Alain YVER

Alain YVER

THE DATSUNS

THE DATSUNS






http://www.thedatsuns.com/

www.myspace.com/thedatsuns

http://www.hellsquadrecords.com/

http://bibliotheque.colmar.fr/coup-de-coeur/cd-musique/datsuns-headstunts





Date: 29 Août 2012
The Datsuns :
Nouvel album 'Death Rattle Boogie' et vidéoclip pour 'Gods Are Bored'.


http://www.musikuniverse.net/nouvelles.php?id_nouvelle=15025
    
"Death Rattle Boogie"
Sortie le 08/10/12
Hellsquad/La Baleine

The Datsuns (Dolf DeBorst -Bass/vocals, Christian Livingstone - guitars, Phil Somervell - guitars, Ben Cole -drums) sont de retour ! En effet, les leaders du rock garage néo-zélandais viennent tout juste de dévoiler la date de sortie de leur prochain album "Death Rattle Boogie", ça sera pour le 8 octobre prochain. En attendant, le groupe en a profité pour mettre en ligne un premier extrait intitulé "Gods Are Bored", disponible en téléchargement gratuit (lien ci-dessus). Quatre ans
après "Head Stunts", ce nouvel opus sera donc le cinquième des Datsuns, et célèbrera leurs dix ans d'existence.




Groupe Néo-Zélandais formé en 1997, les Datsuns ont galéré longtemps avant d'être remarqués en 2002 avec leur premier album "The datsuns". Se plaçant dans la lignée des White Stripes, The Strokes et The Hives, ce quatuor à la chevelure fournie mérite bien l'étiquette de groupe "rock" pur et dur. Ils ne vivent que pour ça et ça se voit !






The Datsuns
 est un groupe néo-zélandais, classé dans la rubrique Rock.


The Datsuns a débuté sa carrière en 2000 et a publié un premier album éponyme cette année là. Le dernier album du groupe, intitulé "Headstunts", est sorti en 2008. Le groupe a déjà publié à ce jour 4 albums au cours de ses 12 ans de carrière, ceux cités précédemment mais aussi Outta Sight/Outta Mind et Smoke & Mirrors. Les morceaux les plus connus du groupe sont MF From Hell, Harmonic Generator et In Love.

http://www.clipvideohd.com/the-datsuns





En 1997, quatre amis néo-zélandais créent un groupe fortement influencé par les Stooges et le MC5: Trinket. L'année de sa création, Trinket gagne un concours organisé par une radio locale, change son nom en "The Datsuns", et remporte une nouvelle fois ce concours l'année suivante. Fort de ce succès, les Datsuns créent leur propre label ("Hell Squad Records") en 2001 avant de sortir leur premier album en 2002.

http://www.xsilence.net/artiste-623.htm







The Datsuns
Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

The Datsuns est un groupe de rock de Cambridge en Nouvelle-Zélande.

En 1995, Dolf de Borst[Note 1], Phil Buscke [Note 2] et Matt Osment [Note 3] forment le groupe Trinket, alors qu'ils sont encore étudiants. Christian Livingstone les rejoint en 1997 en tant que second guitariste. Ils remportent un concours organisé par une radio locale.
En 2000, le groupe se rebaptise « The Datsuns » et leur premier EP, Super Gyration!, sort en août de la même année.

En juillet 2002, après plusieurs passages lors des fameuses sessions de John Peel sur la radio anglaise BBC Radio 1, le groupe signe sur le label V2 et sort son second disque Outta Sight, Outta Mind produit par John Paul Jones.

Depuis 2006, Matt Osment a été remplacé par Ben Cole.


   1. Å™ Chanteur et bassiste du groupe
   2. Å™ Guitariste du groupe
   3. Å™ Batterie du groupe








The Datsuns  Titre : Smoke & Mirrors

http://www.concertandco.com/artiste/the-datsuns/critique-cd-achat-vente-30325.htm

Conformément à leur réputation de tornade scénique et de cyclone en studio, les Néo-Zélandais de The Datsuns viennent de faire paraître un disque percutant truffé d’hymnes heavy rock à vociférer en chœur… Mais il n’y a pas que ça sur Smoke & mirrors ! Les quatre faux frères venus des antipodes savent varier les plaisirs, ralentir la cadence, pour mieux repartir à fond avec force cris, riffs, solos et rythmiques sauvages. Si les tubes survoltés sont toujours là en nombre (System overload, Who are you stamping your foot for ?, Maximum heartbreak… ), on découvre avec surprise des tentatives réussies d’ouverture musicale vers la soul et le blues, avec des choeurs féminins (All aboard, Too little fire), des guitares sèches en slide (Stuch here for days) et des ambiances moins heavy punk, plus langoureuses. Sur leur nouvel opus, les Datsuns font preuve d’une salutaire volonté d’ouverture d’esprit, teintée d’un désir de prise d’assaut les ondes avec des titres qui tiennent la route. En écoutant plusieurs fois Smoke & mirrors, on en arrive à une conclusion très en faveur des Datsuns : ce groupe là a véritablement le feu sacré. S’il reste capable de concurrencer sur son propre terrain son influence principale - le grand Led Zeppelin - (avec par exemple, un Whole lotta love 2006 : Emperor’s new clothes), il pourrait à l’avenir s’orienter vers un univers soul blues plus stonien. On n'a donc pas fini d’entendre parler des Datsuns…




The Datsuns  Titre : OUTTA SIGHT / OUTTA MIND

Les Datsuns ont tenu parole : conformément à leurs propos, cette bande de Motherfuckers en provenance de l’enfer néo-zélandais a rapidement remis en marche (à grands coups de lattes) son Harmonic generator. La suite de leur premier effort (toujours aussi percutant) vient donc d’arriver dans les bacs et s’intitule Outta sight / Outta mind. Comme annoncé également, John Paul Jones, l’ex bassiste de Led Zeppelin - désormais producteur émérite - a parfaitement su capter la fougue, le culot et les envolées de ce combo branché sur le high voltage. Et voilà, c’est malin, comme lors de l’écoute de leurs dix premiers titres sur disque ou sur scène à l’occasion de leur show bouillant à la Coopérative de Mai ou de leur prestation enflammée aux Eurockéennes de Belfort 2003, on redevient un décérébré mimant des solos de guitares torse nu, en caleçon avec pour guitare… un aspirateur (débranché en plus). Le plan de bataille ourdi par nos quatre fans de Led Zeppelin, Deep Purple, The Stooges, Ac/Dc, The Ramones et consorts est simple mais efficace : empiler des riffs titanesques habillement recyclés, des parties vocales vociférées ou éructées avec foi, des solos de guitares jubilatoires et bien placés (pour faire hurler les fans de Morrissey), des nappes de claviers vintage et des rythmiques enlevées dans des morceaux concis et percutants. On se retrouve donc avec un heavy rock regroupant en son sein l’énergie du punk garage, la flamboyance surannée du hard rock seventies et la sauvagerie des… Datsuns. Si vous avez une jambe dans le plâtre, un torticolis, un panaris voire un ongle incarné, n’écoutez surtout pas Blacken my thumb, Messin’ around, Hong Kong fury ou Get up !(don’t fight it) ! Les comportements hystériques induits par les nouveaux tubes des Datsuns pourraient repousser votre guérison de plusieurs mois…



The Datsuns  Titre : THE DATSUNS

Voilà un disque qu’il est bon ! En 10 bombes punk rock matinées de heavy metal, Christian Datsun, Dolf de Datsun, Matt Datsun et Phil Datsun font une entrée fracassante dans notre panthéon personnel ! Ce disque concocté aux antipodes, en Nouvelle Zélande pour être précis, est une véritable ode au rock ‘n’ roll le plus sauvage et le plus jouissif qui soit. Like a motherfucker from hell, Sittin pretty, Harmonic generator ou Freeze sucker sont tout simplement des tubes en puissance qui seront bientôt sur toutes les lèvres et les manches de guitares !
Réalisé avec une petite aide de la part des généreux White Stripes et avec les chœurs des troublantes bassiste et guitariste des Von Bondies, j’ai nommé Marcie Bolen et Carrie Ann, ce disque est une énième éclatante preuve que le rock ‘n’ roll ne mourra jamais, c’est une certitude !
Si vous mettez un chanteur surexcité, sorte de croisement entre Bon Scott et Robert Plant, un guitariste capable de rythmiques accrocheuses comme de solos trépidants, un bassiste et un batteur de feu qui allument les mèches nécessaires pour l’explosion, vous obtenez The motherfuchin’ Datsuns !
La personne qui réussit à rester calme dans son fauteuil en écoutant ce C.D. est un arthritique incurable, sans doute un dangereux fan de Guy Béart ou de Francis Lalanne... Ils n’ont rien inventé, nous non plus d’ailleurs, et on s’en bat les couilles : ce disque est jubilatoire car c’est un extrait de pur rock ‘n’ roll à déguster sans aucune modération

pierre andrieu







Interviews » The Datsuns

http://www.lordsofrock.net/789-the-datsuns/
    
Certains concerts sont inoubliables. Nous avons tous nos critères qui font que l’on a apprécié ou non un concert. Pour certains, il s’agit de l’ambiance dans le public, pour d’autres, c’est plutôt le choix des titres interprétés ou encore l’attitude des musiciens qui est un facteur de plaisir. Quoi qu’il en soit, les deux cents spectateurs du Fri-Son assistant au show des Datsuns auront vu un pur concert de rock n’roll avec chute et slam du chanteur, solos à l’ancienne, excellente playlist, reprises mythiques (Misfits et Ramones) et enfin un public réceptif qui s’est bien défoulé dans les premiers rangs. En somme, tous les ingrédients étaient présents pour que l’on se souvienne longtemps de ce concert. En plus, le groupe de première partie, The Mondrians, groupe valaisan, a donné une super représentation pour chauffer la petite salle du Fri-Son.

Quelques heures avant de faire son show, Christian Livinston, guitariste des Datsuns a bien voulu répondre à quelques unes de nos questions.

Datsuns logo The Datsuns

Comment se passe cette tournée ?
Cette tournée est celle de notre dernier album en date Smoke & Mirrors. On tourne depuis septembre 2006 et nous sommes déjà passé en Europe en octobre. On essaie de jouer dans de nouvelles salles pour faire découvrir notre musique à un nouveau public.

Le public est-il réceptif à vos nouveaux morceaux ?
Oui, les nouvelles chansons sont très bien appréciées. On en joue d’ailleurs beaucoup, elles sont un peu plus énergiques et dynamiques que nos anciennes compositions.

Le mois de janvier est un des plus chauds en Nouvelle-Zélande, mais qu’est-ce que vous faites donc ici ?
Ha ha ha… C’est vrai qu’il fait froid ici. Mais nous avons quand même joué deux semaines en Nouvelle-Zélande et on a organisé les concerts sur la plage, c’était génial. On allait se baigner et après on faisait notre concert sur plage. Ensuite on est venu par ici ou il y a de la neige. On passe d’un extrême à l’autre. Mais c’est vrai que la neige est quelque chose de nouveau pour nous, on a grandi en Nouvelle-Zellande et on la découvre seulement depuis qu’on tourne en Europe.

A l’exception des Datsuns, est-ce qu’il y a d’importants groupes de rock en Nouvelle-Zélande?
Oui il y a énormément de groupe de rock, mais ils ne sont pas très connus. Il y a eu les D4 qui ont tourné en Europe, mais maintenant ils sont séparés. La plupart des groupes jouent en Nouvelle-Zélande ou en Australie. C’est assez dur de faire carrière et de sortir du pays, cela coûte très cher, je pense d’ailleurs que c’est pareil pour la Suisse, en tout cas je n’ai jamais vu de groupe suisse jouer en Nouvelle-Zélande.

Qu’est-ce que l’on peut souhaiter pour les Datsuns en 2007 ?
Nous voulons juste jouer de bons concerts et faire un nouvel album.

Il y aura donc un nouvel album cette année ?
Il sortira vraisemblablement l’année prochaine. Nous allons déjà terminer cette tournée et ensuite commencer à écrire de nouveaux titres, et je l’espère revenir dans quelques temps en Suisse et pourquoi pas ici l’année prochaine. Datsuns Colour 1 2005 The Datsuns

Généralement vous êtes comparés à deux sortes de rock n’roll. L’ancienne génération (AC/DC, Led Zeppelin, Motörhead) et la nouvelle (The Strokes, Hives, Vines, White Stripes). Etes-vous fiers de cela ?
Je trouve que c’est un peu bête de faire toujours des comparaisons. De toute façon on peut aimer ces deux périodes. J’aime bien les White Stripes, les Vines et les Strokes, mais nous n’avons pas du tout le même son. Ce qui est important c’est d’aimer la musique et pas forcément de savoir à qui cela fait penser.

Mais toi, quelle période préfères-tu ?
J’adore la période 60 et 70, mes groupes préférés sont Led Zeppelin, David Bowie, les Stones, Queen, Deep Purple, T-Rex et les trucs du genre. J’aime aussi les nouveaux groupes, mais la plupart de mes disques datent de cette époque.

Si j’étais un magicien, qu’est-ce que tu voudrais me demander ?
Si tu étais un magicien ? Je te demanderai qu’on puisse encore être la dans dix ans, que l’on fasse toujours des disques et des concerts.

Qu’est-ce que tu veux dire à tes fans suisses ?
Venez aux concerts (rires)!!  Venez nous voir jouer et acheter notre nouvel album !

Que penses-tu de l’attitude « sex, drugs & rock n’roll » ?
J’aime bien le rock n’roll…et le sexe. La drogue te coûte beaucoup d’argent, tu passes un bon moment quelques heures, mais après tu regrettes et en plus tu n’as plus d’argent. C’est vraiment une perte de temps. Donc si je résume, sexe oui, rock n’roll oui, drogue c’est pas mon truc.

Est-ce que tu peux me dire quelques mots en français ?
Je ne connais que les mots de base comme «parlez-vous français», ou encore «merci, merci beaucoup», «bonsoir, bonjour». Généralement, quand je vais dans un pays j’apprends quelques mots, mais après dès que je vais ailleurs je les oublie et j’apprends les nouveaux mots basiques du pays dans lequel je suis. En Nouvelle-Zélande on a appris seulement l’anglais, alors c’est vrai qu’on se sent un peu stupide de ne pas savoir autre chose, car partout en Europe les gens connaissent au moins trois langues.








Formé en 1995 à Cambridge en Nouvelle-Zélande, The Datsuns se compose de trois étudiants, Dolf de Borst, Phil Buscke et Matt Osment qui constituent d'abord le groupe sous le nom de "Trinket".

Le trio est rejoint par Christian Livingstone en 1997, ils assureront divers dates puis remporteront un concours sur une radio locale en 2000. Ils prendront alors le nom de "The Datsuns". Premier single en Août 2000 puis le groupe signe sur V2 le même label
que Stereophonics et sort son premier album éponyme en Juillet 2002. A l'écoute de leur premier disque il ne fait aucun doute que The Datsuns ont biberonnés aux sonorités de Deep purple, Led Zeppelin, Black sabbath et autres AC/DC.

Le brulôt manifeste que nous avons entre les mains témoigne d'une énergie rock retrouvé, d'une musique qu'on n'a-
vait plus entendue depuis 30 ans. The Datsuns dépoussière les vieux tics rock'n roll sans tomber dans la pitoyable parodie.

Sittin' Pretty - 3:05
MF From Hell - 3:33
Lady - 2:55
Harmonic Generator - 3:01
What Would I Know - 5:35
At Your Touch - 3:29
Fink For The Man - 4:34
In Love - 2:54
You Build Me Up (To Bring Me Down) - 4:14
Freeze Sucker - 5:56

10 titres de feu nourri et tendu. Aucune concession. Pas de ballades ni même de ralentissement bluesy pour ces chansons oeuvrées à l'ancienne avec une énergie que n'aurait certainement pas renié les groupes précités. Fais péter les binouzes et astique le perf. Je colle un autocollant "Mc5" sur ma basse, un patch Motorhead sur le blouson en
jean sans manche qui recouvre mon cuir et roulez jeunesse. Le rock énergique des quatres musiciens emprunte peu
au vocabulaire poétique (pas mal de "motherfucker" ou "hell") et balance une musique qui rappelle les riches heures
de l'apocalypse musicale seventies.
Riffs de guitare bien gras, basse/batterie courroucées, voix adolescente entre "bic" et "bouc" hésitant entre deux maturités, un trait d'orgue Hammond qu'on n'avait plus entendu sonner comme çà depuis "Highway star". Premier réflexe à l'écoute du titre d'ouverture "Sittin' Pretty" est de monter le son afin d'atteindre le vrillage indispensable de tympans nécessaire à toute écoute ludique d'une chanson rock'n roll. Pour ceux qui se sont rouler par terre en écoutant "Whole lotta love" ou qui ont rejoués maintes et maintes fois le chorus de Highway to hell à genoux avec
un balai, ce disque leur est dédié et tout spécialement réservé. "MF From Hell" (motherfucker from hell, je vous l'a-
vais dit...) et "Lady" accentuent la bonne impression du départ. Un peu plus en retrait "Harmonic Generator" calme
à peine le jeu et "What Would I Know" plus long mais tout aussi efficace redistribue les cartes.
Le matériel semble être d'époque car çà sonne VRAIMENT années 70. En concert, le groupe déploie la panoplie qu'il a eu sans doute à Noël avec les fringues qui vont bien, la tignasse emmêlée façon Robert Plant et surtout, réussissent à retrouver le même son que sur le disque ce qui est rare et utile de mentionner. Ce groupe n'est pas là
que pour déconner, il y a un vrai travail derrière toutes les poses rock.
En enfilade "At Your Touch", "Fink For The Man", "In Love", le groupe ne cède pas un pouce de terrain, le rythme
ne faiblit pas. En clôture, "You Build Me Up (To Bring Me Down)" et le final superbe de "Freeze Sucker" qui pou-
rrait être le petit frère jumeau de "Hard lovin'man" sur Deep purple In rock. Si vous n'avez d'argent que pour un disque cette année, offre-vous celui-là.
On attendait ce groupe et ce renouveau depuis longtemps.
Ces décibels-là nous manquaient et l'énergie déployée dans cet album nous fait remonter aux sources d'un rock intemporel et jouissif. Irrémédiablement et définitivement indispensable.

http://www.discochronics.fr/chronique-disque-the-datsuns.html








Smoke & Mirrors de The Datsuns

http://www.albumrock.net/critiquesalbums/the-datsuns-smoke-&-mirrors-2313.html

Maxime
(Publié le 11/12/2006)     

Les Datsuns sont le meilleur groupe du monde. Mais le monde le sait-il ? Compagnon de hype de la première vague rock’n’roll des années 2000 avec les Strokes, les White Stripes et les Vines (et de toute la légion en The qui cavale derrière), le combo néo-zélandais, à l’instar des Bellrays, n’a jamais récolté les fruits de son labeur tandis que la gloire s’abattait sur les autres. Prévisible au fond, tant les Datsuns semblent s’en contrefoutre. Que la mode soit aujourd’hui au rock ou demain à la musique traditionnelle bavaroise, ces gars là feront exactement les même chansons avec un entrain intact. Voilà une race d’artisans besogneux, le genre à mettre les pieds dans la gadoue et creuser obstinément leur sillon comme le charretier dans sa tranchée. Evidemment, les mains calleuses, c’est pas très glamour, mais qu’importe, le groupe semble s’être résolu à produire des disques qui contenteront leurs admirateurs et leurs admirateurs seuls.

Pas grand-chose à jeter dans leur discographie : un premier effort garage-rock bien pêchu, un second album plus hard-rock avec des chansons en béton, malheureusement sous-estimé, et le présent disque, cette fois autoproduit par le groupe lui-même, jeté avec une ultime lueur de défi. Les observateurs extérieurs remarqueront que tous leurs disques se ressemblent, ce qui est à la fois vrai si l’on connaît peu le groupe et foncièrement faux si on est complètement mordu par sa musique, tant il apporte de variations (menues, certes) à sa formule ultra efficace. On décrit souvent leur recette comme un mélange d’AC/DC et de Led Zeppelin, ce qui est là aussi une évidence. Il faudrait toutefois rajouter que la potion est balancée avec une rage no-bullshit à la Ramones, façon "je compte 1, 2, 3, 4 et je te balance la purée dans ta face de rat".

Comme à l’accoutumée, Smoke And Mirrors défourrage les cages à miel avec l’emballement d’un GI lobotomisé le temps d’un "Who Are You Stamping Your Foot For ?" sans équivoque. Alliance d’un rythme martelé à coups de pilons, de guitares acérés balançant de grandes rasades électriques, de vindictes exaltées et de chœurs martiaux soutenant le tout, le son Datsuns reste fidèle à lui-même et continue son travail de sape, droit dans ses bottes, tout au long du disque. Dangereusement affûtés, les tranchants "System Overload", "Maximum Heartbreak", "Such A Pretty Curse", "Emperor’s New Clothes" se chargent d’abrutir les tympans, façon The Von Bondies se branchant sur les amplis de Motörhead. Pas grand-chose à redire de ce côté-là, si ce n’est que la production est moins efficace, moins incisive que sur Outta Sight/Outta Mind (et pour cause, John Paul Jones était aux manettes) et le songwriting moins abouti ("Blood Red" l’atteste). Mais le groupe fait fort et rattrape l’affaire lors de quelques compos où il s’essaie à de nouvelles sonorités. Et là le courant passe et le combo se sublime. "Waiting For Your Time To Come", percé de riffs partis en vrille fait planer à trois kilomètres du sol pendant que la section rythmique, imperturbable, laboure la terre. Impeccable. Second coup de maître, ce "Stuck Here For Days" avec sa guitare slide ramène le delta du Mississippi dans les rues sales de Détroit en charter express, soutenu par des chœurs vaguement gospel du plus bel effet. Imparable. Les Datsuns parviennent à intégrer ces éléments avec brio sans jamais altérer leur formule ou tourner à l’exercice de style. Preuve supplémentaire avec le final "Too Little Fire", copieuse pièce de près de 8 minutes, solennelle mais pas pompeuse, absolument savoureuse et admirable de bout en bout, laquelle s’achève sur un pastiche de "A Day In The Life" des Beatles. Magistrale sortie. Ces trois morceaux du feu de dieu transcendent cet album haut la main.

Voilà donc le menu de cette nouvelle livraison de ces néo-zélandais à rouflaquettes : trois pépites absolues, le reste de bon acabit bien qu’inférieur au disque précédent. Autrement dit du tout bon. On peut donc apposer sans problème notre label rouge à ce disque au fumet irrésistible garanti 100% rock’n’roll pur porc. Espérons que ces quelques audaces stylistiques ne resteront pas lettre morte à l’avenir.







The Datsuns : "Outta sight/outta mind"
The return of the rocking kiwis

dimanche 25 juillet 2004, par Marc Lenglet

Les formations néo-zélandaises ne courent pas les rues. Mais quand l’une d’entre elles pointe le bout de son nez, on n’est guère déçu du voyage. A défaut d’apporter quelque chose de neuf au genre, The Datsuns ont parfaitement assimilé ce qui faisait tourner l’hémisphère rock dans les seventies.

Après un premier album incandescent, les Datsuns rempilent pour la seconde fois, décidés à se montrer fidèles à leurs trois principes fondateurs : du rock’n roll, encore du rock’n roll, toujours du rock’n roll. Sous la houlette inspirée du producteur John Paul Jones, ex bassiste de Led Zeppelin, The Datsuns accouchent d’un album furieux et détonnant, où l’utilisation des claviers ne parvient pas à masquer le fait que ce sont les guitares rugissantes qui mènent la danse. On nage en plein cœur des années 70, avec des clins d’œil permanents aux Stooges et à AC/DC, quelques fortes effluves ZZ Top-esques et zeppeliniennes, et quelques éruptions metal à la Motörhead. Même au niveau du contenu, on retrouve les habituelles descriptions jouissives de la vie en tournée, gnole et groupies comprises, fossiles d’une heureuse époque où le rock’n roll n’avait rien à dire sur l’humanité et se trouvait fort satisfait de cet état de fait. Bref, du garage-rock constellé de taches de punk et de boogie du meilleur effet, avec un chanteur salace et détraqué comme on les aime.

Quelques pistes moins emportées, comme l’énergique balade What I’ve lost aux contours psychédéliques, un sautillant Hong Kong fury ou le plus complexe I got no words révèlent déjà une formation consciente que son avenir passera par une certaine évolution, quitte à édulcorer la brutalité jouissive de ses origines.

Outta sight/outta mind est peut être un rien moins incisif que le premier opus, mais dans l’ensemble de la scène en The, les Datsuns s’imposent comme un groupe de premier plan, à mille lieues de la mollesse des Strokes ou de l’absence d’imagination des Vines. Intemporelle et savamment relevée, la musique des Datsuns pourrait bien être le remède miracle contre l’ennui, la fatigue ou tout simplement la grisaille rock ambiante.







"THE DATSUNS CARBURENT A FOND"
[article Le Parisien du 02.08.11]

The Datsuns sont le prototype du groupe qui prend tout son sens sur scène : disques sympas mais pas inoubliables, même si une nette progression apparaît sur les deux derniers opus en date ("Smoke & Mirrors" et "Head Stunts"), par contre, prestations live qu'on n'oublie pas. Surtout lors des tournées récentes, lorsque Dolf de Borst, bassiste-chanteur perpétuellement remonté comme un coucou, arborait une superbe moustache ambiance porno californien 70s et un pantalon synchrone, poutre apparente avec rayures.

Hier soir à Paris, Dolf avait hélas rasé son extension pilaire et opté pour un pantalon anodin, mais l'énergie, la sienne comme celle de ses compères, était bien présente. Une heure trente de show devant une petite centaine de personnes, venues malgré l'absence de tout nouvel album depuis 2008. Ce qui n'a pas empêché les Datsuns de nous sortir quelques inédits d'un CD attendu pour la fin de l'année, comme le premier morceau, à 21 h 30 pétantes, qui serait intitulé "Gods" d'après certaines sources à priori fiables. Très bonne introduction, suivie de "Yeah, yeah, just another mistake", puis le classique "Harmonic generator", où les voitures néo-zélandaises circulent déjà à vitesse de croisière : morceaux enlevés, refrains pop, solos de guitare agrémentés de wah wah ou autres effets permettant de distordre le son, et bien sûr l'ami Dolf qui fait le spectacle à lui tout seul, bondissant aux quatre coins de la petite scène, apostrophant le public, et ne se laissant pas démonter par quelques problèmes techniques sur sa basse ("Profitez-en pour aller acheter des T-shirts !").


Dès le 5e morceau, "Hey, paranoid people ! (what's in your head ?)", il parvient à faire chanter l'assistance et à lui faire croire qu'elle se trouve au Stade de France. Devant moi surgit un couple de Néo-Zélandais, la quarantaine en goguette, manifestement arrivé là par hasard, et qui ne doit pas en croire ses yeux de voir un groupe numéro 1 au pays des All Black jouer dans un club aussi intime. M. et Mme compensent le choc culturel en allant assécher le stock de bière (10 consos en trois quarts d'heure à deux, qui dit mieux ?), en dansant et chantant, un peu à l'unisson du reste du public.


"Waiting for your time to come", "So long", puis "Maximum heartbreak" défilent. Je ne sais pas pourquoi, c'est sur ce morceau que les stage divers se déchaînent, long défilé de types qui grimpent sur scène puis se jettent dans un public plus ou moins réceptif. "Wellywood" est interprété sans basse, mais c'est le morceau qui a révélé les Datsuns, du moins en France, "MF from hell", qui fait un vrai tabac. "Eye of the needle" achève le concert au bout d'une heure, avant un rappel pour lequel les KiwisE ne se font pas prier. Une bonne demi-heure de rab, avec entre autres "Sittin' pretty", "Girls best friend" ou le final "Freeze sucker". 15 euros le ticket, encore moins en réservant à l'avance, des soirées comme celle-là, on en redemande !
Publié par LEOPOLD







interview
The Datsuns


La Coopérative de Mai (Clermont-Ferrand)
juin 2003

Qui a dit que la hard rock était ringard, et que sa principale contribution était d’enrichir les vendeurs de lotion capillaire pour démêler les cheveux ? Qui, mais alors qui, s’est permis de proférer de telles abjections alors que le Hard Rock, c’est beau, c’est frais et c’est... drôle ? Et puis d’abord, pourquoi ne parler que de Hard Rock à propos des Datsuns ?
D’accord, ils ont écouté Led Zep, Ac/dc, Deep Purple plus que de raison et ne s’en cachent pas... Toutefois, même si leur musique comporte des soli de guitare flamboyants et une série de riffs à rendre verts de jalousie Jimmy Page et Ritchie Blackmore, cette base leur sert à créer des morceaux bien à eux et très éloignés du Heavy Metal pyrotechnique... Grâce à un chant ultra-énervé et à des morceaux concis et efficaces, ils donnent en effet des concerts particulièrement sauvages. Occulter la dimension punk des Datsuns est donc un véritable sacrilège !
Dans la famille Datsun, je voudrais le batteur… Rencontre avec Matt Datsun, aussi fatigué en interview que placidement puissant sur scène derrière ses fûts.

Peux-tu me raconter l’histoire des Datsuns ?
Matt Datsun : « L’histoire commence en 1995, on était au lycée et on a décidé de monter un groupe de rock. On habitait dans une petite ville où il n’y avait pas grand chose à faire à part détruire les boîtes aux lettres. On a donc débuté les répétitions et on s’est mis à tourner plus… Après avoir écumé la Nouvelle-Zélande qui est un petit pays, on a tourné en Australie. On voyageait deux semaines et après on revenait. Comme personne n’était intéressé par notre musique, on a monté notre propre label, Hell Squad Records sur lequel nous avons sorti trois singles. Nous sommes toujours sur Hell Squad Records mais nous avons accordé une licence pour le reste du monde. L’année dernière, on a joué à Austin au Texas, puis au Royaume Uni où on ressentait que les gens avaient de l’intérêt pour notre musique. Nous sommes donc restés un peu plus longtemps pour jouer dans des clubs : tant qu’on avait de l’argent !

Avez-vous eu foi en vos chansons dès le début ?
Au départ, on était seulement quatre gars dans une pièce et on n’avait pas d’ambition particulière…

Est-ce que le rock est assez populaire en Nouvelle-Zélande pour en vivre ?
C’est difficile d’en vivre car le pays est trop petit. Certains groupes restent en Nouvelle-Zélande, ils sont énormes ici, mais inconnus partout ailleurs. Nous, ça nous rend fous de tourner ici, on a déjà joué partout de nombreuses fois.

Est-ce difficile de faire paraître sa musique en Nouvelle-Zélande ?
Si tu signes en Nouvelle-Zélande, tu signes pour le monde entier et tu dois fournir 5 ou 6 albums à ta maison de disques. Tu peux donc avoir un contrat vraiment merdique. Nous préférons accorder une licence pour un disque et être libres après.

Le groupe est composé de Christian Datsun, Dolf de Datsun, Matt Datsun et Phil Datsun. Vous sentez-vous comme des frères, un peu comme les Ramones ?
(Rires) Oui, c’est un peu ça !

Comment se passe l’écriture d’un morceau dans la famille Datsuns ?
C’est en train de changer en ce moment car, nous tournons beaucoup plus qu’avant. Il ne nous reste donc plus beaucoup de temps. On teste les morceaux pendant les balances, on a une demi-heure par jour pour essayer des trucs. Avant nos tournées marathon, Christian Datsun amenait des riffs, les jouait au groupe et puis on jammait ensemble en essayant différents trucs. Si ça ne marche pas en quelques minutes, on abandonne l’idée et on passe à une autre ! Après on teste en live si le morceau est bon ou pas.

Selon toi, quel style de musique pratiquent les Datsuns ?
On joue du rock high energy !

Avez-vous assez de temps pour aller voir ce que font les autres groupes sur scène ?
Oui, quand on a des jours off et qu’un concert nous tente. Le dernier que j’ai vu, c’est Soundtrack Of Our Lives à Londres…

Qu’est-ce-que vous écoutez dans le tourbus ?
Plein de choses différentes… Des compilations Motown, The Hellacopters, Meat Loaf…

Quels sont les goûts des autres Datsuns ?
On aime tous le rock mais après nos goûts divergent un peu ! par exemple, je suis le seul à aimer la musique de Meat Loaf, tu connais ?

Oui, un peu…
Et tu aimes sa musique ?

Heu, enfin, c’est à dire que… non !
Tout le monde me répond ça ! (Rires)

As-tu des groupes favoris ?
Deep Purple et les Hellacopters…

Où en sont vos projets d’enregistrements ?
On va essayer d’enregistrer de nouvelles chansons après les festivals, en septembre ou octobre 2003. On enregistre assez vite mais on met quand même pas mal de temps pour finir un album.

Jouez-vous quelques nouveaux morceaux sur scène ?
Oui, on joue 2 ou 3 nouveaux titres en concert.

Est-ce que la rencontre avec les White Stripes vous a aidés ?
Bien sûr, ça nous a aidés pour jouer devant des publics plus conséquents mais tôt ou tard, on se serait débrouillés tout seuls pour percer ! Les White Stripes sont des gens très sympathiques, c’est un bon groupe.

En tant que batteur, que penses-tu de Meg White, la batteuse des White Stripes accusée par certains d’être « mauvaise ?
Pour être franc, ce n’est pas le meilleur batteur que j’ai vu sur scène… Mais ça marche vraiment pour les chansons des White Stripes. Si c’était plus rapide, ça ne fonctionnerait pas . Les White Stripes écrivent vraiment de bons morceaux…
Quel est votre lieu favori pour donner des concerts ?
La réponse est difficile car on aime les concerts dans les petits clubs où le public est proche de nous ; les gens peuvent monter sur scène et Dolf peut se jeter dans le public. Dans les petits endroits, on sent vraiment les réactions des spectateurs… Toutefois certains concerts dans des grandes salles sont sympa : notre dernière tournée en Angleterre dans des salles de 200 personnes était excellente.

Etes-vous fatigués par ce rythme de tournée assez frénétique ?
En fait, ça dépend des jours : ça va, ça vient… Pour tenir le coup, on essaye de ne pas trop se saouler ! La modération, il n’y a que ça de vrai…

Sur votre premier album Marcie Bolen et Carrie Ann des Von Bondies ont fait certains chœurs… Avec quels autres musiciens aimeriez vous jouer sur scène ou sur disque ?
Ce serait cool de jouer avec John Lord de Deep Purple… John Paul Jones (le bassiste de Led Zeppelin) est venu nous voir lors de notre dernier concert à Londres, il semblait intéressé par le fait de travailler avec nous, pas à la production mais pour jouer avec nous… C’était vraiment incroyable de le rencontrer car nous sommes de grands fans de Led Zeppelin.

Peux-tu me parler des Cassanovas, le groupe que vous avez emmené avec vous en tournée ?
Ce sont des amis qui viennent d‘Australie, on s’entend très bien… Ce soir, à la fin du concert, ils viendront jouer avec nous sur le morceau Freeze sucker.

Avez-vous l’habitude de faire des covers d’autres artistes sur scène ?
On fait parfois une chanson du groupe américain Cheap Trick. En ce moment , on joue Ain’t got time enough for love de The Fountains, un groupe auquel participent des membres des Hoodoo Gurus. Cette chanson exprime bien ce qu’on ressent : nous n’avons vraiment pas de temps pour l’amour !

Quels rêves faites-vous pour votre carrière ?
Pour nous, tourner sans cesse autour du monde, c’était un rêve il y a encore très peu de temps ! Au tout début des Datsuns, aller en Australie, c’était déjà un rêve qui nous paraissait inaccessible. Aujourd’hui, j’aimerais qu’on sorte un album par an et qu’on fasse des bons concerts. »

Le quatuor néo-zélandais semble devoir garder les pieds sur terre malgré la hype : les rêves des Datsuns restent musicaux et simples. Souhaitons-leur de garder leur fraîcheur et d’accoucher prochainement d’un album aussi puissant que leur jouissif premier effort. .

Photo Jean-Pascal Blache

http://www.foutraque.com/inter.php?id=20






On connaissait les frères Ramone qui ont fondé les légendaires Ramones.
Désormais, il va falloir compter avec 4 frangins originaires de Nouvelle-Zelande: j'ai nommé les Datsuns. Ce groupe n'est pas totalement inconnu du public français car il a été vu en 1ère partie des Hellacopters au Trabendo, à Paris(le 09/12/2002).
Musicalement, les Datsuns sont influencés par AC/DC, les Rolling Stones, les Kinks, Deep Purple et les Stooges d'Iggy Pop. Et ce 1er album éponyme remplace la Delorean volante de la trilogie "Retour vers le futur" avec efficacité pour nous transporter dans le passé, plus précisèment vers la fin des 60's et la première moitié des 70's. Dès les premiers accords de "Sittin' pretty", on rentre dans le vif du sujet: les Datsuns sont là pour balancer la sauce, pour vous prendre par les burnes et ne plus les lâcher avant que l'album ne se termine.
Nom de Zeus, quelle énergie !!! Quelle baffe !!! Quel déluge de riffs et de solos de guitare !!! Comme dirait Marty Mc Fly: "ça, c'est du rock !". Il y a bien longtemps qu'on n'avait pas entendu un disque dégageant un tel sentiment d'urgence de bout en bout...
A travers des titres directs et percutants comme "MF from hell"(un futur classique, celui-là), "Lady", "Harmonic generator" (titre sur lequel on a l'impression d'entendre un Mick Jagger totalement déjanté), "At your touch", "In love" et "Freeze sucker", les frères Datsun rappellent à ceux qui l'auraient oublié que l'essence même du rock n'roll, c'est la spontanéité, le punch, les tripes.
Dolf, le chanteur, s'arrache les cordes vocales tel un damné tout au long du disque. Alors, bien sûr, on peut maugréer sur le fait que ce chant de chat écorché vif n'est pas assez varié (ou même pénible diront les mauvaises langues), qu'il n'y a pas assez de diversité sur l'album. Mais en ces temps où tant de groupes semblent immergés dans les machines, les samples et où tout semble calculé au milimètre, que ça fait du bien d'entendre un combo qui déménage autant, bon sang !
La Nouvelle-Zélande était jusqu'alors connue pour son équipe de rugby. Elle peut à présent compter parmi ses ambassadeurs les Datsuns. Il est fort probable que leur premier opus devienne, à terme, une référence culte. Souhaitons-leur en tout cas d'avoir une longue et brillante carrière... Et si, par hasard, vous croisez un Biff Tannen dans les parages, déconseillez-lui de traiter les Datsuns de mauviettes: ces derniers le lui feront regretter via ce hard-rock retro direct, percutant et jouissif :-) Trendkill - 17/02/2003
Musiciens: Dolf de Borst-chant,basse/Christian Livingstone-guitare/Matt Osment-batterie/Phil Buscke-guitare


http://www.hardrock80.com/groupes/THE_DATSUNS/1er.htm






 The Datsuns
 Smoke & Mirrors
 (V2 2006)

Que deviennent les Datsuns ? On est plutôt surpris du relatif anonymat dans lequel sort le troisième album d'un groupe plutôt populaire qui, les soirs de concert, réussit tout de même à réunir dans la même salle fans de métal bas du front lecteurs de Rock Sound et amateurs de rock garage sans complexes. La vague garage de 2002 a fait long feu. Vines, Hives, Libertines, Bellrays? Connais pas ! Aujourd'hui, si on en croit la presse, ce qu'il faut écouter c'est des mecs de 17 ans qui chantent avec un accent du Yorkshire. A 25 ans, les Datsuns sont véritablement trop vieux… On est un peu navré pour tous ces suiveurs de mode qui vont de fait rater l'excellent Smoke And Mirrors, l'album le plus ambitieux du groupe néo-zélandais à ce jour.

 On avait déjà salué en 2004 le risque pris par les Datsuns sur l'album Outta Sight/Outta Mind concernant la production. Ils s'étaient alors loués les services de John-Paul Jones pour ne plus sonner comme un groupe garage, et possédaient désormais un son ample et puissant, forcément à la Led Zeppelin. Smoke & Mirrors pousse le bouchon encore plus loin. Le groupe a décidé d'expérimenter avec des sonorités venues d'autres horizons musicaux que le sien. On connaissait les Datsuns comme étant un groupe rock'n'roll sans fioriture ; cette époque est révolue. Il semble que Dolf et ses potes ont eu envie d'enrichir leur hard-rock de sons SF, de guitares acoustiques, de pedal steel et de… chœurs gospel. L'album qui en résulte est surprenant, varié et réussit à être cohérent.

Le premier choc ici se situe au niveau de la troisième plage, "Waiting For Your Time To Come" qui arrive après deux grosses baffes rock'n'roll typiquement datsuniennes. Dans ce morceau, le groupe se lance dans une ballade space-rock des plus ambitieuses et, contre toute attente, réussit haut la main ce pari risqué. La guitare acoustique, le riff planant à la David Gilmour, la batterie explosive, les effets sonores qui sillonent entre les enceintes déconcertent et séduisent. On n'attendait pas les Datsuns sur ce terrain… et on n'est pas au bout de nos surprises.

On retrouve plus loin dans l'extraordinaire "Stuck Here For Days" une guitare slide saturée qui renvoie aux tonalités blues de groupes comme les Soledad Brothers ou même les White Stripes. Le groupe va plus loin encore avec un "All Aboard" accompagné d'un chœur gospel féminin et basé autour d'une structure bluegrass. On est ici très proche du récent Howl de Black Rebel Motorcycle Club. Etrange mais plutôt convaincant.

 Evidemment, les Datsuns demeurant ce qu'ils sont, on retrouve ici avec grand plaisir quelques unes de ces épopées rock'n'roll qui font leur charme – vous savez, ces morceaux batis autour d'un gros riff à la Motorhead et d'une batterie évoquant la charge d'un troupeau d'éléphant. "Who Are You Stamping Your Foot For?", "Maximum Heartbreak", "Such A Pretty Curse", "Emperor's New Clothes" rassurent quelque peu sur la vie – les Datsuns comme on les aime, bêtement primitifs. Le groupe ne peut cependant s'empêcher de leur ajouter une petite touche de blip-blips ou de claviers qui font la spécificité de Smoke & Mirrors dans la discographie des Datsuns. Le meilleur morceau ici dans ce répertoire est sans doute le single "System Overload", qui rappelle "Harmonic Generator", mais avec un solo de Christian Datsun encore plus masturbatoire.

Smoke & Mirrors est l'album experimental des Datsuns. Tout ici leur semble permis. Leur heavy-métal est tour à tour cosmique, country, gospel et le groupe ne sombre jamais dans le ridicule. A vrai dire, la seule fois où on a franchement envie de zapper une piste ici demeure lors du morceau "Blood Red", qui sonne comme une mauvaise ballade punk californienne taillée pour MTV. Un truc consensuel chiantissime qui aurait mieux fait de se retrouver en face B de single, preuve que les Datsuns ne sont jamais loin de se vautrer.

Il ne manque à cet album qu'un tube aussi jouissif que "MF From Hell" pour en faire un véritable must. Le grand changement qu'apporte Smoke & Mirrors, c'est que le groupe laisse entrevoir un avenir empli de promesses. Quelques unes des expérimentations ici sont tout simplement géniales (on pense notamment aux morceau les plus planants ou acoustiques) et on en redemande. Qui aurait cru que les Datsuns pourraient devenir un groupe à ce point varié et captivant? Il semblerait que de véritables artistes se se cachent derrière leurs masques de barbares...

http://www.planetgong.fr/article-4489503.html









17/10/2012
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