Alain YVER

Alain YVER

TAXI GIRL 1

TAXI GIRL







//www.taxigirl.org/

//www.danieldarc.com/


voir sur ce site deux articles sur Daniel Darc ici

//jazz.blog4ever.com/blog/lire-article-78728-9454420-daniel_darc.html

//jazz.blog4ever.com/blog/lire-article-78728-9784319-daniel_darc__a_plus_tard.html


//www.mirwais.org/#!home

//s-erard.perso.neuf.fr/noyau.html

//www.deezer.com/fr/artist/10420

//www.youtube.com/watch?v=FfOOlppnZG4

//books.google.fr/books?id=nzUCrufhCxYC&pg=PT545&lpg=PT545&dq=taxi+girl+1980&source=bl&ots=rWX8xpbfNV&sig=_vnfaklR3Ihg1PZ86dS1mQXrNh4&hl=fr&sa=X&ei=2zZIUcTeEOWK7Ab9y4CoAw&ved=0CC0Q6AEwADgU

//www.bide-et-musique.com/artist/359.html

//www.dailymotion.com/video/x5z3gt_taxi-girl-aussi-belle-qu-une-balle_music#.UUg5pRksm8o


FAN DE DARC

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Cherchez le Garçon (Taxi Girl 1980)


Nous sommes au début des années 80 et le rock français se résume (pour la plupart des jeunes) a un seul groupe a savoir Téléphone et c'est donc dans l'ombre de ce grand frère sympathique mais un peu  trop conventionnel que Taxi Girl va écrire son nom sur le livre du rock français
Le groupe revendique des influences nettes du coté de Bowie ou de Iggy Pop ou encore de Suicide mais c'est surtout chez Kraftwerk que le groupe  ira chercher des références notamment en matière de minimalisme de look et de climat pop synthetique.
 Si Taxi Girl est devenu  aujourd'hui un groupe phare de la scène française le groupe  n'a sorti en realité qu'une poignée de 45tours et un  seul véritable  album 'Sepukku '  (1982) un disque produit par Jean jacques Burnel  le frenchie des Stranglers.
Sorti simultanément en français et en anglais 'Cherchez le garçon ' en 1980 va contre toute attente (le groupe possède une réputation des plus  sulfureuses ) se vendre  a plus de 300.000 exemplaires et devenir un standard de la  New Wave  française.
Concernant les paroles de cette chanson il semblerait que Daniel darc se soit inspiré de certaines pages d'un obscur roman de Raymond Chandler " fais pas ta rosiere'" écrit en 1949
 
 Paroles
D'une bande magnétique,
Un soupir lui échappe.
Sur un écran géant,
Ses yeux se ferment.

Cherchez le garçon,
Trouvez son nom,
Cherchez le garçon.

Réveil tragique succède,
A un sommeil sans rêve.
La forme de son corps,
Ne veut rien dire pour moi.

Cherchez le garçon,
Trouvez son nom,
Cherchez le garçon.

D'une bande magnétique,
Un soupir lui échappe.
Sur un écran géant,
Une goutte de sang.

Cherchez le garçon,
Trouvez son nom,
Cherchez le garçon.

//jimboland.hautetfort.com/archive/2010/11/16/top-100-100-64-cherchez-le-garcon-taxi-girl-1980.html






Daniel Darc : hommage en 10 vidéos
Publié le 28/02/2013

Taxi-Girl en 1980. Daniel est le deuxième en partant de la gauche.

10 chansons de Daniel Darc, disparu ce jeudi à l'âge de 53 ans, qui ont marqué les esprits, avec ses complices de Taxi Girl ou en solo. De "Cherchez le garçon" à "Paris" en passant par "J'irai au paradis" et "Pars sans te retourner". Tout un programme, qui se termine par son ultime cadeau, "C'est moi le printemps".

//www.francetv.fr/culturebox/daniel-darc-hommage-en-10-videos-133005







Taxi Girl est un groupe de rock français actif de 1978 à 1986.

Carrière

Taxi Girl est un groupe de « l'after punk » à tendance new wave1 et à l'esthétique romantique, rouge et noire, magnétique, punk. Il a existé de 1978 à 1986, avec des prestations scéniques mémorables et une histoire quelque peu dramatique. Au-delà de leur noyau de fans, ils ont connu le succès surtout grâce à leurs deux premiers maxi 45T au son techno-pop versus Cold poétique : Mannequin en 1980, et surtout Cherchez le garçon en 1980, vendu à plus de 300 000 exemplaires2. Ces deux premiers singles sont réalisés par Andy Scott et Maxime Shmitt sous l'impulsion d'Alexis Quinlin, leur manager3. Composé de cinq membres au départ en 1978, le groupe connaît son premier drame à la mort du batteur Pierre Wolfsohn d'une overdose au mois de juillet 19813.
Ils se produisent sur les scènes parisiennes comme le Palace, le Rose Bonbon et le Casino de Paris. Le magazine Actuel les assimile, avec les groupes Marquis de Sade et Artefact, à la vague des « jeunes gens modernes » popularisée par le journaliste Jean-Éric Perrin dans sa chronique Frenchy but chic dans le mensuel Best.
Devenu trio après le départ de Stéphane Erard3 et la mort de Pierre Wolfsohn, Taxi Girl publie son premier et seul album Seppuku en 1981, sur son propre label Mankin, monté avec l'aide de Virgin et présenté comme l'un des premiers labels indépendants français4. Seppuku est enregistré par Andy Scott et produit par Jean-Jacques Burnel des Stranglers. Le batteur Jet Black, pour les percussions, participe également à quelques morceaux. Malgré une reconnaissance certaine de la part du public, ce disque ne connaîtra pas de véritable succès (à peine 50 000 exemplaires). De par ses thématiques (sorcellerie, meurtre, drogue, etc.) la presse lui attribuera l'étiquette de disque sombre et forcément pas très commercial. Seppuku a la particularité d'être un disque entièrement scellé, Daniel Darc aurait souhaité à l'époque qu'il y soit inclut une lame de rasoir pour pouvoir l'ouvrir5,6. À la suite de cet album, Taxi Girl participera à une longue tournée anglaise pour promouvoir son disque en première partie des Stranglers. Virgin éditera, à ce titre, une version anglaise de Seppuku avec un chant adapté pour l'occasion.
Très difficile à gérer en raison d'une tension grandissante entre Laurent Sinclair et Mirwais Stass, Taxi Girl poursuivra, à partir de 1983, ses activités sous la forme d'un duo composé de Daniel Darc et Mirwais Stass (Laurent ayant été remercié sans ménagement à la fin de cette année). En 1983, ils publient le MLP Quelqu'un Comme Toi, considéré par Daniel Darc comme ce qu'ils ont fait de mieux. On notera quelques titres emblématiques des problèmes de drogue que rencontre ce dernier (Plus je sais plus j'oublie, De l'autre côté et surtout Monna). À partir de 1984, ils connaîtront deux succès, Paris et surtout leur tube Aussi belle qu'une balle en 1986.
Depuis l'arrêt du groupe, le chanteur et parolier Daniel Darc a réalisé plusieurs albums solo. Les trois derniers en date, Crèvecœur, Amours suprêmes et La Taille de mon Ame , réalisés par Frédéric Lo et Laurent Marimbert', ont connu de véritables succès à la fois critique et public. Daniel Darc a également publié quelques textes (des nouvelles) et articles (Best, Technikart).
Laurent Sinclair, quant à lui, participera à beaucoup de projets et jouera avec bon nombre de musiciens, entre autres Purple Helmets, Pascal Comelade, Jil Caplan ainsi qu'une apparition sur le dernier album de Juliette et les Indépendants, le groupe de Mirwais. Il tentera une carrière solo et sortira un unique single, Devant le miroir (produit par Jean-Jacques Burnel). Pour info, cette chanson, écrite par Laurent, est à la source de son éviction de Taxi Girl. En effet, les deux autres membres, opposés à ce que ce titre devienne le nouveau single, préférèrent se séparer de leur clavier plutôt que de négocier sur ce point. La version originale de Devant le miroir se trouve sur le disque/compilation Suite & fin ? édité par NewRose/Fanclub en 1989.
Mirwais Stass, lui, a sorti un premier album solo en 1990, sobrement appelé Mirwais et qui ne connaîtra pas de véritable succès. Son second album, Production, sorti en 2000, fait de lui le nouveau designer sonore français. À la demande de Madonna, il produit l'album Music de 2000, la totalité d'American Life en 2003 et quelques titres de Confessions on a Dance Floor en 2005. Il co-produit plusieurs titres de l'album Odyssey du groupe américain Fischerspooner. Il compose en 2006 la B.O. du film Pardonnez-moi de Maïwenn ainsi que celle de Nobody is Perfect, le film de Raphaël Sibilla. En 2008, il co-compose et produit, avec Yasmine Hamdan, l'album Arabology sous le nom de Yas, ce projet a la particularité de concilier musique technologique et chant en arabe. En 2010 il produit quatre titres sur le premier album de la chanteuse Uffie.
Les membres du groupe
    •    Daniel Darc (chanteur de 1978 à 1986)
    •    Mirwais Stass (guitariste de 1978 à 1986)
    •    Laurent Sinclair (claviers de 1978 à 1983)
    •    Stéphane Erard (basse de 1978 à 1980)
    •    Pierre Wolfsohn (batterie de 1978 à 1981, année de son décès)
    •    Pascal Geneix (guitariste) (1978)
    •    Philippe Le Mongne (basse) (1983-1986)
Discographie
    •    Mannequin (Maxi & Single) (1980)
    •    Cherchez le garçon (1980)
    •    Seppuku (1981)
    •    Seppuku (version anglaise) (1981)
    •    Quelqu'un comme toi (mini album) (1983)
    •    Dites-le fort (Nous sommes jeunes nous sommes fiers) (Maxi & Single) (1984)
    •    Paris (Maxi & Single) (1984)
    •    Aussi belle qu'une balle (Maxi & Single) (1986)
    •    Suite & fin ? (1989)
    •    Quelque part dans Paris (live) (1990)
    •    84-86 (compilation) (1990)
    •    Cherchez le garçon (4 Remixes) (1995)
Notes et références
    1.    ↑ Dorian Lynskey, « Le chanteur Daniel Darc est mort [archive] » sur Libération, 28 février 2013. Consulté le 1er mars 2013
    2.    ↑ Sabrina Champenois, « Daniel Darc, dans une autre veine [archive] » sur Libération, 28 février 2013. Consulté le 1er mars 2013
    3.    ↑ a, b et c Christophe Conte, « Taxi Girl, garçons de joie [archive] » sur Les Inrockuptibles, 14 juillet 1999. Consulté le 1er mars 2013
    4.    ↑ François-Xavier Gomez, « Ne cherchez plus le garçon de Taxi Girl [archive] » sur Libération, 28 février 2013. Consulté le 1er mars 2013
    5.    ↑ Benoît Sabatier, Nous sommes jeunes nous sommes fiers : La culture jeune d'Elvis à MySpace, hachette Littérature, 2007, 979 p. (ISBN 2-0123-5780-6) [lire en ligne [archive]]
    6.    ↑ Jean-Marie Pottier, « Daniel Darc, le feu follet du rock français [archive] » sur Slate, 28 février 2013. Consulté le 1er mars 2013







Track by track - juillet 2003 de Daniel Darc

interviews

    En prélude à un troisième album qu'on espérait plus depuis le trop sous-estimé Nijinksy en 1994, Daniel Darc solde les comptes du passé (Taxi Girl compris) à travers une compilation à sa gloire perdue, pompeusement baptisée Le Meilleur De Daniel Darc. Soit l'occasion de remonter le temps en dix-neuf titres comprenant au moins la moitié de chansons marquantes sinon historiques. [Interview Franck Vergeade].

TAXI GIRL
Cherchez Le Garçon
(extrait du 45 tours Cherchez Le Garçon, 1980)
Daniel Darc : Ça faisait longtemps que je recevais des mails de gens qui se plaignaient d'avoir raté certains titres de cette compilation et qui se vendaient dans des conventions de disques à des prix exorbitants. Or, je suis contre ce genre de pratique. Je considère même que la musique devrait être gratuite. De son côté, le label, Play It Again Sam, avait envie de faire quelque chose. Il était comme on dit "incontournable" d'ouvrir par Cherchez Le Garçon. Même si je l'aime bien, c'est un des morceaux qui m'intéressent le moins. On l'a tellement entendu, et puis, Star Academy est passé par là… À l'époque de Cherchez Le Garçon, j'étais parti du groupe avec Laurent Sinclair, le claviériste. On n'aimait pas la production, et ce n'était pas en accord avec ce qu'on voulait. Il nous a fallu du temps pour comprendre que c'est une bonne chanson.

Paris
(extrait du 45 tours Paris, 1984)
C'est une déclaration d'amour pour Paris, même si elle n'a pas forcément été toujours bien comprise. Aujourd'hui, j'arrive à m'éloigner de la capitale plus d'une semaine sans flipper. À l'époque, ça m'était inconcevable. C'est LA ville que j'aime. Sincèrement. De toute façon, je n'aime que les villes. Je n'aurais pas de problème à habiter New York, j'adore également Londres. En tout cas, ce n'est pas dans le Loir-et-Cher que j'aurais pu rencontrer Marc Dufaud (ndlr. auteur du récent Les Peaux Transparentes, dont Daniel Darc a écrit la préface). Avec Paris, on était en avance sur notre temps. C'est peut-être prétentieux de le dire, mais c'est comme ça. Je me souviens qu'on écoutait beaucoup de rap : The Last Poets, Grandmaster Flash, ainsi que James Brown… Mais je ne suis pas nostalgique. D'ailleurs, je suis nostalgique de rien. L'année dernière, avec Patrick Eudeline et d'autres, on a été convoqué à chaque fois qu'une revue ou une émission de radio parlait du punk, ce qui a fini par me casser les couilles. Parce qu'à l'époque du punk, j'étais un môme. Selon moi, le punk, c'est Eddie Cochran, Elvis Presley en 1956, Gene Vincent, Hazel Atkins… En 1976, j'ai vu des gens comme Lester Bangs, et j'ai ainsi appris que j'étais punk. J'étais content de le savoir. Jusque-là, je portais un cuir noir, j'avais une banane, je me promenais avec un cran d'arrêt dans la poche, et j'écoutais Elvis Presley et Gene Vincent. Je suis passé donc de la banane aux chevets en pétard, et le cuir s'est déchiré. L'autre jour, en disant que Frank Sinatra était un punk, je me suis fait prendre à partie par quelqu'un. Pourtant, ça relève de l'évidence. Dans les films américains comme Gun Crazy (ndlr. réalisé par Joseph H. Lewis en 1949), que j'ai revu récemment, quand tu veux dire "petit con, branleur, enculé", tu dis : "punk". J'ai toujours été un petit con, un branleur et un enculé.

Aussi Belle Qu'Une Balle
Je Suis Déjà Parti
(extraits du 45 tours Aussi Belle Qu'Une Balle, 1986)
Je Suis Déjà Parti est un des plus beaux titres qu'on ait faits. Parallèlement à cette compilation devait en sortir une autre de Taxi Girl, mais d'une manière confidentielle, et Mirwais a choisi très justement qu'elle sort chez Virgin. Et si Cherchez Le Garçon est un argument de vente, Je Suis Déjà Parti est autant un morceau de Taxi Girl que de moi. Avec Mirwais, on se voit peu parce qu'il n'est pas souvent en France, mais on se téléphone régulièrement.

La Ville
Joyeux Non-Anniversaire
(extraits du 45 tours La Ville, 1988)
J'ai des amis qui ont retrouvé l'original. On m'avait suggéré de le produire par quelqu'un d'un peu connu. J'avais donc choisi Étienne Daho parce que j'ai beaucoup de respect pour lui. Sur ma version, il y a guitare électrique en moins et un solo de violoncelle en plus. J'ai écrit les paroles en cinq minutes. Patrick Chevalot, un très grand ingénieur du son, était venu me chercher à huit heures du matin. J'avais dû me réveiller à dix minutes avant, je m'étais fait un shoot, j'ai pris ma guitare et le texte m'est venu naturellement. La face B, Joyeux Non-Anniversaire, provient d'Alice Au Pays Des Merveilles. Au verso de la pochette, je l'avais dédicacé "à Arthur et Édouard", qui étaient les enfants de Brigitte, ma fiancée de l'époque.

DANIEL DARC
Pars Sans Te Retourner
Ce Qu'Il Y A Dans Tes Yeux
Le Seul Garçon Sur Terre
Toutes Les Filles Sont Parties
Comment Te Dire Adieu (reprise de Françoise Hardy)
(extraits de l'album Sous Influence Divine, 1987)
Ce Qu'Il Y A Dans Tes Yeux fait partie des morceaux qui me tiennent le plus à cœur. Il est proche dans les paroles de The Passenger d'Iggy Pop, une chanson parfaite. Et je l'ai pillée en partie. De toute façon, en musique comme en littérature, tout le monde pille tout le monde. À l'époque de ce premier Lp, j'avais besoin de quelqu'un sur qui m'appuyer et ça a été Jacno. Il se trouve que lui boîtait du pied gauche et moi du droit, donc on s'équilibrait mutuellement. C'est un mec qui a du talent, même s'il y a eu un problème entre nous. D'ailleurs, c'est de ma faute à l'origine. Ce disque était un album, pas juste une collection de titres. C'est donc dommageable de devoir en faire une sélection, mais sinon on tombe dans l'intégrale. La reprise de Comment Te Dire Adieu a été faite quasiment live en studio. De toute façon, c'est un exercice que j'affectionne. Comme je te l'ai dit précédemment, je vole. Au contraire de beaucoup d'artistes, j'ai simplement les couilles de le dire. Là, je ne me suis pas fait chier : je leur ai laissé signer. J'aurais très bien pu faire Comment Te Dire Adieu en changeant trois-quatre phrases et deux accords, mais ça me semblait bien de le laisser tel quel. Parce que j'ai beaucoup de respect pour Françoise Hardy et, bien entendu, pour Gainsbourg.

Aimer À Nouveau
(extrait de l'album Parce Que en collaboration avec Bill Pritchard, 1988)
On a choisi celui-là, mais ça aurait pu être n'importe quel autre. J'aime vraiment tout ce qu'on a fait. Au départ, c'était un disque de Bill Pritchard, dont il voulait faire une version française. Comme il était persuadé de ne pas assez bien chanter en français, il m'a proposé d'écrire les textes après avoir découvert Paris. J'aurais bien aimé mettre Parce Que, la reprise d'Aznavour. Avec Bill, il y avait largement de quoi publier un double Lp. Je l'ai revu il y a quelques mois à Paris. Il va très bien, il travaille lui aussi à un nouvel album, il a trois ou quatre enfants, il est toujours amoureux de la même femme alors que je l'ai connu à une période où l'on aurait pu avoir un doute là-dessus. C'est un mec génial. Il n'est d'ailleurs pas exclu qu'on refasse des choses ensemble.

Les Champs-Élysées (reprise de Joe Dassin)
(extrait de la compilation L'Équipe À Jojo, 1992)
On avait été contacté par le label Le Village Vert pour une compilation en hommage à Dassin. A priori, je n'étais pas très emballé par l'idée jusqu'à ce que j'apprenne que Bertrand Burgalat était également partant à la seule condition que ce soit avec moi. Comme j'ai beaucoup d'admiration pour Bertrand, j'ai accepté. J'avais en tête de reprendre Ça M'Avance À Quoi ?, une chanson sublime que Dassin avait reprise. Mais Autour De Lucie était déjà sur le coup… Alors, Bertrand m'a conseillé de ne jamais reprendre un chef-d'œuvre, mais une merde. Et il avait raison. On s'est servi chacun de nos influences : des chœurs grégoriens, du folklore yiddish, un sample des Beach Boys. À l'arrivée, notre version est complètement épurée. Auparavant, je voulais produire à la manière de Phil Spector ou de Brian Wilson. Aujourd'hui, plus ça va, plus j'aspire à la simplicité. Et mon prochain album sera le plus dénudé possible. Avec une guitare et une voix, tu ne peux pas tricher. Quand par hasard, j'allume la radio, surtout quand elle est dite rock, je suis affligé. Il y a quoi derrière les beaux sons ? Les sons sont faits pour servir la chanson, et non l'inverse.

She's So Untouchable (reprise de Johnny Thunders)
(extrait de la compilation Chaud Bises Party, 1993)
Avec Marc Zermatti, on s'était vu au Père-Lachaise, à l'incinération de Stiv Bators (ndlr. le chanteur des Dead Boys, mort le 4 juin 1990 à Paris). On a pleuré tous les deux, puis on s'est promis de faire quelque chose ensemble. Il m'a donc appelé quand il préparait le tribute à Johnny Thunders. J'avais alors mon groupe, les Weird Sins. Au début, je voulais reprendre Lonely Planet Boy, mais comme les droits d'auteur étaient reversés aux enfants et à la famille de Johnny Thunders, j'ai préféré prendre She's So Untouchable. Je n'avais pas envie de faire juste une reprise, comme un clown. J'ai donc complètement pillé Roger-Gilbert Lecomte, un poète pour lequel j'ai une admiration sans borne.

Tournez, Tournez
Il Y A Des Moments
Le Feu Follet
Nijinsky (Version Clown De Dieu)
(extraits de l'album Nijinsky, 1994)
J'ai l'impression que chaque album est passé inaperçu parce qu'on a toujours été mal distribué, encore plus avec celui-ci. Sur ce disque, je pense qu'il y a de bons morceaux. Je tenais beaucoup à mettre cette version de Nijinsky, qui est bien plus intéressante que l'autre. Il Y A Des Moments, Le Feu Follet et Pitchipoi Hôtel sont trois chansons que j'ai faites seul, du début à la fin. Elles sont parmi les plus belles que j'ai écrites. Ça fait tellement partie de moi. Le Feu Follet représente une période de ma vie, qui n'est peut-être pas finie, et qui touche aussi à un ami mort, Maxwell, ainsi qu'à d'autres. Parce qu'autour de moi, c'est quand même l'hécatombe. Je crois que ce sont de beaux titres. Et si c'est de la merde, je ne peux pas faire mieux que cette merde-là.

18/12
(extrait du single 18/12 en collaboration avec 19 Torsions, 1998)
Ce morceau est introuvable. (Silence.) Je l'ai écrit à la mémoire de mon père, qui est mort un 18 décembre. (Long silence.) Avec Frédéric Lo, on est en train d'achever l'enregistrement du nouvel album. Il ne reste que quelques batteries, quelques basses, une voix ou deux à ajouter. A priori, il sortira en janvier prochain, en licence chez une major. Peut-être sera-t-il éponyme. Parce que je n'ai jamais été si proche de ce que j'ai envie de faire. Je crois que c'est ce que j'ai fait de plus beau. Vraiment. Et ce n'est pas un argument de vente à la con.
Franck Vergeade

//www.magicrpm.com/a-lire/interview/daniel-darc/track-by-track-juillet-2003








Daniel Darc, en 2008, aux Eurockéennes de Belfort.


Darc : "Je veux durer longtemps, comme les vieux bluesmen"
MUSIQUE - En 2011, Metro rencontrait Daniel Darc l'occasion de la sortie de La Taille de mon âme, son troisième album solo. Un entretien au cours duquel il revenait sur sa deuxième carrière, en solo, sa relation à Dieu et son amour des textes à fleur de peau.

Dans la catégorie culte, on demande Daniel Darc. Drogues, errance, prison : les années 1990 ont failli être fatales à l'ancien chanteur de Taxi Girl. Le splendide "Crèvecœur", en 2004, l'a enfin vu re(co)naître avec une victoire de la musique catégorie révélation à… 45 ans. Sans contact avec son ex-acolyte Mirwais, parti faire fortune chez Madonna il y a dix ans, le Daniel Darc 2011 chante, susurre ou psalmodie sur des guitares, des cordes ou un piano.
C'est avec le jeune compositeur Laurent Marimbert (Luce, Melissa Nkonda) qu'il a enregistré "La Taille de mon âme", son troisième album solo. "J'ai toujours eu besoin de quelqu'un pour m'aider à enlever le bordel qui m'est inhérent, précise le chanteur. Avec Laurent, c'était génial. Une vraie collaboration alors qu'avant, j'avais surtout besoin d'un garde-fou."
"Dieu, c'est une part de ma vie, la meilleure" 
En réel érudit musical, l'ancien élève du lycée Balzac slalome d'une adoration pour Elvis et le rock des pionniers à un égal respect devant Lemmy ou Alice Cooper. "Je serai au prochain concert de Motörhead et je veux m'acheter un sweat-capuche et un bandana. Alice, je devais le voir aussi, mais j'avais de la promo ce soir-là : fait chier !" Ainsi est Daniel Darc. Derrière les tatouages, des enthousiasmes d'enfant. Avec toujours la rédemption en ligne de mire.
"Dieu, c'est une part de ma vie, la meilleure. Alors que la religion, je m'en fous. Né juif, je me suis converti au protestantisme en 1997, en prison. La figure de Jésus m'attire intensément." Mais par pitié, ne lui collez pas d'étiquette. "Je ne suis pas plus un chanteur chrétien qu'un chanteur de gauche…même si je vote à gauche !"
Le coeur à gauche
Parolier qui touche au cœur, il se reconnaît juste "le sens de la formule et des textes à fleur de peau. Après rock ou pas, on s'en fout !" Aujourd'hui apaisé, Daniel Darc avoue être le premier surpris d'être encore là. Et espère, dans un grand sourire, "durer longtemps, comme les vieux bluesmen". 


//www.metrofrance.com/culture/mort-de-l-ecorche-vif-daniel-darc-chanteur-de-taxi-girl-je-veux-durer-longtemps-comme-les-vieux-bluesmen/mmbB!CvYYyL3LsoRB2/





Le chanteur de Taxi Girl, Daniel Darc est décédé 01-03-2013

Figure du rock hexagonale, Daniel Darc a été retrouvé mort à son domicile ce jeudi 28 février 2013 par son producteur. Il était âgé de 53 ans. Toujours sur le fil du rasoir quant à vivre sa vie, il avait retrouvé ces dernières années en solo une aura artistique qu'il avait perdu à la fin du groupe Taxi girl (avec Mirwais) dont il était le chanteur. De santé fragile, ses prestations live étaient de plus en plus espacées ces derniers temps. Il devait pourtant donner dans les jours prochains des concerts. Ce sera au paradis des rockeurs !

Membre avec Mirwais des mythiques Taxi Girl au début des années 80, Daniel Darc à vécu sa traversée du désert avant de ressurgir en solo en 2004. Le déclic c'est l'album "Crève-coeur" salué par la critique . Le public lui découvre un artiste écorché et sensible qui n'hésite pas à se mettre à nu dans ses chansons comme en live. Suivront "Amours Suprêmes" en 2008 et "La Taille de mon âme" en novembre 2011 qui confirme qu'il est une de nos plus belles plumes rock

//www.infoconcert.com/news/le-chanteur-de-taxi-girl-daniel-darc-est-decede-7692.html







Daniel Darc a rejoint ses anges
Thierry Coljon Le Soir
Daniel Darc, chanteur du groupe Taxi Girl de 1978 à 1986 avant de mener une carrière solo, est décédé jeudi à l'âge de 53 ans. (AFP)

L'ancien chanteur de Taxi Girl a vécu toute sa vie d'excès. Il laisse une œuvre imposante où la poésie le disputait avec des mélodies habitées, entre punk rageur et tendresse sur le fil de la lame
Les liens
    •    Daniel Darc, «La taille de mon âme» (18.11.2011)
    •    La lapidaire noirceur de Daniel Darc (11.01.2008)
    •    Daniel Darc, le crépuscule de l'idole (21.07.2005)
    •    Avec le bouleversant «Crèvecœur», Daniel Darc module son calvaire sur le mode majeur (05.03.2004)
Il y a dix ans, l'annonce du décès inopiné de Daniel Darc n'aurait étonné personne. Mais depuis son grand retour en 2004 avec le magistral «Crèvecœur», définitivement son meilleur album, il s'était assagi. Surtout du côté des drogues fortes dont l'artiste a longtemps abusé. Bien sûr qu'il avait continué à boire. Lors de nos dernières rencontres, ce besoin d'alcool pour pouvoir tenir toute une journée d'interviews enchaînées, était quasi maladif. C'était vital pour cet être d'une fragilité immense. Daniel, c'était un ange fracassé aux vicissitudes de la vie. Imperméable au succès comme aux honneurs, il traînait avec lui le mal-être des grands poètes.
Né Daniel Rozoum le 20 mai 1959, ce Parisien n'a pas 20 ans quand, élève au lycée Balzac, il rejoint le groupe punk Taxi Girl, aux côtés d'un certain Mirwais qui, longtemps plus tard, deviendra le producteur de Madonna. Taxi Girl, dont il devient le chanteur, n'a pas de points de comparaison en France. Très marqué par le mouvement punk, il en donne une version sépulcrale avec ses allures de faux dandy livrant des textes coupés au couteau. Sa voix traînante et sa diction souvent pâteuse ne seront rien à côté de certains gestes qui ont marqué. Comme ce soir de concert, au Palace, en première partie des Talking Heads, en novembre 1979, où il va jusqu'à s'ouvrir les veines dans le seul but de réveiller le public parisien. L'aventure Taxi Girl s'arrête en 1986. Le batteur Pierre Wolfsohn est mort d'une overdose en juillet 1981 et les survivants s'en vont tenter une carrière solo. Celle de Daniel Darc s'ouvrira avec un premier album solo réalisé avec Jacno. Sous influence divine ne trahit pas Taxi Girl. On y trouve même la reprise du «Comment te dire adieu» de Gainsbourg, son modèle.
Les icônes du rock – comme de la poésie – c'est son truc, Daniel. Après une collaboration réussie avec Bill Pritchard, il livre l'album «Nijinski». Il écrit des articles, publie des nouvelles, parle d'un roman… Mais, lentement et sûrement, il s'enfonce dans ses problèmes de drogue dont il mettra un temps fou à se débarrasser. En 2004, sa résurrection (sur un label d'Universal qui y croit) a laissé des traces. Ses bras entièrement tatoués de noir font froid dans le dos. La souffrance habite son univers onirique et littéraire et sa conversion au catholicisme lui servira de planche de salut. «Amours suprêmes» en 2008 et «La taille de mon âme», en 2011, seront les témoins de cette lente stabilisation d'un état malgré tout fragile. Daniel était un hypersensible. Être adorable doué pour l'autodestruction, il nous a livré des textes d'une beauté cinglante. Il reste à rééditer une compilation de cette sève qui jaillissait en lui d'une façon quasi mystique. Sur scène, il nous a tout donné: le meilleur comme le pire quand il tenait à peine debout. Ses derniers temps, ses concerts étaient de toute beauté. C'était comme si sa vie en dépendait. Planqué derrière ses lunettes noires, sa gestuelle était celle d'un ange qui eut bien du mal à trouver sa place parmi nous. On n'oubliera jamais ce personnage hors du commun et d'un autre temps.

//www.letemps.ch/Page/Uuid/f15ee74e-81e1-11e2-a107-60c2515edb54/Daniel_Darc_a_rejoint_ses_anges#.UUgyahkslo4







//musique.ados.fr/Taxi-Girl.html

Ne cherchez plus le garçon de Taxi Girl
28 février 2013 à 22:36 (Mis à jour: 1 mars 2013 à 11:29)
Par FRANÇOIS-XAVIER GOMEZ
    
Le duo qu'il formait avec Mirwaïs avait marqué la scène pop française des années 80.

Au crépuscule des années 70, la France musicale, qui n'a guère été ébranlée par l'irruption du punk, connaît une petite secousse avec l'arrivée des «jeunes gens modernes», étiquette créée par le magazine Actuel. Ces garçons sans signe extérieur d'appartenance à une quelconque tribu ont les yeux cernés et le teint pâle, et une passion pour l'expressionnisme en noir et blanc de Fritz Lang. Ils empruntent les claviers des pionniers allemands du rock synthétique et cultivent le détachement, l'atonie, l'apolitisme. Ils ont pour nom Marquis de Sade, Modern Guy, Suicide Romeo, Tokow Boys, Edith Nylon ou Taxi Girl. Ces derniers étaient-ils les meilleurs du lot ? Sans doute pas, ni comme musiciens, ni au niveau des compositions. Mais il flotte autour d'eux une aura malsaine, suicidaire, qui fascine : en novembre 1979, en première partie des Talking Heads au Palace, le chanteur Daniel Darc se taillade les avant-bras au cutter. Baptême de sang.
Estime. Jacno, ex-Stinky Toys, avait entrouvert la porte des programmations radio avec ses ballades géométriques. Une brèche dans laquelle s'engouffre Mannequin, premier maxi de Taxi Girl en 1980, succès d'estime qui vire au plébiscite quelques mois plus tard avec Cherchez le garçon. Et ne cherchez pas plus loin : Taxi Girl ne connaîtra pas d'autre tube aussi populaire. Grâce à l'entregent de son manager, Alexis, qui crée le label Mankin, Taxi Girl est signé en 1981 sur Virgin, qui vient d'ouvrir son antenne française. De gros moyens sont mis à sa disposition pour le premier album, Seppuku (arigato Mishima), produit par Jean-Jacques Burnel, le bassiste frenchie des Stranglers. Entre-temps, le groupe a perdu son premier batteur, mort d'une overdose. Le disque est un échec : trop sombre, pas un seul titre apte à séduire les radios.
Bientôt réduit à un duo, Daniel Darc au chant et Mirwaïs aux machines, Taxi Girl publie ses meilleures chansons, en maxi ou en 45 tours : Quelqu'un comme toi, Aussi belle qu'une balle, P.A.R.I.S., sur un gimmick emprunté au Jamaïcain Dillinger, Pars sans te retourner… Mais sur scène, les prestations erratiques de Daniel Darc découragent les organisateurs, et seule une frange de fans purs et durs reste fidèle. Darc s'est déjà installé dans son rôle de Johnny Thunders tricolore, incarnation du rock'n'roll junkie. Et l'époque, désenchantée et pragmatique, ne veut pas d'un tel héros. De son côté, Mirwaïs poursuit son travail avec les synthés, d'abord dans l'ombre, avec Juliette et les Indépendants, puis en pleine lumière, au côté de Madonna en personne. Tandis que Daniel Darc entame une carrière solo en dents de scie.
Paladin. Avant même son retour en grâce avec Crève-cœur, Daniel Darc est cité comme référence par une partie du rock français. Superbus, Cali ou Nosfell l'invitent en studio ou sur scène. De même qu'Asyl, dont le chanteur, Lescop, poussera plus loin le mimétisme avec son idole dans son premier disque en solo, en 2012.
Paladin cold wave, Daniel Darc n'est en pas moins un enfant légitime de la chanson française. En témoigne sa reprise de Parce que, de Charles Aznavour, moment sublime de sa discographie (1988, en collaboration avec l'Anglais Bill Pritchard), où il soufflait de sa voix fiévreuse : «Car la mort n'est qu'un jeu comparée à l'amour / Et la vie n'est plus rien sans l'amour qu'elle nous donne.»

//next.liberation.fr/musique/2013/02/28/ne-cherchez-plus-le-garcon-de-taxi-girl_885480






DANIEL DARC,
LE DERNIER DAMNÉ DU ROCK FRANÇAIS

Le Vendredi, 1 Mars 2013 par Géraldine Sarratia
  
Le chanteur de Taxi Girl est mort jeudi à l'âge de 53 ans. GQ retrace son parcours: une trajectoire aux allure de chemin de croix, des années New Wave à la renaissance pop.

ANNÉES 80, L'APÔTRE NEW WAVE
À 20 ans, Daniel Darc (de son vrai nom Rozoum) est le chanteur du groupe le plus en vue de l'année 1980, Taxi Girl. La formation réussit un carton surprise avec le tube « Cherchez le garçon ». Une chanson mélancolique à la mélodie parfaite, qui propulse la France de Balavoine dans la synth-pop et la new wave et se vend à 300 000 exemplaires.

Sur scène, Darc joue la provoc à fond et porte souvent des croix gammées ou des étoiles jaunes, comme en 1980 au Palace, en première partie des Talking Heads : « Le premier rang nous regarde comme des bêtes curieuses. Et là j'ai pris mon cutter et j'ai tranché mes veines, rapporte le chanteur dans le livre Nous sommes jeunes nous sommes fiers de Benoît Sabatier (2007). Ça coulait pas assez vite alors je tape une artère et je me jette dans la salle. » Incapable de retrouver le succès, malgré le génial Seppuku (1981), Taxi Girl finit par imploser en 1986 après une performance là encore sanglante et catastrophique chez Dechavanne à « Ciel Mon Mardi ! ».


ANNÉES 90, L'ANGE DÉCHU ROCK'N'ROLL
Commence alors une longue traversée du desert pour Daniel Darc. Il enregistre quelques disques artistiquement réussis, comme le très épuré Nijinsky (1994). Un peu plus tôt, il collabore également avec Etienne Daho, fan de longue date de Taxi Girl, sur le single « La Ville » (1988). Le chanteur, qui ressemble de plus en plus à une épave, semble incapable d'aller de l'avant. On le croise titubant et défoncé dans les rues du nord de Paris. « Comme Miles Davis, j'ai tout foutu dans mes bras », expliquera-t-il un peu plus tard aux Inrocks. Il fait même un court séjour en prison. Le sort semble s'acharner. D'autant que son ex-comparse au sein de Taxi Girl, Mirwais, trouve un job en or : produire l'album Music pour Madonna. Le single, sorti en 2000, sera n°1 dans 34 pays et remettra la Ciccone en selle. Pendant ce temps, Daniel continue, lui, sa descente aux enfers…

ANNÉES 2000, LE MIRACULÉ POP
En 2005, miracle : Darc refait surface avec Crève-coeur, un album déchirant composé avec Frederic Lo. Primé aux Victoires de la Musique, il revit.

Et enchaîne en 2008 avec Amours suprêmes, sur lequel on peut entendre chanter ses idoles, Robert Wyatt ou Bashung. La Taille de mon âme complète en 2011 cette trilogie ténébreuse, proche de la tradition des murder ballads américaines. Les arrangements sont classieux, l'imaginaire noir, hanté par les regrets, le ciel et l'enfer. Par l'amour aussi. Avec la grâce de celui qui est revenu de tout, Darc signe quelques uns des beaux textes écrits sur le désir (« Ira, Ana »). Et boucle la boucle avec « C'était mieux avant », texte qui règle son compte avec la nostalgie des années 80.
Retrouvé mort à son domicile jeudi matin, Daniel Darc avait 53 ans. Sur l'album Amours Suprêmes, il chantait: « Quand je mourrai, j'irai au paradis / C'est en enfer que j'ai passé ma vie ».

//www.gqmagazine.fr/pop-culture/musique/articles/daniel-darc-le-dernier-damne-du-rock-francais/17934






Musique. Le chanteur Daniel Darc, ex Taxi Girl, est mort
Publiée le 28/02/2013

Il avait été le chanteur de Taxi Girl, groupe du début des années 80 resté mythique pour un titre "Cherchez le garçon". Daniel Darc a été
Selon Leparisien.fr, Daniel Darc a été retrouvé mort à son domicile parisien ce jeudi matin. Il aurait été victime d'une surdose d'alcool et de médicaments mais, pour le quotidien de la capitale, les circonstances de la mort du chanteur demeurent inconnues.
L'ex leader de Taxi Girl, qui a ensuite fait une carrière solo après la fin du groupe en 1986, aurait eu 54 ans en mai prochain. Très influencé par le mouvement punk, il avait fait du rock un mode de vie. Parfois jusqu'à l'extrême: ainsi en 1979, il n'avait pas hésité pas à se trancher les veines sur scène.
Une victoire de la musique en 2004
Taxi Girl, resté dans l'histoire du punk-rock français pour "Cherchez le garçon", a été marqué du sceau des excès en tous genres. En juillet 1981, Pierre Wolfsohnl, le batteur, disparaissait d'une overdose.
Longtemps considéré comme un pestiféré par l'industrie du disque, Daniel Darc avait signé en 2004 un retour foudroyant avec «Crève Coeur», l'un des meilleurs albums de cette année-là (quelque 60 000 ventes), ce qui lui avait valu à 45 ans une Victoire de la musique de l'album révélation de l'année.
«Sans les drogues, je serais mort depuis longtemps»
Visage racé, silhouette voûtée et bras entièrement recouverts de tatouages, il a emprunté des chemins tortueux, entre «galères» et abus de drogue et d'alcool qui ont abîmé sa santé. «Sans le punk et l'écriture, je serais forcément mort ou en prison, parce que rien d'autre ne m'intéresse. Il n'y a qu'avec ça que j'arrive à me débarrasser un peu de tout ce qui me fait chier», avait-il confié en 2005 .
Au sujet de la drogue, il avait également dit: «Quand les gens disent problèmes de drogue, je dis solutions de drogue. Sans les drogues, je serais mort depuis longtemps, j'aurais pas pu supporter tout ce qui se passe».
Fan de toujours de Johnny Cash et du rock, surtout américain, il s'était converti au protestantisme en 1997 (il était d'origine juive). «J'aime pas jouer les vieux cons mais je viens d'un moment où le rock était dangereux, avait-il encore dit. J'aime ce danger-là».

//www.leprogres.fr/france-monde/2013/02/28/le-chanteur-daniel-darc-ex-taxi-girl-est-mort







Taxi-Girl - Cherchez le garçon : 1980 :)

Bon il est déjà trés tard mais avant de vaquer à mes autres occupations, je voulais vous faire partager ma joie d'avoir retrouvé cette perle rare  ... :) "cherchez le garçon" de Taxi-Girl !!! Déjà, rien que la pochette est tout un univers mais la musique est ma foi, encore plus étrange ! !

Taxi Girl est un groupe rock Français, tendance new wave, à l'esthétique romantique, rouge et noire, magnétique, punk, habité par la mythologie et la littérature.
 Taxi-Girl a existé de 1978 à 1986 avec des prestations scéniques mémorables. Au-delà de leur noyau de fans, ils ont connu le succès surtout grâce à deux 45T au son techno-pop versus Cold poétique : Mannequin en 1979  et cherchez le garçon en 1980.
On a dit d'eux qu'ils capturaient l'energie sauvage des Stooges mixée avec l'esthétique rétro-futuriste de Kraftwerk.

Daniel Darc, Le chanteur de Taxi Girl a toujours été inclassable dans la scène rock française dont il est une des figures marquantes. C'est d'abord un faux dandy à la voix fragile et trainante, inspiré par Berlin et le Japon, qui s'habille en rocker et qui pousse l'autodestruction jusqu'à se trancher les veines lors d'un concert au Palace pour faire réagir le public parisien ... :(((((
Il poursuit une carrière solo après la fin du groupe (marquée par le décès par overdose du batteur),  adepte d'autodestruction en tous genres, Daniel Darc est revenu sur le devant de la scène en 2003 par le biais de collaborations diverses avec quelques artistes célèbres ... (merci Wiki !!! :)
Allez hop ! cliquez sur la pochette du disque et n'oubliez pas de mettre le son à fond !!! :D et si vous aimez, ça veut dire que malgré vos 30 ans, vous êtes encore dans le mouv' !!! :D

//maxtv80.over-blog.com/article-5646280.html







Taxi Girl - Historique (1978-1986)

Un passage par la France pour retracer l'historique du groupe Taxi Girl, l'un des plus grands groupe de rock français, précurseur de l'ère Indochine et qui reste à ce jour mon groupe français favori.  Taxi Girl est un groupe de 'l'after punk' à tendance new wave et à l'esthétique romantique, rouge et noire, magnétique, punk. Il a existé de 1978 à 1986, avec des prestations scéniques mémorables et une histoire quelque peu dramatique. Au-delà de leur noyau de fans, ils ont connu le succès surtout grâce a leur deux premiers maxi 45T au son techno-pop versus Cold poétique : Mannequin en 1980, et surtout Cherchez le garçon en 1980 vendu à plus de 300 000 exemplaires.
Composé de six membres au départ en 1978, Daniel Darc (chant), Mirwais Stass (guitare), Laurent Sinclair (synthés), Pierre Wolfsohn (batterie), Stéphane Erard (basse) et Pascal Geneix (guitare), de cinq en 1979 et de 4 en 1980 le groupe connaît son premier drame à la mort de Pierre Wolfsohn (d'une overdose) au mois de Juillet 1981. Devenu trio, Taxi Girl publie son premier et seul album 'Seppuku' en 1981 sur son propre label MANKIN (monté avec l'aide de Virgin et présenté comme l'un des premiers label indépendants Français). Malgré une reconnaissance certaine de la part du publique ce disque ne connaîtra pas de véritable succès (à peine 50 000 exemplaires). 'Seppuku' à la particularité d'être un disque entièrement scellé et nécessite, pour son ouverture, l'utilisation d'une lame de rasoir rendant encore plus difficile son écoute immédiate. Très difficile à gérer en raison d'un tension grandissante entre Laurent Sinclair et Mirwais Stass, Taxi Girl poursuivra, à partir de 1983, ses activités sous la forme d'un duo soit Daniel Darc et Mirwais Stass (Laurent ayant été remercié sans ménagement). Les deux derniers protagonistes connaîtront quelques succès dont 'Quelqu'un comme toi', 'Paris' et surtout leur tube 'Aussi belle qu'une balle', au moment de leur séparation à l'été 1986. Ce succès permettra à Daniel Darc et Mirwais - line up de l'époque - de tirer leur révérence en beauté.
 Ils n'ont donc qu'un album à leur actif, Seppuku, enregistré par Andy Scott et produit par Jean-Jacques Burnel des Stranglers. Le bassiste des Stranglers, Jet Black, pour les percussions, participe également à quelques morceaux. A la suite de cette album Taxi Girl participera à une longue tournée Anglaise pour promouvoir leur disque en première partie des Stranglers. Virgin éditera, à ce titre, une version Anglaise de Seppuku.
Depuis l'arrêt du groupe, le chanteur et parolier poétique Daniel Darc a réalisé plusieurs albums solo. Les deux derniers en date Crèvecœur et Amours suprêmes, réalisés par Frédéric Lo, ont connu de véritables succès, à la fois critique et public. Daniel Darc a également publié quelques textes (des nouvelles) et articles (Best, Technikart).
Laurent Sinclair quant à lui s'essaiera à une carrière solo sous la forme d'un unique single 'Devant le Miroir' (produit par Jean-Jacques Burnel). Cette chanson, écrite par Laurent est à la source de son éviction de Taxi Girl. En effet les deux autres membres, à l'époque, opposés à ce que cette chanson devienne le nouveau single, préférèrent se séparer de leur clavier plutôt que de négocier sur ce point. La version originale de ce titre se trouve sur le disque 'Suite et fin...' édité par NEWROSE/FANCLUB en 1989.
Mirwais Stass, lui, a sorti un premier album solo, en 1990, sobrement appelé Mirwais et qui ne connaîtra pas de véritable succès. Son second album sorti en 2000 (Production) fait de lui le nouveau designer sonore Français. À la demande de Madonna, il produit l'album Music de 2000, la totalité de American Life en 2003 et quelques titres de Confessions on a Dance Floor en 2005.
 Voici ci-dessous les clips de certains singles de Taxi girl dont Cherchez le garçon, Mannequin, mais aussi Jardin chinois, Les armées de la nuit, Viviane Vog, La femme écarlate, Quelqu'un comme toi, Dites-le fort, Paris et le fabuleux happy end avec Aussi belle qu'une balle, ainsi que des liens de plusieurs titres afin de permettre à certains de découvrir ou de redécouvrir et apprécier cette musique du début des 80's:
 Mannekin:
//music80land.over-blog.com/article-taxi-girl---historique-1978-1986-82005081.html






Daniel Darc. | (LP/JEAN-BAPTISTE QUENTIN.)

L'ancien chanteur de Taxi Girl, Daniel Darc, est mort ce jeudi à l'âge de 53 ans. Ludovic Guinnebert, directeur marketing de son label Jive-Epic, a officialisé en début de soirée sa disparition sur Twitter. «Darc dans le noir. Tristesse». Son corps a été retrouvé sans vie dans la matinée à son domicile parisien, dans le XIe arrondissement.

Selon les premiers éléments de l'enquête, Darc a été victime d'une surdose d'alcool et de médicaments, mais les circonstances de sa mort sont encore inconnues.

Le mythique rockeur revenu de tout, de la gloire, de l'anonymat, de l'enfer de la drogue aussi, avait sorti son dernier album en novembre 2011, le magnifique «la Taille de mon âme». En avril 2012, il confiait au Parisien : « J'ai 52 ans, j'ai une hépatite C dormante. J'ai dépassé la moitié de ma vie et c'est cool. Ça m'étonne. Ceux qui vivaient comme moi sont presque tous morts. » En première partie des Talking Heads, fin 1979, il était allé jusqu'à s'ouvrir les veines pour faire réagir le public, s'infligeant des stigmates éternelles.

Le chanteur a toujours été inclassable dans la scène rock française dont il restera l'une des figures marquantes. Au début des années 1980, le groupe Taxi Girl, composé de cinq membres, enchaîne les succès. L'incontournable «Cherchez le garçon» a ainsi marqué toute une génération. Devenu trio (après le départ de Stéphane Erard et la mort de Pierre Wolfsohn), Taxi Girl continuera ses activités jusqu'en 1983 sous la forme d'un duo composé de Daniel Darc et Mirwais Stass. Puis, le rockeur poursuivra une carrière solo d'abord discrète, avant de renouer avec le succès en 2004, avec l'album «Crèvecoeur».











22/03/2013
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