Alain YVER

Alain YVER

SUPRÉMATISME

SUPRÉMATISME








http://mapage.noos.fr/malevich/suprematisme01.html






Qu'est ce que le suprématisme ?

Maniant des formes simples à caractère géométrique et unicolores disposées sur la toile ou érigées dans le réel (architectones), le suprématisme montre le caractère infini de l'espace, et la relation d'attraction et de rejet des formes.

Rompant avec la loi des complémentaires du cercle des couleurs de Goethe, le suprématisme réconcilie l'art avec la physique de la lumière (Newton, Fraunhoffer) et adopte une classification des couleurs sous forme de gamme spectrale présentant des discontinuités.
En accord avec la relativité et le nouveau point de vue de l'homme sur l'univers, le suprématisme prétend à un nouveau classicisme qui prendrait le relais d'une conception perspectiviste restant étroitement liée à l'horizon terrestre.
Pour Malévitch, l'art est un processus amenant la sensation, c'est à dire le rapport de l'artiste au monde, à se concrétiser en oeuvre grâce à un module formateur, l'élément additionnel, qui structure la masse picturale ou les matériaux.
Dans la théorie suprématiste, la représentation n'est pas caractéristique de l'art, mais inhérente à l'homme en général et ne représente qu'un des modes d'approche du monde, privilégiant la seule conscience, au risque de l'hallucination. Le rapport non-objectif au monde préconisé par le suprématisme, suppose un réel plus vaste que le réel représentable et accorde une dimension inconsciente à l'homme allant, dans son rapport à lui-même et au monde, au-delà de la représentation, vers la sensation.
Suivant son appellation, le suprématisme se pose comme modèle supérieur de la finalité artistique d'art pur, dominant et formant dans son sillage l'art appliqué.

Ce tableau, un des derniers de Malévitch, synthétise la pensée de l'artiste en figurant l'artiste au premier plan parmi les deux autres acteurs de la vie culturelle: l'église, à gauche, l'art, au centre, et la "fabrique", à droite. (les motifs de fond montrent, de gauche à droite: une sorte de clocher, le plan suprématiste sans représentation, et une sorte de paysage d'usine).

Malévitch considérait ces trois secteurs culturels, l'art, la religion et le matérialisme (science, technologie) comme fondateurs de la vie humaine. Il a développé ce thème dans plusieurs textes de 1922 (Dieu n'est pas détrôné), à 1927 (La philosophie du kaléidoscope).

Par sa facture, ses couleurs, et en regard à son titre, ce tableau est peut-être aussi une parodie d'une peinture réaliste-socialiste de l'époque: "La faculté ouvrière en marche", Ionganson, 1928, où l'on voit trois jeunes gens, deux garçons et une fille, se promèner studieusement des livres à la main, dans un décor urbain. L'usine au fond et le traitement pictural par larges touches présentent une similitude notoire avec le tableau de Malévitch.







SUPREMATISME :
Russie, 1915-1922
 
 Le suprématisme est l'aventure artistique et spirituelle d'un seul homme, Kasimir Malevitch, avec qui d'autres artistes font un bout de chemin sans le suivre très longtemps.
    En décembre 1915, Malevitch présente plus de trente peintures abstraites ... l'exposition pseudo-futuriste (0,10), à Petrograd. Il fait imprimer une plaquette intitulée Du cubisme et du futurisme au suprématisme, un nouveau réalisme pictural. Pourquoi "suprématisme" ? Parce que l'artiste pose en principe la suprématie du sentiment pur qui trouve un équivalent dans la forme pure, dégagée de toute signification symbolique ou rationnelle.
 
    Le vocabulaire de formes se limite au carré, au cercle et à la croix. Pourquoi "nouveau réalisme" ? Parce que, expliquent ses amis Ivan et Xénia Puni, la relation entre les éléments révélés dans le tableau constitue une nouvelle réalité, point de départ de la nouvelle peinture. Ce degré zéro de la peinture, Malevitch l'a déjà atteint à cette date avec son Carré noir sur fond blanc. Le tableau ne comporte plus que des formes pures et des couleurs pures.
  
    Il ne renvoie à aucune autre réalité que la sienne. A partir de là, Malevitch prévoit que la peinture va s'envoler dans un espace immatériel. Il ira même jusqu'à accrocher ses toiles au plafond pour prouver la véracité de ses dires. Pendant que les autres suprématistes exploitent les ressources plastiques de la couleur et de la forme pures, dans le domaine de la peinture, mais aussi de la sculpture (Ivan Puni) et du collage-assemblage (Olga Rozanova), Malevitch s'engage de plus en plus dans la quête mystique d'un monde sans objet, ou monde de la non-représentation.
 
    Il aboutit ainsi au Carré blanc sur fond blanc de 1918. La libération est accomplie, puisque le blanc est ce néant dévoilé, cet espace infini désormais ouvert à tous les artistes. Ayant franchi cette ultime étape au-delà de laquelle la peinture n'est plus perceptible, il propage l'évangile suprématiste à Vitebsk, où il enseigne à partir de novembre 1919 à l'école d'art dirigée par Marc Chagall.
Artistes : Alexandra Exter, Ivan Vassilievitch Klioun, Kasimir Malevitch, Lioubov Popova, Jean Pougny, Olga Rozanova, Alexandre Rodtchenko








1915 – 1924
Ivan Kliun, El Lissitzky, Kazimir Malevitch, Alexandre Rodchenko, Olga Rozanova

Mouvement russe qui consiste à ne représenter que l’essentiel, ce qui est le plus important, les formes géométriques élémentaires.

Pour Malevitch l’avant-gardisme se définissait par la capacité à revenir et fixer des formes élémentaires (carré blanc sur fond noir…).

Il ne faut pas oublier le contexte de l’époque : en 1917 c’est la Révolution Bolchevique et dans l’exaltation les artistes ont voulu mener leur propre révolution. Plus tard Staline les stoppe dans leur élan car tout comme Hitler, il n’aime pas les avant-gardistes. On assiste alors à des autodafés qui ont pour conséquence de faire migrer les artistes en Europe occidentale.

http://art.and.facts.site.free.fr/Site/3principalestendancesetecoles/31lanonfiguration/312abstraction/3121abstrasctiongeometrique/31211suprematisme800x600.html








Suprématisme

Kazimir Malevich, Carré noir sur fond blanc (Quadrangle), 1915, huile sur toile, 106,2 x 106,5 cm, Musée Russe, Saint-Pétersbourg1
Le suprématisme est un mouvement d'art abstrait né en Russie au début du XXe siècle. Son « créateur » est Kasimir Malevitch (1878-1935), qui présente en 1915 un premier ensemble de 39 tableaux suprématistes lors de la "Dernière exposition futuriste de tableaux 0,10 (zéro-dix)" tenue à Pétrograd du 19 décembre 1915 au 19 janvier 1916. En fait partie Quadrangle, surtout connu comme Carré noir sur fond blanc que Malevitch forgera plus tard en œuvre emblème du suprématisme2.
Le suprématisme se développe à partir de 1915 avec Malevitch mais aussi El Lissitzky, Ivan Kliun, Ivan Puni ou Olga Rozanova, toujours en Russie. Ce mouvement est à rapprocher du constructivisme, apparu peu après et toujours en Russie.
Naissance
Kasimir Malevitch, ancien cubofuturiste, travaille en 1913 avec le poète Alexeï Kroutchonykh et le compositeur Mikhaïl Matiouchine à l'opéra Victoire sur le soleil. Cette œuvre chantait le triomphe de l'Homme sur la nature ainsi que sa supériorité obtenue par la machine. Malevitch était le scénographe : pour l'acte I, il décide d'utiliser un immense carré bicolore comme toile de fond. Cette décision constitue un pivot dans sa production puisqu'elle enclenche des réflexions qui mèneront à la conception du suprématisme.
Principes esthétiques du suprématisme
Malevitch se base encore sur l'aspect géométrique, les couleurs primaires et le mouvement dynamique du cubo-futurisme pour développer la théorie du suprématisme. Ses recherches formelles le mèneront sur de nouvelles voies plastiques.
Forme
Les formes utilisées par ce mouvement sont essentiellement bidimensionnelles et répondent à la bidimensionnalité du médium. Les trois formes de bases sont le carré, le cercle et la croix. Le carré était la forme préférée de Malévitch, puisque c'est une forme scientifique et non naturelle, basique, universelle et c'est à partir de cette forme qu'il élabore les autres.
Le suprématisme est l'aventure artistique et spirituelle d'un seul homme, Kasimir Malevitch, avec qui d'autres artistes font un bout de chemin sans le suivre très longtemps. En décembre 1915, Malevitch présente plus de trente peintures abstraites : l'exposition pseudo-futuriste 0,10, à Petrograd. Il fait imprimer une plaquette intitulée Du cubisme et du futurisme au suprématisme, un nouveau réalisme pictural. Pourquoi « suprématisme » ? Parce que l'artiste pose en principe la suprématie du sentiment pur qui trouve un équivalent dans la forme pure, dégagée de toute signification symbolique ou rationnelle. Le vocabulaire de formes se limite au carré, au cercle et à la croix. Pourquoi « nouveau réalisme » ? Parce que, expliquent ses amis Ivan et Xénia Puni, « la relation entre les éléments révélés dans le tableau constitue une nouvelle réalité, point de départ de la nouvelle peinture ». Ce degré zéro de la peinture, Malevitch l'a déjà atteint à cette date avec son Carré noir sur fond blanc. Le tableau ne comporte plus que des formes pures et des couleurs pures. Il ne renvoie à aucune autre réalité que la sienne. À partir de là, Malevitch prévoit que la peinture va s'envoler dans un espace immatériel. Il ira même jusqu'à accrocher ses toiles au plafond pour prouver la véracité de ses dires. Pendant que les autres suprématistes exploitent les ressources plastiques de la couleur et de la forme pures, dans le domaine de la peinture, mais aussi de la sculpture (Ivan Puni) et du collage-assemblage (Olga Rozanova), Malevitch s'engage de plus en plus dans la quête mystique d'un monde sans objet, ou monde de la non-représentation. Il aboutit ainsi au Carré blanc sur fond blanc de 1918. La libération est accomplie, puisque le blanc est ce néant dévoilé, cet espace infini désormais ouvert à tous les artistes. Ayant franchi cette ultime étape au-delà de laquelle la peinture n'est plus perceptible, il propage l'évangile suprématiste à Vitebsk, où il enseigne à partir de novembre 1919 à l'école d'art dirigée par Marc Chagall.
Couleurs

Il y a trois catégories de couleurs chez les suprématistes. Premièrement, le fond est blanc, afin de représenter l'espace infini. Le noir est réservé à la figure emblématique du carré et les couleurs primaires pour le reste.
Espace
Pour les suprématistes, l'espace dépasse la représentation en trois dimensions et s'inspire des théories géométriques de la quatrième dimension. Cette forme d'espace est conçue de plusieurs couches de dimensions au travers desquelles les formes évoluent.
Dans l'œuvre de Malevitch, la quatrième dimension fusionne le temps et l'espace : ces deux éléments permettent aux formes d'évoluer librement. Les formes sont fixes dans les trois premières dimensions mais elles se trouvent activées au travers de la quatrième dimension.
Le sujet d'une œuvre suprématiste est la capture d'un moment de l'évolution des formes dans les dimensions. Malevitch représente dans ses œuvres un univers infini en blanc dans lequel flottent, montent ou chutent des formes géométriques. Malevitch remet la responsabilité au spectateur pour la compréhension de ses compositions. Le spectateur doit visualiser les formes avec leurs multiples positions au travers des dimensions afin de comprendre une œuvre suprématiste.
Bibliographie
    •    (ru) Shishanov V.A. Vitebsk museum of the modern art history of creation and collection. 1918-1941 - Minsk : Medisont, 2007, 144 p3.
Notes et références
    1.    ↑ Le Carré Noir plus haut représenté, de dimensions 106,2 x 106,5 cm ne date pas de 1915 mais du début des années 1920. Il s'agit d'une deuxième version du carré original présenté à l'exposition 0.10en 1915 et qui mesurait 79,5 x 79,5 cm. Un troisième Carré Noir date de 1929 et porte les dimensions 80 x 80 cm. Les deux répliques sont d'ailleurs plus carrées que l'original. Voir : Denys Riout La peinture monochrome, 1996. Édité en Folio Essais en 2006 Chapitre 2.
    2.    ↑ voir Jean-Claude Marcadé, Malevitch, Paris, Paris, Casterman/Nouvelles éditions françaises, 1990. Voir aussi Linda Boersma, 0,10 (zéro - dix). Dernière exposition futuriste, Hazan, Paris, 1997
    3.    ↑ Vitebskii muzei sovremennogo iskusstva : istoriia sozdaniia i kollektsii, (1918--1941) [archive]

http://fr.wikipedia.org/wiki/Supr%C3%A9matisme








Le suprématisme

Intro :
Le suprématisme est un mouvement artistique particulier dans le sens où il peut se définir comme étant l’aventure artistique et spirituelle d’un seul homme : Kazimir Malevitch, qui, dans les années 1915 a élaboré une véritable théorie esthétique matérialisée par de nombreuses toiles et quelques ouvrages. Il semble donc nécessaire de comprendre, dans un premier temps les influences et la formation de l’esthétique de Malevitch, à l’origine du suprématisme, pour en comprendre les œuvres maîtresses, analysées dans un second temps parallèlement à l’explication de la naissance historique du mouvement et de la formation de courte durée du groupe Supremus. Enfin, nous nous intéresseront à la mort ou la « finalité suprême » du mouvement selon Malevitch, et aux influences qu’il a pu avoir par la suite dans l’art moderne et l’art contemporain.

I/ Origine et naissance du mouvement :

A. La découverte de l’art :

Malevitch naît en 1878, Kiev, parents polonais. Entre le milieu citadin, ouvrier, machiniste de l’usine de betterave à sucre où travaille son père et l’environnement où il vit : la campagne ukrainienne, les paysans, la nature les couleurs de l’art et les habits populaires.
-ses 1ère confrontation à l’expression artistique : art naïf des paysans ukrainiens qui décorent les murs des maisons.
- 1896 il s’installe à Koursk, découvre œuvres peintres russes ambulants. Réalisme coloré, traits vigoureux.
Influences (couleurs vives, formes simples) qui le marqueront tout au long de sa vie.
1904, séjour à Moscou, découvre l’école de peinture, sculpture, architecture, découvre les peintures impressionnistes.
A partir de ce moment là qu’il va prendre des cours et commencer sa carrière d’artiste.
Regard particulier sur la peinture : écrit lui-même qu’il a apprit l’existence de l’art et des artistes que très tard. Jusqu’à 26 ans, aucune formation peinture, il fréquente à Koursk ateliers de peintres et commence à Moscou une formation pro.
Début d’une grosse production, nombreux styles avant-gardiste de son époque.

B. La maîtrise de l’art avant-gardiste

En Russie : jusque 1907, peinture est essentiellement naturaliste et symboliste. A cette date, début de nombreux mouvements avant-gardiste.
- (1907) Larionov : néo-primitivisme. Peu après, apparition des novations las plus radicales de l’histoire de l’art, découverte cubisme en Russie (1909) avec « grand nu » de Braque et plus tard Picasso.
- . des groupes Cezannistes et primitivistes russes se forment (1910), puis peu après l’Italie un mouvement de Futuristes russes se crée (1912).

Avant début phase suprématiste qui débute (1913/1915), il va éprouver et participé à nombreux de ces mouvements avant-gardistes.
- 1905 : 1ères peintures styles néo-impressionniste,
- 1906, à Moscou, découvre des tableaux de Monnet qui vont l’inspirer : « cathédrale de Rouen, coucher de soleil », (voir tab 1)
- rapidement (1908), il expose : 15e et 16e expo de la société des artistes de Moscou.
- (1910, 1e expo, Cezannistes, primitivistes russes), 1911, début de sa période néo-primitiviste (gouache, couleurs impressionnistes et fauves, voir tab 2), présentée au 1er salon moscovite. et 1912 participe expo gp primitivistes « la queue d’âne » rencontre, amitié avec Matiouchine.
- (1912, 1er manifeste futuriste russe « gifle au goût du public »). Malevitch s’oriente vers un cubisme Cézannien (lettre de Cézanne à Emile Bernard : « traiter la nature par le cylindre, la sphère, le cône, le tout mie en perspective », précepte du cubisme). Tjr marqué par influence traditionnelle et primitiviste. (voir tab 3)
- Il adopte pendant peu de tps, langage franchement cubiste, puis il s’inspire du travail sur la dynamique, du futurisme : créé une synthèse du cubisme et du futurisme, il se déclare lui-même cubo-futuriste. (voir tab 4). (distingue tjr cubisme français par les palettes couleurs bcp + large chez M/)
- Phases successives, retour au cubisme, cubisme analytique et réalise de lithographies pour des livres futuristes)
- 1913/ 1914, il semble avoir assimilé cubisme et futurisme, il juxtapose désormais sans s’occuper de la logique, des éléments divers. Il crée l’alogisme, ou transmental, en russe : Zaoum. (voir tab 5)

De (1900-1915), K-M a assimilé/ éprouvé pratiquement étapes principales art avant-gardiste, cette culture novarice picturale de cette époque. et semble avoir procédé plus par impulsions et découvertes plastiques soudaines que d’avoir suivi une évolution logique, en s’imprégnant et transformant successivement impressionnisme, primitivisme, cézannisme, cubisme, futurisme, etc. mais on peut tout de même remarqué une tendance à la simplification des formes et des volumes.

Ce n’est qu’en 1915 qu’apparaissent les premiers tableaux suprématistes, mais d’ap. les écrits de Malevitch c’est en 1913 qu’émerge l’idée du suprématisme : opéra « victoire sur le soleil » (coll. KROUTCHENYKH & MATIOUCHINE ( K-M chargé des décors et costumes, apparition du quadrangle noir qui sera 2 ans + tard l’icône du suprématisme, des tableaux font partie du décor, ici quadrangle représentation de l’éclipse, éclipse du monde , des objets.
- idée du suprématisme en germe. Tel que Malevitch l’écrit, Opéra marque une étape décisive vers l’abstraction du sans-objet dans la théorie esthétique de Malevitch. (Dans la pièce, le soleil est le symbole de l’illusion et n’éclaire que des ombres)

C/ contexte politique

Ce n’est qu’à partir de 1914, que Malevitch va subir une influence dans sa pratique picturale par des données politique : il réalise affiche de propagande (image populaire, traditionnelle très coloré) pour soutenir l’effort de guerre contre l’Allemagne.
Puis, rev. Mars/juin 1917, prise de pouvoir par Bolcheviks en octobre : l’art moderne est propulsé dans l’actualité sociale : se crée une équation facile (par la suite trompeuse) entre nouvel art et nouveau pouvoir. Lénine et camarades, politiciens habiles se saisissent de l’image révolutionnaire de l’art moderne pour en faire le « fer de lance » de leur propagande politique. Les artistes eux croient en l’utopie de la « rev. De l’esprit. »
Malevitch fait parti de ces artistes, 1917 , il collabore avec entreprises associatives et publiques de gauche, et est nommé en 1917 à la tête de la commission de protection des monuments et antiquité du Kremlin.
Confiance politique en ces artistes.
1918, Moscou devient la capitale (ù vit M), il créé un réseau de musées consacré à l’art moderne.
Il est à l’abri pendant toute sa période suprématiste.
Mais l’entente avec le régime est de courte durée pour M. qui sympathise avec des mouvements libertaires que le Kremlin ne tolère pas.
Il est peu à peu évincé des nouvelles institutions.
A partir de la fin des années 2O que le pouvoir va commencer à exercer une véritable pression sur les artistes avant-gardiste (1926 : fermeture de l’Institut national de la culture artistique de Leningrad) Le statut de l’artiste se dégrade et devient très rapidement précaire.


II/ Définition du suprématisme


- Suprématisme (dernier courant de l’art avant-gardiste du premier tiers du XX siècle), ayant assimilé et éprouvé avant 1913 pratiqt ttes les étapes principales du développement de l’art avant-gardiste; impressionnisme, post-impressionnisme, moderne, symbolisme, art naïf, fauvisme, cézannisme, cubisme, futurisme et cubofuturismme, K-M entre ds sa phase suprématiste (1913 à 1918).

- Apparition du terme Suprématisme date de déc. 1915, « dernière expo. Futuriste 0,10 » à Petrograd (ancienne capitale de l’Empire qui a abandonné son nom de St Petersbourg après début guerre), où la « série » de 34 toiles de K-M est accompagné d’un texte publié à l’occasion. (voir doc 6)
- K-M y présente son « Carré noir sur fond blanc » (appellé ici « quadrangle » ou encore « quadrilatère ») ; tableaux composés de formes géométriques sur des fonds blancs placés à des endroits spécifiques de la pièce. K-M montre caractère accessoire et tt à fait secondaire d’une association de ses figures géométriques planes avc figures vivantes ou objets de l’environnement. « Carré noir » trônait à angle des 2 murs, telle l’icône religion orthodoxe, celle du « beau coin » présente dans ttes maisons orthodoxes.
- « Carré noir » = œuvre emblématique de l’expo «0, 10 », elle définit le Suprématisme :
un univers absolu au-delà de l’objet. K-M pose principe de « non- objectivité » = élimination référence objet ouvre voie à universalité signes, dc à multitude infinie de significations.
- K-M prône liberté absolue des formes : principe qui différencie esthétique suprématiste de tt autre tendance abstraite( comme Constructivisme par ex, Tatline, ou Kandinsky)
- A occasion expo « 0,10 », K-M publie un texte, se présente comme un prophète : « je me suis transfiguré dans le zéro de la forme » (« Du Futurisme et du cubisme au suprématisme »)
- Après expo « 0,10 », K-M publie revue d’abord appelée « Zéro » et nomme finlt « Supremus », se crée alors grpe « Supremus » avc Olga Rozanova, Klioune, Lioubov Popova…( oeuvre singulière).

- Tentative fondre l’art pictural et philosophique en un seul acte, l’inapparent.
Système mis en mvt par pensée philosophique.
Citation K-M : « A un de ses stades, le suprématisme est un mouvement purement philosophique ».

A. Le suprématisme : une philosophie

- Nombreux textes et articles de Malevitch ds lesquels il dev. sa philosophie
Pour K-M, le monde réel, vivant est monde sans objets.
- quête de la non- représentation : choses et objets ne st pas traités. Absence de tt référent figuratif à un objet, ou à un sujet.
- Apologie de l’art non utilitaire indépendant de tout aspect social,polit., écon ou religieux. Essence artistique = libération art, affirmation de son auto valorisation. perception essence art propt artist, non figuratif. Art qui tire son essence de lui- même.
-Suprématie du sentiment pur qui trouve un équivalent dans la forme pure. Remplacement mimétique et représentatif nature par signes purs (« acte pur »).
- Manifestation de la nature comme espace. Peinture s’inscrit ds un espace immatériel. Intérêt position artiste par rapport à sa création puis au monde ( forme = condensation position, conception)
-Volonté de transformer le monde et de faire apparaître l’inexistence des formes et des couleurs.
La quête de Malevitch à la fois plastique/ métaphysique.
Philosophie du monde avec une vision démiurgique de la création artistique.
> évolution du suprématisme a travers différentes périodes.
.
B. Un mouvement évolutif

La période suprématiste de K-M peut se diviser en trois stades :
(1913-1918) période noire, colorée, blanche.
L’évolution suit un approfondissement extrême de sa théorie esthétique.

1- la période noire : (expo 0.10) (voir doc 7)
- Montre son fameux « Carré noir sur fond blanc » : radicalité de l’œuvre, ce qui cpte st couleur, touche, format. C’est tableau lui- même, pas de représentation.
Carré noir = couloir lumière, infini, recherche savoir, vérité ?
Pourquoi quadrangle ? pas carré géométrique. Pb suprématisme pas pb géométrie, c’est pb pictural en tant que tel et pictural = surface plane, colorée, planéité absolue.
Image de l’ho et du monde dissout ds le quadrangle noir, renvoie a réalité , la sienne, singulière ( considère sa peinture comme « réalisme pictural »), constitution nouvelle réalité > point de départ nouvelle peinture.
1915> K-M publie la brochure « Du cubisme au suprématisme. Le nouveau réalisme pictural » à Petrograd.

2- la période colorée :
Suprématisme statique/ dynamique, pesanteur/ légéreté.
Allusion aux objets dans les titres pour signifier leur non présence, leur idée.
La couleur est, selon K-M l’émanation de l’être du monde créateur dans l’espace.
Carrés, cercles, croix suprématistes > pas formes analogiques carrés, cercles, croix existant ds nature, se st irruption non- existence.
Système philosophique de la couleur.
(voir doc 9 ): « Aéroplane en vol » : sensation du mvt de l’avion avc graduation quadrilatères noirs, trajectoire oblique ascendante tandis que fond blanc > sensation espace sans aucune illusion profondeur.
« sensation dynamique que produit le vol ».

2- la période blanche (voir doc 10) :

aboutissement suprême de la non-figuration abstraite.
la couleur blanche permet une visualisation incolore, la somme et le dépassement de toute les énergies coloristes.
Disparition totale du figuratif.( non figuration abstraite).
« palier de maturation » > été 1918.
Juin 1918 > rédige une « déclaration », manifeste de l’incolore.
Poème en prose ds lequel il déclare « avoir réduit à néant l’élasticité de la matière ».
Participe avc sa série des « blancs sur blanc » à la 10ème Exposition nationale, « Art non- figuratif et suprématisme » (1919)

Suprématisme, différents stades, différents niveaux de manifestation de la nature comme espace « le carré = la sensation, le fond blanc = le rien »
K-M parle du Suprématisme comme d’un nouveau réalisme qui se rapporte en fait à sa réalité, celle du monde sans objets.
Aussi, K-M volonté d’accessibilité de son art au peuple même sans instruction.

III/ fin du mouvement pictural et incidence dans l’art contemporain.

A. Rejet du suprématisme blanc par le « supremus »

Le passage au suprématisme blanc, rupture : la radicalité de cette révolution philosophique n’échappe pas aux autres artistes avant-gardiste moscovite, notamment les membres du Supremus. Ses anciens camarades rejettent en bloc le suprématisme blanc, certains l’accusent d’avoir perdu la raison :
Raison simple, Rodtchenko : »Malevitch peint sans forme et sans couleur : c’est de la peinture définitivement abstraite. Cela oblige tout le monde à réfléchir profondément. Il sera difficile de surpasser Malevich. »

Peu après il décide d’abandonner la pratique picturale pour se consacrer à la seule production théorique et philosophique. Il écrit en 1920 : « par le pinceau, il n’est pas possible d’obtenir ce qu’on peut obtenir par la plume. Le pinceau est ébouriffé et ne peut rien obtenir dans les sinuosités du cerveau, la plume est plus aiguë », « la peinture a depuis longtemps fait son temps et le peintre lui-même est un préjugé du passé. L’évolution ultérieure du suprématisme, désormais architecturale, je la confie aux jeunes architectes. »

B. Création de l’Ounovis et du suprématisme en architecture.

Après avoir été obligé de quitter Moscou en 1919, M. s’est rendu à Vitebsk où il prend rapidement la direction de l’école d’art (ap opp avec Chagall).
Il crée un nouvel enseignement artistique, mise en place de programmes d’enseignement suprématiste et se lance dans une variante architecturale du suprématisme. Ainsi se forme rapidement un groupe composé d’étudiants : L’OUNOVIS (= affirmateurs et fondateurs du nouveau en art)
C’est à partir de ce moment qu’il se lance dans la réalisation de ces architechtones, entre la sculpture et le prototype, architecture clairement utopique qui correspondent plus à des éléments nouveaux apportés à la réflexion architecturale), jusque 1933.
L’Ounovis intervient partout dan Vitebsk et redonne vie au suprématisme, décors urbains, manifestations, tramway suprématiste (voir doc 11)
De nombreuses sections de l’Ounovis sont crées dans de nombreuses villes russes et crées une opposition violente avec la vague productiviste de Moscou.

Malevitch retourne à la peinture à la fin des années 20, intensément entre 1928 et 1934, marquée par un étonnant retour formel à la figuration, au néo-impressionniste puis au cubo-futurisme empreint de suprématisme.(1930-1932)

C. Influences

Certains spécialistes : influences sur le constructivisme russe (mais les disciples du suprématisme ne semble pas avoir acquis la philosophie de K-M) : constructivisme : culte du matériau, idée refusée par K-M.
Au niveau de l’esthétique suprématiste, certains voient les véritables successeurs des mouvements minimalistes.
Importance dans l’abstraction en peinture.
Germe de la monochromie et du conceptualisme.
Mais plus globalement le suprématiste annonçait la libération totale du regard en art.

CONCLUSION
Suprématisme = K. Malevitch (1913-1918), l’icône.
Plusieurs étapes, périodes.
Peintures liés philosophies,
Abstraction, libération du regard, liberté d’interprétation, libérée de toute référence figurative
Piliers de l’avant- garde selon G.Néret


















21/12/2012
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