Alain YVER

Alain YVER

TATOUEURS, TATOUÉS Musée du Quai Branly

TATOUEURS, TATOUÉS

Musée du Quai Branly



du mardi 6 mai 2014 au dimanche 18 octobre 2015 mezzanine Ouest

http://www.quaibranly.fr/fr/programmation/expositions/a-l-affiche/tatoueurs-tatoues.html


 

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A lire :

le catalogue de l’exposition « Tatoueurs – tatoués »
7 mai 2014

 

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L’exposition du Musée du Quai Branly sur le tatouage a ouvert ses portes cette semaine. Pour ceux qui ne pourraient pas faire le déplacement, nous vous conseillons vivement la lecture du catalogue de l’exposition « Tatoueurs, tatoués ». Un travail de fond a été fait par les auteurs pour retracer l’histoire du tatouage au Japon, en Russie en passant par la France et les Etats-Unis. La parole est donnée aux maîtres de cet art de la peau qui nous confient leurs sources d’inspiration et leurs façons d’appréhender et d’utiliser le corps. Un catalogue à la hauteur de son sujet. J.L
Retrouvez plus d’infos sur l’exposition dans les pages « tendance » de Fisheye n°6, en kiosque le 12 mai.
« Tatoueurs – Tatoués », co-édition du Quai Branly, Acte Sud, 304 pages, 45€.


http://www.fisheyemagazine.fr/a-lire-le-catalogue-de-lexposition-tatoueurs-tatoues/

 

 

Le Mot de l'éditeur : Tatoueurs, tatoués


En augmentation constante, le tatouage connaît un véritable engouement depuis les années 1990-2000. Pourtant, l’existence de cette pratique, présente dans toutes les sociétés, remonte au IVe millénaire av. J.-C. et a connu des fortunes diverses dans l’imaginaire collectif : longtemps considéré en Europe comme le signe de l’exclusion sociale, sa présence renvoyait en Asie à la pègre, tandis qu’il était marque de prestige social chez les Océaniens. L’émergence de technologies nouvelles et un monde devenu plus accessible vont permettre au tatouage de connaître une seconde vie artistique : aux quatre coins de la planète, on recense aujourd’hui des artistes tatoueurs de renom, de véritables courants artistiques et des œuvres aux qualités esthétiques indéniables. Ce catalogue, qui accompagne une exposition qui se tiendra au musée du quai Branly du 6 mai au 18 octobre 2014, présente au lecteur toute la dimension contemporaine et esthétique du tatouage et retrace tout aussi bien l’ancienneté, l’omniprésence et la diversité des formes de tatouage que la richesse et la qualité des œuvres contemporaines.



 

 

 À propos de l'exposition


L’exposition revient sur les sources du tatouage et présente le renouveau de ce phénomène désormais permanent et mondialisé. Dans les sociétés dites « primitives », issue des mondes orientaux, africains et océaniens, le tatouage a un rôle social, religieux et mystique et accompagne le sujet dans ses rites de passage en l’incluant dans la communauté. À l’inverse, en Occident, on retient qu’il fut marque d’infamie, de criminalité, attraction de cirque (avec le phénomène des side-shows) puis marque identitaire de tribus urbaines.
Durant la première moitié du XXe siècle, il a en effet évolué au sein de cercles marginaux, et il est demeuré geste clandestin jusqu’à ce que les médias le surexposent. Aujourd’hui, la publicité ou la mode s’emparent de ses codes. Cette approche géographique et antinomique tend aujourd’hui à disparaître : dans les sociétés traditionnelles, le tatouage perd son exclusivité rituelle ; dans les sociétés urbaines et au style de vie « occidentalisé », son caractère marginal s’efface pour devenir un ornement corporel assez communément partagé.
Le champ universitaire s'est déjà penché sur les valeurs ethnologiques ou anthropologiques du tatouage, avant d'en explorer le terreau sociologique et les significations psychologiques. Depuis peu, les universitaires étudient la popularisation de la pratique en milieu urbain, qui établit le corps comme un lieu d’affirmation de soi. Mais le champ artistique et celui de l'histoire contemporaine restent encore à investir. Ce sont tous ces domaines que l’exposition explore, en offrant un nouvel éclairage sur le tatouage. Outre l’histoire du tatouage et son ancrage anthropologique fort, elle souligne également le geste de l'artiste, les échanges entre tatoueurs du monde entier et l’émergence de styles syncrétiques.

 

http://www.quaibranly.fr/fr/programmation/expositions/a-l-affiche/tatoueurs-tatoues.html






"Tatoueurs tatoués", une exposition qui marque
le Jeudi 8 Mai 2014




L'exposition "Tatoueurs tatoués" a débuté cette semaine au musée du quai Branly à Paris. Elle retrace l'histoire de cet art aux multiples courants.

L'exposition "Tatoueurs, tatoués" du musée du quai Branly est conçue comme un voyage dans le temps. Le mot "tatouage" naît à la fin du XVIIIe siècle. Il vient d'un terme polynésien qui signifie "marquer" ou "inciser" et qui est découvert par le capitaine britannique James Cook lors d'une expédition.
10% des Français tatoués
Aujourd'hui, un Français sur dix est tatoué selon une étude récente. L'exposition "Tatoueur tatoués" replace dans un contexte historique, géographique et religieux la pratique du tatouage.
Il s'agit d'une histoire à rebondissements, comme l'explique la performeuse et journaliste Anne, du duo Anne et Julien et commissaire de l'exposition : "En Chine par exemple, le tatouage a été punitif et stigmatisant. Il a été pratiqué par les lettrés, puis méprisé par eux. Le tatouage a ça de fascinant, il ne se fixe jamais à partir du moment où on parle de civilisation ancrée, régie par des textes de lois. A partir du moment où il est ethnique, il devient quotidien, bénéfique, geste à réflexion, geste à guérison, geste à connexion avec le divin."
De la prostituée au militaire
L'idée est aussi de rappeler que le tatouage s'est développé à la marge. "La rue, l'armée, la prison" résume un des passages les plus intéressants de l'exposition.
Jusqu'au XIXe siècle en Europe, surtout à cause du christianisme, le tatoué c'est le criminel, l'exclu, la prostituée, l'individu considéré comme dangereux, photographié sous toutes les coutures.
Le tatouage devient ensuite une revendication pour les marins et les militaires. Au début du XXe siècle, le tatoué devient cette fois un objet de fascination, phénomène de foire, l'âge d'or des cracheurs de feu et avaleurs de sabres, objet de toutes les curiosités.

L'exposition montre le basculement du marginal au global. Le tatouage est le patrimoine commun d'une majeure partie du monde.
En Nouvelle-Zélande, ce sont les détails du moko, un tatouage facial fait de lignes et de spirales qui attirent le regard. Autrefois, l'ornement des chefs et des guerriers élevé aujourd'hui au rang de trésor national. Le tatouage thaïlandais est aussi fascinant : mélange de formules sacrées, de dessins de divinités ou d'animaux censés vous protéger du malheur tel un talisman, il a été remis au goût du jour par une certaine Angelina Jolie.
La mode du tatouage japonais
Les ornements du tatouage à la japonaise fait fureur dans les salons de tatoueur comme l'explique le spécialiste Pascal Bagot : "L'une des caractéristiques du tatouage japonais, qui lui donne cette lettre de noblesse dans la communauté du tatouage, c'est la réalisation du dégradé. Même sur les estompes, il y a des zones où on a un dégradé des noirs, qui est doux et qui donne un caractère très élégant au tatouage."

L'idée de l'exposition est d'affirmer haut et fort que le tatouage est un art à part entière. Un art avec ses courants, ses écoles, ses techniques, ses œuvres. Quelques 300 pièces anciennes et contemporaines sont exposées. Des photos, des affiches d'époque, des vidéos et même des fragments de peaux tatouées. Un foisonnement de couleurs, de styles, de motifs et de formes.
Une exposition en forme de reconnaissance
Pour Julien, l'autre commissaire de l'exposition, il s'agit du début d'une reconnaissance que le tatouage entre au musée : "On est en mission.  On est en train de vous dire "Attention, cette culture est énorme, elle est sérieuse, elle a une histoire, elle est en mouvement, il se passe tous les jours quelque chose. Venez voir ce qu'il se passe"."
"Tatoueurs tatoués" : l'exposition sur l'histoire du tatouage à découvrir au musée du quai Branly à Paris jusqu'en octobre 2015.


http://www.franceinfo.fr/culture-medias/le-choix-culture/tatoueurs-tatoues-l-exposition-sur-l-histoire-du-tatouage-1411461-2014-05-08






"Tatoueurs Tatoués" : l'exposition s'installe au quai Branly à partir du 6 mai
Par Mathilde Cesbron | Publié le 06/05/2014

L'exposition originale "Tatoueurs Tatoués", sur l'histoire et l'art du tatouage, sera au quai Branly du 6 mai 2014 au 18 octobre 2015.
Tatoueurs Tatoués se penche sur l'histoire et la pratique des tatouages dans différentes sociétés du monde. 

Quelque 300 œuvres patrimoniales et contemporaines du monde entier seront rassemblées au musée du quai Branly pour témoigner de ce phénomène artistique.

L'exposition "Tatoueurs Tatoués" sera au musée du quai Branly du 6 mai 2014 au 18 octobre 2015.
L'exposition, qui se déroulera du 6 mai 2014 au 18 octobre 2015, retrace pour la première fois l'histoire du tatouage contemporain. Le musée du quai Branly a monté cette exposition en s'offrant les services de Tin-Tin. Le célèbre artiste tatoueur français est intervenu comme consultant artistique.
Des maîtres tatoueurs exposés
La dimension et la signification de cette pratique est expliquée à travers une multitude de cultures : maoïste, chinoise, chicano ou encore européenne. 
Créés spécifiquement pour l'exposition, treize "volumes', prototypes reproduisant le corps humain, ont été tatoués par des maîtres en la matière dont Tin-Tin, Horiyoshi III (japonais), Filip Leu (Suisse), Jack Rudy (Américain), Xed Lehead (Anglais) et Chimé (Polynésien). 

Ces volumes jalonnent l'exposition et accompagnent les tableaux, dessins, clichés démontrant tout l'importance du tatouage depuis des millénaires.


http://www.rtl.fr/actualites/culture-loisirs/article/tatoueurs-tatoues-l-exposition-s-installe-au-quai-branly-a-partir-du-6-mai-7771651516






Tatoueurs, tatoués
 L’avis de Time Out

Après avoir orchestré deux expositions à la Halle Saint-Pierre (en 2011 et en 2013), Anne et Julien, fondateurs de la revue HEY! dédiée à l'art « outsider », font entrer le tatouage au musée du quai Branly. En réunissant des vestiges millénaires et des réalisations contemporaines, les commissaires se proposent d'interroger l'évolution du tatouage au fil des siècles, depuis les fonctions mystiques ou sociales qu'il remplissait traditionnellement en Océanie, en Afrique et en Orient, jusqu'à la marque d'identité qu'il est devenu aujourd'hui dans les zones urbaines « occidentalisées ». En s'appuyant sur des œuvres créées spécialement pour l'occasion, et en soulignant davantage l'aspect artistique du geste que sa dimension sociologique ou anthropologique, 'Tatoueurs, tatoués' nous ballotte entre le Japon des pompiers et des Yakuzas, la France des forçats, les Etats-Unis des sideshows ou la Nouvelle-Zélande des Maori. A l'heure où cette pratique est devenue de plus en plus banale et, paradoxalement, peut-être de moins en moins porteuse de sens, cette exposition éclaire l'histoire des tatoueurs et tatoués qui, depuis le XVIIIe siècle, ont lutté avec leur peau, leur aiguille et leur volonté pour faire entrer leur art dans les moeurs.

> Horaires : mardi, mercredi et dimanche de 11h à 19h, jeudi, vendredi et samedi de 11h à 21h.


Auteur : TB


http://www.timeout.fr/paris/art/tatoueurs-tatoues





Le tatouage et ses maîtres au musée du Quai Branly
le 05/05/2014
    

EXPOSITION – «Tatoueurs, tatoués» rend hommage aux artistes du tatouage toutes époques et tous continents confondus…
Deux ans de travail ont été nécessaires mais, si l’on en croit Stéphane Martin, président du musée du Quai Branly, l’exposition était en projet depuis la naissance du lieu. Elle semble ainsi synthétiser le propos-même de ce musée hybride qui aborde aussi bien cultures ancestrales que pratiques contemporaines, d’ici ou d’ailleurs.
«Tatoueurs, tatoués» se tiendra jusqu’au mois d’octobre 2015 et devient la plus longue exposition de l’histoire du musée.
Un art et ses contradictions
«Le sujet n’est pas neuf et des musées ont déjà accueilli des expositions sur le tatouage, explique Stéphane Martin. Mais le contexte est propice à cette exposition, chez nous, parce que le phénomène est mondialisé et a ses racines dans les cultures extra-européennes.»
La très riche exposition présente, à travers 300 pièces, une histoire de la pratique du tatouage dans toute sa complexité, voire ses contradictions. Le tatouage a ainsi aussi servi à «guérir, vénérer, diviniser, marginaliser, assujettir, punir, magnifier, avilir».
L’art vu par ses artistes
«Le tatouage a jusque-là uniquement été étudié d’un point de vue anthropologique, ethnologique ou sociologique, remarque Anne, commissaire de l’exposition. Nous avons voulu cette pratique à l’aune de l’histoire des marges. L’exposition est axée sur les tatoueurs et les tatoués.»
Une trentaine de tatoueurs contemporains parmi les plus fameux du monde ont participé à l’exposition en réalisant des projets de tatouage sur toile ou sur de fausses peaux en silicone mise au point pour l’occasion. Lundi, pour l’inauguration de l’exposition, chacun d’entre eux était là.
L’art de l’apprentissage
Les retrouvailles entre stars internationales du tatouage se sont faites avec force embrassades. «C’est une communauté qui se retrouve peu, confie le tatoueur Filip Leu. Notre travail est solitaire. Moi, je ne les vois que quand je veux me faire faire un nouveau tatouage. C’est souvent un prétexte.»
«Chacun sait qui est qui ici, affirme Anne. Ils se respectent tous. Il y a une culture de l’apprentissage chez les tatoueurs. Ils se sont tous formés de la même manière au travers de voyages et dans l’étude et le respect des anciens maîtres.»
Un art par delà la «mainstreamisation»
Stéphane Martin justifie l’ampleur de l’exposition en expliquant qu’il s’agit d’un «patrimoine partagé par une majeure partie de l’humanité. De pratique de caste ou microsociété, la tatouage est devenu une sorte de transgression idéale mondialisée.»
Témoin d’une certaine «mainstreamisation sans goût et sans odeur» de la pratique mondialisée du tatouage, Anne est pourtant confiante dans la capacité de cet art à «résister. Il y aura toujours une part significative qui restera underground, justement parce qu’il a des racines profondes. C’est toute la magie de l’art de pouvoir être séduit par une esthétique au premier coup d’œil puis de pouvoir découvrir une richesse culturelle, une histoire des codes, une généalogie des grands maîtres.»


http://www.20minutes.fr/culture/1367789-20140505-tatouage-maitres-musee-quai-branly

 

 

 

 Tatoueurs, tatoués :

l'exposition événement vient d'ouvrir ses portes
Hier, Le Mercredi 7 Mai 2014 à 09:30 par Guillaume Huault-Dupuy

L'exposition "Tatoueurs, tatoués" a pour ambition de revenir sur la longue histoire du tatouage, un art vieux comme l'humain, mais également d'en présenter les formes contemporaines. (© Wikimedia Commons)

Sous l'aiguille des plus grands noms du milieu, le tatouage se transforme en oeuvre d'art. Il suffit de jeter un coup d'oeil aux plus beaux motifs du dernier Mondial du tatouage de Paris pour s'en convaincre. Destinée à ceux qui ne connaissent rien de cette pratique ancestrale, comme à ceux qui y sont déjà accros, le Quai Branly a inauguré hier une exposition qui y est intégralement consacrée, intitulée "Tatoueurs, tatoués". Environ 300 oeuvres actuelles, et du passé, ont été rassemblées pour l'occasion. Elle sont visibles jusqu'au 18 octobre prochain, ce qui en fait la plus longue exposition de l'histoire du musée.
Un art millénaire
Si le caractère marginal du tatouage subsiste encore quelque peu de nos jours, cette pratique devient de plus en plus banal, notamment chez les jeunes. L'exposition profite de ce regain d'intérêt pour s'intéresser aux sources de cet art, et présenter le renouveau de ce phénomène, en se penchant sur l'histoire et la symbolique du tatouage dans différentes sociétés du monde. Pour l'aider dans cette tâche, le musée s'est offert les services de Tin-Tin, en tant que conseiller artistique, un artiste tatoueur français célèbre dans le monde entier.
Fait insolite, treize prototypes reproduisant le corps humain (appelés "volumes") ont été créés spécifiquement pour l'exposition. Ils ont ensuite été mis à la disposition des plus grands noms du tatouage contemporain comme Tin-Tin, bien entendu, mais aussi le Japonais Horiyoshi III, le Suisse Filip Leu, l'Américain Jack Rudy, l'Anglais Xed Lehead, le Polynésien Chimé... Ces volumes sont disséminés tout le long du parcours de l'exposition, auprès de dessins, de tableaux et de photographies témoignant de l'importance du tatouage depuis la nuit des temps. Cette première exposition consacrée à l'art du tatouage risque de marquer les esprits.


http://lifestyle.boursorama.com/article/tatoueurs-tatoues-l-exposition-evenement-vient-d-ouvrir-ses-portes_a621/1




08/05/2014
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