Alain YVER

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THÉODORE DREISER

THÉODORE DREISER



Ses citations

«Si je devais définir la religion, je dirais que c'est un bandage que l'homme a inventé pour protéger l'âme blessée par les circonstances.»
[ Theodore Dreiser ] - Extrait d'une Interview

«La conscience ? Elle n'empêche jamais de commettre un péché. Elle empêche seulement d'en jouir en paix !»
[ Theodore Dreiser ]




Theodore Herman Albert Dreiser (17 août 1871, Terre Haute, Indiana, États-Unis — 28 décembre 1945, Hollywood, Californie, États-Unis) est un écrivain américain naturaliste

Biographie

Fils d'un immigrant allemand et d'une mère élevée dans la communauté mennonite, Theodore Dreiser était le douzième d'une fratrie de treize enfants. Le chansonnier Paul Dresser (1859-1906) était son frère aîné. Après un court passage à l'Université d'Indiana, il commença à écrire pour le Chicago Globe puis pour le St. Louis Globe-Democrat. Il épousa Sara White en 1898. Ils se séparèrent définitivement en 1909, sans formellement divorcer.

Son premier roman, Sister Carrie (1900), raconte l'histoire d'une femme qui fuit la vie rurale pour rejoindre la ville de Chicago où elle commence une existence difficile. L'éditeur n'ayant guère assuré la promotion du livre, il ne s'en vendit que peu d'exemplaires. Dreiser travailla alors dans l'édition de magazines féminins jusqu'à ce qu'il doive y renoncer en 1910, suite à une aventure. Il publia son deuxième roman, Jennie Gerhardt, l'année suivante. Comme la plupart de ses oeuvres postérieures, celui-ci traitait des inégalités sociales. En 1918, il publia un recueil de neuf nouvelles, Free and Other Stories. An American Tragedy fut, en 1925, son premier succès commercial. Il fut adapté au cinéma en 1931 (Une Tragédie américaine) et, à nouveau, en 1951 (Une place au soleil). D'autres romans suivirent dont le dernier, The Stoic, fut publié à titre posthume en 1947. Son influence sur la génération littéraire suivante fut importante.

Dreiser s'impliqua dans plusieurs campagnes contre les injustices sociales. Il dénonça notamment le lynchage du syndicaliste IWW Frank Little, la condamnation de Sacco et Vanzetti ou encore celle de Tom Mooney, l'expulsion d'Emma Goldman, etc. Socialiste engagé, il écrivit plusieurs essais politiques. Dreiser Looks at Russia (1928), lui a été inspiré par son voyage l'année précédente en Union soviétique. Il dénonça aussi le capitalisme et le militarisme américain, ce qui lui valut l'hostilité des cercles officiels.



Œuvres

    * Sister Carrie (1900)
    * Jennie Gerhardt (1911)
    * Le Financier (1912)
    * Le Titan (1914)
    * 1925 : Une Tragédie Américaine (An American Tragedy)

Adaptations

D'après Une tragédie américaine

    * 1931 : Une Tragédie américaine (An American Tragedy) réalisé par Josef von Sternberg, avec Sylvia Sidney;
    * 1951 : Une place au soleil (A Place in the Sun) réalisé par George Stevens, avec Montgomery Clift, Elizabeth Taylor et Shelley Winters;
    * 1980 : Nakaw na pag-ibig, film philippin réalisé par Lino Brocka

D'après Sister Carrie

    * 1952 : Un amour désespéré (Carrie) réalisé par William Wyler, avec Laurence Olivier et Jennifer Jones;

D'après Jennie Gerhardt

    * 1933 : Jennie Gerhardt réalisé par Marion Gering, avec Sylvia Sidney.

Histoires

    * 1951 : Le Voleur de Tanger (The Prince Who Was a Thief) réalisé par Rudolph Maté



Anecdote


Charles Bukowski avait une piètre opinion de Dreiser, en effet il déclare: "Si l'on excepte Dreiser, Wolfe est le plus mauvais écrivain américain de tous les temps" - Journal d'un vieux dégueulasse






THEODORE DREISER

Parmi les écrivains qui voient naître le XXe siècle, la silhouette massive et originale de Dreiser se détache sur la scène littéraire américaine. Il est de ces hommes par qui le scandale arrive - scandale délibéré, élément du combat qu'il mène sans relâche contre le puritanisme et l'hypocrisie. Taxé d'immoralité, traqué par la censure, honni des ligues familiales et religieuses, Dreiser a pour préoccupation essentielle la peinture de l'homme « au naturel », pour ambition sa libération des contraintes qui l'étouffent. Le miroir qu'il tend à la société américaine renvoie l'image inquiétante de destins frustrés, d'instincts refoulés, d'aspiration déçues. « L'Amérique mérite-t-elle d'être sauvée ? » écrit-il en 1941, et ce titre provocateur (qu'il devra modifier) témoigne des rapports passionnels qu'il entretient avec cette Amérique dont il est à la fois le fruit et la mauvaise conscience.L'expérienceTheodore Dreiser appartient par son père, d'origine allemande, à la deuxième génération d'immigrants. Né à Terre Haute (Indiana) en 1871, il est élevé dans « la misère, l'ignorance, et l'humiliation ». Ses études primaires se bornent à la fréquentation irrégulière d'écoles paroissiales catholiques dont il garde un souvenir teinté de « fanatisme et de superstition ».[...]












15/11/2009
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