Alain YVER

Alain YVER

UGK

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http://www.myspace.com/ugk

http://fr.wikipedia.org/wiki/UGK

http://fr.wikipedia.org/wiki/UGK_Records

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http://www.youtube.com/watch?v=uu5P4pOUuYk


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http://www.2kmusic.com/fr/rapus/news/ugk-repousse-la-sortie-de-ugk-underground-kingz/33692





Biographie de Ugk.

Posté le 11/06/2012, par Booska'Team
UGK (diminutif de Underground Kingz) est un duo de hip hop originaire du Texas.
Artiste : Ugk
Pays : Américain

Le groupe, formé en 1987, est composé de Bernard Freeman, alias « Bun B », et de Chad Butler, alias « Pimp C », amis de longue date. Ce duo se distingue par sa longévité et son implication sur la scène underground, ainsi que par la qualité des productions créées par Pimp C.
Le groupe est dissous le 4 décembre 2007, avec le décès de Pimp C dans un hôtel de Los Angeles.

http://www.booska-p.com/biographie-ugk.html






UGK

En 1987, Pimp C fonde avec Bun B le duo UGK, à Houston. Après s'être fait connaître de manière locale, le groupe signe sur Jive Records et sort The Southern Way en 1988. Le mouvement Hip Hop vit alors une période faste, et le groupe devient populaire en se positionnant comme proche de la culture de la rue au travers des paroles de ses chanson et ses choix instrumentaux.

Le duo participe en 1992 à la bande originale du film Menace To Society, puis sort Banned, Too Hard To Swallow, et en 1994 Super Tight. Toutefois ces albums sont sortis de manière indépendantes ce qui ne permet pas encore à Pimp C et Bun B d'être reconnus du grand public.

En 1996, le duo sort Ridin' Dirty, reconnu par la plupart des spécialistes comme l'œuvre majeure des UGK.

En janvier 2001, Pimp C est arrêté puis incarcéré pour avoir brisé sa période probatoire suite à une agression. Il est condamné à une sentence de huit années d'incarcération. En 2001, le duo sort quand même l'album Dirty Money.

Bun B lance une campagne « Free Pimp C », demandant la libération de Pimp C. Il multiplie les interviews, les articles notamment dans The Source, un mensuel sur le rap et le hip hop, fait fabriquer des casquettes et des t-shirts avec ce slogan…

Pimp C est libéré le 30 décembre 2005 du pénitencier nommé « the Terrell Prison Unit » (Texas) en ayant seulement purgé la moitié de sa peine, sa probation courant jusqu'en décembre 2009.

UGK marque son retour avec Underground Kingz qui sort numéro 1 au billboard le 17 juillet 2007

Le matin du 4 décembre 2007, Pimp C est retrouvé inanimé dans sa chambre de l'hôtel Mondrian de Los Angeles.

En Mars 2008, Bun B confirme qu'il y aura bien un album final du groupe et qu'il sera dédié à son défunt partenaire Pimp C. L'album intitulé UGK 4 Life sera le dernier album du duo Texan. Il sortira le 31 Mars 2009.

http://www.lastfm.fr/music/UGK/+wiki





UGK

UGK (diminutif de Underground Kingz) est un duo de Gangsta Rap originaire du Texas. Le groupe, formé en 1987, est composé de Bernard Freeman, alias « Bun B », et de Chad Butler, alias « Pimp C », amis de longue date. Ce duo se distingue par sa longévité et son implication sur la scène underground, ainsi que par la qualité des productions créées par Pimp C.
Le groupe est dissous le 4 décembre 2007, avec le décès de Pimp C dans un hôtel de Los Angeles.
Discographie
Albums
1988 : The Southern Way
1992 : Banned
1992 : Too Hard To Swallow
1994 : Super Tight
1996 : Ridin' Dirt
2001 : Dirty Money
2002 : Side Hustles
2007 : Underground Kingz
2009 : UGK 4 Life

http://fr.wikipedia.org/wiki/UGK






UGK « UGK 4 Life »

II Trill de Bun B (lire la chronique) nous avait rassuré sur son état et sa détermination plus que jamais invincible de vouloir représenter les UGK jusqu'à la mort après la disparition brutale de Pimp C. Après cet album en or massif, Bun nous avait promis de faire reluire le blason des Underground Kingz une ultime fois, portant la devise UGK 4 Life. Chose promise, chose due.
Après le festival Underground Kingz au second semestre 2007 (lire la chronique), Bun B souhaitait revenir à la source pour dévoiler les derniers souvenirs de Pimp C, vers quelque chose de plus modeste et traditionnel, sans gros producteurs ni faire la course après les collaborations (pour reprendre ses propres propos). Juste Bun B et Pimp C. Pourtant il y en a du beau monde sur UGK 4 Life : E-40, B-Legit, 8Ball & MJG, Akon, Snoop Dogg, Too Short, Sleepy Brown, Raheem DeVaughn, Ron Isley et bien d'autres encore… et pas un seul rappeur de Houston pour des raisons qui nous échappent.
En dehors de Mannie Fresh ou Akon (qui n'a rien à faire là), il n'y a aucun producteurs mondialement connus sur ce projet, simplement des noms locaux comme Steve Below, Cory Mo, DJ B-Do et Pimp C. On oublie souvent qu'il était non seulement un rappeur swagger mais aussi un producteur, et cet album est là pour corriger ce fait. L'ambiance de UGK 4 Life est très homogène musicalement parlant, avec pas mal de guitares (électrique, wah-wah) et des orgues bluesy spécifiques au rap texan. Sans effets screwed and chopped qui étaient furieusement à la mode il y a trois ans. Tellement homogène au point d'être un peu trop linéaire et de paraître daté mais c'est avec cette vibe que les UGK ont pu construire leur style, laid-back, teintée de blues, aux lignes de basses continues, idéale pour cruiser le coude à l'air, celle-là même qui a inspiré les jeunes Outkast en 94. C'est ce plaisir incomparable que l'on retrouve sur des tracks comme « Feelin' You », « The Pimp & The Bun » feat Ron Isley (sur une prod bien smooth de Mannie Fresh), « Swishas & Erb » avec le crooner Sleepy Brown ou alors « She Luv It ».
Cet LP des UGK semble suivre une équation un peu complexe : des chutes de studios enregistrées pour Underground Kingz + des morceaux solos de Pimp C auxquels Bun B a supplémenté un couplet. Résultant, ce n'est ni un album posthume de Pimp C featuring Bun B, ni du rab de leur précédent double-album, il faut plus voir UGK 4 Life comme le fruit de la volonté de Bun a vouloir rendre le meilleur hommage à Pimp sans tomber dans les hommages interminables et larmoyants. Dans le choix des thèmes et du type d'instrus, c'est clairement un disque des UGK classique. Avec le recul, on s'aperçoit de facto que Pimp C a plus de temps de parole de son comparse, plus discret ou en retrait. Une mise en valeur justifiée à l'écoute du tranquille « Da Game Been Good To Me », « Still on The Grind » qui démarre solidement l'album avec les renforts vocaux de Raheem DeVaughn, « Everybody Wanna Ball », « Purse Come First » feat Big Gipp. Du Pimp C tout craché.
On n'a pas cette fâcheuse impression d'entendre des fonds de tiroirs trafiqués commune à la plupart des projets posthumes frauduleux, les UGK ont toujours été honnêtes et ce travail pour deux personnes de Bun B prouve sa bonne Foi. Les divers featurings ne tombent pas non plus dans l'essuyage de Kleenex, ce qui porte à croire que ces collaborations ont été faites avant son décès (le 4 Décembre 2007). Les inséparables Lil Boosie et Webbie sur « Harry Asshole » (qui a dit que Pimp C n'avait pas d'humour?), E-40, B-Legit et 8Ball & MJG sur « Used To Be » ne changent pas leur ligne de conduite, de même que Snoop Dogg et Too Short, le dernier rappeur que Pimp C ait cotoyé, la veille de sa mort à Las Vegas. Toutes ces personnalités faisaient partie de l'entourage de Pimp C, sauf Akon qui par conséquent fait office d'intrus.
UGK 4 Life est une belle façon d'immortaliser les UGK dans leur apparat d'origine et de dire au-revoir une dernière fois à Pimp C. Personne n'avait du swag comme lui. Foutue codéine…

http://sagittariushh.wordpress.com/2009/03/31/ugk-ugk-4-life/#more-2326






Les chroniques d'Escobar
UGK – UGK 4 Life

Le 4 décembre 2007, le microcosme Hip Hop fut frappé de plein fouet par la disparition de Pimp C, légendaire moitié du groupe texan Underground Kingz (UGK). Le moment fut terrible, personne ne si attendait, encore moins son ami et collaborateur de toujours, Bun B. Ce triste matin d'hiver, la planète rap a perdu un très grand Monsieur. Dans les semaines qui suivirent, les hommages se multiplièrent. Bun B fut touché, accablé, mais refusa de s'adonner au chagrin. Il sortit II Trill cinq mois et demi plus tard et jura de rendre un ultime hommage à son pote quand le moment sera venu. 31 mars 2009, nous y voilà. Bun B dévoile son offrande au public, elle se nomme UGK 4 Life et fait suite au classique Underground Kingz, sortit quatre mois avant le décès de Pimp C.
Bun B l'avait promis, les adieux seront discrets, à l'ombre des strasses et des paillettes, sans fioritures ni grandes cérémonies. D'ailleurs, il n'est pas étonnant de retrouver sur cet album des invités coutumiers au groupe tels Lil Boosie, Webbie, E-40, B-Legit, 8Ball, MJG, Snoop Dogg et Too Short. De prêt ou de loin, tous ont eu affaire à Pimp C un jour ou l'autre. Tous… ou presque car Akon, hit wonder du moment, est également de la partie sur « Hard As Hell« . Erreur de casting ou élan de sympathie de la part de Bun B, nous ne le saurons jamais. En revanche, ce qui est sûr, c'est que le chanteur n'a absolument rien à faire ici. En dehors de cela, tout l'album regorge de bons vieux tempos texans, dont seul les UGK avaient le secret. De l' « Intro » à l' « Outro« , on se retrouve plongé dans l'ambiance typiquement smooth d'Underground Kingz, avec malgré tout des moments plus ou moins jouissifs.
UGK 4 Life est bien loin des albums posthumes classiques où des freestyles de mauvaise qualité sont collés sur des productions tombées du camion dix ans auparavant. En réalité, la plupart des morceaux présents sur ce disque ont dû être enregistrés du vivant de Pimp C, ce qui expliquerait les ressemblances avec l'opus précédent. Mais à défaut de s'apparenter à de vulgaires chutes d'album, tous les titres sont honnêtes, certains étant même de véritables pépites. C'est le cas de « The Pimp And The Bun » feat. Ron Isley (produit par Mannie Fresh), « She Luv It« , « Swishas And Erb » feat. Sleepy Brown ou du merveilleux « Da Game Been Good To Me« . Tous ayant pour caractéristique commune ces fameuses instrumentations teintées de soul et de blues, tant chéries par le groupe dans le passé. La magie de UGK 4 Life tient à cette capacité de faire renaître l'alchimie entre les deux compères, le temps de quelques orchestrations. Et lorsque celle-ci opère, tout semble s'arrêter. Le plaisir est intense, tellement intense qu'il ferait même oublier les quelques coups de mou rencontrés sur « Everybody Wanna Ball », « Harry Assole » (feat. Lil Boosie & Webbie), « Steal Your Mind » (feat. Snoop Dogg et Too Short) ou « Hard As Hell » (feat. Akon). Ce dernier morceau faisant vraiment office de furoncle au milieu du visage tant il s'égare de l'atmosphère smooth et soulful des UGK. Heureusement pour nous, la barbe à papa concoctée par l'écurie Konvict Music ne dure qu'un temps.
Rien à voir avec la bombe « Used To Be » (feat. E-40, B-Legit, 8Ball, MJG) produite par Pimp C, himself. Du beau monde est venu ici rendre hommage au défunt pour ce qui sera certainement un des derniers bangers du duo.
La belle histoire s'arrête là, un an et demi après la mort de Chad Butler a.k.a. Pimp C. UGK 4 Life est l'ultime chapitre de l'épopée Underground Kingz, débutée en terre Texane en 1987. Avec cet album, Bun B a vu juste, sans extrapoler, ni surjouer ce qui aurait pu l'être. Ce disque vient refermer en douceur la saga UGK, brutalement stoppée ce 4 décembre 2007. Cette œuvre semi posthume n'apporte ni pessimisme, ni chagrin excessif, juste du plaisir, de l'apaisement et l'immense joie de réentendre la voix de ces deux légendes. Et n'oublions pas que même si Pimp C est parti, Bun B est encore présent et continuera de faire vivre la flamme UGK jusqu'à sa mort.

http://leschroniquesdescobar56.wordpress.com/2009/05/03/ugk-ugk-4-life-15520/






Bun B annonce un nouvel album des UGK
Bun B, UGK, Pimp C, II Trill
Mar 11 Mar 2008

Après l'annonce de II Trill le 29 Avril prochain, Bun B a révélé sur le webzine Complex.com qu'il serait sur le point de sortir un autre album des UGK, avec des enregistrements datant d'avant le décès de Pimp C en Décembre.

"On était à fond dans la chair de l'album avant que Pimp nous quitte, raconte Bun dans son interview. Le morceau qui lui est dédié, la nuit où je l'ai écrit, je voulais que ce soit l'un des derniers morceaux enregistrés pour cet album après ce qu'il s'est passé."

Pour ce 6e album (à moitié posthume) des UGK, il y aura aussi des enregistrements prévus à l'origine pour Underground Kingz. "Je pense que l'album en lui-même sera un peu bizarre" a-t-il rajouté.

Posté par Sagittarius





Bun B « II Trill »

Le 4 Décembre est une date que beaucoup d'amateurs de rap connaissent pour être l'anniversaire 2 Jay-Z. Désormais, ce ne sera plus le cas, cette date aura une connotation funeste. Le 4 Décembre 2007, Chad Butler, 33 ans, connu sous le pseudonyme de Pimp C des UGK, est retrouvé mort, probablement durant son sommeil, dans une chambre d'hôtel à Las Vegas. L'autopsie révélera plus tard qu'il souffrait d'apnée du sommeil et que le sirop codéiné (le fameux 'syrup') qu'il a ingéré a provoqué des effets léthals sur son organisme. Cela allait faire deux ans que Pimp C était sorti de prison (le 29 Décembre 2005, sa date d'anniversaire, NdR), après avoir encouru une peine 2 huit ans ferme pour n'en purger que trois ans. Pendant son incarcération, son ami Bun B n'a cessé de représenter les UGK au travers d'innombrables featurings en ne manquant jamais de clamer un 'Free Pimp C'. Ce n'est qu'en 2007 que les UGK ont pu enfin vivre la consécration tant méritée avec leur double-album éponyme Underground Kingz et c'est au sommet 2 la gloire que Pimp C nous a tragiquement quitté. Mais l'aventure des UGK est très loin d'être terminée, Bun B va aujourd'hui continuer sans relâche 2 porter l'héritage du duo sur ses seules épaules jusqu'à la mort, à commencer avec II Trill. Préparez-vous à l'album Dirty South de l'année 2008, car ça va être compliqué 2 tâcler ce futur classique en puissance, pas même ce jeunôt de Weezy.
Faites place pour le Underground King of the South. J Prince, boss du label houstonien Rap-A-Lot, et Z-Ro, membre réputé 2 la Screwed Up Click, ouvrent la marche aux côtés de Bun B sur cette première piste fédératrice (produite par le mixtape DJ Clinton Sparks) pour après passer sur le single « That's Gangsta » (prod. JR Rotem) pour redéfinir fermement ce qu'est un vrai 'gangsta'. Le hook de Sean Kingston est rudement efficace, quoi qu'on en pense de ce jeune premier. Première grosse claque. Le temps 2 reprendre ses esprits, Bun amène Lil Wayne sur ce qui sera probablement le 2e extrait, le bluesy « Damn I'm Cold », et pour une fois parmi tant d'autres, Weezy F ne trashe pas son couplet. Et comme pour réaffirmer gracieusement la suprématie actuelle du Dirty South, « You're Everything » rase tout sur son passage comme un roulocompresseur inarrêtable. Cette fantastique ode sudiste emmenée par Bun est une réplique concrète dans les dents toutes refaites de 50 Cent qui a récemment critiqué le son hip-hop du sud. Sur cet instrumental massif et mélancolique signé Mr Lee (samplant les chœurs 2 « I Cry » des Jodeci pour le refrain), sont présents pour représenter Rick Ross pour Miami, Floride, David Banner pour le Mississipi et les légendes urbaines de Memphis TN, 8Ball & MJG, 8Ball qui nomme d'autres figures dévouées 2 la scène South (telles que les Outkast, Three 6 Mafia,…). À quand un grand rassemblement pour un méga-remix ?
Trill premier du nom était particulièrement reproché pour son hétérogénéité, une propriété présente aussi sur ce second volet, cependant la cohésion est davantage solidifiée par la lourdeur des boucheries qui assaillissent ce monument : le banger costaud de Scott Storch « I Luv That » , « Swang On 'Em » avec le caméo surprenant 2 Lupe Fiasco ou encore « Get Cha Issue » qui démontre bien que Bun B sait faire preuve 2 conscience politique. Seul « My Block » avec Jazze Pha semble sûrement au-dessous du lot (Pha ne connaît pas 2 recette pour produire des tueries en faisant des mélodies synthétiques), car à côté le crossover r&b « Good II Me » en compagnie 2 la chanteuse Mya est de bonne facture au même titre que « If I Die II Night » featuring Lyfe Jennings et l'ex-G Unit Young Buck. Bun B s'éloigne ponctuellement 2 son orientation musicale, la réunion de son groupe MDDL FINGZ opérée sur « Another Soldier » (prod. DJ Khalil) est teintée de rock à l'instar d'un « If I Was Up II Me » marqué par le reggaeman Junior Reid.
Naturellement, Bun B rend hommage à la mémoire 2 son partenaire de longue date Pimp C à maintes reprises le long de II Trill, déjà sur « You're Everything ». Les UGK sont réunis une ultime fois sur « Underground Thang », et il est honnêtement difficile 2 se dire que l'on écoute là des rimes posthumes de Pimp C, une de leur dernière session ensemble. À noter la participation sur ce titre 2 Chamillionaire, plutôt privilégié par ces circonstances. Juvenile et Webbie lèvent leurs verres solennellement pour le king disparu (« Pop It 4 Pimp »). « Angel in the Sky » est le plus bel hommage rendu par Bun B à Pimp C, superbement embelli par une réinterprétation de « Ribbon in the Sky » 2 Stevie Wonder. Même si l'émotion ne se ressent pas dans son flow, le rappeur garde la tête haute et survivra s'il le faudra. Un moment 2 silence s'ensuit cet au-revoir devant l'autel, quelques mots lors d'un interlude, puis l'explosion finale « Keep It 100 » : Bun B n'a pas dit son dernier mot, les UGK vivront aussi longtemps qu'il respirera. Impossible 2 la ramener après cet affront imparable, l'indestructible King de l'Underground force un respect inconditionnel. Prochain et troisième volet 2 la trilogie avec Trill OG, bientôt…
RIP Pimp C

http://sagittariushh.wordpress.com/2008/05/20/bun-b-ii-trill/






UGK, les Underground Kingz de Houston
UGK, Underground Kingz, Outkast, Bun B
Lun 16 Jul 2007
    
Optimistes de devenir d'ici peu les rois du hip hop, les rappeurs du groupe UGK, Bun B et Pimp C, parlent de leur nouvel album intitulé « Underground Kingz » (via Jive), qui devra sortir dans les bacs le 7 Août prochain. 

Après que les fans aient si longtemps patienté pour la sortie du nouvel album des UGK et après de nombreux buzz au sujet de leur nouveau single en featuring avec les OutKast, Bun B a affirmé que : « Le moment idéal est enfin venu pour sortir le nouvel opus. Tout était dans la présentation. Les gens ont tellement attendu la sortie de l'album. Ils méritent donc un projet correctement promu et bien vendu, comme il se doit. Le label est maintenant capable d'apprécier le genre de mouvement des UGK ; si on avait songé de sortir l'opus plus tôt, on n'aurait pas de chanson ou de vidéo comme 'International Players' déjà sur les ondes ». 

Doté du même rythme classique des UGK, « Underground Kingz », présenté en double album, verra la participation de grands artistes comme Rick Ross, Scarface, Three 6 Mafia, Slim Thug, Lil Jon, Akon, Mannie Fresh, Swizz Beatz et Marley Marl. 

Les deux artistes interprèteront plusieurs morceaux de l'album durant la tournée intitulée « Rock The Bells » ainsi qu'au "Live At The BBQ", une série de concerts sponsorisés par Zune, qui se tiendra cet été à Los Angeles, à Chicago ainsi qu'à New York. Ciblant à remettre le hip-hop à ses racines, Bun a expliqué la raison pour laquelle il est important pour le groupe de participer à ces divers évènements. « Ils veulent redonner à la musique un sens personnel. C'était quelque chose dont j'ai toujours voulu faire partie car les UGK ont toujours voulu établir des relations personnelles avec des fans … », a ajouté Bun B. 

Bien que Bun B prétende que les UGK n'ont pas encore déballé leur beau chef-d'œuvre, l'artiste sent que l'attente de l'album, qu'il qualifie de si particulier, vaut bien le coût à la fois aux fans et aux nouveaux convertis. « Vous devriez penser à plusieurs choses et percevoir certaines choses différemment pour cet album. C'est le reflet de nos expériences et je vais parler de ça, de vous qui êtes dans ces rues, des conséquences de vos actes, et de ce qu'il en est par rapport à Dieu. UGK ne dira jamais à personne de faire de l'escroquerie parce que pour certains negros, ils n'ont que ça. Mais vous ne pouvez pas demander à Dieu de vous aider alors que vous faites de l'escroquerie, vous voulez toujours qu'il soit également à vos côtés (…) », a déclaré le rappeur.

Posté par Sagittarius





UGK « Underground Kingz »


En quinze années de carrière, jamais la popularité des UGK n'a décru. Au contraire, leur cote n'a eu de cesse de grimper en notoriété en partie grâce à Bun B qui a bravement porté l'étendard pendant que son ami Pimp C était incarcéré depuis 2001. Libéré sur parole fin Décembre 2005, Pimp C a revêtu son manteau de fourrure et ses chaînes en platine pour enregistrer son double-album Pimpalation en 2006, tandis que Bun B poursuivait sans interruption ses apparitions en featuring. On se souvient bien aussi du coup de gueule de Pimp C sur Hot 97, quand il en a foutu plein la tronche aux Lil Flip, Ne-Yo, Russell Simmons, Ne-Yo, Pharrell, Mike Jones, Young Jeezy,… allant jusqu'à considérer qu'Atlanta ne fait pas partie du Dirty South sous prétexte que la ville n'est pas sur le même fuseau horaire que Houston. Bien que les réactions à chaud furent vives, les victimes concernées n'ont pas osé lui répondre tellement il est « vrai », rendu intouchable par le respect sans faille qu'il inspire. Dans cette lancée, un nouvel album des UGK, le premier depuis Dirty Money en 2001, s'annonçait comme inévitable et colossale, une réunion au sommet de la gloire. Pour ce faire, les UGK ont mis les bouchées doubles pour réaliser une œuvre à la mesure de leur réputation, à la hauteur de leur statut de légendes vivantes de Houston, le double-album Underground Kingz.
En deux CDs de treize pistes chacun (à vous de faire la multiplication), le duo charismatique nous offre un contenu solide, un concentré de hip-hop texan (co-)produit par Pimp C lui-même sur une bonne partie. Il est important de la signaler car peu de gens savent qu'il est un bon producteur, avec un style de prod assez funky. Avec des morceaux de la consistance de « The Game Belongs To Me » et « Undergroung Kingz », lui et Bun B se partagent à eux deux un trône qu'ils ne sont pas prêts de léguer à qui que ce soit. Les UGK ne sont pas dans le rap game pour faire les fines bouches, ils parviennent à faire plier n'importe quel aspirant rien qu'avec le poids imposant de l'aura qu'ils ont étendu au fil d'années de travail. Toute résistance est inutile, ils se permettent de toiser les belliqueux s'approchant de leurs territoires comme des détracteurs qui dénigrent stérilement le Dirty South, leur message est pourtant clair : « Quit Hatin' the South' » (feat Charlie Wilson et Willie D des mythiques Geto Boys). Leur chemin est passé sans embûches par les tapis rouges des Grammy Awards, le superbe « Int'l Anthem » avec les Outkast et produit par DJ Paul & Juicy J des Three 6 Mafia (samplant un standard de la soul, « I Choose You » de Willie Hutch) s'est en effet vu nominé dans la catégorie Best Rap Performance, mais n'a pas malheureusement pas reçu le victorieux trophée. Pas grave, ça ne rendra pas leur couronne plus étincelante qu'elle ne l'est déjà, les UGK continuent à « Still Ridin' Dirty » avec le vrai king of the south légitime, Scarface.
Parmi les nombreux invités conviés sur cet édifice, le boss de Miami Rick Ross a flairé la poudre de « Cocaine », Too Short vient revisiter « Life Is » en prenant un temps d'avance (« Life is 2009 ») et Talib Kweli apporte sa bonne conscience sur « Real Woman », un titre bien smooth exempt de misogynie, emmené par le crooner de ces dames, Raheem DeVaughn. Underground Kingz est aussi le théâtre de coopérations insoupçonnées mais ô combien valorisantes, que ce soit avec l'anglais Dizzee Rascal sur « Two Types of Bitches » ou le tandem Kool G Rap/Big Daddy  Kane sur « Next Up », pour un dépoussiérage de « The Symphony » du Juice Crew orchestré par Marley Marl. Pareil pour les producteurs, qui leur sont entièrement dévoués. Jazze Pha ramène sa garniture habituelle (« Stop-N-Go »), il faut compter sur The Runners pour livrer un instru statutaire (« Take The Hood Back » feat Slim Thug, MDDL Fingaz et Sid Vicious)  et Lil Jon qui donne un coup de crunk sur « Like That », à moins que vous préféreriez le remix de Pimp C.
 Au bout de cette voie royale, au prix de nombreux sacrifices, la consécration pour les UGK les attendait avec cet ultime album éponyme, qui s'est pointé au top des charts américain la semaine de sa sortie et leur a offert un disque d'or amplement mérité. À l'heure qu'il est, les aficionados du son du Sud s'accordent à dire que Underground Kingz est déjà un classique sudiste, assurément l'une des meilleures sorties Dirty South de 2007. Une nouvelle référence en matière de rap sudiste parfaitement indispensable. Les Kings de l'Underground pour la vie, et dans la mort, qui a fauché sans prévenir Pimp C un soir de Décembre… Triste ironie du sort lorsqu'on se passe maintenant « Heaven » et « Trill Niggaz Don't Die ».
 (chronique écrite le 11 Août 2008 )

http://sagittariushh.wordpress.com/2007/08/07/ugk-underground-kingz-12/





UGK au top du Billboard 200 avec Underground Kingz
UGK, Underground Kingz, billboard
Jeu 16 Aou 2007

Après Common la semaine dernière, les UGK prennent le relai en tête des charts américains !

Bun B et Pimp C ont réalisé un exploit cette semaine en se classant directement numéro 1 du Billboard 200, écoulant sur le sol américain pas moins de 160 000 exemplaires de leur double-album éponyme Underground Kingz. Leur précédent album Dirty Money sorti en 2001 s'était classé 8e. 

La seconde place est détenue par un autre album rap, The Real Testament de Plies, la nouvelle sensation de Miami qui profite du succès de son single "Shawty" feat T-Pain.

Posté par Sagittarius






Chronique
UGK
Underground Kingz


    •    Sortie : 7 août 2007
    •    www.the-ugks.com
Six ans qu'on attendait ça. Un nouvel album des Underground Kingz est toujours un évènement mais quand l'attente se fait aussi longue, cela devient incontournable. Ces derniers temps, on n'a jamais autant vu Bun B sur les albums qui comptent avec des apparitions aussi éclectiques qu'efficaces. Son comparse Pimp C est, quand à lui, devenu indispensable à n'importe quelle sortie sudiste depuis sa sortie de prison. En ces temps où le hip-hop made in South est souvent stigmatisé en une paire de braillards gesticulant dans un stripclub accompagnés d'une ligne épileptique de charley et de trois notes de synthé, le véritable retour des anciens apporte un souffle rafraîchissant. Car le Sud a lui aussi son lot de classiques et de légendes. Entre Scarface, Outkast ou 8ball & Mjg, un club très fermé d'artistes s'est créé à la longévité, la créativité et l'assise imparables. UGK a sa carte de membre.
 Leur première cassette tourne en 1988 en direct des quartiers ouest de Port Arthur, Texas. Le Sud profond sur bandes magnétiques. Au moment de l'émergence du gangsta rap de Ice Cube et NWA, de Scarface et ses Geto Boyz, les Underground Kingz développent un son percutant, laid back, très chaloupé, emprunt des influences musicales de leur région : soul, blues ou rock. Une originalité purement texane. Le premier album "Too Hard to Swallow" sort en 1992 avec le très remarqué 'Pocket Full of Stones' qu'on retrouvera sur la B.O. de "Menace II Society". Ils signent là le fameux contrat de cinq albums chez Jive. Les même Jive qui ont ralenti considérablement la sortie du "Hell Hath No Fury" des Clipse. Mais c'est une autre histoire. En 94, le son des UGK est dans toutes les caisses rabaissées de Houston à Atlanta. "Super Tight" est un classique indémodable du rap sudiste avec des titres comme 'Front, Back, Side to Side' qui sera repris par T.I. et les deux compères sur "King" en 2006. L'underground est acquis à la cause de ses rois mais le groupe peine à atteindre le top des charts. Ce qu'ils feront avec le très réussi "Ridin Dirty" sorti en 1996, LA référence du groupe à ce jour, plaçant UGK comme un groupe incontournable. Et là, c'est le drame. Jive entre en scène et rate le lancement du prochain album après une attente de 5 ans. La piste était pourtant préparée à l'extrême avec les apparitions de Bun B et Pimp C sur le tube de Jay-Z 'Big Pimpin' et sur celui des Three Six Mafia 'Sippin' on Some Sizzurp' en 2000. "Dirty money" sort plus d'un an après, l'effet est raté, autant de bruit qu'un pet de nonne bien que le disque soit de qualité. L'histoire prend alors un virage plus sombre. L'entrée en prison de Pimp C en 2002 a eu deux effets assez contradictoires. Le premier est bien sûr la séparation du groupe qui n'a pu continuer sur sa lancée et avoir le statut qu'il méritait. A l'inverse, le deuxième permet à tout le Texas de crier "Free Pimp C !" derrière le meneur respecté qu'est Bun B alors que Houston devenait la capitale des ventes américaines. UGK n'a jamais été aussi présent. Bun B est sur tous les bons coups, de toutes les fêtes, profitant de l'émergence radicale du hip-hop texan entre Chamillionaire et Mike Jones pour préparer son arrivée en solo chez le mastodonte texan Rap-A-Lot Records. Sortie en 2005, "Trill" est une réussite. Pimp C sort alors de prison en fin d'année et réalise un solo plutôt moyen pour Rap-A-Lot quelques mois plus tard. Le groupe commence à enregistrer dès la sortie de Pimp C. Annoncé pour l'été 2006, l'album sera repoussé encore et encore pour sortir finalement chez Jive le 7 août 2007. Le buzz est en place, le son des UGK n'a jamais été aussi attendu.
 Vu que l'attente a été longue, les morceaux sont nombreux. Les deux comparses développent leur univers sur deux CD bien remplis. On se pose la question alors du nombre de double-albums réussis dans l'histoire du hip-hop. Et on les compte sur les doigts d'une main. En général qui dit double-album dit longueurs, morceaux dispensables, remplissage et ratés. La conclusion est toujours : "Merde, s'ils avaient fait un simple avec les meilleurs tracks, on aurait un classique". Donc c'est forcément un peu anxieux qu'on aborde ce "Underground Kingz". A tort. Tous les ingrédients sont réunis pour en faire un indispensable : un son parfait, des refrains exacts, la technique et la facilité de Bun B, le style et le bagout de Pimp C. Ce dernier réalise d'ailleurs la plus grosse partie des productions, empruntes de soul 70's, de funk poisseuse et de rhythm & blues. Les refrains restent en tête comme si on les connaissait par coeur après une première écoute. Ils paraissent naturels, essentiels, voir automatiques. Reprennant Willie Hutch, Gladys Knight & The Pips ou Lonnie Liston Smith, l'ambiance est symptomatique du Sud, très live avec beaucoup d'instrumentations, de choeurs et de variations. Le plus marquant est le lien entre le son d'hier et d'aujourd'hui. Beaucoup de références soul donc mais aussi oldschool avec, par exemple, l'hommage au 'Life is...' de Too $hort, quasi vingt ans après, avec $hort Dog en personne, l'apparition du très bon Willie D sur le vengeur 'Quit Hatin the South' et Scarface sur trois productions, tous deux membres originels des Geto Boys. Mais aussi le possecut complètement improbable avec Big Daddy Kane et Kool G Rap produit par Marley Marl et les vocalises vibrantes de Charlie Wilson des Gap Band. Face à ces réminiscences, les artistes parmi les plus intéressants du moment sont présents. Les toujours géniaux Outkast assurent avec romantisme mais réalisme sur 'Int'l Players Anthem'. Rick Ross débarque sur un 'Cocaine' plus vrai que nature. Le nerveux et très bon Z-Ro appuie toute la rage des ghettos de Houston de sa voix grave et détachée sur le puissant 'Trill N**** don't die'. A remarquer aussi les interventions du grimeur hors pair from UK Dizzee Razcal et du lyriciste Talib Kweli ainsi que les maîtres du beat que sont Jazzy Pha, Three 6 Mafia, The Runners, Swizz Beatz et même Lil Jon. Et d'autres. Tous utilisés à bon escient. Malgré leurs différences, tous ces invités ne cassent pas l'esprit homogène du résultat et en enrichissent le contenu. Aucune barrière entre les styles, le hip-hop est quasiment représenté dans son entier, oeuvrant dans la même direction. On ne sait plus où donner de la tête.
 L'album en devient étourdissant, accumulation d'harmonies réussies, d'hymnes naturels, d'airs sifflotés le matin en travaillant. Les envolées enivrantes de guitares funky, de claviers électriques et de basses suaves embarquent les flows toujours justes des deux amis d'enfance. Bien sûr, certains morceaux peuvent devenir dispensables mais l'homogénéité de l'ensemble ne donne jamais envie de les skipper même quand il s'agit de la énieme version du même morceau comme 'Like Dat' ou 'Int'l Players Anthem'. Si la musicalité est vraiment impressionnante, le discours la complète totalement. Bun B et Pimp C sont des anciens, leurs lyrics se bonnifient avec l'âge entre nostalgie et regard détaché, voir spirituel sur 'Heaven' ou 'Living this Life'. Ils parlent de respect, d'intégrité avec humilité et honneur. Les mêmes thèmes que d'habitude entre les pimps, les hoes et les muscle cars mais avec un certain recul. Un regard tout simplement moderne et adulte sur leur environnement, la Rue et le Sud. La Soul et le Blues. Bun B et Pimp C. Le mélange est parfait.
Lecaptainnemo, 01/10/2007

http://www.abcdrduson.com/chroniques/chronique-723-ugk-underground-kingz-.html





UGK repousse la sortie de UGK Underground Kingz
UGK, Underground Kingz, The Game Belongs
Jeu 07 Dec 2006
    
Le 7ème album des UGK se fait désirer ! En effet, « U.G.K Underground Kingz » était prévu pour être dans les bacs le 19 décembre mais aux récentes nouvelles, la date de sortie de l'opus a été repoussée au 27 février 2007.

L'album comprendra 26 nouveaux titres du duo de Houston ainsi que des productions de Pimp C, Jazzy Pha et Lil Jon. Le super producteur New-Yorkais Swizz Beatz y a bien sûr ajouté un parfum à la East Coast. Scarface, lui, a produit 3 titres. De plus, « U.G.K Underground Kingz » verra également la participation d'une brochette de célébrités en tant que guests, pour ne citer que : T.I., Rick Ross, Slim Thug, Sleepy Brown, Three Six Mafia, Willy D ou encore Kool G Rap et Big Daddy Kane. 

Si l'on ne considère pas seulement cette impressionnante liste d'invités et de producteurs, on pourra s'attendre à un album assez original de la part de UGK. Le premier single officiel de l'album est « The Game Belongs To Me », titre produit par Pimp C et qui commence à tourner en boucle sur les stations radios du Sud et du Mid-West.

Le clip que le duo prévoit de sortir au début de l'année prochaine aidera les fans à patienter en attendant février !

(AM)
Posté par Rédaction

http://www.2kmusic.com/fr/rapus/news/ugk-repousse-la-sortie-de-ugk-underground-kingz/33692






2007 semble pour le moment être une année plutôt calme concernant les sorties sudistes.

Hormis quelques bonnes surprises, il n'y a pas vraiment eu grand chose de qualité à se mettre sous la dent. Comme souvent pour la scène Westcoast, il aura donc une nouvelle fois fallu compter sur ses vétérans pour redorer le blason. Bun B et Pimp C ne sont désormais plus séparés par la prison, et après avoir sortis chacun son album solo, c'est plein d'ambition et toujours fidèles à eux-mêmes qu'ils reviennent sur le devant de la scène pour un tant attendu nouvel opus des UGK. Et quand les Underground Kingz débarquent, c'est toute la planète Hip Hop qui tremble sous la lourde chaleur texane de leurs morceaux. Une ligne artistique qui n'a jamais changé depuis leur début, là est justement la recette du respect qui pèse lorsqu'on prononce le nom UGK. Et pourtant, ce ne sont pas les tentations qui ont manqué durant leur carrière, surtout lorsqu'on sait que notamment P Diddy ou encore Jay-Z ont voulu acquérir le savoir faire du duo. Mais le succès facile, ce n'est pas le genre de la maison, alors c'est une fois de plus sous Jive Records que Underground Kingz est conçu, le dernier qu'ils doivent au label.

Pour un retour en force, c'est une double dose qu'ils nous fournissent : un double album qui invite des artistes variés et de tout horizon, comme pour montrer qu'ils sont en connexion avec tout le monde. La plupart des pointures du sud sont bien évidemment présentes, nouvelle ou ancienne génération comprise, mais aussi des collaborations avec des artistes Eastcoast histoire de montrer que pour eux ils n'y a guère de rivalité entre les deux "régions". Tout d'abord Talib Kweli et son lot de rimes viennent donner leur opinion sur les "Real Women" (avec la douce voix de Raheem Devaughn), pour un morceau relax qu'on pourrait qualifier de Nu Hip Hop/Soul. Une réunion des old-timers à lieu sur "Next Up", Bun B et Pimp C s'associent aux deux institutions que sont Big Daddy Kane et Kool G Rap pour remettre au goût du jour la "Symphony" du Juice Crew. Autre nouvelle version, celle de "Life Is...Too Short" sur "Life Is 2009 " produit par Scarface et avec un nouveau couplet version 2007 de Too Short. Encore plus surprenant, après avoir faits une apparition sur le Maths + English, c'est au tour de l'anglais Dizzee Rascal de rendre l'échange en venant poser sur leur opus, via le morceau "Two Type of Bitches". Et le résultat final est réussi. On sent bien que le londonien s'est appliqué à poser sur un beat bien moins extravagant qu'il en a l'habitude, mais tout en gardant son flow percutant qui respire le grime et le ragga.

Undeground Kingz est un savoureux mélange de morceaux rudes : "Grind Hard" (Feat. Young TOE & DJ B-Doe), "Still Ridin' High" avec Scarface qui se refait un petit Fix sur le refrain (comme quoi les anciens n'ont rien perdu de leur intensité), ou encore le surpuissant "Take The Hood Back", produit violemment par la team floridienne The Runners, où la rage s'exprime au micro avec Slim Thug, Vicious et le groupe Middle Fingaz. Mais tout ceci côtoit aussi des sons beaucoup plus laid back, imprégnés de Funk et de Soul. La hargne sudiste et leurs lyrics de cow-boy s'allègent en effet parfois pour laisser place à des morceaux plus léger, pour rider tranquillement dans leur Cadillac. Majoritairement co-produit par Pimp C, il vient lui-même y pousser la chansonnette comme sur "Swishas & Dosha, Gravy", ou sur l'excellent et bien nommé "Quit Hatin' The South" avec deux invités de luxe que sont Charlie Wilson et Willie D des Geto Boys. Mais encore sur le non moins frappant "Trill Nigga Don't Die" avec une bonne prestation de Z-Ro, et un refrain de Pimp C qui n'est pas sans rappeler le même message des N.W.A. sur leur album EFIL 4 ZAGGIN. Certains textes se veulent également touchants, comme sur le poignant "How Long Can It Last" au début du second disque où l'on retrouve pour notre grand plaisir la voix de Charlie Wilson, mais aussi la touche finale avec "Living This Life" où le blues dans la voix de Pimp C ne peut guère laisser indifférent.

Leur album regorge de pépites d'or qu'on ne se lasse pas d'écouter, comme cette production funky de Pimp C sur "Heaven", dans laquelle ils se demandent comment sera le paradis pour les gangsters. Le second single avec Outkast, "Int'l Players Anthem", produit par Juicy J et DJ Paul (samplant "I Choose You" de Willie Hutch) fait également beaucoup parler de lui avec une très bonne et surprenante prestation d'Andre 3000, qui fait déjà date. Ou encore la basse et ces quelques touchent de piano qui viennent faire toute la force du morceau "Cocaine" avec un Rick Ross toujours très imposant. Les rois de l'underground? Leur blaze prend vite un sens en écoutant le titre éponyme. Il est donc difficile de trouver une faille dans ce double disque, pourtant quelques points noirs viennent nuire à l'ensemble; comme ce tube crunky dancefloor "Like That" produit par Lil'Jon qui fait un peu tâche. D'ailleurs le remix de Pimp C de ce même morceau a sûrement été placé sur le premier disque car celui-ci était bien meilleur. Si Jazze Pha s'en sort plutôt bien avec "Stop-N-Go" en y apportant son style exubérant au refrain, sa production "Tell Me How You Feel" flirte nettement avec la simplicité, bien que celle-ci soit plutôt bien exploité par Bun B et Pimp C.

La complémentarité entre les deux est bel et bien encore efficace, le flow de Bun B est toujours aussi charismatique, la voix de Pimp C se porte bien et leur plume est toujours aussi futée et affûtée, en témoigne "Chrome Plated Woman" et le premier single "The Game Belongs To Me", sur lequel ils utilisent une subtile métaphore pour parler de différentes drogues ("got Bobby by the pound, Whitney by the key, DJ Screw by the gallon[...]" pour la marijuana, la cocaine ou encore la codéine pour ce dernier). Après avoir fait une présentation principale de cet album, c'est à votre tour désormais de donner votre avis sur la performance des deux vétérans de Houston.

http://www.2kmusic.com/fr/topic/ugk-underground-kingz/55133












02/04/2013
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