Alain YVER

Alain YVER

TINTIN

TINTIN


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//www.tin-tin-tattoos.com/

https://www.facebook.com/pages/Tin-Tin-Tatouages/157006611026236

//www.franceinter.fr/personne-tin-tin

//www.yelp.fr/biz/tin-tin-tatouages-paris

//www.lexpress.fr/styles/mode/tin-tin-au-pays-des-tatoueurs_781916.html

 

 

 

Tintin Tatoueur

37, rue de Douai
75009 PARIS
Tél : 01-40-23-07-90
Blanche  Place de Clichy  

HORAIRES :
Ouvert
du Lundi au Samedi
de 12h00 à 20h00

Il faut obligatoirement passer nous voir une première fois à la boutique pour : -Se rencontrer, discuter de votre projet et prévoir le temps qu'il faudra vous réserver en fonction de nos disponibilités respectives.
-Décider ensemble de quel tatoueur vous correspondra le mieux graphiquement.
-Évaluer le prix de votre tatouage.
- Verser des arrhes afin de bloquer le rendez-vous.




Tin-tin


Tin-Tin est un artiste tatoueur français né à Concarneau le 19 août 1965 et travaillant à Paris. Il est également président du Syndicat national des artistes tatoueurs1.
Tin-tin a tatoué quelques célébrités dont les couturiers John Galliano et Jean Paul Gaultier, Florent Pagny2 et a participé à quelques émissions télévisées dont C dans l'air1.
Tin-tin est mentionné dans 3 romans, Cadavre X de Patricia Cornwell, Je te retrouverai de John Irving, et Superstars de Ann Scott.
« — Tout ça, ce sont des feuilles de flash, par opposition au travail original d'un artiste du tatouage, comme Grime. Ce que je veux dire, c'est qu'on peut identifier un style particulier, pareil qu'avec Van Gogh ou Picasso. Par exemple, je reconnaitrais n'importe où un Jack Rudy ou un Tin-Tin, c'est le plus beau travail sur les gris que vous verrez jamais »
— Cadavre X, Patricia Cornwell

Notes et références
    •    « Tin-tin : Numéro un, tout simplement », dans Tatouage magazine, hors-série juillet-août 1997.
    1.    ↑ a et b France 5 : Présentation de l'émission C dans l'air du samedi 17 juin 2006. [archive]
    2.    ↑ Dailymotion : Vidéo de Tin-Tin tatouant Florent Pagny [archive]

//fr.wikipedia.org/wiki/Tin-tin





EN IMAGES. Chez Tin-Tin, ce tatoueur star
23 mars 2013

Bienvenue chez Constantin, alias Tin-Tin, tatoueur depuis 29 ans à Montmartre.
LP/Philippe Lavieille
    
Il suffit de se promener l'été sur la plage pour s'apercevoir que le tatouage séduit de plus en plus. Aujourd'hui, 10% de la population en France est tatouée. Le tatouage n'est plus seulement l'accessoire des stars, bien qu'ils soient souvent à l'origine des nouvelles tendances. Preuve de cet engouement, un salon lui est consacré ce week-end, au Centquatre, à Paris.

Pas moins de 10 000 personnes sont attendues.

L'idée de ce salon est venue de Tin-Tin, star des tatoueurs français. A 47 ans, installé depuis 29 ans à Montmartre (37, rue de Douai), l'homme aux bras bardés de tatouages est aussi le Président du SNAT (Syndicat National des Artistes Tatoueurs) et se bat pour les droits des tatoueurs, et contre les tatoueurs clandestins.

//www.leparisien.fr/laparisienne/societe/en-images-chez-tin-tin-ce-tatoueur-star-23-03-2013-2664837.php?pic=2#infoBulles1







Ces Français qui brillent à l’étranger : Tin-Tin
25/06/2013

Au pays du tatouage, on dit “regarde, j’ai un Tin-Tin”. C’est comme si un collectionneur d’art disait à un autre : “fais voir ton Van Gogh”. Artiste légendaire, personnage truculent, Tin-Tin est l’un des tatoueurs les plus connu et respecté au monde.
Dans son studio près de Pigalle, c’est le bordel. Il faut louvoyer entre clients et employés, ne pas se laisser distraire par les machines étranges qui interpellent l’œil novice et monter un étroit escalier pour atterrir dans l’antre du marqueur de peau. Affiches et photos envahissent les murs : des tatouages, une bite, des culs, des crânes, un poster de Louis de Funès. Un mec torse nu se repose sur un tabouret, le bras encore chaud, fraîchement tatoué. Virginie, une employée, monte et baisse son froc : “Tiens monsieur, Tin-Tin voulait que je te montre mon Freddie Mercury.” Le visage du chanteur des Queen est dessiné en haut de sa cuisse gauche, en noir et blanc, superbe.
Le maître des lieux règne sur son petit monde, vanne à la pelle, rit beaucoup. Jean, tee-shirt noir, il est imposant, charismatique, grossier, et sympa. C’est un personnage de roman. Pour de vrai. L’écrivain française Ann Scott l’a croqué dans son ouvrage Superstars en 2000 :
“Il avait un pur truc de frimeur avec ses petites lunettes de soleil toujours calées à mi-chemin de son front, à tatouer toutes les célébrités et à être en photo partout mais quand on le connaissait, c’était juste un mec généreux qui aimait vous embarquer faire la fête avec lui”.
Tatoueur de stars, star des tatoueurs
Trente ans qu’il tatoue. “En France, on était 40 dans les années 80, on est 4000 aujourd’hui”. Tin-Tin fait partie des précurseurs, des premiers maîtres. Son style, entre hyperréalisme et japonisant, est réputé inimitable. Son carnet de commandes est rempli six mois à l’avance. Les célébrités se l’arrachent. De Jean-Paul Gaultier à Booba, de Virginie Despentes à Philippe Starck, de Joey Starr à Marc Jacobs, en passant par Valérie Damidot, ouais. Et encore, il assure ne pas pouvoir citer tout le monde, “parce que les plus grosses stars lui font signer des contrats de confidentialité.” En même temps, il dit :
“Tin-Tin le tatoueur de stars, ça me fait chier. C’est même pas 1 % de ma clientèle. S’ils viennent me voir, c’est que je suis un bon tatoueur, c’est tout. Et que je travaille avec les meilleurs, avec des tueurs”.
Il préfère parler du troisième Mondial du Tatouage qu’il a organisé en mars dernier, au 104 à Paris. Les deux premiers remontaient à 1999 et 2000. “Des évènements mythiques”, raconte Tin-Tin, “qui sont restés dans la mémoire collective”. L’année prochaine, il vise encore plus grand. Il a déjà réservé la Grande Halle de la Villette, pour accueillir les meilleurs tatoueurs du monde entier. Des potes pour la plupart. “Dans les années 90 je voyageais beaucoup, je travaillais en guest dans des studios à New-York, Tokyo ou Montréal. Même pendant les vacances, j’allais voir d’autres tatoueurs. Ils m’emmenaient dans leurs bars, dans leurs boîtes…”
Il bourlingue moins aujourd’hui mais apprécie “le tapis rouge dès l’aéroport, l’assistant, le traducteur et l’appart déjà prêts”.  Il dit : “Même au Brésil – où je n’ai jamais mis les pieds – je suis un demi-dieu”. On repense au “frimeur” dépeint par Ann Scott. Il redevient modeste :
“J’ai quand même moins de gens qui viennent de l’étranger. Les temps ont changé, des mômes sont arrivés, maintenant il y a de très bons tatoueurs partout”.
N’empêche, pour Dimitri, autre tatoueur réputé basé à St-Germain-en-Laye : “Pour un amateur de tatouage qui vient à Paris, le studio de Tin-Tin, c’est le passage obligé. La Tour Eiffel”.


//www.lesinrocks.com/2013/06/25/actualite/ces-francais-qui-brillent-a-letranger-2-tin-tin-11404950/






Tin-Tin - Vis ma vie de tatoueur
Samedi, 16 Mars 2013

Anticipant le Mondial du Tatouage qui aura lieu les 22, 23 et 24 mars à Paris au 104, Brain est parti à la rencontre du tatoueur le plus connu de France (PACA et Corse comprises) : Tin-Tin. Malgré ses airs de brute épaisse, le fait qu’il n’aime pas les tatouages de Rihanna et son amitié avec Florent Pagny, le «tatoueur star» s’avère être un chic type. Il nous a parlé de sa vision du métier, de la conférence de Yalta, de ce qui motive quelqu'un à tatouer 56 étoiles sur le visage d'une jeune fille et nous a livré quelques anecdotes sur des clients à l'hygiène quelque peu... alternative.
L’interview se déroule à l’étage de l’atelier de Tin-Tin à Pigalle ; on s’installe au milieu de la grande pièce, entre une tatoueuse qui zone sur Facebook et un tatoueur qui tape la discute à une cliente. A côté de nous se trouve une jeune femme - qu’on croirait tout droit sortie d’un porno et qu’on a envie d’appeler Sabrina, même si on ne saura sans doute jamais son prénom - entièrement nue qui trône lascivement sur un fauteuil pour mieux se remettre de son tatouage sur toute la croupe. Elle reste là tout le long de l’interview, elle veut nous écouter «sagement» nous dit-elle. Ambiance.
 Tu as souvent déclaré que tu ne te considères pas comme un artiste…
Tin-Tin : Ce n’est pas à moi de me considérer comme un artiste. Etre un artiste, c’est une chose tellement vague. Si être artiste, c’est Boltanski au Grand Palais, et ben je suis content de ne pas être artiste, tu vois ? «Artiste», c’est vraiment un mot à mettre entre guillemets.  Est-ce que je suis un artiste ? Ce n’est pas à moi de le dire. L’histoire jugera ! (Rires)
 J’ai lu que tu as été prof de plongée, danseur et comédien. C’est vrai ?
(Tin-Tin est en fou rire, ndlr ) Il y a du vrai et du pas vrai. Disons qu’il m’arrive de dire de grosses conneries pendant des interviews, mais c’est souvent quand le journaliste est mauvais, quand je le vois débarquer avec sa petite liste de questions qu’il a posée sur ses genoux et qu’il tient absolument à te poser coûte que coûte, sans même écouter tes réponses. Du coup, je m’emmerde souvent : par exemple, j’ai déjà dit que j’étais champion du monde de tango, ou que c’est Dalida qui m’a appris à tatouer. (Rires) J’ai même fait une interview à Montmartre sur sa tombe, je te jure !
 Comment es-tu devenu tatoueur ?
En me faisant faire des tatouages, tout simplement.
 Tu pensais que tu pouvais faire mieux que le tatoueur en question ?
Tout à fait. A l’époque où j’ai commencé le tatouage, il y avait des tatoueurs assez médiocres dans l’ensemble. J’ai rapidement eu l’impression que je pouvais faire mieux. Quand t’as envie de te jeter sur la machine à tatouer, c’est que clairement, tu es fait pour ça.
 C’était quoi, ton premier tatouage ?
C’était un tatouage avec un serpent, un truc assez classique.
 Qu’est-ce qui t’a plu dans cette profession ?
Le côté artistique, le fait de faire de la peinture sur les gens au lieu de le faire sur des toiles. Tout est une affaire de goût : tu peux admirer ton voisin qui peint le dimanche et mépriser les gens qui sont dans des musées. Moi, Soulages, je lui chie dessus - si c’est ça l’Art, alors tu ne m’appelles pas un artiste !
 Avant, le tatouage était assez marginal ; désormais, c’est rentré dans les mœurs. Tu l'expliquerais comment ?
Il n'y a pas d'évolution vraiment notable dans l'attitude des tatoueurs et des tatoués, si tu veux. On note cependant que le nombre de tatoueurs en France a explosé depuis trente ans. Les gens qui se font tatouer ont toujours été issus de toutes les couches de la société, tu sais : il y a toujours eu des rois, des reines, des flics et des voyous. C’est vrai qu’à une certaine époque, c’était plus le cas de marins et de voyous, mais il y avait aussi des gens «bien sous tous rapports».
Tu connais l’anecdote de la conférence de Yalta où de Gaulle n’était pas là ? Certains disent qu’il était absent parce que tous les autres chefs d’Etat présents étaient tatoués. Tous : Roosevelt, Churchill, Staline. Tous, sauf lui ! (Rires). Staline avait une tête de mort, Churchill avait un blason avec des armoiries, Roosevelt avait un truc des US Marines, je crois.
 En trente ans, quels changements dans le monde du tatouage as-tu constaté ?
Le nombre de tatoueurs a dû être multiplié par 30 ou 40. Quand j’ai commencé, il y avait un tatoueur dans chaque grande ville, et peut-être 5 ou 6 à Paris. En France, il y a aujourd'hui 3500 tatoueurs en boutique. Après, il faut faire attention aux 10 000 autres qui tatouent dans des cités, sans aucune norme d’hygiène et qui n’en ont rien à foutre de faire les choses correctement ou proprement. Enfin, je ne vais pas me plaindre, parce qu’à cause de leurs conneries, j’ai plein de commandes pour réparer tout ça !
 Tu peux te payer le luxe d’accepter et de refuser des clients, alors comment les choisis-tu ?
C’est un luxe, c’est vrai, mais je préfère me donner à fond pour un projet qui m’intéresse vraiment. Certains tatoueurs ont leur carnet de commandes pré-rempli pour les six mois à venir, mais moi, je préfère aller au coup de coeur. Comme je dois faire face à plein de demandes, je dispose effectivement de ce luxe de pouvoir sélectionner les projets. Déjà, une certaine sélection s’opère naturellement, avec ceux qui veulent bien attendre six mois pour se faire tatouer. Ceux-là, je les choisis d’avance, parce que ça veut dire qu’ils veulent vraiment se faire tatouer par moi. Après, il y a des choses que je n'ai pas envie de faire : le tribal par exemple, ou les petites étoiles à la con à la Rihanna ou à la Gisèle Bundchen, ça c’est pas ma came, tu vois. Je suis dans le japonisant et dans l’hyperréalisme, moi.
 Est-ce que le fait d'apprécier humainement un client peut être un critère de choix ?
Oui, c’est préférable, mais bon, tu n’es pas non plus obligé d’être meilleur ami avec la personne en question. Bon, quand tu dois tatouer tout un dos et que tu passes la journée avec la personne, c’est quand même plus agréable de pouvoir être à même de rigoler avec elle. Il ne faut pas non plus s’arrêter à la première impression : parfois, tu te dis que tu ne sens pas la personne, et en fait, elle s’avère être super sympa, et vice-versa. D'une manière générale, je peux dire que j’ai une clientèle assez sympa, j’ai de la chance. Mais le pire, c’est les gens qui puent.
 Ah. Tu as déjà viré des personnes de ton salon pour cause de puanteur ultime ?
Oui ça m’est déjà arrivé : «la prochaine fois, tu vas prendre une douche, t’es gentil». Il y a des gens qui ont vraiment une hygiène douteuse, quoi. Il m’est arrivé pire, même…
 Genre quoi ?
Des gens qui viennent se faire tatouer et qui ont juste le cul plein de merde ! Et là, t’es obligé de renvoyer la personne chez elle, quoi, c’est pas possible. En trente ans de carrière, j'ai assisté à des trucs cocasses. Tu vois de tout : des mecs qui arrivent en costume et qui se désapent, et en-dessous, le mec est en porte-jarretelles... Je t’assure, tu vois de tout ! Tu rentres dans l’intimité des gens.
Tu es devenu une star à part entière, alors en quoi te distingues-tu des autres tatoueurs ?
Peut-être que je suis différent parce que je fais de beaux tatouages ? Après, plein de gens font de beaux tatouages, mais moi, je suis là depuis trente ans. Ca aide à avoir de la renommée. J’ai commencé avec le portrait, j’ai été l’un des premiers dans le monde à le faire - du coup, tu acquiers plus facilement une certaine reconnaissance et une réputation.
Que penses-tu de Rouslan Toumaniantz, qui a récemment tatoué le visage entier de sa copine, et qui s’était déjà fait connaître en 2009 pour avoir avoir tatoué 56 étoiles sur le visage d’une jeune fille nommée Kimberley ?
Ce mec est un abruti : je le connais bien, et je peux te dire que c’est un abruti. Il se faisait tatouer chez moi avant d’être un abruti. Mais le pire c’est qu'en fait, il n'est pas totalement un abruti - le mec te bat aux échecs sans même regarder l’échiquier. Il est donc très intelligent, mais il est complètement timbré. Avant, c’était un mec tatoué de partout, certes, mais qui n’était pas extrême. Aujourd’hui il l’est, et son but est de tatouer des gens encore plus abrutis que lui. Là, il a tatoué cette fille sur tout le visage alors qu’en plus elle était plutôt mignonne ; c’est vraiment un gros con. Cette fille n’avait même pas de tatouage auparavant, sa grande première, c’était sur la gueule. T’imagines ? En même temps, c’est bien fait pour sa gueule, non ? Il faut être con pour accepter de faire ça. En revanche, la malheureuse fille avec les étoiles, elle ne doit pas être très intelligente, mais elle a dû se laisser influencer par cet abruti. Un tatoueur ne devrait pas faire ça.
Ca ne veut pas dire que je ne tatouerai jamais personne sur le visage, mais il faut que ce soit quelqu’un qui soit tatoué partout ailleurs, et qui ait un certain âge. Bon, après, je t’avoue que j’ai déjà tatoué une femme dans le cou, et c’était bien son premier tatouage : mais bon, elle avait 54 ans ! (Rires)
Ce Rouslan est un jusqu'au-boutiste qui, je pense, se venge sur les personnes qu’il tatoue. Je l’ai envoyé chier sur internet en lui disant de ne plus me parler, et en lui disant très clairement qu'il était un gros connard. Il n'y a plus de discussion possible avec un mec pareil - il en fait une aventure sociologique de tatouer tous les cons sur le visage, en se disant que s'ils sont assez cons pour l'accepter, c’est qu’ils le méritent. Il tatoue tous les gens qu’il peut sur le visage : c’est toujours des jeunes personnes et c’est toujours moche. Il essaie de justifier sa démarche avec une certaine philosophie, mais elle ne tient pas la route.
 En somme, c’est un pervers...
Oui, je pense que c’est un pervers narcissique, c’est une maladie quoi. Il est manipulateur, il veut pourrir la vie des gens. Il y en a qui sont serial killer, lui c’est un serial killer du tatouage. Je n’ai aucun respect pour ce mec-là.
 Tu as déjà eu des demandes improbables que tu as refusées ?C’est assez rare. J’ai quasiment trente ans de carrière et au final, on ne m'a pas vraiment demandé de trucs particulièrement fous.
 Quel est ton rôle au sein du mondial du tatouage ?
Mon rôle est d’offrir à Paris l’opportunité de se réunir avec tout ce qui se fait de mieux au monde. C’est du jamais-vu en France. Il y aura les anciens, les moins anciens et la nouvelle garde.
Tu aurais des noms à nous donner ?
Tim Kern, Volko Merschky, Victor Portugal, Jack Rudy (qui est une légende du tatouage et qui a commencé avant moi), Ami James qui est très bon (même s'il a participé à l’émission de téléréalité Miami Ink), Mike Davis qui est pour moi un peintre incroyable - on dirait du Bruegel. Je sais pas s'ils sont des chouchous, mais c’est ce qui se fait.
 Tu as tatoué pas mal d’acteurs et de chanteurs. Y-a-t-il des gens dont tu admirais le travail ?
C’est une bonne question. Non, il n’y a pas vraiment de gens que j’admirais particulièrement ; en revanche, il y a de des gens que tu trouves sympa a la télé, et en vrai ils sont chiants (et vice-versa). J’ai pas mal changé d’avis sur bon nombre de personnes en les rencontrant, et aussi en me liant d’amitié avec des gens dont je n’étais pas particulièrement fan du travail.
 C’est  arrivé avec qui, par exemple ?
Avec Florent Pagny, c’est devenu un bon copain à moi. Je le tatoue depuis presque vingt ans.
 Y a-t-il un tatouage en particulier dont tu es le plus fier ?
Le dernier : celui de la jeune femme ici présente.


Propos recueillis par Sarah Dahan
//www.brain-magazine.fr/article/interviews/13428-Tin-Tin---Vis-ma-vie-de-tatoueur







Les tatouages vont-ils perdre leurs couleurs ?
Publié le 26-12-2013

Par Le Nouvel Observateur

Un arrêté ministériel prévoit l'interdiction de colorants présents dans certaines encres de tatouage, à défaut d'une preuve de leur innocuité. Une mesure qui inquiète les professionnels.

Les produits de tatouages ont un statut spécial qui ne rentre pas dans la catégorie des cosmétiques. Ils sont considérés comme des "procédés invasifs et au long cours", réglementés par une législation particulière.
Grosse frayeur pour les tatoueurs. En 2014, ils risquent de se voir interdire la couleur.
En cause, un arrêté du ministère de la Santé, publié en mars à la demande de l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM), qui bannit 59 colorants sur 153 utilisés dans les encres de tatouage "pour des raisons de sécurité".
Plutôt prévenir que guérir, estime en effet l'ANSM qui n'a pas "de données suffisantes à ce stade pour s'assurer de leur innocuité".
C'est dans ce contexte qu'une audition devait avoir lieu mercredi 27 novembre à l'Assemblée nationale entre le Syndicat national des artistes tatoueurs (SNAT) et le député socialiste de l'Isère Olivier Véran.
Les professionnels sont en sursis jusqu'au 1er janvier, afin que "de nouvelles analyses toxicologiques soient menées sur les pigments incriminés", précise Tin-Tin, président du SNAT, mais ils espèrent tout de même convaincre le gouvernement du "mal fondé" de la mesure.
"Allergisantes ou sensibilisantes"
Les produits de tatouages ont un statut spécial qui ne rentre pas dans la catégorie des cosmétiques. Ils sont considérés comme des "procédés invasifs et au long cours", réglementés par une législation particulière.
Dans un communiqué publié en janvier 2013, le Syndicat national des dermatologues avait estimé que "les encres de tatouages étaient dangereuses pour la peau" car elles contiennent notamment "des métaux toxiques" ainsi que des types d'hydrocarbures, dont "la plupart sont cancérigènes".
Il avait alerté sur les "réactions allergiques" et "les risques liés aux problèmes de peau préexistants" tels que le psoriasis ou le vitiligo en recommandant aux personnes qui en souffrent de ne pas se faire tatouer.
Interrogée sur leur possible caractère cancérigène, Cécile Vaugelade, directrice adjointe de la direction des dispositifs médicaux thérapeutiques et des cosmétiques à l'ANSM a déclaré : "a priori non, elles sont plutôt sensibilisantes ou allergisantes et si des études montraient leur sécurité, on pourrait se reposer la question de l'interdiction".
En attendant, les professionnels des dragons, des papillons et des motifs tribaux craignent que cette mesure ait leur peau. "70 à 80% du chiffre d'affaires qui va disparaître au 1er janvier" s'inquiète dans cette vidéo Rémi, du salon de l'Encre Peau à Valréas.

D'autant qu'au regard des intéressés, la peur n'implique pas le danger : "Neuf encres de couleur sur dix utilisées sont concernées alors qu'il s'agit d'un principe de précaution et qu'aucun problème particulier n'a été constaté sur les personnes tatouées", a déploré mercredi Grenouille, secrétaire du SNAT.
Ils y voient aussi une incohérence.  
On nous fait le coup du principe de précaution alors qu'on continue à vendre du tabac cancérigène !", s'insurge aussi Tin-Tin, président du  SNAT. "Si l'arrêté est maintenu, ce sont tous les tatoueurs professionnels qui risquent de devoir fermer boutique au profit de tatoueurs clandestins qui officient à domicile et sans aucune précautions sanitaires et qui s'approvisionnent en pigments en Chine mais ne sont jamais inquiétés", prévient-il, bien décidé à faire reculer le gouvernement.
Selon Tin-Tin, les 3.500 à 4.000 tatoueurs professionnels, déclarés dans l'Hexagone, utilisent "des pigments qui sont fabriqués à l'étranger mais étiquetés et vendus en France et parfaitement tracés".
Une loi française en décalage avec l'Europe
En outre, "ces pigments qu'on veut nous interdire ici, ne le sont pas dans le reste de l'Europe", déplore le tatoueur, en soulignant "la complexité" de la législation française en vigueur et la difficulté d'harmoniser les législations européennes. Rémi dénonce une loi "allant à l'encontre des décisions européennes". Pour lui, "tous les autres pays vont pouvoir utiliser la couleur, sauf les Français".
D'ici au 1er janvier, "de nouvelles analyses toxicologiques" doivent être "menées sur les pigments incriminés" ajoute Tin-Tin.
Si l'interdiction devait être maintenue, "les tatoueurs devront bannir les couleurs ou passer les frontières", prévient Grenouille, la secrétaire du SNAT, indiquant qu'il n'existe pas actuellement de fabricant d'encres de couleur pour le tatouage en France.
Afin de "défendre les couleurs du tatouage", Jim Appay, le fondateur du site Tattoolifestyle, a mis en ligne une pétition, déjà signée par plus de 111.000 personnes, et notamment soutenue par Pierre Jarlier, sénateur du Cantal.
Selon un sondage, cité par les initiateurs du Mondial du tatouage organisé à Paris au printemps, 10% des Français sont tatoués aujourd'hui, dont 20% des 25-35 ans.


//tempsreel.nouvelobs.com/societe/20131127.OBS7102/les-tatouages-vont-ils-perdre-leurs-couleurs.html






Tin-tin. Tatoo bon
 21 mars 2013


PORTRAIT


Chéri des stars, cette référence française du tatouage mélange gros bras à crédibilité et créativité artistique.
Tout ce que vous allez lire est censément vrai. Ce qui n’était pas gagné en sortant de la boutique Tin-Tin Tatouages, à deux pas du Moulin-Rouge. Le maître des lieux, «tatoueur des stars», et initiateur du Mondial du tatouage qui s’ouvre aujourd’hui pour trois jours au CentQuatre à Paris, y recevait, tout en continuant à user de son dermographe pour remplir une tête de mort de geisha sur un dos. Les phalanges du tatoué, devenues blanches à force de serrer les poings de douleur…
Tout ce que vous lisez est vrai, mais vu le flot de carabistouilles que nous a servies le Tin-Tin en question, plus ours tendance biker que gringalet en culotte courte, on savait qu’il faudrait faire le tri. Parce que le monsieur, connu sur la scène internationale depuis près de vingt ans pour ses encrages de peau japonais et réalistes, ses collaborations avec Givenchy, Jean Paul Gaultier, ses tatouages de Marc Jacobs, Lio, JoeyStarr («les VIP, c’est ma pub gratuite»), pratique l’autocom avec une agilité roublarde.
Au cas où l’on prendrait pour parole d’évangile les encyclopédies en ligne, Tin-Tin aurait pu naître au Chili, à Concarneau («parce que Chili-Concarneau»),mais on retiendra plutôt l’option moins déconnante «banlieue parisienne». Pour l’âge, on est à peu près sûr : «Disons, 47 ans.» Origines familiales : ça se complique. A certains, il a servi que ses parents étaient des profs de tango qui l’obligeaient à danser et que, comme il détestait ça, il s’était fait tatouer sur les bras très jeune, pour être éliminé d’emblée des concours. Il rit. Situation familiale : père de trois enfants, «mais pas de la même femme, faut savoir se renouveler», dingue de sa «fiancée». D’autres anecdotes, quelques bobards, encore. Et de justifier : «Ce qu’il y a de fondamental, rigoler.»
La version officielle, il nous la distille truffée d’anecdotes très pote-pote («j’ai pris vingt putain de kilos depuis que j’ai arrêté de fumer»). Et nous fait même l’honneur de nous montrer son magnifique poisson dorsal - de la nuque au haut des fesses - tatoué par Filip Leu, un autre pape du genre. Son récit sera interrompu par les blaguasses de collègues tatoueurs, les questions de Ninie, «mon bras droit et ma tête gauche», les allers-retours de la progéniture aux allures de gazelle en Abercrombie et Chanel : Tara (16 ans), Asia (11 ans) et Gaston (5 ans).
Au final, ça donne ça. Au service militaire à Berlin, dans les années 80, Tin-Tin se fait la main sur des bidasses. De retour en France, il a «l’opportunité de reprendre une boutique» à Toulouse et, là, le succès «vient tout seul», parce que c’est une petite ville, que les réputations s’y font vite. Il remonte à Paris, s’installe rue Saint-Sébastien, avant que le quartier devienne le spot d’une culture underground. Fonde en 2003 le Syndicat national des artistes tatoueurs (Snat). A «sûrement» encore quelques ennemis mais se veut serein.
Alors d’accord, on a entrevu l’homme qu’on nous avait décrit, «généreux» sans aucun doute, avec un côté «chevalier et aristocrate» (dixit Philippe Starck), «rigoureux et entier» (selon Piero, tatoueur et coorganisateur du Mondial). On a apprécié son talent «connu sur la moindre petite île à l’autre bout du monde», selon Jérôme Pierrat, rédacteur en chef de Tatouage Magazine.
Pourtant, quelque chose dit que Tin-Tin, avec son physique de bûcheron canadien et son regard malin, n’est pas uniquement un tatoueur de talent en appui sur une éthique sanitaire en béton. Qu’il a d’autres arguments bien rangés sous sa peau de crocodile qui pourraient expliquer sa longévité dans le métier. Et comme l’homme «ne fai[t] pas de psychologie», nous voici le resituant dans son microcosme.
Avant les eighties, l’encrage de peau se pratique au sein des tribus urbaines. Tout marlou qui se respecte se fait marquer d’une Harley ou d’un berger allemand. C’est moche, mais ça fait bad boy. Et il faut être sacrément motivé pour simplement entrer dans la boutique d’un tatoueur, où des gars qui squattent là, clope au bec et pack de Kro sur les genoux, vous regardent de traviole. Création zéro, on reproduit les mêmes «flashs», des crobards livrés en planches avec le dermographe.Chez l’emblématique Marcel, rue Legendre à Paris, il apprend les bases du métier, potassant par ailleurs des bouquins d’art («Michel-Ange, Raphaël…») et des BD. Plus tard, Jean Paul Gaultier, Vivienne Westwood et, dans un autre genre, William Sheller s’intéressent au tatouage. C’est le début des années 90, et Tin-Tin tatoue déjà des portraits de Bob Marley ou de Coluche. Il est «l’un des premiers au monde à être connu pour son graphisme», explique Pierrat. Dans ce microcosme en expansion - 15 tatoueurs en France dans les années 80, 2 000 officiels aujourd’hui - il est la référence française absolue, celui que Envoyé spécial interviewe dès 1992 dans un docu sur le sujet.
Avec la renommée vient l’argent, bien sûr, même si c’est plutôt Swatch pour qui il dessine trois montres qui lui permettent de payer son coupé Mercedes, que les 200 euros de l’heure qu’il prend pour vous encrer la peau - un tarif honnête au regard de la qualité des pièces produites. Forcément, un tel succès attise les jalousies. On le déteste parce qu’il est «très content de lui», dit-on en off. Qu’il a «une grande bouche» et «besoin de sa cour». Son côté «leader» irrite, surtout depuis qu’il a fondé le Snat, proposant une charte d’hygiène et bataillant pour des conditions de travail acceptables.
Mais n’allons pas imaginer que l’homme est un tendre contrarié. «Dans les années 80, raconte Pierrat, il traînait vers Malakoff en blouson noir, houppette et Creepers. C’est d’ailleurs de là que lui est venu son surnom. A l’époque, c’était la castagne, et il en a fracassé quelques-uns.» Ce que confirme l’intéressé : «J’ai l’avantage de faire 125 kilos pour 1,83 m. Je ne crains personne.»
Voilà qui esquisse une crédibilité en ombre au personnage. On est enfin sorti de «Tin-Tin au pays des Oui-Oui tatoués» et l’homme prend une envergure sérieuse dans l’esquisse de ses zones obscures. «Il est entre deux cultures, explique Pierrat. Il vient de l’univers des tribus à l’ancienne, avec tout le folklore des grandes gueules et des gros bras. Et, en même temps, il s’est toujours intéressé à l’art et a toujours bien dessiné, ce qui le rapproche de la génération des années 90 qui vient d’abord du street art puis des écoles d’art.» Un parcours qui explique son maintien dans le top 20 des 80 000 tatoueurs officiels au monde.
Et être star, ça protège aussi, non ? «Pas sûr que je vivrais bien de redevenir anonyme», concède-t-il. Et d’évoquer le jour du mariage de Philippe Starck, en 2007, où il tatoua, devant un parterre de VIP, un point sur le poignet des mariés en guise d’alliances. «On s’est bien marré ce jour-là !» Ah oui : revenir aux fondamentaux.
Tin-Tin en 6 dates
1965 Naissance. 
1984 Premiers tatouages au service militaire. 
1986 Tatoue en Californie. 
1992 Installation à Paris.2003 Création du Syndicat national des artistes tatoueurs (Snat). 22 au 24 mars 2013 Mondial du tatouage au CentQuatre, à Paris.


Stéphanie ESTOURNET

//www.liberation.fr/societe/2013/03/21/tin-tin-tatoo-bon_890332






Interview de Tin-Tin de Paris
Eléonore Quesnel  le: février 03, 2013


Tin-Tin, qui a commencé à tatouer en 1984, fait partie des éclaireurs qui ont balisé le chemin du tatouage en France. Toujours au top dans ses spécialités (le japonais et le réalisme), le tatoueur le plus célèbre de l’Hexagone est à la tête d’une écurie d’excellents artistes sur laquelle il veille au grain avec bienveillance, dans son studio homonyme à deux pas du Moulin Rouge parisien (9ème arrondissement). En plus de son travail quotidien à la boutique, il assume la présidence du SNAT et ressuscite en 2013 le mythique Mondial du Tatouage (lire notre compte-rendu ici). Et répond à nos questions en toute décontraction et sans langue de bois, tout en continuant à piquer une manche japonaise. Entretien avec un homme décidément multitâches.

Tu as commencé à tatouer au milieu des années 80. Comment as-tu vu l’évolution du tattoo, concernant le matériel, l’esprit, etc. ?
Je suis un réac du tatouage. (Il marque une pause, réfléchit). En ce qui concerne le matériel, il n’a pas tant changé que cela. Avant, c’était très dur de s’en procurer, il fallait être intronisé… Je suis autodidacte, et avant, il fallait apprendre à se débrouiller seul, alors qu’aujourd’hui, on peut commander les machines et les encres, sur Internet, et les recevoir chez soi deux jours plus tard. Mais il y a beaucoup de pigments et de machines de mauvaise qualité !
« Dire que c’était mieux avant est un raccourci et je ne le ferai pas »
En ce qui concerne l’esprit, je trouve qu’aujourd’hui il y a beaucoup d’abus, car on peut devenir tatoueur plus facilement : si ces gens-là avaient voulu commencer il y a vingt-cinq ans, ils n’auraient jamais réussi à devenir tatoueurs. Maintenant, il y a de très bons tatoueurs mais aussi des surestimés, comme Fuzi, dont tout le monde parle car il a tatoué Scarlett Johansson ! C’est comme pour l’art contemporain, avec Annette Messager ou Boltanski et ses tas de vêtements au Grand Palais… Maintenant, l’art, ce n’est plus ce qu’on fait, c’est ce qu’on en dit… Donc il y a autant de bons tatoueurs que de mauvais : les gens ont le choix. Avant, il n’y en avait qu’un ou deux par ville. A Toulouse, où j’ai commencé, nous n’étions que deux, et aujourd’hui, il y en a des dizaines ! Mais dire que c’était mieux avant serait un raccourci et je ne le ferai pas. Tout cela, c’est la rançon de la gloire : je fais partie de ceux qui ont tout fait pour que le tatouage se popularise, avec le SNAT, en parlant aux médias… Comme pour tout, il y a le revers de la médaille.

Tu travailles un style particulier en ce moment ou tu continues d’alterner japonais et réalisme ?
J’ai toujours donné dans le réalisme. A un moment, j’avais arrêté de publier des photos de mes boulots réalistes, pour que les gens arrêtent de ne me demander que ça. Et ça a marché. Après, j’en ai publié de nouveau : là, les gens se souviennent soudain que tu sais en faire ! Sur Internet, on peut publier ce que l’on veut ; et avec ces nouveaux médias, des gens débarquent de nulle part, montrent de superbes boulots et se font connaître.

Toi qui es très sollicité, comment choisis-tu les projets sur lesquels tu travailles ?
Je ne me pose pas en grand décideur, mais lorsque l’on a quatre ou cinq mois d’attente, on doit choisir, et j’ai la chance de pouvoir le faire. C’est un luxe. Je choisis les projets qui me conviennent le plus, qui correspondent à mon style… Mais aussi les gens qui m’ont l’air le plus sympa ! Si quelqu’un me paraît antipathique, je ne vais pas avoir envie de passer trente heures à le tatouer. La sélection se fait naturellement, au feeling : il faut rigoler, ne pas se prendre la tête. Les clients qui ont les lèvres pincées feraient mieux de ne pas venir me voir, ils risqueraient d’être déçus ! Il faut que le tatoueur convienne au client et vice-versa.

As-tu le sentiment d’avoir encore des défis à relever, des choses à apprendre, ou maintenant c’est toi qui apprends aux autres ?
On apprend toute sa vie, et j’espère que je progresse. Je pense faire des choses plus jolies maintenant qu’il y a quelques années. Je n’ai jamais pensé en termes de « défis »… J’ai voulu tatouer pour faire de beaux tatouages.
Quant à apprendre aux autres… Transmettre, c’est toujours plaisant. Si tu peux être le maître d’une certaine école, avoir une batterie de tatoueurs qui s’inspire de ton style et te demande des conseils, ça fait plaisir.
« Lorsque l’on transmet, on apprend aussi »
En ce moment, nous accueillons Ti Raf et Alix Gé comme guests permanents à la boutique. Ils viennent ici pour progresser. Je leur donne des conseils et leur montre des techniques. Mais parfois, c’est moi qui fais des tatouages old school, et eux qui me donnent des conseils ! La dernière fois j’ai piqué un dessin de Ti Raf dans le style d’Alix, et elle m’a dit : « Je n’aime pas la bouche, tu devrais plutôt la faire comme ça » et m’a aidé à la redessiner. Ça va dans les deux sens ! Lorsque l’on transmet, on apprend aussi.

Qu’est-ce qui t’a décidé à ressusciter le Mondial du Tatouage, plus de dix ans après les premières éditions ?
Beaucoup de gens m’ont dit : « Il faut que tu le refasses ». Dans l’inconscient collectif, le Mondial du Tatouage était resté comme la meilleure convention de tous les temps ! Et ce n’est pas moi qui le dis. Je me suis associé à la bonne personne, qui m’a convaincu de continuer à organiser la convention lorsque je voulais laisser tomber.

Tu as la liste définitive des tatoueurs ?
Oui, mais nous ne les avons pas encore tous annoncés ! Il y a de gros noms qui vont sortir dans les semaines à venir… Car si l’on révèle la liste des 270 tatoueurs d’un seul coup sur Facebook, ça ne fait pas monter la sauce ! Ce qui fait aussi que les gens continuent de nous envoyer leur book pour participer au Mondial, alors que nous sommes complets depuis des mois.
« Pour le Mondial du Tatouage, nous allons faire quelque chose de différent »
Il y aura Mikes Davis, Jack Rudy, Hanky Panky, Paul Booth et des tas d’autres légendes au même endroit… A part la convention de Londres, je ne vois pas qui a fait mieux que nous concernant le plateau des tatoueurs ! Nous allons faire quelque chose de différent, avec des présentateurs différents (comme Sophie Favier, une amie), et des groupes qui n’ont rien à voir avec du rockabilly de seconde zone, comme les Burning Heads et Les Producteurs de Porcs, le groupe officiel de Groland. Donc l’entrée à 30 euros, au vu de l’affiche, ce n’est rien. De toute façon, les gens ne sont jamais contents : on nous a critiqués car l’entrée est gratuite pour les moins de 12 ans ! « Ah, il va y avoir plein de poussettes alors ! »

Est-ce que tu en as assez parfois d’être une sorte de porte-parole officiel des tatoueurs français ?
Si j’en ai assez ? Oui… Mais avec le SNAT (syndicat national des artistes tatoueurs), nous sommes le seul syndicat en Europe à revendiquer plus de 900 membres. Les autres pays européens n’ont pas ne serait-ce que 10 % de nos effectifs. Nous sommes d’ailleurs en pourparlers pour mettre en place un syndicat européen… Oui j’en ai assez, mais je vois les résultats : si je ne l’avais pas fait, les conventions seraient interdites et on nous aurait imposé des règles d’hygiène dignes d’un bloc opératoire. Certaines personnes pensent que c’est moi qui ai imposé un stage de formation aux règles d’hygiène pour les tatoueurs et me le reprochent, alors que nous avons réussi à limiter cette formation à 20 heures seulement ! Tandis qu’en Italie par exemple, le stage est beaucoup plus long…
Présider le SNAT est une travail bénévole et je le fais pour la cause. Comme je passe à la télévision, certaines personnes me détestent et d’autres non… L’Europe entière nous envie le SNAT, ça fait plaisir, et il est de notoriété publique que nous avons eu des résultats. Donc les critiques sont un peu épuisantes… Comme disaient les Beatles, « All you need is love » !

On t’a vu dans « Dépression et des potes » d’Arnaud Lemort, tu vas continuer d’apparaître au cinéma ?
Si on me propose des rôles, pourquoi pas, mais je ne cours pas les castings ! J’ai aussi fait une apparition récemment dans « Mais qui a re-tué Pamela Rose ? ». J’ai tatoué Kad (Merad, ndlr) il y a vingt ans, quand il passait sur l’antenne de Ouï FM… Cette année, je conçois aussi un t-shirt pour le PSG, des montres pour Swatch, des assiettes pour Animal Fabuleux… Parce que l’on me le demande, et ça m’amuse de le faire. Au cinéma, on me fait jouer mon propre rôle, c’est plutôt flatteur ! Dominique Farrugia voulait me faire jouer un cuisinier. Je devais aussi tourner dans un épisode de « PJ » il y a longtemps, mais le tournage devait durer trois semaines, je ne pouvais pas m’absenter du shop aussi longtemps… C’est amusant, mais je suis tatoueur, pas acteur !


Tin-Tin Tatouages
37, rue de Douai
75009 Paris
Tél. : 01 40 23 07 90


//tattoo-republic.fr/tin-tin-de-tin-tin-tatouages/






Tin-Tin au pays des tatoueurs
Par Géraldine Dormoy, publié le 24/08/2009


Les tatouages intriguent et séduisent une clientèle de plus en plus large. Tin-Tin, le célèbre tatoueur de Pigalle, nous a ouvert les portes de son studio.
"Montez l'escalier rouge, il vous attend." On monte l'étroit escalier d'un pas mal assuré, légèrement excité à l'idée de pénétrer dans l'antre de l'un des maîtres du tatouage. Arrivé en haut, on n'est pas déçu: sur la droite, un jeune homme se fait tatouer la poitrine en frémissant, couché sur un fauteuil comme on en voit chez le dentiste; sur la gauche, un type robuste à la mine pas facile fignole un dragon sur la jambe d'un autre courageux client. Les peaux sont vivement éclairées, le reste de la pièce baigne dans une semi obscurité.
Le type, c'est Tin-Tin. 43 ans, dont 25 passés à tatouer stars et anonymes à travers le monde. Une légende vivante qui déchaine les passions sur les forums internet. "On se dit tu, sinon ça va m'énerver" annonce-t-il d'emblée, jugeant probablement inutile de nous proposer un siège. Massif (104 kg pour 1,83m), torse nu, les bras recouverts de personnages que l'on devine fabuleux, il nous jauge de son oeil bleu glacier.

"Je suis tatoueur, j'ai pas grand chose à dire." L'entretien s'annonce laborieux. Pressé de questions sur ses débuts, il finit par concéder: "Je suis autodidacte. J'ai commencé par me faire tatouer, et puis je me suis procuré une machine à tatouer. Ca n'était pas facile à trouver à l'époque, il fallait avoir une adresse, obligatoirement à l'étranger, en Angleterre ou aux Etats Unis. T'avais une machine, t'étais tatoueur. C'était aussi simple que ça." Et après? Après, Tintin! Le bonhomme se referme comme une huitre: "Des histoires, j'en ai raconté tellement aux journalistes que j'ai pas envie d'en dire plus, de toute façon il n'y en a aucune de vraie."
Puisqu'il ne veut pas parler de lui, peut-il nous en dire un peu plus sur les personnes qu'il tatoue? "Non plus. Vous allez me demander qui se fait tatouer et ce qu'ils se font tatouer. Il n'y a pas de réponse, ce sont tous des cas particuliers. Des jeunes, des vieux, des femmes, des hommes se font tatouer des représentations picturales de tout ce qui existe sur terre. Voilà."  

Rachel, la manageuse, fait irruption dans la pièce, offrant un intermède salvateur. Le téléphone à la main, elle pose une question à Tin-Tin. Il l'envoie balader dans un anglais parfait. "Où donc avez-vous appris à parler anglais comme ça?" s'enquiert-on, l'air innocent. Il ne se donne pas la peine de répondre. L'espace de quelques secondes, on n'entend plus que les glaçantes vibrations de la machine pleine d'aiguilles de son collègue au travail.  
Tin-Tin n'appartient à aucune école. "Disons plutôt que plusieurs grands noms du tatouage ?américains, australiens, suisses...- sont ensuite copiés par des centaines d'autres tatoueurs dans le monde." Sous-entend-il qu'il est l'un d'entre eux? "J'en sais rien, je suis sûrement moins copié que ces gens-là." On lui signale que sur internet, des tas de gens le considère pourtant comme le meilleur. "Non, je suis pas le meilleur, il y en a qui sont aussi bons que moi" rectifie-t-il.  

Une chose est sûre: il ne se considère pas comme un artiste. "J'aimerais l'être juridiquement pour ne pas payer autant d'impôts qu'aujourd'hui, mais personnellement, ce n'est pas comme ça que je me vois." Il ne se perçoit pas plus comme un artisan: "Certains tatoueurs sont des artisans dans la mesure où ils se contentent de reproduire les dessins des autres. Ils savent tatouer, mais pas forcément créer. D'autres savent uniquement créer. Mais tatouer, ça n'est pas comme mettre de la peinture sur une toile. Une toile n'a pas mal, elle n'a pas de microbes, on ne fait pas de trous dedans. Un bon tatoueur doit aussi savoir prendre mille précautions avec le corps humain."
Ces précautions, alliées à un talent artistique certain, ont fait de Tin-Tin un tatoueur particulièrement prisé. Vous rêvez qu'il vous tatoue? Comptez trois-quatre mois d'attente... s'il accepte! "Je ne fais que des grosses pièces", explique-t-il la machine à la main, prêt à finir la patte de dragon commencée quelques heures plus tôt. Il vous en coûtera alors 200 euros de l'heure, ce qui ne veut pas dire grand chose: "Chaque tatoueur compte ses heures comme il l'entend. Moi, je compte uniquement l'heure de tatouage proprement dite. Quand je facture une heure, la personne a déjà discuté deux à trois heures avec moi de ce que nous allions faire."

Il passe tant de temps avec la personne qu'il tatoue qu'il préfère la choisir avec soin: "Quand certains arrivent avec des dessins intéressants et que le courant passe bien, je suis ravi d'accepter." L'argent, en revanche, est loin d'être un sésame. Tin-tin avoue avoir du mal avec "les pauvres petites filles riches qui se comportent avec toi comme si elles étaient chez Gucci. Je leur réponds que je ne suis pas un sac Prada accroché au mur. Qu'elles aillent se faire tatouer ailleurs."
La vision de ces jeunes filles gâtées qu'il éconduit sans prendre de gants lui arrache un rire sonore et enfantin. La mode actuelle des tatouages l'énerve-t-il? "Non. Ca n'est pas une mode, d'ailleurs. De plus en plus de gens viennent effectivement se faire tatouer, mais ça n'a rien d'éphémère. Un tatouage, une fois que c'est fait, c'est permanent." Non, ce qui l'ennuie plus, c'est le nombre de filles qui viennent se faire tatouer des étoiles et des mots, "tout ça parce qu'une ou deux actrices se sont fait tatouer une phrase dans le dos."

D'humeur soudain joyeuse, il se met à siffloter, puis demande à un collègue de chercher Ma plus belle histoire d'amour c'est vous sur Deezer. La voix cristalline de Barbara remplit la pièce. Enfin loquace, Constantin -son vrai prénom- nous apprend qu'il a été champion du monde de tango argentin, prof de plongée aux Caraïbes, acteur dans un épisode de PJ. On n'en demandait pas tant. Comme on tique sur ses talents de danseur, il surenchérit: "J'ai même dansé dans une pub Carambar!" Allons bon. "Tu vas voir, je suis sûr qu'elle est sur YouTube." En la regardant, on comprend enfin ce qu'il est : un gros dur au coeur tendre.
 
Vous hésitez à vous faire faire votre premier tatouage? Vous avez peur d'avoir mal? Vous souhaitez en savoir plus sur les règles d'hygiène dans les studios de tatouage? Le site du Syndicat National des Artistes Tatoueurs répond à vos questions ici.


//www.lexpress.fr/styles/mode/tin-tin-au-pays-des-tatoueurs_781916.html







LES INTERVIEWS TATTOO PASSION
 
TIN-TIN, tatoueur, Paris.

Entre deux vibrations de dermographe, TIN-TIN m'a consacré quelques minutes de son temps pour répondre aux questions que je mourrais d'impatience de lui poser... Grand prince, celui que les connaisseurs considèrent comme une légende vivante du bodyart, m'a fourni des photos exclusives de ses derniers travaux spécialement pour TATTOO-PASSION ! Encore merci à toi TIN-TIN de ta gentillesse et de ta disponibilité ;-)
 
Malgré ta renommé qui n'es plus à faire, pourrais-tu te présenter ?
Me présenter ? Ça commence bien... Euh... Bonjour je m'appelle Tin-Tin !

De mémoire, tu dois avoir environ 36 ans, dont la moitié de ta vie consacrée au tatouage : quels ont été tes débuts ?
Difficiles, comme tout le monde à l'époque ! Déjà pour trouver une adresse pour acheter du matos tu mettais 6 mois, avec de la chance... Et après pour avoir des tuyaux t'avais intérêt à la jouer fine. Au moins le seul bon coté c'est que tu ne devenais pas tatoueur sur un coup de tête !

A l'époque où tu as commencé à piquer, le tatouage avait encore une "sale réputation", comment est-ce que tu expliques la démocratisation du tattoo de ces dernières années ?
Certainement à la qualité de certains tatoueurs qui a séduit une autre clientèle, et puis tous les magazines de tatouage qui n'existaient pas il y a 15 ans ont créée une saine émulation chez les tatoueurs et de véritables courants artistiques. Et puis il suffit de quelques chanteurs ou acteurs en vue tatoués pour que cela passe vite dans les mœurs!

Justement, de plus en plus, les "stars" exhibent fièrement leurs ornements corporels, et tu fais partie de ceux qui y ont contribué... Peux-tu nous donner quelques noms de vedettes qui sont passées sous tes aiguilles ?
Justement j'essaie d'éviter de m'en vanter car cela reste une infime partie de ma clientèle ! En plus ce n'est pas cela qui fait de moi un bon tatoueur, vu le nombre de "stars" qui exhibent des tatouages pas vraiment jolis ! A coté de ça, les gens connus contribuent grandement à la démocratisation du truc et cela fait toujours plaisir d'être choisi par l'un d'entre eux et de voir ton boulot à la télé ! >Pour info : il a notamment encré Zazie, Jean-Paul Gaultier et Clémentine Célarié <
 
Avec l'explosion du tattoo dans les années 90, les studios fleurissent partout en France, avec des gens qui s'improvisent tatoueurs du jour au lendemain... Que penses-tu de ce phénomène ?
C'est la rançon de la gloire : il y a eu plus de demande que d'offre pendant longtemps, mais après, tant qu'un tatoueur reste ouvert c'est qu'il convient à une clientèle ! Mais c'est vrai que ça fout un peu les boules d'observer quelques escrocs par l'odeur du pognon alléchés...

Sur le forum de Tattoo-Passion, de plus en plus de jeunes rêvent de devenir tatoueur, qu'est ce que tu aurais à leur dire ?
Que si ils le veulent vraiment ils y arriveront ! Si ils dessinent 8 heures par jour le plus dur est fait ! On peut apprendre beaucoup de choses tout simplement en regardant un BON tatoueur bosser, si on se fait apprécier par ce tatoueur il vous donnera peut être des combines ! Après, il vaut mieux apprendre tout seul qu'avec un mauvais, et surtout NE PAYEZ PAS UNE FORMATION ! Apprendre à tatouer ne se fait pas en un jour, et un stage payant ne servira qu'a enrichir un escroc !

Quelles sont à ton avis les qualités de base d'un bon tatoueur ?
D'être passionné, hygienique et de se gqrder en tête que l'on continue d'apprendre toute sa vie !

Sur quel genre de tattoos tu prends le plus ton pied (japonais, tribal, old school, ...) ?
Je bosse plutôt avec l'inspiration japonisante en ce moment, mais j'aime bien changer de style...
 
Avec ta renommée, tu voyages beaucoup sur les conventions internationales de tatouage : quels sont tes rapports avec les autres tatoueurs ?
Comme dans tous les microcosmes il y a des gens avec qui tu accroche plus que d'autres, rien d'exceptionnel ! Par contre je trouve qu'avec le temps, l'ambiance entre les tatoueurs d'une même ville s'améliore, et c'est bien...

Est-ce qu'il y a de la complicité entre tatoueurs : échanges de conseils et de techniques, ou bien c'est plutôt du genre "chacun pour soi" ?
Il y a toujours des deux : les tatoueurs, il y en a de toutes sortes et de toutes grosseurs ! Mais je pense qu'il ne faut pas tout garder pour soi, transmettre son savoir est important et cela te rends plus humble... .Par contre il ne faut pas transmettre à n'importe qui : ça se mérite !

Comme Filip LEU, Paul Booth, et d'autres, tu es devenu une véritable "stars" pour les amateurs de bodyart : comment est-ce que tu vis ce phénomène ?
Je ne vais pas te dire que c'est désagréable, car la notoriété ouvre bien des portes, même si elle attire quelques rancœurs et jalousies...

Star du tattoo oblige, quels sont les délais d'attente pour se faire encrer chez toi ?
Cela dépend du tatoueur que tu auras choisi (parfois ils sont plus bookés que moi). Pour ma part, selon la période, j'ai entre 2 semaines et 2 mois d'attente...

Tu viens tout juste d'ouvrir ton site WEB, pourquoi avoir attendu aussi longtemps avant de balancer tes oeuvres sur la toile ?
Cela ne m'intéressait pas trop lorsque c'etait la folie du net et qu'il FALLAIT avoir un site : j'ai préféré attendre ! Puis j'ai fait la rencontre magique de Gwen, mon actuelle webmistress, à qui j'ai laissé carte blanche et elle a été formidable! J'essaie de lui faire des tatouages aussi beaux que le site qu'elle m'a réalisé...
 
Dernière question : que penses-tu de TATTOO-PASSION ?
Et bien ça ne fait pas longtemps que je connais vu que j'arrive un peu après le train, mais c'est plutôt bien fait et surtout archi visité alors tant mieux pour le tatouage !!!


//www.tattoo-passion.com/interview_tin_tin.html






Les 10 meilleurs tatoueurs de France et de Navarre
PAR BETHSABÉE KRIVOSHEY 21 MAR. 2013


Tin-Tin, la référence


Tin-Tin n'est quasiment plus à présenter, ou presque. Tatoueur mythique et emblématique, il prodigue ses tatouages depuis plus de 25 ans. Véritable légende dans le monde du tatouage, autodidacte, champion du monde de tango argentin, prof de plongée aux Caraïbes, les histoires à son sujet sont nombreuses ; mais loin de s'assoir sur son succès mondial, son salon de Pigalle sait aussi dégoter les nouveaux talents, à savoir le tatoueur Issa ou encore Maud Dardeau, directement conseillée par la chanteuse Cœur de Pirate. Oui, le salon de Tin-Tin jouit donc d'une excellente réputation, méritée qui plus est.


Tin-Tin Tattoo, 37 Rue de Douai, Paris 9ème, 01 40 23 07 90.
 Tin-Tin Tattoo.com


//www.glamourparis.com/amour-et-sexe/actualite/diaporama/les-10-meilleurs-tatoueurs-de-france-et-de-navarre/12348#!tin-tin-la-reference



28/12/2013
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