvelle vie, signal de la renaissance de la Ville sur l'Ourcq.
L'œuvre collective sera ancrée sur la façade ouest, la plus visible depuis Pantin. Puis chacun des trois artistes, Artof Popof, Da Cruz et Marko, laissera sa propre esthétique envahir tel un flux horizontal un niveau de la façade nord, qui longe le canal.
La fresque réalisée sur le thème de la ville sera monumentale et, progressivement, tout au long de l'été, le bâtiment le plus célèbre du canal de l'Ourcq dévoilera les univers colorés des graffeurs invités. Ils se livreront à des performances live, hautes en couleur.
Découvrez en images la transformation de l'ancien bâtiment des douanes de Pantin !


Les graffeurs :
- Artof Popof, DaCruz et Marko 93 forment le trio « PoDaMa ».
- Les graffeurs programmés le temps d'un week-end (30 juin - 1er juillet) par le Festival Hip Hop.


 Informations pratiques
Durant l"Eté du Canal 2012, les performances graff auront lieu chaque week-end du 23 juin au 26 août 2012, au Bâtiment des Douanes situé à Pantin.
Vous pourrez y accéder via les Navettes fluviales.
Tarif : Gratuit

Le Street Art animait déjà les berges du canal de l'Ourcq...
Le canal de l'Ourcq, lieu emblématique du Graff en région parisienne
Le Graffiti fait partie de l'identité du canal de l'Ourcq. Le XIXe arrondissement de Paris, Pantin,  Bobigny, Pantin, ou encore Bondy portent les messages colorés des artistes des environs. Hauts en couleur, les chef d'oeuvre Street Art de l'Ourcq sont visibles depuis les berges du canal !
http://www.tourisme93.com/ete-du-canal/graffitis.html
 
 





L'art urbain, ou « street art »

est un mouvement artistique contemporain. Il regroupe toutes les formes d'art réalisé dans la rue, ou dans des endroits publics, et englobe diverses techniques telles que le graffiti, le pochoir, la mosaïque, les stickers, l'affichage voire le yarn bombing ou les installations. C'est principalement un art éphémère vu par un très grand public.

Contexte
Depuis son internationalisation (fortement facilitée par le développement d'un réseau de communication audiovisuelle à l'échelle mondiale) au début du XXIe siècle, l'art urbain, en tant que mouvement de l'art contemporain s'affirme dans une diversité de pratiques que l'on ne peut strictement séparer, par certains aspect des arts de la rue comme le Madonnaro.
Ainsi, ZEVS (alias : Zone d'Expérience Visuelle et Sonore) exécute régulièrement des performances qui font écho à des disciplines comme le jonglage ou le happening. À ce titre, il pourrait être qualifié d'artiste de rue. De même, une part de l'œuvre de Banksy peut être qualifiée d'art contextuel (selon la terminologie de Paul Ardenne) lorsqu'il vient, par exemple, exposer illégalement dans un musée. La propagande absurde de Shepard Fairey, OBEY the Giant, est un cas limite de zeitgest, présentée par son initiateur comme une expérience de phénoménologie2. Dans la lignée de Buren ou de Christo, le travail de JR questionne la limite de la ville.
L'art urbain doit se comprendre comme relation dialectique du street art et du land art (Pierre-Évariste Douaire). Le développement de la scène brésilienne (en particulier à São Paulo, où tout affichage publicitaire a été proscrit vers 2009) rappelle que le graffiti avec, en particulier, les PixaçãoNB 1, est l'autre grande source de l'art urbain. Art de la métropolisation ou métropolisation de l'art, l'art urbain questionne la ville globale, mais aussi ses friches (intervention des VLP le long du Canal de l'Ourcq), et jusqu'aux villages d'Afrique (Jérôme Mesnager) ou aux cabanes des fjords avec la scène scandinave.
Art public illégal, officieux, l'art urbain s'inscrit, au moins en France, à la limite du cadre théorique définissant l'art contemporain, au voisinage de mouvements comme le nouveau réalisme (Jacques Villeglé) la figuration libre ou la figuration narrative (Peter Klasen).
Vu son impact puissant sur les populations spécifiquement jeunes, nombreux outils du street art (comme les stickers, les affiches ou les pochoirs) sont désormais réutilisés à des fins promotionnelles dans des campagnes dites de « street marketing ». La création du poster HOPE pour la campagne présidentielle « officielle » de Barack Obama par Shepard Fairey en est une bonne illustration.
Histoire

John Fekner Pochoir New York 1978.
La généalogie de l'art urbain est multiple et complexe. Il existe depuis les années 1960 une prise en compte de l'environnement urbain dans la création contemporaine. Allan Kaprow, un des premiers artistes à utiliser les installations, écrit que :
« l'art s'est déplacé de l'objet spécialisé en galerie vers l'environnement urbain réel3. »
En France, les années 1960 voient également des expérimentations d'intégration de l'art dans la ville. L'une des premières expériences est l'organisation d'un symposium international de sculpture, en 1968 à Grenoble, qui impulse la création de dizaines d'œuvres dans la ville, dont celles de Mizui, Vasarely, Calder... En 1972, à Villeneuve de Grenoble, des plasticiens sont contactés pour participer à la conception du volume de la galerie de l'Arlequin. Des contacts sont pris avec Jean Dewasne mais la tentative tourne court. La décoration est finalement confiée à Henri Ciriani et Borja Huidobro. Une fresque est réalisée sur la nouvelle bourse du travail par Ernest Pignon-Ernest, considéré comme l'un des précurseurs de l'art urbain. D'autres expériences sont imaginées dans les villes nouvelles, comme à Évry, en 1972, et à Marne-la-Vallée.
L'art urbain puise ses origines dans des disciplines graphiques aussi variées que la bande dessinée ou l'affiche. Selon Alain Weill4, spécialiste mondial de l'affiche (à ne pas confondre avec l'homme d'affaires du secteur des médias...), l'essence de l'art urbain contemporain se retrouve tant dans les œuvres des affichistes d'après-guerre comme Raymond Savignac, en France, que dans celles des dessinateurs de la contre-culture américaine tels Robert Crumb ou Vaughn Bodé, tous deux figures de proue du comics underground depuis les années 1960.
Un mouvement de l'art contemporain ?
L'art urbain commence à s'épanouir en France à partir de Mai 19685 mais le mouvement est « officialisé » au début des années 1980 sous l'influence, entre autres, d'agnès b. et, ponctuellement (expositions, soutien au tag), de Jack Lang. Se considérant comme un mouvement artistique autonome, voire parallèle au tag et au graffiti, l'art urbain a pour initiateurs des artistes tels que Zlotykamien, Daniel Buren, Ernest Pignon-Ernest. Au début des années 1980, ses pionniers sont Blek le rat, Speedy Graphito, le groupe VLP (Vive La Peinture), le groupe Banlieue-Banlieue, Jérôme Mesnager ou Miss.Tic, Jean Faucheur, les Frères Ripoulin, Nuklé-art, Kim Prisu, Kriki, Etherno, Les Musulmans fumants, Jef Aérosol, puis Nemo, Mosko et associés ou André. Avec l'arrivée d'Invader et de Zevs (les @nonymous), à la fin des années 1990, apparaît l'appelation « post-graffiti ».
Depuis la fin des années 1990, avec l'émergence d'artistes comme Shepard Fairey et Above aux États-Unis, de Banksy en Grande-Bretagne, de Blu en Italie, d'Influenza aux Pays-Bas, de Akayism en Suède, l'art urbain est l'un des premiers mouvements artistiques internationaux. Présenter l'art urbain comme tel se justifie dans la mesure où ses représentants (Zevs, Shepard Fairey, Above, Space Invader, Banksy, Ron English) sont en relation directe, constituant un champ artistique d'interaction comme l'illustre le film de Banksy. Un bon exemple est l'initiative de Space Invader qui a ouvert une galerie en 2003 et y a invité Shepard Fairey. De même que les cubistes ou les impressionnistes se côtoyaient, les artistes urbains créent en orchestration, un corpus unifié. En un mot, ils exposent tous dans la même galerie : la rue.
Dans ce milieu très occupé par les hommes, de plus en plus d'artistes femmes revendiquent le droit, elles aussi, d'investir l'espace public. Si Miss.Tic couvre les villes de ses pochoirs et de ses aphorismes depuis de longues années, toute une jeune génération élargit le champ de l'art urbain tant en termes de sujets que de techniques. Parmi les artistes au féminin à découvrir en France : Stoul, Kashink ou encore YZ notamment, mais aussi des collectifs comme CFT (Collectif France Tricot6) qui réchauffe l'espace public avec son yarn bombing !
Issu d'une société « d'individualisme de masse », au sens où la décrit Pierre Gascar, le street art nait de la volonté d'expression d'une génération pour laquelle se rendre visible au plus grand nombre, laisser sa signature visuelle, quitte à s'affranchir des lois et des règles communes, c'est exister, c'est – paradoxalement – faire société. À l'opposé de la philosophie de Gilles Deleuze ou Jean-Paul Sartre dans laquelle la dimension subversive de l'individualisme émancipateur se construit en écho à un marxisme qui pense le collectif, la « boîte à outils idéologique » du Street art est plutôt à chercher du côté de l'ultralibéralisme. En ce sens, c'est un art majeur des XXe et XXIe siècles qui reflète parfaitement l'esprit de son temps.
Chronologie
    •    1963 : Premiers éphémères de Gérard Zlotykamien7.
    •    1981 :
    ◦    Premières interventions de Rafael Gray (parfois orthographié Raphael8) et Richard Hambleton9.
    ◦    Fin 1981, première intervention de Blek le rat10.
    •    1982 : Rencontre de Jean Gabaret et Michel Espagnon dans les Catacombes de Paris : leurs fresques sont signées « Vive La Peinture », préfiguration du groupe VLP (Vive La Peinture).
    ◦    Arrivée à Paris de Bando11 (source à croiser).
    ◦    Formation du groupe Banlieue-Banlieue et premières interventions dans la rue.
    ◦    Jef Aérosol peint son premier pochoir à Tours.
    ◦    Juin 1982, première intervention de Daniel Baugeste12.
    •    1983 :
    ◦    Speedy Graphito / X Moulinex13. Et date à laquelle Olivier Rizzo commence à peindre sous le nom de Speedy Graphito
    ◦    Janvier 1983, premières « traces-empreintes » de Jérôme Mesnager14.
    ◦    Septembre 1983, première intervention de Costa dans le métro15.
    •    Mai 1984 : Les Frères Ripoulin (dont les « futurs » Claude Closky et Pierre Huygues) collent leurs premières peintures sur papier16.
    •    1985 :
    ◦    Premiers pochoirs et affichages d´originaux des Nuklé-Art, Kim Prisu, Kriki, Etherno.
    ◦    Mars 1985, première intervention de Miss.Tic17.
    ▪    L'affiche de "La Ruée vers l'Art" sous l'initiative de Jack Lang est signée Speedy Graphito.
    •    1986 : Sortie du livre Pochoir à la une d´après une idée originale du groupe Nuklé-Art et de la librairie Parallèle.
    •    1987 : Arrivée de Jonone à Paris.
    •    1988 : Campagne « Miss.Tic présidente, œuvres d'Ernest Pignon-Ernest à Naples ».
    •    1989 : André invente son Monsieur A18.
    •    1990 : Kim Prisu et Vr (Hervé Morlay) vont peindre le mur de Berlin sur les 1 300 m qui restent côté Est pour mémoire — la East Side Gallery. Restaurée en 2009, Kim Prisu n'a pas voulu en faire une copie conforme de sa fresque de 1990 et a métamorphosé son œuvre pour en donner une autre, originale.
    •    Décennie 1990 : durant cette période, le devant de la scène est principalement occupé par le graffiti hip-hop. La propagation internationale se fait par la télévision ; Mesnager rend compte de ses voyages en Afrique à Ardisson dans Lunettes noires pour nuits blanches en 1990.
    •    12 février 1999 : première (?) apparition télévisuelle de Space Invader lors d'un sujet, d'une émission en clair (case midi-14 h) sur Canal +. En plateau se trouve l'artiste Miss.Tic.
    •    1998-1999: Zevs et Invader travaillent en tandem (@nonymous) réalisant des vidéo-gag semblables à ceux de Thierry Guetta dans le film de Banksy, Faites le mur ! (cris de terreur). Ils envahissent conjointement la ville de Montpellier en août 1999.
    •    2000 :
    ◦    Avril 2000 : les VLP collent pour la première fois leur Zuman Kojito.
    ◦    Mai 2000, premières interventions sur Le MUR d'Oberkampf
    ◦    12 septembre-28 septembre 2000, exposition collective, manifeste du renouveau de l'art urbain parisien à l'espace Tiphaine-Bastille, 8 passage de la bonne graine (11e) réunissant Poch, Blek, Olivier Stak, HNT, André, Space Invader, Zevs, Sam Bern et RCF1.
    ◦    Première intervention urbaine de Cedric Bernadotte avec un banc en scotch marron à Montpellier.
    •    2001 :
    ◦    John Hamon, dont le slogan est « C'est la promotion qui fait l'artiste ou le degré zéro de l'art », commence l'affichage de son portrait dans les rues de Paris19.
    ◦    1er trimestre 2001, publication en 1 500 exemplaires de la plaquette Souvenirs de Paris, réunissant André, Blek, HNT, Sam Bern, Space-Invader, Olivier Stack et Zevs.
    ◦    Septembre 2001, exposition « œcuménique » de la galerie du jour agnès b. qui concilie les tendances historiques (Futura 2000), « graffiti » (Jonone) et « post-graffiti », à l'époque sans titre, en hommage à la disparition de Dondi White20. Participent (liste exhaustive) : André, Aone Bad Boy Crew (jay ash and skki), Fafi Futura Jack 2, Jonone, l'Atlas, Mist, Moze, Os Gemeos, O'clock, Psyckose, Space Invader, Zevs.
    •    2003 :
    ◦    22 février 2003, ouverture par Space Invader de la galerie La Base 01, dans le 1er arrondissement de Paris.
    ◦    Mars 2003, première exposition « officielle » parisienne de Shepard Fairey à la galerie La Base 01 à Paris. Malcolm McLaren, le manager des Sex Pistols est présent lors du vernissage. La Base 01 accueille, cette même année, une autre « exposition urbaine », « The World of Kami » dédiée à l'artiste éponyme.
    •    2007 : « Graffiti Stories », présentée à l'abbaye d'Auberive, au musée Paul Valéry (Sète) et au Musée international des arts modestes (Sète) ; commissaires : Hervé Di Rosa et Pascal Saumade21.
    •    Juillet 2009 : l'exposition « Né dans la rue - Graffiti » à la Fondation Cartier pour l'art contemporain réunit les courants graffiti internationaux, les Américains vivant à Paris (comme Seen ou Jonone), des Européens (comme Boris Tellegen alias « Delta »), mais aussi des Brésiliens. Elle donne, par ailleurs, une carte blanche à l'association le M.U.R. pour présenter une série d'affiches exposées dans la Fondation puis sur le MUR. Y participent Fancie, Honet, Sun7, Alëxone, Poch, NP77, Chanoir (1980), RCF1, Jean Faucheur. La carte blanche s'achève par la résidence de trois semaines de Thom Thom qui travaille sur un double panneau installé par Clear Channel. [non neutre] L'exposition remporte un succès de fréquentation historique dans l'histoire de la Fondation[réf. nécessaire] ; elle est prolongée jusqu'au 7 janvier 2010.
    •    15 décembre 2010 : sortie française du film de Banksy, Faites le mur !. Apparition du personnage de Mr Brainwash.
Outils et techniques
L'art urbain conjugue souvent différentes techniques : le pochoir nécessite en général l'utilisation de peintures, le plus souvent aérosol ; l'affiche peut être le support de pochoirsNB 2, etc.
Les outils
    •    couteau à lame rétractable (aussi connu comme « cutter » ou « Exacto »)
    •    peintures
    bombe aérosol
    ◦    pinceau
    ◦    rouleau
    •    ruban adhésif
    •    sticker
    •    textile
    ◦    fil
    ◦    laine
Les techniques
    •    l'affiche
    •    l'animation (montage vidéo à partir d'images prises dans la rue)
    •    le graffiti
    •    l'installation
    •    la mosaïqueNB 3
    •    la peinture
    •    le pochoir
    •    le tape art (création d'œuvres uniquement à l'aide de ruban adhésif)
    •    le tricot22
Styles
Les artistes d'art urbain ont en commun une activité (légale ou non) d'interventions urbaines. La principale distinction avec le graffiti « traditionnel » (ou hip-hop, tel qu'il est né aux États-Unis), est que les artistes urbains n'ont pas systématiquement recours à la lettre (comme c'est le cas dans le writing américain) et à l'outil aérosol.
Les buts sont variés : dans le cas du graffeur, il s'agit principalement d'apposer son nom ou « blaze » ; dans le cas du street art il s'agit d'une image, "d'une signature visuelle" quelle que soit la méthode. On peut citer les affiches peintes de Jean Faucheur, les sérigraphies de Ernest Pignon-Ernest, les pochoirs de Miss.Tic ou de Jef Aérosol, les autocollants de Clet Abraham, les collages de Kim Prisu petites peintures uniques sur divers support ou bien encore les photographies de Antonio Gallego. D'autres sont motivés par l'expression de messages. Leurs intentions sont politiques comme les membres du groupe VLP (Vive La Peinture) qui collent leur fameux Zuman Kojito dans les rues de Paris surmonté de bulles lui faisant dire des sentences fondamentales du type : « J'existe », « Je résiste », « Je suis un morceau d'utopie », etc. Leur identité visuelle reste cependant bien reconnaissable.
La plupart des artistes souhaitent avant tout s'exprimer et que leurs œuvres soient vues par la foule des usagers de l'espace public qui finit par mémoriser ses "signature visuelle", leur permettant d'accéder à une forme de célébrité individuelle à laquelle ils aspirent le plus souvent. Il existe des exceptions. Yann Dumoget par exemple, inverse la pratique du tag. Au lieu de réaliser des graffitis dans l'espace public, il demande au public de « graffiter » l'espace intime de ses propres peintures. D'autres, comme Cedric Bernadotte questionnent l'espace public en proposant de se réapproprier un lieu avec des matériaux économiques et accessibles tels que le cellophane23. Dans les mouvements récents on trouve le mélange du graffiti et de la vidéo ; ainsi le travail d'un artiste comme Blu qui fait de l'animation depuis la rue24.

Statut juridique
Le statut juridique du street art est complexe et peut fortement varier selon les pays. Il faut souligner dans certains pays la privation des droits d'auteur d'oeuvres qui ont été réalisées dans l'illégalité, comme des graffiti réalisés en France sans l'autorisation du propriétaire du support.
Article détaillé : Statut juridique de l'art urbain en France.
Sources
Bibliographie
    •    1982 : TWTH, Alex Show & Mat Mych (Brooklyn)
    •    1986 :
    ◦    Pochoir à la une d´après une idée originale du groupe Nuklé-Art et de la librairie Parallèle ; texte et interviews : Solange Pierson ; photos : Guillaume Dambier, éditions Parallèles
    ◦    Vite fait, bien fait, Nicolas Deville, Marie-Pierre Massé, et Josiane Pinet, éditions Alternatives. (ISBN 2862270504)
    •    1987 : Henry Chalfant et James Prigoff, Spraycan Art, Thames and Hudson (ISBN 050027469X)
    •    1990 : Denys Riout, Dominique Gurdjian, Jean-Pierre Leroux, Le Livre du graffiti, Paris, Syros/Alternatives, 140 p. (ISBN 2867385091)
    •    1991 : Tarek Ben Yakhlef et Sylvain Doriath, Paris Tonkar, éditions Florent Massot ; seconde édition, 1992
    •    2002 : Paul Ardenne, Un art contextuel : création artistique en milieu urbain, en situation, d'intervention, de participation, Flammarion25 (ISBN 2-08-210096-0) ; rééditions en 2004 et 2009, coll. Champs Flammarion
    •    2004 : Christian Hundertmark, The Art Of Rebellion: The World Of Street Art, Publikat Verlags und Handels KG (ISBN 978-3980747832)
    •    2005 : Stéphanie Lemoine et Julien Terral, In situ : Un panorama de l'art urbain de 1975 à nos jours, Éditions Alternatives (ISBN 978-2-86227-465-2)
    •    2007 :
    ◦    Claudia Walde, trad. d'Emmanuel Colin, Sticker City. L'art du graffiti papier, éditions Pyramyd (ISBN 978-2350170657)
    ◦    L'Art modeste sous les bombes, textes d'Hervé Di Rosa, Pascal Saumade, Henry Chalfant, Philippe Dagen, éditions Kitchen93, Bagnolet
    •    2010 : R. Klanten et M. Huebner, Urban Interventions - Personal Projects in Public Spaces, édition Gestalten
    •    2012 : Stéphanie Lemoine, "L'Art urbain - Du graffiti au street art", éditions Gallimard. ISBN : 978-2-07-044582-0
Filmographie
    •    2004 : Rock Fresh
    •    2005 : RASH, documentaire explorant la valeur culturelle de l'art urbain et du graffiti à Melbourne
    •    2008 : Bomb It, film documentaire sur le graffiti et l'art urbain à travers le monde
    •    2010 : Faites le mur !, documentaire réalisé par Banksy sur l'artiste Thierry Guetta
 2012 : "Dégradation volontaire 2", film de référence sur le graffiti consacré au métro parisien. Avec SEE hg mpv, ACE, Vices, Dixe, Sleez.
Notes et références
Notes
    1.    ↑ La présentation des Pixaçao à la Fondation Cartier à Paris, en 2009-2010, a été un point fort de l'exposition « Né dans la rue - Graffiti ».
    2.    ↑ Voir le travail de Blek le rat
    3.    ↑ Voir Invader
Références
    1.    ↑ Stéphanie Lemoine, op. cit. : « récemment rebaptisé street art »
    2.    ↑ Obey, le manifeste phénoménologique de Shepard Fairey sur obeygiant.com [archive]
    3.    ↑ Allan Kaprow, in L'Art et la vie confondus, p. 261.
    4.    ↑ Voir, par exemple, Le Design graphique : ABCDEF..., coll. Découvertes Gallimard, Paris, 2003.
    5.    ↑ (fr) Entretien de Banksy [archive] dans le journal Le Monde, décembre 2010.
    6.    ↑ Site et présentation de CFT. [archive]
    7.    ↑ Stéphanie Lemoine et Julien Terral, op. cit., p. 157.
    8.    ↑ Il ne s'agit pas du hacker ; Denys Riout, op. cit., p. 120.
    9.    ↑ Denys Riout, op. cit., p. 121.
    10.    ↑ Denys Riout, op. cit., p. 115.
    11.    ↑ Denys Riout, op. cit., p. 113.
    12.    ↑ Denys Riout, op. cit., p. 114.
    13.    ↑ Denys Riout, op. cit. p.129
    14.    ↑ Denys Riout, op. cit., p. 122.
    15.    ↑ Denys Riout, op. cit., p. 117.
    16.    ↑ Denys Riout, op. cit., p. 124.
    17.    ↑ Denys Riout, op. cit., p. 123.
    18.    ↑ Tristan Manco, Street Logos, Thames & Hudson, Londres, 2004, ISBN 0-500-28469-5, 128 pages, p. 78
    19.    ↑ Site (en construction) [archive] de l'artiste.
    20.    ↑ Graff it #1, p. 2 (de couverture) (ISBN 2-914714-00-9).
    21.    ↑ Voir dans la bibliographie : L'Art modeste sous les bombes.
    22.    ↑ Voir Collectif France Tricot. [archive]
    23.    ↑ (fr) Réappropriations de Cedric Bernadotte [archive].
    24.    ↑ (fr) « Street art : Blu réveille la bête » [archive] sur Orbeat Magazine.
    25.    ↑ Notice bibliographique [archive] sur le catalogue général de la BNF.
Voir aussi
Sur les autres projets Wikimedia :
    •    Street art, sur Wikimedia Commons
Articles connexes
    •    Art public
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    •    Muralisme
Liens externes
    •    (fr) Dossier sur le Street art sur Le Graffiti.com
    •    (fr) Du Street art impressionnant! sur Le Blog Zarrbi
    •    (fr) Le meilleur du streetart sur Olybop
    •    Défense d'afficher, un webdocumentaire qui plonge l'internaute dans une déambulation urbaine sur les traces de 8 artistes, dans 8 villes du monde
    •    Maille À Part (documentaire) : documentaire sur le collectif de tricot-graffiti montréalais Maille À Part.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Art_urbain



28/12/2012
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