Alain YVER

Alain YVER

THOMAS JORION

THOMAS JORION







http://www.thomasjorion.com/

http://thomasjorion.fr/

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Biographie

Le travail de Thomas Jorion (né en 1976, installé à Paris) s’élabore dans le champ spécifique des bâtiments en ruine ou délaissés, des lieux désormais déchus tant de leur usage que de leur fonction. Son geste photographique explore les rapports avec l’environnement construit en privilégiant des espaces atypiques qu’il nous incite à observer en induisant une réflexion sur la matérialité et la temporalité.

Thomas Jorion réalise ses images avec une chambre photographique 4x5" ainsi que des négatifs couleurs.






Les photographies de Thomas Jorion !

Le travail de Thomas Jorion s’élabore dans le champ spécifique des bâtiments en ruine ou délaissés, des lieux désormais déchus tant de leur usage que de leur fonction. Son geste photographique explore les rapports avec l’environnement construit en privilégiant des espaces atypiques qu’il nous incite à observer en induisant une réflexion sur la matérialité et la temporalité.

http://houhouhaha.fr/thomas-jorion






JORION Thomas
France / Artiste révélé par Fetart / 2011
Série « Ilots Temporels » / Parcours
         
Aujourd’hui je parcours le monde avec une idée en tête : Chercher et présenter des ilots temporels. Mon travail se base sur notre perception du temps, de la façon dont il s’écoule et surtout de son absence de linéarité. Certains lieux se retrouvent ainsi comme « figés » dans le temps. Alors que notre société se développe et file à cent à l’heure, ils sont régis selon un écoulement temporel déformé, allongé, ils paraissent comme inanimé ou en veille. Ce travail recouvre également une dimension sociale, à la recherche du sens alternatif que suggèrent ces lieux. D’une autre vision des choses et des apparences. En présentant notamment des sites qui sont laissés pour compte par les pays opulent.

http://www.festival-circulations.com/-JORION-Thomas-







Biographie
Nuit des temps.

Depuis plus d’une dizaine d’années, le photographe parisien s’attarde devant les espaces et les architectures à l’abandon. Stations-services, murs taggés ou palais abandonnés : des lieux désertés il capture la mémoire, les vestiges d’une vie révolue. Habitées d’un mystère nostalgique, ses scènes suspendent la course du temps et traquent l’âme, derrière les amas de poussière et les lambeaux du passé. En 2009, Thomas Jorion a participé à la sélection internationale du Prix des Voies Off d’Arles. Cette année, il fait partie des invités de la Nuit de la Photographie Contemporaine à Paris.

http://www.wantedparis.com/portfolio.php/manufacturers_id/135/thomas/jorion/









THOMAS JORION : des lieux qui racontent des hommes

Thomas Jorion photographie des lieux laissés à l'abandon. Sur ces îlots intemporels, les murs s'effritent, la nature reprend ses droits imprescriptibles.

ENTRE Cette série sur  « îlots intemporels » est-elle née d’une première photo ou d’une idée ?
Thomas Jorion C’est parti d'une envie. Depuis que j'ai eu mon premier appareil en 1996, j'ai toujours aimé photographier ce genre d'endroits. À l'époque j'habitais en Seine et Marne et les alentours proposaient des spots de ce genre, comme des châteaux ou des maisons abandonnés par exemple. Mais j'ai vraiment commencé une réflexion pour organiser ce matériel en véritable série plutôt vers 2005, 2006.
ENTRE T’arrive-t-il, comme dans ta série, de te sentir décalé, spectateur des sociétés qui courent ?
TJ C’est un sentiment familier en effet. Quand par exemple tu débarques dans l'aéroport de Tokyo ou dans certains quartiers grouillants, puis que 2 jours après tu te tiennes au milieu des montagnes dans une pharmacie abandonnée depuis 70 ans, tu remarques l'absence de bruit , tu sens que tout tourne au ralenti. Tu supposes alors  que le temps ne s'écoule pas forcément de la même façon partout. Cette sensation fait prendre du recul et pousse à la réflexion.
ENTRE Est-ce que la photographie a changé ton rapport au temps et au vieillissement ?
TJ Le cliché lui-même changera de valeur au fil du temps. En effet, un des aspects de la photographie est le côté documentaire . Dans 10 ou 20 ans, on sentira forcément le décalage d'une photo contemporaine à cause d'un panneau publicitaire ou de l'architecture. Étant plus jeune, j'éprouvais une nostalgie du vieillissement, les photos étaient peut-être pour moi une tentative de stopper le temps, d'immortaliser les choses, mais je ne ressens plus ce besoin . Aujourd’hui j'essaye d'en jouer plutôt que de le subir en intégrant subtilement certains éléments datés.
ENTRE La vie après la mort ça t’évoque quoi ?
TJ Finalement, c'est un questionnement assez quotidien. Plus je vieillis plus j'ai l'impression de comprendre la psychologie des peuples qui ont pu créer des dieux il y a 2000 ans. Je me demande bien sûr ce qu'il y a après le dernier souffle. C’est un peu tragique, mais je ne crois pas à grand-chose. Je pense que nous sommes une énergie électrique qui fait tourner un cerveau et que quand c'est fini,  c'est fini. En tout cas, c'est comme ça que je vois les choses aujourd'hui.

ENTRE Est-ce que les lieux meurent un jour ?
TJ Peut-être physiquement, mais pas dans l'esprit des gens. Comme les personnes que l'on a côtoyées, elles continuent à vivre à travers nous, qu'on les ait aimées ou détestées. Si je suis le dernier à avoir un lieu dans mes pensées alors c'est quand je disparaîtrais que le lieu mourra vraiment.
ENTRE Quel équipement photo emmènes-tu quand tu ne sais pas à quoi t’attendre ?
TJ Je sais toujours ce qui m'attend ! (rire). En fait, j'ai tellement aimé la méthode de la chambre photographique (NDLR : pour en savoir plus sur la chambre photographique, cliquez ici). J’emmène mes 3 objectifs, mes châssis, une cellule et mon trépied. J’aime bien la marque japonaise Ebony, qui a un très bon modèle dédié à l'architecture, le RW45.
ENTRE C’est quoi une bonne photo ?
TJ Ça tient parfois à pas grand-chose. C’est une photo qui apporte de l'émotion dans le temps, qui te frappe avec la même puissance à la première vision, puis 1semaine, 1 mois ou 1 an après .
ENTRE Et une photo ratée ?
TJ Par symétrie, elle ne fonctionne pas dès le premier regard. Bien sûr le domaine de l'émotion est très personnel.
ENTRE La première photo dont tu as été fier ?
TJ Les 2 premières photos dont j'ai été fier, dans le sens où elles me convenaient, ont été prises avec le reflex, ça devait être ma 2e ou 3e pellicule. Dans un château abandonné, il y avait un parquet défoncé et un vieux fauteuil, éclaté lui aussi. J’ai trouvé que la construction de ses clichés tenait la route, notamment car les sujets m'intéressaient réellement.

ENTRE Comment expliques-tu ta passion pour la photographie ?
TJ Lorsque j'étais étudiant, j'avais besoin de sortir de mon oisiveté. Je voyais comme un gâchis de temps de rester scotché sur des jeux d'ordinateurs comme je le faisais. À cette époque-là, j'étais déjà intéressé par l'image et par la narration. J’aimais notamment beaucoup le cinéma, mais à l'époque c'était un peu plus compliqué de s'équiper pour faire des films. Un bon compromis s'est offert à moi, car un ami possédait un reflex argentique; qu'à cela ne tienne, je lui ai emprunté le temps d'un week-end pour l'essayer et j'en suis devenu dingue immédiatement. Un mois après je me suis offrir un appareil pour mon anniversaire et depuis je n'ai jamais arrêté. Le côté "mémoire" et "archive" a définitivement un grand intérêt pour moi.
ENTRE Tu aurais un conseil pour celui qui commence la photographie ?
TJ Il faut avant tout se faire plaisir. Personnellement, je suis un autodidacte donc, j'ai appris uniquement la partie technique dans les livres, ensuite je me suis concentré sur les directions qui m'intéressaient. Quand on y croit , ça marche forcément.
ENTRE Le plus grand photographe contemporain à tes yeux ?
TJ J’aime énormément la démarche de Stephen Shore. J’ai découvert son travail il y a seulement 1 an, mais cela fait longtemps qu'il est en activité. Il a d'abord traversé les États-Unis avec un appareil assez simple, shootant simplement le quotidien des gens pendant plus d'un an. Il a remis ça avec une chambre photographique et on peut dire qu'il a innové dans le sens où il est un des premiers à avoir utilisé la couleur pour de la photographie d'art. Jusqu’alors la photographie d'art se cantonnait à la photo noir et blanc et la photo couleur, elle, était utilisée pour la publicité. À ce niveau il a pas mal influencé des artistes contemporains, notamment l'école de Düsseldorf si je ne dis pas de bêtises. Il est ce que j'appelle un paysagiste, au travers de scènes de rues ou en campagne.
ENTRE Le plus grand photographe de tous les temps ?
TJ Quand j’ai découvert la photo, je me suis intéressé au photojournalisme, notamment aux photos de guerre. Je suis admiratif des artistes réalisant des beaux clichés dans des contextes très difficiles. Robert Capa  m'a beaucoup plu, il a couvert énormément de conflits comme le débarquement en Normandie et est mort sur un autre conflit; en Indochine. C’est un très grand photographe.
ENTRE Quand tu shootes, tu prends ? Tu donnes ? Tu échanges ?
TJ Il y a réellement une part d'échange. Je ne reste pas longtemps dans les lieux où je ne me sens pas à l'aise. Par contre, je peux me sentir vraiment épanoui dans certains endroits, je peux alors y rester des heures, je prends des images et il m'arrive de laisser des petites offrandes. Je pense spécialement au Japon où il y a très souvent des autels religieux, que ce soit dans les habitations privées ou dans les lieux publics. C’est un peu "rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme" dans le sens ou si tu prends quelque chose, laisser un peu de soi permet une sorte de retour à l'équilibre.

ENTRE Tu es plutôt un instinctif ou un chirurgien ?
TJ Je suis assez instinctif, mais je suis forcément bridé par la grosse préparation technique requise par la chambre photographique, il y a beaucoup de préréglages. Mon travail s'articule donc forcément à cheval des 2 axes.
ENTRE Généralement prends-tu beaucoup de photos ou laisses-tu une place au hasard ?
TJ Il y a forcément une place au hasard. On s'en rend compte quand on pensait qu'une photo était bonne et qu'une déception survient au développement du négatif. Mais de toute façon, la chambre empêche l'excès de shoots, les châssis que j'emmène sur une journée de shooting contiennent 16 photos, c'est donc ma limite journalière et encore c'est une grosse journée! Une photo prend souvent un quart d'heure et puis tout cela a un coût important. C’est une technique qui va à l’envers de l'ère numérique, mais c'est un vrai plaisir.
ENTRE Ne capture-t-on jamais la réalité ? Un cliché retouché perd-il son âme ?
TJ On ne capture jamais vraiment la réalité. Déjà on ne reproduit que 2 des 4 dimensions, la 4e étant le temps. C’est tout de même une question difficile. On capture un instant, une réalité parmi d'autres. Avec les retouches on modifie de nouveau la réalité... de la photo cette fois.
ENTRE Qu’as-tu ressenti en voyant la photo de Norberto ?
TJ Bon sujet et bonne photo! Au début je n'ai pas établi le lien puis j'ai compris l'intérêt de les juxtaposer, car de son cliché se dégagent de la vie et de l'animation, ce qui est à l'opposé de mon travail.
ENTRE Que lis-tu en ce moment ?
TJ J'ai deux réponses : ça dépend si je veux faire intello ou pas! (Rire). Non plus sérieusement, je viens de finir 2 livres:  tout d'abord L'éloge de l'ombre de Tanizaki Junichiro. C’est très japonais dans l'esprit,  l'auteur parle de la beauté dans ses toutes petites choses. Il explique par exemple que les vieilles laques japonaises prenaient toutes leurs forces dans les ombres des bougies, car celles-ci révélaient des mystères. Ce qui se perd aujourd'hui avec les lampes électriques très blanches et trop neutres. L’auteur rapporte donc cette puissance de l'ombre. Et comme j'aime varier les genres, je me suis penché sur un policier qui se passe pendant les années 50-60 en France. Il s'agit d'un maître du genre français, Jean-Patrick Manchette , La princesse du sang. C’est très agréable et instructif de cette époque que je n'ai pas connue.

ENTRE Mon coiffeur m’a dit un jour « dans les films c’est mieux que la vraie vie ». Penses-tu que cela est vrai pour les photos ?
TJ Oui, dans le sens où on sélectionne les moments que l'on veut voir. Ça peut paraître mieux quand on traverse une période difficile et vice versa. Disons que tu peux choisir tes photos, mais tu n'as pas le choix de vivre ta vie.
ENTRE Si tu pouvais prendre en photo la personne de ton choix, qui serait-ce ?
TJ David Lynch. J’aime ses films, son état d'esprit et je le trouve photogénique.
ENTRE Si tu pouvais choisir le photographe de ton choix pour te shooter ?
TJ Je choisirai ma mère, car je n'aime pas être pris en photo et je sais qu'elle n'est pas très douée. Du coup, il y a de bonnes chances qu’elle me décapite par son cadre.
ENTRE Quelle est l’utilité d’un autoportrait ?
TJ Aujourd’hui je n'en vois plus l'utilité, mais il y a une dizaine d'années j'en ai fait un certain nombre et cela avait un lien avec la conscience de mon propre vieillissement.
ENTRE Si tu ne faisais pas de la photo, tu ferais quoi de tes 10 doigts ?
TJ Déjà je pense que je serai malheureux. Je resterai dans l'image, dans la vidéo probablement, ça me plairait beaucoup.
ENTRE Si tu étais né autre part et à une autre époque ?
TJ Avant je rêvais d'autres vies, spécialement du Japon. Mais je ne suis pas nostalgique d'une autre époque, je suis plutôt content de vivre ici et maintenant.
ENTRE Que voudrais-tu shooter en 2050 ?
TJ Peut-être les traces du passé révolu. Les catastrophes qui ont lieu actuellement et qui risquent d'avoir lieu avec le réchauffement de la planète et la surconsommation des ressources laissent supposer qu'on verra d'ici peu des zones inhabitées, complètement abandonnées.

ENTRE Quelle question aurais-tu aimé que je te pose ? Et la réponse ?
TJ Les questions ouvertes sont encore plus difficiles. Je reste sans voix pendant ma tribune !
www.thomasjorion.com

http://www.revue-entre.fr/?q=content/thomas-jorion-des-lieux-qui-racontent-des-hommes








LES PHOTOGRAPHIES DE THOMAS JORION PORTENT EN ELLES UNE PUISSANCE DRAMATIQUE.
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Thomas Jorion nomme ses paysages intérieurs des « Îlots intemporels ». Ces magnifiques photographies de lieux dévastés nous évoquent The Destroyed Room, œuvre de Jeff Wall datée de 1978 et qui marque les débuts de la création photographique contemporaine.
Vastes espaces aux murs délabrés, aux sols poussiéreux et aux plafonds menaçants, ils flottent dans le temps, figés et impénétrables. La nature a fait son travail ; les pièces sont marquées par la présence humaine passée et surtout par son absence flagrante.
Les images de Thomas Jorion mettent en avant la splendeur perdue de ces lieux laissés à l’abandon, reflets d’une époque révolue.

http://bckstg.net/thomas-jorion







Les Palais Oubliés de Thomas Jorion
photographie

Si vous avez aimé le travail de Jonathan Andrew, et ses étonnants bunkers abandonnés, vous aimerez comme moi cette magnifique série des Palais oubliés de Thomas Jorion (né en 1976, installé à Paris). La série aurait tout aussi bien pu s’appeler palais Abandonnés d’ailleurs. Cette série de photographie prise principalement en Italie (mais également en Suisse et en Allemagne) comprend que des villas ainsi qu’un hôtel et un authentique château. Un travail vraiment splendide, avec un grand sens du cadrage et de la lumière. Je vous encourage à voir les autres séries de l’artiste sur son site : « L’autre Amérique », « Nuigishi », « La quête des soviets » et « La révolution éteinte ». Thomas Jorion réalise ses images avec une chambre photographique 4×5″ ainsi que des négatifs couleurs.

http://www.orgone-design.com/blog/les-palais-oublies-de-thomas-jorion/








Portrait de Thomas Jorion

Né en 1976. Photographe autodidacte, vit et travaille à Paris. «Après l’achat de mon premier appareil photo en 1996, je me suis instinctivement tourné vers des lieux à l’abandon. Probablement autant à la recherche d’aventures et de mystères que pour les immortaliser. Je me lance ensuite dans d’autres directions, mais toujours en rapport avec l’urbain.
En 2005, je reprends ce thème pour ne plus le quitter. Je parcours alors le monde parfois seul, parfois accompagné mais toujours avec la même idée en tête : chercher et présenter des îlots temporels. Mon travail se base sur notre perception du temps, de la façon dont il s’écoule et surtout de son absence de linéarité. Certains lieux se retrouvent ainsi comme « figés » dans le temps, alors même que notre société se développe et file à cent à l’heure. Ils paraissent comme inanimés ou en veille alors qu’en réalité, ils suivent un écoulement temporel déformé, allongé, qui leur est propre.Ce sujet s’étend aux stations services que je photographie également au moyen format ou à la chambre photographique.» La série « îlots intemporels » a été retenue en 2009 pour la Sélection internationale du prix Voies off d’Arles. Elle a été également été publiée sur différents supports papier et web : Air France Madame magazine, Réponses photos. En 2010 elle a été présentée lors des rencontres photographiques d’Arles à la galerie du Magasin de jouets.

http://www.imagesalouer.org/fr/artistes/thomas-jorion







Thomas Jorion,
auteur et éditeur du livre « Ilots intemporels »


Thomas Jorion est un photographe de 35 ans, qui, à peine 1 an et demi après s’être lancé dans la photographie, a pris le risque d’éditer et de produire son propre livre, Îlots intemporels.
Les images du photographe nous emmènent pour un tour du monde des lieux abandonnés par la civilisation. Si j’ai d’abord été touchée par la démarche esthétique évidente, je me suis petit à petit laissée entraîner dans ce monde post-apocayptique qui n’est pas si loin de moi. Un bowling de 108 pistes sur 3 étages à 9 700km (seulement) de Paris, le bureau d’un dentiste dans le Michigan (USA), des villas italiennes délaissées aux couleurs encore vives. Ces espaces témoins de nos vies antérieures semblent suspendus dans le temps. Comment est-ce possible que ces lieux existent ? Pourquoi ne sont-ils pas rénovés ? L’auteur nous explique que la réhabilitation coûte souvent plus cher que de construire sur un terrain vide.
Si Thomas Jorion photographie depuis ses 18 ans, ce n’est qu’à 33 ans, après des études de droit et des métiers de consultant informatique dans la réassurance puis conseiller en gestion de patrimoine, qu’il décide de vivre de sa passion.
L’idée de publier un livre arrive assez vite. Après avoir été sélectionné pour les Voies Off des Rencontres d’Arles, il commence à « prendre la température » autour de lui, auprès de photographes d’abord, puis auprès de quelques éditeurs. Mais le marché du livre photo ne se porte pas très bien, les éditeurs hésitent. Alors, Thomas se lance dans l’aventure seul. « Quand on décide de produire son livre soi-même ça ne change pas trop du métier de photographe. Tu fais tout toi-même : texte, maquette, photos (évidement), choix de l’imprimeur, du papier, dimension du livre. Une seule personne m’a aidé à la réalisation de la maquette, afin de prendre du recul sur le séquençage des images. » Le risque est gros, mais il vaut le coup. Le livre est un succès ! « Le livre a été un succès total : 500 exemplaires écoulés en 3 mois puis une réédition de 600 bientôt épuisés. Ça fait un total de 1100 livres. Quand j’y repense je rigole doucement en pensant aux éditeurs frileux qui te disent que vendre 300 livres de photo aujourd’hui c’est le bout du monde… Je suis content d’avoir gagné de l’argent sur ce livre à leur place. Le constat peut paraitre amer mais reflète un monde où le mot d’ordre est zéro risque.«
Îlots intemporels, Thomas Jorion
Livre bilingue anglais-français
32 euros / 80 pages
Plus d’infos sur : www.thomasjorion.com

Disponible en librairie à :
Artazart
83, Quai de Valmy
75010 Paris
La Photo librairie
49, avenue de Villiers
75017 Paris
Librairie photographique
17, rue de la Villette
75019 Paris
Le 29
29, rue des Récollets
75010 Paris
0fr
20, rue Dupetit-Thouars
75003 Paris

http://ourageis13.com/livres/thomas-jorion/























16/05/2013
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