Alain YVER

Alain YVER

TOD HIDO

TOD HIDO







http://www.toddhido.com/

http://www.laboiteverte.fr/la-nuit-et-les-routes-de-todd-hido/

http://www.ozartsetc.com/2012/11/21/todd-hido-i-drive-la-galerie-particuliere-paris/






Le monde de Todd Hido.

Paysages sombres et mélancoliques. Nuit de tristesse, déprime, solitude humaine, et faible lueur, tel est le monde du photographe américain Todd Hido.

Il photographie des nus dans des appartements sans décorations, excepté un lit, une porte, un mur blanc. Paysages de nuit ou de jour, sous la neige ou sous la pluie. Joue avec les effets de lumières des lampadaires, phares de voitures ou des lumières provenant des fenêtres de maisons.

Paysages désertiques, en friches ou quasi lunaires, femmes seules qui se lamentent dans des appartements désolants, rien n’échappent au regard de Todd Hido. "

http://sculpture.forumactif.com/t5334-todd-hido






Galerie Particulière jusqu’au 16 janvier 2013

Todd Hido ou le second visage de l’Amérique. Ce photographe, né en 1968 dans l’Ohio, un état du Mid-Ouest américain, s’attache à retranscrire depuis près de 20 ans le portrait de cette autre Amérique.
Loin du rêve américain et des clichés de cartes postales des plages de la Côte Ouest ou de la vie trépidante de New York, Hido exploite son passé, son enfance dans une banlieue de Kent, ses souvenirs, pour offrir sa vision de l’Amérique contemporaine.
Ses photos, si particulières, si identifiables, il ne les retravaille jamais. C’est parce qu’il utilise un temps de pose délibérément long qu’il parvient à capturer ces couleurs et ces flous si caractéristiques de son travail, sombre et réaliste. Il dépeint une Amérique trop souvent méconnue, empreinte de solitude et de désillusion, dans laquelle les excès et l’appétit insatiable d’un petit nombre d’individus ont conduit beaucoup d’autres à la détresse et à l’exclusion.
Des jeux de lumière entre fenêtres éclairées des mornes pavillons de banlieue et obscurité environnante transpire une atmosphère inquiétante et hostile. Nourris comme nous le sommes au cinéma américain, on frémit à chaque instant à l’idée qu’un drame n’éclate derrière les murs très fins d’une de ces maisons banales, stéréotypées, de cette Amérique qui porte au pinacle son individualisme pré-formaté.
Quand il n’écume pas les banlieues résidentielles appauvries et désoeuvrées, Hido parcourt les interminables routes de cette si vaste Amérique. Derrière les vitres embuées de sa voiture Made in USA, il photographie des paysages glacés dont il saisit des instantanés qui confinent parfois au surnaturel, sans jamais se départir pour autant d’une certaine grâce et d’une indéniable poésie.
Si une grande partie de son travail est désincarné, Todd Hido photographie aussi les femmes, souvent nues, dans des chambres de motel miteux, froids et sans âme. Bien que dénudées, adoptant des poses lascives, suggestives parfois, leurs regards trahissent une extrême pudeur et reflètent leurs angoisses. Derrière ce corps de femme, on aperçoit au loin la petite fille, craintive, rêveuse, naïve encore.
Un de nos coups de cœur de ce mois de la photo 2012.

http://www.absolutely-paris.com/todd-hido-galerie-particuliere-jusquau-16-janvier-2013/?lang=fr






Todd Hido est né en 1968 à Kent, Ohio.

 Il vit et travaille à San Francisco où il enseigne au California College of Art. Ses photographies ont été exposées et sont conservées dans les plus grandes collections muséales américaines. Le travail qu’Hido a entrepris depuis près de 20 ans dresse le portrait d’une autre Amérique, loin de la vision idéalisée des success-stories. Images d’un pays austère et vide caractérisé par ses routes qui se croisent, ses impasses sombres et ses autoroutes qui ne finissent jamais ; photographies d’un réalisme exacerbé, aux paysages instables et tourmentés, le monde dépeint par Todd Hido est loin des clichés d’un rêve américain où tout serait possible.
Séquencées pour former une narration presque cinématographique- son travail est d’ailleurs souvent rapproché des œuvres de David Lynch- ces photographies peuvent être lues comme une tentative de recomposition des souvenirs du photographe lui-même sur sa propre adolescence, passée dans la banlieue d’une ville moyenne du Kent. Ce qui en résulte est un mélodrame collectif, dans une ambiance de désillusion et de perdition, de soirées alcoolisées, de drogues et de sexe, une virée typique dans l’Amérique sortie d’un film noir.
Aucune manipulation n’est opérée lors de la prise de vue, aucune lumière artificielle n’est ajoutée, seul un temps d’exposition très long permet au photographe de capter cette richesse de couleurs et cette lumière extraordinaire qui lui ont souvent valu d’être rapproché du pictorialisme du début du XXème siècle – dont pourtant émane un sentiment étrange, sombre, presque surnaturel.

http://roughdreams.fr/2012/12/todd-hido/






Le réel enchanté par Todd Hido

Todd Hido révèle des beautés qui normalement passent
inaperçues par leur banalité : un intérieur, un alignement de
façades, une route sans fin sous la pluie ou après l'orage. Ces
beautés qui enchantent la vie quand on les apprécie à leur
juste valeur, Todd Hido les saisit pour mieux les montrer. Ainsi
révélées, elles offrent une dimension nouvelle à l'ordinaire.C'est
ce que nous pourrions appeler le sur-réel, qui grâce à la
lumière très singulière, exalte l'étrange en ravissant ce qui
est des plus communs. Tout fait partie de notre quotidien et
pourtant les photos finissent par évoquer bien autre chose car
le sur-réel dans les photos de Todd Hido fait basculer l'image
dans un monde enchanté, mais à la Lewis Carroll où la part
enchanteresse embrasse la part d'ombre.
En effet, les photos de Todd Hido sont simultanément les deux
facettes de l'enchantement qui peut être à la fois favorable ou
hostile. Ses portraits, où le glamour se mêle inéluctablement
à la désillusion, sous une lumière encore une fois magnifiante,
sont révélateurs de cette ambivalence.
La lumière - élément prépondérant dans le travail de Todd Hido,
est le symbole de l'altérité  de l'enchantement, tantôt éclatante
tantôt ténébreuse.
Face aux photos de Todd Hido, les beautés ignorées et ainsi
révélées nous entrainent sur les chemins de notre imagination
où l'enchantement à un goût de liberté

http://www.yelp.fr/events/paris-todd-hido-%C3%A0-la-galerie-particuli%C3%A8re







La nuit américaine selon Todd Hido
Par Katia Cordova, 18 Novembre 2012

I drive...
Todd Hido, photographe américain né en 1968, explore un point de vue spécifique de l'Amérique, à travers son pare-brise. Cet homme aimant conduire, le disant lui-même : « I drive. I drive a lot » dépeint depuis une vingtaine d'années une Amérique loin des clichés, loin du rêve américain. Sa rétine imprime une vision à la narration des plus cinématographiques, qui n'est pas sans rappeler certains films de David Lynch.

Souvent sous la pluie, la neige fondue, derrière la buée, de nuit, paysages déserts, banlieues pavillonnaires, des vues sommes toutes banales me direz-vous...mais les images de Todd Hido donnent à voir une banalité montrant son côté obscur tout en révélant une force visuelle lumineuse.

Ses récits poétiques empreints d'une certaine mélancolie hypnotisent le spectateur, opèrent un pouvoir attractif. Aucune manipulation n'est effectuée lors de la prise de vue, aucun traitement dans la lumière n'est rajouté, seul un temps de pose très long suffit à donner ces ambiances étranges, voire inquiétantes.

La pesanteur du ciel sous la pluie, embrumé, nocturne constitue la singularité de son univers avec ces teintes si particulières qui rendent le paysage à la fois fascinant et irréel.

http://www.focus-numerique.com/nuit-americaine-selon-todd-hido-news-3766.html







Todd Hido à la Galerie Particulière
Par Jean-Sébastien Stehli le 2 novembre 2012

Lorsqu'on lui demande où il trouve ses images, Todd Hido répond: "Je conduis. Je conduis beaucoup".  Il roule et lorsqu'il voit quelque chose qui captive son attention, il s'arrête et prend la photo.  Hido, né en 1968 dans l'Ohio, s'intéresse à ce qui se passe en bordure des villes et des banlieues. Ses paysages vides, souvent de nuit, montrent une Amérique irréelle et inquiétante. Même ses images d'intérieures nous mettent mal à l'aise. Les habitants de ces maisons ou de ces appartements ont disparu. La télévision est pourtant allumée. Ou bien Todd Hido s'intéresse à ces maisons évacuées par les familles qui les occupaient faute de pouvoir en payer les traites.  C'est un travail très beau et mélancolique, sans aucun trucage ni manipulation, mais qui provoque chez celui qui les observe le désir d'en savoir plus.
 TODD HIDO, I DRIVE. La Galerie Particulière. 16, rue du Perche. Paris 03. Jusqu'au 19 janvier 2013.






L’avis de Time Out
Lun déc 3 2012

Todd Hido nous conduit dans l'Amérique profonde et ses banlieues monotones à n'en plus finir, paumées quelque part entre les architectures aseptisées d'Edward Hopper et les communautés impénétrables de David Lynch. C’est en sillonnant son Kent natal en voiture, au hasard des points de vue et des rencontres, que le photographe américain a compilé cette virée étrange et vaporeuse au cœur des suburbs : un ensemble de façades ternes et d’espaces vides, constellés de grosses bagnoles privées de chauffeurs et de fenêtres qui ne semblent éclairer personne. Dans cette brume électrique, fruit d'un laps d’exposition très long, la lumière sculpte les choses et engourdit le monde. Et pendant ce temps, il ne se passe strictement rien : les maisons roupillent sous le poids de leur uniformité, pendant qu’à l’intérieur, leurs habitantes tuent les heures en lézardant sur la moquette et en posant pour la caméra. Captive de ces no man’s lands éthérés, ici, même la nature semble s’ennuyer à mourir : incolores, les paysages se contentent d'encaisser des routes qui mènent vers nulle part, perçant la neige comme des lames dans une crème fouettée.

En résulte un album bizarre, ouaté, dans lequel Todd Hido nous fait pénétrer comme par effraction. Les portraits de femmes et les vues de rues se côtoient. Elles baignent parfois dans la même lumière, bleutée ou rosée, comme pour nous pousser à associer les images entre elles et imaginer une forme de narration. Or on ne sait jamais trop où Hido veut nous emmener, s’il faut s’émerveiller de cette banalité somnolente ou si, au contraire, le photographe s’efforce à capturer quelque chose de glauque et de menaçant. Presque féérique, son univers roule sur le fil du rasoir de kilomètre en kilomètre : toutes ces maisons de poupées assoupies pourraient tout aussi bien être des refuges douillets que des coupe-gorges, tout droit sortis d’un film noir. C’est en cultivant cette incertitude à la fois poétique, cinématographique et presque surnaturelle que les photos de Todd Hido glissent vers une délicieuse invraisemblance.

Tania Brimson






Sur les routes de Todd Hido
Par Jacques Brunel (L'Express), publié le 15/11/2012

Depuis vingt ans, ce photographe capture les univers de banlieues américaines en sillonnant les villes, la nuit. Une exposition retrace son tace son travail.
Banlieues tristes et climats extrêmes: c'est l'Amérique d'Obama à en juger par les photos de Todd Hido. Ses paysages étranges et intenses, où l'humain est caché, évoquent un voyage au pays des morts. Derrière les gais barbecues des banlieues résidentielles californiennes, Todd Hido entend la détresse et la solitude qu'il a sans doute connues lui-même, adolescent, à la périphérie d'une ville moyenne de l'Ohio. "Je roule en voiture, je roule et roule encore... Et quand je trouve enfin un endroit et m'arrête, il est souvent minuit passé", explique cet artiste de 44 ans qui prend ses photos de nuit, sur la route.

Todd Hido/Courtesy La Galerie Particulière
Cernés par l'ombre des feuillages, les pavillons aux fenêtres éclairées campent un décor de film noir où l'on ne sait ce qui, de l'édifice ou de l'obscurité, est le plus menaçant. Ses images pourraient illustrer un article sur la pollution lumineuse -vus de l'espace, les Etats-Unis forment une grappe incandescente. Ou sur le mal des banlieues, ces villes idéalisées par l'optimisme d'après-guerre. Encore faudrait-il que les photos de Todd Hiro aient l'objectivité d'un froid constat? A l'inverse, ses clichés dramatisent le télescopage de la vie en intérieur et des parages hostiles.
Ce gothisme surréalisant s'accentue dans des campagnes hivernales fixées à travers les vitres -embuées- de sa voiture: les éclairs de gel transforment alors en palais féeriques les espaces disgraciés. Le soin avec lequel Hido soigne ses tirages l'apparente aux pictorialistes. Ses meilleurs portraits montrent des femmes nues, dissimulant leur pudeur dans l'ombre ou derrière un lit. Elles semblent alors inaccessibles et denses, comme ces lieux figés dans la nuit. Et rappellent les angoisses fondatrices nées dans l'enfance et dont nous ne percevons plus guère, à l'âge adulte, que l'éclat lointain.







Todd Hido à la galerie Particulière
3 - Bravo Critique Le 25 décembre 2012 — Par Léa Chauvel-Lévy

Outre-At­lan­tique le seul nom de Todd Hido est gage de qua­lité. Un mo­nu­ment de la pho­to­gra­phie, di­rait-on aux États-Unis, dont il est ori­gi­naire. En France, alors que se tient sa pre­mière ex­po­si­tion per­son­nelle à la ga­le­rie Par­ti­cu­lière, le mythe reste à construire.
Todd Hido au­rait pu être ci­néaste. Le fan­tôme de Lynch plane en effet sur ses pho­to­gra­phies ; femmes gla­mour « per­ru­quées » dont le tra­gique est ré­vélé par un ma­quillage qui a coulé, mai­sons trop par­faites pour être réelles, routes noires éclai­rées par des phares in­quié­tants, ban­lieues bai­gnées d’un idéal à la tris­tesse dif­fuse… Mais le ci­néma semble l’ins­pi­rer sur­tout par la tech­nique qu’il uti­lise, au tré­pied et par poses longues d’un quart d’heure, dans un effet de pré­sence sai­sis­sant. Pré­sence qui semble res­ti­tuer le monde dans son mou­ve­ment, tout au­tant que dans sa net­teté, sa réa­lité. Les images de Todd Hido fonc­tionnent ainsi comme un fan­tasme de plan sé­quence. Dans ce temps long, Hido capte les lueurs, les cou­leurs sur­na­tu­relles des éclai­rages de su­per­mar­chés, les ciels co­ton­neux et ve­lou­tés. Si bien, qu’il est par­fois dif­fi­cile de croire qu’il n’a be­soin d’au­cune lu­mière ad­di­tion­nelle, aucun filtre. Sous son ob­jec­tif, les fa­çades des mai­sons sont bleues. La brume du soir, oran­gée. Le bran­chage des arbres des­sinent d’in­croyables ombres chi­noises sur les murs. Ombres por­tées que seul un re­gard at­ten­tif au mer­veilleux quo­ti­dien sai­sit dans la réa­lité ma­té­rielle. Car Hido ne su­blime rien si l’on ose dire, il res­ti­tue par la pho­to­gra­phie le ta­bleau du réel.
Ni trans­fi­gu­ra­tion, ni su­bli­ma­tion donc, la dé­marche tient plus de l’évo­ca­tion d’uni­vers forts dans la my­tho­lo­gie mo­derne amé­ri­caine. Mai­sons aux lignes gra­phiques pures, mé­lan­co­lie des bâ­ti­ments dont la mo­da­lité de pré­sence-ab­sence est in­car­née par une lu­mière in­té­rieure al­lu­mée mais dé­ser­tée par les hommes… En ré­ac­ti­vant les sou­ve­nirs que l’on a ja­mais eus, Todd Hido met ainsi en branle une mé­moire col­lec­tive, dont la nos­tal­gie hop­pe­rienne n’est ja­mais loin.

http://www.slash.fr/critiques/todd-hido-a-la-galerie-particuliere







Les rues de la banlieue américaine, photographiées parTodd Hido, sont désertes quelle que soit la saison.

Désertes et envahies de lumières dorées, bleues ou vertes.Toujours photographiés de nuit, carrefours et pavillons sont les décors de scènes qui restent hors-champs. En une séquence d'images de moyens formats, l'américain né en 1968, réussit à nous embarquer pour une soirée dans les quartiers de la middle-class aux façades proprettes.
Pendant le Mois de la photo à Paris, Télérama Sortir vous propose de découvrir chaque jour un nouvel artiste, à travers une de ses images.
Todd Hido sait y faire pour poser une ambiance dans ses images. Il nous résume sa technique et son inspiration : "L'appareil, posé sur un trépied et un temps de pose de dix minutes, me permet d'obtenir cette lumière et cette netteté. Cette maison se trouve dans le quartier où j'ai grandi, à Kent dans l'Ohio. Je prends souvent des maisons aux fenêtres allumées, afin de suggérer par son abence, une énigmatique présence humaine. Je pense souvent à Edward Hopper ou David Lynch. Cette photo là, fut la première de la série et elle a déclenché mon envie de travailler le paysage en laisser entrer dans mon cadre, les arbres."
Frédérique Chapuis










05/05/2013
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