Alain YVER

Alain YVER

SYLVAIN CHAUVEAU

SYLVAIN CHAUVEAU





son site
http://www.sylvainchauveau.com/

http://www.sylvainchauveau.net/

http://www.myspace.com/chauveau

http://www.facebook.com/sylvain.chauveau.music

http://sylvainchauveau.bandcamp.com/

http://www.deezer.com/fr/artist/7373

Artistes similaires
http://www.lastfm.fr/music/Nils+Frahm/+similar

YOUTUBE
http://www.youtube.com/results?search_query=sylvain+chauveau&oq=SYLVAIN+CHAU&gs_l=youtube.1.0.0l5.3526.9794.0.12659.12.10.0.2.2.0.196.940.8j2.10.0...0.0...1ac.1.9eUKMzNA9vg





Le Livre Noir Du Capitalisme

 Label :     Alice In Wonder 
 Sortie :    jeudi 18 mai 2000 
 Format :  Album / CD  

Premier album solo de Sylvain Chauveau, Le Livre Noir Du Capitalisme est une des premières pierres du 'projet musical' de Sylvain. Son parti pris musical est de puiser dans le patrimoine culturel français (compositeurs du début du XXème siècle, l'électroacoustique, emploi de cordes, d'accordéon ou de bois pour accompagner son piano, ...) pour construire une musique française moderne, partant du constat amer qu'ici, on a une large portion de musiciens suiveurs de différents courants initiés à l'étranger (Outre-Atlantique, Outre-Manche), courants qui, eux, puisent leurs racines dans un "patrimoine" culturel propre à la nationalité de leurs auteurs.

D'accord ou pas avec ce postulat, cette démarche est intéressante et originale. L'album, lui, est passionant : instrumental, tantôt explicite, tantôt silencieux (Sylvain est fasciné par les silences, cf. la rubrique "Carnets" de son site web), très mélodique, il s'écoute très bien et est porteur de sentiments en tout genre, surtout quand on sait que Sylvain attache beaucoup d'importance aux titres de ses morceaux en adéquation avec la poésie véhiculée par sa musique, pour lui, l'occasion de mettre des mots sur ce qui est joué.

Pour la fine bouche, un texte écrit sur la base des titres des morceaux de l'album, quand j'ai commencé à découvrir la musique de Sylvain, et reflète bien ce que je suis susceptible de ressentir à l'écoute du Livre Noir Du Capitalisme (il est signé Herodiad07).

"Au commencement, on entend peu à peu les flots respirer comme on pleure. Passe l'ombre de JLG. Puis sonne l'heure des hurlements en faveur de Serge T. Troublant trou noir... Le marin est rejeté par la mer. Dernière étape avant le silence. Au loin résonnent encore quelques dialogues avec le vent tandis que ses mains tremblent encore. Sylvain Chauveau apporte ici sa contribution à l'industrie phonographique loin de laquelle semble se situer sa géographie intime. "Je suis vivant et vous êtes morts"... C'est "Mon Royaume" murmure le musicien. Un Potlatch de 1971 à 1999, puis plus rien, rien qu'un souffle remuant la nuit, qui annonce un magnifique nocturne impalpable."

par Takichan





Sylvain Chauveau

Nocturne Impalpable

 Label :     Les Disques Du Soleil Et De L'Acier 
 Sortie :    mardi 13 novembre 2001 
 Format :  Album / CD  

Adepte d'un minimalisme teinté d'électronique, Sylvain Chauveau livre avec ce Nocturne Impalpable son second album. Largement inspiré par les compositeurs minimalistes (il cite notamment Erik Satie) pour l'écriture de ses mélodies au doux tempo qu'il habille d'une teinte délicieusement opaque que ce soit avec cordes, cuivre, bois, accordéon ou électronique... Cette teinte est la marque de l'album et me laisse m'imprégner de ces mélodies, du son du piano de Sylvain Chauveau, des moments de silence qui traversent l'album, de ces radiophonies, de cette colonne absente... A écouter au calme de son monde intérieur...
par Takichan

http://www.xsilence.net/disque-1825.htm







sylvain chauveau /
simple (rare & unreleased pieces 1998-2010)

[130701-fatcat/la baleine]
samedi 17 novembre 2012, par denis

Sur la foi de ses premiers albums solo, absolument admirables, on a noué par procuration avec Sylvain Chauveau une communion et sentimentale et spirituelle. Alors il faut bien avouer que désormais chacune de ses nouvelles réalisations est accueillie avec appréhension car, malheureusement, ses derniers albums n’ont pas su autant nous toucher, nous subjuguer. La parution de cette compilation de titres enregistrés entre 1998 et 2010 pour accompagner des films ou des travaux sur commandes, ainsi que des morceaux non publiés datant de ses premiers albums (comme cette énième déclinaison de Des Plumes Dans La Tête), est potentiellement l’occasion de réunir les bribes narratives d’une relation distendue au fil du temps. Mais Simple se révèle un récit décousu manifestement dénué de logique chronologique et de fil directeur évident. Cette succession de vignettes peine à apporter un éclairage sur le travail et l’évolution du musicien. On retrouve sporadiquement tout le talent de Sylvain Chauveau pour composer une symphonie de poche, mais la plupart de ces dix-huit pièces instrumentales ne fait qu’ébaucher fugacement un thème, un motif mélodique, n’ayant que trop rarement le temps de s’épanouir pour établir une ambiance, véhiculer un sentiment. C’est beau, bien fait, bien écrit, propre, mais Simple risque de faire office de papier peint sonore. Avec beaucoup d’embarras envers un artiste attachant, cet exercice compilatoire souffre de la comparaison de travaux plus récents et personnels, comme ceux de Nils Frahm ou d’Olafur Arnalds. Alors, tant pis pour cette réalisation anecdotique, et attendons fébrilement la rédemption. Que Sylvain Chauveau nous surprenne comme autrefois avec ses relectures de Depeche Mode, qu’il revienne à des sonorités proches de Micro:mega ou revienne au format spontané de Watermelon Club. Bref, peu importe son choix, mais espérons que le musicien hors-pair et le compositeur appliqué craque le vernis, quitte à laisser filtrer des approximations, pour que de nouveau l’émotion nous saisisse.

http://www.autresdirections.net/spip.php?article2315







Sorti le 15 mai 2012 chez Flau Sylvain Chauveau


fait partie de ces artistes atypiques qui au gré du temps poursuivent leur petit bonhomme de chemin avec pour simple motivation de réelles envies de renouvellement et de créations opportunes. Différents labels et non des moindres accueillent depuis ses débuts les réalisations de l’artiste que ce soit en solo ou sous ses différents autres projets comme Arca. L’instrument a la part belle dans les morceaux de Sylvain Chauveau. Même si le musicien se plaît à étoffer quelques titres de sonorités expérimentales et de samples, la finesse des compositions est telle que les instruments (piano, cordes etc...) gardent un prestige classique dans un usage tout à fait actuel. Les productions minimalistes offrent une élégance à l’ensemble de l’oeuvre de l’artiste dont beaucoup s’inspirent et qui est apprécié à travers le monde. En 2005 Sylvain Chauveau sortait un étonnant tribute album : "Down to the Bone" (An Acoustic Tribute to Depeche Mode) qui reste à ce jour l’un des meilleurs albums de reprises de morceaux de Depeche Mode prouvant le réel talent de composition de Martin Gore si certains en doutaient encore. Un album à avoir absolument dans une cdthèque digne de ce nom (une réédition est disponible ICI). En ce moment c’est un projet très audacieux et étrange que porte Chauveau : la réalisation d’une oeuvre proposée en streaming et qui durera 7 ans (et ouais je parle bien d’années (12 mois / 365 ou 366 jours / plein d’heures etc.) ! The Mars Volta et leurs morceaux de 25 minutes peuvent aller se rhabiller). Plus sérieusement ce très long projet se nomme "You Will Leave No Mark On The Winter Snow", il a débuté le 1er juin dernier et sera composé de très grandes plages de silence où se succéderont quelques collaborations sous forme de 17 moments sonores électroniques ou au piano (Site du projet).
Mais l’actualité du moment est aussi la sortie sur un label japonais de l’ EP Abstractions et ses morceaux remixés : ceux de Chauveau sous ses différentes coutures mais aussi ceux d’artistes qui lui sont proches. Comme en témoigne la setlist : 
 1. Heart Beating (remix of Agoria) 
 2. Attractions (remix of Arca) 
 3. High in the Morning (remix of Paul Duncan) 
 4. Dernière Étape avant le Silence (remix of Sylvain Chauveau) 
 5. Ik Week (remix of At The Close Of Everyday) 
 6. A_ (remix of Sylvain Chauveau) 
 7. Grey (remix of StretchAndRelax)
Cet EP confère un réel plaisir d’écoute puisqu’il y a là toute une palette d’ambiances revisitées à la manière "Chauveau". On apprécie tout autant le remix d’Agoria qui nous rapproche de morceaux actuels ou encore "High in the Morning" et ses ambiances proches d’Eddie Vedder. Le remix d’"Attractions" demeure tout aussi puissant que l’originale. La "Dernière étape avant le silence" et son une empreinte "Down to the Bones" charme immédiatement par son jeu de cordes aériennes et la mélancolie inhérente. Les 7 pistes d’Abstractions sont à la fois singulières et proches par l’élégance d’interprétation et de ré-orchestration minimalistes dont Sylvain Chauveau est l’un des virtuoses.

http://www.toujoursuncoupdavance.com/Sylvain-Chauveau-Abstractions-EP.html







Sylvain Chauveau –
Simple (Rare and Unreleased Pieces – 1998-2010)


Plus qu’un album d’inédits, un petit concentré de l’art musical de Sylvain Chauveau. Un plaisir simple pour des instrumentaux de la sensation qui, en dépit de leur style entre classique et expérimentation, touchent plus le coeur que l’intellect.

Article de Denis Zorgniotti
Plus qu’un album d’inédits, un petit concentré de l’art musical de Sylvain Chauveau. Un plaisir simple pour une musique de la sensation qui, en dépit de leur style entre  classique et expérimentation, touchent plus le coeur que l’intellect.
Sylvain Chauveau occupe une place à part dans le paysage musical. La formule est souvent galvaudée quitte à devenir clichée mais avec lui, disons qu’elle semble un peu plus justifiée que la normale. Tout le monde n’a pas commencé dans l’énergie d’un rock post-grunge pour finir par devenir de « la musique contemporaine » (osons le mot).  Pas tout le monde accumule autant les projets (Micro:mega, Arca, On, O …) comme autant de facettes d’une personnalité complexe. Pas tout le monde – français en l’occurrence – ne fait partie du label de référence anglais Fat Cat records (Sigur Ros, Breton, Maps and Atlases, Nina Nastasia…entre autres).
Depuis 1998, Chauveau a sorti pléthore de disques, que ce soit en groupe ou en solo mais tout n’avait pas encore été livré. D’où cette idée de mettre en lumière des pièces inédites assorties de raretés – ou en tout cas perçues comme telles par son auteur. Ressortir en effet des extraits de la bande originale de Des Plumes dans la tête (le disque existe déjà même s’il est resté sans doute trop confidentiel) n’était peut-être pas absolument nécessaire. Si ce n’est que cela nous remémore à quel point la sensibilité musicale de Chauveau se prête parfaitement à la musique de chambre, des cordes à la Ravel, un piano à la Satie (je simplifie évidemment). L’album de reprises de Depeche Mode entrepris -et réussi ! - par le Français sur son album Down to The Bone l’avait par ailleurs prouvé. Mais si l’on considère  les mélodies de Martin Gore comme autant de petites roues permettant à l’auditeur de rester sur la route d’une musique sortant par ailleurs du cadre de la pop, à l’écoute des Plume sur la tête, situation finale et Pour les Oiseaux (tous extraits de cette fameuse BO), on se dit que la musique fonctionne tout autant sans, qu’elle est aussi, voire même plus belle ainsi. Car l’art musical de Sylvain Chauveau s’exprime dans l’épure, dans cette volonté de retranscrire une sensation, une émotion sans en rajouter de trop. Sur ses oeuvres orchestrales et donc pas vraiment épurées, le Français se positionne dans la grande famille des compositeurs de film (Beast, Strangers forever, For C ont la majesté d’une musique de Delerue) mais là où un Craig Armstrong en rajouterait dans l’emphase et tartinerait sa musique de couches et re-couches de violons sur six minutes, Chauveau installe une musique magnifique  pour l’arrêter brusquement à une : il n’en propose qu’une ébauche ou tout au moins, que le début et cela n’en est que plus touchant. Les 5′ de musique supplémentaires que proposeraient un Armstrong ressemblent dès lors à une redite, à cette portion de crème en trop qui rend la musique indigeste. Chauveau a toujours le sens de la mesure et la bonne idée de s’arrêter avant, quitte à être frustrant.
Ailleurs, le côté less is more du compositeur est encore plus flagrant. Sur Within The ordely Life, les silences qui entrecoupent le piano et le violon font partie intégrante de la musique et rythment par l’absence un profond sentiment de mélancolie. Chez lui, il y a le certitude que le silence est parfois encore plus beau que la musique et qeu son travail est justement la dernière étape avant le silence (dernier titre du disque, comm un aveu). Within The ordely Life intègre aussi un autre élément musical présent dans l’oeuvre de Sylvain Chauveau, une électronique dont les applications les plus expérimentales sont largement absentes du disque à l’exception.  Au Nombre des Choses et Anthracite flirtent avec l’abstraction, entre ambient et musique concrète (n’y aurait-il pas d’inédits de la période S ?). Autre absent, il n’y pas stricto sensu de pièces pour piano seul (période Nocturne Impalpable) même si Le braisier de la tristesse (quel beau titre !) s’en rapproche grandement avec comme seul compagnon de spleen nocturne, un violoncelle discret. D’un autre côté,  Notre étrangère,  titre post-rock avec une guitare électrique comme instrument principal, fait le lien avec le passé rock de Sylvain Chauveau. Là encore c’est magnifique et cela ne dure qu’…une minute. On ne se refait pas.

Denis Zorgniotti
http://www.benzinemag.net/2012/11/09/sylvain-chauveau-simple-rare-and-unreleased-pieces-1998-2010/







Sylvain Chauveau, orfèvre trop méconnu

Sylvain Chauveau - Simple
Fat cat - La Baleine

Impressionnante collection d’inédits de cet orfèvre trop méconnu.
Le titre est éloquent, c’est en homme simple que le musicien prend le temps de creuser et d’approfondir ses compositions, alliant l’acoustique à l’électronique au sein d’infimes nuances. S’il s’agit ici de pièces musicales écrites pour le septième art, on peut parier que les cinéastes auront quelque peine à restituer l’ambiance.
Car ce qui prime ici, c’est l’atmosphère : là où tant d’autres auraient multiplié les effets spéciaux, Chauveau se fait économe en sons, réduit sa production à l’essentiel. Avec la sensation de solitude qui en découle.

Sylvain Chauveau (né en 1971) est un compositeur français, issu de la scène rock et inspiré tant par la musique du XXe siècle (Maurice Ravel, Bernard Parmegiani, Erik Satie...) que par la peinture abstraite (Aurélie Nemours, Mark Rothko, Robert Ryman, Agnès Martin) et les musiciens minimalistes contemporains (AMM, Bernhard Günter, Taku Sugimoto...).
Biographie
Dès l'année 1998, Sylvain Chauveau se consacre à ses projets solo. S'écartant du chemin traditionnel de la scène française, il compose des morceaux raffinés et mélodieux qui incluent des éléments électroniques minimaux comme en témoignent les albums le Livre noir du capitalisme (2000) et Nocturne impalpable (2001), Un autre Décembre (FatCat, 2003), S. (Type, 2007), Nuage (Type, 2007), "Touching Down Lightly" (Creative Sources, 2009), "Singular Forms (Sometimes Repeated)" (Type, 2010).
Ses disques sont sortiles sur les labels FatCat, Les Disques du Soleil et de l'Acier, Type, Creative Sources et Nature Bliss.
Il a joué en live en Europe, Asie et Amérique.
Sylvain Chauveau fait également partie du groupe 0 (avec Stéphane Garin et Joël Merah), de Arca (avec Joan Cambon), et du duo On (improvisation minimale, avec Steven Hess).
Il a composé des bandes originales de films, notamment pour le réalisateur français Sébastien Betbeder, ainsi que des musiques pour des pièces chorégraphiques.
Discographie
    •    Le Livre noir du capitalisme (2000, rééditions en 2002 et 2008 : The Black Book of Capitalism)
    •    Nocturne impalpable (2001)
    •    Un autre décembre (2003)
    •    Des plumes dans la tête (2004), bande originale
    •    Down to the Bone - An Acoustic Tribute to Depeche Mode (2005)
    •    S. (2007)
    •    Nuage (2007)
    •    Touching Down Lightly (2009)
    •    Singular Forms (Sometimes Repeated) (2010)
    •    Abstractions (2012)
    •    Simple (Rare and unreleased pieces 1998-2010) (2012)

http://fr.wikipedia.org/wiki/Sylvain_Chauveau







Sylvain Chauveau


Sylvain Chauveau est né en 1971 et vit actuellement à Bruxelles.
Sylvain Chauveau est l’auteur de plusieurs albums sur le label anglais Type, ainsi que FatCat, et Les Disques du Soleil et de l’Acier : compositions dénudées et mélodiques pour piano, cordes, vents et discrètes touches électroniques, avec le silence comme élément musical à part entière.
Il s’est produit en concert en France, aux Etats-Unis, au Canada, à Taïwan, en Angleterre, en Italie, en Autriche, en Suisse, en Allemagne, en Belgique, en Espagne, au Portugal, en Grèce, en Suède, aux Pays-Bas, en Slovénie et au Salvador. 
Il a fait des premières parties de Sigur Ros (2002, 2003), a joué avec Christian Fennesz (festival Musique Action 2004), Nikos Veliotis, Phil Durrant, et a fait des remixes pour divers groupes.
Il compose pour les films de Sébastien Betbeder, notamment le long métrage Nuage, sélectionné au Festival de Locarno 2007 (sorti en salles en septembre 2007).
Le cinéaste belge Thomas de Thier lui a aussi confié la musique originale de son long métrage Des plumes dans la tête, sélectionné à la Quinzaine des Réalisateurs au Festival de Cannes 2003 (sorti en 2004).
Il a travaillé pour des chorégraphes (Pierre Rigal / Aurélien Bory, Serge Ricci) et fait des performances avec des écrivains (Mark Z. Danielewski, Félicia Atkinson, Joris Lacoste) en France et à l’étranger.
Sylvain Chauveau est aussi membre de Arca (avec Joan Cambon), de 0 (prononcer “zéro”, avec Stéphane Garin, Joël Merah et Maitane Sebastian) et de On (avec Steven Hess).

Simple (Rare & unreleased pieces)
Label: FatCat
Distribution en France: La Baleine
Date de sortie en France: 05 Novembre 2012
“Simple” est une sélection de titres de Sylvain Chauveau, composés pour le cinéma entre 1998 et 2010. Une collection variée mais totalement cohérente d’enregistrements épuisés, rares ou inédits. L’album fait le pont entre des drones électroniques minimalistes, des explorations de guitares préparées, des oeuvres pour orchestre de chambre, des titres dépouillés en piano solo, et deux enregistrement avec un orchestre de 40 musiciens.
Singular Forms (Sometimes Repeated)
Label: Type Recordings
Date de sortie en France: 01 Avril 2010
Cinq ans se sont écoulés depuis le dernier album de Sylvain Chauveau sous son nom. Bien sûr, des rééditions sont venues agrémenter les années depuis «Down To The Bone», ainsi que quelques collaborations et des musiques de film, mais Sylvain a délibérément attendu pour laisser ses idées arriver à maturité. Les chansons de Depeche Mode qu’il a explorées sur « Down To The Bone » lui ont donné des idées qu’il avait besoin d’explorer, et « Singular Forms (Sometimes Repeated) » est sa tentative de faire un album de « chansons ».
A bien des égards, « Singular Forms » est construit comme les albums étaient conçus auparavant – dense et rempli d’accroches vocales et de mélodies. Pourtant Sylvain a déstructuré les formes musicales de sa jeunesse pour les réduire à leur niveau premier. Des fragments vocaux échouent dans le champ stéréo et les motifs de piano, qui font sa griffe, crépitent et toussent à travers les traitements numériques.
“Singular Forms (Sometimes Repeated)” est un album sombre et beau, une expérience auditive audacieuse et stimulante. Un album enraciné dans l’amour de l’art et de la musique, à la fois minimal et grand public qui rends hommage aux influences musicales de Sylvain. Une seule écoute pourrait ne révéler que les détails en surface, mais réécoutez et vous trouverez beaucoup plus encore.

Roman anglais
Label: O Rosa Records
Date de sortie en France: 01 Janvier 2008
Roman anglais est le projet de spoken words de Felicia Atkinson de Sylvain Chauveau. Les textes prononcés sont issus d’un projet écrit in progress de Félicia, Louiseville, qui s’inspire de la vie et des territoires des groupes rock indie au début des années 90 comme Palace, Smog ou Mogwai. Sylvains Chauveau l’accompagne à la guitare préparée dans une atmosphère brumeuse et langoureuse.

Second souffle
Label: Brocoli
Date de sortie en France: 01 Mai 2007
A partir de l’enregistrement d’une improvisation menée ensemble, Sylvain Chauveau et le percussionniste Steven Hess édifièrent Your Naked Ghost Comes Back At Night, premier album de ON sorti en 2004 sur le label Les disques du soleil et de l’acier. Muni de ces mêmes bandes, Pierre-Yves Macé construit le Second souffle d’une rencontre fructueuse. 
Qu’il décide d’installer un bourdon électronique sur lequel viennent se greffer les coups lents portés par Hess sur toms ou cymbales (I) ou donner dans une mélodie lasse sortie d’un mélodica (IV, moins réussie), Macé transporte le duo dans un univers qui, forcément, lui ressemble : musique électroacoustique sortie de jeux de hasard. 
Se voyant refuser le recours à de telles tentatives, les notes d’un piano donnent dans une étrange pop déconstruite (II, fantasmant une pièce de Jim O’Rourke privée de toute énergie) ou installent une impression mélancolique ressassée jusqu’à l’interruption obligatoire et sauvage (Afterward). Lentement déployées, les pièces de Second souffle finissent par former un tout cohérent, voire logique. Conclusion d’une appropriation réussie. 
Chroniqué par Griseli dans DMute.net

http://www.metisse-music.com/fr/artists/Sylvain%20Chauveau







Sylvain Chauveau & Stephan Mathieu – Palimpsest


27/09/2012, par Guillaume Delcourt | Albums |
permalien

Un palimpseste est à l’origine un parchemin (souvent profane) que l’on a gratté afin de s’en servir (un recyclage avant l’heure) pour écrire un nouveau texte (souvent religieux). Outre le fait d’être une très belle chanson de Smog, on comprend aisément que l’idée ait séduit Chauveau et Mathieu pour leurs reprises, préférons ici l’anglicisme "covers", de l’œuvre de Bill Callahan.
On connaît l’intérêt de Sylvain Chauveau pour les reprises (réécouter son "Down To The Bone", relectures électroacoustiques de Depeche Mode avec l’ensemble 0) et son intérêt pour Smog. On renverra ici à son 45 tours chez Alienor Records pour son projet Watermelon Club qui reprenait "Bathysphere" en mode post-rock, alors que Cat Power en tirait l’année suivante une version décharnée.
Bref, ce projet à quatre mains nous rendait fébrile : qu’allait-il rester de ces chansons choyées après le passage dans le filtre expérimental de nos deux tritureurs de sons, habitués aux camaïeux de gris ?
Dès "Palimpsest", cela saute aux yeux : le texte ressort grandi par cette sorte de mise à distance qu’est le parler-chanter de Sylvain Chauveau et prend une autre coloration. "Why’s everybody looking at me, like there’s something fundamentally… wrong" résonne tout à fait autrement (et doublement juste) sous les drones qui remplacent la guitare acoustique de Bill.
Lorsque Sylvain chante "I wanted to ride that wild horse… into the sun" dans "Chosen One", un drone lumineux s’inscrit dans la brume des nappes ouatées mystérieuses, difficiles à caractériser (orgues ? guitare et delay ? ebow ?). La chanson devient mystérieuse comme l’instrumentation et nous perd dans le brouillard du son et du souvenir de la chanson de Smog avec la voix chaude de Chauveau comme seul fil d’Ariane.
On ne peut s’empêcher de penser à David Sylvian même si on a dit ici même, pour "Singular Forms", qu’on préférait le résultat résolument pop (malgré tout) et les options de Sylvain dans l’étroit chemin entre musique populaire et ambitions de recherches sonores.
"Soaking the Pages in tea" permet au duo de tremper sa musique dans une infusion de captation d’ondes radiophoniques et de plonger dans les eaux profondes des mariages des genres (on apprécie le côté  sonar sous-marin avec les ponctuations d’un hypothétique piano lointain).
La doublette "The Floating World/Your Wedding" conjugue les délices de mini flocons gelés balayant le visage (bruits de vents, de sable, sons suraigus) et les paroles désespérées, tellement humaines "I’m gonna be drunk, soo drunk at your wedding" avec un joli trémolo dans le fond de la gorge.
"Prince Alone in the studio" n’a jamais sonné aussi lugubre avec ses paroles étirées (plus de huit minutes), seules traces humaines dans le magma indéfini de drones acides et de souffles électroacoustiques finissant sur une pulsation devenant de plus en plus sourde.
"I break horses" ressemble le plus à du Smog pur jus de brouillard, comme porté par un orgue callahanien mais dont les notes ondulent et scintillent comme les rayons verts qui lacèrent le gris sur la pochette du disque.
Le disque va bien au-delà du simple exercice mais on doute, malheureusement, qu’il satisfasse les fans purs et durs de Smog. En revanche, pour les fans de Smog qui ont troqué leurs chemises à carreaux contre les bandes du Groupe de Recherches Musicales, cet album est un véritable must, idéal en ce mois de septembre pluvieux. Pour les autres, les chemins de traverse de Mathieu et Chauveau leur permettront d’appréhender d’une manière bien élégante les sentiers douloureux de Bilou par temps de bruine sonore.
Avec l’aide du cheval sauvage, Johanna D.
http://www.popnews.com/popnews/sylvain-chauveau-stephan-mathieu-palimpsest







Sylvain Chauveau

Abstractions (EP)
(flau / Import) date de sortie 15/05/2012  genre Electronique
 
Pas si fréquente, la pratique du disque sur lequel un artiste compile les remixes qu’il a lui-même effectués s’avère pourtant tout aussi pertinente que la perspective inverse (le disque d’un artiste remixé par d’autres). Depuis dix ans qu’il réalise des remixes d’autres musiciens, Sylvain Chauveau est maintenant bien familier de ce mécanisme même si, sur ces pages, on n’a jamais encore eu l’occasion d’évoquer ce versant de son travail. Abstractions constitue donc le moyen de se pencher dessus en relevant immédiatement que le Français nous offre là six inédits pour un seul morceau déjà paru ailleurs. C’est du reste avec celui que cet EP s’ouvre et voit Chauveau retravailler le Heart Beating d’Agoria dont il enlève la rythmique, gardant la voix de la chanteuse Kid A et remplaçant les cordes samplées par un orchestre symphonique de quarante instruments à cordes ; au total, le morceau se fait évidemment moins entraînant mais plus poignant et centré sur les paroles d’une chanson traitant de l’absence amoureuse (« I can hear your heartbeat in the silent night/I know that you’re not with me and that’s not right »).
Les six autres titres se partagent entre remixes de propres morceaux du Français et travaux sur des titres d’autres artistes. Pour ses propres compositions, il s’occupe de deux plages issues de ses anciens disques en remontant tout d’abord à Dernière étape avant le silence dont on ne perçoit guère les différences avec l’original. C’est ensuite au tour d’A_, pièce conclusive de son mini-album S, d’être remixée afin de lui faire aborder des rivages proches d’une electronica minimaliste et expérimentale sur le plan instrumental, tandis que le chant, en place des bribes vocales initiales, propose des phrases entières marquées par l’utilisation de deux micros et des deux canaux de la stéréo (comme sur son dernier album en date). Enfin, place à un morceau d’Arca (Attractions, que l’on trouvait sur Angles), sombre et inquiétante pièce à la base, muée ici en mini-rouleau compresseur opaque parsemée d’impulsions électroniques.
Pour les trois autres morceaux, et à l’image d’Agoria, Sylvain Chauveau est parfois allé chercher des artistes que l’on n’associerait pas nécessairement à son champ lexical. Ainsi, le folk très orchestré de Paul Duncan se trouve réduit à sa plus simple expression (voix de l’États-unien et guitare acoustique sur laquelle on entend les doigts courir) de même que la slow-pop des Néerlandais d’At The Close Of Every Day dont le chant principal est conservé mais qui voit sa guitare grattée remplacée par un piano épuré. Pour terminer, en revanche, on ne sera pas surpris de retrouver un remix de Stretchandrelax, l’une des formations de Félicia Atkinson, où Sylvain Chauveau chante sur un piano lointain et incertain, conclusion idoine d’un disque faisant impeccablement le tour des accointances du Français.
http://www.etherreal.com/spip.php?article4432







SYLVAIN CHAUVEAU


Rarement un disque ne m’aura semblé aussi familier à la première écoute que celui-là… sensation vraiment troublante, une sorte de rêve à demi-éveillé, entre conscience et inconscience, entre volonté et abandon… Beaucoup plus cohérent et entier que son sombre prédécesseur, “Le ...
Label : Disques du Soleil et de l'Acier | Date de sortie : jan 2001 | Type d'album :

Rarement un disque ne m’aura semblé aussi familier à la première écoute que celui-là… sensation vraiment troublante, une sorte de rêve à demi-éveillé, entre conscience et inconscience, entre volonté et abandon…
Beaucoup plus cohérent et entier que son sombre prédécesseur, “Le livre noir du capitalisme”, “Nocturne Impalpable” fait preuve d’un lyrisme assez époustouflant. Un retour au romantisme brut et abstrait, où un piano épuré (le petit Sylvain devait sûrement avoir punaisé un poster d’Erik Satie au-dessus de son lit), des cordes élégiaques et quelques samples et blips électro bien sentis sont les principaux ingrédients d’une recette néoclassique 4 étoiles. Le silence occupe une place centrale dans ce disque. Se dilatant au fur et à mesure, il agence tous les autres éléments sonores autour de lui, temporise notre écoute, donne au disque son rythme propre. Il pose et repose. Il mélancolise et sombre, ensuite, pour mieux renaître.
Sylvain Chauveau, également tête pensante des excellents micro:mega et Arca, fait désormais figure d’incontournable du mileu underground français.
Un disque universel.

http://www.indiepoprock.fr/chroniques/albums/sylvain-chauveau/nocturne-impalpable/







musique

Sylvain Chauveau & Ensemble Nocturne - Down to the bone
DSA/differ-ant
[5.0]

 La grâce toujours et encore au programme de ce nouvel album de Sylvain Chauveau. Assez différente de ses précédentes réalisations, sous son propre nom comme sous celui d’Arca ou de Micro:mega, cette collection de reprises du répertoire de Depeche Mode met en avant un Sylvain Chauveau nouveau, plus tourné vers la pop et la lumière.
 
    Accompagné du Nocturne ensemble, Sylvain Chauveau revisite donc le répertoire de la formation phare de la new-wave des 80’s  avec beaucoup de talent et de respect, à travers des compostions qui rappellent les récents albums de David Sylvian. Sans rien lâcher, il relève le défi avec beaucoup de classe et redonne une nouvelle vie à des titres connus ou à d’autres plus réservés aux fans du groupe.
 
    Différentes de celles  Johnny Cash, Tori Amos, les relectures de Sylvain Chauveau et de l’Ensemble Nocturne tiennent toutes du petit miracle tant les titres tels que Stripped, The things you said, Home et d’autres donnent l’impression d’avoir été composé pour les cordes, le piano, la clarinette et la voix de Sylvain himself , étonnante de maîtrise et de clarté. Une vraie réussite aussi de ce point de vue là !
Mieux qu’un album de reprises, l’album, derrière son aspect « pop luxueuse », garde malgré tout une dimension expérimentale/post-rock, notamment dans les arrangements où l’on découvre des samples et des textures sonores plus proches de l’univers habituel de Sylvain Chauveau.
 
    Disque sans conteste le plus ouvert et le plus accessible de Sylvain Chauveau, Down to the bone est un hommage en tenue de soirée à la musique de Depeche Mode. Evitant l’écueil de l’hommage poli ou de la simple relecture, ces musiciens ont su redonner un nouveau souffle à une musique de laquelle il ressort avant tout des mélodies et des harmonies superbes. Mais pour peu que l’on connaisse le répertoire de Depeche Mode, ce n’est pas une surprise.
 
Benoît Richard
 



















04/02/2013
0 Poster un commentaire

A découvrir aussi


Ces blogs de Photo & Vidéo pourraient vous intéresser

Inscrivez-vous au blog

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 2 autres membres