Alain YVER

Alain YVER

THE STOOGES

THE STOOGES






//www.iggypop.com/

//www.youtube.com/watch?v=BJIqnXTqg8I

écouter
//www.lastfm.fr/music/+noredirect/Stooges

A la demande de son ami Iggy Pop, Jim Jarmusch (Ghost Dog, Mystery Train) va réaliser un documentaire consacré aux Stooges. «C'est quelque chose qu'Iggy ...suite ici

//www.iggyandthestoogesmusic.com/fr

discographie
//clashdohertyrock.canalblog.com/archives/2011/03/07/20564955.html

//www.myspace.com/iggyandthestooges







The Stooges (album)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

The Stooges est le premier album des Stooges, produit par John Cale. Il a été édité pour la première fois en août 1969. Deux singles en sont extraits : I Wanna Be Your Dog et 1969. La totalité des morceaux est écrite par l'ensemble du groupe.

La réédition du 16 août 2005 inclut un deuxième disque reprenant les bandes originales de John Cale, avant remixage par Iggy Pop.


Critique Enregistré en deux jours courant juin 1969 au studio Hit Factory de New York et produit par John Cale, le premier album des Stooges est un brûlot sur la jeunesse désorientée des banlieues américaines. Crachant ses pulsions et ses désirs, Iggy Pop transcende son mal de vivre sur «1969» ou «No fun». Mais c'est certainement «I wanna be your dog» qui marquera les esprits par sa sauvagerie dans la soumission, et propulsera l'iguane Iggy Pop à l'état de symbole sexuel. Le groupe, malgré son relatif amateurisme, pousse les amplis au maximum et créé une bouillie rock proche d'un blues très personnel, «Little doll» en est un bel exemple. Le groupe s'inspire également d'un psychédélisme sombre que l'on retrouve dans la marche funèbre «We will fall» et sur «Ann», hommage à leur ville : Ann Arbor. Album d'une génération désabusée et très éloignée du flower power, les Stooges hurlent à travers leurs jeu primitif et sauvage leur désillusion et leurs fantasmes. Un classique d'avant le chef d'œuvre.      

Stephen Des Aulnois






Fun House (album)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Fun House est le deuxième album des Stooges, produit par Don Gallucci. Il a été édité pour la première fois le 18 août 1970. Un single en fut extrait : Down on the Street. La réédition de 2005 contient des prises alternatives et les versions singles des chansons de l'album. Jack White, des White Stripes, et de nombreux autres groupes le considèrent comme le meilleur album de tous les temps. Le nom de l'album provient du nom de la maison où les Stooges vivaient.


S'il fallait n'en choisir qu'un, ce serait celui-là, évidemment. En 36 minutes, les Stooges inventent l'album rock ultime. Iggy ne chante plus mais hurle, sa voix se noyant dans le torrent de fuzz déversé par Ron Asheton et la rythmique sauvage de Scott Asheton. Les Stooges sont rejoints par le saxophoniste Steven McKay sur cet album. Grâce à lui, le disque atteint son sommet sur les deux derniers titres: "Fun House" et "L.A. Blues", véritables morceaux de bravoure où l'influence free jazz est omniprésente (Iggy Pop était à cette époque un fan inconditionnel de John Coltrane). Après cet album, Iggy virera le bassiste Dave Alexander, pour des problèmes d'égo et surtout de poudres. L'album suivant, "Raw Power", ne verra le jour que 3 ans plus tard: il était difficile de donner une suite à "Fun House"...






Raw Power (album)
Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Raw Power est le troisième album studio d'Iggy and The Stooges, produit par David Bowie et Iggy Pop et sorti en 1973. Deux singles en furent extraits : Search and Destroy et Shake Appeal.

Le mixage de l'édition originelle fut réalisé par Iggy Pop mais, jugé trop violent et inaudible, il sera repris par Bowie. La réédition de 1998 chez Colombia a été entièrement remixée par Iggy Pop. Le dernier mix en date, pour l'édition de 2010 réhabilite le mix de Bowie, supervisé par Iggy Pop lui-même. Il semblerait que cette dernière édition clôt cet épisode.

Cet album, brut et fascinant, influencera le courant punk.

Réception
Philippe Manœuvre a écrit à son propos : « Quel que soit le mix, personne, jamais, ne réussira à se mesurer au secret de Raw Power, le disque le plus violent de tous les temps ».[réf. nécessaire]

Le magazine Rolling Stone l'a classé 125e meilleur album de tous les temps en notant que « le remix d'Iggy Pop en 1998 en rajoute encore et toujours plus dans la brutalité »[1]. Cela en fait l'album le mieux classé du groupe dans ce classement[2].
Liste des morceaux

   1. Å™ //www.rollingstone.com/news/story/6598699/125_raw_power [archive]
   2. Å™ le premier album est classé 183e et Fun House est classé 189e.

 



The Weirdness (album)


//fr.wikipedia.org/wiki/The_Weirdness

The Weirdness est le quatrième album studio des Stooges, produit par Steve Albini. Il est sorti le 5 mars 2007.







The Stooges
(aussi connus sous le nom de « Iggy and The Stooges ») est un groupe de rock américain originaire de Ann Harbor, Michigan. Le groupe a d'abord existé de 1967 à 1974, puis s'est reformé en 2003. En dépit de ventes modestes, les membres du groupe sont aujourd'hui considérés comme les précurseurs du punk rock, et leur influence sur le rock alternatif, le heavy metal et le rock au sens large est unanimement reconnue. The Stooges sont entrés au Rock And Roll Of Fame en 2010.

Histoire

Formation (1967–1968)

Adolescent, Iggy Pop (de son vrai nom James Newell Osterberg) joua dans divers groupes de Ann Arbor, parmi lesquels The Iguanas puis The Prime Movers. The Prime Movers surnommèrent Osterberg "Iggy" en référence à son précédent groupe. Osterberg décida de former The Stooges après sa rencontre avec le batteur de blues Sam Lay lors d'une visite à Chicago. Il retourna à Detroit avec l'idée que se contenter de copier les joueurs de blues n'était pas suffisant - il fallait créer une nouvelle forme de blues. Les frères Ron (guitare) et Scott Asheton (batterie) et leur ami Dave Alexander (basse) formèrent le reste du groupe, avec Osterberg au chant. Osterberg vint vers Ron Asheton après l'avoir vu jouer dans un groupe de reprises, The Chosen Few. Les trois musiciens surnommèrent Osterberg "Pop" en référence à une vague connaissance qui lui ressemblait. Quelque temps après avoir vu un concert de MC5 à Ann Arbor, Osterberg commença à utiliser le nom Iggy Pop, qu'il utilise depuis. Le groupe fit ses débuts lors d'un concert donné à l'occasion d'Halloween 1967, dans leur maison deState Street. Il fallut attendre janvier 1968 pour les voir à nouveau sur scène. Lors des ces premiers mois d'existence, The Stooges étaient présentés sur les affiches comme les "Psychedelic Stooges", notamment lors des concerts au Grande Ballroom de Detroit, Michigan, et dans d'autres salles, où ils jouèrent avec les MC5 et d'autres groupes.

Luttes commerciales, l'album éponyme et Fun House (1968–1971)

The Stooges furent très vite réputés pour leur attitude sauvage et primitive sur scène. Pop, plus particulièrement, devint célèbre par son comportement outrageant sur scène — étalage de beurre de cacahuète et de viande à hamburger sur son torse nu, mutilation avec des tessons de bouteilles et exhibition de ses parties génitales. Pop est aussi considéré comme l'inventeur du stage diving.

En 1968, The Stooges furent signés sur Elektra Records, qui avait dépêché un émissaire nommé Danny Fields pour voir MC5. Il fit signer les deux groupes, qui jouaient ensemble ce soir-là. L'année suivante, le groupe sortit son album éponyme, The Stooges, mais qui ne se vendit pas très bien, et dont les critiques ne furent pas particulièrement élogieuses, du moins à l'époque. La légende prétend que la moitié de l'album fut écrite la nuit avant la première session d'enregistrement, produite par John Cale, bassiste du Velvet Underground.

Un second album, Fun House, suivit en 1970, auquel participe le saxophoniste Steve Mackay. D'aucun considèrent que Fun House est l'album le plus représentatif des Stooges, l'objectif principal du disque étant de capter et reproduire en studio l'énergie du groupe. Le 13 juin de cette même année, les images du groupe qui interprétait "T.V. Eye" et "1970" lors du Cincinnati Pop Festival furent diffusées à la télévision. L'Amérique put découvrir Iggy Pop marchant sur la foule, porté par les spectateurs, et s'étalant du beurre de cacahuète sur le torse. L'image est depuis devenue un cliché rock. Fun House, comme le premier album, fut froidement accueilli par la critique et le public. Dave Alexander fut viré du groupe le 8 août 1970 après être monté sur scène au Goose Lake International Music Festival, trop saoul pour jouer. Zeke Zettner, un roadie du groupe, le remplaça quelques mois, avant d'être lui même remplacé par Jimmy Recca. À cette époque, le groupe embaucha un deuxième guitariste en la personne de Billy Cheatham, lui aussi roadie. Le but était d'épaissir le son du groupe. En novembre 1970 James Williamson remplaça Cheatham à la guitare.

À ce moment, The Stooges, à l'exception de Ron Asheton, étaient tous devenus de gros consommateurs d'héroïne, initiés par leur manager de l'époque John Adams. Leurs concerts devinrent encore plus imprévisibles, et Pop eut beaucoup de diffcultés à tenir debout sur scène, du fait des ses abus de drogues répétés. Elektra licencia le groupe en juillet 1971, et le groupe cessa d'exister pendant plusieurs mois. La formation finale se composait de Pop, les frères Asheton, Recca et Williamson.

Raw Power et la séparation (1972–1974)

Pop rencontra David Bowie en septembre 1971, les deux devinrent bons amis. Bowie, alors au sommet de sa gloire en tant que Ziggy Stardust, emmena Pop et Williamson au Royaume-Uni et leur obtint un contrat avec Columbia Records. Le duo auditionna plusieurs musiciens britanniques afin de monter un groupe, mais déçus par le manque d'agressivité des sections rythmiques, ils demandèrent aux Asheton de les rejoindre. The Stooges étaient alors ressucités. Ron Asheton, jusque-là guitariste, devint bassiste. Cette nouvelle formation, désignée comme étant Iggy & The Stooges, enregistra un troisième album influent et précurseur, Raw Power (1973), dont le mixage par Bowie prêta longtemps à polémique (de fait, en 1997, Raw Power fut remixé par Iggy Pop et réédité). Raw Power devint l'une des pierres angulaires du punk rock, bien que les ventes fussent plus que modestes et qu'il fut considéré comme un échec commercial.

Le groupe repartit en tournée à partir de février 1973, désormais soutenu par un clavier sur scène (très brièvement Bob Sheff puis Scott Thurston. À cette époque, le groupe enregistra plusieurs démos destinées à devenir un quatrième album, mais le groupe fut éjecté de Columbia Records peu de temps après la sortie de Raw Power, au printemps 1973. James Williamson fut viré du groupe pendant quelques semaines, sous la pression du management, puis remplacé par le guitariste Warren Klein (renommé pour l'occasion Tornado Turner). Turner ne joua qu'un concert avec The Stooges, puis Williamson fut réintégré. Le groupe se sépara en février 1974, au lendemain d'un concert donné au Michigan Palace de Detroit. Ce dernier show fut enregistré et publié sous le titre Metallic K.O., et devint un disque culte. Les excès de drogues d'Iggy Pop sont la raison principale de cette dissolution.

Après la séparation (1974–2003)

Pop passa quelques mois en cure de désintoxication, puis se lança 1976 dans une carrière solo d'abord fructueuse, débutant avec les albums The Idiot et Lust for Life. Établi à Los Angeles, Californie, Ron Asheton forma le groupe The New Order (à ne pas confondre avec le groupe britannique New Order), avec les ex-Stooges Recca et Thurston. Ron Asheton rejoignit plus tard Destroy All Monsters. Williamson travailla quelque temps avec Iggy Pop– les albums Kill City et New Values sont le fruit de cette collaboration – mais quitta l'industrie musicale en 1980 et devint ingénieur informaticien dans la Silicon Valley. Scott Asheton joua avec Sonic's Rendezvous Band. Dave Alexander mourut d'un oedème pulmonaire en juillet 1975, à l'âge de 27 ans. En 1997, Raw Power fut remixé par Iggy Pop et réédité, avec un son bien plus agressif que l'original. En 1999, le label de réédition Rhino Handmade sortit le coffret 1970: The Complete Fun House Sessions, composé de l'intégralité des sessions d'enregistrement de Fun House. En 2000, J Mascis (de Dinosaur Jr) et Mike Watt (de Minutemen et fIREHOSE) firent équipe avec les frères Asheton pour reprendre des titres des Stooges sur scène. Présenté comme The Stooge Project, le groupe se produisit de temps à autre jusqu'à attirer l'attention d'Iggy Pop début 2003.

La reformation, The Weirdness et la mort de Ron Asheton (2003–2009)

Pop et les Asheton reformèrent le groupe en avril 2003 à l'occasiondu festival de Coachella en Californie, avec Watt à la basse, à la demande de Ron Asheton, et rejoints par le saxophoniste Steve Mackay. . Le 16 août 2005, Elektra Records et Rhino Records rééditèrent les deux premiers albums des Stooges, avec version originales et prises alternatives en sus. En 2007, le groupe sortit un quatrième album, The Weirdness, produit par Steve Albini. Le disque reçut des critiques mitigées. Le groupe tourna énormément de 2003 à 2008, jouant sur les cinq continents. Si le répertoire concernait au début les deux premiers albums du groupe, en 2008, "Search and Destroy", "I Got a Right" and "Raw Power" furent ajoutés aux morceaux joués. Le dernier concert du groupe avec Ron Asheton eut lieu le 29 septembre 2008 à Ljubljana, Slovénie. Le 6 janvier 2009, Ron Asheton fut retrouvé mort à son domicile, vraisemblablement d'une crise cardiaque quelques jours plus tôt. Il avait 60 ans. Le groupe déclara sur son site Internet qu'Asheton était "irremplaçable".

Le retour de James Williamson (depuis 2009)

Dans une interview donnée en mai 2009, Pop annonça que le groupe continuerait à se produire avec James Williamson de retour à la guitare. Pop déclara que "The Stooges sont morts avec Ron Asheton, mais il reste encore 'Iggy and the Stooges'". Leur premier concert eut lieu le 7 novembre 2009, à São Paulo, Brésil. The Stooges sont entrés au Rock And Roll Of Fame en 2010. Le groupe avait été nommé auparavant 7 fois, pour autant d'échecs. Pour l'occasion, l'ancien clavier Scott Thurston se joignit au groupe. Le groupe a continué à tourner en 2010, reprenant Raw Power dans son intégralité. Une réédition de Raw Power sortit le 10 avril 2010, incluant le mix original de David Bowie et un concert de 1973 en bonus. Le groupe fera un concert en France au festival du Cabaret Vert le 26 aout 2011.

Nom

La formation a connu plusieurs noms. Le premier d'entre eux, The Psychedelic Stooges, a été utilisé des débuts en 1967 à la parution du premier album en 1969, où le nom est alors changé en The Stooges. Ce nom deviendra le plus utilisé pour désigner le groupe. C'est vers septembre 1970 que le nom du groupe devient sur les affiches de concert Iggy and The Stooges. Le nom sera gardé ainsi lorsque le groupe se reforme en juin 1972. De même, lorsque le groupe revient en 2003, c'est encore Iggy and The Stooges qui figure sur les affiches. Malgré cela, l'album The Weirdness sort sous le simple nom de The Stooges. Dans tous les cas, ce nom est une référence au trio comique américain The Three Stooges. En français, le mot stooge se traduit par comparse.

Style

Les Stooges sont situés à une charnière entre le punk (dont ils sont l'un des groupes instigateurs) et le garage rock, mais constituent aussi une lignée spécifique dont ils sont l'archétype. On dit en effet que le son de tel ou tel groupe est « stoogien » pour exprimer l'appartenance à cette lignée. Celle-ci est définie par un son de guitare métallique mi-lourd, mi-agressif, en distorsion quasi-permanente, exprimant des mélodies simples et envoûtantes à trois accords. La voix très expressive délivre un mélange d'enthousiasme et de résolution, et d'agressivité spécifique du début des années 1970. Le rythme peut être très rapide, comme dans 1969, ou au contraire très rampant comme dans Little Doll, mais conserve dans tous les cas une structure très linéaire au cours du morceau.

On peut trouver les germes du son « stoogien » aussi bien dans le blues que dans le jazz, notamment le free jazz. Dans le monde du rock, les influences les plus immédiates sont peut-être les premiers albums des Doors ou le White Light/White Heat du Velvet Underground.

Eux-mêmes ont eu une énorme influence sur la musique rock. On considère généralement que le punk est le fils naturel de la musique primaire et violente des Stooges et de la provocation outrancière du glam rock des New York Dolls. Parmi les plus connus, Ramones et Sex Pistols se revendiquent très clairement de la formation de Detroit, et des dizaines de groupes ont repris à leur compte leurs standards, de Sonic Youth à Rage Against The Machine en passant par les Red Hot Chili Peppers et les Guns N' Roses.

Parmi les groupes les plus « stoogiens » de la fin du XXe siècle, on peut citer les Nomads (Suède), les Reptiles at dawn (Nouvelle-Zélande), les Radio Birdman (Australie), les Hellacopters (Suède) et Monster Magnet (É.-U.), New Race qui comprenait Ron Asheton lui-même, Dennis Thompson de MC5 et trois membres de Radio Birdman.

Membres

The Stooges en 2007

Membres actuels

    * Iggy Pop— Chant (1967–1971, 1972–1974, depuis 2003)
    * Scott Asheton— Batterie (1967–1971, 1972–1974, depuis 2003)
    * Steve Mackay— Saxophone (1970, depuis 2003)
    * James Williamson— Guitare (1970-1971, 1972–1974, depuis 2009)
    * Mike Watt— Basse (depuis 2003)

Anciens membres

    * Ron Asheton (décédé)— Guitare (1967–1971, 2003–2009), Basse (1972–1974)
    * Dave Alexander (décédé)— Basse (1967–1970)
    * Bill Cheatham (décédé)— Guitare (1970)
    * Zeke Zettner (décédé)— Basse (1970)
    * Jimmy Recca— Basse (1971)
    * Tornado Turner - Guitare (1973)
    * Bob Sheff— Claviers (1973)
    * Scott Thurston— Claviers (1973–1974)

//fr.wikipedia.org/wiki/The_Stooges







Après la sortie de l'album-concept inspiré des écrits de Michel Houellbecq et illustré par Marjane Satrapi, Iggy Pop retrouve ses Stooges (sans Ron Asheton décédé) pour une  (...)

Accompagné de ses Stooges -soit Ron Asheton, Scott Asheton, Dave Alexander puis James Williamson-, son premier groupe, il sort trois disques qui influencent (et continuent d'ailleurs) un nombre incalculable de musiciens et préfigurent, à l'époque, le punk-rock et le heavy métal. « The Stooges », qui paraît en 1969, contient « I wanna be your dog » et « No fun » repris en 1977 par les Sex Pistols ; « Fun House », produit en 1970 par John Cale du Velvet Underground, compte « Down on the street » et « T.V. Eye », quant à « Raw power » (1973), les hymnes sont « Search and destroy » et « Raw power ». Du pur rockën'roll où les guitares fuzz branchées dans des amplis Marshall, poussés au maximum, répondent aux hurlements stridents d'un Iggy Pop au style de vie particulièrement radical et excessif. Ces chansons constituent, d'ailleurs, toujours le point culminant de ses concerts ! C'est David Bowie, fasciné par son talent d'écriture et ses qualités de performer, qui l'aide en 1977 à relever la tête sans son groupe : ensemble, ils composent à Berlin deux disques remarquables « The idiot » et « Lust for life ». David Bowie assurera même les claviers et les chúurs sur la tournée américaine (preuve à l'appui sur « Wild animal » le disque live de cette tournée). Puis, Iggy Pop, poursuivi par ses vieux démons, replonge dans divers excès et sort des albums inégaux dans les années 80 : « New values », « Soldier », « Party » et « Zombie birdhouse ». Il est même contraint de tourner dans des clubs minuscules pour survivre car ses disques précédents, pourtant d'une grande qualité artistique, ne se vendent pas. C'est encore grâce à David Bowie, qui reprend « China girl », de l'album « The idiot », dont le texte est écrit par Iggy, que James Osterberg (son vrai nom) commence à remonter la pente et à gagner un peu d'argent. En 1986, il collabore une dernière fois avec Bowie pour l'album « Blah blah blah » dont la production, un peu trop « propre », permettra au titre « Real wild child » de devenir un tube aux USA. Les albums « Instinct » en 1988 (au son métal), « Brick by brick » en 1990 (avec les musiciens de Guns ën' Roses) et « American Caesar » en 1993, lui offrent enfin un succès mérité, tournées mondiales triomphales et vente de ses disques. Sa participation à la bande originale du film « Arizona dream » d'Emir Kusturica le propulse même en tête des hits avec « In the deathcar » ! Son album « Naughty little doggie » (1996) est assez commun mais c'est avec son album « Avenue B », enregistré avec le trio de jazz Medeski Martin And Wood, qu'il réalise un de ses albums les plus personnels. Très à l'aise sur les titres calmes, sa voix grave de crooner influencé par Frank Sinatra est superbe. Il s'offre quelques instrumentations plus jazzy qui tranchent avec son personnage de punk rocker. Il n'a jamais caché sa fascination pour la voix de Frank Sinatra et pour les disques de John Coltrane. Iggy Pop s'apprête à sortir un album en juin 2001, qu'il a produit lui-même et d'après certaines rumeurs, il constituerait un retour au punk rock. Les prestations scéniques d'Iggy Pop sont mémorables : un répertoire constitué de morceaux ultra puissants devenus des tubes avec le temps, les multiples excès perpétrés par Iggy (strip-tease, insultes, hurlements, sauts dans le public, escalade sur les amplis et les rampes de projecteurs, destruction de matériel...), les qualités vocales inouïes de l'iguane à l'aise du début à la fin du concert dans tous les registres (cris, chant, voix de crooner...). Les excès qui lui permettaient de rentrer en transe sont aujourd'hui oubliés, désormais, c'est l'accueil hystérique de ses fans et la puissance des amplis en fusion qui énervent Iggy et le font sortir de ses gonds sur scène. A voir impérativement.








Biographie des Stooges

Pour comprendre l'origine des Stooges, il faut chercher du côté de la colère et de l'ennui. Colère ressentie par un certain James Osterberg, futur Iggy Pop, alors qu'on lui fait violemment comprendre à l'adolescence, qu'il est un « trailer trash » : un déchet de caravane de la banlieue d'Ann Arbor, Michigan. Le « doux » terme de « trailer trash » désigne aux Etats-Unis la légion d'Américains qui n'ont pas de maison en dur, et qui vivent parqués dans des zones spécialement aménagées. Remercions vivement les sauvageons des beaux quartiers d'avoir procuré à Iggy la colère qui le motive jusqu'à aujourd'hui. Comme il l'a toujours reconnu, c'est l'envie de mettre ce type de personnes sous sa botte qui lui a donné la hargne de créer son avenir. Et quoi de mieux que de devenir Mick Jagger ou Bo Diddley pour y parvenir ? L'ennui est à mettre au compte des frangins Ron et Scott Asheton et de leur pote Zander, alias Dave Alexander. Comme Iggy, mais aussi comme tout ado qui aime la musique, ils sont fascinés par les Who et Hendrix. Tous trois pourris par leurs mères respectives, ils semblent devoir à court terme grossir les rangs des délinquants d'Ann Arbor. Mais Iggy, en boule de nerf ambitieuse, a besoin de fonder un nouveau groupe, après quelques expériences peu concluantes. Il les recrute alors tous trois. Au départ, pas d'attributions instrumentales ni de direction musicale précise pour le groupe. Cependant, tous se retrouvent dans l'envie de faire une musique nouvelle, amalgame sonore de toutes leurs influences : de la musique d'Harry Partch ou Ravi Shankar en passant Screamin' Jay Hawkins. Mais il faut bien reconnaître que sans pognon et à peine musiciens, il est dur de vouloir faire autre chose que d'inventer sa propre musique, par essence à sa portée… L'improvisation bruitiste marque alors les débuts du dit groupe.

Les Psychedelic Stooges naissent en 1967 et donnent leur premier concert au début de l'année suivante. Les concerts consistent aussi en un mur de décibels infranchissable, sans chanteur. Iggy vient peu à peu au micro (mais dire que c'est pour y chanter serait excessif). Il n'a que sa hargne à cracher, à répandre sur un public curieux de voir ce groupe psychédélique qui n'a pas encore touché à l'acide. Les prestations se « rationalisent » légèrement courant 1969, à tel point que certains morceaux ne dépassent pas plus de trente minutes. Les concerts se multiplient et les Stooges font les premières parties de l'autre groupe mythique de Detroit : les MC5. Bien leur a pris, car c'est pour ce même groupe que vient Danny Fields (chef de pub de Elektra Records -compagnie des Doors et de Tim Buckley) avec un contrat sous la main. Au passage, il signe aussi les Stooges, avec à la clef l'enregistrement d'un album.

The Stooges, produit par John Cale du Velvet Underground, le premier LP du groupe est calibré avec des titres aux durées exploitables par les DJ de radios étudiantes. Le groupe y expose son discours : nihiliste, punk avant l'heure, mais pas dénué d'humour, proposant des chansons devenues légendaires : 1969, No fun ou I wanna be your dog. Malgré le succès mitigé, Elektra les laisse faire leur second album à Los Angeles, Funhouse. Enregistré en dix jours par un groupe désormais vraiment sous acide, Funhouse est la perle noire du groupe. Il distille un venin toujours virulent dans l'esprit de celui qui écoute 1970, Funhouse ou Down on the street. Artistiquement brillant et en adéquation avec un groupe en quête de nouvelles voies musicales, Funhouse est en complet décalage avec les objectifs commerciaux d'Elektra. L'héroïne entre en scène et sert de prétexte à la maison de disque pour lourder les « faire-valoir » (une des traductions possible du mot « stooges ») qui ne rapportent pas un rond. 1971 scelle la fin d'un cycle, la mort des Stooges première version. Dave Alexander a été viré l'année précédente, un deuxième guitariste, James Williamson arrive dans le groupe, et Iggy n'est plus bon à grand-chose… la dope ronge le noyau formé en 1967 autour de l'amour de la musique. On remarquera que rien de ce qui est composé à cette période ne traversa les âges, si ce n'est I got a right, une des premières compositions Pop / Williamson. Iggy & the Stooges. Toxico, édenté et sans un rond, Iggy quitte le groupe et erre à New York. Restés à Ann Arbor, les Asheton sont tout aussi démunis et enragent d'avoir été lâchés par leur chanteur. On les verra accepter 100 dollars pour donner un concert lors duquel des inconnus peuvent monter sur scène et singer l'Iguane… Le sursaut vient de Bowie, alors en passe d'exploser avec Ziggy Stardust. Friand de nouveautés, si possible américaines, il débauche Iggy qui embarque Williamson pour l'Angleterre. Les frères Asheton sont oubliés jusqu'à ce que Pop et Williamson réalisent que les anglais sont trop mous pour assurer basse et batterie de puissance stoogienne. Le groupe se reforme alors, mais ce n'est plus comme avant : ils sont employés du label de Bowie, Mainman. De plus, Ron ne peut plus signer de chansons, puisqu'il est désormais bassiste, remplacé à la guitare par James Williamson. Jamais les Asheton n'ont mieux porté leur nom de Stooges. La situation est soulignée par le nouveau nom du groupe : Iggy Pop & the Stooges. Ils viennent après le boss mégalomane. Désintoxiqué, le groupe repart sur de meilleures bases sanitaires, et répète toujours autant.

Naîtra en Angleterre le fameux Raw Power, album de rock'n'roll façon Iggy & the Stooges. Que cet album soit un nouveau suicide commercial pour le groupe n'est pas certain. Son insuccès vient de la maison de disque Mainman qui n'assure aucune promo autour du groupe et leur interdit de faire des concerts durant l'année 1972. Un comble pour un groupe de scène comme les Stooges ! En 1973, les Stooges s'installent en Californie. Mainman les vire bientôt. Le groupe persévère, compose et essaie de donner des shows mémorables. Mais le fiasco persistant, et l'air vicié de L.A. fait replonger les membres du groupe dans les friandises toxiques. Comme en 1970 et 1971, Ron Asheton, perpétuellement clean, assiste à la déchéance. Les concerts du groupe deviennent de plus en plus extrêmes, du fait d'un Iggy avide d'en découdre avec un public qui les rejette. Le groupe, en état de siège permanent, fait bloc… Mais la fissure vient de l'intérieur. En 1974, Iggy lâche par téléphone cette phrase à Ron Asheton, après un concert mémorable au Michigan Palace : « I'm wasted. I quit.» (je suis rincé, j'arrête). Ils ne joueront plus jamais ensemble… C'est du moins que l'histoire du rock prenait pour définitif jusqu'en 2003…

Tibo Pinsard.

























08/10/2012
0 Poster un commentaire

A découvrir aussi


Ces blogs de Photo & Vidéo pourraient vous intéresser

Inscrivez-vous au blog

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 2 autres membres